a c t u a l i t é s WEEK-END --- dimanche 27 décembre 2009



  Radioscopie - Pauvreté : un mal tenace qui ronge et gagne du terrain!
  Jeu du hasard - Cagnotte de Rs 15 M pour le "Loto Banané"
  Dans son message de fin d'année - SAJ prône une analyse des causes des fléaux qui rongent la société
  Message de Noël de l'évêque de Port-Louis: - "Seul l'amour de Dieu est capable de combler notre soif de bonheur"
  Message de Noël de l'évêque de Maurice: - "Faire de nous des hommes et des femmes de bonne volonté"
  Police- Message de fin d'année 2009 - Le CP Rampersad : "Crimes, accidents et vols en baisse: objectifs atteints!"


Radioscopie

Pauvreté : un mal tenace qui ronge et gagne du terrain!

Une dernière étude comparative du Bureau central des statistiques (BCS) en date de décembre 2009 dresse un constat peu confortable des résultats de la lutte contre la pauvreté au cours de cette première décennie du XXIe siècle. La pauvreté demeure ce mal qui ronge et qui semble gagner du terrain même si en termes de pauvreté absolue, soit des Mauriciens survivant avec moins de 1,25 dollar américain par jour, le taux reste inférieur à 1% comme pour la fin des années 90. L'un des constats majeurs de cette étude est que toute interruption de la politique de transferts sociaux se répercutera par des effets dramatiques, avec un doublement du taux des ménages vivant sous le seuil de pauvreté affectant au moins un ménage sur six (une moyenne de 15,9%). Mais indépendamment de toute décision par rapport aux transferts sociaux, l'état de la pauvreté est déjà dramatique à Rodrigues : au moins un ménage sur trois (30,7%) fait face quotidiennement aux affres de la pauvreté. Ce rapport sur la "Poverty Analysis" 2006/07 du BCS établit également une radioscopie du mode de vie des familles mauriciennes en établissant le poids des principaux items de dépenses, soit l'alimentation, le transport et les factures d'eau et d'électricité alors que l'endettement représente un véritable fardeau - pas moins de 20% des revenus mensuels allant au remboursement des dettes.

Ce constat sur la pauvreté à Maurice a été établi sur la base des données recueillies dans le cadre du dernier "Household Budget Survey" en date, exercice qui se renouvelle chaque cinq ans et complété par des données sur le "Household Income and Expenditure" entre autres détails socio-économiques. Pour les besoins de ce rapport, le Bureau central des statistiques a adopté des paramètres de base à l'effet que "a household is considered to be poor if its resources fall below a certain minimum threshold called the poverty line. Upon using this line , a one-person household was found to be poor if its income fell below Rs 2 804 in 2001/02 and Rs 3 821 in 2006/07".

Avec le seuil de pauvreté retenu à Rs 3 821, le BCS soutient que moins d'un pour cent de la population vit dans l'extrême pauvreté, soit avec des moyens de subsistence de 1,25 dollar américain (Rs 37,50) par jour, sensiblement donc la même situation qu'en 2001. Par contre, au chapitre de la "Relative Poverty", le tableau est légèrement différent avec une détérioration, aussi minime soit-elle, car dans un contexte où le VPM et ministre des Finances, Rama Sithanen, a fait de la lutte contre la pauvreté son cheval de bataille sur le plan socio-économique un renversement de tendance n'était plus que souhaitable.

"Relative poverty as measured by proportion of household below the half median monthly household income per adult equivalent increased slightly from 7,7% in 2001/02 to 7,9% in 2006/07; the proportion of poor persons in relative poverty increased from 7,8% to 8,5% during the same period", notent les spécialistes du BCS dans leur rapport. D'aucuns affirment qu'en cette fin 2009, le problème de la pauvreté serait devenu encore plus grave avec les séquelles de la crise économique internationale et la montée de prix des denrées alimentaires de base.

D'un point de vue global, l'état de la pauvreté est encore plus dramatique à Rodrigues. Au vu d'un seuil de pauvreté de Rs 3 821 par mois, Rodrigues se retrouve avec un ménage sur trois, soit 30,7%, dans la zone rouge. Ce qui constitue plus de quatre fois le taux prévalant à Maurice. Mais le Bureau central des statistiques, soutenant que le niveau de vie diffère à Maurice et à Rodrigues, un facteur de correction doit être pris en considération : une "Relative Poverty Line" de Rs 2 716, soit Rs 900 de moins qu'à Maurice, doit être adoptée pour cette partie de la République.

Ainsi, avec ce paramètre revu et corrigé, de 2001 à 2007, "poverty incidence increased from 15,6% to 17,9% in the island of Rodrigues; in the island Mauritius, poverty incidence increased marginally from 7,3% to 7,4%".

Avec 55% des dépenses de l'Etat consacrées aux "Community and Social Services", les transferts sociaux représentent une assistance moyenne de Rs 1 367 par ménage en 2006/07.

"Public transfers for poorest decile represented 22% of their total household disposable income against 2,4% for the richest decile. Public transfers were found to be significant on bringing down poverty; it is estimated that if public transfers are discontinued, the overall household poverty rate would be 15,9%", soit quasiment le double du taux actuel.

Sur un nombre de 335 000 ménages recensés officiellement et avec un seuil de pauvreté de Rs 3 821, 26 400 ménages - au total 104 200 Mauriciens (8,5%) -, vivent sous le seuil de la pauvreté. Le rapport note théoriquement que "the Income Gap Ratio (IGR) indicates the depth of poverty among the poor; it measures the difference between the poverty line and the mean income, expressed as a ratio of the poverty line. The ratio decreased slightly from 22.6% in 2001/02 to 21.9% in 2006/07, indicating that the economic situation of the poor has improved marginally".

Les ménages avec une personne et ceux avec six ou plus de membres, et surtout monoparentaux, sont les plus affectés par la pauvreté. C'est ce qu'indique une analyse détaillée. "Poverty incidence was highest among one-person households (10,3%) and very large households with six or more persons (13,5%). Poverty was more prevalent in single member households and households comprising a single parent with unmarried children than in other types of household."

Un autre fait conséquent relevé dans le rapport du BCS : les risques de pauvreté sont plus grands dans des ménages sans les aînés compte tenu de l'importance des transferts sociaux. "Households without elderly persons were more likely to be in poverty than those with elderly persons. In 2006/07, poverty incidence was 8,4% among households without elderly persons against 6,6% among those with elderly".

Par ailleurs, la prévalence de la pauvreté est encore plus visible dans des familles avec un grand nombre d'enfants en bas âge, soit 10,1% pour cette catégorie de ménages contre la moitié, soit 5,4% pour ceux sans enfants. "The larger the number of children the higher is the poverty rate. In 2006/07, poverty rate of households with four or more children was 34.4% against 6.7% for households with one child. Analysis over time shows that the poverty situation of households with children has deteriorated; the poverty rate increased from 9.1% in 2001/02 to 10.1% in 2006/07", indique le rapport officiel.

Les ménages avec des femmes à la tête sont plus vulnérables aux affres de la pauvreté, avec le Bureau central des statistiques arrivant à la conclusion, à ce chapitre, que "female-headed households were more likely to be poor than male-headed households. In 2006/07, poverty incidence among female-headed households worked out to 11.9% compared to 7% among male-headed households. Over 50% of the female-headed poor households were single parent households with unmarried children (...) It should be pointed out that around 87% of the divorced/separated members in poor households were females".

Par ailleurs, la pauvreté affecte davantage les jeunes et en particulier les enfants en bas âge. Au moins un Mauricien sur deux vivant sous le seuil de la pauvreté a 20 ans. "The distribution of household members by age group shows that, compared to all households, poor households have a younger population. About 45% of poor persons were below 20 years against 32% among the whole population. Furthermore, some 14% of members of poor households were over 50 years as compared to 22% for all households. The mean age of member worked out to 27 years for poor households and 32.6 years for all households", indique-t-on.


Le poids des transferts sociaux pour les plus vulnérables

La "Poverty Analysis" qu'a entreprise le Bureau central des statistiques souligne l'importance des transferts sociaux pour les ménages les plus vulnérables. "As for Social Aid, which is means-tested and more geared towards supporting the poor, around 58% of payment went to the poorest deciles", avance le document.

En 2006/07, les transferts sociaux en faveur des groupes les plus vulnérables de la société représentaient 22% des revenus de ces derniers contre 2,4% pour ceux des nantis. "However, the Basic Retirement pensions (BRP) and the Basic Widow' Pension which are universal pensions granted to all eligible Mauritian citizens are found to be more or less equally distributed amongst households except for the poorest decile. The proportion of total BRP payments to the poorest decile was 7,5% due to fewer elderly among the poor while for the other deciles, the proportion ranged from 9% to 12%."

D'autre part, les analyses du BCS affirment que la pension de vieillesse représente 12,9% des revenus de ceux qui sont les plus démunis contre 2,1% pour ceux au plus haut échelon socio-économique.

"Public main transfers namely Basic Retirement Pension, Basic Widow's Pension, Basic Invalid Pension and Social Aid represented more than 50% of the total household transfer income. As for the poor households, public transfers represented more than 75% of their total transfer", rappelle-t-on afin de mieux situer l'importance de ces transferts sociaux.

Une interruption ou encore une remise en cause fondamentale de la politique de transferts sociaux aura des conséquences néfastes sur la moyenne du taux de pauvreté, qui sera plus que doublé pour atteindre les 15,9%. Les catégories socio-économiques, qui seront les plus concernées, sont des ménages avec des aînés où le taux de ménages vivant sous le seuil de pauvreté augmentera plus de quatre fois pour se retrouver à 28,2%. Les familles monoparentales (avec des femmes comme chefs de ménages) seront également affectées par tout changement de politique sociale, soit un taux de pauvreté de 32,6% contre 14% actuellement.

Si la pension de vieillesse est discontinuée, le taux de pauvreté passera de 7,9% à 13,4% alors qu'une détérioration d'un point, soit de 7,9% à 8,8%, est prévue en cas d'interruption du paiement de la pension de veuves.

Le budget consacré à l'Education pèse également de tout son poids. Avec 335 000 ménages, la moyenne de dépenses du gouvernement par ménage au chapitre de l'Education (primaire et secondaire) est de Rs 1 260 par mois, soit 6,6% du "Total Average Monthly Household Disposable Income".

"The distribution of government expenditure on education by deciles shows that the policy of free education is more beneficial to low deciles; since the poorest households have more children of school age than the richest household", trouve le BCS. Les groupes socio-économiques les plus vulnérables bénéficient de 30% des dépenses gouvernementales contre 14% pour la classe aisée au niveau du primaire.

Mais quant au secondaire, l'écart entre ces deux catégories se resserre. "Around 23% of the government spending on secondary education went to the poorest two deciles compared to 15% to the richest two deciles; it is also noted that the government expense going to the poorest decile represented 16% of their total household income against 1,3% for the richest decile".

Rappelons que les dépenses du gouvernement au chapitre des "Community and Social Services" se répartissent comme suit - Sécurité sociale : 43%, Education : 27%, Santé : 16%, Logements et aménités communautaires : 12% et Loisirs et autres : 2%.


Dépenses de consommation - Des budgets variant de Rs 6 621 à Rs 33 400

Un volet de l'étude du Bureau central des statistiques (BCS) touche aux dépenses et aux habitudes de consommation de différentes catégories socio-économiques au cours de la présente décennie. En moyenne, les budgets des ménages varient de Rs 6 621 à Rs 33 400, selon les derniers chiffres disponibles officiellement. Deux faits à retenir à ce sujet : le poids des dépenses alimentaires est plus conséquent dans les ménages pauvres comparativement aux autres et l'importance de plus en plus accrue de l'endettement avec au moins 20% des dépenses réservées au "Servicing" des dettes des ménages.

En général, un ménage consacre un budget mensuel de Rs 14 300 pour ses dépenses de consommation courante, soit presque le double de celui des familles vivant dans les limites de la pauvreté. Force est de constater qu'au cours de ces deux dernières années, des changements sont intervenus dans ces dépenses au vu de l'évolution des prix et de la situation économique.

Les ménages, qui se trouvent au bas de l'échelon socio-économique, se retrouvent avec des dépenses mensuelles de Rs 6 621, dont quelque Rs 3 000 "pou alle tire ration". L'on constatera que les ménages disposant des moyens financiers élevés se retrouvent avec un budget pour les approvisionnements alimentaires de Rs 6 405 par mois, soit l'équivalent de l'ensemble des "Average Household Consumption Expenditure" des plus pauvres.

Néanmoins, le rapport intitulé "Poverty Analysis" attire l'attention sur le fait que "analysing the distribution pattern of consumption expenditure by decile group of household income, it is observed that households in the poorest decile spend more than the richest decile on essentials for living, namely food and non-alcoholic beverage (45.4% against 19.2%) followed by housing, water, electricity, gas and other fuels (15.6% against 7.8%) and transport (6,8% against 27,7%)."

Pour les ménages les plus pauvres, soit avec des dépenses minimales de Rs 6 621, les provisions alimentaires constituent un très gros morceau, soit Rs 3 003 alors que la moyenne des ménages consacre Rs 4 535 à cet item majeur.

L'autre plus important item de dépenses pour les ménages pauvres est la facture d'eau, d'électricité ou encore le gaz ménager avec Rs 1 032 alors que la moyenne est de Rs 1 498.

Avec ces deux principales dépenses, les ménages vivotant au seuil de la pauvreté se retrouvent avec un budget mensuel de

Rs 453 pour le transport alors que la moyenne est de Rs 2 295;

Rs 352 pour les boissons alcoolisées et la cigarette contre une moyenne de Rs 614;

Rs 354 pour les meubles et autres entretiens contre Rs 1 022 en général;

Rs 241 pour les chaussures, soit 25% de la moyenne pour les ménages;

Rs 327 pour les loisirs et la culture;

Rs 217 pour les restaurants ou encore

Rs 140 au chapitre de l'éducation.

Pa contre, à l'autre bout du spectrum socio-économique, soit des ménages avec une moyenne de dépenses de quelque Rs 33 400 par mois, les priorités des dépenses sont complètement différentes avec le plus gros item étant le transport, soit Rs 9 314, reléguant de très loin celui de l'alimentation. Ci-dessous, un inventaire des dépenses mensuelles de ces ménages susceptible de dépenses de Rs 33 400 au moins par mois avec entre parenthèses la moyenne pour l'ensemble des ménages selon le Bureau central des statistiques -

Transport : Rs 9 314 (Rs 2 295)

Approvisionnement alimentaire : Rs 6 405 (Rs 4 535)

Meubles et entretiens : Rs 2 869 (rs 1 022)

Eau, électricité, gaz entre autres : Rs 2 601 (Rs 1 498)

Loisirs : Rs 1 843 (Rs 760)

Education : Rs 1 672 (Rs 510)

Vêtements et chaussures : Rs 1 660 (Rs 807)

Santé : Rs 1 546 (Rs 467)

Restaurants : Rs 1 486 (Rs 592)

Communication : Rs 1 244 (Rs 569)

Boissons alcoolisées et cigarettes : Rs 852 (Rs 614).

D'autre part, le BCS inclut un chapitre intitulé "Household Debt" et révèle qu'au moins un ménage sur deux a eu à effectuer des remboursements de dettes mensuellement. "On the average, poor indebted households disbursed Rs 1 401 per month on loan repayment against Rs 4 353 for all households. The highest loan repayment for the poor households was on housing (Rs 2 941) whereas all households the highest loan repayment was on motor vehicle (Rs 4 036)", note le document rendu public à la veille de Noël.

Néanmoins, pour les ménages avec des revenus moyens élevés, soit Rs 54 459 (Decile 10), le montant des remboursements est plus élevé. "The average household debt repayment for the deciles increased with the level of income; the average household debt repayment for the poorest decile was Rs 1 500 against Rs 10 700 for the rich households. However, the Debt Burden Ratio which is the ratio of the amount of debt repayment over total disposable income worked out to 20.3 for the poorest decile against 19.6 for the richest one", ajoute le BCS.

D'autre part, au cours de ces dix dernières années, "average household income for the poor is estimated at Rs 7 055 against Rs 22 242 for all households. From 2001/02, in real terms, household income for the poor grew by 3,5% whilst that of all households dropped by 0,5%".


Le téléviseur n'est plus un luxe

La quasi-totalité des ménages mauriciens sont propriétaires de téléviseurs sans tenir compte qu'avec le dernier budget, les écrans plats sont susceptibles de devenir encore plus populaires dans des foyers locaux.

Les données statistiques officielles confirment que

95,9% des ménages ont des téléviseurs

89,2% ont des réfrigérateurs

61,1% des machines à laver

43,6% des fours

41,6% des fours à micro-ondes

75,7% des téléphones fixes et

74,2% ont des téléphones cellulaires.

Par contre, l'une des conclusions de l'étude du BCS souligne que "poor households were less likely than all households to possess durable households such as television, refrigerator, washing machine, oven fixed ot mobile phones".

Mais en comparaison au début de cette décennie, des changements sont intervenus ave 85,2% des ménages pauvres ayant des téléviseurs contre 70,2% en 2001; 62,6% ayant des réfrigérateurs contre 44,2%. Pour ce qui est des autres équipements électroniques et domestiques, le fossé est encore difficile à combler.


Jeu du hasard

Cagnotte de Rs 15 M pour le "Loto Banané"

La cagnotte pour le "Loto Banané", dont le tirage se déroulera le samedi 2 janvier, sera au moins de Rs 15 millions. Cela pour la bonne et simple raison que le huitième tirage de la Loterie Nationale avec un jackpot de Rs 10 millions n'a pas produit de gagnant avec les six bons numéros, soit pour la deuxième semaine consécutive. Alors que les contributions au Consolidated Fund du ministère des Finances se montent à quelque Rs 10 millions par semaine, les 50 363 gagnants du tirage d'hier se partageront la somme de Rs 6,5 millions.

Le premier week-end de 2010 sera marqué par le neuvième tirage de la Loterie Nationale avec une cagnotte minimale de Rs 15 millions suite au "Roll-Over" de Rs 10 millions même si les organisateurs ne prévoient pas de cagnotte spéciale pour marquer le Nouvel An. Aucune grille avec les six bons numéros, soit en ordre ascendant les 7, 8, 9, 15, 18 et 30, n'a été validée à la fermeture pour le tirage d'hier soir.

L'invité d'honneur de la Loterie Nationale, Arthur Fong Yong, un détaillant de la capitale, a tiré les numéros suivants dans l'ordre une rouge, le 8, une jaune, le 30, une bleue, le 18, une rouge, le 7, une bleue, le 15 et une rouge le 9. Ainsi, les Rs 6,5 millions ont été réparties comme suit aux différents gagnants:

six bons numéros: aucun gagnant

cinq bons numéros: 67 gagnants avec Rs 8 785 chacun, soit une somme totale de Rs 588 595;

quatre bons numéros: 3 381 gagnants avec Rs 359 chacun, soit Rs 1,2 million et

trois bons numéros avec 46 915 gagnants avec une somme de Rs 100 chacun, soit Rs 4,7 millions.

Moorghen Veeramootoo, le directeur général adjoint de la Loterie Nationale confirme la possibilité de renouveler avec une cagnotte exceptionnelle en 2010 comme celle de Rs 12 millions pour le lancement du Loto le 29 octobre dernier. Mais il n'a pas apporté de précision quant à la date du lancement de cette opération. Entre-temps, il faudra s'attendre à un véritable rush auprès des détaillants du Loto au cours de la dernière semaine de 2009 pour le premier tirage de 2010 même si la concurrence de la Faya est rude...


Loterie de Maurice - 1er lot Rs 12 M pour le tirage du 31 décembre

Avec l'avènement du Loto, la Loterie Verte pour le tirage du 31 décembre a perdu quelque peu de son attrait. Avec le Roll-Over et une cagnotte de Rs 15 millions au moins pour le tirage du Loto du 2 janvier, la partie s'annonce rude pour la Loterie Verte pour cette dernière semaine avec le tirage prévu pour jeudi matin, dont un premier lot de Rs 12 millions.

D'habitude, à cette période de l'année, rares sont les acheteurs de dernière de loterie qui pouvaient prétendre se présenter chez les détaillants pour acheter des billets verts. Mais pour la version 2009, des loteries vertes sont encore disponibles chez les détaillants. Devant cet état de choses, les organisateurs de la Mauritius Lotteries Limited ont démarré une campagne de publicité pour donner un coup de pouce à la vente des billets de la Loterie Verte.

Le slogan de la Loterie Verte est qu'importe le tirage, le détenteur de la loterie portant les numéros du premier lot empochera la somme de Rs 12 millions sans oublier les autres lots de plusieurs millions de roupies. Sur la base de l'expérience de ces derniers tirages, la Mauritius Lotteries Limited s'apprête à repenser la stratégie pour 2010...


Dans son message de fin d'année

SAJ prône une analyse des causes des fléaux qui rongent la société

"Il ne suffit pas que de faire des constats et renforcer les lois en vue de sanctions plus sévères. Nous devons aussi changer notre façon de penser et avoir le courage et l'honnêteté d'analyser les causes des fléaux qui rongent notre société", a estimé le président de la République, sir Anerood Jugnauth (SAJ) dans son traditionnel message de fin d'année à la nation télédiffusé dans la soirée du 25 décembre. "Sans la paix, la tolérance et l'harmonie, aucune nation ne peut s'épanouir et progresser. Encore moins un pays multiracial comme Maurice", devait, par ailleurs, rappeler le chef d'Etat.

Sir Anerood affirme, dans son message, que 2009 a été une année "difficile", surtout, au niveau économique. La crise financière qui a démarré en 2008 s'est, souligne-t-il, accentuée, n'épargnant aucun pays - des Etats qui ont, tous, souffert dans une certaine mesure. Et de mettre en avant : "Heureusement pour nous à Maurice, la situation ne s'est pas aggravée selon ce que nous pensions." SAJ estime que les partenaires, dans l'ensemble, ont assumé leurs responsabilités comme il se doit. Ce qui fait que, d'après lui, nous pouvons affirmer que la situation commence à s'améliorer. Les indications laissent à penser que 2010 est susceptible d'être une meilleure année que 2009, souligne le président de la République.

Mais sir Anerood explique qu'il convient de reconnaître que la prospérité, la modernité et le progrès de chaque pays n'ont un sens que quand la richesse est équitablement partagée. "Il faut que les enfants de notre pays bénéficient des mêmes facilités et qu'ils se sentent, tous, égaux. C'est ce que réclame notre Constitution". Pour le président Jugnauth, il est de notre devoir de nous assurer que prévale une justice sociale "équitable" et que personne ne se sente "rejeté" ou "exclu" pour quelque raison que ce soit.

"Le peuple mauricien est un peuple intelligent qui a appris à respecter son voisin et à vivre toujours en harmonie en aidant ceux au plus bas de l'échelle", soutient-il. Avec le secteur privé, le gouvernement, argue sir Anerood, est là pour aider ceux dans le besoin. Il se dit fier d'affirmer que nous avons toujours œuvré dans la même direction en vue de bâtir une nation mauricienne "exemplaire" où, affirme le président, il n'existe pas de "pauvreté extrême".

"Tous les gouvernements qui se sont succédé depuis l'indépendance ont toujours œuvré pour venir en aide à ceux au bas de l'échelle". Aujourd'hui, met en avant SAJ, même en période de crise, tout notre système de protection sociale a été maintenu. Ce qui, dit-il, nous a épargné une crise sociale comme celle que connaissent certains pays. Pour lui, à la vue de ce qui est advenu dans des pays développés, il convient de louer la "solidarité exemplaire" dont ont fait preuve les secteurs public et privé en vue de gérer la situation.

Le président de la République évoque, par ailleurs, les problèmes sociaux qui l'ont interpellé durant l'année 2009: violence envers les femmes et les enfants qui prend de l'ampleur ; le problème de la drogue et de ses conséquences sur la famille et la société, en général ; la criminalité sous toutes ses formes, notamment, les crimes "atroces"... "Si nous ne prenons garde, ces fléaux ruineront notre société", souligne le chef d'Etat dans son message.

"Course à l'argent facile et autres formes de tentation"

Autre problème qu'évoque sir Anerood : la course à l'argent facile et autres formes de "tentation" qui, explique-t-il, "tend à faire accroire que l'on peut gagner de l'argent sans faire d'efforts". Évocation aussi de la fraude et de la corruption, de l'égoïsme et de l'individualisme de ceux qui ne pensent qu'à eux. Pour le président, il ne convient pas, seulement, de faire des constats et de consolider les lois pour rendre plus sévères les sanctions. Il faut, parallèlement, changer notre manière de penser et avoir le "courage" et "l'honnêteté" d'analyser les causes des fléaux qui rongent notre société.

"Il faut un audit et l'élaboration d'un programme national basé sur une approche globale avec la participation active de l'ensemble des partenaires au plan de la réflexion et de l'action". Du point de vue de sir Anerood, le gouvernement et ses institutions, le secteur privé avec ses moyens, les ONG qui connaissent le terrain, les intellectuels ayant le savoir-faire doivent, tous ensemble, s'engager dans une "croisade nationale" contre ces fléaux.

L'autre "danger" qui menace "continuellement" le pays, fait ressortir le président de la République d'autre part, c'est le "poison de la division communaliste" qui pousse à une fixation sur les "différences" et entretient les préjugés. "Cela tend à nous faire oublier tout ce qui nous unit et nous rassemble dans la solidarité et le partage."

Pour sir Anerood, il s'agit, là, d'un autre chantier où nous devons faire, davantage, d'efforts et exercer encore plus de vigilance en vue de ne pas tomber dans le piège et détruire l'harmonie qui fait notre force et qui nous permettra de poursuivre sur le chemin du progrès. "Sans la paix, la tolérance et l'harmonie, aucune nation ne peut s'épanouir et progresser. Encore moins un pays multiracial comme Maurice", insiste le président de la République qui dit "faire confiance" à la population, en particulier aux jeunes, en vue de continuer le combat sur ces deux fronts.

Évoquant le récent Sommet de Copenhague qui, dit-il, n'a manifestement "pas connu un grand succès", sir Anerood estime qu'en tant que pays, nous devrons continuer à agir "de manière responsable" en vue de préserver notre environnement et de toujours nous souvenir que notre terre appartient à nos enfants et que nous devons la quitter dans des conditions propres pour que les générations futures soient à même de vivre paisiblement. Le président évoque le danger des industries polluantes, rappelant que nous avons pour seuls atouts notre population et notre environnement.

En marge de l'année nouvelle, sir Anerood appelle à aborder 2010 "dans un autre état d'esprit, une nouvelle volonté de mieux faire" sur le plan personnel et familial entre autres. Le président de la République a une pensée spéciale pour les jeunes "sur lesquels nous avons placé toute notre confiance". SAJ souhaite "qu'ils fassent les efforts que nous attendons d'eux en vue du progrès et du maintien de notre réputation dans le monde d'un pays où il fait bon travailler, faire des affaires et vivre".


Message de Noël de l'évêque de Port-Louis:

"Seul l'amour de Dieu est capable de combler notre soif de bonheur"

"Seul l'amour gratuit de Dieu et non l'attrait illusoire de la consommation est capable de combler notre soif de bonheur", a affirmé l'évêque de Port-Louis, Mgr Maurice Piat dans son message de Noël télédiffusé. Il devait expliquer que quand Dieu vient sur terre pour sauver les hommes, il vient "les mains vides" mais "le coeur plein d'amour".

Mgr Piat explique qu'avec la naissance de Jésus que l'on célèbre le jour de la fête de Noël, c'est Dieu, lui-même, qui vient visiter les hommes et les femmes "de toute religion et de toute culture". "Il vient, dit-il, partager notre vie humaine, nos joies et nos peines". Pour l'accueillir, explique l'évêque catholique, il ne faudrait pas seulement battre les mains "comme de simples fans qui accueillent un leader qu'ils ne connaissent pas personnellement" mais, davantage, "l'écouter nous parler dans le silence de nos coeurs en lui faisant confiance et en apprenant de lui un nouvel art de vivre en famille et dans la société".

Evoquant, en substance, la société contemporaine de consommation avec sa publicité agressive, l'évêque de Port-Louis souligne que si les biens de consommation apportent un peu plus de confort, et un "petit plus" au niveau du statut social, la puissante quête de bonheur de chaque famille ou individu ne sera jamais satisfaite qu'avec un petit peu de plaisir ou de confort en plus. "Souvent, dit-il, pour ne pas être dérangés, nous refoulons cette question fondamentale. Mais elle refait toujours surface un jour ou l'autre".

S'appuyant sur l'histoire de Noël, Mgr Piat rappelle que depuis 2000 ans, des générations d'hommes et de femmes de tous les pays et de toutes cultures acclament comme le sauveur de l'humanité cet enfant né dans une écurie et persécuté par les autorités car ils ont reconnu dans cet enfant vulnérable l'amour gratuit de Dieu seul capable de combler notre soif d'un bonheur "stable et solide".

L'évêque catholique explique que quand Dieu vient sur la terre pour sauver les hommes, il vient "les mains vides mais le coeur plein" d'un amour "dépouillé" qui s'exprime simplement dans une présence "discrète mais forte". "A Noël, dit-il, nous sommes invités non seulement à reçevoir cet amour avec gratitude mais aussi à le vivre à notre tour". L'évêque de Port-Louis souligne que la vraie joie de Noël qui assouvit notre soif est déjà vécue par beaucoup de familles. "Laissons-nous inspirer par cette lumière qui jaillit à Noël. Alors, nous pourrons apporter beaucoup de bonheur à d'autres", conclut l'évêque catholique.


Message de Noël de l'évêque de Maurice:

"Faire de nous des hommes et des femmes de bonne volonté"

Soulignant le fait que Noël est "porteur d'un avenir d'espérance et de paix pour l'humanité", l'évêque de Maurice, Mgr Ian Ernest a appelé, chacun, dans son message traditionnel à un nouveau comportement, une nouvelle conduite pouvant, dit-il, "faire de nous des hommes et des femmes de bonne volonté".

Mgr Ernest rappelle que ce sont des bergers, "personnes sans importance" qui furent les premiers témoins de la naissance de Jésus à Bethléem, "ville du roi David". Une ville "quelconque, tranquille, anonyme" mais "choisie par Dieu". "C'est à Bethléem, rappelle-t-il, que David, jeune et fragile en apparence, fut consacré Roi pour servir le dessein de Dieu. Son règne placé sous l'égide divin a, effectivement, servi à réaliser ce que Dieu désirait pour son peuple: la paix, la justice et la prospérité, "des attentes que nous chérissons, tous, au plus profond de nous-mêmes, individuellement et collectivement".

Soulignant le fait que Noël est "un moment de partage et de promesse d'avenir", l'évêque anglican appelle "l'île Maurice profonde" à "se ressaisir" pour donner à ses enfants "sans distinction et sans exception" des perspectives de pouvoir conserver cette capacité de vivre en fraternité et de pouvoir partager équitablement le fruit de notre travail. Il appelle aussi à un ressaisissement au plan des valeurs.

"Nous ne pouvons, dit-il, rester indifférents aux fléaux sociaux qui rongent notre société et qui portent atteinte à la vie elle-même, à la sécurité et à l'intégrité des plus vulnérables". Mgr Ernest pose, alors la question: "De combien de Marie-Ange Milazar aurons-nous encore besoin pour que nous mettions un frein au comportement barbare qui s'empare de notre société lentement mais surement? Sommes-nous condamnés à multiplier les ONG destinés à sauver les victimes de la drogue au lieu de frapper à la racine pour stopper ce mal? Peut-on se contenter de réparer les dégâts causés par le sida jour après jour en passant sous silence le besoin de développer des comportements sexuels responsables?(…) Resterons nous des témoins impuissants de gestes de désespoir qui se sont traduits par tant de suicides ces derniers temps?(…)"

L'évêque de Maurice explique, alors, que Jésus, l'enfant que les chrétiens célèbrent à Noël est "porteur d'un avenir d'espérance et de paix pour l'humanité". Ce qui, dit-il, exige de chacun "un sursaut, un nouveau comportement et une nouvelle conduite pouvant faire de nous des hommes et des femmes de bonne volonté".


Police- Message de fin d'année 2009

Le CP Rampersad : "Crimes, accidents et vols en baisse: objectifs atteints!"

Framework visant à réorganiser la police sur une période de 5 à 7 ans

Le commissaire de Police, Dhun Iswur Rampersad, a annoncé à l'ensemble de la force que les quatre principaux objectifs fixés par le gouvernement pour la police en 2009 ont été atteints. En présentant ses voeux de Noël et du Nouvel an à l'ensemble de son effectif, le CP Rampersad a brossé un bilan positif des réalisations policières pour cette année, tout en mettant en relief un certain nombre de problèmes qui n'ont, pour autant, pas empêché la police à réaliser ses objectifs. Réduire la criminalité, qui était l'objectif premier, a été atteint, avec une diminution générale de 7,6% en comparaison à 2008. Tout en ne souhaitant pas que la police dorme sur ses lauriers, le CP a brossé un tableau de ce que devrait être 2010 en termes d'améliorations. Il a aussi annoncé la mise en application d'un National Policing Strategic Framework (NPSF), destiné à servir de schéma directeur à la police pour les cinq à sept prochaines années.

Le bilan 2009 de la police a été le point central du message de fin d'année du commissaire de Police, Dhun Iswur Rampersad, à l'ensemble de la force. Dans son message, il a fait ressortir que ce bilan est selon lui, très positif dans la mesure où les résultats obtenus ont été au-delà des espérances et des objectifs fixés. Ce bilan chiffré s'établit comme suit:

Overall Crime: (crime and misdemeanours): baisse de 7.6%

Serious crime: Baisse de 14.58%

Vols (tous types): Diminution de 16%

Décès sur nos routes (chiffres cumulés au 20 décembre): Réduction de 23%

Blessures graves suivant des accidents de la route: Diminution de 61.64%

Détection de cas d'importation d'héroïne: Hausse de 44%

Détection de cas liés au cannabis: Hausse de 4%

Détection de cas liés au Subutex: Hausse de 3%

Déracinement des plants de gandia: Hausse de 12%

Contraventions pris sous le Road Traffic Act (RTA): Hausse de 23,36%

Contraventions en mer: Hausse de 20.77%

D'emblée, le CP a tenu à brosser un tableau précis d'où il ressort que la police a atteint, voire dépassé, les objectifs qui étaient fixés pour cette année. Tout d'abord, il a mis en exergue le manque de personnel, et les carences disciplinaires accumulées durant des années. Il a souligné que la police fait face à un manque de plus de 2 200 hommes et que ces facteurs ont influé négativement sur le travail d'équipe. Malgré ces carences, les résultats ont fini par suivre grâce à une réorganisation systématique et ciblée.

"In all this, two factors were crucial; manpower and discipline. Of an authorised strength of 12,407, as at November last, we were short of some 2,238 men. Amongst the other frontline services, Police

Stations are the main casualties. Over the years, discipline has taken a severe dent. Therefore, working as a team was rather difficult as a small number of officers was out of step or has broken away from the squad. This of course, impacted on our overall performance", a-t-il déclaré en substance.

Poursuivant, le CP a fait ressortir qu'il était déterminé à fixer son attention sur les quatre objectifs suivants: (i) réduire la criminalité et la peur du crime à travers un Policing efficace, (ii) réduire les accidents de la route à travers un travail plus systématique et approfondi sur les routes, (iii) réduire les offences liés à la drogue et (iv) améliorer la sécurité en mer en intensifiant la formation et les opérations maritimes, entre autres. En dépit des contraintes évoquées plus haut, les résultats obtenus ont été plus que satisfaisants, a-t-il fait ressortir. "Non seulement nous avons atteint les objectifs fixés dans notre programme, mais nous avons été au-delà des limites qui nous avaient été imposées (...)Nous sommes parvenus à non seulement stabiliser la situation concernant la criminalité, mais aussi à réduire ce taux afin de restaurer un climat de confiance et de sécurité, facteurs essentiels du développement et du progrès".

S'améliorer constamment

Le commissaire a rappelé qu'être policier a pour ambition de détecter le crime, d'enquêter dans des affaires criminelles et de poursuivre les criminels, afin qu'ils obtiennent la punition prescrite par la loi. Il s'agit, pour la police, de s'améliorer constamment afin d'aider dans l'administration de la justice et de viser sans cesse à obtenir de meilleurs résultats. Dans cette optique, il a soutenu que la supervision des enquêtes policières à chacune de ses étapes et le "quality control" sont capitales à leur aboutissement.

En 2009, l'entrée en opération du Close Circuit Television (CCTV) à Flic-en-Flac est, selon le CP, une nouvelle ère dans le street policing à Maurice. Et les résultats ne se sont pas fait attendre. La criminalité a baissé de 75% dans la région de Flic-en-Flac. Avec les entrées en opération des caméras à Port-Louis, Grand-Baie et Mon Choisy, le commissaire de police s'attend à ce que la criminalité chute d'au moins 70% dans ces régions précitées. Pour lui, les caméras de surveillance sont d'excellents moyens visant à décourager les délits criminels. Cependant, concède-t-il, les caméras de surveillance ne peuvent remplacer les policiers. "CCTV is but a tool which will help the police in preventing and detecting crime and I urge you to make the best of it".

Parmi les chantiers de la police pour 2010, le commissaire de police a annoncé l'ébauche d'un National Policing Strategic Framework (NPSF), avec le support de la United Nations Development Programme (UNDP). Ce schéma directeur pour la police servira de guide du processus de réorganisation et sera mis en application sur les cinq à sept prochaines années. Ce document sera rendu public l'année prochaine. "As we look forward, I am pleased to announce that with the support of UNDP/UNODC, we are in the process of formulating a National Policing Strategic Framework (NPSF) with the aim to reorganise resources, processes and systems within the Police Department. It is aimed at improving quality and level of Police performance generally. It will give a new vision and direction to the Police over the next 5 to 7 years or so. The document will be officially launched next year. We expect the whole-hearted commitment of all ranks in the implementation of the project", a-t-il dit à cet effet.

Données

Autre attente de la police l'année prochaine: l'entrée en vigueur du Crime Occurrence Tracking System (COTS). Ce système, dont le contrat a été signé ce mois-ci, permettra l'automatisation de toutes les procédures policières, à partir du time of recording des dépositions et ce jusqu'à ce que ces affaires soient décidées par une cour de justice. Le COTS aidera également dans le stockage, la gestion et l'obtention des données criminelles et judiciaires. Le COTS sera relié au Judiciaire, au département des prisons, à l'état civil, entre autres. Ces instances seront autorisées à accéder aux données plus facilement.

Tout juste derrière la réduction de la criminalité, la sécurité routière est le problème n° 2 du pays, estime le CP Rampersad. Dans cette optique, la réorganisation de la Traffic Branch était devenue un impératif. "All said, road safety concerns all of us and we need to give our personal attention to it", a-t-il martelé. Sur le plan organisationnel, le CP Rampersad a fait ressortir que la fermeture du garage de la police a causé certains problèmes de mobilité, qui a eu un impact sur certaines tâches. Le problème, dit-il, est maintenant sous contrôle avec l'acquisition cette année de 310 nouveaux véhicules. Des véhicules additionnels, au nombre de 52, s'ajouteront bientôt à la flotte existante.

Poor level of command

Revenant sur l'aspect de la discipline et du bon déroulement des tâches policières, le CP n'y est pas allé de main morte afin de dénoncer certaines carences. "Poor level of command and supervision, unnecessary red-tapism, petty repairs and many other lapses at Station/Unit level not only, caused unnecessary discomfort to Police personnel at their workplace but also, undermined the level of efficiency and effectiveness in the discharge of our duties". Afin de remédier à ces problèmes, le Police Inspectorate Team (PIT) a été reconstitué.

Le CP a aussi tenu à saluer la "brilliant performance" de l'ensemble de la force lors des visites d'Etat qui se sont déroulées à Maurice, notamment au début d'année et ce dans un court laps de temps. Il y a eu les visites du président de la République populaire de Chine, Hu Jintao, le lieutenant Général Serestste Khama Ian Khama, président de la République du Botswana, et Quentin Bryce, Gouverneur Général de l'Australie. Ces visites étaient entrecoupées du pèlerinage de Maha Shivaratree et des célébrations du 12 mars. "As far as I can recollect, we had never before put up with so much pressure. We all did it with distinction. I take the opportunity to heartily congratulate each and everyone of you for your brilliant performance".

En guise de conclusion, tout en présentant ses voeux à l'ensemble de la force, le CP a réitéré l'engagement total de la force policière à sa maxime, qui est : "Salus Populi Suprema Lex Esto". En langage clair: le bien-être du peuple doit être la loi suprême.



a c t u a l i t é s WEEK-END --- dimanche 27 décembre 2009