f a i t s   d i v e r s WEEK-END --- dimanche 23 août 2009



  Opération de l'ADSU vendredi - Rs 8 millions d'héroïne dans une robe de mariée
  Meurtre de Reaze Nabeebux - Un pharmacien jugé beaucoup trop entreprenant...
  "Enquête" de l'ICAC - Arrestation du HR Manager d'Air Mauritius: la famille Sadien demande que justice soit faite
  Force policière - Le DASP Caussy, un des trois pilotes d'hélico, terrassé par une crise cardiaque


Opération de l'ADSU vendredi

Rs 8 millions d'héroïne dans une robe de mariée

- Le propriétaire du colis, une femme de 28 ans, habitant Chebel, arrêtée et écrouée

- Cette saisie porte le total à Rs 30 m (1,8 kilos d'héroïne) intercepté en un peu plus d'un mois

Une stupéfiante robe de mariée qui vaut une petite fortune. C'est en ces termes que l'on pourrait résumer la trouvaille d'une opération anti-drogue rondement menée par une équipe de l'Anti-Drug and Supporting Unit (ADSU), emmenée par le Detective Inspector Jagai. En effet, la brigade anti-drogue a découvert 500 grammes d'héroïne, d'une valeur marchande située aux alentours de Rs 8 millions, dissimulée dans un colis en provenance de l'île de la Réunion. Le colis qui a été intercepté à l'aéroport sir Seewoosagur Ramgoolam, Plaisance, contenait une robe de mariée, des cousins et de l'encens. C'est à l'intérieur de la doublure de la robe et des autres items se trouvant dans le colis que la drogue a été retrouvée. Le récipiendaire du colis, une habitante de Chebel, âgée de 28 ans, a été arrêté vendredi et écroué.

Selon les recoupements effectués par Week-End dans les milieux de l'ADSU, il ressort que, depuis un certain temps, les agissements de l'habitante de Chebel étaient under very close scrutiny, dans la mesure que son époux serait une figure connue dans les milieux de la drogue. Ainsi, les enquêteurs devaient obtenir un "tuyau" à l'effet qu'un colis suspect au nom de celle-ci, était arrivé, vendredi, à l'aéroport international de Plaisance. Le colis avait été acheminé à Maurice par le truchement d'une compagnie spécialisée dans les livraisons rapides de colis. La décision d'intercepter le colis à l'aéroport devait être rapidement prise. Ainsi, l'équipe de l'inspecteur Jagai, assistée des éléments de l'ADSU de Plaisance, devaient procéder à une fouille minutieuse du colis en provenance de l'île sœur.

Le colis devait être ouvert en présence d'officiers de la douane. Au premier abord, rien ne semblait anormal. Le colis renfermait une robe de mariée, deux petits coussins (comme ceux qu'on utilise normalement dans les mariages pour des bagues), des sous-vêtements féminins ainsi que deux boîtes renfermant des batons d'encens. Cependant, la robe, de même que les autres items contenus dans le colis semblaient être anormalement lourds. Une fouille minutieuse devait alors permettre aux enquêteurs de lever le voile sur le mystère: six sachets d'une poudre blanchâtre, totalisant environ 500 grammes à la pesée, devaient alors être découverts. Ces sachets étaient bourrés à l'héroïne, et avaient été, entre autres, soigneusement dissimulés dans la robe de mariée, les coussins et les tubes d'encens. La valeur marchande de la drogue devait être chiffrée aux alentours de Rs 8 millions.

Des suites de cette découverte stupéfiante, pour dire le moins, les enquêteurs devaient alors monter une opération de Controlled Delivery dans le but d'appréhender le récipiendaire de la drogue. En dépit du fait que la compagnie qui était chargée de livrer le colis le fait habituellement à domicile, rendez-vous devait être donné au récipiendaire à Quatre-Bornes vendredi après-midi. Ce récipiendaire, à savoir l'habitante de Chebel âgée de 28 ans, devait effectivement se pointer au rendez-vous qui lui avait été fixé dans le but de récupérer son colis. Elle devait être alors arrêtée, puis écrouée.

Epinglé

Aux Casernes centrales, de même qu'au quartier-général de l'ADSU, l'on se félicitait hier du bon travail qui aura permis de porter une nouvelle fois un rude coup au trafic de stupéfiants. L'on note également au passage, que c'est la deuxième fois en l'espace de moins d'un mois, qu'une importante quantité d'héroïne est saisie en provenance d'îles de l'Océan-Indien. La différence notable, cette fois, est que la drogue est arrivée sur le territoire Mauricien par la voie postale. Le 29 juillet dernier, l'ADSU avait épinglé deux passeuses opérant sur l'axe Maurice-Madagascar, à savoir Mme Rasoarinantoandro, 55 ans, et sa fille, Marie Christine Razafindranaly Rakotoarisoa, 35 ans. Les deux femmes avaient caché environ 800 grammes d'héroïne dans des préservatifs, qu'elles avaient dissimulées dans leurs parties intimes.

Il est aussi à souligner que deux semaines avant l'arrestation des Malgaches, c'était au tour d'un Sud-Africain, Léon Labuschagne, 47 ans, d'être arrêté à sa descente d'avion. Le 16 juillet dernier, l'homme, qui était arrivé à Maurice en provenance d'Afrique du Sud, dissimulait un demi kilo d'héroïne dans ses chaussures. Ces trois opérations couronnées de succès - incluant celle de vendredi - ont permis à l'ADSU de retirer pratiquement deux kilos de drogue du marché mauricien. La valeur marchande actuelle de cette drogue tourne autour de Rs 30 millions.


Meurtre de Reaze Nabeebux

Un pharmacien jugé beaucoup trop entreprenant...

L'histoire du meurtre du pharmacien Reaze Nabeebux, 49 ans, a fait couler beaucoup d'encre durant la semaine. Les enquêteurs de la Major Crime Investigation Team (MCIT) tenaient le bon bout dès lundi, après avoir procédé à l'arrestation de Salim et de Jasbeer Banon Sufraz. Le couple, qui savait tout du meurtre du pharmacien, auront beau tenté de dérouter les limiers de la Major Crime Investigation Team (MCIT), placés sous la supervision du surintendant Devanand Reekoye et emmenés par les inspecteurs Ranjit Jokhoo et Dieudonné Gérard. Mais les complices du couple, à savoir Alibhai Doomun et Yasveer Abdoolah ont été néanmoins arrêtés.

Pourquoi a-t-on voulu mettre fin à la vie d'un pharmacien a priori sans histoires et qui, en apparence, ne ferait pas de mal à une mouche? Cherchez la femme. Lorsque les limiers de la MCIT se sont plongé dans les moindres recoins de cette enquête criminelle, le principal élément de réponse qui a fait surface est la vengeance. L'histoire qui suit est digne d'un scénario de polar hollywoodien. Un mauvais polar qui réunit sexe, mensonge et... photos compromettantes. Salim Surfraz est associé en affaires avec le pharmacien. Mais ce dernier ne sait pas que son associé a derrière lui une sulfureuse réputation d'escroc. Il s'en rendra vite compte. Après avoir lancé tous deux une compagnie - Salim Sufraz en est également l'employé - ce dernier doit rapidement d'importantes sommes d'argent au pharmacien. Cette dette se situe entre Rs 100 000 et Rs 300 000.

Ne pouvant régler ses dettes, Salim Sufraz décide, en quelque sorte, de jeter sa femme en pâture en demandant à cette dernière de travailler pour le pharmacien. Celle-ci accepte, et, peu de temps après, Jasbeer Banon Sufraz en devient la maîtresse. Pourtant, les Sufraz ont un enfant de quatre ans. Surpris par la tournure des événements, Salim Sufraz quitte momentanément son épouse. Pendant ce temps, Jasbeer Banon elle, devient le centre des attentions de Reaze Nabeebux. A un moment donné de cette relation des plus compliquées, Salim et son épouse s'en iront même vivre sous le toit du pharmacien, dans sa maison de Plaine-Verte. Le pharmacien, éperdument amoureux, veut Jasbeer Banon uniquement pour lui. Il se met alors à humilier Salim Sufraz. Et ira même jusqu'à lui demander de prendre des photos de ses ébats avec Jasbeer Banon.

Creuser davantage

Cette situation devient intenable pour Salim, mais aussi pour Jasbeer, qui aurait fait comprendre à son époux que cette situation ne peut plus durer. Le pharmacien est retrouvé mort dans sa voiture dimanche dernier à Notre Dame, près de Montagne-Longue. L'autopsie effectuée par le Principal Police Medical Officer (PPMO), Maxwell Monvoisin, attribue le décès à une Asphyxia following neck compression. Le couple est subséquemment arrêté. Mais leurs versions des faits respectives aux enquêteurs sont loin d'être concordantes. Le surintendant Devanand Reekoye, qui dirige la MCIT en l'absence du surintendant Yousouf Soopun, actuellement en congé, demande alors aux enquêteurs de creuser davantage, afin de tirer toute cette scabreuse histoire au clair.

Durant leur enquête, les limiers finissent par découvrir le pot-aux-roses. Le couple avait tenté, en vain, de cacher deux autres suspects, à savoir Alibhai Doomun et Yasveer Abdoolah, 28 ans et 21 ans respectivement, deux habitants de Vallée-des-Prêtres. A l'issue d'un interrogatoire serré, ils ont avoué avoir tué le pharmacien dans une maison à Plaine-Verte, après l'avoir passé à tabac. Le pharmacien a été étranglé avec un drap. Loin d'être ce que Salim Sufraz leur avait déclaré, à l'effet qu'il était celui qui avait étranglé le pharmacien dans sa voiture à Notre-Dame, après lui avoir donné rendez-vous au Champ de Mars. Des suites de leurs arrestations respectives, les deux habitants de Vallée-Pitot devaient faire ressortir qu'ils ont agi par amitié pour Salim Sufraz, qui leur avait raconté que le pharmacien le harcelait et l'humiliait, à travers une relation extra-conjugale avec son épouse. Selon leur version des faits, la victime aurait également fait chanter le couple à plusieurs reprises.

Appat

Un plan machiavélique avait être ourdi afin d'attirer le pharmacien dans une maison à Plaine-Verte. Jasbeer Banon Sufraz était l'appat. Lorsque le pharmacien devait arriver à la maison en question, au lieu d'y trouver Jasbeer Banon, ce sont les deux habitants de Vallée-des-Prêtres qu'il y trouve. Leur intention: donner "enn koreksyon" au pharmacien. Ils devaient le passer à tabac et le rouer de coups. Mais ce dernier leur aurait alors dit: "Zot konn moi. Si mo sorte ladan, zot pa pu sapper". C'est alors que les deux hommes auraient pris la décision de l'étrangler au moyen d'un drap. Ils l'ont ensuite placé dans une fourgonnette frigorifiée, utilisée habituellement par Salim Sufraz pour la livraison d'articles surgelés, et l'ont ensuite conduit à Notre Dame, Montagne Longue. Là, ils devaient placer le pharmacien dans sa voiture et l'abandonner sur place.

Des suites de ces révélations, le quatuor de suspects a été traduit en cour, sous des accusations provisoires de "Murder". Du côté de la famille Nabeebux, l'on pleure ce frère, qui aura commis, pour seul erreur, d'avoir été trop éperdument amoureux...


"Enquête" de l'ICAC

Arrestation du HR Manager d'Air Mauritius: la famille Sadien demande que justice soit faite

Bernard Sadien, 38 ans, Human Resource Manager à Air Mauritius, a été arrêté jeudi par les limiers de l'Independent Commission Against Corruption (ICAC). Il est accusé d'avoir favorisé deux candidats, Yashwant Ravi Rogbeer et Gilles Appolon pour que ces derniers obtiennent leur permis de pilote. Tout en disant "croire dans la justice" du pays, Serge Sadien, père du suspect, ancien maire et ancien syndicaliste, n'a pu cacher sa douleur, ainsi que celle de sa famille devant la tournure des événements. "Mon fils est un professionnel qu'on a traité comme un vulgaire malfaiteur", a-t-il déclaré à Week-End, les larmes aux yeux, vendredi.

Jean Bernard Sadien a comparu en cour de District de Port-Louis jeudi, sous une accusation provisoire de "public official using his position for gratification". Il a été remis en liberté contre une caution de Rs 25 000. Selon l'ICAC, le délit remonterait entre février et mars 2006 au quartier général d'Air Mauritius à Port-Louis. Le HR Manager aurait, selon l'ICAC, revu à la hausse les points de deux candidats afin d'atteindre ceux requis pour l'obtention d'un permis de pilote d'avion. Pour Serge Sadien, qui n'est plus à présenter dans le domaine des relations publiques, et qui a été ancien maire de Curepipe, ce qui est arrivé à son fils est "une épreuve terrible" pour sa famille.

"Mon fils a été arrêté sur des présomptions. En tant que père de famille, je peux vous dire que ma famille et moi sommes très bouleversés par l'action de l'ICAC, d'autant plus que les dénonciations dont mon fils a fait l'objet sont de nature anonymes", dit-il. Son fils, a-t-il souligné, est un "professionnel dans son domaine, qui est la psychologie, et qui a été recruté il y a six ans par des head hunters européens. Ce n'est pas un nominé politique, ni n'est-il à la botte de personne".

Serge Sadien affirme que son fils allait être arrêté comme "un voyou". "On l'a appelé mercredi et on lui a dit qu'on venait l'arrêter chez lui. Nu pu vinn aret ou kot ou la! Il a fallu l'intervention de Me Guy Ollivry pour que les choses se passent autrement. Il s'est rendu à l'ICAC jeudi, y a été interrogé et a ensuite été arrêté. Il a pourtant collaboré avec les enquêteurs et n'a rien à cacher", ajoute le père éploré.

Le comble, pour la famille, aura été de regarder le journal télévisé de la MBC du soir, à 19h30. "On a interrompu une fonction du Premier ministre pour diffuser un communiqué de l'ICAC, à l'effet que mon fils a été arrêté. Comme s'il était un vulgaire malfrat. Ca a été vraiment dur et nous a fait beaucoup de peine", a ajouté Serge Sadien. Ce dernier dit toutefois avoir "pleinement confiance en la justice et au directeur de l'ICAC. La justice primera dans cet état de droit qu'est Maurice". Serge Sadien a aussi lancé un appel à la direction d'Air Mauritius afin qu'une "solution humaine" soit trouvée. Il remercie également tous ceux "de quels bords qu"ils soient, qu'ils soient collègues, proches et amis" qui soutiennent sa famille dans ces moments difficiles.

La prochaine comparution en cour de Jean Bernard Sadien est prévue pour février 2010. "Cette attente sera longue", soupire Serge Sadien.


Force policière

Le DASP Caussy, un des trois pilotes d'hélico, terrassé par une crise cardiaque

La force policière a été subitement endeuillée durant le courant de cette semaine. Le Deputy Assistant Superindant of Police (DASP) Subodh Caussy, 39 ans, un des trois pilotes d'hélicoptère que compte la police, a été terrassé par une foudroyante crise cardiaque. Pilote hors pair, il avait été, du reste, pressenti pour piloter le DHRUV, nouvel hélicoptère qui assurera une meilleure couverture de notre zone économique exclusive (ZEE).

Le DASP Caussy était particulièrement connu et apprécié pour sa déxtérité en tant que pilote, ainsi que sa modestie. Durant sa carrière de policier, il aura été affecté à différentes unités de la police, avant de tenter sa chance comme apprenti pilote d'hélicoptère. Après avoir réussi à ses examens, il devait être élevé au rang de Cadet Inspector, puis à celui de DASP en octobre 2001.

Le DASP Caussy a participé à maintes opérations de sauvetage en tant que membre de l'Helicopter Squadron et à plusieures opérations de recherche. Il y a deux mois à peine, c'est lui qui pilotait l'hélicoptère de la police, alors que la police recherchait un couple français égaré aux Sept Cascades. Le couple avait été secouru après avoir passé une nuit sur place.

Le DASP Caussy, de même que les DASP Danesh Jawaheer et Sachin Santuck avaient été pressentis afin de piloter le nouveau fleuron de la police, l'hélicoptère DHRUV. Le gouvernement mauricien en a fait l'acquisition auprès de la Hindustan Aeronautics Limited de l'Inde. Dans cette optique, au début de cette année, le DASP Caussy s'était rendu en Inde, pour une formation. Alors que l'arrivée du DHRUV est attendu la semaine prochaine à Maurice, le DASP Caussy est parti subitement, foudroyé par une crise cardiaque, avant d'avoir pu étrenner le nouvel appareil. Le DHRUV a pour particularités une rayon d'autonomie de 660 kilomètres, ce qui permettra la couverture des îles, telles Agaléga et St-Brandon, entre autres. Sa vitesse de croisière est de 250 km/h avec une maximale de 270 km/h. Il est équipé de deux moteurs, est long de 15,87 m et dispose d'un rotor d'un diamètre de 1,20 m et d'un habitacle de 7,33 m3, capable d'accueillir au moins quatorze passagers.

Les collègues et amis policiers du DASP Caussy ne lui connaissaient aucun problème cardiaque. C'est avec choc et stupéfaction qu'ils ont appris la triste nouvelle, et se sont rendus auprès de sa famille afin de leur présenter leur sympathie. Le DASP Caussy laisse derrière lui une épouse et deux filles.


Policiers à l'honneur - Shirley Booluck ou ces femmes dévouées de l'ombre

Elle fait partie de ces femmes et hommes qu'on ne voit ni n'entend pas beaucoup. La discrétion et la simplicité sont les deux mots qui la caractérisent. Pourtant, c'est grâce à ses efforts inlassables et à ceux de tant d'autres que la force policière fonctionne comme il se doit. Vingt ans de cela, la Woman Police Corporal (WCPL) Shirley Booluck s'était joint à la police. Elle faisait partie du tout premier batch de policières à subir le même entrainement que les hommes.

Auréolée de sa médaille, la WCPL Booluck se laisse tout juste à peine photographier. Elle n'est pourtant pas timide de nature. C'est juste qu'elle n'aime pas se retrouver sous les feux des projecteurs. Simplicité et discrétion. Encore et toujours. De sa carrière, elle dira peu de choses, ou pratiquement rien du tout. Comme tant d'autres de ses collègues, elle a connu des hauts et des bas. "J'aime mon travail et je le fais du mieux de mes possibilités", nous dira-t-elle, en souriant.

Ceux qui connaissent la caporale Booluck, eux, ne tarissent pas d'éloges sur cette femme qui, au début de sa carrière, faisait partie d'un petit groupe d'une quizaine d'éléments féminins à être soumis au même training que les hommes. Sa carrière la conduira, entre autres affectations, à faire partie de la Flying Squad, une unité d'élite antidrogue, qui a fait la fierté de la force policière pendant un certain nombre d'années. Pourtant, dans ce monde de machos, peu auraient cru en ses chances de progresser et de soutenir la rude pression du travail de policier.

La caporale Booluck fait la fierté de sa famille et ils étaient aux anges à la voir recevoir sa médaille hier. Et ce n'est pas sa maman qui nous dira le contraire. La WCPL Booluck est un exemple de modestie, de discrétion et de persévérance à suivre pour tous ceux et celles qui veulent faire carrière au sein de la police…



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