Port-Louis Ring Road, Harbour Bridge, Busway, Terre Rouge-Verdun-Ébène
Link Road, Bus Lane Trianon-Caudan
Ce sont autant de projets
d'infrastructures publiques et routières dans lesquels
le gouvernement s'engage pour endiguer le problème de congestion
routière. Le défi est de taille, car la mise à
exécution de ces projets constitue les plus grands chantiers
de génie civil jamais engagés à Maurice.
Mais aussi les plus gros investissements jamais entrepris dans
des travaux publics. En effet, d'ici à un an, ces projets
commenceront à sortir de terre. Ils nécessiteront
des investissements de près de Rs 30 milliards.
Mieux vaut tard que jamais, dit l'adage. L'actuel gouvernement
qui, dès son installation au pouvoir en 2005, avait promis
les premiers coups de pioche dans des projets d'infrastructures
publiques pour régler le problème de congestion
routière, a finalement pris presque un mandat pour finaliser
ses plans. Le moins que l'on puise dire est que, théoriquement,
le plan stratégique du gouvernement est ambitieux. Certes,
l'élimination des encombrements à l'entrée
et à la sortie de Port-Louis reste une priorité,
mais ces projets devraient aussi contribuer à l'allégement
du trafic dans des zones déjà saturées ou
faciliter les projets de développement futurs tels que
celui de Tianli, le développement du triangle d'Ébène
ou la nouvelle ville de Highlands.
Ainsi, à l'hôtel du gouvernement, la mise à
exécution de ces projets est même considérée
comme une urgence. La preuve est que tous les appels d'offres
pour les études de faisabilité ou la sélection
d'un contracteur pour l'exécution des travaux sont lancés
presque tous les mois. Dans quelques jours, par exemple, la construction
d'une troisième voie sur l'autoroute M1 en direction du
Caudan sera entamée. De même que le projet Palma-Beau
Songes Link Road. Les travaux pour le projet de by-pass
à Goodlands ont déjà démarré.
Ceux de Quartier Militaire seront bouclés dans trois mois.
Alors que l'ouverture des grands chantiers, notamment pour la
première phase de la Port-Louis Ring Road et la Terre Rouge-Verdun
Link Road est annoncée avant la fin de l'année.
Les plus importants travaux interviendront d'ici à la fin
de l'année prochaine avec le début d'exécution
de la deuxième phase du PLRR. C'est dans cette optique
que le gouvernement a déjà décidé
de reloger les squatters et une partie des habitants de Vallée
Pitot. Le PLRR et le Harbour Bridge constituent en fait les deux
plus importants projets d'infrastructures en matière de
génie civil et d'investissements. La particularité
du PLRR est qu'une grande partie de cette route surplombera la
capitale sur une distance de près de 5 km, doublé
d'un tunnel de plus de 700 m traversant une partie de la Montagne
des Signaux. En même temps sera construit un ouvrage monumental,
un pont - le Harbour Bridge - qui enjambera la rade de Port-Louis
sur une distance de 2,7 km.
L'autre particularité de ces deux projets d'envergure est
qu'ils seront exécutés selon le principe de Partenariat
public-privé (PPP). La participation du secteur privé
dans ce projet fait que ce sont les deux premières infrastructures
publiques dont l'utilisation sera payante, cela à travers
un système de péage (voir plus loin). À eux
seuls, le PLRR et le Harbour Bridge totaliseront des investissements
de Rs 15 milliards.
En parallèle, le gouvernement envisage la construction
d'une route alternative à celle du corridor rond-point
Caudan-Quai D. Il s'agit de la Terre Rouge-Verdun-Ébène
Link Road. Une route qui devrait permettre de gagner le Nord de
l'île sans avoir à passer par Port-Louis et également
en fonction des développements futurs à Ébène
et Highlands. Ce projet, qui se déroulera en deux phases,
devrait coûter plus de Rs 3 milliards. Les travaux devraient
démarrer avant la fin de l'année, tout comme le
projet de construire un fly-over à la place du rond-point
de Caudan.
Le projet d'open busway, une ligne totalement dédiée
à une nouvelle génération d'autobus sur l'ancienne
voie ferrée entre Curepipe et Port-Louis, devrait par contre
prendre un peu plus de temps. Ce projet, qui remplacera le système
de Light Rail Transit (LRT) préconisé initialement
par le gouvernement, visera principalement à réduire
le trafic sur Port-Louis et à encourager l'utilisation
du transport en commun.
Les experts ne cachent d'ailleurs pas leurs inquiétudes
par rapport à l'expansion du parc automobile. Le nombre
de véhicules ne cesse en effet d'augmenter. Le parc automobile
connaît une croissance telle que le pays fait partie de
de ceux ayant une densité routière surélevée.
Chaque année, une moyenne de 15 000 véhicules additionnels
est mise route, au point où la barre des 360 000 véhicules
a déjà été traversée. Cette
croissance interrompue de la flotte automobile, indiquent les
experts, devrait se répercuter sur la qualité de
la circulation routière qui continue à se dégrader
à cause d'une utilisation à outrance de la voiture
particulière.
Les études sur l'impact de la congestion routière
sur l'économie indiquent que le pays perd en moyenne Rs
2 milliards annuellement. Le gouvernement semble avoir enclenché
les grandes manuvres cette fois pour venir à bout
de ce problème chronique. Il dispose de 12 à 18
mois pour ouvrir ces grands chantiers. Les investissements sont
colossaux. Le défi de taille. Est-ce, enfin, la lumière
au bout du tunnel pour les automobilistes ?
Attendons voir...
Les projets à la loupe
Harbour Bridge
- Coût : Rs 7 milliards- Longueur : 2,7 km- Accès
payant (péage)- Début des travaux : 2010/11
Il s'agit essentiellement d'un projet visant à contourner
la circulation Nord-Sud en vue d'alléger le trafic aux
entrées de la capitale. Proprosé par ARUP, un cabinet
de consultants dont les services avaient été retenus
par la Mauritius Port Authority (MPA) en 2003, et ce dans le cadre
des développements portuaires à Les Salines, le
Harbour Bridge - connu également comme le Dream Bridge
- est ainsi présenté comme une solution à
long terme au problème de congestion routière.
Pour la Road Development Authority (RDA), le Harbour Bridge comporte
une série d'avantages, qui permettront améliorer
la qualité de la circulation et favoriser le développement
des affaires, du commerce, du tourisme et de la production des
différents secteurs de l'économie. "Cette
route alternative devrait réduire les coûts d'exploitation
des véhicules et les frais d'entretien, tout en facilitant
le développement des activités portuaires",
estime-t-on à la RDA.
L'ouvrage sera constitué d'un pont, sur une longueur totale
de 2,7 kilomètres, qui enjambera la rade de Port-Louis.
Le projet démarrera aux Salines. Les automobilistes pourront
y accéder grâce à un échangeur qui
sera aménagé au niveau de Caudan, à la jonction
de Reserves Road-Cassis. La partie nord du pont sera reliée
à l'autoroute M2, à hauteur de Pont Lataniers par
l'intermédiaire d'un deuxième échangeur.
"The bridge will be designed with a clear span of 240
m and an airdraft of 50 m to accommodate all ships that currently
visit the harbour", est-il indiqué.
Cependant, le Harbour Bridge, tout comme le PLRR, sera conçu
selon le principe de PPP. Ce sont les deux premiers projets d'infrastructures
publiques à Maurice qui seront exécutés en
partenariat avec le secteur privé. Une étape importante
devraient ainsi être franchie avait l'ébauche d'un
premier rapport de faisabilité qui sera soumis au gouvernement
en septembre.
C'est une compagnie sud-africaine qui est chargée de faire
le montage financier de ce projet et de formuler des propositions
au gouvernement quant à la formule qui sera adoptée
quant à son financement et sa gestion. Ce qui est sûr,
c'est qu'avec la participation du secteur privé, l'accès
sera payant à travers un système de péage
qui, en retour, devrait permettre au promoteur privé de
percevoir des revenus.
Port-Louis Ring Road
- Coût : Rs 8 milliards
- Longueur : 10,9km
- Accès payant (péage)
- Début des travaux : 2009 (1re pahse)
Tout comme le Harbour Bridge, le Port-Louis Ring Road (PLRR) sera
conçu par le gouvernement et le secteur privé. Les
travaux pour la première phase de cette route circulaire
devraient démarrer avant la fin de l'année, alors
que la seconde phase devrait être exécutée
d'ici fin 2010, l'étude de faisabilité étant
actuellement en cours.
Le PLRR est un projet qui fut pour la première fois évoquée
il y a plus de trente ans par Raymond Rivet, alors qu'il siégeait
comme député à l'assemblée nationale.
Plusieurs études ont été conduites et des
alignements effectués sous les différents gouvernements
qui se sont succédé au cours de ces vingt dernières
années avant que celui-ci ne décide, enfin, d'aller
de l'avant avec cette route circulaire, destinée principalement
à offrir une route alternative aux automobilistes pour
se rendre ou quitter les plaines du Nord.
Le nouveau tracé sera ainsi long de 12 kilomètres,
nécessitant un investissement global de Rs 8 milliards.
Ce qui permettrait dans une large mesure de décongestionner
en partie la capitale.
Le PLRR sera d'abord construit en deux phases. L'appel d'offres
pour la première phase des travaux ayant été
lancé, le projet devrait démarrer avant la fin de
l'année. L'étude de faisabilité et le montage
financier a déjà été complété
par des consultants. Cette première partie du projet sera
exécutée selon le principe de partenariat public-privé.
Le State Investment Corporation (SIC) et d'autres partenaires
s'associeront avec le gouvernement pour réaliser la première
partie de cette route.
Ainsi, l'entrée sud de la PLRR trouvera sa source à
partir de l'autoroute M1 à hauteur de Montebello. La route
passera à gauche de Sénèque Peak pour se
diriger vers Les Guibies, avant de s'arrêter au pied de
la montagne Coin Bluff. La deuxième partie des travaux
est envisagée d'ici fin 2010-début 2011, les temps
que l'étude de faisabilité et l'exercice de montage
financier soient complétés. C'est une compagnie
sud-africaine qui a été retenue pour cet exercice,
SPP Project Solutions. La formule de PPP sera retenue pour cette
deuxième phase des travaux.
Ainsi, pour la deuxième phase des travaux, un tunnel de
775 mètres sera construit à partir de Coin Bluff
pour déboucher non loin de Château d'Eau avant de
longer la Montagne des Signaux jusqu'à Tranquebar. Elle
passera derrière Colline Monneron avant se connecter à
Vallée-Pitot, puis Carro-Laliane pour se diriger vers Quai
D en passant par Plaine Verte.
Bus Lane (M1) et
"fly over" à Caudan
- Coût : Rs 1,5 milliard
- Longueur : 18 km
- Début des travaux : 2009
Il s'agit ici de l'aménagement d'une troisième voie
sur l'autoroute M1 et exclusivement dédiée aux autobus.
La première phase des travaux, au coût de Rs 205
millions, devrait démarrer le mois prochain, le contrat
ayant été alloué à AJ Maurel. La troisième
voie sera construite, dans les deux sens, à partir de l'échangeur
de Pailles jusqu'au rond-Point de Caudan. Le remplacement du rond-point
par un échangeur est ainsi envisagé dans le sillage
de ce projet et celui du Harbour Bridge.
Le projet de troisième voie devrait être exécuté
en trois phases, soit entre Phnix et Caudan. La première
phase des travaux devrait être bouclée avant la fin
de l'année si le calendrier établi par la RDA est
respecté. C'est ce même organisme qui a préparé
l'alignement de ce projet qui, selon les experts, devrait permettre
dans une large mesure de "fluidifier" le trafic, particulièrement
aux heures de pointe. Évoquée à plusieurs
reprises dans le passé, le Bus Lane est aussi considéré
comme un moyen pour attirer le public vers le transport public,
tout en réduisant l'utilisation de la voiture particulière.
Le Bus Lane, faut-il savoir, est indépendant du projet
de Rapid Bus Transit. La réalisation de ce projet devrait
coïncider avec la construction d'un échangeur à
Caudan. L'objectif est de réduire les embouteillages au
niveau de ce point stratégique qui, sur le long terme,
devrait donner accès également au Harbour Bridge.
Terre Rouge-Verdun - Ébène Link Road
- Coût : Rs 3,5 milliards
- Longueur : 22,9
- Péage : pas encore établi
- Début des travaux : 2009
Cette nouvelle route à double voies devrait être
un des premiers à être réalisé d'après
le programme établi par le gouvernement. Le début
des travaux pour la première phase du projet ayant été
retardé pour cause d'annulation du "tender",
le Central Procurement Board (CPB) devrait lancer un nouvel appel
d'offres dans les jours à venir. Cinq compagnies/joint-ventures
ont été sélectionnés pour l'exécution
des travaux entre Terre Rouge et Verdun.
Cela constitue la première phase du projet. La nouvelle
route qui devrait relier Terre Rouge à Verdun devrait être
longue de 15,7 km. Le coût est estimé à Rs
1,8 milliard. Le projet sera finalement financé par l'Agence
Française de Développement (AFD) vu que le gouvernement
a décidé de ne pas allouer le contrat à des
compagnies chinoises pour cause de surévaluation des travaux.
La deuxième phase des travaux consistera à relier
Verdun à Ébène. L'autre partie du tronçon,
long de 7,2 km, devrait permettre de relier Verdun à Ébène.
C'est la compagnie Prabbux and Dagon qui a décroché
le contrat pour la préparation d'une étude de faisabilité
et d'un Environment Impact Assessment (EIA).
Les experts estiment qu'une fois opérationnelle, la nouvelle
route devrait absorber entre 15% et 20% le flot de véhicules
utilisant actuellement le corridor Caudan-Quai D pour atteindre
des destinations autres que la capitale. Dans l'immédiat,
il n'a pas encore été établi si l'accès
à cette route sera payante.
Open Busway sur l'ancienne voie ferrée
- Coût : Rs 8 milliards- Longueur : 22,9 km- Début
des travaux : 2011
Le projet d'Open Bus Way est une proposition de l'expert britannique
Jonathan Richmond, qui avait soumis un projet contenant 18 mesures
pour régler le problème de congestion routière
à Maurice et dans le cadre de la mise en place d'un système
de transport en masse. Le gouvernement a déjà commandité
une étude de faisabilité en vue de sa réalisation
de ce mode alternatif de transport sur l'ancienne voie ferrée
entre Curepipe et Port-Louis.
Le gouvernement a confirmé son choix pour le système
de busway au lieu d'un système de Light Rail Transit
(LRT). Si le concept change, par contre le tracé reste
le même. Il prend en effet sa source à partir de
Curepipe pour se diriger vers Port-Louis, en passant par une dizaine
de stations, dont Vacoas, Quatre-Bornes, Rose-Hill, Beau-Bassin,
Richelieu ou encore St-Louis. La durée du trajet entre
Curepipe et Port-Louis devraient se situer autour des 35 minutes,
selon une étude préliminaire.
Considéré comme le moins coûteux comme mode
de transport alternatif pour le pays, l'Open Busway est un système
de transport en commun très répandu en Europe et
en Asie. Le projet devrait nécessiter des investissements
de Rs 8 milliards. Ce sont les consultants Pearsons et Luxeconsult
(Mtius) qui sont chargés de l'étude de faisabilité
et les autres implications relatives à sa réalisation.
Les autres projets
Goodlands by-pass. Le projet consiste à créer une
nouvelle route permettant de relier la route A5 (Mapou - Goodlands
Road) à celle de B15 (Goodlands - Poste de Flacq Road)
tout en évitant la zone résidentielle de Goodlands.
Le projet comprend également la construction d'une route
d'accès au nouveau tronçon à hauteur du stade
Anjalay. Les objectifs sont de soulager la circulation sur les
routes existantes et de contribuer au développement socio-économique
et touristique dans cette partie nord de l'île.
Phnix Beaux Songes Link Road. Il s'agit de réhabiliter
la Sayed Hossen Road à partir du rond-point de Jumbo jusqu'au
quartier de Carreau Laliane sur une distance de 1,9 km. Une nouvelle
route sera construire entre Carreau Laliane et Palma afin d'éviter
de passer par le carrefour de La Louise. Elle sera longue de 4
km. Cette route est présentée comme une voie alternative
pour la circulation de la région de Plaines Wilhems vers
la côte ouest.
Retour redouté
Le chikungunya : nouvelle menace
Après l'épisode chikungunya en 2006, la Santé
est à nouveau sur le qui-vive. Pour cause, l'île
de La Réunion a enregistré en fin de semaine trois
cas. Outre la propagation de la grippe A (H1N1) sur notre sol,
l'heure est à la vigilance et à la prévention.
Pour éviter une propagation du chikungunya dans l'île,
les autorités intensifient ainsi leur campagne de sensibilisation,
incitant la population à se protéger du virus véhiculé
par la piqûre du fameux moustique tigré connu comme
l'aedes albopictus.
Notre dernier cas de chik remonte à août 2006. Nous
n'avons aujourd'hui aucun cas confirmé ni suspect de ce
virus à Maurice. Et nous devons tout faire pour éviter
sa réapparition et sa propagation sur notre territoire.
Ce sont les affirmations du ministre de la Santé, qui présidait
hier la première réunion chikungunya après
l'épisode 2006. Une réunion d'urgence mise sur pied,
après l'annonce des autorités réunionnaises
de la présence de trois cas confirmés du virus à
l'île sur.
Les autorités mauriciennes ont tenu à éclairé
la population face à la situation ici. Si nos voisins réunionnais
ont enregistré trois cas en fin de semaine, la population
mauricienne ne serait pas encore touchée, garantit le ministère
de la Santé. "Mais la menace est là. Nous
ne devons pas céder à la panique, mais agir pour
éviter une propagation du virus. Nous remettons sur pied
le plan d'action multisectoriel qui a eu un lower profile
ces derniers temps car nos efforts étaient concentrés
sur le virus de la dengue", a indiqué le ministre.
En effet, depuis avril, le virus de la dengue, véhiculé
par le moustique aedes albopictus - celui-là même
qui avait été le vecteur du chikungunya en 2006,
avec des effets négatifs pour notre secteur touristique,
outre la santé publique - frappe diverses régions
à Maurice. Le dernier cas enregistré remonte à
une quinzaine de jours, a indiqué hier le Dr Teelochun
Ram Nundlall, Regional Public Health Superintendent.
Si la propagation du virus de la dengue a connu un pic décroissant
selon les autorités, face au changement climatique noté
ces derniers jours et des cas avérés du virus à
La Réunion, la menace d'une résurgence du chikungunya
se fait sentir. D'où l'appel urgent adressé à
la population pour prendre toutes les mesures de précautions
nécessaires, telles l'élimination de tous foyers
propices à la prolifération des moustiques, afin
d'éviter tous risques de contamination. Certaines sources
nous indiquent leurs soupçons quant à des évetuels
symptômes du Chikungunya notés chez des patients
dans la région Nord de Maurice.
Aux côtés des différents stakeholders,
dont les représentants des collectivités locales,
de l'Environnement, de l'Association des hôteliers et des
restaurateurs de l'île Maurice (Ahrim), de l'aéroport
le ministère a assuré que des unités de surveillance
ont été établies à travers le pays,
notamment avec la collaboration de médecins sentinelles.
Il demande également la collaboration des voyageurs en
provenance de La Réunion, des Comores et de Madagascar
qui n'auraient pas été détectés positifs
au virus par le dispositif mis en place à l'aéroport
et au port en raison de la période d'incubation de laisser
savoir à la Santé si des symptômes relatifs
apparaissent après leur arrivée à Maurice.
Le ministère de la Santé prévoit également
la tenue d'une réunion avec les médecins privés
pour évaluer la situation à Maurice et démarrer
une nouvelle collaboration en ce sens afin de prévenir
tous risques.
Aux Casernes centrales hier
Le CP : "Améliorer les enquêtes policières
de 30% d'ici mars 2010"
La force policière veut améliorer le niveau des
enquêtes policières, ainsi que le niveau des poursuites.
Dans cette optique, le commissaire de police, Dhun Iswur Rampersad,
entend apporter des améliorations chiffrées à
la hauteur de 30% dans ces domaines d'ici à mars de l'année
prochaine. Il a fait une déclaration dans ce sens lors
d'un discours prononcé hier aux Casernes centrales hier
lors de la cérémonie de remise de la President's
Long Service and Good Conduct Medal à quelque 472 officiers
de la force policière ayant accompli 18 ans de service
au sein de la force et plus. Lors de son intervention, le CP a
mis l'accent sur ses principaux chevaux de bataille, à
savoir donner le maximum de satisfaction au public et la discipline.
Intervenant au sujet de la réorganisation qu'il a commencée
depuis son arrivée à la tête de la force policière,
le CP Rampersad a fait ressortir que la Central Criminal Investigation
Division (CCID) sera appelée à être plus efficiente,
et cela en étant débarrassé d'unités
encombrantes telles la Prosecutions Unit, la Information Technology
(IT) Unit, la Police Family Protection Unit, entre autres. Ces
unités seront, d'ici peu, appelées à fonctionner
de manière autonome, afin de permettre à la CCID
de donner la pleine mesure de ses capacités. La Police
Prosecutions Unit sera prochainement retirée de la CCID
et sera placée sous la responsabilité d'un assistant
commissaire de police. Selon le commissaire, "the main
purpose of this re-structuring is to improve the quality and level
of police enquiries and prosecutions. I expect a 30% improvement
in this regard by march 2010."
Dans la foulée, le commissaire n'a pas manqué de
faire état des bons résultats obtenus par les unités
de la CID, (Central Division, Sud, Port-Louis Sud, Nord), la Major
Crime Investigation Team (MCIT) et l'Anti-Drug and Smuggling Unit
(ADSU). Les succès obtenus par ces unités dans leurs
enquêtes respectives, la bravoure des officiers de police
(NDLR : il devait aussi faire allusion au motard Poloogadoo, qui
aura permis d'élucider 22 cas de vols avec violence), ont
permis au public d'avoir une meilleure opinion de la police. Il
n'a pas caché sa fierté par rapport à ces
résultats. Il a ajouté que ceux-ci permettent également
de montrer qu'il y a des policiers dévoués et soucieux
de servir correctement le peuple.
Le CP a mis en exergue le fait que ces changements et réformes
apportés au sein de la force policière a un objectif
principal : servir plus efficacement la population. Selon lui,
le public est le meilleur juge. Il a souhaité rappeler
à l'ensemble de la force que le peuple est l'employeur
ultime de la police. "We must all bear in mind that the public
are our ultimate employer and we owe a duty to serve them loyally.
We should always act with care and courtesy, and fairly and justly
; at the same time, be firm, strict but tactful."
Il a rappelé que l'objectif principal demeure l'agrandissement
de la confiance de la population en sa police. "Our aim
is to build up public confidence and trust so as to bring about
a new corporate image. The public will always remain our main
strategic partner in the fight against crime and evolving towards
a new society."
Avant d'aborder l'aspect de la confiance du public, ingrédient
essentiel au travail de la police, le commissaire Rampersad a
de nouveau mis l'accent sur la discipline et n'a pas caché
sa satisfaction de constater que les 472 officiers récompensés
hier ont un palmarès sans tâche au sein de la police.
"Aucune organisation ne peut survivre sans discipline,
ni performance. Je suis admiratif de constater que la grande majorité
de nos officiers sont en train de donner le meilleur d'eux-mêmes,
tout en démontrant un sens très développé
de l'appartenance à l'organisation. Ce n'est qu'à
travers la discipline et la persévérance que nous
pourrons atteindre nos objectifs, notamment de réduire
la criminalité au maximum."
Bunwaree préfère les suggestions aux questions
Les syndicalistes de l'éducation des deux secteurs: primaire
et secondaire, conviés à une rencontre vendredi
dernier avec le ministre de l'Education, Vasant Bunwaree, au siège
du ministère de la Culture, ont quitté les lieux
en restant sur leur faim. En effet, après avoir écouté
le ministre de tutelle pendant plus d'une heure, durant laquelle
il a délivré un discours médical sur la pandémie
de la grippe A et insisté sur ses connaissances en matière
de médecine tropicale, les stakeholders de l'éducation
ont quitté la salle avec des éléments scientifiques
de la maladie. Et non des informations académiques et pragmatiques
auxquelles ils s'attendaient. Regroupés dans cette salle
peu aérée et donc pas recommandée en ce temps
de pandémie, ils n'ont-il faut dire-pas eu le choix que
d'être attentifs au discours du ministre, à la fin
duquel, il leur a demandé "de ne pas poser de questions
mais de faire des suggestions." Ainsi, invité
à se taire (pour le ton adopté), Naraindranath Gopee,
président de la Governement Secondary School Teachers'
Union n'a pu poursuivre sa question, tandis que Tejnarain
Chumroo de la fédération des managers du privé
et Lysie Ribot du syndicat des enseignants des collèges
catholiques ont pu se faire entendre.
Un enseignant de leçons privées menace Week-End
Contacté pour une déclaration, il s'emporte:
"Ekrir ki mo ti donn léson
taler VOH
vinn ar ou!"
Durant notre reportage hier, nous avons appris que des enseignants
du primaire avaient, malgré l'appel lancé par le
ministre de l'Education soutenu par les syndicats du secteur pour
annuler les cours privés en cette période d'épidémie
de grippe A, maintenaient ceux-ci. Contacté au téléphone-après
nos recherches et confirmations auprès de nos sources-pour
une déclaration à propos de son choix de maintenir
les leçons particulières, un enseignant devait brandir
le nom de la Voice of Hindu pour proférer des menaces
à l'encontre de Week-End. Après avoir, dans
un premier temps, nier le fait d'avoir reçu de nombreux
élèves pour des cours privés, cet enseignant
devait nous relancer, plus tard, en haussant le ton cette fois:
"Mo konn Navin Ramgoolam, mo konn minis lédikasyon,
ékrir ki vrémen mo éna 80 zélev ki
vinn pran léson kot mwa, ki zordi (ndlr: hier) zis sink
pann vini. Ekrir ki mo ti donn léson
taler VOH
vinn ar ou!" Nous laissons le soin à nos lecteurs,
dont de nombreux enseignants de faire leur conclusion sur un pédagogue
qui façonne quotidiennement les adultes de demain
Ilot Mouchoir Rouge
Le promoteur parle enfin à travers son agence de communication
Nouveau développement dans l'affaire de Mouchoir Rouge.
Le promoteur décide enfin de parler à travers un
communiqué émis hier par son agence de communication,
Mediatalks Ltd.
"M. Jean Raymond Boulle est effectivement un détenteur
du bail de l'ilot Mouchoir Rouge à Mahébourg. Le
campement qui s'y trouve est simplement résidentiel pour
l'usage de M. Boulle et de sa famille. Il n'y a donc aucun projet
immobilier ou hôtelier résidentiel dont M. Boulle
serait le promoteur sur l'îlot.
Des travaux de réhabilitation ont été
réalisés sur des structures existantes dans le respect
de l'environnement. Ces travaux avaient pour but de protéger
l'ilot et ses habitations des effets d'une forte érosion
ainsi que des raz de marée et cyclones. M.Boulle collabore
pleinement avec les autorités compétentes concernant
les vérifications actuellement réalisées
sur l'ilot.
M. et Mme. Boulle sont très respectueux de l'environnement
et de l'écologie. Parmi leurs nombreuses actions philanthropiques,
ils ont aussi sponsorisé plusieurs activités du
Mauritius Wildlife Fund. Ils entament des démarches depuis
l'année dernière pour participer à la préservation
de l'île au Phare et de l'île de La Passe au Vieux
Grand-Port.
L'îlot Mouchoir Rouge est scrupuleusement entretenu dans
le respect de la faune et de la flore et a même été
reboisé avec des plantes endémiques ",
peut-on lire sur le communiqué.
Rappelons que c'est à la suite des doléances des
pêcheurs que les autorités concernées ont
été alertées. En effet, des travaux de comblage
autour de l'île a attiré l'attention des pêcheurs,
car c'est à cet endroit précis que poussent des
algues utilisées pour la pêche. Le Fisheries d'Albion
a en premier lieu été alerté, et ont lors
d'une visite servi un "notice to stop", car le
promoteur ne détenait aucun Environment Impact Assessment
(EIA).
Notons que selon les pêcheurs, deux nouvelles maisonnettes
ont été construites, alors qu'aucune application
n'a été faite au District Council de Grand-Port/Savanne.
Par ailleurs, une source proche du ministère des Terres
et du Logement soutient également que M. Boulle est dans
l'illégalité. Une équipe a été
dépêchée sur les lieux la semaine dernière
mais nous n'avons pu avoir une déclaration.
Pour leur part, les pêcheurs souhaitent que la lumière
soit faite sur cette affaire. "Developman pas kav fair
au detriman peser", maintiennent-ils. Selon eux, si ces
travaux de comblage ne furent pas suspendus, les mangliers aux
alentours de l'îlot auraient connu le même sort que
les algues.
Travaux de dragage à Le Bouchon
Les pêcheurs : "Sauve nou lamer"
Un groupe de pêcheurs s'insurgent contre des travaux de
dragage qu'effectue un promoteur dans la région du Bouchon.
Ils ont en fin de semaine, fait une déclaration à
la station de Police de Plaine-Magnien et alerté les officiers
de la Pêche de Mahébourg ainsi que les coast guards
du Chaland. Dêpéchés sur les lieux, les officiers
du Fisheries, ont disent-ils, constaté que le promoteur
ne détenait pas un Environment Impact Assessment (EIA),
licence du ministère de l'environnement. Ces derniers ont
servi un "notice to stop".
Selon les pêcheurs, le promoteur défriche un lot
de terrain pour ériger un morcellement, mais ce dernier
a récemment déraciné des arbres, des mangliers
et enlevé des roches dans le lagon. En raison de cette
déforestation, disent-ils, l'eau de la mer sera polluée.
"Kan la mer mauvais, li pou ris sa la terre la et pou
cause pollution", disent-ils. Ils restent sceptiques
et veulent savoir pourquoi ils n'ont pas été consultés
avant tous travaux. Par ailleurs, ils dénoncent que le
promoteur a creusé un canal de 200 mètres pour diriger
l'eau d'une rivière à proximité dans le lagon.
Selon eux, l'eau de cette rivière se perdait en terre et
ne se dirigeait pas dans la mer. "Aster la, sa canal la
pou risse tout sa la boue la dans lamer ek bann pesticides plantations
pou pollué lamer", affirment-ils.
Inquiets, ils souhaiteraient que les autorités agissent
au plus vite. "Nou gagne- pain menacé nou bann
per de famille nou ena responsabilités", déclarent-ils.
M. Raj Ramrachia, Managing Director de Four Equal (Mauritius):
"Cette ville-satellite sera la porte d'entrée idéale
à la future ville nouvelle d'Highlands"
"Ce projet de ville-satellite sera la porte d'entrée
idéale à la future ville nouvelle d'Highlands"
affirme Raj Ramrachia, Managing Director de Four Equal (Mauritius),
la société promotrice du projet. Bien mieux, selon
lui, qu'un simple regroupement d'espaces bâtis, M. Ramrachia
explique qu'Ebene City est un projet d'aménagement intégré.
Outre son "shopping mall", ses trois hôtels 5-étoiles,
ses 2000 unités de logement et ses casinos, l'ensemble
en voie d'aménagement qui se situe sur un terrain agricole
sous culture de canne à sucre s'étendant sur une
distance de 1.5 km le long de l'autoroute entre le pont d'Ebène
et la lisière de Margarine Industries Ltd comprendra des
espaces verts ainsi qu'un vrai boulevard.
Pour ce projet d'aménagement urbain, Raj Ramrachia, homme
d'affaires mauricien établi à Durban en Afrique
du Sud depuis 1982 s'est adjoint du partenariat de M. Jaco Odendal
qu'il présente comme "le principal promoteur de projets
d'aménagement intégré en Afrique du Sud".
C'est, d'ailleurs, un cabinet d'architectes sud-africain, DHK
Architects, qui a conçu les plans du projet de concert
avec le cabinet local Pravin Desai Architects. Les ingénieurs
sont le cabinet Servansingh / Jadev et l'urbaniste, Mlle Kim Koo.
Alors que le projet a été, officiellement, présenté
au Bord of Investment en mars dernier, M. Ramrachia assure qu'à
ce jour, tous les permis nécessaires ont été
obtenus des autorités, notamment, le permis de "land
conversion". Il assure, tout aussi, de la viabilité
du projet qui a fait l'objet d'une étude de marché
par une société sud-africaine.
Alors que les premiers coups de pioche sont donnés pour
la réalisation de la première phase du projet qui
concerne, notamment, l'aménagement du vaste "shopping
mall", Raj Ramrachia annonce, déjà, pour "très
bientôt" le dévoilement des plans d'un deuxième
projet de développement, celui-là, dans la région
portlouisienne.
Une nouvelle succursale de la poste voit le jour
La nouvelle
poste de Quatre-Bornes a été inaugurée mercredi
dernier, en présence d'un parterre de personnalités
notamment le ministre du Tourisme, Xavier Duval et le ministre
de l'Information et de la Télécommunication, Asraf
Dulull. La nouvelle succursale résolument moderne et spacieux
met en valeur les nouveaux services non-postaux, tels la photocopie,
affranchissement colis ou encore l'internet. Cette nouvelle location
vise à renforcir la présence de l'enseigne postale
dans la ville des fleurs. Avec le développement continu
de la région périphérique d'Ebène,
le renforciement du réseau de bureaux de poste se fait
important afin de répondre plus adéquatement à
la demande sophistiquée et multiple des entreprises aussi
bien que des individuels. Les invités ont en fin de cérémonie
été remis une "Special Commemorative Cover"
qui met en valeur deux timbres représentant les fleurs
indigènes de Maurice.