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Hygiène alimentaire
L'ordre d'interdiction sur le KFC de Port-Louis levé
vendredi après-midi
La décision ministérielle attendue demain pour
la réouverture des autres succursales
Après la viande d'Innodis, c'est le groupe Food &
Allied Ltd (FAIL), à travers sa chaîne de restaurants
KFC, qui a été pris en grippe par le ministère
de la Santé. Le restaurant KFC de La Chaussée, à
Port-Louis, a été le premier à être
frappé d'interdiction, depuis le 29 septembre dernier,
en raison d'une mauvaise odeur émanant de la salle de transformation
des produits. Il a été ordonné à l'entreprise
d'effectuer des travaux de réparation des canalisations
défectueuses dans les plus brefs délais pour satisfaire
les normes d'hygiène du Food and Regulations Act. À
jeudi, KFC de La Chaussée s'était plié aux
exigences de la Santé et, après une inspection,
le ministère, ayant obtenu satisfaction, a levé,
vendredi après-midi, l'ordre d'interdiction sur ce restaurant.
Mais, selon nos informations, à hier après-midi,
le restaurant n'avait pas encore ouvert ses portes et aucune indication
n'a été communiquée en ce sens au niveau
de KFC. Par ailleurs, le 14 succursales de KFC, également
frappées d'un Prohibition Order depuis mercredi dernier,
en raison de la salmonelle décelée dans certains
produits, en l'occurrence le poulet, mis en vente, attendent toujours
la décision du minitère de la Santé, concernant
leur sort. KFC ayant fait appel contre cette décision,
doit s'assurer que les mesures correctives sont prises, avance-t-on
à la Santé, avant de le prohibition order
ne soit levé.
Après 26 ans d'opération à Maurice, c'est
la première fois que les succursales de Kentucky Fried
Chicken (KFC) sont pointées du doigt au grand jour. Depuis
une semaine, le doute grandit au sein de la population concernant
l'hygiène alimentaire de cet établissement par rapport
aux produits qu'il met en vente. Pour cause, un prohibition
order émis par le ministère de la Santé
après la découverte de la présence de salmonelle
- bactérie qui représente un risque pour la santé
- dans des échantillons des poulets des restaurants KFC.
De même, les inspections faites dans les différents
points de vente KFC ont mené à la découverte
de produits dont l'étiquetage n'était pas conforme
au Food Act, indique la Santé. Les 14 restaurants ont ainsi
été frappés d'interdiction depuis mercredi
dernier. Contestant cette décision avec une 2e analyse
(à son actif) indiquant aucune anomalie des produits incriminés,
la direction de KFC réclame que les ordres d'interdiction
soient levés. À ce stade, selon nos informations,
les représentations faites au ministère de la Santé
sont à l'étude. D'ici demain, apprend-on, une décision
sera communiquée. Entre temps, depuis une semaine, les
volets restent tirés et les quelque 350 employés
de KFC sont en chômage technique.
En effet, outre un problème d'étiquetage sur les
produits, non conforme au Food Act, ainsi que des boissons périmées
retrouvées lors d'une série de visites d'inspection
initiée par le ministère de la Santé, la
découverte de la présence de la salmonelle dans
les produits d'un des restaurants KFC est venue s'ajouter aux
déboires de la compagnie frappée immédiatement
par un prohibition order. Une décision que conteste
néanmoins KFC, la compagnie assurant elle que les produits
livrés à sa clientèle sont de qualité
et ne contiennent aucune bactérie pouvant nuire à
leur santé.
La direction de KFC n'a, toutefois, pas souhaité commenter
cette affaire, malgré notre insistance, nous renvoyant
à son communiqué émis vendredi, dans lequel
KFC fait un rappel des récents événements.
Ainsi est-il indiqué qu'après la visite, les 1er
et 2 octobre, de 52 officiers du ministère de la Santé
dans 10 points de vente KFC, ces derniers ont placés sous
scellés, certains produits "pour étiquetage
incomplet". 8 bouteilles de jus ayant expiré le
29 septembre et 46 bouteilles de boissons gazeuses - que nous
avions indentifiées pour renvoi, précise KFC - ont
aussi été saisies, dit-elle. "Le lundi 5
octobre, c'est avec beaucoup d'étonnement que nous avons
reçu l'ordre de fermeture des 10 KFC dans l'après-midi",
souligne la direction. Elle dit que cette intervention du ministère
de la Santé a été pour elle choquante. Insistant
sur la qualité de ses produits, KFC fait ressortir que
depuis plus de 26 ans qu'il opère à Maurice, il
a toujours respecté "la promesse faite à
ses consommateurs : un moment partagé autour d'un produit
de qualité et selon les normes de niveau international".
Qui plus est, soutient KFC, "chaque unité est soumise
à des contrôles stricts", avec notamment
"des visites techniques de KFC International, trois fois
l'an", ainsi que "des visites des officiels du
ministère de la Santé, deux fois par an".
La direction rappelle également qu'une fois tous les ans,
le renouvellement de sa certification HACCP par la firme anglaise
Campden UK est effectué.
Contestant les résultats d'analyses effectuées par
le ministère de la Santé par une deuxième
analyse à son actif, la direction de KFC affirme que "les
analyses effectuées sur les matières premières
incriminées ne présentent aucune anomalie".
Le son de cloche du ministère de la Santé est différent,
ce dernier confirmant la présence de salmonelle dans les
poulets vendus par KFC. "Nous avons fait notre travail
et nos analyses confirment que ces produits étaient impropres
à la consommation. KFC doit maintenant se plier aux exigences
du Food and Regulations Act pour pouvoir à nouveau mettre
ces produits sur le marché", indique le Dr Ahad
Abdool, Regional Health Director à la Santé. Selon
nos informations, les pourparlers entre KFC et la Santé
concernant le sort des 13 autres restaurants se poursuivent. Si
KFC, insistant sur le fait que ses produits sont tout à
fait comestibles, maintient que les ordres de fermeture doivent
être levés afin que la compagnie puisse recommencer
à servir ses clients, il devra s'assurer que les mesures
correctives sont prises avant de le prohibition order ne
soit levé.
Armements nucléaires
Le Nobel Obama rappelé au bon souvenir des Chagos
Le nouveau Prix Nobel de la Paix, le président des Etats-Unis,
Barack Obama a été rappelé au bon souvenir
des Chagos à peine la citation du Nobel Committee complétée.
Olivier Bancoult, leader du Groupe Réfugiés Chagos
(GRC), qui se trouve actuellement à Washington, a exprimé
le souhait que dans cette nouvelle conjoncture, le président
américain soit en mesure de faire adopter des solutions
en vue de remédier au problème de l'archipel. D'autre
part, les indications recueillies de sources officielles à
l'Hôtel du gouvernement confirment que des échanges
sont en cours entre Port-Louis et Londres en vue d'arrêter
les dates pour un troisième round de négociations
sur la question des Chagos. Tout semble indiquer que ces discussions
pourraient se dérouler à Londres d'ici la fin de
cette année.
Olivier Bancoult compte saisir l'occasion de sa présence
aux Etats-Unis, suite à l'invitation de la Washington University
Law School pour des causeries sur le dossier des Chagos et de
la base militaire de Diego-Garcia, pour tenter d'ouvrir un dialogue
au plus haut niveau avec des membres de l'Administration américaine.
Intervenant lors d'un débat sur la question des Chagos,
vendredi, alors que le président des Etats-Unis venait
de décrocher le Prix Nobel de la Paix 2009, il a exprimé
le souhait qu'une solution soit proposée en faveur des
membres de la communauté chagossienne.
"This is why we have been trying to see what we can do,
and it gives me this opportunity to be here in the United States
to just try to have an open dialogue with the new administration
of President Barack Obama. And it's very important that on this
day I've learned that President Barack Obama had been awarded
Nobel Peace Prize. And I think that he will use it in order to
solve the problems faced by Chagossian community since the uproot,
their removal from their birthplace", devait souligner
Olivier Bancoult à ce débat organisé par
Democracy Now, avec comme autre participant David Vine, auteur
du livre Island of Shame : The Secret History of the US Military
Base on Diego Garcia.
A cette même occasion, David Vine devait revenir sur les
circonstances de l'excision de l'archipel des Chagos du territoire
mauricien. "It was - and this is one of the main points
of my book Island of Shame - it was, from the beginning,
a US plan. The US identified Diego Garcia as the site for a military
base beginning in the late 1950s and approached the British to
gain access to the islands and to remove the Chagossians. And
with the help of a $14 million secret payment that we made to
the British government, we secured their agreement to give us
access to the island and then to forcibly remove all the Chagossians,
which was ultimately done, again, on our orders", a-t-il
poursuivi.
Les observateurs affirment la pertinence de la citation du Nobel
Committee par rapport au président Obama et le dossier
des Chagos. "Il est un fait que le Comité du Prix
Nobel a fait état des efforts diplomatiques du nouveau
président américain en faveur de l'élimination
des armes nucléaires dans le monde. Mais il est également
un fait que la base militaire de Diego Garcia au cur de
l'océan Indien est un maillon important dans le système
militaire américain, notamment en Afghanistan ou encore
en Iran. Une initiative du président Obama en vue d'apporter
une solution permanente au différend anglo-mauricien sur
les Chagos ne devrait apporter que la preuve concrète des
intentions pacifistes du nouveau Prix Nobel de la Paix",
indique-t-on dans ces milieux.
A Londres, les pressions politiques sur le gouvernement britannique
pour une plus grande transparence quant à l'utilisation
de la base militaire de Diego-Garcia par les Américains
s'accentuent. Le président du "All-Party Parliamentary
Group on Extraordinary Rendition", le parlementaire Andrew
Tyrie, a écrit officiellement au président du Foreign
Affairs Committee de la Chambre des Communes, Mike Gapes, en date
du 23 septembre dernier pour réclamer des informations
du gouvernement au sujet de Diego-Garcia.
"Specific issues of concern relating to UK/US relations
include the use of Diego-Garcia for the rendition programme (programme
de torture de la CIA), the apparent breach or inadequacy of
Agreements between the United Kingdom and the United States concerning
the use of Diego-Garcia ; the unreliability of US assurances on
this issue, the withholding of information by the US about two
unknown rendition flights through Diego Garcia and the implication
for the US' use of Diego Garcia in the future", affirme
le président de cette instance de la Chambre des Communes.
Sur le plan purement politique, les membres du Chagos All Party
Parliamentary Group, qui se réuniront mardi à Londres,
ont pris la décision de mener une campagne pour que le
dossier des Chagos soit inclus dans le manifeste de tous les partis
politiques britanniques en prévision des prochaines élections
générales.
"It is vital to terminate this injustice, which is a blight
on the integrity of the British people. Last December, the UK
government celebrated the 60th anniversary of the Universal Declaration
of Human Rights, but, astonishingly, was blind to its flagrant
breach in the case of the Chagos Islanders. I believe that repatriation
will happen if there is sufficient political will. This can only
come about by informed pressure from the British people. I therefore
appeal to you to include a pledge in your forthcoming Manifesto,
declaring your Party's support for the right of the Chagos Islanders
to return ", soutient George Beckman, l'auteur de cette
initiative.
Entre-temps, des échanges diplomatiques sont en cours entre
Port-Louis et Londres en vue d'arrêter des dates communes
pour un nouveau round du dialogue anglo-mauricien sur le dossier
des Chagos. Le précédent round de discussions s'était
déroulé à Port-Louis au mois de juillet et
le prochain rendez-vous est prévu à Londres d'ici
la fin de l'année. Les plus optimistes à l'Hôtel
du gouvernement avancent que cette séance de travail au
Foreign and Commonwealth Office pourrait être fixée
pour le mois prochain.
L'un des principaux dossiers, qui devraient retenir l'attention,
est la décision du gouvernement britannique d'aller de
l'avant avec le projet de Chagos Archipelago Marine Park. La partie
mauricienne compte soulever - de manière formelle avec
les Britanniques - le dossier de ce projet de parc marin dans
l'archipel des Chagos aussi bien que les répercussions
au plan diplomatique, politique et environnemental compte tenu
du souci de préserver l'intégrité territoriale.
De son côté, Londres a lancé des appels à
candidatures pour le recrutement d'un "Outreach Manager for
their Global Ocean Legacy (GOL) Project". Le libellé
de cette annonce indique que "the position offers the
unique chance to play a fundamental role in creating the one or
more of the largest highly protected marine reserves in the world.
GOL is looking for someone to establish, coordinate and manage
the public outreach in the UK, to promote protection of irreplaceable
marine ecosystems ; particularly the Chagos Archipelago - a remote
and isolated group of more than 50 individual islands with vast
and widely dispersed reefs, including the biggest atoll structure
in the world. "
Force policière
Le DCP Servansingh Acting CP jusqu'à lundi matin
Le commandant de la Special Mobile Force (SMF), le Deputy Commissioner
of Police (DCP) Khemraj Servansingh, est, depuis hier,
le commissaire de Police par intérim, jusqu'à lundi
matin. Il occupe cette fonction durant les absences conjuguées
du commissaire de Police, Dhun Iswur Rampersad, et du DCP Jean
Bruneau, actuellement hors du pays.
Le CP Rampersad a quitté le pays hier matin pour une mission
à l'étranger. Le DCP Jean Bruneau se trouve, pour
sa part, aux Etats-Unis, également en mission officielle.
Avec les absences des n°s 1 et 2 de la force policière,
c'est tout naturellement que le DCP Servansingh, n° 3 dans
la hiérarchie de la police, a été appelé
à assurer la suppléance. Il demeurera CP p.i. jusqu'à
demain, lundi, puisque le DCP Bruneau regagne le pays ce jour-là.
C'est la deuxième fois que le DCP Servansingh est appelé
à occuper temporairement le poste de commissaire de Police.
La toute première fois était intervenue alors que
Ramanooj Gopalsingh occupait le fauteuil de commissaire de police.
À ce moment-là, le DCP Servansingh, alors n°
4 au sein de la hiérarchie de la police, avait bénéficié
des absences de Ramanooj Gopalsingh et des DCP Jean Bruneau et
Rampersad, asurant la suppléance pendant 24 heures.
Le DCP Servansingh, fils d'un ancien surintendant de police, a
joint la force policière comme Cadet Officer après
avoir réussi à ses examens de Higher School Certificate
(HSC) en tant qu'étudiant du collège St-Joseph.
Il avait alors 19 ans. Durant son parcours, il fut Commanding
Officer à la SMF à deux reprises, responsable
de la Traffic Branch de même que chargé de l'informatique
et de la planification aux Casernes centrales. Outre d'avoir effectué
avec succès plusieurs stages de formation militaire à
l'étranger, il est aussi un ingénieur qualifié
reconnu par le Council of Professional Engineers (CPE). Il fut
également le premier policier à décrocher
un Masters in Business Administration (MBA) de l'université
de Maurice.
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