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79e anniversaire de naissance de SGD
Le PM, le Dr Navin Ramgoolam: "La réunification
du PMSD est le plus beau cadeau fait à sir Gaëtan"
Depuis mercredi après-midi, une statue grandeur nature
de sir Gaëtan Duval trône dans la cour de l'Hôtel
de Ville de Beau-Bassin/Rose-Hill. C'est le Premier ministre,
le Dr Navin Ramgoolam, qui a procédé à son
dévoilement en présence, notamment, du vice-Premier
ministre et leader du PMSD réunifié, Xavier-Luc
Duval. L'érection de ce monument en mémoire du tribun
disparu s'inscrivait dans le cadre du 79e anniversaire de sa naissance.
Navin Ramgoolam justifie le choix de Rose-Hill pour l'érection
de cette statue grandeur nature de sir Gaëtan Duval en expliquant
que ce dernier est un enfant de la ville qui, dans le temps, était
un bastion du PMSD. Tout en rappelant que sir Gaëtan a, notamment,
été élu à Beau-Bassin, le leader du
Ptr dit espérer que cette circonscription vote, de nouveau,
pour le PMSD.
Le Premier ministre souligne qu'après avoir remporté
44% des suffrages de l'électorat en 1967, il n'était
pas difficile pour le PMSD sous SGD d'espérer atteindre
la barre des 50% lors des élections suivantes. "Or,
dit-il, après l'indépendance, sir Gaëtan a
préféré mettre l'intérêt du
pays avant son propre intérêt politique".
Pour le Dr Ramgoolam, cette décision a permis au pays de
ne pas sombrer dans la même "désolation si néfaste
à l'Afrique". "Sir Gaëtan Duval disait
qu'il ne voulait pas être le Premier ministre d'un cimetière",
explique Navin Ramgoolam. Selon lui, en tandem avec sir Seewoosagur
Ramgoolam, le leader du PMSD a jeté les bases du développement
économique de Maurice et de notre rayonnement sur la scène
internationale.
Evoquant la suite des événements après les
élections générales de 1991, le leader du
Ptr explique que si sir Gaëtan avait choisi de démissionner
de l'Assemblée nationale, ce n'était pas, comme
beacoup le pensent, pour faire de la place pour son fils, Xavier-Luc
mais en raison de "l'humiliation" dont il était
l'objet de la part de la majorité parlementaire de l'époque.
"SGD pas fait pour cette culture..."
"Il me confia, relate Navin Ramgoolam, qu'il n'avait jamais,
de sa carrière de parlementaire, entendu autant de quolibets
et qu'il n'était pas fait pour cette culture".
Le Premier ministre donne, ensuite, lecture d'une lettre que le
leader du PMSD lui avait adressée juste après sa
démission du parlement à cette époque et
dans laquelle sir Gaëtan exprime, notamment, son "dégoût"
pour la "vulgarité" et la "bassesse"
dont faisait preuve, selon lui, le pouvoir du jour.
Le Dr Ramgoolam confie encore que c'est sir Gaëtan qui lui
avait conseillé de ne pas sacrifier ses études de
Droit au moment où on menaçait de le faire perdre
son poste de leader de l'Opposition pour absence prolongée
de l'Assemblée nationale.
En 1996, révèle par ailleurs, Navin Ramgoolam, alors
que les choses n'allaient plus entre lui (Navin Ramgoolam) et
le MMM, il avait demandé au leader du PMSD qui envisageait
encore de démissionner de se tenir prêt. Mais, explique
le Premier ministre, une semaine plus tard, sir Gaëtan décédait.
"Si tel n'avait pas été le cas, assure le
Dr Ramgoolam, sir Gaëtan aurait été de nouveau
nommé vice-Premier ministre"
Tout cela dit, selon le leader du Ptr, le "plus beau cadeau"
que l'on pouvait faire au leader historique du PMSD en ce 79e
anniversaire de sa naissance c'est bien la réunification
de son ancien parti. "L'unification du PMSD, dit le Dr Ramgoolam,
est la chose la plus importante qui soit".
Notons que vendredi dernier, 9 octobre, date précise de
l'anniversaire de naissance de sir Gaëtan, les dirigeants
du PMSD réunifié ont déposé des gerbes
sur son tombeau au cimetière Saint Jean. Une messe en sa
mémoire devait être dite le même jour en l'église
paroissiale. Et ce dimanche matin à lieu à l'Ecole
hôtelière d'Ebène le congrès de réunification
de la famille bleue au cours duquel les dirigeants dont le leader,
Xavier-Luc Duval seront officiellement intronisés.
Les propos de Rama Valayden
Paul Bérenger: "Pé touffe l'enquête
la police dans sa zafer-là!"
"Pé touffe l'enquête la police dans sa zafer-là!"
C'est ce qu'a indiqué Paul Bérenger, hier, lors
de sa conférence de presse. Le leader de l'opposition et
du MMM est revenu sur les propos de Rama Valayden sur la brutalité
policière mais aussi sur ceux d'un de ses proches, Yousouf
Elahee, qui, le week-end dernier, avait déclaré
que "la police devra marcher sur des cadavres avant d'arrêter
Rama". Il déplore que, malgré ces propos
"irresponsables, incendiaires et séditieux",
le Premier ministre continue à "démissionner
devant ses responsabilités" et qu'il "n'ait
ni la capacité ni le courage d'agir".
Dans ses commentaires sur l'affaire Valayden, le leader de l'opposition
a observé que les jours passent et que "le Premier
ministre se confine dans un silence et une inaction coupables"
et ce, d'autant qu'en sus des propos "hautement séditieux"
de son Attorney General, il y a aussi eu ceux d'un de ses proches
(Yousouf Elahee) à l'effet que "la police devra
marcher sur des cadavres avant d'arrêter Rama"
(L'Hebdo du dimanche 4 octobre).
Juste après cela, souligne aussi Paul Bérenger,
Rama Valayden est lui-même venu dire que, dans son parti,
il y a des inconditionnels qui sont prêts à faire
n'importe quoi. Le message était très clair. Malgré
cela, "Navin Ramgoolam continue à démissionner
devant ses responsabilités".
Tout cela est d'autant plus inacceptable, dit-il, que la Cour
Suprême a, le 21 août 2008, statué que Rama
Valayden n'a pas le droit de se déclarer ministre des Droits
de l'Homme et, qu'en tant qu'un non-élu, il ne peut qu'être
un "Attorney General full stop!" Aussi, il a
dit considérer que tout ce qui s'est passé récemment
constitue un outrage à la Cour suprême.
Le leader de l'opposition et du MMM a aussi relevé que
si Xavier Duval a publiquement accordé son appui à
Rama Valayden, tout le monde, à part une poignée
de personnes du PMSD, a condamné les propos de l'Attorney
General.
"Faux pas diplomatique de Rama Sithanen"
Les récentes déclarations de Rama Sithanen sur le
traité de non-double imposition avec l'Inde ont ensuite
été commentées par Paul Bérenger qui,
soulignant ne pas le dire méchamment, a déploré
le langage du ministre vis-à-vis de l'Inde. Au lieu de
corriger, sans tarder, ses propos déjà "très
peu diplomatiques" et, "unfair" vis-à-vis
d'un pays de peuplement et avec lequel Maurice entretient des
relations privilégiées, le ministre des Finances
a été encore plus loin pour dire que l'Inde viole
la loi internationale.
C'est très grave, a-t-il observé, avant d'ajouter
que le ministre "en voulant possiblement bien faire, n'a
pas bien mesuré la portée de ses propos".
Aussi, il a demandé à Rama Sithanen mais aussi au
Pm Navin Ramgoolam de corriger ce "faux pas diplomatique"
dans le meilleur délai.
KFC: "Extrêmement louche lorsqu'on connaît
les précédents de Rajesh Jeetah!"
Évoquant ensuite le problème de Kentucky Fried Chicken,
Paul Bérenger a estimé que cette affaire risque,
elle aussi, de prendre une tournure diplomatique. "Toute
cette affaire est extrêmement louche, surtout lorsqu'on
se réfère aux précédents de Rajesh
Jeetah qui a poussé Desbro à la fermeture et qui
devait provoquer aussi celle des Moulins de la Concorde si
nou pa ti arrête li".
Il faut dire toute la vérité sur cette affaire,
a préconisé le leader de l'opposition, qui a dit
suivre cette affaire de très près. Il a aussi dit
savoir que les Américains sont très attentifs à
l'évolution de ce dossier. À l'heure des questions,
il a dit s'interroger sur la motivation de ceux qui ont trouvé
des prétextes pour épingler KFC alors même
qu'il y a des informations indiquant que des promoteurs projettent
de se lancer eux aussi dans des fast-food. Toutes les interrogations
sont permises lorsqu'on connaît les précédants
de Jeetah, a-t-il dit.
Soutien total aux marchands ambulants et aux camionneurs, a, par
ailleurs, affirmé le leader du MMM, qui a critiqué
la posture tant de la municipalité de Port-Louis que du
gouvernement qui consiste, d'une part, à tenter de dresser
la population contre les marchands, et, de l'autre, le public
voyageur contre les camionneurs
C'est inacceptable et dangereux d'autant qu'il y a des solutions
qui peuvent satisfaire toutes les parties concernées, a
soutenu le leader de l'opposition, qui n'a pas manqué de
rappeler qu'il y avait eu le projet de Hawkers Palace, déjà
mis en chantier par l'ancien gouvernement que l'actuel a annulé
par "fanatisme politque". Le projet, a-t-il rappelé,
a été converti en hypermarché. "Bondié
koné ki cash ine marché ladans comme toujours!"
Marchands ambulants et camionneurs: style de gestion décrié
II a aussi déploré que la municipalité de
Port-Louis n'ait pas achevé à temps, contrairement
à ce qui a été promis aux marchands, les
installations au Pont de Paris où ils devaient être
relogés. Il a déclaré que Reza Uteem a eu
la responsabilité de suivre ce dossier pour le MMM et qu'il
tient son parti au courant des derniers développements.
Paul Bérenger a profité pour fustiger le style de
gestion "après la mort la tisane et de décisions
dans la panique" du gouvernement dans l'affaire des camionneurs,
et ce, sans consultations avec les principaux concernés.
Ce refus de dialogue est inacceptable et il y a, ajoute-t-il,
des solutions pour réduire le nombre d'accidents.
Le leader de l'opposition a, par ailleurs, confirmé que
la préparation de la liste de candidats de son parti en
vue des prochaines élections générales est
mise en suspens d'autant que, dans quelques jours, le rapport
de la Electoral Boundaries Commission sur le redécoupage
électoral sera déposé sur la table de l'Assemblée
Nationale.
Cela dit, Paul Bérenger a annoncé que les consultations
en vue du choix des candidats continuent et devraient s'accélérer
à la lumière de ce rapport sur les délimitations
des circonscriptions.
Répondant à une question de la presse sur la situation
à Curepipe après la défection de Kumar Ramdin,
le leader du MMM a estimé que le démissionnaire
a montré "son vrai visage". Il a relevé
que celui qui avait une première fois démissionné
pour rejoindre le PTr et qui fut pardonné par le MMM a,
cette fois, assisté au congrès marquant les 40 ans
du MMM samedi, a quitté le MMM lundi pour se retrouver
au PMSD mardi. "Comparé à Kumar Ramdin,
Maurice Allet enn ange!", a-t-il commenté, ironique,
ajoutant "ce qui se ressemble s'assemble".
Renchérissant, Steve Obeegadoo, qui évolue au niveau
du comité régional de Curepipe, a dit que "c'est
déjà du passé" et il a évoqué
une réunion très réussie tenue mardi dans
la circonscription et qui a témoigné du retour de
ces nombreux militants partis en raison des agissements de Kumar
Ramdin. "Il y a aujourd'hui un climat formidable à
Curepipe", a déclaré le secrétaire
général du MMM.
Quant à la déclaration de Xavier Duval sur le MMM
qu'il a accusé d'avoir voulu prendre le pouvoir sans passer
par les élections, Paul Bérenger a dit que c'est
évident qu'il ne "connaît rien à l'histoire
de Maurice".
ll a jouté que son parti était, à ses débuts,
révolutionnaire et totalement idéaliste, qu'il pensait
que les élections étaient polluées par l'argent
et le communalisme mais que, très peu de temps après
sa naissance, le parti a bien participé à l'élection
partielle au No 5, qu'il a gagnée. Le leader du MMM a dit
que le MMM a évolué depuis et qu'il a pleinement
participé aux élections de générales
de 76.
Pas "interessé du tout" par la "béquille"
Invité à réagir à la déclaration
de Pravind Jugnauth sur le fait que son parti ne sera pas une
"béquille" dans une éventuelle
alliance, il a répondu que "li dire sa ki le envi,
sa pas interesse moi du tout!" S'agissant d'une information
relayée par une radio privée annonçant le
retour d'Ashok Jugnauth au MSM, il a dit que c'est le principal
concerné, qui se trouve en Grande Bretagne, qui l'a appelé
pour lui faire part de cette fausseté.
Cela dit, Paul Bérenger a confié que ce n'est pas
ce genre d'informations qu'on peut prendre à la légère
qui le préoccupent, mais le rôle des radios privées
dans le maintien de l'harmonie entre les communautés. Il
a profité pour leur lancer un appel afin qu'elles ne retransmettent
pas n'importe quoi sur leurs ondes qui est susceptible de mettre
cette harmonie en danger.
Le prix Nobel de la paix à Barack Obama
"Il le mérite déja"
Félicitant Barack Obama pour avoir reçu le Prix
Nobel de la paix, le leader de l'opposition et du MMM a dit qu'il
"le mérite déjà" pour ce
qu'il a dit et fait sur le désarmement nucléaire,
le réchauffement climatique, le rôle de l'ONU, la
main tendue au monde musulman et sur la Palestine.
Il a pris un nouveau départ et il a suscité beaucoup
d'espoir, constate Paul Bérenger, qui a souhaité
que le Prix Nobel lui donne la force de continuer dans la même
direction, surtout vis-à-vis de la Palestine. Disant craindre
qu'il ne cède devant l'intransigeance d'Israël et
des lobbies israëliens aux États Unis, il a souhaité
que ce prix lui donne la force de résister à de
telles pressions et qu'il fasse avancer les dossiers sus-mentionnés.
Le leader de l'opposition a aussi eu un mot sur Madagascar. Il
a évoqué le "grand pas en avant" enregistré
cette semaine avec un accord sur le partage des pouvoirs de transition.
Il ne faut pas de retour en arrière, a-t-il dit, en espérant
que la Grande île retrouve bientôt sa place dans la
communauté internationale et régionale.
Navin Ramgoolam : "Le Président Obama mérite
le prix Nobel de la Paix"
"Le Président Obama mérite cette reconnaissance.
Dès que j'ai appris la nouvelle, je lui ai envoyé
un message de félicitations", a indiqué
vendredi dernier, le Premier ministre, Navin Ramgoolam, à
l'issu de la cérémonie, marquant l'inauguration
officielle du l'Intercontinental Mauritius Resort Balaclava Fort.
Mettant en exergue les qualités du Président américain,
Navin Ramgoolam fait ressortir que Barack Obama a donné
une autre direction de l'image de l'Amérique. "Comme
je l'ai dit après la récente rencontre que j'ai
eue avec le Président américain, c'est un homme
d'une grande humilité, prêt à écouter,
sans arrogance et en même temps ferme. Il mérite
cette médaille. Il mérite cette reconnaissance",
estime le Premier ministre.
Profitant de l'occasion, la presse n'a pas manqué de solliciter
le chef d'État pour une déclaration sur les récents
propos de l'Attorney General, par rapport à la brutalité
policière, mais Navin Ramgoolam a sèchement fait
comprendre "Pa melanz Valayden ek Obama". S'il
a refusé ce soir-là d'en dire davantage sur la polémique
autour des récentes déclarations de Rama Valayden,
Navin Ramgoolam a toutefois, dans une conversation inofficielle
avec les journalistes, jeudi dernier, lors du lancement de "Maurice,
c'est un plaisir", la nouvelle marque identitaire de
Maurice - à la Citadelle, indiqué que les statistiques
avancées par l'Attorney General sont fausses. Il n'est
pas vrai de dire que la communauté créole est davantage
victime de brutalité policière. Ces chiffres ne
sont pas vrais du tout, a affirmé le Premier ministre,
ajoutant qu'il a d'ailleurs abordé la question avec l'Attorney
General.
Reprise des travaux parlementaires
Le MMSD d'Eric Guimbeau annonce ses combats
Le leader du MMSD, le député Eric Guimbeau, exprime
son inquiètude face à ce qu'il considère
être "une braderie des terres de l'Etat à
mesure qu'approchent les élections générales".
"Il y a beaucoup d'injustices, énormément
de copinage à ce niveau, et on ne peut pas tolérer
que ces terres, des biens qui nous appartiennent à tous,
soient si généreusement distribuées soi-disant
pour des projets agricoles ou industriels alors qu'elles sont,
en réalité, revendues immédiatement par de
pseudo -promoteurs à coups de millions", soutient
M. Guimbeau. Il a annoncé qu'il compte réclâmer,
le 20 Octobre prochain, à la rentrée de l'Assemblée
nationale, un Audit Trail des comptes de tous les bénéficiaires
afin de permettre d'identifier ceux qui en ont profiter.
Selon M. Guimbeau, " l'Attorney General a été
maladroit pour être venu, après quatre ans qu'il
est au gouvernement, parler de brutalité policière.
il ne fait pas de doute qu'il a voulu obtenir un political
mileage en tenant des propos à relent communal qui, en
même temps, constituent un blâme pour le Premier ministre
lui - même en sa qualité de responsable de la Police".
M. Guimbeau, a affirmé qu' il profitera de la déclaration
de Valayden pour essayer, à l' Assemblée nationale,
de connaître toute la vérité autour des circonstances
entourant la mort du chanteur Kaya et de Rajesh Ramlogun en cellule
policière. " C'est vrai que leurs familles endeuillées
ont obtenu des compensations de la part de l' Etat, mais, non
seulement ces compensations représentent des aveux, mais
il demeure que toute la vérité doit être établie
dans ces deux cas. Il faut s'assurer que les compensations ne
soient pas, en fin de compte, des moyens d'obtenir que silence
soit faite à jamais sur la vérité".
Les démarches parlementaires du leader du MMSD porteront
aussi sur la recherche d'une demande de réduction sur les
prix du billet avion de la compagnie d'aviation nationale, Air
Mauritius, en faveur des pélerins qui partent pour la Mecque
( le Hajd ).
Par ailleurs, commentant l'actuelle fermeture des points de ventes
de Kentucky Fried Chicken, le leader du MMSD a trouvé
que "c'est très bien que le ministère de
la Santé fasse son travail et prenne des sanctions s'il
est confirmé que KFC a mis en danger les consommateurs".
"Les journalistes présents n'ont pas manqué
de constater un certain scepticisme de la part de M. Guimbeau
en évoquant l'affaire KFC. " Je connais l'Alliance
sociale et sa conception de ce qu'elle appelle "Démocratisation
de l'Economie". D'abord, ll ne faudra certainement
pas que les pauvres employés de l'entreprise paient de
leur emploi si c'est leur employeur qui a fauté. Et, ensuite,
il faudra être sûr qu'on ne cherche pas à faire
subir à KFC le même sort infligé à
l'usine Desbro et celui qu'avait failli connaître aussi
les Moulins de la Concorde", a déclaré
M. Guimbeau.
Les précisions du VPM
Le Dr Rashid Beebeejaun, réagissant à un article
que nous avons publié la semaine d'avant sur son absence
des célébrations officielles de Eid ul Fitr, a tenu
à préciser à Week-End qu'il a pour
habitude de fêter cet important rendez-vous du calendrier
musulman en famille. En l'absence du Premier ministre, c'est donc
lui qui a délégué le Dr Abu Kasenally pour
représenter le gouvernement à la fête officielle,
nous a-t-il déclaré.
Politique économique
Réquisitoire du MSM contre le gouvernement
Réquisitoire du leader du MSM, Pravind Jugnauth, contre
la politique économique du gouvernement. À Goodlands,
vendredi soir, où le MSM donnait le coup d'envoi d'une
série de onze réunions à travers l'île
sur des sujets précis, le ministre des Finances, Rama Sithanen,
n'a pas, pour une fois, été l'unique cible de M.
Jugnauth, le leader du MSM s'efforçant de s'attaquer à
la politique économique du gouvernement dans son ensemble.
Au plan plus politique, Pravind Jugnauth devait par ailleurs dire
que plutôt que d'avoir à faire partie d'un gouvernement
"en tant que béquille", le MSM préférerait
"tomber dans l'honneur". "Au MSM,
déclare le leader de ce parti, personne n'est à
la recherche d'enn boute", poursuivant qu'"en
alliance, nous entendons être respectés en
tant que partenaire".
Pour Pravind Jugnauth, contrairement à "ceux qui
écrivent l'Histoire à leur façon",
ou encore "ceux qui déforment l'Histoire",
le MSM prend pour témoin son passé. Un passé,
dit-il, "connu du peuple", non des "grands
érudits de l'Histoire", et qui témoigne
de ce que sir Anerood Jugnauth et le MSM ont accompli pour le
progrès et le développement économique du
pays. Rappel de la situation "chaotique" des
années 70-80 et du travail accompli à partir de
là "dans la persévérance, la discipline
et même parfois avec un langage un peu dur" jusqu'à
ce que, selon le leader du MSM, le monde reconnaisse le "miracle
économique" dont son parti fut "l'architecte".
"Notre devise, dit M. Jugnauth, est demeurée
la même et nous poursuivons la même philosophie que
SAJ". Il affirme que le MSM "a prouvé"
et "prouvera encore" qu'il tient à la
"parole" et aux "engagements" qu'il
prend "envers quiconque". "La Deuxième
Génération MSM continue de bâtir dans l'unité
nationale et a la conviction de pouvoir transformer le pays et
de le faire atteindre un nouveau palier de son développement
économique au profit de tous et non d'une poignée".
Dans la "situation économique mondiale dynamique"
marquée par des "changements drastiques",
le travail du MSM se poursuit, déclare son leader. Il note
une "différence fondamentale" entre l'opinion
de son parti et celle du gouvernement du jour. "Durant
quatre ans, dit Pravind Jugnauth, ce gouvernement n'a vu
que dans la direction d'une poignée de capitalistes".
Selon lui, chaque budget présenté n'aura comporté
que des mesures "en faveur du grand capital",
alors même que, souligne-t-il, le pouvoir d'achat de la
grande majorité de la population n'a cessé de se
"déprécier".
Rappel de la dépréciation "par 20%"
de la roupie au seul bénéficice du secteur privé
avec, pour conséquence, la flambée des prix. M.
Jugnauth prend à témoin le Central Statistics Office
(CSO), "une institution indépendante" qui,
dit-il, établit que les Mauriciens "s'appauvrissent
davantage jour après jour" à la faveur,
notamment, d'une "inflation record". Si bien,
dit le leader du MSM, que le ministre des Finances a dû
parler de situation d'"absolute poverty" dont
M. Jugnauth rend le gouvernement "responsable".
"Si l'on n'y prend garde, nous nous acheminons vers des
années de misère comme celles des années
'70/'80", assure Pravind Jugnauth. Dénonciation,
dans la foulée, de "l'incompétence à
la State Trading Corporation (STC)" et de la politique
fiscale "qui affecte surtout la classe moyenne qui se
retrouve, aujourd'hui, en grande difficulté".
Parallèlement, il souligne que l'impôt sur les compagnies
a baissé et que les dividendes sont exonérées
d'impôt.
Évocation des Rs 14 milliards du "stimulus package"
au secteur privé "sans aucune garantie de préservation
de l'emploi" et de l'abolition des tripartites pour la
compensation salariale et des "Rs 100 millions refusées
pour les subventions aux frais d'examens de SC et de HSC".
"Pas un seul nouveau pilier économique n'a été
créé en quatre ans si ce n'est le gambling!",
note encore Pravind Jugnauth. Et de poursuivre son réquisitoire:
"la croissance à 6% dont avait parlé le
ministre n'a jamais été atteinte" et "pas
un seul projet d'infrastructure d'envergure n'a aussi été
réalisé". Et le leader du MSM d'évoquer
les "engagements" que prend son parti en vue
de "rétablir l'équilibre entre l'économie
et le social". "Le MSM, souligne-t-il, n'est
pas contre le secteur privé". Il veut créer
l'environnement qui lui soit favorable tout en veillant aux intérêts
de la masse des salariés.
"L'alternative à la politique ultra-libérale
de ce gouvernement"
"Il y a une alternative à la politique ultra-libérale
de ce gouvernement", assure M. Jugnauth qui prend
"l'engagement" de permettre au pays de renouer avec
"un deuxième miracle économique".
Il évoque, à ce propos, sa promesse de faire de
Maurice un "duty-free island" comme énoncé
dans son dernier budget sous le précédent gouvernement
MSM/MMM. "Nous visons, dit-il, non seulement à
éliminer les taxes douanières sur les produits mais
aussi à une modernisation des infrastructures, notamment
le transport public". Sous ce dernier rapport, Pravind
Jugnauth explique qu'il n'existe pas d'autre choix qu'un "light
rail transport system" comprenant notamment, au niveau
des stations, des "shopping malls".
L'idée derrière son projet de duty-free island,
explique M. Jugnauth, est de créer les opportunités
pour que les touristes de passage aient amplement l'occasion de
sortir de leurs hôtels et de dépenser au maximum.
Autre "grand projet" cher au MSM: la réouverture
du port de Mahébourg en vue de permettre le basculement
d'un certain nombre d'activités dans le sud. M. Jugnauth
cite le stockage pétrolier qui sera, ainsi, au net avantage
de l'approvisionnement de l'aéroport en carburant d'avions.
En matière fiscale, Pravind Jugnauth prend l'engagement
que le MSM abolira la National Residential Property Tax (NRPR)
ainsi que l'imposition des intérêts à l'épargne
bancaire et rétablira les exonérations autrefois
accordées, notamment, sur les prêts-logements ou
les dons aux institutions charitables.
"Nous avons pour vision la baisse progressive du taux
d'imposition de l'Income Tax jusqu'à l'élimination
complète de l'impôt sur le revenu", explique
le leader du MSM. Un certain nombre d'exemptions concernera aussi
les petits planteurs. Au ministre des Finances et au gouvernement
qui soutiennent que les mesures préconisées par
le MSM nécessiteront une hausse de la Taxe sur la Valeur
Ajoutée (TVA), M. Jugnauth assure qu'il n'en est rien.
"Ces mesures, nous pourront les appliquer sans augmenter
la TVA, je vous l'assure", soutient-il.
Une autre mesure annoncée concerne une diminution de l'écart
entre les intérêts perçus par les banques
sur les prêts accordés à des clients et les
intérêts perçus par des clients sur les dépôts
en banque. Le MSM promet de réduire l'écart qui
existe à ce jour à ce niveau à un taux
"raisonnable". Ce parti prend aussi l'engagement
de rétablir les négociations tripartites pour la
compensation salariale et reviendra de l'avant avec son projet
de Employees Real Estate Investment Trust. Aussi envisagée:
la participation des salariés de l'industrie touristique
à l'actionnariat des établissements hôteliers.
"Le MSM, demain, formera le gouvernement mais pas en tant
qu'une béquille!", prévient Pravind Jugnauth.
En alliance, dit-il, le MSM s'attend à être respecté
par son partenaire tout comme il s'engage à le respecter.
Au cas contraire, "nous avons notre fierté, nos
propres compétences et notre propre capacité".
"Nous préférons, le cas échéant,
tomber dans l'honneur!", souligne le leader de ce parti
qui affirme qu'au MSM, ni lui ni personne n'est à la recherche
"d'enn boute", car "c'est l'intérêt
du pays qui doit primer".
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