m a g a z i n e WEEK-END --- dimanche 23 août 2009



  Histoire – août 2009 - En marge du 150e anniversaire de naissance de William Wilberforce
  Voltige équestre - Au coeur d'une discipline spectaculaire
  Ebene City - Ambitieux projet de développement urbain sur l'autoroute, face à la CyberCité
  Portrait posthume - Sir Jean Moi Lin Ah Chuen
  Concert - Etaé! Expression musicale au Sapin
  Photographie- Salon d'août - Under a new light
  Nuit des Etoiles au Hong Kong Emporium à Grand-Baie - Soirée glamour réussie avec Julien Lepers et les mannequins indiens et français
  Golden Age Star - Madelaine Boribond, lauréate avec les feuilles mortes
  Mauritius Opera 2009 - Un creuset culturel unique
  Marc Lavoine : "Toute ma vie a été marquée par des rêves qui se sont écroulés..."
  Beauté - Vos atouts ne sont pas forcément l'apparence physique
  Conférence Internationale, Prix, Anniversaire - Littérature de langue anglaise : Une nouvelle vitalité
  Youth Excellance Award 2009 - L'esprit d'initiative et d'innovation mises en exergue
  Des traces de vie d'origine extraterrestre découvertes dans une comète


Histoire - août 2009

En marge du 150e anniversaire de naissance de William Wilberforce

Le 24 août est la date d'anniversaire de la naissance de William Wilberforce (1759-1833), le célèbre abolitionniste anglais. En fait, demain marquera son 150e anniversaire de naissance alors que ce dimanche 23 août, le monde célèbre la Journée internationale du souvenir de l'esclavage et de son abolition (voir,en hors-texte, ce que le Centre Nelson Mandela pour la Culture Africaine prévoit pour cette journée).

William Wilberforce n'est jamais venu à Maurice, mais le mouvement qu'il a mis en branle et parrainé en Grande-Bretagne pour militer, en premier lieu, pour l'abolition de la traite négrière à travers la " Society For Effecting the Abolition of the Slave Trade" et, en second lieu, pour l'abolition de l'esclavage tout court dans toutes les colonies britanniques, a eu des effets conséquents sur l'île Maurice. De plus, William Wilberforce, très au fait de l'esclavagisme pratiqué à Maurice par l'entremise des Généraux Hall et Darling en poste dans l'île, amènera le gouvernement britannique à mettre sur pied, sous le couvert de l'"Anti-Slavery Society " (ASS), une commission d'enquête sur la traite illégale dans l'océan Indien et les conditions de vie des esclaves à l'île Maurice. Au bout du compte, le cas mauricien servira d'argument canon dans toute la démarche visant à établir le mal absolu qu'est l'esclavagisme.

C'est l'"Anti-Slavery Society " qui mène la campagne de dénonciation qui, soutenue vigoureusement par Buxton, porte-parole de William Wilberforce, présentera à la Chambre des Communes " a full rehearsal of the scandal. "(1) Cela se passe en 1826. Les autorités britanniques enclenchent sur le champ les procédures en vue de la mise sur pied d'une commission d'enquête investie de tous les pouvoirs pour faire la lumière sur les ramifications de la traite illégale à l'île Maurice. La commission, désignée " Eastern Enquiry Commission ", passera deux années entières à rassembler des informations sur la pratique de l'esclavage à Maurice.

Il en sortira un volumineux rapport en 1829, indiquant que près d'un tiers à la moitié de la population servile mauricienne forte de 60 000 âmes, soit " entre 20 000 et 30 000 "(2), a été introduite illégalement dans l'île. L'ASS réagit promptement à cet effarant constat et, adoptant une position radicale, " tried to persuade the British Government to order all slaves in Mauritius to be freed immediately, without indemnity."(3)

L'île Maurice ciblée et criblée par les abolitionnistes

Le rapport accablant de l'"Eastern Enquiry Commission " apporte de l'eau au moulin de la contestation de l'ASS, la poussant à accentuer sa campagne en faveur de l'abolition complète de l'esclavage. En fait, de solides raisons ont amené les abolitionnistes à soumettre l'île Maurice à la loupe de la commission d'enquête, afin de mieux cerner les mécanismes à la base de la pratique esclavagiste. "The Society singled out Mauritius because it was an easy target, a colony inhabited by former enemies of England, foreigners who had few friends in the British Parliament to defend them; once slaves in Mauritius had been freed without indemnity, then it might be easier to set free without indemnity slaves in other colonies such as the West Indies, whose leading inhabitants had many friends in Parliament."(Idem)

La campagne menée par l'ASS sur d'autres fronts et la connaissance acquise sur la pratique esclavagiste à Maurice notamment, l'île étant colonie britannique, opèrent en synergie et convainquent les abolitionnistes qu'en dépit des mesures prises pour humaniser ou réformer le système, ce dernier est imperméable à toute rédemption. Le cas mauricien est pour les abolitionnistes comme un livre ouvert où ils peuvent détecter les dysfonctionnements du système et obtenir toutes les données pour étayer leur thèse réclamant la suppression pure et simple de l'esclavage.

L'ASS juge ineptes les mesures de l'"amelioration policy "

L'abolition de la traite, rendue effective dans tout l'empire britannique dès 1807, se veut un signal envoyé aux propriétaires d'esclaves les intimant à mieux traiter ces derniers car ils ne pourront en acheter. Etrange stratégie alliant à la fois carotte et bâton. "The abolitionists in Britain led by William Wilberforce, reasoned as follows - slaves died young because of bad living and working conditions. The slave masters did not care much about the death of slaves because it was easy to import slaves to replace those who died. If the slave-masters could not import slaves, they would have to see to it that their slaves lived longer. Hence they would have to provide better living and working conditions." (2)

Tout en prenant son temps, l'administration britannique à Maurice applique systématiquement des mesures pour juguler la traite négrière. " Le 14 janvier 1813, il (Farquhar) étendit à la colonie la proscription de la traite négrière. Il sévit contre les contrevenants, commandants de vaisseaux ou commerçants pris en flagrant délit. En 184, il instaura le Protectorat des Esclaves. Le 27 avril 1815, il institua la Cour de la Vice-Amirauté pour connaître des délits de traite. Le 7 novembre 1820, il publia l'ordonnance promulguant une loi anglaise de l'année précédente, sur l'enregistrement des esclaves et leur déplacement sur le territoire. "(4)

Ainsi, à Maurice, devenue colonie britannique en 1810, la traite est déclarée illégale en 1813. Cependant, l'amélioration du sort de l'esclave demeurera, au regard des abolitionnistes, lettre morte puisque l'introduction de la main-d'œuvre servile se poursuivra clandestinement. Il est vrai que les autorités britanniques ont ordonné l'enregistrement des esclaves pour en contrôler le nombre et mater la clandestinité, mais c'est chose facile pour les propriétaires de manipuler les chiffres. Il y a bien en 1814 l'instauration du Protectorat des Esclaves pour veiller sur le bien-être des esclaves et sévir contre les mauvais maîtres, mais que peut-il contre un système judiciaire où juges, magistrats et avocats sont apparentés à la classe économique dominante qui a d'énormes intérêts dans un système dont l'un des fondements est l'incontournable main-d'œuvre servile ?

Le constat accablant des commissaires Colebrooke et Blair

Il paraît que les mesures d'amélioration n'ont eu guère l'effet escompté, à en juger par le constat par le constat accablant établi par les commissaires royaux Colebrooke et Blair. " En tout cas…les commissaires royaux Colebrooke et Blair constatèrent la pratique de la traite frauduleuse jusqu'autour de 1824. Les statistiques elles-mêmes sont éloquentes à ce sujet. Alors que sous Decaen en 18909, les esclaves se chiffraient à 59 728, sous Farquhar, en 1817, ils totalisaient 74 493 ! "

Les anti-esclavagistes trouveront jusque dans la hausse de la production sucrière la preuve que la traite se pratique toujours à l'époque. " Depuis quelques années la production sucrière avait augmenté dans des proportions considérables ; ce résultat n'avait pu être obtenu sans une augmentation de la main-d'œuvre agricole, augmentation qui ne s'expliquait que par l'introduction clandestine d'esclaves en violation de l'acte d'abolition de la traite. "(5) Mais cet avis est loin d'être partagé par les utilisateurs de la main-d'œuvre servile:

" Le fait, établi par Adrien d'Epinay dans un article publié le 10 novembre 1827 dans la Government Gazette, que le chiffre de la population esclave était tombé de 87,000 en 1815 à 77, 000 en 1826 constituait la meilleure preuve du contraire. Sur ces 77,000 esclaves il n'en avait d'ailleurs que 33, 000 seulement employés à l'exploitation des établissements sucriers. L'abandon des cultures telles que celles du café, de l'indigo, des denrées alimentaires même, qu'on recevait alors de l'Inde et de Madagascar, l'emploi des terres neuves - et par conséquent capables d'un rendement intensif - pour la culture de la canne, les perfectionnement sans cesse apportés à l'industrie sucrière suffisaient à expliquer pourquoi les produits du sol mauricien augmentaient en quantité, tout en diminuant nombre. "(5)

Le décor planté pour le renversement de la citadelle esclavagiste

William Wilberforce et les abolitionnistes sont à l'avant-scène de tout le mouvement visant à développer, parallèlement à l'abolition de la traite, un nouveau cadre de vie, fait d'humanisme et de compassion, pour la population servile. De ce fait, " from 1816 Wilberforce introduced a series of bills which would require the compulsory registration of laves, together with details of their country of origin, permitting the illegal importation of foreign slaves to be detected."(6)

Mais face à l'échec de l'"amelioration policy", " he (William Wilberforce) began publicly to denounce slavery itself, though he did not demand immediate emancipation". (Idem) Cela le mène à fonder en 1823 la "Society for the Mitigation and Gradual Abolition of Slavery" (plus tard, l'"Anti-Slavery Society") où "Wilberforce urged that total emancipation was morally and ethically required, and that slavery was a national crime that must be ended by parliamentary legislation to gradually abolish slavery." (Idem)

La cause est entendue. Même si le gouvernement anglais ne s'empresse pas de passer à l'acte, il est décidé à en finir avec l'esclavage moyennant le paiement d'une forte indemnité. Il se range donc dans le camp des anti-esclavagistes, ce qui signifie que, tôt ou tard, la mise à mort de l'esclavagisme aura bel et bien lieu, dénouement, semble-t-il, inévitable après l'échec de la suppression de la traite et de la promesse de " mesures décisives et efficaces pour améliorer le sort de la population esclave "(5) faite par un certain Canning au nom du gouvernement britannique.

Ainsi, à l'île Maurice, il aura fallu attendre 1813 pour que la traite soit déclarée illégale, puis dix années encore jusqu'à ce que les faiblesses de l'"amelioration policy " soient mises à jour et l'abolition pure et simple de l'esclavage réclamée en 1823. Il faudra dix années de plus avant que la loi abolissant l'esclavage soit proclamée. En effet, c'est en 1833 que le Parlement britannique adoptera la loi abolissant l'esclavage dans tout l'empire britannique y compris Maurice. William Wilberforce meurt trois jours après avoir eu l'assurance du passage et de l'adoption de cette loi au Parlement. Les abolitionnistes ont gagné leur combat.


Bibliographie

Sookdeo Bissoondoyal, Concise History of Mauritius, Bharatiya Vidya Bhawan, 1982

Social Science - Geography, History, Sociology, Form 3, Mauritius Institute of Education, 1990

P.J. Barnwell & Auguste Toussaint, A Short History of Mauritius, Longmans, Green & Co, 1949

Amédée Nagapen, Histoire de la Colonie Isle de France - Ile Maurice 1721-1968, Diocèse de Port-Louis, 1996

Auguste Toussaint, Port-Louis, deux siècles d'histoire (1735-1935), La Typographie Moderne. 1936

Wikipedia, The Free Encyclopaedia, 18 May 2009


"Port-Louis construit par les esclaves - Les pierres parlent" d'Amédée Nagapen en librairie

Le Centre Nelson Mandela inauguré le 18 juillet 2010

Le dernier ouvrage d'Amédée Nagapen, " Port-Louis construit par les esclaves - Les pierres parlent ", qui devait être en librairie l'année dernière, n'a pu l'être pour des raisons d'ordre technique. Depuis quelque temps déjà, le livre est sorti de l'Imprimerie du Gouvernement et est désormais disponible en librairie à Rs 200 l'exemplaire. Pour Serge Maury, directeur du Centre Nelson Mandela pour la Culture Africaine, organisation qui a le crédit de l'édition, la parution du nouvel ouvrage arrive au bon moment puisqu'elle coïncide avec la célébration de la Journée internationale du souvenir de l'esclavage et de son abolition. En outre, le Centre Nelson Mandela pour la Culture Africaine ouvre une exposition sur l'esclavage ce matin à 10hres au centre social de Roche Bois et organise à 11hres une cérémonie marquant le début des travaux de construction de son siège à la Tour Koenig. L'inauguration du centre est prévue le 18 juillet 2010, date d'anniversaire de Nelson Mandela qui aura alors 92 ans. Sera-t-il présent ce jour-là ?

" Port-Louis construit par les esclaves - Les pierres parlent " (150 pages d'une grande intensité à lire) a obtenu la collaboration de Lilian Berthelot et de Catherine Essar, et a été préfacé par Jocelyn David Gracieuse, président du Centre Nelson Mandela pour la Culture Africaine. Ce dernier a souligné l'utilité de cet ouvrage à la fois comme éclairage jeté sur le passé et faisceau braqué sur l'avenir, en ces termes : " Cela ne fait pas le moindre doute que tous ceux qui liront cet ouvrage ne pourront manquer de se sentir interpeller par l'Histoire en roulant ou en déambulant dans les rues de Port-Louis. Et si les Voyagistes - puisque le tourisme culturel est de plus en plus prisé - pouvaient s'inspirer de ce livre pour proposer un itinéraire à leurs clients, je m'enorgueillirais en clamant au nom de Monseigneur Amédée Nagapen : Mission accomplie ! "

Des marrons aux esclaves bâtisseurs

Ce n'est pas la première fois que l'historien Nagapen aborde le thème de l'esclavage. Il a écrit avec autorité sur un phénomène qui a été un pendant incontournable de l'esclavage dans toutes les colonies - à savoir, le marronnage. On se souviendra de son étude " Le Marronnage à l'Isle de France - Ile Maurice ", couronnée par l'Association des Ecrivains de Langue Française (A.D.E.L.F.) et du Grand Prix Littéraire de l'Océan Indien et du Pacifique. D'autre part, le sujet de l'esclavage revient inexorablement dans ses ouvrages touchant l'histoire du pays ou de l'Eglise, cette pratique ayant été indissociable de la vie sociale et économique francilienne, puis mauricienne pendant plus d'un siècle, abstraction faite de la période antérieure de colonisation hollandaise.

Dans " Port Louis construit par les esclaves - Les pierres parlent ", Amédée Nagapen cerne la contribution des esclaves dans la construction de la ville de Port-Louis. D'où l'invitation, dès le premier chapitre, intitulé " Le foisonnement des lieux de mémoire " " à une excursion en trois étapes :

. D'abord, à travers l'agglomération de la banlieue sud, à la Grande-Rivière-Nord-Ouest

. Puis, un saut jusqu'à la sortie nord e la ville, à l'ensemble d'habitations en bordure de la rivière des Lataniers

. En troisième lieu, dans la ville proprement dite, tenue en tenailles par deux faubourgs, et s'étalant du pied de la montagne jusqu'au front de mer. "

Cette excursion qui évolue vite en véritable incursion mémorielle, est l'entreprise que l'ouvrage s'est assigné dans les chapitres II, III et IV - " La banlieue sud ", " Le centre-ville " et " La banlieue nord ".

Dans les chapitres V et VI, " Esclaves marrons " et " La société façonnée par la Culture créole ", le livre revient sur le marronnage, phénomène indissociable de l'institution esclavagiste, et répertorie les valeurs culturelles générées par la présence dans l'île d'une population servile aux racines et ethnies multiples.


Voltige équestre

Au coeur d'une discipline spectaculaire

Ils ont entre 9 et 13 ans et pratiquent la voltige. Nous découvrons cette discipline fascinante encore méconnue chez nous lors d'une séance d'entraînement au Club Hippique de Maurice, animée par Anja Traub, coach allemande et 3ème mondiale de voltige et Stéphanie Jauffret - pionnière de la voltige à Maurice - en prélude de l'International African Competition qui a eu lieu vendredi et samedi au Swaziland et où deux équipes ont défendu les couleurs de Maurice.

La voltige est un ensemble d'exercices de gymnastique exécutés sur un cheval au trot ou au galop. Comme les autres clubs hippiques de Maurice - Le Ranch, Rivière-Noire, le club hippique du nord, ou le centre équestre de la Louisa, entre autres-, le Club Hippique de Maurice(CHM), sis à Allée Brillant, Floréal, propose de faire découvrir et aimer le cheval mais aussi de se perfectionner dans diverses disciplines, telle que la voltige. Le Club Hippique de Floréal est un centre affilié à la Mauritian Equestrian Sports Federation (MESF), fédération mauricienne d'équitation et propose tout au long de l'année des activités accessibles aux débutants comme aux initiés.

La voltige impressionne et fascine. Cette discipline peut se définir à la fois comme une activité équestre, gymnique et acrobatique. "La voltige est plus qu'un sport. C'est un vrai show", dit Stéphanie Jauffret, qui est à la tête du centre équestre du MTC et pionnière de la voltige à Maurice.

C'est une discipline spectaculaire qui se pratique en cercle. Elle met en scène un ou plusieurs voltigeurs qui évoluent sur un cheval au galop tenu en longe (corde servant à attacher un cheval). L'animal ne porte pas de selle mais un surfaix (grosse sangle munie de deux poignées fixes ainsi que deux étrivières fixes et souples) et d'un large tapis permettant aux élèves d'effectuer une série de figures où l'équilibre et les aptitudes physiques sont pleinement mobilisés.

Le club hippique accueille une vingtaine d'élèves et propose trois séances de deux heures par semaine animées par Stéphanie Jauffret. Cette Française venue émigrer à Maurice en 1995 a fondé la première école de voltige équestre, école reconnue par la Fédération. "J'ai pratiqué la voltige très jeune, mais mon vrai travail, c'est de dresser les chevaux", dit-elle. Dans la voltige, le cheval doit être choisi, dressé et travaillé en conséquence pour la meilleure pratique possible.

Le cheval de voltige et le voltigeur

Tout cheval ne peut pas être un cheval de voltige. Selon Stéphanie Jauffret, "il doit avoir un tempérament très particulier. Idéalement il doit être gentil, calme, énergique et serein. Les agressifs et les caractériels sont à proscrire". Quant à la taille, "mieux vaut trop grand que trop petit, car un cheval de voltige doit pouvoir porter 3 voltigeurs au galop". Dans cette discipline équestre, la confiance en l'animal doit être totale. Le cheval de voltige est le membre de l'équipe sur lequel repose la réussite de l'épreuve.

Le voltigeur doit rester en permanence en harmonie avec son cheval. Il doit exécuter ses figures en suivant le rythme de sa monture, l'un et l'autre parfaitement complices. Le voltigeur doit posséder souplesse, force, énergie, et surtout savoir sentir le rythme de son cheval pour profiter au maximum de son allure dans la réalisation de ses figures. Les matériels nécessaires à l'entraînement sont le tapis de voltige, un baril d'entraînement : il s'agit d'un cheval d'arçon cylindrique équipés de deux poignées fixes et de deux lanières souples latérales.

Entraînement

Travailler son équilibre, son regard, placer le poids de son corps, ressentir les mouvements du cheval, et utiliser ses aides à bon escient, tels sont les principaux enseignements donnés par les monitrices du club hippique et de Le Ranch: Stéphanie Jauffret et Sabrina de Maroussem.

Le déroulement du cours débute par l'échauffement, la mise en souffle, les étirements, le grand écart, puis vient le travail de préparation: les roulades, sauts de mouton, sauts depuis le baril d'entraînement, échauffement sur le baril avant le travail de position de base. La voltige est une activité acrobatique qui apporte au fil des entraînements, de la souplesse, de la tonicité, de la force, du souffle, de la concentration, de l'équilibre, de la créativité.

Pendant une semaine, la sélection Maurice, issue de divers clubs hippiques de Maurice s'est donnée rendez-vous au club hippique de Floréal pour suivre un stage d'une semaine animé par l'Allemande Anja Traub, 3ème mondiale de voltige et âgée de 21 ans. Ce stage a été rendu possible grâce à la MESF.

L'après-midi, sous le regard du coach allemand, des voltigeurs en herbe s'essayaient avec beaucoup d'application à quelques exercices de voltige pratiqués habituellement en spectacle. Les conseils et encouragements fusent: "Dresse tes jambes... a little bit better...continue". Cette gymnaste accomplie dont les talents sont reconnus, s'avère être une excellente coach, pour le plus grand bonheur de ceux qui ont l'opportunité de profiter de ses précieux conseils.

Inter Africa Cup

Le vendredi 21 et le samedi 22 août, une petite douzaine d'enfants pratiquant la voltige à Maurice ont participé à l'International African Competition au Swaziland. Après avoir remporté l'Inter Africa Cup l'année dernière à Johannesburg, deux autres équipes ont défendu les couleurs de Maurice.

Les équipes:

Grade D: Tessa Hardy, Joanna Seesaha, Lambert Leclézio, Diane Arnaldi, Léna Arnaldi et Florian Jauffret

Grade E: Manuela Rogers, Blair Lenferna, Damien Jauffret, Danika Atchia, Louise E.Noël.

Le plus jeune a 9 ans et le plus âgé 13 ans. Au stade de la compétition, le voltigeur exécute en musique un programme de figures imposées et un programme libre. La voltige peut se pratiquer en équipes composées de 4 à 6 voltigeurs. Chaque voltigeur est jugé sur la correction, la tonicité et la grâce de son attitude. Sont également appréciées la fluidité de ses enchaînements, l'élégance et la fluidité des figures et leur harmonie avec le cheval.


Ebene City

Ambitieux projet de développement urbain sur l'autoroute, face à la CyberCité

Ce projet conçu en trois phases va s'étendre sur 34 hectares et comprendra, notamment, un immense centre commercial de 50,000 mètres carrés

Four Equal (Mauritius), société ayant, notamment, pour partenaires des Sudafricains annonce des investissements à terme de l'ordre de Rs 20 milliards dans un vaste projet de développement sur une superficie de 34 hectares tout au long de l'autoroute dans la région faisant face à la CyberCité. Baptisé Ebene City, ce projet d'aménagement urbain qui impliquera 600,000 mètres carrés de développement comprendra un immense centre commercial de quelque 50,000 mètres carrés appelé Mall of Mauritius.

Devant s'élever entre les rivières Terre Rouge et Plaines Wilhems, Ebene City disposera de voies d'accès et de sortie sur l'autoroute de même que sur la future route Terre Rouge - Verdun. Le projet de situe entre la CyberCité et la future ville nouvelle d'Highlands. Selon les promoteurs, il s'agit, là, d'un site accessible à 70% de la population de l'île résidant dans un rayon de 15 km.

Conçu en trois phases devant, complètement, s'achever d'ici à 10 ou 12 ans, le projet d'aménagement comprend dans sa phase initiale la construction du Mall of Mauritius, le "shopping centre" de quelque 50,000 mètres carrés assortis d'espaces de bureaux sur une superficie de 16,000 mètres carrés, d'un hôtel international de 200 chambres et de 160 unités de logement. Cette Phase 1 prévoit l'aménagement de 2500 espaces parking.

Les promoteurs assurent que ce centre commercial régional sera conçu en vue d'assurer une expérience shopping de classe internationale tant à la clientèle locale que touristique. Le Mall of Mauritius sera, de plus, ouvert sept jours sur sept et comprendra, notamment, salles de cinéma, boutiques hors-taxe, restaurants et marché forain. Des quelque 150 boutiques prévues, quelque 10,000 à 15,000 mètres carrés d'espaces commerciaux seront destinés à de nouvelles enseignes sur le marché mauricien.

Les travaux de déblayage et de terrassement sont en cours. Un contrat de Rs 3.5 milliards a été conclu avec un entrepreneur local pour la réalisation de cette première phase dont l'achèvement est projeté vers mars/avril 2012. C'est le cabinet sudafricain de renommée mondiale, DHK Architects qui a conçu les plans en partenariat avec Pravin Desai Architects. Parmi les autres réalisations initiales dans le cadre de ce vaste projet de développement, les promoteurs travaillent sur un parc de bureaux écologique de trois niveaux devant couvrir une superficie de 16,000 mètres carrés et qui surplombera, au Nord du site, la ravine de la rivière Terre Rouge.

Les promoteurs estiment que le centre commercial devrait, à lui seul, générer quelque 1200 possibilités d'emploi permanent. A l'achèvement du projet global de développement d'ici à 10 à 12 ans, ils sont d'avis que 17,500 emplois auront été créés.


Portrait posthume

Sir Jean Moi Lin Ah Chuen

La famille Ah Chuen a profité du congrès international Hakka, qui s'est tenu à Maurice la semaine dernière, pour rendre hommage à feu sir Jean Moi Lin, premier sinomauricien membre du Parlement et un des plus illustres fils de la communauté sinomauricienne. Pour l'occasion, un livre, signé Lilian Berthelot, a été lancé et la demeure familiale de Rose-Hill a été transformée en mémorial.

Arrivé à Maurice en 1887 à l'âge de 14 ans, Chue Wei Chuen parvint, à force de labeur, à ouvrir une boutique sur le propriété sucrière The Mount à l'âge de 30 ans. Avec son épouse, une jeune fille de son village natal en Chine, Chue Wei Chuen devait avoir sept enfants dont Moi Lin, le deuxième fils, né en 1911 à qui on donna les prénoms de Jean et Etienne au moment de son baptême. Après le primaire, il suivit les cours à la Chinese High School mais ne put poursuivre ses études. Après la mort de son frère aîné, il dut en effet, aider son père comme apprenti dans ses boutiques. Doué pour les affaire, Moi Lin devait pousser son père à vendre ses boutiques situées dans les villages pour concentrer ses activités commerciales à Port-Louis. Trouvant que Moi Lin s'intéressait trop à la danse et aux loisirs, sa mère se rend en Chine en 1928 pour lui choisir une épouse dans son clan et son village natal et la ramène à Maurice où le mariage est célébré la même année. Onze enfants naîtront de cette union. En 1931, Jean Ah Chuen ouvre sa propre boutique à la rue la Reine avec le sigle ABC signifiant au choix "Aux Bonnes Choses" ou "Au Bazar Central". Au fil des années, ce sigle devait devenir celui d'un des grands magasins d'alimentation de la capitale puis celui du groupe de compagnies Ah Chuen, engagées dans diverses activités commerciales. Passionné par la culture chinoise et la langue hakka, Jean Ah Chun fut pendant des années le directeur de la Chineese Daily News, représenta le groupe hakka au sein de la Chambre de Commerce Chinoise, participa à des levées de fonds pour venir en aide à la Chine envahie par le Japon pendant la deuxième guerre mondiale. Membre influent de la communauté chinoise, il fut nommé par le gouverneur pour la représenter au sein du conseil législatif en 1948. Il devenait ainsi le premier sinomauricien membre du conseil législatif. Il fut de nouveau nommé au conseil législatif par le gouverneur après les élections de 1953 et siégea comme membre du conseil municipal de Rose- Hill, ville où il habita à partir de 1950. Candidat indépendant aux élections législatives de 1959 à la circonscription numéro 3, Jean Ah Chuen fut battu mais nommé une troisième fois au conseil législatif pour représenter la communauté sinomauricienne et participa à la conférence constitutionnelle de Maurice à Londres où fut négociée l'indépendance du pays. En 1963, Jean Ah Chuen se présenta aux élections sous la bannière de l'Union Sino mauricienne et fut élu. Le résultat de cette élection contestée fut maintenue par la Cour suprême en 1964. Opposé à l'indépendance, Jean Ah Chuen se joignit au PMSD de Gaëtan Duval et fut un de ses candidats élus aux élections de 1967. Avec la constitution du gouvernement d'unité nationale après les élections de 1967, Jean Ah Chuen fut nommé ministre des Administrations Régionales, poste qu'il occupa jusqu'en 1976. Candidat sous la bannière travailliste aux élections de 1976, Jean Ah Chuen ne fut pas élu et se retira de la vie politique.

Jean Ah Chuen fut également très engagé au niveau social et joua un rôle de premier plan au sein de la Mission Catholique Chinoise. Il fut également très actif dans le développement des activités commerciales du pays. Citant des témoignages du professeur Edouard Lim Fat, Lilian Berthelot souligne dans son livre que Jean Ah Chuen joua un rôle important dans l'implantation et le développement de la zone franche à Maurice. Aidé de ses deux aînés, alors établis à Hong Kong "il a fait venir à Maurice de nombreuses délégations d'industriels hongkongais et taïwanais" et a beaucoup travaillé à la promotion de la zone franche où il fut un des premiers Mauriciens à ouvrir une usine. Farouche défenseur des valeurs traditionnelles chinoises, il insista pour que ses enfants apprennent le maximum de langues chinoises. Pendant un moment, il fut importateur de films chinois tournés à Hong-Kong et organisa le déplacement de plusieurs groupes artistiques de Hong-Kong et de Taiwan à Maurice. Jean Ah Chuen

fonda ou fut membre de plusieurs mouvements et d'organisations chargés de promouvoir la culture chinoise à Maurice et fit partie, entre autres, de la World Hakka Federation. Fait chevalier par la reine d'Angleterre, sir Jean Ah Chuen avait été également décoré par le Vatican et par de nombreuses organisations internationales. Mort en octobre 1991, des suites d'une opération, sir Jean Etienne Moi Lin Ah Chuen eut droit à des funérailles nationales et populaires. Avec lui écrit Lilian Berthelot, "disparaissait un personnage aux multiples dimensions qui, dans la discrétion et la persévérance, avait accompli une immense mission et placé sa collectivité sur un piédestal inébranlable. Il fut une figure de proue, un leader courageux tel que d'autres communautés n'en ont eu. Lorsqu'en 1998, son effigie parut sur le billet de banque de Rs 25 (sans doute un des plus utilisés de la série émise) des membres de sa communauté observèrent que sir Moi Lin figurait avec le Dr Sun Yat Sen, Deng Xiaoping et Lee Kwan Yew, parmi les Grands Hakkas du 20ème siècle".


Concert

Etaé! Expression musicale au Sapin

La formation musicale "Etaé" présentera le 29 août ses compositions au restaurant le Sapin à Camp Le Vieux. La soirée débutera à 20h45 avec en ouverture Yavin, Hashish et Enn Group.

"Etae" est une expression créole très utilisée, mais c'est aussi le nom d'un groupe de quatre musiciens dont un chanteur. Une guitare pour David Luchmun, une basse pour Lindsay Inassee, une batterie pour Yannick Durhone et une guitare et un micro pour Stefan Gua s'accordent pour offrir des chansons à textes tantôt sombres ou colorées. Pour eux, l'expression "Etaé" qui "prend le sens qu'on veut bien lui donner, surprise, étonnement, colère, joie, etc, est comme notre musique qui n'a pas un style en particulier mais n'est que le reflet de nos messages et des émotions qu'on veut faire passer."

Selon Stephan Gua, "Etaé c'est surtout des chansons à texte. On parle du quotidien et de ses difficultés, des maux qui rongent notre société (injustice, crise écologique et économique, etc..) mais aussi de sujets plus positifs où par exemple on rend hommage à la nature, ou encore ou l'on parle de voyage, etc.. Mais nous tenons à rester dans l'optique d'une musique utile et agréable ou chaque morceau a un sens. En d'autre mots c'est loin d'être une musique commerciale! ...On n'est pas des musiciens professionnels mais plus des passionnés de musique! ".

À noter que pour le concert, une contribution de Rs 75 sera demandée à la porte.


Photographie- Salon d'août

Under a new light

Le Cercle des Artistes Photographes (CAP) propose depuis samedi et jusqu'au 28, une exploration visuelle au public intitulée Under a new light au Barkly Wharf, Le Caudan Waterfront.

Le Salon d'août, manifestation annuelle, 13ème du genre, permettra au public d'admirer plus de 80 photos en couleurs et en noir et blanc réalisées par une vingtaine de photographes, membres du CAP ainsi que des amateurs et professionnels rodriguais regroupés au sein d'une association.

À travers Under a new light les photographes témoignent de leur environnement en observant méticuleusement tous les gestes banalisés, en saisissant des visages, des objets, des expressions de la réalité issue de la routine de chacun, des rites journaliers que tout le monde effectue sans ne plus y prêter une quelconque attention.

À travers leurs prises de vue photographique quotidiennes, les photographes engagent à avoir un autre regard sur la vie de tous les jours aussi banal qu'elle puisse être. Ces témoignages de ces petits moments faisant partie de la vie sont tous précieux que ce soit un morceau de bois, herbe, feuille, des gens au travail, paysages, des objets (gros plans), entre autres. "Under a new light est une nouvelle vision, une exploration, un peu de recherche, des choses qu'on voit tous les jours, mais qui changent de couleurs, de personnalité et qui doit être regardé avec un oeil neuf. Nous avons aussi modifié, joué sur les couleurs sans déranger la texture du sujet", explique Steve Dubois.


Nuit des Etoiles au Hong Kong Emporium à Grand-Baie

Soirée glamour réussie avec Julien Lepers et les mannequins indiens et français

Soirée glamour réussie vendredi soir au Hong Kong Emporium à Grand-Baie où le public a eu droit à des belles chorégraphies signées Dany Farla. Mais le public s'était surtout déplacé en grand nombre pour voir en chair et en os, les mannequins français et indiens dévoiler leurs beaux atouts. Du charme et de la fantaisie pour présenter les dernières tendances en Europe et en Inde.

Les mannequins indiens, Rupali Khandare, Sangeeta Bora, Shelly Khalu, Shaina Hazarika et Anouk et les belles créatures françaises, Emilie et Mathilde, des aspirantes Miss France ont rivalisé de charme et de beauté avant la présentation hier soir à l'hôtel International à Balaclava, les griffes indiennes et européennes de vêtement, d'accessoires et de bijoux des stylistes Dharma Hassija et de Nishi-Indya Vogue Boutique.

Les stylistes sont les spécialistes dans la fusion des couleurs chatoyantes de tenues indiennes et d'autres ensembles rutilants comme les mini-jupes et le club wear. Aussi des matières brodées et très stylisées aux tons vifs et chauds.

Julien Lepers qui animait la soirée ne pourrait cacher sa joie devant le déferlement de tant de charme. Dany Farla et sa troupe de danseurs et danseuses ont avec une grâce incomparable et une agilité incroyable présenté des danses du ventre, du salsa, des danses brésiliennes et des chorégraphies africaine au son des ravannes et autres percussions. L'orchestre de Speed Group avec Jean Noël Henriette et Denis Claude Julie se sont également montrés à la hauteur de l'événement. Un jeune Vacoasssienne de 13 ans a exécuté avec brio une danse de Michael Jackson. Sly Bhunjun, le directeur de Island Filmworks Ltd et Shai Rughoonundun, le propriétaire de Hong Kong Emporium ont réussi leur pari en présentant une soirée magique.


Golden Age Star

Madelaine Boribond, lauréate avec les feuilles mortes

C'est Madelaine Boribond, âgée de 72 ans, une habitante de Pointe-aux-Sables qui a été proclamée lauréate lors de la finale du concours Golden Age Star qui a eu lieu mercredi dernier à Taher Bagh à Port-Louis, organisée conjointement par Island Film Works Ltd et la mairie de Port-Louis, ce concours a vu la participation de seize de nos aînés. Après délibérations, Madelaine Boribond s'est classée première et a remporté un séjour d'une semaine, tous frais compris à l'île Rodrigues. Elle s'est distinguée avec la chanson Les feuilles mortes d'Yves Montand.

Marie Claire Arthe (61 ans) est arrivée en deuxième position alors que la troisième prix a été octroyé à Annie Mamode (68 ans). Elles ont remporté des coffrets offerts par Mado Parfums. Les mémés ont nettement surclassé les pépés. Les préliminaires se sont déroulés à la municipalité de Port-Louis.

La célèbre animateur Julien Lepers a détendu l'atmosphère avec son humour particulièrement corrosif. Il a loué le courage de nos aînés qui malgré leur âge avancé ont poussé la chansonnette et nous ont fait revivre les succès d'autan. Quand on aime, on a toujours vingt ans a-t-il déclaré sous les applaudissements de la foule. Madelaine Boribond nous a avoué sa grande admiration pour la chanteuse Edith Piaf.

Faute de temps, elle a été contrainte à choisir un morceau d'Yves Montand dans le cadre de sa préparation pour le concours. Elle habitait auparavant la capitale avant de s'installer à Pointe-aux-Sables avec sa famille. Madelaine Boribond se consacre au travail social dans sa localité.

Amit Ramjeet vainqueur de la version locale de Questions pour un champion

C'est Amit Ramjeet qui a été proclamé vainqueur de la version locale de Questions pour un champion, dimanche dernier à l'auditorium Octave

Wiehe à Réduit. L'animation était assuré par la présentateur français Julien Lepers. Agé de 27 ans et chargé de communication à la Financial Service Service Commission, Amrit Ramjeet est un habitué à ce concours. Il a répondu correctement à dix questions dans la phase finale qui l'opposait à David Descombes, Doris D'Avrincourt et Ashwin Rudhee. Les participants avaient à répondre à 50 questions axées sur Maurice, sa culture, son économie et son histoire au cours des préliminaires. 16 meilleurs candidats se sont affrontés au cours de la phase finale. Ce nombre a été ramené à quatre et a vu la consécration d'Amit Ramjeet.


Mauritius Opera 2009

Un creuset culturel unique

Ce qui fait de ce festival un creuset culturel unique en son genre et très vivant, c'est que pour la première fois à Maurice, le public pourra assister à un vrai spectacle de fusion. Avec Mauritius Opera 2009, le pays devient le paradis de l'art dramatique, pour certains même un carrefour du théâtre lyrique. Les futures éditions de ce festival pourraient attirer un public étranger et de grandes mises en scène. Quels sujets aborde ce festival ? Quels artistes lui donnent son âme ? Voici quelques visages. Sans leur talent, sans leur énergie, la scène du Centre Swami Vivekananda à Pailles ne pourrait se transformer en un lieu vivant du 4 au 13 septembre 2009.

On peut dire sans exagérer que ce festival s'annonce comme un des plus riches et diversifiés au monde. Il faut rappeler que cet événement unique s'appuie sur une histoire culturelle. Il suffit de se pencher sur l'histoire du théâtre lyrique à Maurice pour constater que Maurice a connu pendant des années une importante tradition lyrique d'opéras et d'opérettes depuis la fin du 18ème siècle. La Fondation Spectacles et Culture (à buts non lucratifs) a pris la relève. Son directeur Paul Olsen nous rappelle qu'à Maurice nous avons deux théâtres (Théâtre de Port-Louis et le Plaza) chargés d'histoire. Les premiers opéras à Maurice datent des années 1890. "Notre festival s'appuie sur une histoire culturelle", déclare Paul Olsen. L'aventure a pris naissance en 2008 lorsque la chanteuse Katrin Caine a exprimé son souhait de monter un opéra à Maurice. De son côté, le musicien Martin Wettges a trouvé l'idée très intéressante. Il a pu réunir les chanteurs grâce à ses relations. Si Katrin et Martin amènent dans ce festival leurs connaissances artistiques, Paul Olsen, lui, l'enrichit par sa connaissance du théâtre. Ce dernier nous dit que son équipe a fait appel au Cape Philarmonic Orchestra (un orchestre professionnel qui a joué Les Pêcheurs de perles en Afrique du Sud) pour que la musique du festival soit de grande qualité. Le baryton-basse allemand Michael Schopper a eu l'idée de faire un concert d'orchestre et de regrouper plusieurs événements musicaux. "J'ai envie de partager la musique avec les gens... je suis un facilitateur...", nous dit Paul Olsen qui ajoute qu'en terme de qualité artistique le festival est au-dessus du Pays du Sourire présenté en 2008 au MGI. Le coût de l'opération est beaucoup plus élevé. Le mécène a reçu 25 000 euros de l'étranger. Le reste du financement vient de ses propres moyens.

Maurice, carrefour d'un théâtre lyrique

La première édition de Mauritius Opera permettra d'avoir un logo qui puisse être utilisé pendant des années. Paul Olsen dit qu'on peut envisager d'autres éditions de ce festival : "Ça peut faire de Maurice une plaque tournante, attirer les étrangers pour venir écouter de l'opéra... L'art lyrique a perdu de l'intérêt au fil des années. Le potentiel est là. Il faut relancer la machine." Il y a un double intérêt pour les Mauriciens d'avoir des opéras joués dans leur pays : ceux qui ne peuvent se déplacer auront l'occasion d'assister à des spectacles; il y a aussi, selon Paul Olsen, le secteur touristique qui a besoin d'événements d'envergure pour attirer les visiteurs. Les retombées sur les plans culturel et économique seront considérables. Tout le monde en bénéficiera. Une deuxième édition du festival reste une question ouverte. Si les différents partenaires impliqués (secteur hôtelier et secteur aérien) travaillent ensemble, ce sera possible. Un forum d'échange sur le futur du festival sera organisé au SVICC, annonce Paul Olsen. "Il faut d'abord qu'un festival existe, créer une notoriété et ensuite développer la chose avec les partenaires économiques", ajoute ce dernier.

Une diversité de styles

Pourquoi présenter Les Pêcheurs de perles pour cette première édition du festival ? Ce choix s'est fait parce que l'action se déroule au Sri Lanka. A Maurice, il y a une bonne connaissance de la culture indienne. Avec cet opéra de Georges Bizet, ce sera la première grande fusion entre l'Europe et l'Asie dans un spectacle. Cette version n'existe nulle part ailleurs. "Les Pêcheurs de perles ont été présentés dans une version européenne dans les années 60. On a une interprétation qui utilise nos ressources... je respecte l'oeuvre. Ce n'est pas une adaptation locale mais une création dans le respect de l'oeuvre mais avec ce lien à notre pays...", déclare Paul Olsen. Les danseurs d'Art Academy évolueront sur scène. Un choeur de 40 Mauriciens a été constitué pour ce festival. Les décors somptueux sont signés Eelco de Jong.

Les organisateurs du festival disent que les opéras présentés à Maurice seront choisis particulièrement pour leur contexte exotique. Pour ce qui est encore de la fusion mentionnons la présence de Linzy Bacbotte qui a écrit deux chansons spécialement conçues en vue d'un accompagnement pour grand orchestre. Il y aura un concert d'orchestre mais aussi des ouvertures d'opéras (Le Barbier de Séville de Rossini, La Dame Blanche de Boïldieu) mais aussi des variations sur l'hymne national mauricien.


Les artistes en répétition

Martin Wettges

Jeune musicien talentueux qui a dirigé plusieurs orchestres symphoniques prestigieux et des opéras, Martin Wettges est le directeur musical, le chef d'orchestre et responsable des décisions artistiques. C'est à lui qu'incombe la responsabilité de rendre le spectacle vivant avec plus d'une centaine de personnes sur scène (solistes, choristes, membres de l'orchestre, figurants). Martin dit que ce qui l'a convaincu de travailler à Maurice c'est la richesse de la tradition lyrique que possède le pays. Il avoue sa fascination en voyant des gens (le choeur) qui n'ont jamais vu d'opéra sur scène chanter avec un tel esprit.

Katrin Caine

La soprano allemande installée à Maurice et à l'origine du projet, prépare pour la première fois un choeur d'opéra au sein duquel elle chante. Elle dit que c'est très agréable de travailler avec les membres du choeur et qu'il est facile de les diriger à cause de leur amour du travail. "Martin is bringing everyone together", ajoute-t-elle. La chanteuse interprétera des extraits d'opéra le 7 septembre 2009.

Véronique Zuël-Bungaroo & Matias Tosi

Elle a étudié le chant à Londres et interprété de nombreux rôles de répertoire en Europe. Martin Wettges dit qu'elle a un potentiel incroyable pour passer de différents registres de voix (soprano colorature, soprano lyrique et soprano dramatique) dans le rôle de Leila.

Matias Tosi est né à Buenos Aires. En février 2005, il fait ses débuts avec Escamillo de Carmen au Stadttheater de Regensburg. Il interprètera le rôle de Zurga dans Les Pêcheurs de Perles.

Michael Schopper

Ce baryton-basse allemand a étudié à l'Académie de Musique de Munich. IL a mené une carrière mondiale. Il sera Nourabad le grand prêtre.

LE CALENDRIER

Opéra : Les Pêcheurs de perles avec Véronique Zuël-Bungaroo dans le rôle de Leila et Matias Tosi dans le rôle de Zurga : Lieu : SVICC, les 4, 5, 9, 11, 12 septembre 20h. Les 6 et 13 septembre, séances à 15h.

Concert Symphonique: Lieu SVICC, les Pailles, mardi 8 septembre à 20 h.

Récital chant et piano du 7 septembre : Lieu à confirmer. Heure : 20hrs. Chanteurs : Katrin Caine (soprano), Joo-Ann Bitter (soprano) et Rodrigo Porras (ténor). Accompagnateur au piano : Dean Nookadu.

Récital chant et piano du 10 septembre : Lieu à confirmer. Heure : 20hrs. Participants : Prof. Michaël Schopper accompagné au piano par Martin Wettges. Airs et lieders de Brahms, Wagner, Schubert, Schuman.

Un concert supplémentaire est prévu le dimanche 13 septembre à 20h auquel participeront les solistes qui assurent les doublures des 4 principaux chanteurs, le harpiste allemand Christoph Bielefeld. Ce concert aura lieu au Sugar Beach Hôtel. Des navettes sont prévues à partir de 14h entre le pont de Grande Rivière et SVICC.

Des tarifs attractifs

Rs350/ Rs 500/ Rs 800/ Rs 1800 avec des réductions/ Rs 2500 VIP sans prestation/ Rs 5000 VIP avec prestation. Infos et réservations : www.operamauritius.com ou Otayo 466 9999.


Marc Lavoine : "Toute ma vie a été marquée par des rêves qui se sont écroulés..."

Chacun ses fêlures... Et, sous le masque de l'affabilité et du "zénisme" naturels de Marc Lavoine, on serait bien en peine de déceler... les fêlures de l'homme et de l'artiste. Des entailles dans la chair de sa sensibilité dont il est revenu, pour autant qu'on puisse en juger d'après la sérénité ultime qui se dégage des propos qu'il vient de partager avec le magazine Mon Gers à moi.

Le chanteur entamera très bientôt un tour de promo pour son album Volume 10, et s'installera notamment sur RTL pour de multiples avant-premières : dès le 28 août, Marc Lavoine sera l'invité de l'émission matinale Laissez-vous tenter, qui lui sera dédiée, puis sera au coeur de journées spéciales (du 28 au 31 août), avant de rejoindre Christophe Hondelatte dans RTL Soir le 31 août, date de parution de l'album. Ce sera ensuite l'heure d'un live révélant les morceaux de l'album dans Le Grand Studio RTL du samedi 5 septembre; Laurent Boyer ponctuera cette semaine Lavoine-maniaque avec la Tête dans les étoiles du 7 septembre.

Une frénésie très showbiz qui contraste presque... bizarrement avec la quiétude affichée par l'artiste dans sa région d'adoption (le Gers), qui en profite pour faire une mise au point : "Le showbiz, c'est un endroit qui n'existe pas. Si vous le cherchez sur une carte, vous aurez du mal à le trouver. Le showbiz, c'est un état d'esprit que n'ont pas les artistes. Des gens comme Francis Cabrel, comme Jean-Jacques Goldman, ou comme Etienne Daho ne sont pas très showbiz ; ils sont bien plus attachés à leur imaginaire. D'ailleurs, le disque est tellement en crise depuis une dizaine d'années que le "show" existe, mais le "biz", ça fait bien longtemps qu'il n'existe plus."

Pour Lavoine l'épicurien, qui se sent agressé par le caractère speed de la ville, il était logique de tomber "amoureux de la région, de sa beauté, de sa qualité respiratoire" : "Ici, je peux m'allonger ; le Gers, c'est un peu mon Afrique", pose-t-il. Et si c'est la maison de George Harrison qui hébergeait le tournage de son dernier clip, celle conçue par sa femme, Sarah Lavoine (Poniatowski), dans laquelle il a écrit plusieurs des chansons de Volume 10 mais aussi l'album de Gérard Darmon (avec la complicité de Marc Esposito), répond pleinement à ses attentes : "Ma femme m'a fabriqué une maison très agréable à vivre. Elle est architecte d'intérieur et a voulu respecter l'environnement tout en jouant avec l'espace, les volumes ; la lumière est particulièrement magnifique... Je suis en pente douce, ici. Je n'ai aucune obligation, je ne fais que ce que j'aime."

Bien dedans, bien dehors. Un peu plus loin, Lavoine le bucolique pointe le bout de son nez : "Je me laisse doucement porter par le courant (...) Dès que je me promène dans la forêt, j'entends mon coeur qui bat. Je peux même parler tout seul ou avec les arbres. Ici, c'est un endroit de méditation, de recueillement."

Bien dans la solitude, bien en société : "Moi j'aime les gens d'ici et j'ai un rapport assez amoureux avec eux. Je vais au marché, chez mon boucher, chez la pépiniériste, au café des Sports chez mon ami Patrick pour jouer au tiercé, ce que je ne fais d'ailleurs pas dans la vie courante... Il y aussi la confrérie des melons de Lectoure à laquelle j'appartiens désormais..."

Celui qui pense ouvertement et oecuméniquement que "nous sommes faits pour aimer" et qu'on "gagne sa vie à aimer les gens", dans son petit bonheur bien terrestre, réserve une place centrale à Sarah, son épouse, qu'il gratifie d'une admiration sans limites : "Il existe déjà une harmonie entre nous, même si nous sommes différents. Elle est beaucoup plus organisée que moi, plus structurée, plus intelligente aussi. Elle communique mieux, elle possède une dynamique incroyable, elle est capable de réaliser beaucoup de choses à la fois, d'ouvrir un showroom, de faire une émission de télévision, d'affronter quatre chantiers en même temps, de s'occuper des enfants... Bref, elle possède davantage de capacités, mais on est complémentaires, et mon épouse se trouve dans chacune de mes chansons - comme tous les gens que j'aime, en réalité, mais, elle, elle se trouve au centre."

Alors, comme il n'est d'artiste qui ne soit torturé, il faut bien que ce soleil éclatant qui baigne l'existence de Marc Lavoine projette derrière lui quelques zones d'ombre, qu'il pointe soudainement : "J'ai toujours eu l'impression d'être un imposteur. Parce que j'ai toujours estimé que les autres étaient meilleurs que moi. Et puis, un jour, vous acceptez simplement de donner le meilleur de vous-même (...) Vous essayez de dépasser vos limites. Après la guerre d'Algérie, mes parents ont rêvé d'un monde meilleur. Ils ont vraiment cru que le communisme allait changer le monde. Ils se sont battus en 68, ils ont manifesté contre la guerre du Vietnam, le coup d'Etat au Chili... Ils étaient plutôt pauvres. Toute ma vie a été marquée par des rêves qui se sont écroulés, et j'ai eu un certain mal à passer à la télévision, à avoir cette reconnaissance (...) Maintenant, à mon âge, j'ai fait le tour de certaines questions et j'ai trouvé quelques réponses : le succès, ça se partage. Le succès, ça génère des rencontres extraordinaires. C'est le bonheur de ma vie, parce que je peux exprimer ce que j'ai dans la tête - comment refuser ça?"

Autant de confidences à l'état sauvage à retrouver en intégralité dans Mon Gers à moi.


R. Kelly signe son retour avec la bombe Keri Hilson

Si le neuvième album studio de R. Kelly s'est fait attendre un peu plus longtemps que prévu, par la faute d'un réenregistrement mais aussi de la liquidation de l'affaire de pédophilie dans laquelle l'artiste était embarqué, sa parution semble désormais acquise.

Untitled, qui succède à Double Up sorti en 2007, sera disponible dès le 13 octobre prochain sous étiquette Jive Records (Sony Music), et est annoncé par le single Number one - un duo addictif du roi du R'n'B et de la bombe Keri Hilson, qui a animé le début de l'année avec son premier album In a perfect world... (truffé de duos de luxe, avec Lil Wayne, Timbaland, Ne-Yo et Kanye West, Keyshia Cole...).

Cette fois, c'est pour le retour de R. Kelly que la jeune femme ajoute un duo à sa collection... et elle fait bien : Number one s'impose comme du pur R. Kelly, lascif et efficace, entre R'n'B de velours et hip hop catchy. Et se dote d'un clip qui ne l'est pas moins, comme vous pouvez le constater.

L'enterrement de Michael Jackson repoussé

L'annonce avait été faite officiellement : Michael Jackson sera enterré le 29 aout prochain lors d'une cérémonie en toute intimité. Le père de la star, Joe Jackson vient d'annoncer en exclusivité au site TMZ.com qu'il serait repoussé au 31... à la même heure. La raison avancée : Des "choses" à régler au sein de la famille...

Michael devait reposer enfin, en paix, sur la Terrasse sacrée du grand Mausolée du cimetière de Forest Lawn Memorial Park à Glendale dans la banlieue de Los Angeles et son enterrement était prévu à 10h du matin, sous haute surveillance et avec les proches uniquement. Quoi qu'il en soit, le "porte-parole" de la famille, Joe, a fait cette annonce il y a quelques heures à Los Angeles. A noter que la famille s'attelle également à l'organisation du grand concert qui aura lieu à Vienne le 26 septembre prochain et dont les places allant de 63 à 518 euros sont déjà en vente. Le mort est encore chaud pour eux !

Kendra Wilkinson attend un fils

L'ancienne mannequin pour le magazine de charme Playboy, qui attend un enfant avec son mari Hank Baskett, a annoncé qu'ils allaient avoir un petit garçon. Particulièrement ravie de cette nouvelle, elle s'est empressée d'écrire sur son blog : "Je viens juste de sortir du cabinet du médecin et je ne pourrais pas attendre une minute de plus avant de vous l'annoncer. Hank et moi allons avoir un petit garçon!"

Elle a ajouté que lorsque son médecin lui a annoncé cette nouvelle, elle n'arrivait pas à y croire : "Aujourd'hui est certainement l'un des jours les plus mémorables de ma vie!" La jolie blonde de 24 ans entend bien être la plus proche possible de son fils. Elle a aussi ajouté, non sans une grande fierté : "Il n'y a pas de doute qu'il sera très beau, vous n'avez qu'à regarder son père!" On leur souhaite tout le bonheur du monde !


Beauté

Vos atouts ne sont pas forcément l'apparence physique

"Oh, miroir, mon beau miroir, dis-moi qui es la plus belle?". Mais notre miroir est capricieux. Et pas forcément charitable. Certains jours il nous rend rayonnante. Et certains jours, ce serait plutôt "non, mais tu as vu ta tête?". Qu'importe, puisque la beauté vient de l'intérieur! Facile à dire. Et si la vérité était ailleurs? Ou entre les deux?Faire attention à son apparence physique c'est bien, car c'est ce que l'on voit en premier. Cependant se préoccuper de sa beauté intérieure, c'est encore mieux car elle est cachée, bien plus mystérieuse, et c'est de là que provient tout le charme d'une personne. Si vous n'avez pas le visage de Penelope Cruz, la poitrine de Pamela Anderson, et le fessier de Jessica Alba, inutile de vous apitoyer sur votre sort!! Vous avez sûrement d'autres atouts entre vos mains pour faire chavirer les cœurs!!

A l'ère où nous sommes prêts à dépenser des sommes folles pour être beau, il apparait comme une évidence que la beauté est un facteur d'épanouissement comme d'insatisfactions auquel chacun apporte de l'importance. Et ce, les entreprises l'ont bien compris! Elles nous vendent du rêve - produits, cures, exercices… - à des prix exorbitants, et nous, dans l'espoir d'avoir trouvé le produit miracle, nous alignons la somme! Mais au bout du compte, pourquoi se faire beau?

Humeur et état d'esprit au service de votre beauté

Plus on se sent beau, plus on est beau, dit-on. Mais confrontez vous à la réalité, et soyez un peu objectif, c'est bien plus facile à dire qu'à faire! Lorsque vous sortez, vous mentiriez en disant que vous croisez des canons de beauté à tous les coins de rue. On se dit plus souvent, "cette fille à ce petit plus" ou "elle dégage ce petit quelque chose". Or ce petit quelque chose se passe dans votre tête! Vos atouts majeurs : votre humeur et votre état d'esprit. Cependant, la différence entre le physique et le mental, c'est que la beauté intérieure fait moins souvent l'unanimité que la beauté extérieure. Lorsqu'on regarde l'émission des Miss à la télévision, nous sommes tous d'accord pour dire que ce sont de jolies filles. Quoique!! Alors que la beauté intérieure est relative selon la personnalité de celui qui l'interprète. Mais certains critères mettront tous le monde d'accord et vous rendront beaux.

Confiance et bonne humeur : suscitez l'intérêt

La confiance en soi est un élément majeur. Si vous savez ce que vous faites et où vous allez, vous rassurerez et impressionnerez votre entourage. Cela vous vaudra le mérite de savoir parler de vous sans trop en faire. Pour susciter l'intérêt des gens et pour qu'ils se souviennent de vous, il faut dévoiler quelques anecdotes de votre vie sans pour autant monopoliser la parole. Soyez actif lors d'une conversation et intéressez vous à ce que font les autres. Si l'avarice est un bien vilain défaut, la générosité sera perçue comme une grande qualité et les gens sauront s'en souvenir notamment dans une société où prime l'individualisme. Ceci dit ne soyez pas trop gentil, car comme le dit le langage populaire : "trop bon, trop con"!

Humour et sourire vos armes de séduction

Et enfin, votre sourire et votre sens de l'humour seront vos armes de séduction par excellence. On préfère passer du temps avec une personne qui croque la vie à pleine dent qu'avec quelqu'un de négatif et déprimé. Vous attirerez les gens car ils auront envie de partager votre envie de vivre. De là se transmettra votre énergie et vous aurez une influence positive. Ce qui constitue votre personnalité est au final bien plus important que votre physique. Si, en revenant d'un séjour, votre entourage vous dit "tu nous as manqué" c'est surement pas pour vos beaux yeux mais pour vous en tant que tel! Et puis vos atouts physiques sont éphémères, malheureusement un accident, une maladie ou tout simplement l'âge sont si vite arrivés…alors que votre beauté intérieure, elle restera toujours en vous.


5 astuces mode pour paraître plus mince

Comment faire pour paraître plus mince? Focalisez l'attention sur votre joli décolleté, misez sur votre taille de guêpe et évitez tout ce qui ne flatte pas votre silhouette même si c'est à la mode, voilà déjà quelques idées. Pour vous aider à vous mettre en valeur et vous sentir belle, voici 5 astuces pour paraître plus mince quelque soit votre morphologie.

Les couleurs

Privilégiez des couleurs mates et foncées, des tissus fluides et fins aux imprimés discrets qui, de surcroît, tombent bien et vous font une jolie silhouette. Adoptez par exemple sans hésiter les tuniques, qui sont tendance, ou les blouses. Donnez l'illusion de la verticalité en ne portant que des couleurs unies et évitez les vêtements style mode anglaise même s'ils sont à la mode.

Les coupes

Laissez dans vos placards (ou donnez-les à une amie) les tops trop courts et les pantalons tailles baisses qui ne feraient qu'accentuer vos rondeurs disgracieuses. Quoi de plus déplaisant qu'un bourrelet qui dépasse? En général, gardez en tête qu'il ne faut pas porter de tenues trop moulantes ou trop larges. Évitez de superposer plusieurs vêtements et faites attention aux poches des pantalons et poches à rabat, qui ont tendance à élargir les fesses et les cuisses.

Les matières

Ne portez pas de blousons trop courts dont les matières synthétiques ont tout simplement tendance à comprimer. Les tissus épais tels que le tweed ou le velours sont les matières qui grossissent par excellence! Préférez sans hésiter les cotons, le jersey ou les matières fluides. La microfibre n'est pas un cadeau si vous avez un peu de ventre ou des bras "flasques". Vous serez beaucoup plus belle avec une blouse fluide et décolletée.

Les talons et accessoires

Si vous de porter des chaussures trop fines ainsi que des sacs minuscules ou des bijoux fins, des ceintures filiformes… leurs contrastes jureraient avec votre silhouette et souligneraient vos imperfections. Choisissez bien vos chaussures : préférez un cuir souple au synthétique qui risque de compresser vos mollets. Enfin, portez des talons hauts pour vous grandir et donc affiner votre silhouette.

Faites jouer vos atouts

Focalisez l'attention sur vos atouts : visage, poitrine ou toute autre partie de votre corps que vous aimez et que vous trouvez jolie. Pour mettre cette dernière en valeur, optez pour un maquillage plus soutenu si vous avez des beaux yeux, une coiffure travaillée ou des bijoux excentriques qui attireront les regards sur votre décolleté.


La beauté par l'intérieur : vive la détox

Afin de retrouver un teint frais et de beaux cheveux, il est primordial pour vous d'éliminer les toxines. Le mieux c'est de faire une cure de détox! Rien de plus simple. Procéder ainsi :

On limite l'apport en graisses saturées :

- fini les fritures,

- fini la charcuterie,

Et vive :

- La viande blanche

- Le poisson

- Les aliments riches en antioxydants et vitamine C tels que les betteraves, carottes, poivron jaune, tomates, kiwi, radis, etc.

On oublie pas de :

- s'hydrater, pour aider à éliminer, il est recommandé de boire un litre d'eau et de compléter avec des jus de légumes et des soupes froides.


Conférence Internationale, Prix, Anniversaire

Littérature de langue anglaise : Une nouvelle vitalité

En l'espace de 40 ans, la littérature de langue anglaise à Maurice a connu des hauts et des bas, avec des pionniers et des oeuvres unanimement reconnues mais aussi un temps marqué par des crises idéologiques ou autre. Aujourd'hui, la relève se dessine quantitativement. Il n'y a jamais eu autant de livres publiés. Les genres et les formes se diversifient. Les jeunes générations manifestent une frénésie d'écriture. La littérature de langue anglaise se réveille sous la plume de jeunes gens qui racontent leur temps, avec un contenu et un style bien à eux. C'est une littérature qui évolue avec l'explosion de la communication, la mondialisation et d'autres transformations. La Mauritian Writers Association, qui regroupe nombre d'écrivains anglophones, fête ses dix ans et lance une série d'activités (atelier d'écriture, conférence, Prix). Sa présidente, Shakuntala Hawoldar dit que la vitalité viendra de manière significative du côté romanesque, de la nouvelle, de la littérature de témoignage. Une vingtaine d'écrivains anglophones ont envoyé leurs textes dans le cadre du Prix Kavi Vadamootoo qui sera décerné le 28 août 2009 à Tamarin. Shakuntala Hawoldar nous parle de la MWA et de sa contribution à la littérature de langue anglaise à Maurice.

La présidente de la Mauritian Writers' Association parle de la 6ème Conférence Internationale des Ecrivains, des activités autour des dix ans de la MWA comme "a big initiative". "The members of the association have remained constant. The Kavi Vadamootoo Prize is an achievement... We allow our young people to express themselves... nou fine donn letan ek lespas à bane zene..." Shakuntala Hawoldar redéfinit la mission de la MWF : " to promote all mauritian literatures, predominently things written in english." C'est une littérature mauricienne en anglais bien reçue dans le monde et qui a sa propre idéologie, son style et son contenu, nous dit-elle. Elle parle des Deepchand Beeharry, Anand Mulloo, Azize Asgarally, Dev Virahsawmy, Jagdish Manrakhan comme le pionniers de cette littérature. Après 40 ans et les efforts pour construire une identité nationale, l'écrivain anglophone est plus confiant et connaît "the global mission," selon les propres mots de Shakuntala Hawoldar. Elle ajoute qu'il y a aujourd'hui une nouvelle manière d'écrire la réalité mauricienne. Il s'agirait d'une "success story" avec des valeurs et un style uniques à offrir au monde. Concernant la MWA, Mme Hawoldar souligne le caractère régulier dans les rencontres avec ses membres, le travail mené en collaboration avec le President's Fund for Creative Writing in English. Elle se demande, cependant, pourquoi les ouvrages d'auteurs mauriciens de langue anglaise ne sont pas enseignés dans les écoles ?


Dates et activités

Mercredi 26 août au vendredi 28 août 2009 à partir de 10h : International Writers' Conference. Salle du conseil de la Municipalité de Port-Louis. Thème : The responsibility of writers in conflict resolution in the world.

Kavi Vadamootoo Prize 17 -28 août 2009. Le prix sera décerné à Tamarin.

Les partenaires visibles dans le développement de la littérature anglophone à Maurice et leur soutien à la MWA sont : Le British Council, la Municipalité de Port Louis, le Ministère de l'Education.

Workshop on Creative Writing

Un atelier d'écriture, regroupant une trentaine de participants a eu lieu à Ebène Business School cette semaine. Il a été dirigé par Alan Perry qui a tenté en l'espace de trois jours de faire prendre conscience aux participants que chacun a une histoire à raconter. Des travaux en groupe ont permis de faire différents exercices pour développer l'imagination, apprendre à se connaître et s'ouvrir aux autres. Certains des participants ont déjà été publiés dont Brinda Rungsawmee (Altar of Grace, President's Fund for Creative Writing, 2007 ).


PUBLICATIONS

Gems of Emotion Introspection et visions altruistes

Gems of Emotion de Shaheed Dargaye représente une créativité particulière partagée entre l'inspiration traditionnelle et l'inspiration moderne. Le poète, enseignant puis haut fonctionnaire, écrit depuis une dizaine d'années. Avec ce premier recueil de 42 poèmes, il s'abreuve aux sources de son pays (On tne Beach, Floréal, Gris Gris, Mother Earth...) mais dépasse son île traditionnelle pour s'ouvrir au monde (Small Iraqi). Son recueil a ceci de particulier : une inspiration et une tonalité poétiques nourries d'évocations, d'images intérieures, de nostalgies des origines et d'un ailleurs absolu, de fulgurance de langage. L'ouvrage est plus discipliné que dépouillé. L'expression dans son ensemble, bien que variée, va vers l'intériorité. Les images sont expressives et la versification régulière. Le mouvement poétique est ample. Sa force réside davantage de l'image poétique. La création chez Shaheed Dargaye semble obéir à une double nécessité intérieure : l'émotion suscitée par le vécu qui déclenche le mouvement poétique, d'une part. D'autre part, une autre impulsion qui fonde un geste altruiste animé par le spectacle de la vie. Shaheed Dargaye est un enfant de Moka. Il a toujours ressenti le besoin de raconter son pays. Les sucreries qui ferment, les petites boutiques qui disparaissent, la condition humaine, peuvent expliquer l'allure générale de ses poèmes : introspection et visions altruistes.

Sweet and Sour

Troubles des consciences et monde en mutation

Le lecteur trouvera dans le roman d'Ashok Kumar Aubeeluck, Sweet and Sour (Athena Press, 2009) le point d'aboutissement d'un itinéraire personnel, politique. L'auteur est un ancien haut fonctionnaire, aujourd'hui conseiller aux affaires économiques et financières. Il écrit à ses heures perdues. Sweet and Sour est un roman dense et concentré. L'allure générale : l'évocation intérieure de l'homme et celle de son pays. Son personnage principal, Dr Davindra Tulsiram revient de l'exil. Il a traversé des pays, étudié, a appris d'autre valeurs loin du royaume des valeurs ancestrales. Son cheminement sera marqué à son retour au pays natal par la souffrance et les conflits engendrés par son mariage avec Fariba, une jeune femme iranienne. Sur une intrigue simple, se greffent des histoires complexes autour d'un meurtre mystérieux, des aspirations politiques. Le ton est donné dès le début du récit qui le place dans la tradition avec le rejet du couple par le père de Davindra. Le roman peut être lu à plusieurs niveaux. Le lecteur entre dans la logique d'un univers marqué une passion amoureuse et il comprend les mécanismes des comportements face à l'ascension du Dr Davindra sur le plan professionnelle et politique. Le lecteur n'oublie pas la réalité locale que l'écriture sous-tend. Sweet and Sour est une oeuvre qui dit le trouble des consciences et la désagrégation des repères sociaux. Le roman rend compte des réalités passées et actuelles de Maurice. L'effritement des valeurs ancestrales et de l'ordre social, l'éclatement de la cellule familiale - on reconnaît là des lignes thématiques balisées par d'autres écrivains mauriciens. Ce n'est qu'à la fin du livre que l'allégorie du roman et de son titre (Sweet and sour) se fait transparente à la manière d'une morale de l'histoire aux générations futures. Un brin archaïsant, le roman offre tout à la fois : un récit d'itinéraire personnel, de chronique d'événements réels. Dans cet univers tout exprime un monde en mutation.


Youth Excellance Award 2009

L'esprit d'initiative et d'innovation mises en exergue

Les jeunes âgés entre 14 et 29 ans sont invités à faire preuve d'initiative et d'innovation en réalisant des projets oeuvrant pour le développement économique, social, culturel et artistique tout en travaillant en équipe. Tel est l'objectif du Youth Excellence Award, lancé mercredi dernier, par le ministère de la Jeunesse et des Sports. Les participants sont invités à soumettre leurs projets au plus tard le 26 septembre sur l'un des thèmes suivants :

- Le leadership des jeunes et le travail pour la communauté

- La recherche artistique

- L'entreprenariat et les initiatives pour la création d'emploi

- La protection et la préservation de l'environnement

- Les jeunes et la vie familiale

Les projets doivent être présentés sous la forme d'un document qui comprend 2000 et 5000 mots décrivant le projet, ses objectifs et les moyens déployés pour sa mise en oeuvre, ainsi que des supports visuels telles photos, bandes vidéo, coupures de presse ou avec des éléments sonores dont des cassettes audio. A noter que le jury effectuera des visites pour constater de visu les différents projets.

Le prix comprend un trophée et un chèque de Rs 25 000. Le projet gagnant de chaque thème doit être original et innovateur, réaliste et fiable adapté au contexte local, et favorisant l'empowerment des jeunes et le développement durable.

Selon les concepteurs, le Youth Excellance Award 2009 offre aux jeunes une plateforme pour faire entendre leurs idées et propositions pour l'avancement du pays. Le Youth Excellance Award devrait également permettre aux participants de développer la confiance en soi, l'esprit d'équipe et la recherche de l'excellence.

Les intéressés doivent remplir le formulaire de participation, disponible dans tous les centres de jeunesse du pays et le déposer au centre de jeunesse de leur localité ou au ministère au plus tard le samedi 19 septembre 2009. Le formulaire d'information de même que la brochure d'information peuvent aussi être téléchargés à partir du site du ministère de la jeunesse et des Sports : http://youthsport.gov.mu

La date limite pour la soumission des projets, au siège du ministère de la Jeunesse et des Sports à Port-Louis, est le samedi 10 octobre 2009.


Des traces de vie d'origine extraterrestre découvertes dans une comète

Les particules collectées en 2004 dans des cubes d'aérogel par la sonde ont été rapportées sur Terre en 2006 dans le désert de l'Utah. Des chercheurs de la Nasa ont trouvé des molécules d'acides aminés dans les microparticules que la sonde Stardusta collectées à proximité de la comète Wild 2 en 2004.

Des chercheurs américains ont découvert des traces de glycine, le plus simple des acides aminés, dans des échantillons recueillis en janvier 2004 dans la comète Wild 2 par la sonde Stardust de la Nasa. "La glycine est un acide aminé utilisé par les organismes vivants pour fabriquer des protéines, et c'est la première fois que cette substance organique a été trouvée dans une comète", explique Jamie Elsila du centre Goddard de la Nasa. "Notre découverte conforte la théorie selon laquelle certains des éléments de base de la vie se sont formés dans l'espace et ont été projetés sur la Terre il y a très longtemps par des impacts de météorites et de comètes", ajoute le chercheur dans un communiqué.

"Cette découverte confirme également l'idée que les éléments fondamentaux de la vie sont communs dans l'espace. Cela renforce l'argument que la vie n'est pas un phénomène rare dans l'Univers", déclare Carl Pilcher, de l'Institut d'astrobiologie de la Nasa.

Les protéines sont les molécules de base de la vie. Elles sont utilisées dans toutes les structures organiques des cheveux aux enzymes et constituent le catalyseur qui accélère ou régule les réactions chimiques dans les organismes. La vie utilise vingt différents acides aminés dans un nombre gigantesque de combinaisons pour fabriquer des millions de protéines différentes.

Plus fines qu'un cheveu

Stardust s'était approchée à moins de 225 km de Wild 2 le 2 janvier 2004 pour y capter des échantillons de poussières et de particules cométaires dans des cubes d'aérogel. Ce matériau, formé à plus de 99 % de vide, a permis de collecter les particules à grande vitesse sans les endommager. La plupart de ces particules cométaires sont plus fines qu'un cheveu humain. Seules deux douzaines des particules les plus grosses sont visibles à l'œil nu.

L'aérogel avait ensuite été enfermé dans une capsule qui s'était détachée du vaisseau avant d'être parachutée sur la Terre le 15 janvier 2006. Des échantillons de Wild 2 ont été distribués à environ 150 chercheurs dans le monde pour être analysés.

Les comètes, sortes de déchets produits lors de la naissance du système solaire il y a 4,5 milliards d'années, devraient aussi permettre d'en connaître les origines. Reste à savoir maintenant si les autres laboratoires vont trouver eux aussi cette molécule. En effet, il peut y avoir eu une contamination terrestre.



m a g a z i n e WEEK-END --- dimanche 23 août 2009