p o l i t i q u e WEEK-END --- dimanche 20 décembre 2009



  Candidatures du MMM - Trois noms ratifiés à l'unanimité hier
  Assemblée Nationale - Reprise des travaux le lundi 18 janvier prochain
  Çà va se savoir


Candidatures du MMM

Trois noms ratifiés à l'unanimité hier

C'est fait: trois nouvelles candidatures ont été ratifiées à l'unanimité par le Comité central du MMM qui s'est réuni hier au siège de ce parti à Rose Hill. Il s'agit de Aadil Ameer Meea qui briguera les suffrages au No 3, à Port- Louis Est/Port-Louis Maritime, de Josique Radegonde qui s'alignera au No 14, à Savanne/Rivière Noire et de Jenny Moteealoo qui quitte le No 20, Beau Bassin/Petite Rivière pour le No 4 Port-Louis/Montagne Longue.

S'agissant d'une éventuelle candidature du bouillant Dinesh Ramjuttun au No 5, Pamplemousses/Triolet, le leader du MMM, Paul Bérenger, a indiqué à l'issue de la réunion d'hier que cette possibilité a été discutée mais qu'aucune décision n'avait été arrêtée.

Aadil Ameer Meea est un comptable de 33 ans qui habite dans la circonscription. La proposition de sa candidature faite par Paul Bérenger, lundi dernier à la réunion du comité régional du No 3, a, apprenons-nous, soulevé un certain enthousiasme, les militants souhaitant un rajeunissement des candidatures dans la région portlouisienne en général.

Les noms de ses deux colistiers seront connus en temps et lieu, a laissé entendre un dirigeant du MMM qui a tenu à saluer le travail abattu par Sam Lauthan, le député de la localité depuis une quinzaine d'années.

Autre candidature acceptée sans problème, celle de Jenny Moteealoo, avocate et membre du Bureau politique, qui avait été désignée au No 20 pour faire équipe avec Rajesh Bhagwan et Franco Quirin et qui a été mutée au No 4 pour faire de la place à un professionnel de la communauté sino-mauricienne qui s'est récemment distingué dans ses analyses sur les finances nationales et qui devrait être officiellement présenté au tout début de l'année prochaine.

C'est mercredi que le comité régional du No 4, secoué depuis quelques temps par certains problèmes, a entendu les explications de Paul Bérenger. Les dissensions se tassent et la grosse majorité des militants a décidé de faire bloc derrière le trio de candidats, Pradeep Jeeha, Joe Lesjongard et Jenny Moteealoo.

La direction du MMM est, dit-on, particulièrement fière d'aligner Marie Josique Radegonde, une native du village de Bel Ombre qui a connu un parcours exceptionnel. Cette travailleuse sociale est âgée de 44 ans et elle termine en ce moment même un Ph. D. en sociologie de la State University de Mississipi aux États-Unis.

Avec la désignation de ces trois candidatures, le MMM a dépassé la barre des 50 candidats déjà nommés pour aller travailler les 20 circonscriptions.


Assemblée Nationale

Reprise des travaux le lundi 18 janvier prochain

La dernière séance de l'année 2009 a eu lieu ce vendredi avec les souhaits d'usage de l'Assemblée Nationale. Dressant le bilan de cette année, le Premier ministre par intérim, le Dr Rashid Beebeejaun a indiqué qu'il y a eu 38 séances, 28 Private Notice Questions, 1,182 questions dont 1,175 requérant une réponse orale, 25 projets de loi présentés, 22 approuvés dont les deux budgets.

Pour ouvrir la séance de vendredi, une Private Notice Question de Paul Bérenger sur la décision du gouvernement de favoriser le Bus Rapid Transit System. Le moins que l'on puisse dire c'est que le ministre des Infrastructures Publiques, Anil Baichoo a été très approximatif dans ses réponses même sur le coût du projet "rough estimate of Rs 5 billions" et il s'est contenté de répéter qu'il sera moins coûteux que le métro-léger.

On ne sait pas si c'est le fait d'avoir été le ministre responsable du dossier sous l'ancien gouvernement MSM/MMM qui avait opté pour le métro-léger et qui était bien avancé dans sa réalisation d'avoir eu à casser tout ce qu'il avait eu à piloter pour choisir le Bus Rapid Transit System mais il n'a rien eu de convaincant à offrir pour justifier cette préférence. Le leader de l'opposition n'a, d'ailleurs, pas manqué de lui rappeler qu'il fut le ministre des Infrastructures Publiques sous l'ancien gouvernement.

Il n'y a pas eu de nouvelles études avant que le gouvernement décide d'opter pour le BRTS, a concédé Anil Baichoo qui s'est contenté de la littérature qui existait déjà sur ce dossier alors que le leader de l'opposition insistait sur le fait que c'est la Banque Mondiale qui accompagnait le gouvernement dans la réalisation du projet de métro-léger.

Devant les explications imprécises du ministre, Paul Bérenger a fini par observer que c'est "for fanatical political reasons" que le métro-léger a été abandonné. Il s'est ensuite appesanti sur l'aspect de l'environnement et l'utilisation d'énergies fossiles avec le choix du BRTS, ce qui est polluant mais Anil Baichoo a laissé entendre que ce sont les dernières normes européennes qui seront utilisées.

Quant à la position exprimée par le conseiller spécial du Premier ministre Joel de Rosnay à l'effet que le métro-léger devrait être favorisé en raison de son caractère moins polluant, le ministre des Infrastructures publiques a affirmé ne pas "être au courant". Il n'a aussi pu dire si les Rs 5 milliards couvrent l'épineuse quesdion d'acquisition obligatoire des terres nécessaires pour la réalisation du projet.

"Fail! fail!"

A d'autres questions très directes, le ministre a répondu "I think" ou "I think so", ce qui lui a valu cette remarque de Paul Bérenger qui s'est dit "amazed" des réponses fournies et qu'il soit incapable d'expliquer le changement de cap sur le mode alternatif de transport. Ses collègues lui ont emboîté le pas avec des cris de "fail! fail!".

Pravind Jugnauth n'aura pas plus de chance avec sa question sur le volet environnemental de BRTS, le ministre élevant la voix pour lui dire "I don't know what he is talking about". D'autres deputés Madan Dulloo, Nando Bodha, Joe Lesjongard, Rajesh Bhagwan et Sunil Dowarkasing viendront avec des questions tout à fait pertinentes mais ils n'obtiendront rien de bien précis du ministre Anil Baichoo. Et de nouvelles remarques de "faillite! faillite" vont fuser alors qu'il est question des déboires de la Corporation Nationale de Transport.

Pour clôturer cet échange, une ultime question de Paul Bérenger qui parle de la "coquille vide" qu'est le concept de Maurice île Durable et de "coquille encore plus vide" que représente le BRTS puisque le ministre a été incapable de fournir la moindre information concrète sur ce projet. Le mot de la fin est revenu à Rajesh Bhagwan qui a traité le ministère des Infrastructures Publiques "d'amateur".

Avant l'item suivant, la présentation en deuxième lecture du Finance Bill, le leader de l'opposition a évoqué un problème de procédure pour soutenir que le ministre des Finances a été mal inspiré d'inclure dans son texte une réforme controversée des techniques de médiation obligatoire dans le judiciaire, impliquant le Courts Act et a estimé qu'une question d'une telle importance aurait du faire l'objet d'un texte séparé, d'autant qu'elle n'est pas directement liée aux finances. Madan Dulloo a aussi dit que la clause portant sur les prescriptions était de trop dans le texte.

Le Speaker a suspendu la séance pour une demi heure, le temps d'aller étudier l'objection soulevée mais c'est pendant une bonne heure que les délibérations se sont déroulées et, à la reprise, Kailash Purryag a statué que les amendements inclus sont justifiés dans la mesure où il y a un passage dans le budget qui évoque les réformes dans le judiciaire. Il a alors annoncé qu'il autorisera des débats sur toute cette question. Le Speaker a aussi rejeté l'objection soulevée par le député Madan Dulloo.

Après la présentation en troisième lecture du budget 2010, Rama Sithanen a évoqué les grandes lignes du Finance Bill comme les nouveaux bâremes de l'impôt. Il a aussi expliqué que les changements dans le judiciaire vont dans le droit fil des efforts faits en vue de moderniser les procédures et rendre plus rapide le règlement des litiges.

Les autres temps forts de ce Finance Bill sont la possibilité pour des étrangers de posséder à 100% des intérêts dans des compagnies de l'audiovisuel à condition qu'elles ne soient pas destinées au marché mauricien, la possibilité pour les compagnies cotées en bourse de procéder à des achats immobiliers sans avoir à obtenir l'autorisation du bureau du Premier ministre, une révision des provisions et de la taxe sur les jeux de hasard, sur les transactions foncières, sur les données portant sur les empreintes digitales et biométriques de la carte d'identité nationale.

Dans son intervention, le leader de l'opposition a insisté sur le caractère controversé du projet de médiation obligatoire et sur le fait que des amendements ayant une telle portée auraient du se retrouver dans un texte spécifique. Il a aussi demandé ce qu'il adviendra des transactions immobilières antérieures et si les amendements proposés auront un effet rétroactif.

Trop de taxes, dit Pravind Jugnauth

Pravind Jugnauth s'est déclaré déçu que le ministre n'ait pas profité du Finance Bill pour corriger le tir. Il a critiqué le "terminal fee" introduit alors que ceux qui se rendent à l'étranger doivent déjà s'acquitter de pas mal de taxes comme le "airport tax" et le "passenger solidarity fee".

Il s'est déclaré d'autant plus surpris qu'il y a une nouvelle taxe que ses opposants avaient dans le temps dénoncé celle de 20 euros pour les touristes qu'il avait introduit en temps que ministre des Finances. Après le résumé des débats, le texte a été adopté en deuxième lecture.

Autre texte présenté, cette fois, par le ministre du Travail et de l'Emploi, Jean François Chaumière, le Additional Remuneration Bill qui couvre le paiement à partir du 1er janvier prochain d'une compensation salariale de 3,5% pour les bas salaires et les pensionnés et une somme fixe de Rs 420 pour ceux qui touchent plus de Rs 12,000.

Il y a eu une brève intervention de Paul Bérenger pour rappeler que le ministre des Finances avait été catégorique le 10 novembre dernier sur le fait qu'il n'y aurait pas de compensation et que c'est l'imminence des échéances électorales qui l'ont poussé à revoir sa position, celle de payer une compensation qu'il a jugé insuffisante pour ceux qui sont au bas de l'échelle. Rama Sithanen a défendu sa position et a maintenu que c'est toujours le gouvernement qui a pris la "policy decision" tandis que le National Pay Council fait des recommandations.

Pravind Jugnauth a critiqué le ministre des Finances pour sa manière de gérer la compensation salariale depuis 2006. Il a soutenu que l'inflation a été de 33,6% de juin 2006 à décembre 2009 et que le montant de la compensation payée n'a été que de 16%, ce qui fait que les salariés ont perdu 17% de leur pouvoir d'achat. Il a rappelé qu'il s'était montré plus généreux envers les travailleurs et les petits salariés lorsqu'il était à la tête de ce ministère.

Ce texte voté, le prochain, le Landlord and Tenant (Amendment) Bill a été présenté par le ministre du Logement, le Dr Abu Kasenally qui tout en disant ne pas remettre en question les amendements votés en 2004 a soutenu qu'il y une nécessité de prolonger la protection des locataires jusqu'en 2017 plutôt que 2012 afin de leur donner un peu de répit. Paul Bérenger et Fazila Jeewa-Daureeawoo qui se sont exprimés sur le texte se sont déclarés favorables à ces changements.


La rose de Reza

L'atmosphère était grave mardi, à l'Assemblée Nationale. Et pour cause, l'agenda qui s'annonçait particulièrement chargé, avait été chambardé et la séance, normale, était devenue spéciale. Elle n'avait lieu que pour un hommage, celui qui se devait d'être rendu au ministre James Burty David qui, une semaine plus tôt, enflammait l'hémicycle comme à son habitude.

La soudaineté de la disparition, le dimanche 13 décembre, du ministre, le plus bruyant du gouvernement, a jeté la consternation dans toutes les travées de l'Assemblée Nationale et ceux qui se précipitaient dans l'hémicycle étaient toujours en état de choc. Les uns disaient "il va nous manquer" tandis que les autres glosaient sur la vigilance qui doit être exercée quant à leur état de santé, la vie politique n'étant pas de tout repos.

Le député qui s'est vraiment distingué en cette occasion solennelle n'est autre que Reza Issack qui est venu avec une rose rouge à la main et une feuille de A 4 en poche. Avant le début de la séance, il a posé son papier avec les inscriptions suivantes "Burty deputy, missed brother" et la rose rouge dessus sur le pupitre devant le siège qu'occupait l'ex-ministre des Administrations Régionales.

Le Premier ministre encore visiblement abasourdi, entamera son hommage en disant que c'est avec un "complete stunned disbelief" qu'il exercait un tel devoir et qu'il ne pouvait être "splendidly eloquent on the death of so beloved a friend of so many years".

Navin Ramgoolam a beaucoup insisté sur la loyauté de son ancien collègue. "He was a man of unflinching loyalty, integrity and exeptional ability" a déclaré le chef du gouvernement et leader du PTr avant de retracer sa longue carrière de politicien, de pédagogue et d'homme de lettres passionné de littérature.

De son passage de l'hémicycle, le Premier ministre dira "as a back bencher he made his mark as an outstanding orator with unusual verve and passion that was to become his trademark… he could ignite the deepest affection and the liveliest enmity".

Mais c'est surtout sa loyauté que le chef du gouvernement a salué. Sa constance après la défaite de 1982. "At a time of mass desertion and shameful defection he stood by the father of the nation and was always on his side; a pillar of strength in those dark and uncertain days". Et c'est sur des notes shakespeariennes que Navin Ramgoolam terminera son hommage.

Le leader de l'opposition, également grave, a dit que tout le monde, collègues, mais aussi adversaires sont encore sous le choc parce que jamais un ministre de la république a été emporté de manière aussi soudaine. Il a présenté ses sympathies à la famille de l'ex-ministre mais aussi au PTr et à son leader. A noter que le vendredi, à l'heure de la traditonnelle présentation des voeux qui marque la fin des travaux pour l'année, Paul Bérenger a dit avoir une pensée pour la famille de James Burty David.


Çà va se savoir

Armée française: Ki senlà vendeur

La riposte des affidés bleus ne s'est pas fait attendre après que le Premier ministre Navin Ramgoolam a, lors du lancement du livre de Jean-Claude de l'Estrac le 10 décembre dernier, révélé que la raison de la cassure de l'alliance PTr/PMSD de 1974 reposait sur le fait que Sir Gaetan Duval avait obtenu une meilleure chambre d'hôtel que le Premier ministre d'alors SSR, le leader du PMSD étant d'accord pour la présence de l'armée française sur le sol mauricien. Dans une tribune intitulée "ki senlà vendeur", ceux qui contestent la version de l'histoire donnée par le leader du PTr, citent l'ouvrage d'Alain Gordon-Gentil, l'Incarné du voyage, dans lequel l'ancien bras droit de SSR, feu Sir Dayendranath Burrenchobay déclare que le chef du gouvernement avait, après la victoire du MMM à la partielle de Pamplemousses en septembre 1970, décidé de faire appel aux troupes françaises et que c'est lui qui a pris sur lui pour contacter l'ambassadeur Raphael Touze pour lui dire de ne pas aller de l'avant avec un tel projet. La guerre des petites phrases sur l'histoire ne fait que commencer

Installation contestée d'un centre à Carreau Esnouf

Les habitants du No 12 sont de plus perplexes devant la traitement qui est accordé à une localité particulière, le village de Carreau Esnouf qui semble être l'objet de toutes les attentions du ministre de l'Éducation et de la Culture, le Dr Vasant Bunwaree. Dernier projet en date: l'ouverture d'un centre de formation de l'Industrial and Vocational Training Board dans ce village. De quoi susciter de l'urticaire chez ses colistiers Yatin Varma et Richard Duval.

La municipalité de QB réclame la liquidation de Infinity BPO

On ne sait si l'aide généreuse de l'Additional Stimulus Package aidera Infinity BPO à se sortir d'affaire auprès de la Municipalité de Quatre Bornes mais cette administration est bien décidée à récupérer ses arriérés. Elle a, par les soins de son avoué, Me Renuka Brigemohane, elle même ancienne maire de la ville des fleurs entamé une procédure auprès de la section commerciale de la Cour Suprême pour réclamer la liquidation de la compagnie du conseiller spécial du Premier ministre, Jean Suzanne. Des avis parus dans les journaux indiquent que la pétition de la municipalité sera entendue le 13 janvier prochain.

Etienne Sinatambou assigné par la MPL

La municipalité de Port Louis a fait servir du "susbstituted service" au Deputy Speaker, Etienne Sinatambou pour une affaire de taxes immobilières de Rs 73,988,96 impayées pour l'exercice 2008-2009. L'affaire a été fixée au 13 janvier 2010 devant la Cour Intermédiaire. C'est l'avoué de la municipalité de la capitale, Me Pazhany Rengasamy qui a initié cette démarche après que le député du No 16 ait omis, à l'appel de l'affaire, de se présenter devant le tribunal le 18 novembre dernier. On ne sait pas si ces petits soucis judiciaires vont contrarier la suite de sa carrière mais il est dit qu'avec la disparition de James Burty David, il pourrait retrouver un maroquin ministériel d'ici les prochaines élections générales. Question de garder l'équilibre ethnique et de parti au sein du conseil des ministres.

Offshore : Maurice sous surveillance de l'IndeDans le cadre de la lutte contre le blanchiment d'argent et en vue de prévenir des abus sous le traité de non-double imposition, New Delhi a pris la décision d'affecter un Indian Revenue Service (IRS) Officer à la Haute Commission indienne à Port-Louis en tant que First Secretary. L'assistant-commissaire au fisc indien, M. Sampath, aura pour principale mission de faire la liaison entre les autorités fiscales des deux pays.

La durée de cette mutation sera de trois ans. Singapour se retrouve dans la même situation que Maurice. "Officers are deputed to the Indian missions abroad to maintain effective co-ordination between the Indian tax authorities and the tax authorities of Singapore and Mauritius," confirment les autorités indiennes. Le National Security Adviser indien avait récemment attiré l'attention à New Delhi au sujet du fait que "terror funds have found their way to Indian stock markets".

La décision de placer des Indian Revenue Service Officers dans des missions diplomatiques à l'étranger constitue une première avec New Delhi affirmant que "having people who know Indian income-tax rules posted permanently abroad will help speed up the process of securing information on suspicious transactions. Currently, getting information is a time-consuming process which involves intervention of foreign ministry, letter rogatories and other legal formalities."

IPP: publication du rapport des consultants réclaméeLe dossier des "Independent Power Producers" (IPP) continue à faire des vagues. Le panel sur l'IPP, qui comprend Rezistans ek Alternativ, Muvman Premye et CSG-Solidarité, a écrit officiellement au Premier ministre, Navin Ramgoolam, pour réclamer la publication du rapport des consultants américains de la firme Hunton & Williams LLB, qui fait l'objet de controverse entre le gouvernement et l'industrie sucrière.

Ils avancent que cette demande se justifie au nom de la transparence et qu'il ne devrait pas y avoir de confidentialité compte tenu que cette étude a été financée des fonds publics. D'autre part, les animateurs de l'IPP Panel sont en faveur d'une remise en question des contrats IPPs existants dans le cadre de la nouvelle politique énergétique avec accent sur les sources nouvelles et renouvelables d'énergie.

Industrie sucrière : les syndicats s'entre-déchirentAvec l'éclatement du Joint Negotiating Panel (JNP) syndical dans l'industrie sucrière, l'heure est au règlement de comptes entre syndicalistes. Les animateurs de ce qui reste du JNP comptent animer un point de presse, demain, pour dénoncer la manipulation syndicale par la Mauritius Sugar Producers' Association (MSPA).

Les syndicalistes comptent également dénoncer des détails d'un accord entre patronat et syndicat où des droits acquis des salariés, comme des bonis accordés par le Tribunal d'arbitrage permanent, les congés de maladie, les congés les dimanches et jours fériés et le remboursement des congés outre-mer, ont été remis en question.

La tension risque de monter d'un cran au sein de l'industrie sucrière en cette fin d'année.



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