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Grippe A
Réclamation de l'institution d'une Fast Track
Le ministère de la Santé à beau essayer de
rassurer la population qu'il a pris toutes les mesures nécessaires
afin de fournir le plus rapidement possible des soins aux personnes
atteintes de la Grippe A, il n'arrive pas à totalement
convaincre. A commencer par un ancien fonctionnaire du ministère
concerné lui-même. Ainsi, ce dernier n'a pas hésité
pas à faire savoir son incompréhension que le ministère
de la Santé n'a pas juger bon, jusqu'ici, d'instituer un
système dit de Fast Track pour traiter les catégories
de personnes les plus vulnérables, soit les enfants, les
personnes du 3è âge et les femmes enceintes.
Cet ancien fonctionnaire, qui semble savoir ce dont il parle,
a adressé une lettre dans ce sens directement au ministre
de tutelle, M. Rajesh Jeetah afin, déclare-t-il, "d'être
certain que le message lui parviendra et ne sera pas bloqué
par quelque bureaucratie".
Selon l'ancien fonctionnaire, "il n'était, certes,
pas déraisonnable de s'attendre à ce que le taux
de mortalité soit élevé parmi les groupes
de la population dits vulnérables. Mais, dès le
début de la pandémie, il était indispensable
de faire tous les arrangements nécessaires afin que les
personnes de ces groupes soient traités par une voie beaucoup
plus rapide qu'elle ne l'a encore été jusqu'ici".
Dans sa correspondance au ministre Jeetah, l'ancien fonctionnaire
cite l'exemple d'un malade âgé ou d'un enfant qui
commencerait à ressentir des symptômes de la grippe.
Dans un tel cas, le malade ne doit pas attendre (wait and see)
que son état se détériore car chaque minute
compte désormais pour sa survie. Un rendez-vous pour vérifier
s'il s'agit bien de la grippe A doit être immédiatement
sollicité par téléphone et le test requis
doit être fait dans les minutes qui suivent au Centre de
santé le plus rapproché. Les malades dans cette
situation peuvent ainsi être convoqués audit Centre
de santé à des moments différents afin d'éviter
qu'il y ait des contacts entre eux. Aussitôt le test terminé,
ces malades pourront être renvoyés chez eux. L'ancien
fonctionnaire suggère que les résultats du test
soient communiqués aux malades et à leurs parents
dès qu'ils sont connus et qu'en cas où ces résultats
se révèlent positifs des directives claires soient
données pour la prise du Tamiflu ou pour d'autres traitements.
Tout en assurant ne vouloir aucunement faire du persifflage, le
correspondant du ministre Jeetah souligne "c'est pour
ce genre de situation pandémique qu'on aurait dû,
en fait, insister pour la mise en place, sans délai, d'un
service 24 / 7 (vingt-quatre heures sur sept jours)".
Dans la dernière partie de sa correspondance au ministre,
l'ancien fonctionnaire pose une question très pertinente
qui, à son avis, démontre que les autorités
font preuve d'une certaine légèreté malgré
la gravité avérée de la grippe A. "Le
Mauricien moyen ne se déplace pas en voiture personnelle.
Il est connu que surtout durant l'hiver, nombre d'usagers des
autobus sont enrhumés et toussent tout au long du trajet.
Les officiers de votre ministère ne devraient-ils pas réfléchir
d'urgence sur les implications de cet état de fait dans
la propagation possible de la grippe A ?", s'interroge
l'ancien fonctionnaire au ministre.
Sensibilisation à l'école
Des mesures pas toujours évidentes à mettre en
pratique
Depuis mercredi dernier, les établissements scolaires ont
été invités à suivre des consignes
en guise de mesures préventives. Notamment, s'assurer que
les élèves se lavent les mains régulièrement,
les garder en isolation au cas où ils présenteraient
des symptômes grippaux
Toutefois, selon des enseignants,
"il n'est pas toujours pratique de demander aux enfants
de se laver les mains à chaque fois qu'ils éternuent"
d'autant que certaines classes se situent à l'étage
du bâtiment que et cela implique plusieurs va et vient
pour le plus grand plaisir des enfants. "Pourtant, nous
avons maintes fois réclamé un lavabo dans chaque
classe!" s'exclame Sunil Jhugroo de la General purpose
Teachers' Union. Par ailleurs, ce dernier note que les autorités
auraient dû prévoir la désinfection des écoles.
Tandis que Vinod Seegum président de la Government Teachers'
Union, pense que celles-ci devraient penser à distribuer
des vitamines C aux écoliers. Quant au savon liquide, préconisé
pour le lavage des mains, il n'est pas disponible dans tous les
collèges. Un établissement du nord a préféré
demander à ses élèves d'apporter leur propre
savon. D'autre part, faute de place, plusieurs écoles
et collèges n'ont pu aménager de salle d'isolement,
indispensable actuellement, comme recommandé. A Rodrigues,
il nous revient que les institutions scolaires n'auraient pas
encore eu d'instructions officielles pour l'application des mesures
préventives contre la grippe A. "Les responsables
des écoles en parlent pendant le morning assembly.
Mais nous n'avons pas été informés de manière
formelle sur un mode de sensibilisation", confie une enseignante
de l'île.
Du côté des 19 écoles non formelle du réseau
d'ANFEN, la rentrée des classes, prévue demain comptera
avec des posters et autres dépliants sensibilisant sur
l'hygiène et des précautions à prendre pour
éviter la grippe A. Ce support a été offert
à ANFEN par la Fédération Internationale
de la Croix Rouge et du Croissant Rouge respectivement.
La polémique enfle
Zouberr Joomaye (PMPA) : "25 % de la population présenteront
des symptômes de la grippe
"
Au sein des services de Santé, publics et privés,
des professionnels relèvent un taux supérieur de
décès liés à la grippe A (H1N1) que
celui officiellement communiqué par le ministère
de la Santé. Depuis deux semaines déjà, des
médecins du privé insistent sur le point que certains
cas, référés à l'État pour
des analyses, sont suivis de mortalité. Certaines sources
- qui souhaitent garder l'anonymat - avancent, pour leur part,
qu'il y aurait une dizaine de décès à ce
jour dans le contexte de la prolifération du virus dans
le pays. Pour sa part, le ministère de la Santé
a affirmé hier après-midi, être en présence
de quatre morts liés à la grippe A (H1N1).
La polémique enfle sur les informations communiquées
par les autorités. Et ce, en dépit de l'insistance
de la Santé à l'effet qu'elle fournit toutes les
informations nécessaires à la population à
travers la presse ; à laquelle elle demande également
de poser toutes les questions requises. Qui plus est, avec quatre
décès officiellement confirmés comme étant
associés au virus, le pays recense le plus fort taux de
mortalité en relation avec la grippe A (H1N1) au niveau
de la région. Le continent africain ne compte qu'un cas
à ce jour. A La Réunion, où 40% de la population
ont été atteints, aucun décès n'a
été enregistré. Au plan mondial, le nombre
de décès s'élève à ce jour,
selon les données de l'OMS, à 1 462 pour 177 457
cas confirmés.
Cette situation est alarmante, indiquent des médecins de
la Private Medical Practitioners'Association (PMPA), qui chiffrent
à "10 000" le nombre de personnes souffrant de
la grippe A (H1N1). "Tous les chiffres avancés
ne pourront être que des estimations car par rapport au
diagnostic de la grippe, beaucoup de patients ne se tournent pas
vers les services de soins, d'autres font de l'automédication,
et certains guérissent seuls", soulignent le Dr
Zouberr Joomaye.
Des professionnels du privé estiment, par ailleurs, que
la morbidité relative au virus est préoccupante.
Les profils différents des patients décédés
interpellent car habituellement la mortalité liée
à la grippe est sujet de terrain, c'est-à-dire,
qu'il existe un plus fort taux de mortalité quand il y
a une maladie préexistante telle que la bronchite chronique,
l'asthme ou les maladies cardiovasculaires. Nous ne disposons
pas suffisamment de recul scientifique pour expliquer la gravité
du virus de la grippe A chez une personne antérieurement
en bonne santé.
Ainsi, les médecins privés souhaitent l'institution,
dans les meilleurs délais, d'un Scientific Committee en
vue de discuter de la question. "Nous sommes en situation
de pandémie et on peut penser que 25 % de la population
présenteront des symptômes de la grippe à
un moment ou un autre", avance le Dr Zouberr Joomaye,
porte-parole de la PMPA. Les syndicats du personnel soignant des
hôpitaux réclament une meilleure communication sur
la "situation réelle" de la grippe A (H1N1) dans
le pays.
De nombreux professionnels de la Santé publique soutiennent
que les chiffres quotidiennement communiqués par le ministère,
tant au niveau des cas confirmés que ceux de décès
ne reflètent pas la réalité. Ils demandent
au ministère de communiquer des informations capitales
en guise de mesure de prévention afin que le public puisse
prendre ses précautions. La PMPA ajoute, elle, qu'en fonction
de l'évolution de la situation, il conviendra d'adapter
la stratégie et d'accorder les moyens nécessaires
en vue de répondre aux besoins en temps réel. Pour
des médecins privés, la prévention de la
grippe A (H1N1) doit devenir une priorité nationale, et
une grande campagne de sensibilisation doit être menée
au plus vite sur les mesures d'hygiène et de prévention
avec les moyens de communication habituels.
S'il faut fermer les écoles
Des bouleversements conséquents, à prévoir,
dans le calendrier scolaire
Faut-il fermer les établissements scolaires? Cette question
qui revient sans cesse depuis ces derniers jours, soit avec la
propagation de la pandémie grippale, divise dans le milieu
éducatif. Les 219 écoliers et collégiens,
présentant des symptômes de grippe et renvoyés
chez eux, l'admission à l'hôpital de l'un d'entre
eux porteur du virus, l'inquiétude des parents, les risques
de contamination tant pour le personnel que pour les plus jeunes,
la pression exercée de toute part
sont autant d'arguments
qui, jusqu'à hier, ont conforté des syndicalistes
de l'éducation dans leur opinion : la fermeture des écoles
est impérative. Mais la fermeture des écoles, à
long terme, ne sera pas sans conséquences.
A hier toujours, le ministre de l'Education, Vasant Bunwaree,
campait sur sa position. Il ne partage pas l'avis des représentants
des enseignants et selon lui "la vigilance est au maximum
dans les écoles" et la nécessité
de fermer leurs portes ne se pose pas, pour l'instant. Tout en
reconnaissant que "l'inquiétude des parents est
justifiée", Vasant Bunwaree relève que
la suspension des classes ne résoudra pas forcément
le problème de la grippe A. Et de rappeler que le ministère
de l'Education a jusqu'ici "fait tout ce qui est humainement,
scientifiquement et administrativement possible" pour
gérer la situation dans les écoles. La General
Purpose Teachers' Union, elle, croit aussi qu'il est "encore
trop tôt pour envisager la fermeture des écoles."
Les écoles, affirme Sunil Jhugroo, président
de la GPTU, arrive à faire face à la pandémie,
même avec les moyens du bord. Si les autorités prennent
la décision de fermer les écoles, cette semaine
ou à l'avenir, dépendant de la courbe de la pandémie,
le Bureau de l'Education Catholique (BEC), tout comme la Government
Teachers Union (GTU) principal syndicat du primaire, se disent
fin prêts à collaborer pour la mise en pratique
et assurer l'impact de cette décision. Car s'il arrive
que la grippe A dicte le moment et la durée de la fermeture
des institutions scolaires, les conséquences ne seront
pas minimes et se répercuteraient sur les examens clés,
notamment celui du Certificate of Primary Education en
primaire et du School Certificate et du Higher School
Certificate de Cambridge au secondaire, lesquels ne sont pas
si loin que ça! Pour Lucien Finette, directeur du Mauritius
Examination Syndicate (MES), le report de ces examens serait
"catastrophique!"
Le renvoi des examens de Cambridge impliquerait des coûts
additionnels
La pandémie frappe en plein troisième trimestre!
Période cruciale pour les étudiants en fin de cycle
(primaire et secondaire) qui seront prochainement en révision.
Dans une conjoncture où l'école reste un endroit
propice à la prolifération de l'épidémie,
tous s'accordent à dire que la santé des enfants
et du personnel prime sur le reste, lequel entre autres impliquerait
le renvoi des examens. A l'heure actuelle, ceci est dit au conditionnel!
Cependant, comme l'analyse le directeur du MES, qui s'est penché
sur la question, cela signifierait d'une part "la perte de
six mois de travail!" et d'autre part, la mobilisation des
ressources humaines et le déboursement d'un budget additionnel
pour rattraper le retard causé . "Le report du
CPE explique Lucien Finette, n'aura aucune incidence
sur les questionnaires étant donné qu'il s'agit
là d'examens nationaux. Toutefois, il y aura des incidences
sur l'exercice de correction qui se fait pendant la période
des vacances. Dans cette configuration les correcteurs ne seront
pas en vacances! Il faudra aussi trouver des centres de corrections.
Renvoyer les examens c'est aussi repousser l'exercice d'admission
et la rentrée des classes en secondaire! Si nous ratons
cette étape nous connaîtrons des complications dont
la portée ne peut être évaluée tout
de suite. Cela nous ramène à une question: est-ce
que la fermeture des écoles veut aussi dire qu'il faudra
reporter les examens de CPE?" En revanche le schéma
serait différent, plus compliqué et plus ennuyeux,
pour les candidats aux examens de Cambridge. "Il faudrait
alors que Cambridge annule les papiers de Maurice et que nous
réorganisions d'autres épreuves. Tout comme pour
le CPE, les correcteurs de Cambridge procèdent à
la correction des papiers pendant les vacances, nous aurions à
prendre ce problème-là en considération.
Et nous préparer à toute éventualité
en terme de coût financier, traumatisme psychologique pour
les candidats et encore d'autres conséquences",
fait ressortir le directeur du MES. En revanche, une solution
envisageable serait, avance-t-il, que Maurice et d'autres pays
frappés par la grippe A et dont les étudiants concourent
aux examens de Cambridge, trouvent un accord avec l'université
britannique pour la tenue des épreuves à l'intention
de leurs candidats.
Vinod Seegum: "les enseignants seront disposés
à assurer les cours de rattrapage"
Demain, la Secondary and Preparatory School Teachers Union
(SPSTU) réunit ses membres: enseignants des collèges
catholiques, où la discussion sera axée sur la question
de maintenir l'ouverture des établissements ou pas à
l'heure de l'épidémie de la grippe A. "Nous
nous posons des questions", concède la présidente
du syndicat Lysie Ribot. "D'un côté les élèves
de la Form V et VI s'opposent à la fermeture et de l'autre
côté, nous encourageons les enseignants malades à
rester chez eux, nous sommes dans l'obligation de renvoyer des
élèves malades, de désinfecter les salles
"
explique Lysie Ribot. De son côté, le président,
Naraindranath Gopee, de la Government Secondary Schools Teachers
Union, ne cesse de rappeler l'urgence, selon lui, "de
fermer temporairement les collèges pour la désinfection
des lieux." Après 2 à 3 jours les élèves
pourront dit-il reprendre les cours et à leur départ,
les écoles désinfecteraient à nouveau les
salles etc
"Ceci pour éviter le renvoi des
examens", dit-il. Le BEC, explique pour sa part sa directrice,
Gilberte Cheung, ne s'opposerait pas à la fermeture de
ses collèges et écoles primaires, d'autant que depuis
la propagation de la pandémie, 10 élèves
sont renvoyés chez eux chaque jour. De son côté,
Vinod Seegum, président de la GTU, se dit conscient du
bouleversement dans le calendrier scolaire, "mais dans
un cas pareil, pour des raisons humanitaires, les enseignants
seront disposés à collaborer pour assurer les cours
de rattrapage qui s'imposent." Si Vinod Seegum se prononce
pour la fermeture des écoles, avec pour conséquences
le renvoi des examens du CPE, c'est parce que dit-il, "celles-ci
ne sont pas en mesure de réagir au cas où un enfant
tomberait malade en classe." Il poursuit en se posant
les questions: "comment est-ce qu'une école pourrait
gérer une situation de panique? Pourquoi est-ce que le
ministère de l'Education n'a-t-il pas jugé utile
de mettre un comité comprenant les représentants
des enseignants et des écoles pour étudier toutes
les questions découlant de la grippe A dans le secteur?
Pourquoi est-ce que les unités médicales de chaque
zone ne font pas de contrôle dans les écoles?"
A la Government Hindi Teachers Union, son président
Suttyhudeo Tengur, réclame également la fermeture
des écoles. "Dans le passé, le ministère
a fermé les écoles dans des conditions moins critiques.
Le ministre Bunwaree qui est aussi médecin est bien placé
pour savoir que les écoles sont des lieux où la
masse ne peut éviter des contacts et que le moment est
propice pour leur fermeture. La situation est inquiétante
et les enfants sont vulnérables!"
Sensibilisation à l'école
Des mesures pas toujours évidentes à mettre en
pratique
Depuis mercredi dernier, les établissements scolaires ont
été invités à suivre des consignes
en guise de mesures préventives. Notamment, s'assurer que
les élèves se lavent les mains régulièrement,
les garder en isolation au cas où ils présenteraient
des symptômes grippaux
Toutefois, selon des enseignants,
"il n'est pas toujours pratique de demander aux enfants
de se laver les mains à chaque fois qu'ils éternuent"
d'autant que certaines classes se situent à l'étage
du bâtiment que et cela implique plusieurs va et vient
pour le plus grand plaisir des enfants. "Pourtant, nous
avons maintes fois réclamé un lavabo dans chaque
classe!" s'exclame Sunil Jhugroo de la General purpose
Teachers' Union. Par ailleurs, ce dernier note que les autorités
auraient dû prévoir la désinfection des écoles.
Tandis que Vinod Seegum président de la Government Teachers'
Union, pense que celles-ci devraient penser à distribuer
des vitamines C aux écoliers. Quant au savon liquide, préconisé
pour le lavage des mains, il n'est pas disponible dans tous les
collèges. Un établissement du nord a préféré
demander à ses élèves d'apporter leur propre
savon. D'autre part, faute de place, plusieurs écoles
et collèges n'ont pu aménager de salle d'isolement,
indispensable actuellement, comme recommandé. A Rodrigues,
il nous revient que les institutions scolaires n'auraient pas
encore eu d'instructions officielles pour l'application des mesures
préventives contre la grippe A. "Les responsables
des écoles en parlent pendant le morning assembly.
Mais nous n'avons pas été informés de manière
formelle sur un mode de sensibilisation", confie une enseignante
de l'île.
Du côté des 19 écoles non formelle du réseau
d'ANFEN, la rentrée des classes, prévue demain comptera
avec des posters et autres dépliants sensibilisant sur
l'hygiène et des précautions à prendre pour
éviter la grippe A. Ce support a été offert
à ANFEN par la Fédération Internationale
de la Croix Rouge et du Croissant Rouge respectivement.
En vue de lutter contre la grippe A - L'Église catholique
modifie quelque peu
ses rituels à la messe à titre provisoire
En vue de contenir la progression de la grippe A (H1N1) dans le
pays, l'évêché de Port-Louis a pris la décision
d'initier une série de mesures lors des célébrations
à l'église. Ainsi, l'on demande aux donneurs de
communion de suspendre, temporairement, la communion dans la bouche
et de ne communier les fidèles que dans la main.
A titre provisoire, il a été décidé
de suspendre la poignée de main que les fidèles
s'échangent en signe de geste de paix au moment d'aller
communier.
Les prêtres de même que les fidèles qui seraient
grippés sont invités à ne pas prendre part,
temporairement, aux célébrations en commun. Il a,
aussi, été décidé d'assécher
les bénitiers où des fidèles ont l'habitude
de plonger les doigts avant de faire le signe de croix à
l'église.
Après le premier cas de grippe A (H1N1) confirmé
cette semaine
Les Rodriguais déplorent le manque de communication
sur le sujet dans l'île
Rodrigues a enregistré son premier cas de grippe A (H1N1)
confirmé au début de la semaine écoulée.
Il s'agit d'un cas importé, celui d'une touriste de 55
ans. Ce premier cas a suscité un émoi au sein de
la population, qui craint une propagation du virus dans l'île,
d'autant, soutiennent des habitants, que les autorités
n'ont pas communiqué de manière adéquate
à ce sujet.
Nous avons d'ailleurs tenter vainement d'entrer en contact avec
le Commissaire de la Santé à Rodrigues et avec le
responsable de l'hôpital, dont les téléphones
ne sont pas en service depuis jeudi. Le Chef commissaire de Rodrigues,
Johnson Roussety n'a également pas répondu à
nos appels. Nicolas Von Mally, leader du Mouvement Rodriguais
(MR) indique, pour sa part, que la situation est sous contrôle
et que le pays compte un cas confirmé.
Se disant satisfait de la gestion de la situation par les autorités,
Nicolas Von Mally assure que les dispositions nécessaires
ont été prises en vue d'éviter une propagation
dans l'île. "Comme à Maurice, des mesures
ont été prises. Tout ce qui est fait à Maurice
est également entrepris chez nous. Nous suivons les directives",
indique-t-il. S'il parle de campagne de sensibilisation, notamment
au niveau des écoles, et de l'aménagement d'un "Isolation
Ward" à l'hôpital, des Rodriguais que nous
avons pu interrogés tiennent, eux, un discours autre. Certains
avancent que l'"Isolation Ward" en question ne
serait qu'un ancien "Psychiatric Ward" (aménagé
pour les besoins d'isolation de patients). "Il y a des
barreaux dans cette salle. Le faux plafond ne tient presque plus
et par temps de pluie, l'on relève des traces d'eau à
l'intérieur." Et une interlocutrice d'expliquer,
d'autre part : "Nous aurions souhaité que les autorités
fassent quelque chose. Nous sommes dans le flou. Nous ne savons
même pas ce qui est advenu de la touriste malade à
Rodrigues". Elle s'interroge par ailleurs : "Les
gens ayant voyagé avec elle dans l'avion ont-ils été
pris en charge. Comment savoir si des proches qui ont voyagé
récemment ont été atteints ou non par cette
grippe?".
Par ailleurs, un des principaux soucis à Rodrigues demeure
une éventuelle propagation du virus parmi les enfants ou
adolescents au sein des écoles.
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