s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 11 octobre 2009



  Relations industrielles - Sursaut syndical !
  Pollution alléguée à Bain des Négresses - L'eau de mer est saine
  Élections du Medical Council hier - 10 élus sur fond de contestation
  Énergie renouvelable - Une station hydroélectrique en projet au Midlands Dam
  Education - Monsieur, Miss… vous ne tricherez point !
  Monde du travail - Les employés de New Security Guards sans salaire depuis deux mois
  Dans le sillage de l'interdiction d'opérer pesant sur KFC - Une lettre anonyme contenant de graves allégations aurait tout déclenché
  Négligence médicale alléguée - Les parents d'un bébé de 7 mois consignent une déposition contre le dispensaire d'Albion
  A l'initiative du HRDC - Les villes-soeurs au rythme du 24/7 les 30 et 31 octobre prochains
  CPE, J-8 - Préparatifs sans anicroches, assure le MES
  Situation des travailleurs bangladais - Une délégation ministérielle bangladaise à Maurice le week-end prochain
  Cours d'ACE - La MHTA réclame une meilleure coordination entre l'Education et la MIE
  Chambre de Commerce et d'Industrie - Renforcer la communication à travers la plate-forme électronique
  Tout en perdant deux places au classement du PNUD - Maurice demeure un pays à développement humain élevé
  Éducation tertiaire - La Middlesex University s'installe à Maurice
  10 ème édition du MCYL Outstanding Volunteer Award - Honneur aux volontaires et travailleurs sociaux de Maurice
  Informatique - Plusieurs comptes MSN, gmail et AOL piratés
  CITE LUMIÈRE - LA NEF réagit…
  Pêche - Syndicat des Pêcheurs : "Nu pas le ki crevette de fond subir mem sort ki barbara"
  Informatique - Traduction automatique hindi-punjabi
  SCOUTISME 6e Jamboree Africain 2012 - La Mauritius Scout Association, candidate à l'organisation
  A l'occasion de Eid - Navin Ramgoolam : "Que tombe le mur construit par Israël autour de Gaza"
  Divali 2009 - Maurice illuminée avec l'apport de la ville de Lyon
  A Bois Marchand, ce vendredi - Le Comité 17 Octobre rend hommage aux victimes de la pauvreté


Relations industrielles

Sursaut syndical !

Des signes de tension se font voir au plan des relations industrielles que ce soit dans l'industrie sucrière ou encore dans la Fonction publique. Le rejet par la Mauritius Sugar Producers' Association (MSPA) des demandes formulées par le "Joint Negotiating Panel" des syndicats de l'industrie sucrière, dont une révision salariale de 42%, sera au centre des débats lors d'une première réunion de mobilisation syndicale, ce matin, à Réduit, auditorium Octave Wiehe. Des résolutions portant sur une série d'actions industrielles découlant de l'Employment Relations Act seront présentées à l'assistance par les dirigeants syndicaux. Au sein de la Fonction publique, la Fédération des syndicats du service civil (FSSC) dénonce l'attitude du ministère de la Fonction publique lors des discussions et en appelle au Premier ministre, Navin Ramgoolam, pour éviter toute détérioration dans les relations industrielles.

Les dirigeants du Joint Negotiating Panel, qui comprend l'Union of Artisans of the Sugar Industry (UASI), la Sugar Industry Labourers' Union (SILU), la Plantation Workers'Union (PWU), l'Artisans and General Workers'Union et l'Organisation de l'Unité des Artisans (OUA), condamnent le rejet des demandes syndicales. Dans une lettre en date du 9 octobre, Jean Li Yuen Fong, directeur de la MSPA, avait écrit officiellement aux syndicats pour communiquer ce développement et convoquer une réunion mardi avec les syndicalistes au sujet du "New Collective Agreement".

"De par la correspondance adressée aux dirigeants syndicaux, hier, nous constatons que la MSA a rejeté toutes les demandes légitimes des travailleurs de l'industrie. Elle revient avec ses proposition pour une augmentation salariale de 10% étalée sur trois ans et également la révision de la formule du paiement de boni dans l'industrie sucrière. Dans la conjoncture, nous n'avons d'autre choix que de maintenir nos demandes. Avec la première mobilisation du jour, les travailleurs de l'industrie sucrière seront appelés à adopter une série de résolutions portant sur des actions industrielles envisageables afin de ramener le patronat à la raison", a déclaré en substance Ashok Subron, un des animateurs du Joint Negotiating Panel.

Dénoncer l'attitude anti-syndicale

Les syndicalistes sont également très remontés contre la décision de la MSPA de ne pas fournir les informations sur la gestion financière des compagnies sucrières ou encore d'inclure les "Independent Power Producers" dans les négociations pour le "New Collective Agreement". "En rejetant ces demandes pour des informations, la MSPA a fait preuve d'un manque total de considération envers les travailleurs de l'industrie sucrière. Avec cette politique caractérisée par l'opacité, elle ne fait que perpétuer des pratiques plus que centenaires. Il est un fait que nous allons négocier avec le patronat, les livres de comptes doivent être accessibles, le montant des dividendes payés ou encore les bénéfices découlant des exemptions fiscales", maintient Ashok Subron, qui compte s'appuyer sur un éventuel succès de mobilisation syndicale en ce mois d'octobre pour faire avancer "la cause des travailleurs" au sein de l'industrie sucrière.

L'agitation syndicale n'est pas seulement à l'ordre du jour dans l'industrie sucrière. Elle est également palpable au sein de la Fonction publique, avec la FSSC multipliant les initiatives pour dénoncer l'attitude anti-syndicale affichée au ministère de la Fonction publique. Les dirigeants de la FSSC ont écrit officiellement au secrétaire au Cabinet et chef de la Fonction publique, Suresh Seeballuck, en vue de solliciter l'intervention au niveau du Prime Minister's Office.

Le premier sujet de discorde concerne les discussions au sujet du "Procedure Agreement" dans les différents ministères. Après une première victoire en obtenant l'élimination de la "Gagging Clause" sur des syndicalistes, la FSSC s'insurge contre "the government's unilateral decision to circulate a model procedure agreement in Ministries and departments without having concluded meaningful discussions with the staff side".

La FSSC regrette de manière formelle la lenteur des discussions et l'absence de décisions lors de séances de travail présidées par le ministre de la Fonction publique, Balkissoon Hookoom. "The Federation is expressing its dissatisfaction with its content. This note of meeting is not a faithful record of the proceedings of the meetings and this is very upsetting for FCSOU. It fails to record the decisions reached during the meeting, " fait ressortir dans une correspondance Rashid Imrith, président par intérim de la FSSC.

"Exploitation of workers"

La FSSC ajoute plus loin que "the note of meeting leaves the impression that no decision was taken during the meeting. You will agree that no one will be convinced that not a single decision was concurred upon during a meeting chaired by the Minister of Civil Service and Administrative Reforms,

held in the presence of the Supervising Officer of the Ministry of Civil Service and administrative Reforms, the Adviser to the Minister, the Director, Labour Industrial Relations, and top Civil Servants".

Le président par intérim de la FSSC revient à la charge sur la nécessité d'inclure dans le "Procedure Agreement" un paragraphe spécifique portant sur la compression du personnel conformément aux dispositions de l'Employment Relations Act. "In addition, the Federation is reiterating its requests made in its letter dated 17 September that was addressed to the Minister of Civil Service and Administrative Reforms. These requests are as follows : An additional paragraph be inserted in the Procedure Agreement in order to integrate terms defined under provisions at section 52 (b) of the Employment Relations Act 2008 in it (This provision relates to reduction of workforce, the transfer of ownership of an enterprise or where cessation of business is contemplated)", s'appesantit Rashid Imrith.

De son côté, le secrétaire général de la FSSC, Awadhkoomar Balluck a écrit officiellement au chef de la Fonction publique afin de faire état de la situation des "Health Care Attendants" au ministère de la Santé ayant eu à faire les frais pour les uniformes. A ce stade, cette catégorie de fonctionnaires n'a pas été remboursée ses allocations d'uniformes.

"In the Police Force, Fire Services, Prisons, Customs, etc. the newly recruited officers are required, since their first day of work, to wear uniforms and same are provided by the employer (...) The Federation considers that the employer is under the obligation to provide uniform where same is required and should not force employees to have uniforms at their own expense. This is considered as an exploitation of workers ", soutient le secrétaire général de la FSSC.


MSPA : "Six facteurs majeurs affectent l'industrie sucrière"

Le directeur de la Mauritius Sugar Producers' Association (MSPA), Jean Li Yuen Fong, a évoqué six facteurs majeurs affectant la situation financière de l'industrie sucrière. C'est ce qu'il a fait comprendre aux syndicalistes de l'industrie sucrière en vue de justifier le rejet des revendications salariales dans le cadre d'un "New Collective Agreement".

Les facteurs énumérés par la MSPA sont comme suit :

la baisse de 36% du prix du sucre dans le cadre de la réforme du Régime Sucre de l'Union européenne, avec la tonne passant de 523,70 euros en 2005 à 335,20 euros en 2009 ;

des recettes sucrières à la baisse - un peu plus de Rs 5 milliards en 2008 contre Rs 6,1 Md en 2004 ;

une réduction dans la superficie consacrée à la culture de la canne, passant de 43 985 hectares en 2001 à 36 419 hectares en 2009

une augmentation du coût de production avec la hausse dans les prix des fertilisants ;

la fin du prix et du quota garantis avec la dénonciation du Protocole Sucre et

la compétition accrue sur le marché sucrier en Europe avec les Accords de partenariat économique et l'"Everything But Arms Initiative".

Rejetant la demande syndicale pour des informations au sujet des facilités bancaires obtenues par les compagnies sucrières, la MSPA trouve que "this information is not relevant in the context of the ongoing negotiations". La MSPA affirme que le montant de 94 millions d'euros identifié pour le financement du volet social de la réforme sucrière n'a pas été suffisant.

"Regarding your request in relation to the EU Accompanying Measures, you will note that the amount earmarked for the corporate sector (¤ 94 M) was meant exclusively to finance part of the social costs of the local sugar reform, namely the funding of the VRS, ERS and Blue Print costs comprising of cash compensations paid to the beneficiaries and expenses incurred for the setting up of infrastructure (roads, water, electricity) for land. Initially, it was anticipated that the ¤ 94 M would finance 75% of the Blue Print costs and 70% of the VRS and ERS costs and the balance would be met by the sugar companies themselves. However, in view of the increase in the costs of implementation of the social schemes, it is now expected that the ¤ 94M would finance only around 60% of the social costs with the result that the sugar companies would have to bear a larger amount of the expenses. The funding of the social costs falls under the responsibility of the Sugar Reform Trust", affirme la MSPA, qui n'a pas accédé à la demande d'informations sur le contrat de Südzucker ou encore à l'inclusion des "Independent Power Producers" dans les négociations.


Pollution alléguée à Bain des Négresses

L'eau de mer est saine

Ministère de l'Environnement : Un taux élevé de particules en suspension a été enregistré

Un premier rapport du ministère de l'Environnement et du Fisheries Division de ministère de l'Agro-industrie vient dissiper la crainte des pêcheurs et des riverains. Deux pêcheurs ont, mardi dernier, alerté les gardes-côtes de Souillac, que l'eau de mer à Bain des Négresses était noirâtre, où flottait des traces d'huile, des résidus de canne à sucre et des excréments de canards. L'usine sucrière de l'Union St Aubin est pointée du doigt dans cette affaire. C'est elle qui par le truchement d'un canal, déverserait de l'eau usée en mer.

"A cause tou sa de l'eau bouillante là, tou poisson pe allé. Corail pas causé, corail fini mort sa", se lamente Marie-Rose Ramdamy, la porte-parole des pêcheurs. C'est en revenant d'une partie de pêche nocturne avec un confrère, raconte-t-elle, qu'elle a fait cette découverte. "La mer ti noir, ti ena bann saleté cannes et malpropreté canards", dit-elle. Immédiatement alertés, deux gardes-côtes de Souillac ont alors prélevé des échantillons d'eau qui ont ensuite été remis au Fisheries d'Albion. Comme preuve, ajoute Marie-Rose Ramdamy, elle a, elle aussi, conservé un échantillon de cette eau noirâtre. Selon elle, l'usine sucrière de St Aubin est la seule responsable de toute cette pollution. "De l'eau chaud sorti depi sa gro tank la, ek li tombe dan sa canal la. Canal la li débouss dan la mer", explique Marie-Rose Ramdamy. En effet, une eau tiède de couleur marron s'échappe de ce canal qui fait plusieurs mètres de long et toute cette eau est directement déversée en mer. "Monn gagne l'information ki lisine la lave moteur camion, bann lapareil kinn servi pou arose plantations cannes et pomme de terre. Ena bann produits chimiques la dan, kuma ou pas lé ena pollition", s'insurge-t-elle.

Toutefois, un premier rapport du Fisheries d'Albion et du ministère de l'Environnement, atteste que l'eau de mer à Bain des Négresses n'est pas polluée. Selon un laborantin du ministère de l'Environnement, ceux dépêchés sur les lieux ont constaté que l'eau de deux canaux se mélangeait avant de se déverser en mer. Toujours selon ce laborantin, "the water was brownish with suspended particles". En mer, poursuit-il, il n'y avait pas de particules suspendus, mais l'écume des vagues était en apparence "pale brownish". "It is to be noted that the ministry of Environment is concerned with land only and Fisheries Division is concerned with water", soutient-on. Selon un haut gradé du ministère de l'Environnement, un premier rapport ne révèle aucune anomalité, donc pas de pollution. L'usine sucrière de St Aubin est sans aucun doute dans les normes. Toutefois, soutient-on, les analyses ont révélé un taux élevé de molécules en suspension dans l'eau du canal.

Du côté du Fisheries d'Albion, on entend presque le même son de cloche. Les analyses effectuées prouve que la température de l'eau est ambiante. Aucune anomalie ni aucune pollution ont été enregistrées. Toutefois, explique cette source, à cause de l'absence de récifs à Bain des Négresses, l'eau est en constante évolution. "The water is never stagnant", indique-t-elle. Ce qui laisse sous-entendre, que les résidus ont peut-être été emportés de loin et que la couleur noirâtre a été diluée.

Les deux ministères assurent toutefois, qu'il y aura un suivi en collaboration avec la Police de l'Environnement. Un comité se tiendra également dans les jours à venir en concertation avec le ministère de l'Environnement et la Fisheries d'Albion, assure-t-on. Le ministère de l'Environnement compte d'ici demain, lundi, adresser une lettre officielle à la direction de l'usine sucrière de St Aubin, afin qu'il trouve un moyen de remédier au taux élevé de particules en suspension dans l'eau.

Sollicité pour une déclaration, l'usine sucrière de St Aubin a, à travers son agence de communication, Imagine Communication, adressé un communiqué dans lequel elle assure être dans les normes. Une enquête interne, menée par la Société Générale de Surveillance(SGS), "confirment que les rejets de l'usine en date du mardi 6 octobre 2009 sont bien en dessous des normes en vigueur pour des rejets en rivière aussi bien qu'en mer".


Élections du Medical Council hier

10 élus sur fond de contestation

En dépit de la confusion et des protestations, les élections du Medical Council (MC) ont eu lieu hier, comme convenu. Sur les 2 000 médecins des secteurs public et privé enregistrés au MC, dont quelque 1 300 opèrent actuellement à Maurice, seul 22,9 % des médecins, soit 450, ont voté. Si les résultats ont été connus hier après-midi, la Private Medical Practitioners' Association (PMPA) annonce déjà son intention de contester ce scrutin, qui s'est tenu dans des conditions irrégulières, avance-t-elle. Parmi les "nombreuses anomalies", déplorées par la PMPA, le non-respect des règlements concernant la publication des noms des candidats à l'officiel, mais aussi "des tentatives de restreindre la représentation du privé". Toutefois, le MC maintient que "la tenue de ce scrutin est conforme à la loi". "Toutes les procédures ont été respectées", affirme le Registrar du MC, le Dr Keshaw Deepchand.

Selon les derniers amendements apportés au Medical Council Act (MCA), il importe que les élections du MC board se tiennent chaque trois ans pour élire 14 des 22 membres du Conseil, qui doit, outre les nominés (un représentant du PMO, un autre du State Law Office, un médecin représentant le ministère de la Santé, ainsi que 5 nominés de la Santé), être constitué de quatre spécialistes et quatre généralistes du public aussi bien que trois généralistes et trois spécialistes du privé. C'est sur fond de contestation donc que les élections des membres du MC ont eu lieu hier à Phœnix, au SSS Sir Abdool Raman Osman. Dans la catégorie des spécialistes de l'État, ce sont les Dr Imran Oozeerally, U. Shanker Ramjutun, Bhooshun Ramtohul et Baboo Servansingh qui se sont démarqués ; dans celle des généralistes du secteur public, les élus sont les Dr Govinden Ayassamy, K. Swaraz Boodhoo et Bhooshun Ori. Du côté des représentants du privé, les généralistes élus sont en l'occurrence les Drs Chandragupta Fulena, Abdool M. Kureemun et Lutchmeenarain Ramsaha. Le Dr Aziz Foondun et Sun Min Ah-Kee, étant les deux seuls candidats pour les trois places réservées aux spécialistes du privé, ont eux été élus d'office.

Après la tenue de ces élections hier, la PMPA annonce son intention de contester sa validité en raison du non-respect du délai légal pour la publication des noms. En effet, après le "Nomination Day", le 12 septembre dernier, quatre candidatures du privé avaient été transférées par le MC de la liste du secteur privé à celle de "public officers" parce que les personnes concernées, en l'occurrence les Dr Aziz Foondun, Prithiviputh Rittoo, Patrick How Saw Keng et Abdool Cader Allybocus, offraient leurs services au ministère de la Sécurité sociale on "sessional basis".

Porte-parole de ses trois confrères, le Dr Aziz Foondun a contesté cette décision en Cour, s'opposant à leur transfert sur la liste des médecins publics, affirmant qu'ils ne peuvent être considérés comme des "public officers" d'autant qu'ils ne bénéficient d'aucun privilège - allocations de transport, "pension scheme", "duty free car", "local & sick leaves" et "passage benefits" entre autres - dont ont droit les médecins du secteur public.

L'affaire a été entendue jeudi dernier, et contre toute attente, le ministère de la Sécurité sociale a informé en Cour qu'il n'a pas renouvelé le contrat du Dr Foondun comme membre du Medical Tribunal & Injury Board de ce ministère. De ce fait, la contestation en Cour du Dr Aziz Foondun devenu caduque, il a automatiquement retrouvé sa place du côté du privé pour ces élections. Étant, avec le Dr Sun Min Ah-Kee, l'un des deux seuls candidats pour les trois places réservées aux spécialistes du privé, puisqu'il est déjà élu d'office, il sera à son quatrième mandat consécutif au sein du conseil d'administration du MC.

Pour la PMPA et d'autres médecins du public, un renvoi de ces élections et un nouvel appel à candidatures auraient été judicieux. "Le MC aurait dû renvoyer les élections, le temps qu'une nouvelle liste des candidats soit publiée à l'officiel suite à ce développement en Cour. Et le privé aurait pu y inscrire de nouveaux candidats", explique le Dr Isshaack Jowahir, secrétaire de la PMPA.

A ces contestations, le MC rétorque qu'il s'est conformé à ce que stipule le MCA. "La publication des noms a eu lieu dans la Government Gazette dans le délai légal, soit le 26 septembre. Du moment que cela paraît dans la Gazette officielle c'est suffisant, et il n'est pas nécessaire que ce soit publié dans les autres journaux dans les mêmes délais. Cette démarche de communication dans des journaux visant à informer nos membres de la tenue des prochaines élections est secondaire", explique le Dr Keshaw Deepchand. D'autre part, ce dernier se dit satisfait de l'organisation. Concédant qu'il y a eu une certaine confusion, il soutient que les points sont là en vue de prouver que le MC a agi selon le MCA concernant la publication de la liste des candidats.

Mais le porte-parole de la PMPA, le Dr Zouberr Joomaye, insiste qu'une nouvelle liste aurait dû être publiée, soit après le verdict de la Cour jeudi dernier, avec le nouveau transfert du Dr Aziz Foondun sur celle des spécialistes du privé. "Les élections se sont déroulées dans un cafouillage total. La majorité des médecins ne savaient pas si effectivement ces élections auraient eu lieu compte tenu des nombreuses anomalies", souligne pour sa part le secrétaire de la PMPA. Cette association compte de ce fait entamer des démarches pour une action légale en vue de contester la validation du scrutin.


Énergie renouvelable

Une station hydroélectrique en projet au Midlands Dam

Le Central Electricity Board (CEB) projette de développer une deuxième station hydroélectrique au Midlands Dam, après celle de La Nicolière. Ces deux nouvelles unités devraient augmenter la part des énergies renouvelables, dont l'hydroélectricité, dans la production énergétique à l'échelle nationale. Valeur du jour, huit stations sont opérationnelles à travers l'île pour une capacité totale de 59,4 MW.

Bien que ces deux nouvelles stations hydroélectriques seront pourvues de turbines ne dépassant pas une capacité supérieure à 4MW, pour le CEB, elles devraient permettre au pays d'accroître la part des énergies renouvelables dans la production d'électricité. Le fioul lourd et le charbon restent les deux principales sources d'énergie utilisées pour répondre à la demande du pays.

Le pays dispose actuellement de huit stations hydroélectriques, dont celle de Champagne, la plus importante dotée d'une capacité de 30MW. Les sept autres stations se trouvent à Ferney, Tamarind Falls, Le Val, La Ferme, Réduit, Cascade Cécile et Magenta.

En vue de faire face à la montée des prix du fioul et du charbon, l'hydroélectrique reste ainsi une des sources d'énergie renouvelable à exploiter pour le CEB. Depuis l'année dernière, la construction d'une station d'une capacité de 2MW est en construction à La Nicolière. Celle de Midlands devrait démarrer l'année prochaine.

La mise en opération de ces deux nouvelles unités devrait porter la capacité totale de l'hydroélectricité à 63,2 MW en 2012.


Education

Monsieur, Miss… vous ne tricherez point !

A la rentrée des classes en janvier prochain, les instituteurs du primaire prendront amplement connaissance de la nouvelle Charte d'intégrité conçue à leur intention par la Government Teachers' Union, l'Independent Commission Against Corruption et le ministère de l'Education. Cette charte sera placardée dans les écoles à la vue de ces instituteurs. Une telle démarche pourrait faire débat. D'abord au sein de la communauté des enseignants et ensuite parmi ceux qui se sentent concernés. Suite au lancement de cette charte le 3 octobre au Teachers' Centre dans le cadre de la Journée des enseignants, ceux-ci donnent l'impression d'avoir accepté, sans broncher, ce code d'éthique en neuf points. Il aurait été intéressant de connaître leur réaction face à cette charte qui n'est autre qu'un rappel en vue de bien se comporter ! Certes, dans le monde du travail comprenant aussi l'enseignement, il importe que tout employé se soumette à des principes pour le respect de sa profession, du service qu'il délivre et de la clientèle qu'il sert. Face à l'érosion des valeurs et aux tentacules de la corruption, les entreprises ayant décidé d'introduire un code d'éthique avec pour objectif de prévenir tout dérapage et remédier aux actes moralement condamnables, sont légion. Les instituteurs du secteur public, en tant que fonctionnaires, doivent eux faire allégeance au code d'éthique destiné aux "Public Officers". Néanmoins, il a été en quelque sorte jugé nécessaire de renforcer ce code d'éthique par le biais de l'Integrity Charter for Educators, laquelle soit dit en passant, est une première dans l'histoire de l'éducation au sein du cycle primaire ! Véritable paradoxe… L'enseignant est un des premiers, sinon dans bien des cas le premier architecte à qui il incombe de dessiner des traits de l'avenir de l'enfant. Il/Elle l'instruit, l'éduque même, et le façonne pour en faire un être humain complet et un citoyen avec des valeurs. Il/Elle est le modèle même de son élève. Il/Elle est la référence de tout adulte qui se remémore les années passées en classe. En 2010, cette charte viendra remettre en question, voire ébranler l'image presque parfaite que l'on devrait avoir de l'enseignant. Presque parfaite en effet car il ne faut pas oublier que l'enseignant en tant qu'être humain a aussi ses faiblesses, amplifiées dans la société dans laquelle il évolue et où l'on a oublié de lui inculquer des valeurs parce que lui/elle aussi a dû apprendre ses leçons par cœur afin d'obtenir son diplôme d'éducateur. C'est peut-être pour cela que le dernier point de la charte est qu'il/elle doit être "a role model for pupils"…


Integrity Charter for Educators

- Demonstrate a self disciplined attitude at all times

- Adopt an appropriate dress code

* Refrain from making private use of school equipment and materials

* Use efficiently and effectively official working hours

* Respect children's rights

* Be fair and just in your decisions towards children

* Private tuition should not undermine fairness

* Abide by the "Code of Ethics for Public Officers" with special attention to "acceptance of gifts"

* be a role model for pupils


Monde du travail

Les employés de New Security Guards sans salaire depuis deux mois

La colère gronde au sein de la compagnie New Security Guards. Depuis deux mois, les employés de cette entreprise de sécurité et de gardiennage en contrat avec plusieurs services gouvernementaux et corps para-étatiques sont sans salaire. Dans leur tentative de faire intervenir le ministère du Travail et des Relations industrielles, ils ont découvert que la compagnie avait été mis sous administration judiciaire le 14 septembre. "Quand nu fin arriv ministère travail, nu fine apprend qui éna ene l'ordre pour met compagnie sous receivership depuis le 14 septembre. Azordi, samedi, fine remet nu ene cheque ki nu pou kapav touché le 16 octobre", témoigne un des vigiles travaillant pour le compte de cette entreprise.

Cette société de sécurité opère dans le domaine depuis près de cinq ans. A ce jour, elle emploie 450 personnes au total. Cependant, elle a été mise sous "receivership" en raison des dettes. La compagnie aurait une ardoise de plus de Rs 7 millions auprès de ses créanciers. "Compagnie là énan gros gros contrats ar gouverneman. Li pas kapav dire ki pa énan l'argent. De plus, nous travaillons pour des organisations importantes où les services de sécurité sont une nécessité. Nu ape koz bann institutions kouma Mauritius Telecom, CWA... ", soulignent des travailleurs.

Les choses ont en effet commencé à se gâter hier lorsque ce groupe de travailleurs s'est rendu au ministère du Travail et des Relations industrielles, à Port-Louis. "Ene inspecteur fine prend nu doléance parce ki deux mois nu pa pé gagne salaire", indique un vigile. Certains travailleurs auraient également menacé de quitter leur poste s'ils ne recevaient pas leur dû. "Nu énan fami pu nouri nu. Pas kapav continué resté dans sa situation là. Nu fine accepté pu travail jusqu'à Rs 150 par lanuit. Zot bizin kapav payé avec bann contrat ki fine gagné partout ar gouvernement. Kan nu réclame largent, zot dir nu énan ministre dans nu lamain. Pas pou kapav faire nanien", avancent-ils.

Ces travailleurs n'auront pas été au bout de leurs peines. Hier, ils ont reçu leur chèque. "Kan nu fine menacé pu quitte nu poste, nu fine donne nu nu cheque. Mais c'est le 16 octobre qui pou kapav touche nu l'argent. Nu espéré ki bann l'autorité pu réagir. Nu demande ki nu droits respecté et qui nous gagne nu salaire pour travail ki nu fine faire", affirment-ils.


Dans le sillage de l'interdiction d'opérer pesant sur KFC

Une lettre anonyme contenant de graves allégations aurait tout déclenché

L'opération de contrôle déclenchée par les inspecteurs du ministère de la Santé sur la chaîne de restaurants Kentucky Fried Chicken (KFC) ne relèverait pas d'un simple contrôle de routine. C'est une lettre anonyme dénoncant certaines pratiques de cette entreprise de fast-food qui aurait poussé ces derniers à faire une première descente dans un des restaurants de Port-Louis, avant de s'intéresser aux autres points portant la même enseigne à travers l'île. La direction de KFC, selon cette lettre, aurait ignoré les règles sanitaires dans le but de réduire ses coûts d'opération. Une allégation qui est, toutefois, démentie par les employés, actuellement en chômage technique. Ils parlent de coup monté. Et crient à la manipulation. Mais, du côté des associations œuvrant pour la protection des consommateurs, dont l'ICP, plusieurs enseignes de fast-food connues ont déjà été épinglées dans le passé. Mais dans la discrétion, dit-il.

"Il n'y avait pas eu autant de publicité lorsque ces restaurants avaient été épinglés en 1998/99. KFC était parmi ces restaurants. Je me rappelle même que dans un des cas, les rats avaient mis bas dans une pièce où les aliments et les épices étaient stockés", confie le coordonnateur de l'Institut pour la protection des consommateurs (ICP). Ce qui le pousse à avancer que cette affaire, après l'épisode d'Innodis, est une de trop. "Cela éveille les soupçons. Comme l'enquête se poursuit, les consommateurs sont convaincus que cela pourrait n'être que la pointe de l'iceberg", déclare-t-il.

Ce dernier va plus loin dans sa réflexion en soutenant que la démarches des autorités d'amender de fond en comble le Food Act ne suffit pas pour garantir la sécurité alimentaire. "Bien que le ministère de la Santé a tenté d'étouffer les protestations du public en annonçant des modifications à la Loi sur les aliments, les organisations de consommateurs ont souligné le fait que ceci est le résultat de la dispersion des responsabilités et manque de coordination entre les autorités compétentes. Le système de sécurité de contrôle alimentaire avaient des défauts et, conscients de cela, certains ont réussi à exploiter ces failles", souligne le porte-parole de l'ICP.

Pour l'ICP, la mise en place d'une agence de coordination nationale pour la sécurité almimentaire et de contamination des aliments pourrait être la solution. Il déplore l'absence d'une telle organisation dans les amendements proposés au Food Act. "ICP est convaincu que le ministère de la Protection des consommateurs devrait jouer un rôle de diriger et de coordonner son action avec le ministère de la Santé et le ministère de l'Agro-industrie. Les consommateurs, eux, devraient utiliser leurs droits de manière plus affirmée. Ils ont le droit de choisir, d'utiliser leur pouvoir d'achat et de refuser d'acheter des produits douteux", soutient-il.

Pour Jayen Chellum, secrétaire de l'Association des consommateurs de l'île Maurice, le pays assiste à une crise au niveau de la sécurité alimentaire. Il rejoint l'idée de l'ICP quand il dit que les services des différentes autorités sont éparpillés et qu'il faudrait une meilleure coordination et la mise en place d'une instance capable de veiller au respect des normes sanitaires dans ce secteur.

C'est pour dire que la descente des inspecteurs du ministère de la Santé dans un des restaurants de KFC à Port-Louis la semaine dernière ne relevait pas d'un simple contrôle de routine. C'est une lettre anonyme qui leur aurait mis la puce à l'oreille. Cette lettre adressée aux associations des consommateurs, aux autorités sanitaires, à FAIL ainsi qu'à une partie de la presse écrite et parlée fait état de certaines pratiques allant à l'encontre des dispositions du Food Act. L'auteur de la lettre fournit plusieurs éléments et détails susceptibles d'enfreidre les règles sanitaires et d'hygiène. Même si l'enquête se poursuit, les inspecteurs sanitaires auraient relevé certaines pratiques douteuses dans les restaurants KFC.

En attendant les conclusions de l'enquête et la riposte de la direction de KFC, les employés de la chaîne de fast-food, qui sont plus de 300, ne cachent pas leur inquiétude par rapport à leur emploi. D'abord, ils dénoncent ceux qui, disent-ils, veulent jeter le discrédit sur leur entreprise, puis ils affirment que c'est le résultat d'un coup monté, d'une campagne de dénigrement. "Ce qui s'est passé est tout simplement scandaleux. A la télévision, à la radio et dans la presse, on raconte toutes sortes d'histoires…", écrit un des employés dans une lettre. D'autres employés se préoccupent plus pour leur emploi. "Personne ne semble se soucier que derrière cette histoire, se joue un drame humain. C'est notre gagne-pain qui est visé!", s'inquiètent-ils.


Négligence médicale alléguée

Les parents d'un bébé de 7 mois consignent une déposition contre le dispensaire d'Albion

Bianca Frivet, jeune mère de 19 ans, est tombée des nues quand le personnel médical de l'hôpital de Moka, lui a appris qu'il a fallu de très peu pour que sa fillette perde l'usage de ses yeux. Pour cause des gouttes-prescrites par le dispensaire d'Albion- expirées avaient été administrées au bébé, âgé de 7 mois, sur une durée de trois jours. C'est dimanche dernier que l'enfant est auscultée à l'hôpital de Moka. Son père, Mitchwell et sa mère l'y conduit après avoir constaté que l'état de ses yeux avait empiré malgré une précédente consultation au dispensaire de leur localité. "Quelques jours auparavant les yeux d'Anthea avaient commencé à rougir. Cela, visiblement, l'incommodait et nous pensions qu'elle avait contracté la conjonctivite. Nous l'avions donc emmenée au dispensaire d'Albion. Elle a été examinée et à la pharmacie du dispensaire, on nous a remis des gouttes. D'ailleurs, au dispensaire, personne ne nous a dit de quoi Anthea souffrait précisément", explique le père du bébé. Ce dernier, concède que, dans l'empressement de soulager leur enfant, ni lui et ni son épouse, ne se sont attardés sur l'étiquette du flacon qui leur a été remis. "Nous lui avons administré les gouttes prescrites pendant au moins trois jours, jusqu'au moment où nous avions remarqué que notre bébé ne guérissait pas. Ses yeux gonflaient et restaient collés. Dimanche dernier, nous prenons la décision de la conduire à l'hôpital de Moka. C'est là-bas qu'on nous apprend que les gouttes avait expiré. On nous a montré l'étiquette sur laquelle le mois de péremption était inscrit, notamment août 2009", explique encore le père d'Anthea. A l'hôpital, le bébé reçoit des soins et de nouvelles gouttes. "Mais nous avions été surpris et étions sous le choc quand on nous a dit qu'elle était sur le point de perdre ses yeux!" ajoute-t-il. Lundi dernier, les proches de l'enfant ont consigné une déposition à la police d'Albion. Celle-ci ayant réquisitionné le flacon remis par le dispensaire, a averti le ministère de la Santé. Suite à la déposition faite pour négligence, le ministère de la Santé a initié une enquête et réunira bientôt les parties concernées dans le cadre de celle-ci.


A l'initiative du HRDC

Les villes-soeurs au rythme du 24/7 les 30 et 31 octobre prochains

Après Port-Louis, c'est Beau-Bassin/Rose-Hill qui s'apprête à vivre la campagne 24/7 du Human Resource Development Council (HRDC). Les villes-soeurs connaîtront, en effet, des animations en soirée jusqu'aux alentours de minuit les vendredi 30 et samedi 31 octobre prochains. Au programme : "late night shopping", animations musicales, food festival, entre autres. Ces activités sont organisées dans le cadre de la campagne de sensibilisation du HRDC en vue d'une économie active 24 heures sur 24. Pour ces deux nuits d'animation, le conseil a sollicité la collaboration de la mairie, de l'association des commerçants, de la Mauritius Society of Authors (MASA), de la force policière et des opérateurs de transport en commun.

Trois principaux podiums seront aménagés à Place des taxis, Beau-Bassin, Place Margéot, Rose-Hill et dans la cour du Plaza. Les organisateurs promettent des prix cassés sur les produits qui seront en vente dans les commerces des villes-soeurs durant ces deux soirées. Entre autres activités prévues figurent des ventes de tableaux, un coin d'animation pour les enfants, des ventes de livres ainsi que des jeux d'antan.


CPE, J-8

Préparatifs sans anicroches, assure le MES

Les épreuves du Certificate of Primary Education débutent dans un peu plus d'une semaine, soit le mardi 20 prochain. Cette année, le nombre de candidats sera moins élevé qu'en 2008. 26, 211 candidats (school candidates et privés) de la République avaient, alors, pris part aux examens. Il faudra en compter environ 1 600 de moins aux prochaines épreuves. Malgré les récentes inquiétudes et pressions exercées pour le report des examens, qui ont surgi durant l'épidémie de la grippe A, les préparatifs des épreuves n'ont accusé aucun retard. "Tout se passe bien!", à tous les niveaux, rassure Lucien Finette, directeur du Mauritius Examination Syndicate. Le MES dit-il, commence déjà à s'organiser pour l'exercice de la correction et le paiement des surveillants. Les centres de correction cette année sont: E. Rochecouste GS (Anglais), Louis Nellan GS (Français), N. Saddul GS (Mathématiques), Terre Rouge SSS (Hist.Géo/Sciences), Remy Ollier A et B GS (LO/Arabe). Dès le lundi 26 octobre, les copies seront acheminées sous escorte policière dans les centres de corrections. Les copies seront corrigées dans la première semaine de novembre. Actuellement les questionnaires (environ 200 000 copies) sont-comme chaque année- placées dans une chambre forte, sécurisée et sous haute surveillance au MES. Lucien Finette explique que des dispositions ont été prises pour permettre à 15 détenus de prendre part aux examens du CPE, à la prison de Richelieu. 150 candidats, dont un non-voyant, bénéficieront aussi de "conditions spéciales" pendant la tenue des épreuves. Un school candidate du Sud, malade participera aux examens chez lui. Jusqu'ici le MES n'a enregistré qu'un seul cas du genre. Si à ce stade tout se déroule normalement dans les préparatifs des examens, toutefois Lucien Finette tient à faire ressortir que le MES a sollicité la compréhension et participation des parents de candidats pour prévenir tout acte de violence pendant la tenue des examens. En effet, le MES a envoyé une circulaire aux concernés pour qu'ils sensibilisent leurs enfants sur la question et réduire ainsi le nombre de conflit et de violence verbale ou physique durant les épreuves.

De son côté le président, Vinod Seegum, de la Government Teachers' Union, se dit satisfait de la collaboration et communication entre son syndicat et le MES pour la sélection (basée sur l'ancienneté) des surveillants.

Pour sa part, Haniff Peerun, président de la Government Urdu Teachers' Union, estime que le ministère de l'Education devrait songer à introduire un service de soutien psychologique aux parents et élèves durant la période précédant les examens de fin de cycle du primaire. Haniff Peerun déplore aussi la présence policière, dans les écoles durant les examens, intimidant les enfants dont les parents, dit-il, devraient être autorisés à les accompagner dans l'enceinte des établissements. Ce dernier demande aussi au ministère de revoir les centres pour les candidats privés. Ces centres, selon lui, ne sont pas appropriés pour accueillir de telles épreuves.


Situation des travailleurs bangladais

Une délégation ministérielle bangladaise à Maurice le week-end prochain

Le flou entourant la décision du gouvernement de faire partir tous les travailleurs bangladais du pays devrait être au centre des discussions entre les représentants de l'État et une délégation du Bangladesh, dirigée par le ministre des Affaires étrangères dudit pays, qui sera à Maurice entre le 18 et le 20 octobre.

La situation des travailleurs bangladais, menacés d'être déportés par leurs employeurs, sans compensation, fait du bruit de l'autre côté de l'océan Indien. La presse locale et internationale a évoqué la décision du gouvernement mauricien d'inviter toutes les entreprises du privé à ne pas renouveler le permis de leurs expatriés. Du côté du département de l'Emploi, aucun renouvellement ou octroi de permis n'est autorisé. Jusqu'ici, le gouvernement n'a donné aucune raison pour expliquer sa décision, alors que les femmes originaires du Bangladesh ne sont pas concernées par cette décision.

Depuis ces derniers mois, plus d'une centaine de travailleurs ont été expulsés chez eux. Certains sont rentrés dans leur pays avec une compensation équivalant à un mois de salaire et d'autres n'ont obtenu aucune indemnité. L'homme de loi Me Reza Uteem a, pour sa part, demandé à la Commission nationale des droits de l'Homme (NHRC) d'enquêter sur le traitement réservé à ces travailleurs, en vertu des conventions ratifiées par Maurice quant aux droits de l'Homme et aux droits des travailleurs.


Cours d'ACE

La MHTA réclame une meilleure coordination entre l'Education et la MIE

Le syndicat des maîtres d'école a attiré l'attention du ministère de l'Education sur le fait qu'à la veille des examens du Certificate of Primary Education, des enseignants sont toujours contraints de suivre des cours de ACE et de quitter leur lieu de travail plus tôt que d'habitude. Dans une lettre que la Mauritius Head Teachers' Association a adressé au ministère de l'Edcuation, celle-ci lui demande d'assurer une meilleure coordination avec la Mauritius Institute of Education, laquelle dispense les cours aux enseignants. Pourtant, rappelle le syndicat, ce point avait été déjà soulevé en juillet dernier lors d'une rencontre entre lui et les autorités de l'Education. Mais depuis, aucune mesure n'a été prise. "We pointed out that there should be coordination between the MIE and the Ministry regarding the running of courses as there is much disruption when teachers leave school to follow courses and especially when the MIE runs courses during the last two weeks of the term", écrit le président, Jaganarden Sunnassee, du syndicat.


Chambre de Commerce et d'Industrie

Renforcer la communication à travers la plate-forme électronique

La Chambre de Commerce et d'Industrie de Maurice (CCIM) revoit sa stratégie d'échanges pour la communauté des affaires. Estimant que cette fonction est impossible sans la technologie de l'information, la CCIM revalorise son site Internet tant au niveau esthétique que fonctionnel. Ainsi, le site Internet de la CCIM a été entièrement relooké : nouveau design, nouvelles rubriques avec un contenu réactualisé et étoffé. Dans la foulée, la première édition du Membership Directory a été présentée.

"Nul ne contestera le fait que le monde est entré aujourd'hui de plain-pied dans l'ère de l'information. Le développement tous azimuts de la technologie numérique ne fait que renforcer et multiplier les opportunités de communication. Que ce soit dans la vie sociale, éducative, la gestion des affaires publiques ou le monde des entreprises, l'accès instantané à l'information est devenu une condition de réussite sine qua non. Car, c'est grâce à cet outil qu'un individu ou une collectivité peut agir et réagir de manière efficiente", dit le président de la CCIM, Kiran Juwaheer, lors de son allocution. Pour lui, depuis quelques années déjà, la CCIM a perçu la nécessité d'une plate-forme d'information électronique à l'usage des membres, de la communauté des affaires, du grand public et de toute autre partie prenante. Ainsi, fait-il ressortir, le site internet a vu le jour en 1998 et, petit à petit, a gagné en popularité au point d'attirer aujourd'hui 25,000 visites par mois. "Pour s'adapter aux nouveaux besoins de nos membres ainsi que pour saisir les dernières opportunités de la technologie Internet, il était essentiel pour la CCIM de revaloriser le site tant au niveau esthétique que fonctionnel", avance Kiran Juwaheer.

Après plusieurs mois de préparation et d'engagement, le site Internet de la CCIM a été entièrement relooké : nouveau design, nouvelles rubriques avec un contenu réactualisé et étoffé. Selon Kiran Juwaheer, la navigation est plus ergonomique, une fenêtre vidéo sur laquelle seront diffusés des documents relatifs aux activités de la Chambre et de ses membres. Le nouveau site fait aussi place à un Members' Area qui, moyennant une session autorisée, donne un accès exclusif à certaines informations.

En ce qui concerne le contenu, le site de la Chambre s'articule autour des principales rubriques d'information comme suit : statistiques douanières, cadre réglementaire, profils sectoriels, opportunités d'affaires, répertoire des entreprises membres ; répertoire de partenaires locaux, régionaux et internationaux associés au développement du commerce ; base de données statistiques recensant les données de production, importation et exportation ainsi que les liens utiles ; enfin, toutes les informations utiles à un opérateur ou à celui qui veut se lancer dans les affaires.

"Bien entendu , comme tout site Internet digne de ce nom, notre plate-forme ne peut rester statique. D'autres innovations viendront au fur et à mesure se greffer au contenu existant. C'est ainsi que nos membres auront la possibilité très bientôt d'annoncer leurs messages corporate à travers des bannières publicitaires", assure Kiran Juwaheer. En sus de l'Internet, la CCIM dispose de nombreux outils offrant l'accès à l'information.

Le premier annuaire 2009/2010 contient l'avant-propos du président de la Chambre, une présentation de la Chambre et de ses activités, de même que quelques mots sur l'économie du pays. 350 produits et services sont repertoriés sous ce secteur.


Tout en perdant deux places au classement du PNUD

Maurice demeure un pays à développement humain élevé

Bien que perdant deux places au classement, Maurice demeure un pays à développement humain élevé selon le dernier rapport publié par le Programme des Nations Unies Pour le Développement (PNUD). Classé 79e à l'Indice de Développement Humain (IDH) 2006 du PNUD, notre pays se retrouve à la 81e place au classement 2007, le dernier en date.

Selon le Rapport Mondial sur le Développement Humain 2009, c'est la Norvège qui arrive en tête du classement dans la catégorie des pays à développement humain très élevé. A l'autre extrémité du tableau, le Niger ferme le cortège à la 182e place dans la catégorie des pays à développement humain faible.

Outre la Norvège (1ère), au nombre des autres pays à développement humain très élevé, selon le PNUD, figurent l'Australie (2e), le Canada (4e), la France (8e), le Japon (10e), les Etats-Unis (13e), le Royaume Uni (21e), Israël (27e) et le Koweit (31e).

Dans la catégorie des pays à développement humain élevé où Maurice se classe à la 81e place, c'est Bahreïn (39e) qui arrive en tête du peloton. Parmi les autres pays qui figurent dans cette catégorie se retrouvent la Pologne (41e), la Libye (55e), les Seychelles (57e), l'Arabie Saoudite (59e), la Malaisie (66e), la Russie (71e) et le Brésil (75e).

L'Indice du Développement Humain (IDH) du PNUD évalue globalement les accomplissements d'un pays donné dans divers domaines du développement humain. Ceux-ci comprennent, notamment, les dépenses publiques de santé et d'éducation, le niveau d'instruction, le taux de mortalité infantile, l'espérance de vie de la population, la mesure de l'inégalité entre les riches et les pauvres, les indices relatifs au taux de croissance, les tendances démographiques, la perception des femmes, notamment, leur représentativité parlementaire et socio-professionnelles, entre autres.


Éducation tertiaire

La Middlesex University s'installe à Maurice

La Middlesex University, comptant un total de 25 000 étudiants sur les campus de Londres et de Dubai, s'installe à Maurice. Cet établissement britannique, qui a reçu en 1992, la sanction royale au titre d'université, après avoir été reconnue pendant plus d'une centaine d'années au titre de College, ouvrira une branche locale chez nous l'année prochaine. Dans un premier temps, l'institution anglaise accueillera une centaine d'étudiants pour des cours pre-undergraduate, undergraduate et postgraduate en Management et informatique. La Tertiary Education Commission (TEC) a déjà donné le feu vert pour la tenue de ces cours, dont le niveau d'enseignement au sein du campus mauricien sera le même qu'à la Middlesex University de Londres. Basés à Bonne-Terre, Vacoas sur une superficie de 7000 m2, les locaux de la branche locale de Middlesex University comporteront des suites informatiques spécialisées, une cafétéria, un restaurant et offriront également des possibilités de logement aux étudiants. Les critères minimum requis pour l'admission sont : cinq Ordinary level (GSCE grade C), comprenant l'anglais et les mathématiques ainsi que deux Advance Levels. Outre les Mauriciens, les étudiants issus des pays de l'océan Indien, notamment de l'Afrique australe et de l'Inde, seront privilégiés concernant l'admission. Les frais universitaires s'élèveront à quelque Rs 200 000. D'ici cinq ans, l'établissement compte introduire une dizaine de nouveaux cours en Télécommunication, Hospitality Management, Éducation, Social Science


10 ème édition du MCYL Outstanding Volunteer Award

Honneur aux volontaires et travailleurs sociaux de Maurice

Célébrée chaque décembre, la Journée Internationale des Volontaires rend hommage aux volontaires et travailleurs sociaux du monde entier dans le but d'encourager un plus grand nombre de personnes à se tourner vers le volontariat et les activités humanitaires. Dans cette optique, le Mauritius Council of Youth Leaders (MCYL), organise chaque année, une compétition pour distinguer les meilleurs volontaires dans diverses branches et le palme n'est décerné qu'une seule fois sous l'épithète "Life Time Achievement Award". Un poster intitulé : "Volunteers - A Gift to the Community", a également été lancé.

Exclusivement destinée aux Mauriciens, la compétiton vise quatre catégories de participants de diverses secteurs du social comme suivent :

-Le MCYL Outstanding Volunteer Award (pour les individuels)

-Le MCYL Outstanding Volunteer Award (pour les ONGs / Clubs)

-Le MCYL Young Volunteer Award (pour les jeunes entre 15 et 30 ans)

-Le MCYL Golden Age Volunteer Award (pour les personnes du troisième âge)

Un comité de sélection a été institué pour recevoir les entrées. Les personnes et ONGs / Clubs qui désirent participer à la compétition doivent remplir les formulaires qui sont disponibles au Mauritius Council of Social Service (MACOSS), le NGO Trust Fund ou au secrétariat du MCYL. Les candidats seront interviewés de 9 h à 16 h, le mercredi 11 et jeudi 12 novembre 2009, au siège de MACOSS. Les participants seront alors appellés à défendre leur projet devant un jury.

Pour marquer l'événement, un magazine souvenir sera lancé le samedi 5 décembre 2009 durant le "Award Ceremony" au Centre de Jeunesse de Pamplemousses. Un trophée et des cadeaux seront offerts aux différents gagnants du 10ème édition du MCYL Outstanding Volunteer Award 2009. Des certificats de participation seront remis à tous les participants indistinctement.

Vous êtes priés de faire parvenir les formulaires de participation / les projets au Secrétariat du MCYL, Major Lane Road, La Paix, Piton, au plus tard le samedi 31 octobre 2009. Pour plus de renseignements, veuillez appeller aux numéros suivants : 780 9509, 947 9243, 773 5720, 708 7072.


Informatique

Plusieurs comptes MSN, gmail et AOL piratés

Utilisateurs d'adresses emails sur hotmail, gmail, AOL et MSN Messenger, attention. La vigilance doit être de mise. Durant la dernière semaine, des informations disponibles, notamment en provenance d'Europe, font état de milliers de comptes d'utilisateurs qui ont été piratés. Selon la BBC, au moins 30,000 victimes ont été recensés uniquement en Grande-Bretagne. D'après les renseignements disponibles, les pirates ont utilisé la technique du phishing afin de leurrer ces utilisateurs. Ces utilisateurs ont été, dans un premier temps, attirés vers un site où il leur a été demandé d'inscrire leur log-in name ainsi que leur mot de passe. C'est ainsi que les pirates ont pu obtenir le mot de passe de leurs victimes et utiliser ces comptes à leur guise.

Selon un porte-parole de Microsoft, cité par la BBC, une enquête a été ouverte afin de déterminer l'impact du piratage sur les utilisateurs de MSN Messenger, Windows Live et Hotmail. Du côté de Google, ce serait moins d'un millier des utilisateurs de gmail qui ont été affectés.

Il est fortement recommandé aux utilisateurs de tels comptes de n'entrer sous aucun prétexte les détails de leur compte email aucune part, notamment le mot de passe. Il est aussi conseillé aux utilisateurs d'adresses email en général de changer régulièrement le mot de passe de leur compte, ainsi que les Security Questions afin de ne pas tomber dans le piège des pirates. La même recommandation est aussi de mise pour Facebook, dont les informations qui y sont contenues demeurent l'objet de bien des convoitises de la part des Hackers. Pour cause: la banque de données que représente Facebook est considérée comme étant largement plus importante que celle de la Central Intelligence Agency (CIA), à titre d'exemple.

Le site officiel de Microsoft reçoit toujours, du reste, de nombreuses questions de la part d'utilisateurs en ce qu'il s'agit de la manière de s'y prendre - pour les victimes - afin de récuperer leur adresse piratée. Une mission qui s'avère difficile et non sans risques.


CITE LUMIÈRE

LA NEF réagit…

La NEF souhaite exposer aux lecteurs les faits suivants, suite à l'article paru dans l'édition du 4 octobre concernant le projet de relogement de familles en difficulté à Cité Lumière et le désaccord entre la NEF et l'ONG Fraternité de Grand Baie sur ce projet :

Avril 2008

La NEF est sollicitée par l'ONG Fraternité de Grand-Baie (FDGB) dans le cadre du projet de reloger des familles en situation de grande précarité à Cité Lumière (à Sottise).

Juillet 2008

Un accord est trouvé sur le projet et un budget total de Rs 20 millions est approuvé.

20 février 2009

Trois quotations sont reçues suite à un appel d'offres sélectif lancé par FDGB. Leur examen par des représentants de FDGB et de la MHC (Mauritius Housing Company) révèle que ces quotations sont insatisfaisantes, car non détaillées et trop coûteuses. La MHC bénéficie d'un rôle consultatif dans ce projet, confié par la NEF sur la base de son expérience en matière de construction et de logement.

La MHC recommande alors à FDGB de se tourner vers le Comité Cité-Lumière (composé de membres de la NEF, de la MHC et de FDGB). Au lieu de cela, sans consulter ses partenaires, M. Narainen adresse une lettre (non datée) d'attribution du marché à l'un des trois contracteurs.

29 avril 2009

Le comité Cité-Lumière revient sur cette initiative, en présence de M. Narainen, et conclut que FDGB devra annuler cette lettre d'attribution de marché auprès du contracteur. Décision que FDGB n'a jamais appliquée. Le même jour, le comité confie à FDGB la tâche de relancer un appel d'offres sélectif à sept entreprises, sur la base de documents rédigés par la MHC suivant les normes techniques utilisées dans la profession.

9 mai 2009

FDGB adresse cet appel d'offres à 3 entreprises au lieu de 7.

18 mai 2009

Les 3 quotations reçues sont à nouveau irrecevables : 2 des 3 contractants n'ont pas soumis la caution bancaire requise, tandis que le 3e a répondu de façon incomplète.

8 juin 2009

Le Comité Cité-Lumière décide de lancer un appel d'offre public et en informe FDGB par écrit le même jour.

13 juillet 2009

La NEF est prête à publier ce 3e appel d'offre mais reste dans l'attente préalable de documents indispensables de la part de FDGB.

20 juillet 2009

Lors d'une réunion du Comité Cité-Lumière, M. Narainen affirme qu'il va soumettre les documents manquants et est informé de la publication prochaine d'un appel d'offres public.

3 août 2009

L'appel d'offres finalement publié est ainsi formulé : " The National Empowerment Foundation (NEF) invites bids from eligible and qualified bidders for the construction of 31 individual houses at Sottise, Grand Baie, for the Cité Lumière Relocation Trust." À juste titre et sans aucune usurpation d'identité puisque ce dernier a été constitué, à la demande de la NEF, pour encadrer les bénéficiaires et gérer les logements par la suite.

2 octobre 2009

Suite aux nombreuses propositions reçues, le Comité Cité-Lumière recommande au Board de la NEF l'attribution du marché à l'un des contracteurs.

9 octobre 2009

Le Board de la NEF s'est réuni. Le contrat sera alloué au cours de la semaine prochaine.

La NEF compte toujours sur l'engagement de FDGB pour encadrer et apporter son soutien aux familles concernées afin qu'elles parviennent à se réinsérer progressivement dans la société. La NEF apportera son soutien financier et logistique au niveau de la construction des logements et des formations nécessaires pour la réinsertion de ces familles.


Pêche

Syndicat des Pêcheurs : "Nu pas le ki crevette de fond subir mem sort ki barbara"

Le Syndicat des Pêcheurs de Maurice (SPM) monte au créneau pour faire état des difficultés majeures auxquelles il fait face. "Gouvernma pann fer narnien pou nou. Preski cinq ans inn passé ek touzour pas narnien mem", se lamente le président Judex Ramphul. Les nombreuses lettres et pétitions adressées à l'intention du Premier ministre Navin Ramgoolam, dit-il, sont demeurées sans réponse. Même les solutions proposées dans leurs courriers sont demeurées vaines, dit-il. Pour le SPM, il est clair et net que la communauté des pêcheurs est livrée à elle-même. Le SPM reitère donc sa demande en ce qu'il s'agit d'un ministre de la Pêche à part entière.

Évoquant l'exploitation des barbaras à St Brandon, les pêcheurs rappellent le sort qu'a connu ce "filon". "Nu condann Fisheries Albion, peser ti trouvé ki sa lexploitation-la pas ti possib mais, selon zot rapport, li ti pou enn exploitation à long terme. Kinn arrivé aster? Nepli ena barbara acoz samen, zot inn ferme la peche-la mem pas un an apré", s'insurgent-ils. Pour eux, en raison de cette faille, les analyses des Fisheries d'Albion seront toujours mises en cause. D'ailleurs, disent-ils, ils ne font plus confiance à ces laborantins. Rappelant alors une licence octroyée à des étrangers pour l'exploitation des "crevettes de fond" à l'échelle industrielle, les pêcheurs craignent que ces crustacés ne subissent le même sort que les barbaras. Ces "crevettes de fond", disent-ils, vivent à 750 m de profondeur en haute mer et prennent presque quatre années à se reproduire. Ils estiment que si cette exploitation n'est pas bannie dans les plus brefs délais, la "crevette de fond" risque, elle aussi, de disparaître. Ils font appel aux autorités pour que des bateaux soient mis à la disposition des pêcheurs qui s'adonnent à la pêche artisanale, car, soutiennent-ils, la situation des pêcheurs connaîtra, dès lors, une amélioration.

Par ailleurs, le SPM souhaite que le Fisherman Investment Trust (FIT) - qui, selon les pêcheurs, détient 30% d'actions dans l'exploitation des barbaras - rende public son bilan financier. Le SPM s'interroge sur la marge de profit et veut connaître les bénéfices du FIT. "Premié campagne la peche St Brandon, ti ena trois tonnes barbaras ek so valer marchande ti Rs9M. Plisier campagnes inn fer kumsa. Kass-la coté?", s'interroge le secrétaire, Lallmamode Mohamedally.

Faisant référence aux bouées placées dans les eaux de Trou aux Biches, qui, rappelons-le, avaient été mises sans aucune consultation préalable avec les pêcheurs de la région - pour des causes de sécurité, avait-on avancé au ministère du Tourisme -, Judex Ramphul estime que c'est "developman enn seckter au detriman enn lot sekter". N'étant dotées d'aucune lampe pour éclairer les pêcheurs le soir, ces bouées représentaient, selon eux, un risque accru d'accidents. Les pêcheurs avaient alors enlevé de force quelques bouées. "Le développement touristique passe avant la communauté des pêcheurs", disent-ils avec tristesse.


Informatique

Traduction automatique hindi-punjabi

M. Vishal Goyal, maître de conférences à la faculté d'informatique de l'Université de Punjabi, Patiala, Inde, faisant son doctorat sous la direction du Dr Lehal Gurpreet Singh, professeur au même établissement universitaire, a développé un système de traduction automatique sur le Web qui traduit le hindi en punjabi.

Il est très facile de traduire n'importe quel site Web en punjabi, pour cela il suffit simplement de cliquer sur le bouton. En outre, il existe un mécanisme de l'envoi de l'e-mail en hindi. Si l'utilisateur désire envoyer le même e-mail en punjabi, cela peut aussi être fait après la traduction automatique par le logiciel à l'arrière-plan pendant l'envoi du mail.

La précision du système est d'environ 95%+.

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SCOUTISME 6e Jamboree Africain 2012

La Mauritius Scout Association, candidate à l'organisation

La Mauritius Scout Association (MSA), membre de la World Organization of the Scout Mouvement, a reçu, du 1er au 4 octobre dernier, la visite des délégués du Bureau Africain. Cette visite s'insère dans le cadre d'une évaluation en ce qui concerne la candidature de la MSA pour abriter le 6e Jamboree Africain en 2012. Ce Jamboree fait partie des festivités de la MSA pour marquer le célébrer le centenaire du Scoutisme à Maurice en 2012.

Winston Adams, directeur adjoint du Bureau Scout Africain, Jim Kastelic, directeur du Programme des Jeunes et Elzette Balgobin, Unit Manager de l'océan Indien, ont eu des sessions de travail avec des représentants de la MSA notamment le Chef Scout, Cyril Rose, le Commissaire général, Danielo Ramsamy, le président du Comité du Jamboree, Dominique Gracieux, le directeur du Jamboree, Enrico Ramsamy et la responsable du programme, Maita Madelon.

D'abord, les représentants du Bureau Africain, accompagnés des membres de la MSA, ont débuté leur programme par une visite au ministre par intérim de la Jeunesse et des Sports en l'occurrence Sylvio Tang (ndlr : le ministre de tutelle, Devanand Ritoo, était à Beyrouth pour les 6es Jeux de la Francophonie).

Cette rencontre ministérielle aura été une étape déterminante pour la suite dans la mesure où le Bureau Africain doit avoir l'assurance que l'état d'un pays candidat autorise une telle organisation sur son sol et aussi apporte son soutien à l'événement. Ce Jamboree, rassemblement jeunes, entre 12 et 18 ans, devrait accueillir environ 2000 scouts garçons et filles.

Le ministre Sylvio Tang a indiqué à ses invités que les autorités mauriciennes sont prêtes à supporter ce grand rassemblement. " Il ne fait pas de doute. Le gouvernement mauricien va accorder toute son attention à ce Jamboree. Ce sera un honneur si la MSA obtient l'organisation ", a souligné Sylvio Tang.

Pour Winston Adams, à travers cette rencontre, la MSA a déjà démontré qu'elle entretient de bonnes relations avec le ministère de la Jeunesse et des Sports. " Ce sont ce genre de garanties et facilités que nous cherchons d'abord auprès de l'autorité gouvernementale d'un pays candidat. Je suis personnellement satisfait ", a souligné le représentant du Bureau Africain.

Les sessions de travail entre les représentants de la MSA et ceux du Bureau Africain ont été accentuées sur le site du camp (la plage publique de Belle-Mare), l'aspect sécuritaire et sanitaire, le programme des activités proposées, l'implication des jeunes, les ressources humaines et l'aspect financier. Maurice et le Burundi sont candidats au Jamboree Africain 2012. Le pays organisateur sera désigné à l'occasion de la conférence africaine du scoutisme prévue du 9 au 12 novembre prochain à Accra au Ghana.


A l'occasion de Eid

Navin Ramgoolam : "Que tombe le mur construit par Israël autour de Gaza"

Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, souhaite voir tomber le mur de la honte construit par Israël autour de Gaza en terre palestinienne. C'était mardi soir lors d'un diner organisé par le ministère de l'Education, des Arts et de la Culture au Taher Bagh, à Port-Louis lors du cadre de la célébration de la fête Eid.

Le PM a souligné qu'après la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989, son souhait le plus cher est la destruction du mur de la honte construit par Israël. Les membres de son gouvernement, a-t-il dit n'assistent plus aux célébrations organisées par le consul d'Israël à Maurice. Il trouve incohérente la position d'Israël qui se proclame partisan de la paix mais qui continue à occuper les terres qui ne lui appartiennent pas.

Le PM dit se souvenir encore de l'ambiance qui régnait à Plaine Verte à l'occasion de la fête Eid. L'Islam, selon lui, enseigne la tolérance, la soumission et l'ouverture vers les autres cultures. Il a salué la diversité culturelle qui existe à Maurice. Le Dr Rashid Beebeejaun, le VPM a mis l'accent sur l'harmonie sociale et a demandé à l'assistance de ne pas se laisser influencer par les mauvais esprits qui oeuvrent pour mettre en péril la paix sociale. Le Dr Farhad Aumeer, le chairperson de l'Islamic Cultural Centre Trust Fund Board a déclaré de son côté que durant le mois du ramadan, les Mauriciens de foi islamique ont fait preuve de générosité envers les démunis de la société et les handicapés.


Divali 2009

Maurice illuminée avec l'apport de la ville de Lyon

La Hindu House célèbre la fête du 11 au 17 octobre

Divali, fête de la lumière sera célébrée le samedi 17 octobre. La nuit se métamorphosera en une profusion de lumières dans laquelle se baignera les Mauriciens, toutes communautés confondues. Lampes en terre cuite et lampion éléctrique feront bon ménage dans les foyers. La Hindu House célèbre la fête du 11 au 17 octobre sur le thème, Protect our Environment.

Divali, cette année aura une ampleur plus nationale et internationale grâce à l'apport de la mairie de Lyon en matière de lumière festive. Ainsi avec l'aide de la ville de Lyon, qui est reconnue internationalement pour sa fête de lumière qui attire plus de 4 millions de visiteurs annuellement, l'île Maurice sera illuminée comme jamais auparavant avec rideaux de leds programmés, une utilisation d'une éclairage en double peau sur une façade, éclairage des bâtiments dont des arbres ainsi que des projections d'images géantes sont ainsi envisagés, selon la Mauritius Tourism Promotion Authority. Parmi les sites identifiés : l'hôtel de ville de Curepipe, la librairie Carnegie, l'église St-Thérèse, la salle des fêtes et le jardin de la municipalité de Curepipe, le jardin de la mairie de Quatre Bornes, la place d'Armes à Port-Louis ainsi que le bassin de Caudan.

Une équipe de la mairie de Lyon menée pour Jean François Zurawwik sera à Maurice entre le 12 et 19 octobre afin de mettre en place toute la logistique pour l'illumination des sites choisis. L'équipe française sera dirigée par Najat Vallaud-Belkacem, adjointe au main de Lyon. Le ministère du Tourisme, la MTPA ainsi que Events Mauritius et Discover Maurituis sont les principaux partenaires de prochain événement.

Les commandes affluent chez les fabricants des lampes en terre cuite malgré un manque de main d'oeuvre. Si les guirlandes électriques sont venus peu à peu les lampes de terre, le diya traditionnel est privilégié par les familles orthodoxes. Les confectionneurs des petits gâteaux sont également au four et au moulin pour honorer les commandes. Les mithais sont soigneusement placés dans des boîtes et se composent dans la plupart des cas de l'incontournable laddoos, des gulab jamuns, barfi et des mawas samoussas. Dans les foyers, on privilégie les gâteaux patates.

La lumière est divinisée non seulement pour chasser les ténèbres mais aussi pour l'énergie qu'elle réprésente. Divali rend hommage à la déesse Lakshmi, dispensatrice de richesse et de prospérité. Divali ou Deepavali (rangée de lumières) symbolise la victoire du bien sur le mal, de la connaissance sur l'ignorance.


A Bois Marchand, ce vendredi

Le Comité 17 Octobre rend hommage aux victimes de la pauvreté

C'est dans la région de Bois Marchand où œuvrent les organisations non-gouvernementales qu'il rassemble que le Comité 17 Octobre, commémorera la journée du refus de la misère, vendredi et samedi prochains. Cette journée qui est célébrée le 17 octobre, chaque année se veut être un moment de réflexion et de partage autour du refus de sombrer dans la pauvreté. Une série de lectures et de messages sera lue par des jeunes, enfants et adultes venant de différentes régions et exclus du progrès social à partir de 17 heures, vendredi prochain. Ce premier rassemblement aura lieu au centre paroissial de Bois Marchand. Le lendemain, le comité 17 Octobre et les participants se retrouveront au Port-Louis Waterfront à partir de 14 heures où d'autres messages seront lus devant la Mémoire en hommage aux victimes de la pauvreté.



s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 11 octobre 2009