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Brèves policières
Un Srilankais kidnappé, tabassé et jeté
dans la rue
Un ressortissant sri-lankais, Lallith Prashant Kanganike, 34 ans,
fait actuellement l'objet d'une enquête policière
serrée. Il a été retrouvé lundi matin
gisant à même le sol, non loin d'un hôtel à
Balaclava. Il avait été roué de coups et
se trouve dans un état grave à l'hôpital sir
Seewoosagur Ramgoolam de Pamplemousses. Interrogé, il devait
faire ressortir que le même jour, alors qu'il se trouvait
à son dortoir à Terre-Rouge, huit personnes l'ont
forcé à entrer dans un van. Ces personnes sont celles
qui l'ont passé à tabac avant de le jeter à
la rue, à Balaclava.
À 14 ans, elle met au monde un fils
La police enquête actuellement sur le cas d'une fille-mère
de 14 ans dans le nord du pays. Cette dernière a donné
naissance à un fils lundi. Un suspect, qui serait un habitant
de Trou-d'Eau Douce, est activement recherché.
Une adolescente grièvement brûlée
Une adolescente de 17 ans, Stéphanie Fortuno, habitant
Quatre-Bornes, a été grièvement brûlée
à son domicile. Son état de santé inspire
de vives inquiétudes. La police de Quatre-Bornes, qui enquête
sur cette affaire, privilégierait la thèse de l'incendie
accidentel.
Un nourrisson de 2 ans périt dans un accident de la
route
Darius Ramalingum, âgé de deux ans, est décédé
dimanche dernier des suites d'un accident de la route survenu
au Morne. Il avait été percuté par une voiture
de maître alors qu'il traversait la route. L'autopsie effectuée
par le Dr Satish Boolell, Chief Police Medical Officer (CPMO),
a attribué le décès à un "traumatic
subarachnoid haemorrage". La police de Rivière-Noire
enquête sur ce tragique accident.
Une trentenaire se noie à la Flora
Vishwanee Tahazeea, 32 ans, a péri noyée dans un
cours d'eau de la Flora dimanche dernier. Alors qu'elle avait
été portée manquante à la police de
Grand-Bois, son corps devait finalement être retrouvé
vers 3h du matin dans la rivière. Le cadavre devait être
extrait de l'eau par les membres du Groupement d'intervention
de la police mauricienne (GIPM). L'autopsie effectuée par
le Dr Satish Boolell a attribué le décès
à l'asphyxie par noyade.
Arrêté pour avoir attenté à la pudeur
de sa fille
Un trentenaire, habitant le sud-est du pays, a été
arrêté par la police. Il est soupçonné
d'avoir attenté à la pudeur de sa fille de 11 ans.
Selon la version de la fillette à la police, en présence
des officiers de la Child Development Unit (CDU), elle
était alors âgée de 10 ans lorsque son père
aurait commis un acte indécent sur sa personne.
Elle accuse l'ami de son fils de viol
Une femme de 41 ans accuse l'ami de son fils de l'avoir violée.
Selon sa version des faits au poste de police d'Abercrombie, la
quadragénaire soutient qu'elle dormait à poings
fermés quand elle sentit une présence dans son lit.
L'homme, qu'elle croyait être son mari, l'aurait violée.
Lorsqu'elle se réveilla et se rendit compte que ce n'était
point son époux, il était trop tard. Le suspect,
qui a été passé à tabac par l'époux
en question qui dormait dans une autre chambre, est activement
recherché par la police.
Une mineure accusée d'attentat à la pudeur sur
un enfant de trois ans
Singulière enquête que celle menée actuellement
par la police de Rivière-Coco. Une habitante de la localité
y a consigné une déposition accusant sa nièce
de 14 ans d'avoir attenté à la pudeur de sa fille
de trois ans. Dans la version des faits de la mère, sa
nièce de 14 ans était sous influence d'alcool et
se serait enfermée dans une chambre avec le nourrison.
Le lendemain, la mère dit avoir remarqué que les
sous-vêtements du nourrison étaient déchirés,
ainsi que des traces de morsures sur son cou. L'accusée
est activement recherchée par la police.
Un sexagénaire périt brûlé
Lalcoomar Seechurn, 62 ans, handicapé physique habitant
Route Bassin, Quatre-Bornes, a péri brûlé
mardi lors de l'incendie de sa maison. L'autopsie effectuée
par le Dr Satish Boolell a attribué le décès
à un "shock following extensive burns". La
police de Quatre-Bornes enquête sur les circonstances de
cet incendie.
Vol de crevettes d'une valeur de Rs 200 000
Des crevettes, d'une valeur de Rs 200 000, ont été
volées jeudi dans une chambre froide sise à Rose-Hill.
La police a ouvert une enquête. Aucune effraction n'aura
été constatée sur place.
Une sourde-muette de 6 ans agressée sexuellement
La police a ouvert une enquête sur une agression sexuelle
qu'a subie une sourde-muette âgée de six ans. Dans
les milieux de l'enquête policière, il ressort que
les soupçons pèseraient sur un autre enfant.
Accusé d'avoir ourdi un complot pour vol
Le policier Gunoory arrêté et incuplé pour
propos séditieux
Le constable Acharyadeo Gunoory, affecté à la Police
Information and Operations Room (PIOR) des Casernes centrales,
a été arrêté par ses collègues
de la police de Grand-Baie. Il est accusé d'avoir tenu
des propos séditieux sur les ondes d'une radio privée,
mais aussi d'avoir fomenté un complot de vol, ceci afin
de toucher les primes d'assurance. La Central Criminal Investigation
Division (CCID) a ouvert une enquête dans cette affaire
afin de démêler l'écheveau.
Selon les renseignements obtenus par Week-End dans cette
affaire, il ressort qu'en quatre occasions, le constable a consigné
des dépositions au poste de police de Grand-Baie, pour
des vols divers à son domicile et à son chantier.
Il a été en partie indemnisé par l'assurance
relativement à ces vols. Le 15 septembre dernier, il consigne
une 5e déposition pour vol. Mais cette fois, le constable
se voit lui-même accusé par un entrepreneur, Bharat
Dhunny, 30 ans, au poste de police de Moka. Dhunny devait alléguer
que le constable Gunoory lui aurait demandé de consigner
une déposition relative à un vol sur son chantier
et qu'en contrepartie, le policier lui aurait subséquemment
remis Rs 100 000. Selon l'entrepreneur, il n'a pas accepté
le marchandage proposé par le constable Gunoory. Ce dernier
devait être arrêté par la police de Grand-Baie,
emmené par le chef-inspecteur Mosafeer qui, lui, a été
accusé de brutalité par Jean-Marie Richard.
Selon la version officielle disponible aux Casernes centrales,
le constable Gunoory aurait été ivre au moment de
son arrestation. Sur les ondes d'une radio privée, le constable
ne devait pas aller de main morte envers ses collègues
de la police de Grand-Baie et les a accusés de l'avoir
arrêté arbitrairement. Les propos du constable sur
les ondes ont immédiatement débouché sur
une enquête de la CCID. Accusé en Cour de sédition,
le constable a été libéré sous caution.
Zone franche
Chentex Garments placée sous administration judiciaire
Après plusieurs mois d'inactivité, mettant du
coup plus d'une centaine d'employés au chômage technique
et sans soldes, l'usine de textile Chentex Garments Ltd a, en
fin de semaine, été placée sous administration
judiciaire. La direction de l'usine - qui comptait plus d'une
centaine de travailleurs étrangers, dont des Bangladais
- a renvoyé une partie des ouvriers chez eux. À
l'instar d'une trentaine de Mauriciens, d'autres ouvriers, toujours
sur place, attendent d'être payés. Le mois dernier,
95 travailleurs ont été renvoyés au Bangladesh
suivant les directives de la directrice de l'usine et des autorités
locales, qui ont pour objectif de faire partir tous les expatriés
bangladais du pays au plus tard le 31 décembre.
Les dettes et les difficultés financières de Chentex
Garments ne datent pas d'aujourd'hui. Depuis la fin de l'année
dernière, l'usine, en pleine crise financière, a
commencé à sombrer. Les premiers à payer
les frais étant les employés, ils n'ont, depuis
décembre, pas obtenu la totalité de leurs salaires.
La directrice de l'usine aurait fait appel au gouvernement, à
travers le stimulus package, pour remettre son entreprise
sur les rails. En vain.
Ainsi, depuis dix mois, plus d'une centaine d'expatriés
du Bangladesh se retrouvent sans emploi et sans revenus, casernant
dans leurs dortoirs en attendant d'être payés. Parmi
les travailleurs concernés, un peu plus d'une trentaine
sont Mauriciens. Il y a trois mois, en compagnie d'un groupe de
Bangladeshis, il ont décidé de saisir les autorités
de leur problème. Ils devaient manifester devant le siège
du ministère du Travail et des Relations industrielles,
Victoria House, Port-Louis. Une partie des ouvriers bangladais
avaient entamé deux jours de grève avant d'être
déportés chez eux. Ils réclamaient d'être
payés avant de rentrer chez eux.Le mois dernier, un groupe
de travailleurs a également été déporté
par les autorités. Le traitement réservé
à ces travailleurs est déploré par le président
de la Textile Manufacturing and Allied Industries Workers' Union
(TMAIWU), Fayzal Ali Beegun. "Il ont été
renvoyés chez eux par force. Nous ne savons même
pas s'il ont été payés ou pas, même
si la directrice de l'usine leur a fait comprendre qu'il recevront
leur salaire sur place. Le ministère du Travail et des
Relations industrielles est au courant de cette situation. C'est
aux officiers du ministère de veiller à ce que ces
travailleurs reçoivent leur dû avant qu'ils ne quittent
le pays", déclare le syndicaliste.Les dettes de
l'usine s'élèveraient à plus d'une dizaine
de millions de roupies, selon un premier état des lieux
de sa situation financière. Le Receiver Manager
Raj Gangoosirdar, nommé par la Mauritius Commercial Bank,
a pris en charge les affaires de l'usine. La directrice de Chentex
Garments avait, pour sa part, soutenu que son entreprise n'avait
plus les moyens de poursuivre ses activités.
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