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Fermeture des écoles
Décision de dernière minute
Les devoirs remis aux écoliers et collégiens
n'étant pas la continuité de la pédagogie
(déjà perturbée) entamée à
la rentrée du troisième trimestre, de nombreux élèves
n'ont toujours pas récupéré les exercices
à faire à domicile en attendant la reprise des classes.
La planification, dans l'urgence, de la distribution des copies
dans le primaire a relevé des difficultés logistiques
auxquelles ce secteur fait face. Ne disposant pas de photocopieuse,
plusieurs écoles ont sollicité l'aide des librairies
les plus proches. L'accès à l'informatique n'a pas
été mis à contribution. Par ailleurs, à
hier, a-t-on appris des enseignants qui n'auraient pas répondu
à l'appel du ministère de l'Education, auraient
maintenu les leçons particulières.
Enfin! La fermeture des établissements scolaires réclamée
par quasiment toutes les parties concernées par l'éducation
et le monde de l'enfance a été, enfin, agréée
par le gouvernement jeudi dernier. A l'heure où la pandémie
grippale se propage à grande vitesse et amplifie la psychose
chez les parents, est-ce que la décision de fermer les
écoles a été prise au bon moment? Le ministre
de l'Education, Vasant Bunwaree, a dans ses différentes
interventions, assuré que oui, non sans s'appuyer sur des
arguments scientifiques et médicales. "Nou finn
pran tou bann mézir ki ti bizin pou pa gayn problem",
disait-il aux syndicalistes de l'éducation vendredi dernier
lors d'une rencontre à Port-Louis. Les écoles, rappelle
le ministre, ont fonctionné durant les quelques jours qui
ont succédé la rentrée du troisième
trimestre avec toutes les précautions possibles. Même
que l'ouverture des écoles aurait, laisse-t-il entendre
permis de repérer, voire comptabiliser, des enfants malades!
Pour leur part, les stakeholders de l'éducation,
primaire et secondaire, déplorent la "décision
tardive" des autorités. D'autant, disent certains,
"qu'il n'est pas improbable que des élèves
aient été malades durant les jours précédant
la rentrée". Toutefois, dans un contexte où
la propagation de la pandémie inquiète la population,
la suspension des cours, en elle-même, fait l'unanimité.
D'ailleurs, face à la pression de part et d'autres et le
taux d'absentéisme ascendant ces derniers jours, les autorités
mauriciennes n'auraient pu persister et s'obstiner à garder
les écoles ouvertes. Il est clair que la planification
de dernière minute, des devoirs à distribuer, découle
d'une décision prise plus tôt que prévu
Aussi en fermant tous ses établissements scolaires, vendredi
dernier, Maurice, selon nos recherches, serait le premier Etat
africain à adopter cette ultime mesure en cas de crise.
Jusqu'ici, seul l'Afrique du Sud a procédé au cas
par cas. Deux écoles privées de Johannesbourg avaient
fermé leurs portes, en juillet dernier, après l'apparition
de 9 cas de grippe A.
La Confiance, New Eton, Saint-Esprit
devoirs online
La gestion, dans l'urgence, d'une telle crise en milieu scolaire
ne sera pas sans leçons! En effet, la distribution, sans
préparation au préalable, des devoirs aux élèves,
a mis en relief des difficultés logistiques existant dans
le primaire qui doivent être corrigées pour palier
à d'autres situations similaires à l'avenir. "L'école
ne dispose pas de photocopieuse. C'est une librairie du village
qui nous a dépanné", confie un maître
d'école de l'Ouest. "Quand l'école dispose
d'une photocopieuse, il lui manque alors de papiers!"
relève, Vinod Seegum, président de la Government
Teachers' Union (GTU). Ailleurs, dit-il, dans une école
des Plaines-Wilhems, "des parents ont eu à copier
eux-mêmes des devoirs inscrits au tableau par les profs!"
Haniff Peerun, président de la Government Urdu Teachers'
Union (GUTU), explique que des écoles de l'Est ont
également eu recours à des photocopieuses de librairies.
Aussi, si certaines écoles ont accès à l'informatique,
d'autres ne disposent pas d'ordinateurs ou alors ne sont pas connectés
à internet. A l'instar de ces collèges (dont La
Confiance, New Eton, Saint-Esprit
) qui ont eu recours à
internet pour mettre les devoirs en ligne ou les envoyer aux élèves
via e-mail, les écoles primaires ayant accès à
l'outil informatique auraient pu en faire de même!
GTU: les jours de fermeture pourront être
rattrapés
A hier midi, les écoles et collèges avaient distribué
des devoirs à un grand nombre de leurs élèves.
"Mais pas à la totalité d'entre eux. Nous
n'avons pas atteint les 100%", concèdent la plupart
des responsables d'établissement contactés. "La
majorité des parents et élèves se sont présentés
avant midi vendredi dernier. Ce matin (ndlr:hier), ils ne sont
pas aussi nombreux que la veille", ajoutent-ils. C'est
ce que Week-End a constaté à la Raoul Rivet GS,
Jules Koenig GS et ailleurs
Les maîtres d'école
se préparent à recevoir d'autres parents mardi prochain.
Dans un collège de l'Est, le manager de l'institution est
d'avis qu'il n'aura pas fort à faire ce jour-là.
Pour cause, dit-il, "seulement 50% des élèves
du collège ont récupéré les devoirs.
Les autres n'en voient pas d'intérêt!" Même
si les devoirs sont selon le ministre Bunwaree un moyen de s'assurer
que les écoliers et collégiens poursuivent leurs
études, malgré la crise, les syndicalistes de l'éducation
font ressortir que cette stratégie n'est pas la continuité
de la pédagogie. "Ces devoirs sont une forme de
révision car sans enseignement l'apprenant ne peut passer,
seul sans support, à un nouveau chapitre", explique
un enseignant. En d'autres mots, le travail interrompu cette semaine
devra être rattrapé à la rentrée. Pour
cette raison, le président, Sunil Jhugroo, de la General
Purpose Teachers Union, propose le report d'une semaine des
examens de Certificate of Primary Education, lesquels sont
prévus entre le 20 et 23 octobre. Un avis que partage Haniff
Peerun, mais pas Vinod Seegum. "Ces cinq jours seront
aisément remplaçables", insiste-t-il.
Des parents se renseignent sur les cours particuliers
Hier, c'était aussi un jour test pour la responsabilité
des parents et des enseignants de leçons privées.
L'appel lancé par le ministre de l'Education pour la suspension
des cours particuliers: nécessaire pour l'endiguement de
la maladie, n'aurait pas été entendu par tous! Selon
nos informations des enseignants: primaire et secondaire auraient
poursuivi les cours parallèlement hier. Quant aux parents,
un enseignant nous explique que certains l'ont appelé pour
s'informer sur la tenue des cours particuliers. "Ils demandaient
s'ils devaient envoyer leurs enfants ce matin (ndlr: hier). Quand
je leur ai répondu non, ils se sont renseignés à
propos de la semaine prochaine. Mes positions sont claires à
ce sujet, je ne donnerais pas de leçons tant que les autorités
demanderont aux enfants de rester chez eux", confie un
enseignant du primaire. Le ministère de l'Education
qui a mis sur pied une équipe de contrôle dans cette
optique, ne pourra cependant être dissuasif! "Nous
ne pourrons, certes, malheureusement prendre des sanctions contre
des enseignants qui persisteront à donner des leçons,
mais
" explique Vasant Bunwaree en laissant comprendre
que le ministère ne resterait pas les bras croisés.
De son côté, Vinod Seegum lance un message clair
à ses membres: "S'il y a représailles, la
GTU ne cautionnera pas ceux qui donneront des leçons particulières
durant la période de congé au détriment de
la santé des enfants. Nous ne les soutiendrons, ni défendrons
à aucun coût!"
Désinfection, l'exercice se poursuit mardi prochain
Quant à l'opération de nettoyage, elle a été
interrompue hier dans plusieurs écoles et se poursuivra
mardi prochain. Vasant Bunwaree, a, lors de sa rencontre avec
les syndicalistes de l'éducation, indiqué que des
préposés du ministère de l'environnement
prêteront main forte aux care takers des écoles
pour assurer l'exercice de désinfection. S'ils sont nombreux
dans le secteur éducatif et même les parents à
réclamer une désinfection régulière
à la rentrée pour éviter l'émergence
de la maladie en milieu scolaire, le Dr Hack Soreefan, de l'association
des médecins du privé, est d'avis qu'une désinfection
devrait suffire. "Le virus grippal, rappel le médecin,
est vulnérable en dehors du corps humain."
Ce facteur, dit-il, laisse très peu de chance au virus
d'être effectif sur des surfaces: murs, meubles, sol. Au
retour des étudiants en classe, la désinfection,
dit-il, ne devrait pas être nécessaire, à
moins si des cas de grippe A s'avèrent. Pour ce qui est
de l'utilisation du javel comme principal produit désinfectant,
le Dr Soreefan, explique que la présence du chlore dans
le javel agit efficacement. Il n'est donc pas nécessaire
d'avoir recours à la fumigation, même si dans l'idéal
ce moyen ne serait pas de trop.
Lors de la rentrée les règles sanitaires devraient
être maintenues, voire renforcées dans les établissements.
La GUTU, pour sa part, propose la réouverture des classes
pour les élèves des Stds (IV optionnel) V et VI
uniquement. Les élèves pourraient être selon
Haniff Peerrun, répartis dans les classes libres. Et les
enseignants du lower primary partageraient les tâches
avec leurs collègues du upper primary. La GUTU propose
également, la révision des heures de classe, soit
de 9 à 14 heures.
Lundi
- Communiqué PMPA réclamant la fermeture des écoles.
Pression également de diverses Ong pour une décision
gouvernementale en ce sens.
- Tenue de la première réunion interministérielle
présidée par le Premier ministre, Navin Ramgoolam
- À l'issue d'une réunion de plus de deux heures,
aucune décision prise.
Navin Ramgoolam : "Pas de fermeture d'écoles à
ce stade"
Mardi
- 3 cas de grippe A (H1N1) confirmés à Rodrigues
- Manque de Tamiflu constaté sur le marché local
- Le privé demande le soutien de l'État pour les
prescriptions aux patients
- Décision de la Santé de recruter 25 médecins
et une centaine d'infirmiers
- Le BEC décide la fermeture des classes au cas par cas
- Les propos du directeur de l'Éducation sur les ondes
d'une radio privée dérangent. M. Taher sommé
de donner des explications
Mercredi
- Décentralisation des Flu Clinics dans les Area
Health Centres
- Dans son discours lors du banquet en l'honneur de l'Inauguration
de l'hôpital Apollo Bramwell, le Premier ministre laisse
comprendre que "la décision de fermer les écoles
reste envisageable"
Jeudi
- Dans la matinée - par mesures sanitaires, décision
de fermer les écoles plus tôt vendredi
- 2e réunion interministérielle présidait
par le Premier ministre
- Conférence rapide de Navin Ramgoolam annonçant
pour le lendemain, la fermeture des écoles pour une dizaine
de jours
Vendredi
- Fermeture des écoles
- Confusion sur la date de reprise dans les établissements
scolaires
- Devoirs à domicile pour les élèves et
récupération du travail à faire durant le
congé forcé par les parents et les élèves
eux-mêmes
- Exercice de désinfection des établissements scolaires
- Cabinet ministériel - précision apportée
sur la date de reprise des cours - lundi 31 août
Samedi
- Réunion d'urgence au ministère de la Santé
: Menace du Chikungunya
Dr Z. Joomaye : "L'ensemble des mesures prises par
la Santé va commencer à porter des fruits très
rapidement"
Au front lundi dernier pour réclamer la fermeture des établissements
scolaires, l'Association des médecins de l'État,
la PMPA, se dit satisfait du choix, même tardif du gouvernement
de prendre une décision en ce sens. "C'est dans
l'intérêt de la population que cette mesure devait
être prise. Nous avions recommandé cette mesure et
le bon sens a finalement prévalu. L''ensemble des
mesures qui ont été prises par le Ministère
de la Santé va commencer à porter des fruits très
rapidement après les fermetures des écoles",
estime le Dr Z. Joomaye, porte-parole des médecins privés.
Il rappelle que les enfants atteints de la grippe A (H1N1), sont
à 60 % les principaux vecteurs de la maladie au sein de
la communauté. "Se basant sur les données
des derniers jours, le privé espère que nous allons
vers le plateau et que la décroissance en nombre de cas
va s'amorcer d'ici fin de la semaine prochaine." C'est
dans cette optique que l'association insiste pour que cette mesure
ne doit pas être prise à la légère
par les parents et les élèves. La PMPA décourage
également au public de se rendre dans divers lieux à
l'instar des bars, restaurants, cinéma, discothèques
où la promiscuité humaine est trop élevée.
"Les lieux de prière aussi doivent être éviter
par ceux qui ont le moindre doute par rapport à la grippe
qui circule", soulignent les médecins privés.
Radakrishna Sadien, GSA : "On n'aurait pas dû
attendre qu'il y ait 50% d'absence pour prendre fermer les écoles"
Suivant la fermetures des établissements scolaires, le
syndicat du service civil lance un appel aux parents. "Il
faut que les parents prennent également leurs responsabilités
s'assurant désormais que leurs enfants n'aillent flâner
dans les rues et en les interdisant de se rendre à des
leçons particulières que certains enseignants récalcitrant
tenteront quand même de donner", explique le Président
de la Government Servant's Association (GSA), Radakrishna
Sadien. Il déplore toutefois que la décision gouvernementale
de fermer les écoles n'a été que trop tardive."On
n'aurait pas dû attendre qu'il y ait 50% d'absence pour
prendre fermer les écoles. Sachant que les enfants sont
les principaux vecteurs du virus une fermeture plus tôt
des écoles était souhaitable. On aurait pu contenir
la propagation en isolant les malades chez eux tout en leur offrant
un traitement dans la communauté", estime la GSA.
Le CAS : "Le dossier doit être géré
avec plus de transparence"
La décision gouvernementale d'arrêter le décompte
de patients atteints de la grippe A (H1N1) indigne les membres
du Comité pour l'Amélioration de la Santé
(CAS). Le porte-parole de l'association estime que pour susciter
davantage de précaution au sein de la population, il est
nécessaire de mettre le public devant les chiffres. Selon
ses observations, dit-il, le public ne tient pas suffisamment
compte des mesures recommandées par les autorités.
"J'ai vu des jeunes filles qui se faisaient la bise. Ce
n'est pas pour dire que nous devons exagérer, mais la transmission
de ce virus est si facile qu'il serait peut-être préférable
de mettre la population devant les faits tels qu'ils se présentent,
soit avec le nombre de personnes quotidiennement touchés
ou décédées face à ce virus, pour
qu'elle réagisse en conséquence", estime
Serge Rayapoullé. Pour cette organisation, le dossier de
la grippe A (H1N1) doit être géré dans la
transparence. D'autant que les propos du Pr Antoine Flahault directeur
de l'école des hautes études de Santé, France,
dans la presse, ajoute à l'inquiétude d'aucuns,
souligne le porte-parole du CAS. Par ailleurs, en raison de la
sensibilité de la question, le CAS demande aux politiciens
de ne pas faire de démagogie politique avec la question
de la grippe A (H1N1). Il s'agit de santé publique, rappelle
Serge Rayapoullé, et non d'une question de qui est meilleur
ou le pire.
La rentrée des classes :La progression de la grippe
A déterminante
L'évolution de l'épidémie grippale sera déterminante
pour la rentrée des classes. Si les enseignants doivent,
impérativement, se présenter à l'école
le lundi 31 août, en revanche, les élèves,
eux, devront être attentifs au communiqué prévu
en fin de semaine. Celui-ci sera émis après la réunion
du task force, vendredi prochain. Si les autorités, après
une évaluation de la situation, estiment que les élèves
peuvent reprendre le chemin de l'école, la rentrée
se fera le 31 aôut. Pour rappel, les chefs d'établissements
doivent eux, de même qu'un membre du staff, répondre
présents mardi à vendredi dans leurs écoles
respectives.
Par ailleurs, le ministère de l'Education a ouvert un hotline:
601 5218 et mis en ligne un site: homework@mail.gov.mu à
l'intention de tous les élèves: primaire et secondaire,
qui n'ont pu se procurer leurs devoirs ou qui voudraient avoir
des informations supplémentaires sur les mesures prises
dans ce sens. Ils pourront dès demain, à partir
de midi, contacter le ministère par SMS: 9405999.
Lavage des mains
Faute de moyen une école utilise du détergent
pour vaiselle
Depuis que la campagne de lavage des mains a été
implémentée dans les écoles parmi les mesures
préventives pour limiter les risques de propagation du
virus de la grippe A, chaque établissement compte sur les
fonds des associations de parents d'élèves (PTA)
pour se fournir en savons (liquide de préférence)
et détergents. Une école primaire du nord de l'île,
dont la PTA n'a visiblement pas assez de moyen financier, a trouvé
une alternative au savon. A l'heure du lavage des mains des enfants,
le maître d'école mélange du détergent
pour vaisselle à une grande quantité d'eau qu'utilisent
ensuite les petits. Si, a priori, explique le Dr Hack Soreefan
de l'Association des médecins privés, l'usage du
détergent mélangé à de l'eau n'est
pas nocif, toutefois, il prévient que des risques d'allergies
ne sont pas inévitables!
CSG-Solidarité: "Les absences au travail ne
devraient pas être considérées comme des sick
leaves"
La Confédération syndicale de gauche-Solidarité
(CSG-Solidarité) a formulé plusieurs requêtes
au Premier ministre afin de ne pas pénaliser les salariés
affectés par le virus H1N1 en appliquant les dispositions
de l'Employment Rights Act. Pour ce mouvement syndical,
les absence au travail pour cause de cette même maladie
ne devraient pas êtres considérées comme des
"sick leaves", profitant par la même occasion
de porter le nombre total de congé de maladies à
21 jours au lieu de 15 jours.
"L'absence au travail pour cause de virus H1R1 ne devrait
pas être déduite du nombre du sick leaves autorisées
légalement. La CSG-Solidarité invite le gouvernement
à apporter les amendements appropriés à l'ERiA
et au Remuneration Orders afin que les absences au travail dûment
certifiées par un médecin et liées la pandémie
ne soient pas déduites du nombre de congé auquel
le travailleur a droit", demandent les signataires de
cette lettre, dont Serge Jauffret, Atma Shanto, G. Peeharry, Alain
Tolbize et Ashok Subron.
D'autres propositions sont faites en relation à la question
de congé de maladie, notamment en ce qui concerne le droit
du salarié de bénéficier d'une demi-journée
de congé. "Half local leaves should be left to
the sole discretion of the workers and not be subjected to employers
interference", ajoutent les dirigeants syndicaux, "At
present, ERIA 2008 and all existing Remunerations Orders stipulate
that workers entitlement to local leaves are subject to prior
authorisation of the employer. Despite the fact that the employer
has the sole right to use half of the local leaves of workers
at his own discretion, the law also empowers the employer to decide
and veto the rest of local leaves that workers are entitled to."
La confédération syndicale estime également
que la formule de congés de maladie associée au
"bonus" de présence devrait être suspendue,
déclarée illégale et que "such bonuses
be integrated in the basic salary of workers". Estimant que
les éventuelles absences liées à la grippe
A ne devraient pas être utilisées comme justification
pour licencier des travailleurs, la CSG-Solidarité demande
que les lois soient amendées pour que ce genre de situation
ne se produise pas.
Suivant la décentralisation des soins pour la grippe
A
Une baisse du nombre de patients dans les hôpitaux
Face à l'affluence dans les hôpitaux, soit quelque
22 000 patients transitant chaque jours dans nos services de santé
publique et environ 25 000 patients atteints de grippe se rendant
dans nos hôpitaux, le ministère de la Santé
a décidé en début de la semaine dernière
de décentraliser son système. L'objectif, diminuer
les risques de contamination, en créant 26 flu clinics
dans les différents Area Health Centres à travers
l'île. Une mesure favorablement accueilli par la population
et le personnel soignant qui note déjà une réduction
du nombre de patients atteints de grippe dans les hôpitaux.
Par ailleurs, cette semaine, toujours dans le but de soulager
le service dans les hôpitaux, après le recrutement
de 25 nouveaux médecins généralistes, une
centaine d'infirmiers seront employés sur une base temporaire
par la Santé. Toutefois, certaines voix s'élèvent
pour dénoncer le manque de solidarité de certains
médecins spécialistes face au nombre de patients
se rendant dans les hôpitaux en vue de recevoir des soins
contre la grippe.
Reconnaissant qu'il existe un manque sérieux de généralistes
pour répondre à l'affluence croissante des malades
dans les hôpitaux, la Santé a décidé
de recruter au total 125 médecins sur une base contractuelle.
25 d'entre eux sont déjà en fonctions. Un appel
à candidatures a été lancé et d'ici
quelques jours d'autres médecins volontaires seront en
service dans les centres de santé publique. Le ministère
a également fait provision pour le recrutement d'une centaine
d'infirmiers, afin de suppléer au manque de personnel.
La date limite pour le dépôt de candidature en ce
qui concerne cette catégorie d'employés est fixée
pour mardi. A ce stade, indique la Nurses' Union, une cinquantaine
de lettres d'applications a déjà été
envoyée. "Nous pensons que de nombreux camarades
feront preuve de solidarité et s'aligneront à la
demande du ministère", indique Cassam Kureeman,
président de cette association. De son côté,
le Medical Health Officers Association (MHOA) est satisfaite des
mesures prises par le gouvernement pour soutenir le personnel
soignant. "Nous avons fait plusieurs propositions au ministère
lors d'une rencontre durant la semaine, et nous constatons que
nos propositions ont été prises en considération",
indique le Dr S. Gopal, président de la MHOA. Qui plus
est, dit-il, le syndicat est satisfait de constater une baisse
du nombre de patients dans les hôpitaux, preuve que les
Mauriciens ont compris la décision de décentralisation
des services de soins. Et les médecins généralistes
quant à eux se déploient en vue décongestionner
le service dans les hôpitaux. "A notre requête
le ministère a accepter de permettre aux médecins
de faire des extra sessions afin de soulager ceux postés
dans les Casualities", indique le Dr S.Gopal.
Or, si le syndicat semble satisfait, d'autres voix s'élèvent
par les généralistes de l'Etat, certains déplorant
le "manque de solidarité" de leurs collègues
spécialistes dans la lutte contre la Grippe A (H1NI). Plusieurs
généralistes soutiennent que certains spécialistes
restent indifférents face à l'affluence des patients
dans les flu clinics mis en place par la Santé,
ces derniers se contentent au lieu de prêter main forte
de différentes manières pour libérer ainsi
des généralistes pour s'occuper uniquement des cas
de grippe, de faire uniquement leur besogne dans les département
dans lesquels ils sont affectés. Cette attitude indigne,
d'autant que la grippe A (H1N1) est une question de problème
national, fait ressortir un médecin chevronné du
public. Si tous les spécialités apportaient leur
soutien, les patients auraient pu être traités plus
rapidement, fait ressortir un autre. Mais la MHOA n'est pas du
même avis. Précisant qu'entre les médecins
généralistes il existe une très bonne collaboration,
le Dr S. Gopal note que les spécialistes font également
un bon travail pour lutter contre la grippe A (H1N1). Toutefois,
dit-il, je ne peux pas parler au nom des spécialistes.
Civilisation
Les pyramides de Plaine Magnien refont débat
Après l'égyptologue Antoine Gigal, Sam Osmanagich,
un chercheur américain, recommande qu'elles soient officiellement
protégées pour leur pertinence planétaire
"Les sept pyramides de Plaine Magnien nécessitent
un statut protégé de la part du gouvernement parce
qu'elles ont une signification planétaire". Ce
n'est pas n'importe quel profane qui l'affirme, mais bien un chercheur
américain dans le domaine, du nom de Sam Osmanagich. Ce
chercheur et auteur, qui détient un PhD en Histoire des
civilisations, chercheur de pyramides de Houston, Texas (USA)
et également membre de l'Académie des sciences naturelles
de Russie et de la Société archéologique
d'Alexandrie (Egypte), est venu spécialement à Maurice
cette semaine pour faire un constat des lieux.
Animant une conférence de presse mercredi dernier au Laguna
Beach Hotel de Grande Rivière Sud-Est, Sam Osmanagich a
communiqué ses conclusions et recommandations concernant
ces pyramides comme suit (nous les reproduisons en anglais) :
"Seven man-made step pyramids were built from the volcanic
rock. Their geometry is regular, with four triangular faces, leveled
base, shaped corner stones, same orientation, carefully planned
construction which required more than 30, 000 tons of material.
Such an engeneering project would need work of 100 men during
a 5-year period. Origin of the pyramid, their builders, time of
building or purpose is unknown at this moment. The pyramids were
not build by recent civilisations (Europeans XVI-XIX century or
Arabs X-XI century), but much earlier.
These structures need to obtain protected status by the proper
Government bodies because of their global significance. Their
similarities in design and execution with the pyramids on Canary
Islands, Central and South America is striking. Mainstrean scientific
view about the pyramid building process has to be changed. In
Mauritius, we potentially have the first case of advanced sea-faring
civilisation who build the structures."
Sam Osmanagich a recommandé qu'une équipe interdisciplinaire
composée d'archéologues, de géologues, géophysiciens,
géodésistes et d'experts en géoradars locaux
et étrangers soit constituée pour continuer à
enquêter sur les sept pyramides. Toujours selon Sam Osmanagich,
un espace limité devrait être réservé
autour des pyramides, celles-ci devraient être remises en
état et un info desk aménagé en vue
d'encourager le tourisme archéologique à Maurice.
Selon le chercheur, avec un minimum d'efforts de marketing, un
important site pourrait être dégagé qui pourrait
attirer encore un plus grand nombre de touristes dans notre pays.
Il est dommage que Sam Osmanagich ait fait une visite éclair
chez nous car il aurait été fort intéressant
de le confronter à d'influents sceptiques - dont certains
avaient pris un ton savant - qui se sont empressés pour
ridiculiser les premières informations que Week-End
avait reprises, en avril dernier, d'une revue spécialisée
française dans lesquelles une égyptologue, Antoine
Gigal, faisait état, et ce pour la première fois,
de la présence de sept pyramides sur le sol mauricien.
L'histoire des civilisations s'appuie généralement
sur la base de documents écrits. Mais, sans jamais en avoir
produit un seul jusqu'ici, les sceptiques - qui se reconnaîtront
- ont affirmé que la construction des "pyramides"
en question remontait vers le milieu des années 1940 et
fut l'uvre d'un cadre de l'industrie sucrière. On
réalisera donc combien Sam Osmanagich, qui a, sans doute,
eu quelque connexion avec l'égyptologue Antoine Gigal,
engage en quelque sorte sa crédibilité de chercheur.
Quoi qu'il en soit, que ce soit eux (Osmanagich et Gigal) ou leurs
détracteurs locaux qui aient finalement raison sur l'origine
de ces pyramides, personne ne pourra non plus contester le fait
que ce fut un jeune photographe Mauricien, en la personne de Stéphane
Mussard, qui a su susciter l'intérêt international
- justifié ou pas - autour de ces pyramides de Plaine Magnien.
Avec la permission de Stéphane Mussard d'ailleurs, nous
reproduisons dans cet article une photo aérienne, magnifique,
qui montre les sept pyramides de Plaine Magnien. On notera leur
alignement parfait, comme c'est le cas pour les pyramides des
îles Canaries et d'ailleurs. On peut effectivement s'étonner
d'une telle similarité
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