Faits et effets
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Le masque et le gant
Humeur
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Le cadeau d'anniversaire
Pris sur le vif
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Réveil
Faits et effets...
Le masque et le gant
Il y a un aspect dans les toutes dernières mesures prises
par le gouvernement pour atténuer les risques de propagation
de la grippe A HINI qui a de quoi surprendre même s'il est,
bien entendu, loin d'être surperflu. L'annonce, jeudi, par
le Premier ministre de la fermeture des écoles pour une
semaine a été assortie de celle d'un grand nettoyage
complet de tous les établissements éducatifs. Il
y avait eu quelques cas de fièvre dengue recensés
dans le pays il y a quelques semaines. Cela avait été
accompagné d'un programme très ciblé et limité
de démoustication qui n'avait, hélas, pas touché
le milieu scolaire. On peut déjà s'interroger sur
cette lacune lorsqu'on sait que les établissements publics
ne sont pas des modèles de salubrité et d'hygiène.
Et qu'il y encore des écoles où les élèves
ne peuvent pas mettre les pieds dans les toilettes.
Il est maintenant établi que la grippe A HINI, qui affectait
d'abord les porcs, d'où, d'ailleurs, son appellation initiale
de grippe porcine, se transmet d'être humain à être
humain. On peut être dans un milieu complètement
aseptisé et croiser un malade de la grippe A HINI et attraper
le virus si la personne ne s'est pas adéquatement protégée
ou encore si elle ignore, elle-même, avoir été
infectée. Après les cas de fièvre dengue,
qui, comme le Chikungunya, est un virus qui se transmet par les
moustiques d'un malade à un sujet sain, il était
impératif de lancer une grande campagne de nettoyage.
Certaines administrations régionales l'ont fait mais la
campagne n'était pas généralisée.
Il faut aussi rappeler que les écoles étaient tout
récemment en vacances et que, malgré, le nombre
de cas de fièvre dengue recensés dans le pays, il
n'avait pas été jugé utilé de procéder
au nettoyage des écoles. Maintenant que le Chikungunya
est chez nos voisins, il faut songer à mettre en place
une campagne de nettoyage de fond en comble de nos institutions
scolaires pendant les vacances. Et pas seulement lorsque des épidémies
sont à nos portes. Tout cela démontre que le gouvernement
a été, à un moment, complètement dépassé
par les événements. Au lieu d'initier des actions
vigoureuses de prévention et de sensibilisation, il n'a
fait que réagir dans la panique et à parer au plus
pressé.
Et s'il est vrai qu'il n'y a pas encore de véritable psychose,
un sentiment de grande crainte anime la population. L'inconfiance
dans les autorités n'est pas loin d'autant que l'on est
pas certain d'avoir des chiffres réels et fiables sur l'ampleur
de la maladie. C'est ce qui explique que certains prennent leurs
précautions, telle cette dame rencontrée dans un
supermarché qui se déambulait dans les rayons munie
d'un masque et d'un gant en latex sur sa main droite. On touche
à rien, on s'éloigne de ceux qui ont le moindre
raclement de gorge. On prend les devants, on se prémunit
et on s'arme comme on peut.
C'est pareil pour l'aéroport où, là aussi,
on s'organise comme on peut. Voilà comment ça se
passe lorsqu'on débarque au pays. On vous distribue un
formulaire jaune dans l'avion que vous êtes censé
remplir en révélant la vérité. Une
espèce de déclaration sur l'honneur. Vous avez des
cases à remplir concernant certaines données personnelles
et, sur une autre page, il y a des petites cases à cocher,
oui ou non, si vous avez ou avez eu la fièvre, la toux,
etc. Sur un vol de 250 personnes, toutes déclarent non
et, une fois que l'inspecteur sanitaire a visité l'appareil,
vous descendez, vous passez l'immigration d'abord, puis le desk
sanitaire où on lit rapidement ce que vous avec enregistré
sur le formulaire jaune et on vous laisse tranquillement partir
parce que vous avez déclaré ne présenter
aucun symptôme de la maladie. C'est aussi simple que ça.
Si les appareils à détecter les températures
élevées existent, elles ne sont, en tous cas, guère
visibles et on ne voit pas comment ils peuvent être vraiment
utiles ou efficaces. Faut-il faire plus ? On n'en sait vraiment
rien dans la mesure où le premier cas détecté,
celui d'un ressortissant français, avait passé le
crontrôle de température, avait quitté l'aéroport
et qu'il s'était rendu dans son hôtel. Ce n'est que
lorsque ses amis Français qui étaient en sa compagnie
lors de leur séjour commun en Argentine lui ont téléphoné
pour lui dire qu'ils avaient contracté le virus qu'il s'est,
de lui-même, rendu à l'hôpital pour des soins.
Dès qu'il s'est senti mieux, il a pu regagner son hôtel
puis son pays. C'est dire que sur certains fronts, la bataille
n'est pas gagnée d'avance.
La grippe A HINI est, dans certains pays, à son stade le
plus bénin, mais c'est un virus qui peut être fatal
à des sujets particulièrement sensibles et qui présentent
des pathologies récurrentes comme l'asthme, les bronchites
et des difficultés respiratoires. Il faut constamment informer
la population et la sensibiliser et ne prendre aucun risque ou
tergiverser comme cela a été le cas avec les écoles.
Lorsqu'on a pas tous les outils en main, le mieux que l'on ait
à faire, c'est de dire la vérité et ne pas
tromper les Mauriciens, l'Organisation Mondiale de la Santé
et le monde entier. Ce n'est pas acceptable que l'on cache les
chiffres sous prétexte que cela peut créer une panique.
Il vaut mieux savoir même si ça fait mal.
Déjà certains de nos voisins ont utilisé
cette confusion sur les chiffres que l'on dit donner un jour et
que l'on ne fournit plus le lendemain pour pointer du doigt Maurice
et mettre en doute nos déclarations. Nos avons déjà
une bataille à livrer pour empêcher que l'épidémie
ne se propage, nul besoin d'aller déclarer, en plus, la
guerre aux voisins alors que, pour vaincre la grippe A HINI il
faut une collaboration de tous les états.
Humeur
Le cadeau d'anniversaire
Certains observateurs politiques pensaient que le MMM allait profiter
de la célébration de ses 40 ans d'existence pour
organiser un congrès anniversaire casse paké. Une
célébration arrivant à temps pour faire oublier
les erreurs et les défaites politiques accumulées
depuis 2005 et permettre de puiser des erreurs du passé
pour offrir l'image d'un parti uni et regardant l'avenir avec
confiance. C'est un peu dans cette veine que les conférences
du leader sur les grandes dates du passé mauve avaient
été organisées. Encore que le PTr ait sauté
sur l'occasion pour utiliser la même formule en la retournant
contre le MMM avec une conférence sur l'affaire Sheik Hossen
! Il avait été annoncé que, comme aux temps
où les mauves avaient le monopole des idées, le
MMM allait présenter dans le cadre de cette célébration
de grands papiers sur la ligne du parti sur des grands sujets
de société. La liste des lecteurs de ces papiers
avait même été rendue publique lors d'une
conférence de presse. Une de ces conférences de
presse du samedi qui permettent à la télévision
de Dan Callikan de montrer le leader du MMM perdu dans ses notes
et ses papiers, tandis que ceux qui l'entourent semblent somnoler.
Une anti-opération de communication très bien exploitée
par la MBC.
Et puis il y a eu la constitution de la liste des 60 candidats
MMM pour les prochaines élections qui, selon le leader,
sera une lutte à trois, aucune alliance n'étant
possible. Pour le moment, en tout cas. Et d'un seul coup le MMM
s'est retrouvé dans la situation de tous les partis mauriciens
à la veille de la publication de la liste des candidats
: une foire d'empoigne. Dans un premier temps, les pressentis
et les "ayant mari envie" d'un ticket électoral
se sont affrontés dans les instances et officines du parti.
Puis, le débat est devenu public. Vilain aussi. Car profitant
de cet exercice, toutes les frustrations et rancurs longtemps
contenues ont explosé. Les anciens qui ne veulent pas bouger
se sont fait remettre en question par les nouveaux venus aux dents
longues et l'apparente unité du parti a volé aux
éclats. En commençant par rien de moins que le président
du parti, Sam Lauthan, qui, insatisfait d'un de ses possibles
colistiers, a refait le coup de la démission de toutes
les instances pour les réintégrer quelques jours
après. Il a été suivi par Abdoolah Hossen,
membre du BP, ancien lord-maire et député qui, mécontent
de ne pas avoir un ticket au No 19, a claqué, une fois
encore, la porte du MMM. En faisant ce que font tous ceux qui
quittent leurs partis : une série de déclarations
de presse pour dénoncer leurs anciens partis et dirigeants
et révéler les manuvres politiques dont ils
avaient été partie prenante et agissante. Dont ils
n'auraient jamais rien dit s'ils avaient obtenu ce qu'ils revendiquaient.
En l'occurrence, un "safe" ticket pour se faire élire
sur un plateau pour M. Abdoolah Hossen aux côtés
de ce leader qui l'aurait souvent humilié et manipulé
de son propre aveu.
Avec la publication de cette liste de candidats, qui se fait par
tous petits morceaux, la direction du MMM s'est offert un curieux
cadeau d'anniversaire pour ses quarante ans. Un cadeau qui est
en train de se transformer en une série de petites bombes
politiques qui permettent aux déçus de s'en aller
en claquant bruyamment la porte. A la direction, on a beau dire
qu'il vaut mieux que les départs aient lieu aujourd'hui
plutôt qu'à la veille du Nomination Day, n'empêche
que tout cela fait désordre. Bazar même. Et surtout
le jeu du pouvoir qui n'a qu'à se baisser pour ramasser
des munitions. Après avoir laissé les militants
en colère lancer les premières salves. Car tous
les noms des candidats et toutes les permutations que la direction
essaye d'imposer sont loin de faire l'unanimité chez les
militants. Et il y a de quoi. Non seulement il y a des vieux de
la vieille qui s'accrochent à leur tickets mais il y a
des anciens qui ont trahi, dénoncé le parti, vécu
avec l'ennemi et qui reviennent aujourd'hui comme des fils prodigues
à qui on garde les meilleures places. En termes de circonscription
et de hiérarchie dans le parti ! Il y a aussi ceux qui
ont quitté leurs partis pour se joindre au MMM et à
qui il faut bien faire de la place sur la liste. Sans compter
les lobbies de tous ordres de ceux qui ne parviennent pas à
obtenir un ticket. C'est en raison des réactions des bases
face à certaines impositions de la direction que seulement
des bouts de liste de candidats ont été rendus publics.
Les autres le seront au fur et à mesure que la direction
parviendra à imposer ses choix aux militants de certaines
régionales récalcitrantes. Si elle n'y parvient
pas, elle accueillera les dissensions/démissions/dénonciations
en utilisant la formule désormais consacrée : "A
blessing in disguise. "
Ceux qui attendaient un ressaisissement, un renouvellement du
MMM retournant à ses sources pour ses 40 ans devront repasser.
Avec sa liste de candidats et les "ingrédients"
qui ont été utilisés pour la mettre au point,
le MMM ressemble de plus en plus au PTr. Celui du début
des années 80.
Pris sur le vif
Réveil
-C'est pas possible toi. Comme dirait Bye Anerood, du temps où
il parlait encore : ça ne peut plus se continuer !
-Qu'est-ce qui ne peut plus se continuer ?
-Ces affaires de vols, de viols, d'agressions là, toi
Tous les jours il y a trois ou quatre affaires comme ça
dans les journaux et à la radio
on ne peut plus continuer
comme ça, toi.
-Ça tu as parfaitement raison. Le monde est devenu bien
mauvais même. Avant, il n'y avait pas ces affaires là
Tu crois que c'est la pollution qui rend les gens comme ça
?
-Sûrement, toi. Avec toutes ces affaires, tous ces engrais
que l'on met dans les légumes pour les faire pousser vite
et les poudres qu'on met dans le manger soi disant pour cuire
plus vite et donner plus bon goût
il y a trop de produits
chimiques toi
ça même on a toutes sortes de
qualités de maladies et de virus
-
c'est vrai
ça n'arrête pas
comme
tu finis avec un, un autre prend tout de suite
c'est un
derrière l'autre maintenant
tu n'as même pas
le temps de guérir d'un virus que tu as attrapé
un autre
-
Mais il n'y a pas que les virus qui attaquent le corps,
toi
il y a aussi des virus qui attaquent le cerveau et font
les gens faire comme s'ils avaient perdu leur tête. Tu as
entendu cette histoire de la dame du nord la ?
-Quelle histoire? Celle de la dame qui était dans la cuisine
en train de cuire tranquillement son manger alors que le voleur
était en train de dévaliser son salon ?
-Non. C'est pas cette affaire là.
-Ah, bon... On m'a aussi parlé d'une autre dame qui a été
dévalisée par une femme qui était venue lui
demander un petit cash pour acheter un pain pour sa petite fille.
La femme a tiré un couteau avec elle et l'a obligé
à lui donner son sac à main.
-Tu vois : il ne faut jamais ouvrir sa porte à quelqu'un
qu'on ne connaît pas. Mais c'est pas de cette affaire là
que je te dis.
-C'est tout ce qu'on m'a raconté. Mais il est vrai qu'il
y a tellement de faits divers de nos jours !!! Alors qu'est-ce
qui est arrivée à cette dame du nord là ?
-Figure toi qu'elle était en train de bien dormir, de dormir
du sommeil du juste comme disaient les grandes personnes d'autrefois
-
ah, je sais ce qui s'est passé
son mari n'était
pas là et elle avait oublié de fermer la fenêtre
Moi, je ferme toujours toutes les fenêtres et mêmes
les impostes. Même quand il faut chaud je ferme partout.
Il vaut mieux avoir un peu chaud que de se retrouver face à
face avec un malfrat. Moi, si ça m'arrive un jour je suis
sûre que je vais avoir une crise cardiaque
je ne pourrais
pas supporter ça
ça même je ferme partout
chez moi à double tour. Qu'est-ce qui est arrivée
à cette dame du nord
-
son mari était la même.
-Ah bon. Il était la même ? Sans doute en train de
ronfler comme mon mari, je parie.Tous les hommes sont pareils,
je te dis. Ils sont supposés nous protéger et comme
ils posent la tête sur l'oreiller ils ronflent tout de suite
et c'est aux femmes de se débrouiller. Et après
on ose dire que c'est le sexe fort.
- Je ne sais pas si le monsieur ronflait, mais en tout cas il
dormait à côté de sa dame.
-Alors c'est elle qui a vu le voleur.
-Non, elle ne l'a pas vu. Elle l'a senti.
-Quoi ? Qu'est-ce que tu dis ? Qu'est-ce qu'elle a senti comme
ça, toi ?
-Elle raconte qu'à un moment dans son sommeil elle a senti
une main qui la caressait.
-Elle s'est surement dit que c'était son bonhomme qui voulait
faire un p'tit gâté
avec ce froid la c'est
normal, toi.
-Ben justement ce n'était pas normal du tout. Son mari
n'est pas du genre à costé, costé au milieu
de la nuit pour faire un gâté. C'est ça même
qui a réveillé la dame et elle a ouvert les yeux
-
aio, tu me fais avoir des frissons d'horreur toi
et qu'est-ce qu'elle a vu ?!
-Il y avait à côté d'elle dans son lit un
homme qui avait juste son slip et qui était en train de
la caresser, toi.
-Quelle horreur
moi j'aurais eu une crise cardiaque
qu'est que la dame a fait.
-Elle a hurlé au voleur, le bougre a bourré par
la fenêtre et le mari de la dame s'est réveillé.
-Quelle horreur! Mais quelle horreur!! Comment peut-on faire des
choses pareilles. Comment... Dis moi, tu connais un bon ouvrier,
toi?
-Pourquoi ?
-Il faut que je fasse souder toutes les fenêtres de ma chambre.
Je ne pourrais pas supporter de me réveiller à côté
de mon mari qui ronfle d'un côté et d'un homme juste
avec son slip de l'autre côté. Ça je ne pourrais
pas!!!!
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o p i n i o n
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WEEK-END --- dimanche 23 août 2009
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