LA GÉNÉROSITÉ MOZAMBICAINE !
La main tendue par les autorités mozambicaines afin que
la République de Maurice puisse dispenser de plusieurs
hectares de terres, aux fins d'exploitations agricoles, constitue
une aubaine pour notre île confinée dans les limites
de son insularité.
Le groupe sud-coréen, Daewoo, avait recherché à
racheter des milliers d'hectares à Madagascar afin d'y
exploiter de la culture transgénique, du maïs en particulier,
sous une forme nouvelle de 'colonisation', mais quand on sait
l'attachement des Malgaches à la terre de ses ancêtres,
nous pouvons comprendre que le projet sud-coréen - qui
avait obtenu l'aval du président déchu, Marc Ravalomanana
- ait foiré. Nous aurions pu faire la même chose,
à Madagascar, comme les agriculteurs Réunionnais,
qui, dans les années cinquante-soixante, exploitaient une
région agricole connue comme la 'sakay', mot qui, en malgache
voulait dire 'piment'. Est-ce que les Réunionnais n'y cultivaient
que du piment ? C'est peu crédible ! Disons qu'ils cultivaient,
entre autres légumes, du piment, pendant que les Mauriciens
cultivaient la canne à sucre dans la région de Brickaville,
qui était à mi-distance entre Tananarive et Tamatave.
Toute ces activités se situaient, à l'époque,
dans une perspective de coopération inter-îles bien
avant même que soient sur les fonts baptismaux la Coopération
Régionale, instrument politique qui régit le bras
armé de la coopération institutionnelle.
Mais, avec le Mozambique, en ce qui nous concerne, la coopération
est d'ordre à la fois historique, culturelle, voire affective.
On ne voit pas un pays disposer de ses terres si ces trois éléments
réunis ne disposent pas d'une forte dose d'inter-dépendance.
Et, c'est à ce titre que le ministre Arvin Boolell, homme
de terroir, donc quelqu'un qui sait évaluer le potentiel
agricole, pour avoir été le ministre de l'Agriculture
de Navin Ramgoolam, avant d'être son ministre des Affaires
étrangères, a su négocier avec le gouvernement
mozambicain, le 13 août dernier, qu'en sus des 5000 hectares
déjà octroyées à la République
de Maurice, s'ajouteraient 10 000 autres dans le district de Marracuene,
plus 5000 hectares à être négociées
pour un surplus de 5000 hectares non loin de Maputo.
Ces négociations se situent dans la perspective de la politique
devant mener à la 'Food Security and cross-border agricultural
investments' au Mozambique, sous l'oeil bienveillant de notre
ambassadeur à Maputo, SE Alain Laridon. Qui, il faille
le souligner, en passant, a joué un rôle prépondérant
lors des négociations impliquant les différentes
factions malgaches, en conflit, qui ont conduit à l'accord
de Maputo.
Toujours, dans le cadre de la coopération régionale,
il est important de signaler le rôle que joue l'autre Mauricien,
banquier-ès-Afrique, Azad Dhomun, qui supervise les investissements
du prince saoudien Al Walleed à Madagascar. L'Arabie et
Madagascar ont eu une longue histoire commune et ce n'est pas
par hasard que les noms de semaine à Madagascar sont arabes...
Nous y reviendrons !
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é d i t o r i a l
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WEEK-END --- dimanche 23 août 2009
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