s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 23 août 2009



  Infrastructures publiques - Congestion routière : la lumière au bout du tunnel ?
  Retour redouté - Le chikungunya : nouvelle menace
  Aux Casernes centrales hier - Le CP : "Améliorer les enquêtes policières de 30% d'ici mars 2010"
  Bunwaree préfère les suggestions aux questions
  Un enseignant de leçons privées menace Week-End - Contacté pour une déclaration, il s'emporte: "Ekrir ki mo ti donn léson… taler VOH vinn ar ou!"
  Ilot Mouchoir Rouge - Le promoteur parle enfin à travers son agence de communication
  Travaux de dragage à Le Bouchon - Les pêcheurs : "Sauve nou lamer"
  M. Raj Ramrachia, Managing Director de Four Equal (Mauritius): - "Cette ville-satellite sera la porte d'entrée idéale à la future ville nouvelle d'Highlands"
  Une nouvelle succursale de la poste voit le jour


Infrastructures publiques

Congestion routière : la lumière au bout du tunnel ?

Port-Louis Ring Road, Harbour Bridge, Busway, Terre Rouge-Verdun-Ébène Link Road, Bus Lane Trianon-Caudan… Ce sont autant de projets d'infrastructures publiques et routières dans lesquels le gouvernement s'engage pour endiguer le problème de congestion routière. Le défi est de taille, car la mise à exécution de ces projets constitue les plus grands chantiers de génie civil jamais engagés à Maurice. Mais aussi les plus gros investissements jamais entrepris dans des travaux publics. En effet, d'ici à un an, ces projets commenceront à sortir de terre. Ils nécessiteront des investissements de près de Rs 30 milliards.

Mieux vaut tard que jamais, dit l'adage. L'actuel gouvernement qui, dès son installation au pouvoir en 2005, avait promis les premiers coups de pioche dans des projets d'infrastructures publiques pour régler le problème de congestion routière, a finalement pris presque un mandat pour finaliser ses plans. Le moins que l'on puise dire est que, théoriquement, le plan stratégique du gouvernement est ambitieux. Certes, l'élimination des encombrements à l'entrée et à la sortie de Port-Louis reste une priorité, mais ces projets devraient aussi contribuer à l'allégement du trafic dans des zones déjà saturées ou faciliter les projets de développement futurs tels que celui de Tianli, le développement du triangle d'Ébène ou la nouvelle ville de Highlands.

Ainsi, à l'hôtel du gouvernement, la mise à exécution de ces projets est même considérée comme une urgence. La preuve est que tous les appels d'offres pour les études de faisabilité ou la sélection d'un contracteur pour l'exécution des travaux sont lancés presque tous les mois. Dans quelques jours, par exemple, la construction d'une troisième voie sur l'autoroute M1 en direction du Caudan sera entamée. De même que le projet Palma-Beau Songes Link Road. Les travaux pour le projet de by-pass à Goodlands ont déjà démarré. Ceux de Quartier Militaire seront bouclés dans trois mois. Alors que l'ouverture des grands chantiers, notamment pour la première phase de la Port-Louis Ring Road et la Terre Rouge-Verdun Link Road est annoncée avant la fin de l'année.

Les plus importants travaux interviendront d'ici à la fin de l'année prochaine avec le début d'exécution de la deuxième phase du PLRR. C'est dans cette optique que le gouvernement a déjà décidé de reloger les squatters et une partie des habitants de Vallée Pitot. Le PLRR et le Harbour Bridge constituent en fait les deux plus importants projets d'infrastructures en matière de génie civil et d'investissements. La particularité du PLRR est qu'une grande partie de cette route surplombera la capitale sur une distance de près de 5 km, doublé d'un tunnel de plus de 700 m traversant une partie de la Montagne des Signaux. En même temps sera construit un ouvrage monumental, un pont - le Harbour Bridge - qui enjambera la rade de Port-Louis sur une distance de 2,7 km.

L'autre particularité de ces deux projets d'envergure est qu'ils seront exécutés selon le principe de Partenariat public-privé (PPP). La participation du secteur privé dans ce projet fait que ce sont les deux premières infrastructures publiques dont l'utilisation sera payante, cela à travers un système de péage (voir plus loin). À eux seuls, le PLRR et le Harbour Bridge totaliseront des investissements de Rs 15 milliards.

En parallèle, le gouvernement envisage la construction d'une route alternative à celle du corridor rond-point Caudan-Quai D. Il s'agit de la Terre Rouge-Verdun-Ébène Link Road. Une route qui devrait permettre de gagner le Nord de l'île sans avoir à passer par Port-Louis et également en fonction des développements futurs à Ébène et Highlands. Ce projet, qui se déroulera en deux phases, devrait coûter plus de Rs 3 milliards. Les travaux devraient démarrer avant la fin de l'année, tout comme le projet de construire un fly-over à la place du rond-point de Caudan.

Le projet d'open busway, une ligne totalement dédiée à une nouvelle génération d'autobus sur l'ancienne voie ferrée entre Curepipe et Port-Louis, devrait par contre prendre un peu plus de temps. Ce projet, qui remplacera le système de Light Rail Transit (LRT) préconisé initialement par le gouvernement, visera principalement à réduire le trafic sur Port-Louis et à encourager l'utilisation du transport en commun.

Les experts ne cachent d'ailleurs pas leurs inquiétudes par rapport à l'expansion du parc automobile. Le nombre de véhicules ne cesse en effet d'augmenter. Le parc automobile connaît une croissance telle que le pays fait partie de de ceux ayant une densité routière surélevée. Chaque année, une moyenne de 15 000 véhicules additionnels est mise route, au point où la barre des 360 000 véhicules a déjà été traversée. Cette croissance interrompue de la flotte automobile, indiquent les experts, devrait se répercuter sur la qualité de la circulation routière qui continue à se dégrader à cause d'une utilisation à outrance de la voiture particulière.

Les études sur l'impact de la congestion routière sur l'économie indiquent que le pays perd en moyenne Rs 2 milliards annuellement. Le gouvernement semble avoir enclenché les grandes manœuvres cette fois pour venir à bout de ce problème chronique. Il dispose de 12 à 18 mois pour ouvrir ces grands chantiers. Les investissements sont colossaux. Le défi de taille. Est-ce, enfin, la lumière au bout du tunnel pour les automobilistes ?

Attendons voir...

Les projets à la loupe

Harbour Bridge

- Coût : Rs 7 milliards- Longueur : 2,7 km- Accès payant (péage)- Début des travaux : 2010/11

Il s'agit essentiellement d'un projet visant à contourner la circulation Nord-Sud en vue d'alléger le trafic aux entrées de la capitale. Proprosé par ARUP, un cabinet de consultants dont les services avaient été retenus par la Mauritius Port Authority (MPA) en 2003, et ce dans le cadre des développements portuaires à Les Salines, le Harbour Bridge - connu également comme le Dream Bridge - est ainsi présenté comme une solution à long terme au problème de congestion routière.

Pour la Road Development Authority (RDA), le Harbour Bridge comporte une série d'avantages, qui permettront améliorer la qualité de la circulation et favoriser le développement des affaires, du commerce, du tourisme et de la production des différents secteurs de l'économie. "Cette route alternative devrait réduire les coûts d'exploitation des véhicules et les frais d'entretien, tout en facilitant le développement des activités portuaires", estime-t-on à la RDA.

L'ouvrage sera constitué d'un pont, sur une longueur totale de 2,7 kilomètres, qui enjambera la rade de Port-Louis. Le projet démarrera aux Salines. Les automobilistes pourront y accéder grâce à un échangeur qui sera aménagé au niveau de Caudan, à la jonction de Reserves Road-Cassis. La partie nord du pont sera reliée à l'autoroute M2, à hauteur de Pont Lataniers par l'intermédiaire d'un deuxième échangeur. "The bridge will be designed with a clear span of 240 m and an airdraft of 50 m to accommodate all ships that currently visit the harbour", est-il indiqué.

Cependant, le Harbour Bridge, tout comme le PLRR, sera conçu selon le principe de PPP. Ce sont les deux premiers projets d'infrastructures publiques à Maurice qui seront exécutés en partenariat avec le secteur privé. Une étape importante devraient ainsi être franchie avait l'ébauche d'un premier rapport de faisabilité qui sera soumis au gouvernement en septembre.

C'est une compagnie sud-africaine qui est chargée de faire le montage financier de ce projet et de formuler des propositions au gouvernement quant à la formule qui sera adoptée quant à son financement et sa gestion. Ce qui est sûr, c'est qu'avec la participation du secteur privé, l'accès sera payant à travers un système de péage qui, en retour, devrait permettre au promoteur privé de percevoir des revenus.

Port-Louis Ring Road

- Coût : Rs 8 milliards

- Longueur : 10,9km

- Accès payant (péage)

- Début des travaux : 2009 (1re pahse)

Tout comme le Harbour Bridge, le Port-Louis Ring Road (PLRR) sera conçu par le gouvernement et le secteur privé. Les travaux pour la première phase de cette route circulaire devraient démarrer avant la fin de l'année, alors que la seconde phase devrait être exécutée d'ici fin 2010, l'étude de faisabilité étant actuellement en cours.

Le PLRR est un projet qui fut pour la première fois évoquée il y a plus de trente ans par Raymond Rivet, alors qu'il siégeait comme député à l'assemblée nationale. Plusieurs études ont été conduites et des alignements effectués sous les différents gouvernements qui se sont succédé au cours de ces vingt dernières années avant que celui-ci ne décide, enfin, d'aller de l'avant avec cette route circulaire, destinée principalement à offrir une route alternative aux automobilistes pour se rendre ou quitter les plaines du Nord.

Le nouveau tracé sera ainsi long de 12 kilomètres, nécessitant un investissement global de Rs 8 milliards. Ce qui permettrait dans une large mesure de décongestionner en partie la capitale.

Le PLRR sera d'abord construit en deux phases. L'appel d'offres pour la première phase des travaux ayant été lancé, le projet devrait démarrer avant la fin de l'année. L'étude de faisabilité et le montage financier a déjà été complété par des consultants. Cette première partie du projet sera exécutée selon le principe de partenariat public-privé. Le State Investment Corporation (SIC) et d'autres partenaires s'associeront avec le gouvernement pour réaliser la première partie de cette route.

Ainsi, l'entrée sud de la PLRR trouvera sa source à partir de l'autoroute M1 à hauteur de Montebello. La route passera à gauche de Sénèque Peak pour se diriger vers Les Guibies, avant de s'arrêter au pied de la montagne Coin Bluff. La deuxième partie des travaux est envisagée d'ici fin 2010-début 2011, les temps que l'étude de faisabilité et l'exercice de montage financier soient complétés. C'est une compagnie sud-africaine qui a été retenue pour cet exercice, SPP Project Solutions. La formule de PPP sera retenue pour cette deuxième phase des travaux.

Ainsi, pour la deuxième phase des travaux, un tunnel de 775 mètres sera construit à partir de Coin Bluff pour déboucher non loin de Château d'Eau avant de longer la Montagne des Signaux jusqu'à Tranquebar. Elle passera derrière Colline Monneron avant se connecter à Vallée-Pitot, puis Carro-Laliane pour se diriger vers Quai D en passant par Plaine Verte.

Bus Lane (M1) et

"fly over" à Caudan

- Coût : Rs 1,5 milliard

- Longueur : 18 km

- Début des travaux : 2009

Il s'agit ici de l'aménagement d'une troisième voie sur l'autoroute M1 et exclusivement dédiée aux autobus. La première phase des travaux, au coût de Rs 205 millions, devrait démarrer le mois prochain, le contrat ayant été alloué à AJ Maurel. La troisième voie sera construite, dans les deux sens, à partir de l'échangeur de Pailles jusqu'au rond-Point de Caudan. Le remplacement du rond-point par un échangeur est ainsi envisagé dans le sillage de ce projet et celui du Harbour Bridge.

Le projet de troisième voie devrait être exécuté en trois phases, soit entre Phœnix et Caudan. La première phase des travaux devrait être bouclée avant la fin de l'année si le calendrier établi par la RDA est respecté. C'est ce même organisme qui a préparé l'alignement de ce projet qui, selon les experts, devrait permettre dans une large mesure de "fluidifier" le trafic, particulièrement aux heures de pointe. Évoquée à plusieurs reprises dans le passé, le Bus Lane est aussi considéré comme un moyen pour attirer le public vers le transport public, tout en réduisant l'utilisation de la voiture particulière.

Le Bus Lane, faut-il savoir, est indépendant du projet de Rapid Bus Transit. La réalisation de ce projet devrait coïncider avec la construction d'un échangeur à Caudan. L'objectif est de réduire les embouteillages au niveau de ce point stratégique qui, sur le long terme, devrait donner accès également au Harbour Bridge.

Terre Rouge-Verdun - Ébène Link Road

- Coût : Rs 3,5 milliards

- Longueur : 22,9

- Péage : pas encore établi

- Début des travaux : 2009

Cette nouvelle route à double voies devrait être un des premiers à être réalisé d'après le programme établi par le gouvernement. Le début des travaux pour la première phase du projet ayant été retardé pour cause d'annulation du "tender", le Central Procurement Board (CPB) devrait lancer un nouvel appel d'offres dans les jours à venir. Cinq compagnies/joint-ventures ont été sélectionnés pour l'exécution des travaux entre Terre Rouge et Verdun.

Cela constitue la première phase du projet. La nouvelle route qui devrait relier Terre Rouge à Verdun devrait être longue de 15,7 km. Le coût est estimé à Rs 1,8 milliard. Le projet sera finalement financé par l'Agence Française de Développement (AFD) vu que le gouvernement a décidé de ne pas allouer le contrat à des compagnies chinoises pour cause de surévaluation des travaux.

La deuxième phase des travaux consistera à relier Verdun à Ébène. L'autre partie du tronçon, long de 7,2 km, devrait permettre de relier Verdun à Ébène. C'est la compagnie Prabbux and Dagon qui a décroché le contrat pour la préparation d'une étude de faisabilité et d'un Environment Impact Assessment (EIA).

Les experts estiment qu'une fois opérationnelle, la nouvelle route devrait absorber entre 15% et 20% le flot de véhicules utilisant actuellement le corridor Caudan-Quai D pour atteindre des destinations autres que la capitale. Dans l'immédiat, il n'a pas encore été établi si l'accès à cette route sera payante.

Open Busway sur l'ancienne voie ferrée

- Coût : Rs 8 milliards- Longueur : 22,9 km- Début des travaux : 2011

Le projet d'Open Bus Way est une proposition de l'expert britannique Jonathan Richmond, qui avait soumis un projet contenant 18 mesures pour régler le problème de congestion routière à Maurice et dans le cadre de la mise en place d'un système de transport en masse. Le gouvernement a déjà commandité une étude de faisabilité en vue de sa réalisation de ce mode alternatif de transport sur l'ancienne voie ferrée entre Curepipe et Port-Louis.

Le gouvernement a confirmé son choix pour le système de busway au lieu d'un système de Light Rail Transit (LRT). Si le concept change, par contre le tracé reste le même. Il prend en effet sa source à partir de Curepipe pour se diriger vers Port-Louis, en passant par une dizaine de stations, dont Vacoas, Quatre-Bornes, Rose-Hill, Beau-Bassin, Richelieu ou encore St-Louis. La durée du trajet entre Curepipe et Port-Louis devraient se situer autour des 35 minutes, selon une étude préliminaire.

Considéré comme le moins coûteux comme mode de transport alternatif pour le pays, l'Open Busway est un système de transport en commun très répandu en Europe et en Asie. Le projet devrait nécessiter des investissements de Rs 8 milliards. Ce sont les consultants Pearsons et Luxeconsult (Mtius) qui sont chargés de l'étude de faisabilité et les autres implications relatives à sa réalisation.

Les autres projets

Goodlands by-pass. Le projet consiste à créer une nouvelle route permettant de relier la route A5 (Mapou - Goodlands Road) à celle de B15 (Goodlands - Poste de Flacq Road) tout en évitant la zone résidentielle de Goodlands. Le projet comprend également la construction d'une route d'accès au nouveau tronçon à hauteur du stade Anjalay. Les objectifs sont de soulager la circulation sur les routes existantes et de contribuer au développement socio-économique et touristique dans cette partie nord de l'île.

Phœnix Beaux Songes Link Road. Il s'agit de réhabiliter la Sayed Hossen Road à partir du rond-point de Jumbo jusqu'au quartier de Carreau Laliane sur une distance de 1,9 km. Une nouvelle route sera construire entre Carreau Laliane et Palma afin d'éviter de passer par le carrefour de La Louise. Elle sera longue de 4 km. Cette route est présentée comme une voie alternative pour la circulation de la région de Plaines Wilhems vers la côte ouest.


Retour redouté

Le chikungunya : nouvelle menace

Après l'épisode chikungunya en 2006, la Santé est à nouveau sur le qui-vive. Pour cause, l'île de La Réunion a enregistré en fin de semaine trois cas. Outre la propagation de la grippe A (H1N1) sur notre sol, l'heure est à la vigilance et à la prévention. Pour éviter une propagation du chikungunya dans l'île, les autorités intensifient ainsi leur campagne de sensibilisation, incitant la population à se protéger du virus véhiculé par la piqûre du fameux moustique tigré connu comme l'aedes albopictus.

Notre dernier cas de chik remonte à août 2006. Nous n'avons aujourd'hui aucun cas confirmé ni suspect de ce virus à Maurice. Et nous devons tout faire pour éviter sa réapparition et sa propagation sur notre territoire. Ce sont les affirmations du ministre de la Santé, qui présidait hier la première réunion chikungunya après l'épisode 2006. Une réunion d'urgence mise sur pied, après l'annonce des autorités réunionnaises de la présence de trois cas confirmés du virus à l'île sœur.

Les autorités mauriciennes ont tenu à éclairé la population face à la situation ici. Si nos voisins réunionnais ont enregistré trois cas en fin de semaine, la population mauricienne ne serait pas encore touchée, garantit le ministère de la Santé. "Mais la menace est là. Nous ne devons pas céder à la panique, mais agir pour éviter une propagation du virus. Nous remettons sur pied le plan d'action multisectoriel qui a eu un lower profile ces derniers temps car nos efforts étaient concentrés sur le virus de la dengue", a indiqué le ministre.

En effet, depuis avril, le virus de la dengue, véhiculé par le moustique aedes albopictus - celui-là même qui avait été le vecteur du chikungunya en 2006, avec des effets négatifs pour notre secteur touristique, outre la santé publique - frappe diverses régions à Maurice. Le dernier cas enregistré remonte à une quinzaine de jours, a indiqué hier le Dr Teelochun Ram Nundlall, Regional Public Health Superintendent.

Si la propagation du virus de la dengue a connu un pic décroissant selon les autorités, face au changement climatique noté ces derniers jours et des cas avérés du virus à La Réunion, la menace d'une résurgence du chikungunya se fait sentir. D'où l'appel urgent adressé à la population pour prendre toutes les mesures de précautions nécessaires, telles l'élimination de tous foyers propices à la prolifération des moustiques, afin d'éviter tous risques de contamination. Certaines sources nous indiquent leurs soupçons quant à des évetuels symptômes du Chikungunya notés chez des patients dans la région Nord de Maurice.

Aux côtés des différents stakeholders, dont les représentants des collectivités locales, de l'Environnement, de l'Association des hôteliers et des restaurateurs de l'île Maurice (Ahrim), de l'aéroport… le ministère a assuré que des unités de surveillance ont été établies à travers le pays, notamment avec la collaboration de médecins sentinelles.

Il demande également la collaboration des voyageurs en provenance de La Réunion, des Comores et de Madagascar qui n'auraient pas été détectés positifs au virus par le dispositif mis en place à l'aéroport et au port en raison de la période d'incubation de laisser savoir à la Santé si des symptômes relatifs apparaissent après leur arrivée à Maurice.

Le ministère de la Santé prévoit également la tenue d'une réunion avec les médecins privés pour évaluer la situation à Maurice et démarrer une nouvelle collaboration en ce sens afin de prévenir tous risques.


Aux Casernes centrales hier

Le CP : "Améliorer les enquêtes policières de 30% d'ici mars 2010"

La force policière veut améliorer le niveau des enquêtes policières, ainsi que le niveau des poursuites. Dans cette optique, le commissaire de police, Dhun Iswur Rampersad, entend apporter des améliorations chiffrées à la hauteur de 30% dans ces domaines d'ici à mars de l'année prochaine. Il a fait une déclaration dans ce sens lors d'un discours prononcé hier aux Casernes centrales hier lors de la cérémonie de remise de la President's Long Service and Good Conduct Medal à quelque 472 officiers de la force policière ayant accompli 18 ans de service au sein de la force et plus. Lors de son intervention, le CP a mis l'accent sur ses principaux chevaux de bataille, à savoir donner le maximum de satisfaction au public et la discipline.

Intervenant au sujet de la réorganisation qu'il a commencée depuis son arrivée à la tête de la force policière, le CP Rampersad a fait ressortir que la Central Criminal Investigation Division (CCID) sera appelée à être plus efficiente, et cela en étant débarrassé d'unités encombrantes telles la Prosecutions Unit, la Information Technology (IT) Unit, la Police Family Protection Unit, entre autres. Ces unités seront, d'ici peu, appelées à fonctionner de manière autonome, afin de permettre à la CCID de donner la pleine mesure de ses capacités. La Police Prosecutions Unit sera prochainement retirée de la CCID et sera placée sous la responsabilité d'un assistant commissaire de police. Selon le commissaire, "the main purpose of this re-structuring is to improve the quality and level of police enquiries and prosecutions. I expect a 30% improvement in this regard by march 2010."

Dans la foulée, le commissaire n'a pas manqué de faire état des bons résultats obtenus par les unités de la CID, (Central Division, Sud, Port-Louis Sud, Nord), la Major Crime Investigation Team (MCIT) et l'Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU). Les succès obtenus par ces unités dans leurs enquêtes respectives, la bravoure des officiers de police (NDLR : il devait aussi faire allusion au motard Poloogadoo, qui aura permis d'élucider 22 cas de vols avec violence), ont permis au public d'avoir une meilleure opinion de la police. Il n'a pas caché sa fierté par rapport à ces résultats. Il a ajouté que ceux-ci permettent également de montrer qu'il y a des policiers dévoués et soucieux de servir correctement le peuple.

Le CP a mis en exergue le fait que ces changements et réformes apportés au sein de la force policière a un objectif principal : servir plus efficacement la population. Selon lui, le public est le meilleur juge. Il a souhaité rappeler à l'ensemble de la force que le peuple est l'employeur ultime de la police. "We must all bear in mind that the public are our ultimate employer and we owe a duty to serve them loyally. We should always act with care and courtesy, and fairly and justly ; at the same time, be firm, strict but tactful."

Il a rappelé que l'objectif principal demeure l'agrandissement de la confiance de la population en sa police. "Our aim is to build up public confidence and trust so as to bring about a new corporate image. The public will always remain our main strategic partner in the fight against crime and evolving towards a new society."

Avant d'aborder l'aspect de la confiance du public, ingrédient essentiel au travail de la police, le commissaire Rampersad a de nouveau mis l'accent sur la discipline et n'a pas caché sa satisfaction de constater que les 472 officiers récompensés hier ont un palmarès sans tâche au sein de la police. "Aucune organisation ne peut survivre sans discipline, ni performance. Je suis admiratif de constater que la grande majorité de nos officiers sont en train de donner le meilleur d'eux-mêmes, tout en démontrant un sens très développé de l'appartenance à l'organisation. Ce n'est qu'à travers la discipline et la persévérance que nous pourrons atteindre nos objectifs, notamment de réduire la criminalité au maximum."


Bunwaree préfère les suggestions aux questions

Les syndicalistes de l'éducation des deux secteurs: primaire et secondaire, conviés à une rencontre vendredi dernier avec le ministre de l'Education, Vasant Bunwaree, au siège du ministère de la Culture, ont quitté les lieux en restant sur leur faim. En effet, après avoir écouté le ministre de tutelle pendant plus d'une heure, durant laquelle il a délivré un discours médical sur la pandémie de la grippe A et insisté sur ses connaissances en matière de médecine tropicale, les stakeholders de l'éducation ont quitté la salle avec des éléments scientifiques de la maladie. Et non des informations académiques et pragmatiques auxquelles ils s'attendaient. Regroupés dans cette salle peu aérée et donc pas recommandée en ce temps de pandémie, ils n'ont-il faut dire-pas eu le choix que d'être attentifs au discours du ministre, à la fin duquel, il leur a demandé "de ne pas poser de questions mais de faire des suggestions." Ainsi, invité à se taire (pour le ton adopté), Naraindranath Gopee, président de la Governement Secondary School Teachers' Union n'a pu poursuivre sa question, tandis que Tejnarain Chumroo de la fédération des managers du privé et Lysie Ribot du syndicat des enseignants des collèges catholiques ont pu se faire entendre.


Un enseignant de leçons privées menace Week-End

Contacté pour une déclaration, il s'emporte: "Ekrir ki mo ti donn léson… taler VOH vinn ar ou!"

Durant notre reportage hier, nous avons appris que des enseignants du primaire avaient, malgré l'appel lancé par le ministre de l'Education soutenu par les syndicats du secteur pour annuler les cours privés en cette période d'épidémie de grippe A, maintenaient ceux-ci. Contacté au téléphone-après nos recherches et confirmations auprès de nos sources-pour une déclaration à propos de son choix de maintenir les leçons particulières, un enseignant devait brandir le nom de la Voice of Hindu pour proférer des menaces à l'encontre de Week-End. Après avoir, dans un premier temps, nier le fait d'avoir reçu de nombreux élèves pour des cours privés, cet enseignant devait nous relancer, plus tard, en haussant le ton cette fois: "Mo konn Navin Ramgoolam, mo konn minis lédikasyon, ékrir ki vrémen mo éna 80 zélev ki vinn pran léson kot mwa, ki zordi (ndlr: hier) zis sink pann vini. Ekrir ki mo ti donn léson… taler VOH vinn ar ou!" Nous laissons le soin à nos lecteurs, dont de nombreux enseignants de faire leur conclusion sur un pédagogue qui façonne quotidiennement les adultes de demain…


Ilot Mouchoir Rouge

Le promoteur parle enfin à travers son agence de communication

Nouveau développement dans l'affaire de Mouchoir Rouge. Le promoteur décide enfin de parler à travers un communiqué émis hier par son agence de communication, Mediatalks Ltd.

"M. Jean Raymond Boulle est effectivement un détenteur du bail de l'ilot Mouchoir Rouge à Mahébourg. Le campement qui s'y trouve est simplement résidentiel pour l'usage de M. Boulle et de sa famille. Il n'y a donc aucun projet immobilier ou hôtelier résidentiel dont M. Boulle serait le promoteur sur l'îlot.

Des travaux de réhabilitation ont été réalisés sur des structures existantes dans le respect de l'environnement. Ces travaux avaient pour but de protéger l'ilot et ses habitations des effets d'une forte érosion ainsi que des raz de marée et cyclones. M.Boulle collabore pleinement avec les autorités compétentes concernant les vérifications actuellement réalisées sur l'ilot.

M. et Mme. Boulle sont très respectueux de l'environnement et de l'écologie. Parmi leurs nombreuses actions philanthropiques, ils ont aussi sponsorisé plusieurs activités du Mauritius Wildlife Fund. Ils entament des démarches depuis l'année dernière pour participer à la préservation de l'île au Phare et de l'île de La Passe au Vieux Grand-Port.

L'îlot Mouchoir Rouge est scrupuleusement entretenu dans le respect de la faune et de la flore et a même été reboisé avec des plantes endémiques ", peut-on lire sur le communiqué.

Rappelons que c'est à la suite des doléances des pêcheurs que les autorités concernées ont été alertées. En effet, des travaux de comblage autour de l'île a attiré l'attention des pêcheurs, car c'est à cet endroit précis que poussent des algues utilisées pour la pêche. Le Fisheries d'Albion a en premier lieu été alerté, et ont lors d'une visite servi un "notice to stop", car le promoteur ne détenait aucun Environment Impact Assessment (EIA).

Notons que selon les pêcheurs, deux nouvelles maisonnettes ont été construites, alors qu'aucune application n'a été faite au District Council de Grand-Port/Savanne. Par ailleurs, une source proche du ministère des Terres et du Logement soutient également que M. Boulle est dans l'illégalité. Une équipe a été dépêchée sur les lieux la semaine dernière mais nous n'avons pu avoir une déclaration.

Pour leur part, les pêcheurs souhaitent que la lumière soit faite sur cette affaire. "Developman pas kav fair au detriman peser", maintiennent-ils. Selon eux, si ces travaux de comblage ne furent pas suspendus, les mangliers aux alentours de l'îlot auraient connu le même sort que les algues.


Travaux de dragage à Le Bouchon

Les pêcheurs : "Sauve nou lamer"

Un groupe de pêcheurs s'insurgent contre des travaux de dragage qu'effectue un promoteur dans la région du Bouchon. Ils ont en fin de semaine, fait une déclaration à la station de Police de Plaine-Magnien et alerté les officiers de la Pêche de Mahébourg ainsi que les coast guards du Chaland. Dêpéchés sur les lieux, les officiers du Fisheries, ont disent-ils, constaté que le promoteur ne détenait pas un Environment Impact Assessment (EIA), licence du ministère de l'environnement. Ces derniers ont servi un "notice to stop".

Selon les pêcheurs, le promoteur défriche un lot de terrain pour ériger un morcellement, mais ce dernier a récemment déraciné des arbres, des mangliers et enlevé des roches dans le lagon. En raison de cette déforestation, disent-ils, l'eau de la mer sera polluée. "Kan la mer mauvais, li pou ris sa la terre la et pou cause pollution", disent-ils. Ils restent sceptiques et veulent savoir pourquoi ils n'ont pas été consultés avant tous travaux. Par ailleurs, ils dénoncent que le promoteur a creusé un canal de 200 mètres pour diriger l'eau d'une rivière à proximité dans le lagon. Selon eux, l'eau de cette rivière se perdait en terre et ne se dirigeait pas dans la mer. "Aster la, sa canal la pou risse tout sa la boue la dans lamer ek bann pesticides plantations pou pollué lamer", affirment-ils.

Inquiets, ils souhaiteraient que les autorités agissent au plus vite. "Nou gagne- pain menacé nou bann per de famille nou ena responsabilités", déclarent-ils.


M. Raj Ramrachia, Managing Director de Four Equal (Mauritius):

"Cette ville-satellite sera la porte d'entrée idéale à la future ville nouvelle d'Highlands"

"Ce projet de ville-satellite sera la porte d'entrée idéale à la future ville nouvelle d'Highlands" affirme Raj Ramrachia, Managing Director de Four Equal (Mauritius), la société promotrice du projet. Bien mieux, selon lui, qu'un simple regroupement d'espaces bâtis, M. Ramrachia explique qu'Ebene City est un projet d'aménagement intégré.

Outre son "shopping mall", ses trois hôtels 5-étoiles, ses 2000 unités de logement et ses casinos, l'ensemble en voie d'aménagement qui se situe sur un terrain agricole sous culture de canne à sucre s'étendant sur une distance de 1.5 km le long de l'autoroute entre le pont d'Ebène et la lisière de Margarine Industries Ltd comprendra des espaces verts ainsi qu'un vrai boulevard.

Pour ce projet d'aménagement urbain, Raj Ramrachia, homme d'affaires mauricien établi à Durban en Afrique du Sud depuis 1982 s'est adjoint du partenariat de M. Jaco Odendal qu'il présente comme "le principal promoteur de projets d'aménagement intégré en Afrique du Sud". C'est, d'ailleurs, un cabinet d'architectes sud-africain, DHK Architects, qui a conçu les plans du projet de concert avec le cabinet local Pravin Desai Architects. Les ingénieurs sont le cabinet Servansingh / Jadev et l'urbaniste, Mlle Kim Koo.

Alors que le projet a été, officiellement, présenté au Bord of Investment en mars dernier, M. Ramrachia assure qu'à ce jour, tous les permis nécessaires ont été obtenus des autorités, notamment, le permis de "land conversion". Il assure, tout aussi, de la viabilité du projet qui a fait l'objet d'une étude de marché par une société sud-africaine.

Alors que les premiers coups de pioche sont donnés pour la réalisation de la première phase du projet qui concerne, notamment, l'aménagement du vaste "shopping mall", Raj Ramrachia annonce, déjà, pour "très bientôt" le dévoilement des plans d'un deuxième projet de développement, celui-là, dans la région portlouisienne.


Une nouvelle succursale de la poste voit le jour

La nouvelle poste de Quatre-Bornes a été inaugurée mercredi dernier, en présence d'un parterre de personnalités notamment le ministre du Tourisme, Xavier Duval et le ministre de l'Information et de la Télécommunication, Asraf Dulull. La nouvelle succursale résolument moderne et spacieux met en valeur les nouveaux services non-postaux, tels la photocopie, affranchissement colis ou encore l'internet. Cette nouvelle location vise à renforcir la présence de l'enseigne postale dans la ville des fleurs. Avec le développement continu de la région périphérique d'Ebène, le renforciement du réseau de bureaux de poste se fait important afin de répondre plus adéquatement à la demande sophistiquée et multiple des entreprises aussi bien que des individuels. Les invités ont en fin de cérémonie été remis une "Special Commemorative Cover" qui met en valeur deux timbres représentant les fleurs indigènes de Maurice.



s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 23 août 2009