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s o c i é t é
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WEEK-END --- dimanche 28 juin 2009
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Santé publique
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Un cas suspect de grippe A (H1N1) à Maurice
Calendrier scolaire
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SPSTSU: "Le ministère de l'Education réalise-t-il les implications de 2 semaines de vacances pour les élèves ?"
Résidence Père Laval, Quatre-Bornes
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La mairie ferme la garderie et la maternelle
Patrimoine en danger
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Le Merchant Navy Club peut-il encore être sauvé ?
Portrait
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The Happy Rajen: "Je crois que je commence enfin à atteindre une certaine maturité. "
Décorés de la République
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Le Racing Club reçoit Mgr Maurice Piat, le ministre Xavier Duval et Mme Monique Bellepeau
Brèves
Santé publique
Un cas suspect de grippe A (H1N1) à Maurice
Le ministère de la Santé est en présence
d'un cas suspect de grippe A (H1N1). Selon nos informations, il
s'agit d'un touriste en provenance d'Europe actuellement à
Maurice. Le patient, qui est arrivé dans le pays jeudi
dernier, est sous étroite surveillance sanitaire, apprend-on.
C'est grâce au système de surveillance et de vigilance
que le ministère de la Santé a institué au
niveau de l'aéroport et du port que ce premier cas suspect
de grippe A (H1N1) a été détecté.
Il nous revient que des officiers du bureau sanitaire et ceux
de la Santé sont immédiatement intervenus, dès
les premiers signes suspects repérés.
Selon nos informations, si dans un premier temps la Santé
suspectait un cas de fièvre dengue, les premières
analyses qu'a effectuées le laboratoire de Candos ont révélé
un cas "mild" de grippe A (H1N1). Le ministère
de la Santé attend les résultats d'analyses d'un
échantillon envoyé à Londres avant de se
prononcer officiellement sur cette question. Ces résultats
devraient nous parvenir dans le courant de la semaine. En attendant,
le patient bénéficie d'un traitement à base
de Tamiflu. Les proches qui l'accompagnaient auraient également
été placés sous le même traitement
en guise de prévention et afin d'éviter tout risque
de propagation du virus.
Au niveau de la Santé, on laisse entendre que le système
de surveillance au niveau des ports et aéroports a été
consolidé. Rappelons que l'Organisation mondiale de la
santé (OMS) a déclenché depuis début
juin le niveau 6 d'alerte maximale face à la grippe porcine
A (H1N1), considérée comme une pandémie mondiale,
la première du 21e siècle. Le dernier bilan de l'OMS
fait état de 59 814 cas confirmés de grippe A (H1N1).
Les pays les plus touchés sont les États-Unis avec
21 449 cas, le Mexique (8 279), le Canada avec 6732 cas, le Chili
(5 186) et la Grande Bretagne avec 3 597 cas. L'Australie compte
3 280 cas et la Chine en compte 1 089 alors que la France, elle,
fait état de 191 personnes atteintes de grippe A sur son
territoire.
Calendrier scolaire
SPSTSU: "Le ministère de l'Education réalise-t-il
les implications de 2 semaines de vacances pour les élèves
?"
Il n'y a aucune raison pour que les collèges confessionnels
catholiques rallongent le calendrier scolaire du deuxième
et troisième trimestre d'une semaine. Dans un communiqué
qu'il a fait circulé, le syndicat, la SPSTSU, représentant
les enseignants de ces collèges relève que: "Le
rapport Errors and Omissions enlève lui-même la clause
de " work up to 3 p.m. " Comme sa mise en application
est rétroactive depuis la date de la parution du rapport
PRB 2008, le besoin de remplacement est donc caduc, et c'est là
une équation logique !" Avant d'arriver à
cette conclusion, la présidente, Lysie Ribot, du syndicat,
cite et analyse certains points du rapport du PRB 2008 et celui
des Errors and Omissions. Et c'est dans ce sens qu'elle
déplore la mention faite dans le dernier rapport à
l'effet que: "To ease the situation, therefore, the Ministry
with the concurrence of the Authorities agreed to trade off the
duration of school operational hours with an extension of term
time
by some two weeks, possibly during the second term."
Lysie Ribot s'insurge, "de quelles "authorities"
parle-t-on? De quel " trade off " s'agit-il ? Le ministère
de l'Education a-t-il convoqué et écouté
les partenaires du secteur avant d'arriver à une telle
décision ? Il est clair que cette décision a été
prise d'une façon des plus unilatérales ! Comment
est-on arrivé à ce calcul de deux semaines ? Le
ministère de l'Education réalise-t-il les implications
de deux (au lieu de trois) semaines de vacances pour les élèves
?" La SPSTSU dénonce ainsi la façon de
faire du ministère de l'Education. Elle écrit: "Pas
de réponse aux lettres envoyées, pas de réponse
aux appels téléphoniques, pas de réunion
avec tous les partenaires, comme recommandé par le PRB
lui-même. La SPSTSU tient le ministère de l'Education
pour seul responsable du flou qui existe en cette fin de trimestre.
La démarche: garder le silence, jouer à l'abonné
absent et laisser passer les jours pour ensuite venir dire qu'il
est trop tard pour pouvoir revenir à trois semaines de
vacances, du ministère est délibérée.
Ce qui relèverait d'une malhonnêteté intellectuelle
indigne d'un ministère de l'Education."
Résidence Père Laval, Quatre-Bornes
La mairie ferme la garderie et la maternelle
La municipalité de Quatre-Bornes a pris sa décision.
Elle fermera sa garderie et son école maternelle (gérées
par le Diocèse de Port-Louis) de la Résidence Père
Laval à partir du 1er janvier prochain. La mairie n'arriverait
pas à trouver les Rs 800 000 qui servent à financer
ses services, annuellement et aurait noté une baisse conséquente
au niveau des inscriptions. Pour leur part, les parents d'élèves
récusent ce dernier point. Ces derniers, femmes de ménage,
ouvrières
vivent dans des conditions modestes et
disent ne pas pouvoir payer de préscolaire privé
comme leur demande la mairie.
Regroupées, jeudi dernier, devant la garderie et école
maternelle municipales de la Résidence Père Laval
à Quatre-Bornes, des mères de famille laissent éclater
leur colère. La mairie a décidé de ne plus
pourvoir ces deux services aux résidents de la région.
Depuis, le 13 mai dernier, date à laquelle ces mères
ont été informées par courrier de la décision
de la mairie, ces dernières se sont mobilisées pour
contester la fermeture de la garderie et de l'école qui
compte une quarantaine d'enfants chacune. Si dans la lettre du
13 mai, la mairie ne donne pas de précision sur les raisons
qui l'ont poussé à mettre fin à ses services,
en revanche les parents d'élèves ont, pour leur
part, dans une longue lettre adressée au maire, Idriss
Sakhabuth, exprimé leurs mécontentements. "Ni
vous, écrivent-ils, ni personne n'a le droit d'interdire
l'éducation à nos enfants." Malgré
une récente rencontre avec le maire, lequel aurait été
attentif aux griefs des parents d'élèves, ces derniers
restent sceptiques quant à un éventuel retour en
arrière. Pour l'instant, disent celles rencontrées,
"les parents font entendre leur voix et sollicitent l'intervention
des députés." Profitant du passage du ministre
du Tourisme, Xavier-Luc Duval, dans la région il y a quelques
jours, ils lui ont aussi demandé de plaider en leur faveur.
"Le ministre nous a écouté et selon lui,
il serait même possible d'agrandir le complexe. Nous ne
comprenons pas pourquoi la mairie, quant à elle, tient
à fermer la garderie et l'école", avancent
les parents. Si la mobilisation enclenchée ne porte pas
de fruits, ces derniers envisagent d'autres actions. Malgré
les appels de Week-End et des messages laissés au
maire de Quatre-Bornes, Idriss Sakhabuth est resté injoignable!
"Cette école représente notre vie!"
Selon nos informations, la mairie ne serait plus en mesure de
financer le fonctionnement de la garderie et de l'école
maternelle, lesquelles sont gérées par le Diocèse
de Port-Louis. Car, depuis la création, il y a une cinquantaine
d'année, de l'école maternelle de la cité,
celle-ci était gérée par des religieuses.
L'encadrement et la pédagogie appliquée à
l'école maternelle sont depuis laissés au soin des
autorités catholiques. Ces services ont un prix. Et donc,
pour les assurer et maintenir leur qualité, la mairie doit
débourser un budget annuel de Rs 800 000. Ce coût
distingue la garderie et l'école municipales de la Résidence
Père Laval de celles de Belle-Rose et de Bassin, respectivement.
En effet, selon Kavi Ramano, ancien maire de Quatre-Bornes et
soutenant la démarche des parents, les structures de deux
autres régions requièrent d'un budget de fonctionnement
d'environ Rs 450 000 chacune. Pour ce dernier, la mairie est en
mesure de réduire de moitié le budget de l'école
et de la garderie de Résidence Père Laval. "La
mairie devra alors assurer elle-même la gestion de ses services",
précise Kavi Ramano. Ce dernier est même d'avis que
la mairie de Quatre-Bornes pourra maintenir l'emploi du personnel
déjà en place. "Avec la fermeture de l'école,
les enseignantes et puéricultrices seront au chômage!"
rappelle-t-il. De leur côté les parents réfutent
un argument que le maire aurait mis en avant. "Nous ne
pouvons accepter qu'on vienne nous affirmer que la population
de l'école a drastiquement chuté!" récusent-ils.
Selon les mamans présentes devant l'enceinte de l'école,
"chaque année, après avoir admis des enfants
qui ont été enregistré selon la liste d'attente,
l'école est obligée de procéder par tirage
au sort pour remplir les places disponibles. S'il n'y avait pas
une forte demande, elle n'aurait pas eu à procéder
ainsi!"
Natacha, Nathalie ou encore Murielle, qui a elle-même fréquenté
la maternelle municipale bien avant ses enfants et petits-enfants,
expliquent qu'elles ne pourront pas suivre les recommandations
de la municipalité. Celle-ci leur a demandé, comme
à tous les parents concernés d'ailleurs de faire
admettre leurs enfants ailleurs à partir de janvier prochain.
"Actuellement, nous payons une mensualité de Rs
150 par enfant et nous sommes pleinement satisfaits du travail
des enseignantes. Plusieurs d'entre nous avons deux enfants fréquentant
cette école. En nous demandant d'aller chercher ailleurs,
cela revient à trouver entre Rs 700 à Rs 1500 par
enfant pour les frais de scolarité et de transport",
disent-elles. Mères au foyer pour certaines, femmes de
ménage et ouvrières pour d'autres, leur situation
financière ne leur permet pas d'envoyer leurs enfants dans
le préscolaire privé. "Cette école
représente notre vie! Nous participons à toutes
les activités qui y sont organisées. Nous ne comprenons
pas l'attitude du maire", ajoutent-elles.
Patrimoine en danger
Le Merchant Navy Club peut-il encore être sauvé
?
Depuis plus de deux mois maintenant le vieux club plus que cent-cinquantenaire
(exactement 152 ans) de la rue Joseph Rivière, à
Port-Louis, est en démolition. De nos jours, il n'en reste
plus que les murs d'un bâtiment complètement dépouillé
de son toit, de ses portes et fenêtres. Néanmoins,
nous apprenons que, dans un ultime sursaut, l'Aapravasi Ghat Trust
Fund, la mairie de Port-Louis et des Ong examineront, dans la
semaine, la possibilité que le National Heritage Trust
Fund (qui en a légalement le droit, soutient-on) saisisse
la Cour suprême en vue de sauver ce qui peut l'être
encore du vénérable club.
Un rappel s'impose. Si, comme la tendance l'indique, le Merchant
Navy Club - probablement la deuxième plus vieille institution
du genre dans notre pays après le MTC - devait définitivement
disparaître du paysage mauricien, beaucoup y auront alors
contribué par leur indifférence. Et pourtant, depuis
le dimanche 27 mai 2001, dans Week-End, cinq membres du
personnel licencié du club avaient tiré la sonnette
d'alarme et avaient lancé un appel pour le sauvegarder...
A rue Joseph Rivière, située dans le Quartier chinois
de la capitale, l'on peine à croire que là où
se dresse dorénavant le squelette d'un vieux bâtiment
en pierres blanches soutenu par de magnifiques colonnades se trouvait,
jadis, un des centres de divertissements les plus animés
et les plus fréquentés du pays destiné aux
marins ; mais pas seulement pour les hommes de la mer car pour
nombre de familles de la petite bourgeoisie portlouisienne aussi
c'était le must des week-ends durant les années
de l'après-guerre.
Pour M. Xavier d'Unienville, un des membres du comité directeur
de la Mauritius Sailors'Home, qui gère le club, trois raisons
principales ont mené le Merchant Navy Club à la
ruine :
- d'abord le changement de mode d'opération du port depuis
les années 80. Selon M. d' Unienville, avec le développement
technologique du port (introduction de portiques et autre modernisation
du système de débarquement), les bateaux ne passent
plus que quelques heures en rade et cela ne laisse guère
le temps aux officiers et membres d'équipage de s'offrir
du bon temps à terre. Le Merchant Navy Club a donc ainsi
perdu l'essentiel de sa clientèle ;
- ensuite, la perte de la clientèle de base s'est davantage
aggravée avec la multiplication des centres de loisirs
(pubs, restos et autres magasins) découlant des développements
du Caudan et du Port Louis Waterfront, sans compter l'autre centre
d'attraction spécialement construit à Roche-Bois
pour les marins à Mer Rouge, avec l'aide de la World Federation
of Seamen ;
- puis, toujours selon M. d'Unienville, le coup de grâce
au Merchant Navy Club a été donné par son
ex-assureur qui, vu l'état de délabrement avancé,
a refusé d'assurer le bâtiment.
Du côté de l'Aapravasi Ghat Trust Fund, le son de
cloche est légèrement différent. Bien que
la présidente de ce fonds, Vijaya Teelock, reconnaisse
les difficultés financières du club, elle soutient
que depuis 2005, l'instance qu'elle dirige avait inclus le Merchant
Navy Club dans une zone qui méritait d'être protégée
en raison de sa très longue association avec l'histoire
de la marine dans notre pays. Selon Mme Teelock, la municipalité
de Port-Louis avait été également sensibilisée
à ce projet de protection, mais, entretemps l'uvre
de démolition avait déjà commencé.
Selon la présidente de l'Aapravasi Ghat Trust Fund, il
faut maintenant espérer, malgré l'absence d'une
législation adéquate, que toutes les autorités
concernées agissent de concert en vue de sauver le Merchant
Navy Club, qui fait partie du patrimoine national.
Il faut souligner qu'en cas d'une éventuelle mésentente
entre le comité directeur de la Mauritius Sailors'Home,
les autorités et les Ong sur la prise en charge de l'avenir
du club, on pourrait assister à un intéressant débat
légal. Il s'agirait effectivement alors de savoir à
qui appartient exactement le Merchant Navy Club ? C'est là
une question que son personnel licencié se posait déjà
dans un article qu'a publié Week-End en mai 2001...
Les recherches indiquent que c'est le mercredi 29 avril 1857 que
le comité des Finances du Conseil législatif de
l'île Maurice adopta un rapport (le No. 427), dans lequel
il recommanda le vote d'une somme de 5 000 piastres pour l'institution
de la Mauritius Sailors'Home Society. De cette somme, 2 000 piastres
furent utilisées immédiatement et le reste le fut
au moment où des souscriptions publiques additionnelles
avaient atteint un chiffre égal. Ce rapport No. 427 précisait
que "ce don assujetti aux mêmes conditions que celles
régissant les dons d'argent publics visait à encourager
des érections d'églises et de chapelles".
L'objectif fixé pour la Mauritius Sailors'Home Society
dès 1857 (et il est resté le même jusqu'à
nos jours) était "de promouvoir par tous les moyens
possibles le bien-être, présent et futur, des marins,
en particulier ceux engagés dans le commerce entre l' île
Maurice et les autres ports". La gestion du "Home"
fut alors confiée à un groupe de personnes étroitement
liées à la marine et au commerce maritime, et le
premier secrétaire de la société sera M.
Rogers.
Les dons provenant de la caisse publique, à l'époque
de sa création, faisaient-ils de la Mauritius Sailors'Home
une institution nationale permettant au gouvernement d'exercer
un droit de regard sur sa gestion ? Ce sera ce que la Cour suprême
aura éventuellement à trancher...
Abri historique pour les marins
Selon les notes historiques disponibles, une partie du présent
site du Merchant Navy Club, soit celle comprenant le bâtiment
principal et sa cour, avait été achetée par
la Sailors'Home Society en avril 1958 d'une certaine madame Arthur
Latour de St. Ygest. Le procès-verbal de la société,
publié dans la Commercial Gazette de 1858, soutient effectivement
que, bien que la Sailors'Home Society ne comptait qu'une année
d'existence, son comité directeur avait trouvé qu'il
y avait plus d'avantages à acheter un local plutôt
que d'en louer un pour accueillir les marins. C'est ainsi qu'au
bout de six mois, avec le soutien libéral du gouvernement
et celui de nombreux commerces et institutions, une somme suffisante
put être réunie permettant d'acquérir le présent
local.
Le bâtiment, sis rue Little Mountain (renommée ensuite
rue Dr Joseph Rivière) pouvait alors offrir un abri à
100 marins en même temps.
"We think the Committee act wisely by endeavouring to
make the Home a self-supporting institution. And we trust that,
in the course of a few years, through the exertions of Office
Bearers, and the liberality of contributors, the property may
entirely be relieved from the debt that still remains upon it.
The claims of such an interesting institution cannot be too
strongly represented to mercantile men. Not fewer than 844 men
were boarded in the Home between July 1857 and June 1858. The
amount deposited by seamen during that period was £ 2,478.7.1
s of which £ 186 was remitted to Seamen's families and £
1,453.7.7 s returned to them on leaving the Home a thing altogether
unprecedented in the annals of Mauritius, for these two last sums
would have been lost and indeed worse than lost, but for the protection
thus given to the Seamen during their residence in our port. These
figures tell important facts ; and are sufficient of themselves
to plead the merits of our Sailors' Home before any and all, whose
hearts are warm for welfare of the Mariner", peut-on
lire dans ce procès-verbal datant de 1958.
La partie du site du Merchant Navy Club où se trouve actuellement
la maison du "Manager Resident" fut, elle, acquise
d'une autre dame dénommée Lolotte Ggnou en mars
1878.
Les naufragés du "SS Trevessa"
Depuis sa fondation en 1857 jusqu'à la Seconde Guerre mondiale,
la Sailors' Home Society s'était donnée pour mission
de s'occuper de marins malades, naufragés ou en quête
d'un abri temporaire.
Ainsi, le plus haut fait de la société a, sans doute,
été l'assistance conséquente qu'elle apporta
aux naufragés du S. S Trevessa en juin 1923. Le
Trevessa, un bateau à vapeur appartenant à
la Hain Line, quitta le port australien de Fremantle pour Durban
(Afrique du Sud), avec à son bord des concentrés
de zinc. En plein océan Indien, il sombra durant un violent
cyclone. Les 44 membres d'équipage s'entassèrent
sur deux canots de sauvetage, certains avec peu de vêtements
sur eux, et sous les ordres de leur capitaine, Cecil Foster, entreprirent
de rejoindre l'île Maurice, 2 000 milles plus loin. Sans
compas, ni boussole, et avec une provision de 7 pintes d'eau par
homme par jour, 550 biscuits et deux cartons de lait condensé,
ils furent vite soumis au strict rationnement.
Les deux canots furent très vite séparés
et sous la chaleur étouffante des tropiques quelques marins
ne purent résister à la tentation de se désaltérer
à l'eau de mer. Ceux-là devraient sombrer dans le
délire et en moururent rapidement.
L'absence de vents rendit la tâche des naufragés
encore plus difficile. Subissant les effets du soleil et du sel,
des ampoules aux mains et aux pieds ils devaient continuer à
ramer. Ce ne fut, heureusement, pas en vain. La solidarité,
leur sens de discipline et leur confiance dans leur capitaine
firent qu'après 23 jours le premier canot atteignit Rodrigues.
Tous les rescapés furent finalement logés à
la Home de la rue Joseph Rivière.
Portrait
The Happy Rajen: "Je crois que je commence enfin à
atteindre une certaine maturité. "
Alors que touchés de plein fouet par la crise les restaurant
ferment ou diminuent leur nombre de couverts et de personnel,
Rajen Seeneevassen vient d'ouvrir un deuxième "Happy
Rajah" à Quatre- Bornes. Portrait de ce spécialiste
de la restauration et du nite life qui explique son fonctionnement
très particulier.
Fils de feu Renganaden Seeneevassen, brillant avocat et tribun
du parti travailliste, Rajen était, selon la tradition
du siècle dernier, destiné à devenir homme
de loi. Ce n'était pas l'intention du principal intéressé
qui n'avait aucune idée de ce qu'il voulait faire comme
profession. Jusqu'à ce qu'il tombe sur un des best sellers
de l'écrivain américain, Arthur Hailey, en 1975.
Le livre s'intitule "Hôtel" et décrivait
l'univers d'un grand palace international vu du point de vue des
employés. "Ce livre m'a fait découvrir ce
que je voulais faire dans la vie : travailler dans le secteur
de l'hôtellerie." L'année suivante Rajen
Seeneevassen est accepté comme élève à
l'Ecole d'Administration Hôtelière de Genève
pour des études d'administration. Comme son cours comprenait
aussi une ouverture sur les autres métiers de l'hôtellerie
et des stages en entreprise, il se retrouve comme serveur et cuisinier
au "Jardin d'Asie" de Beauvais, un restaurant gastronomique
dont les clients font partie de la jet international, parmi lesquels
Charlie Chaplin. En sus des secrets de l'administration, Rajen
apprend durant ses études les trucs du métier et
se montre tellement doué qu'à la fin de ses études,
en 1979, il reçoit une proposition professionnelle pour
rester en Suisse.
Mais quand il rentre en vacances à Maurice, sa mère
lui apprend qu'elle a organisé un rendez-vous avec Paul
Jones qui dirige alors le groupe Sun Resorts. Ce dernier offre
au jeune diplômé un poste de Food and Beverage Manager
au St-Géran. Après six mois, Rajen décide
de se mettre à son propre compte et utilise un terrain
familial à Trou-aux-Biches pour ouvrir son tout premier
restaurant. Baptisé "Le Lagoona", ce restaurant
devient rapidement une adresse gastronomique incontournable avec
une carte qui fait la part belle à la cuisine-fusion. Mais
quelques années plus tard, alors que son restaurant fonctionne
à merveille, Rajen Seeneevassen décide le vendre
et de quitter Maurice. Pour quelle raison ? "Tout simplement
parce que je voulais faire autre chose. Je devais plus tard découvrir
qu'une de mes caractéristiques est de créer une
affaire de toutes pièces, de la développer, de la
faire marcher comme il faut et puis de la vendre pour aller faire
autre chose." Qu'est-ce qui explique cette curieuse manière
de faire? "Les gens qui me connaissent bien pensent que
je fonctionne comme un joueur et que j'ai besoin de temps en temps
de me remettre en question et de repartir à zéro.
C'est ce qui expliquerait, selon eux, ma manière de fonctionner
et je crois qu'ils n'ont pas tout à fait tort. En tout
cas, dans le cas de la vente du Lagoona, je manquais de maturité
et j'avais envie de retourner en Europe et de m'amuser. C'est
ce que j'ai fait pendant quelques années en dépensant
tout l'argent de la vente du restaurant."
Après l'épuisement de ses fonds, Rajen revient à
Maurice, avec un détour par l'Australie où il a
failli s'installer. En 1992, il ouvre, en compagnie de Nizam Peeroo,
un nouveau restaurant gastronomique, "L'Epicure. " Le
succès de ce restaurant, situé à Peyreybère,
est immédiat mais sera vite dépassé par une
autre entreprise lancée par Rajen le "Secrets".
En l'espace de quelques semaines, cette boite de nuit devient
un lieu de passage obligatoire de la nite life mauricienne. Mais
Rajen réalise bien vite que sa nouvelle activité
nuit à la première et que surtout il ne peut pas
être à la cuisine et à la discothèque
en même temps. "Diriger une cuisine de restaurant
et une discothèque sont deux full time jobs à part
entière. La journée d'un cuisinier commence à
sept heures alors que celle d'un responsable de discothèque
vient tout juste de se terminer. Malgré toute mon énergie
je ne pouvais pas faire les deux. J'ai essayé de me faire
remplacer à la cuisine, je n'ai pas été satisfait,
c'est alors que, sur un coup de tête, je suis allé
chercher des chefs indiens en Inde, pour les salaires qu'il réclamaient
mais aussi pour le fait qu'il y avait de la place à Maurice
un restaurant gastronomique indien." Epicure ferme pendant
deux mois, le temps de changer de décor et d'installer
les chefs indiens, et rouvre sous le nom de "Nirvana"
spécialisé dans la cuisine du nord de l'Inde. Son
succès égale celui du "Secrets" mais sans
que le patron ait besoin d'aller lui-même aux fourneaux.
Le "Nirvana" et le "Secrets" connaîtront
des beaux soirs avant que, tenté par la nouvelle perspective
offerte par le Caudan, Rajen quitte le littoral pour la capitale.
Ce sera la fermeture du "Nirvana" remplacé par
le Docklands Café et le transfert du "Secrets"
à Port-Louis. Mais malgré le succès, Rajen
commence à se fatiguer et, pour être fidèle
à ses habitudes, veut passer à autre chose. Il vend
ses affaires, continue un moment dans le nite life avec l'ouverture
du Bali à Choisy avant de décider d'abandonner ce
secteur d'activités. "J'en avais assez du nite
life et des boîtes de nuit. Je ne veux plus aller me coucher
a six heures du matin pour me réveiller à deux heures
de l'après-midi. Pour faire tourner une boite, il faut
y être de l'ouverture à la fermeture. Je ne veux
plus le faire." Mais par contre la restauration continue
à l'intéresser puisqu'après un long "break",
il se lance dans l'aventure du "Happy Rajah" à
Grand-Baie. Avec, comme d'habitude, la précieuse aide de
sa mère, Grace. "Quand j'ai vendu un restaurant,
je dépense tout avant de recommencer. Et souvent les débuts
sont difficiles. Heureusement que ma mère, qui sait comment
je fonctionne, s'arrange pour que je ne vende pas certaines choses.
C'est ainsi qu'à chaque fois que je me relance dans un
nouveau projet, elle m'amène dans son garage et me montre,
soigneusement emballé, ce qu'elle a réussi à
garder du dernier restaurant en termes d'ustensiles de cuisines.
Elle sait que je vais recommencer, donc elle s'organise d'avance.
C'est une assistante extraordinaire." C'est ainsi que
Rajen Seeneevassen ouvre son ième restaurant, le Happy
Rajah, spécialisé dans la cuisine indienne, à
Grand-Baie. Comme tous les précédents, il se fait
rapidement une réputation et une clientèle. Mais
la seule différence, c'est qu'après trois ans et
demi d'exploitation son propriétaire ne l'a pas encore
vendu. Mieux : il vient d'ouvrir un deuxième selon le même
concept, à Quatre-Bornes. Explication. "Je crois
que je commence enfin à atteindre une certaine maturité.
Je sais maintenant qu'à partir de trois ans et demi, j'ai
besoin d'une nouvelle aventure pour me remettre en question. J'ai
canalisé cette énergie me poussant vers une nouvelle
aventure en ouvrant un deuxième "Happy Rajah",
à Quatre-Bornes. Ce projet a nécessité la
même énergie, les mêmes crises de nerfs que
la création d'un nouveau produit. J'ai donc trouvé
le moyen de faire autre chose tout en ne fermant pas le "Harry
Rajah" de Grand-Baie." Pourquoi Quatre-Bornes ?
"Parce qu'il y a une demande pour un restaurant indien dans
la région. J'ai des clients des Plaines Willems qui font
au moins deux heures de route pour venir manger à Grand-Baie.
Avec l'ouverture de celui de Quatre-Bornes je leur fais faire
des économies d'essence."
Investir dans un nouveau restaurant en pleine crise économique,
ce n'est pas une folie ? "Cela dépend du produit
dans lequel on investit. Ma chance c'est qu'avec le "Happy
Rajah", je n'ai pas fait un restaurant réservé
aux touristes, avec des prix élevés. Cette politique
m'a crée une grosse clientèle mauricienne et nécessite
aujourd'hui pour les deux restaurants 42 employés dont
huit chefs indiens." Donc, pour conclure, on peut dire
que pour le moment, avec son deuxième restaurant, c'est
un happy Rajen qui nous fait face. ? "Je crois qu'on peut
le dire." Et dans trois ans et demi quand le temps de la
bougeotte sera venu que fera happy Rajen ? "Il y a de
la place à Maurice pour encore deux Happy Rajah, un à
l'est et un autre à l'ouest. J'ai des projets de lancer
la cuisine du sud de l'Inde, de lancer un service traiteur. Tout
cela occupera mon envie d'aller voir ailleurs."
Décorés de la République
Le Racing Club reçoit Mgr Maurice Piat, le ministre
Xavier Duval et Mme Monique Bellepeau
Le Racing Club de Maurice a reçu trois des derniers décorés
de la République, à savoir, l'évêque
de Port-Louis, Mgr Maurice Piat, le vice-Premier ministre et ministre
du Tourisme, M. Xavier-Luc Duval et la présidente du PTr,
Mme Monique Ohsan-Bellepeau lors d'un cocktail en leur honneur
mercredi soir à Trianon.
C'était, notamment, l'occasion pour le président
en exercice de ce club, M. Adam Foo Chan Chin de souligner la
"contribution à l'avancement du pays" des trois
personnalités. Le président du Racing Club devait
aussi évoquer le rôle "déterminant, bien
que discret" de son club dans la vie nationale. Il a, ainsi,
révélé que l'Alliance sociale "d'avant
la lettre" de 1969 avait été mise en chantier
au Racing Club "avant que le Premier ministre français,
Michel Debré, ne l'officialise".
Pour sa part, le chef de l'Eglise catholique a réitéré
son souhait d'être, en tant qu'évêque, "non
un homme-orchestre" mais un "chef d'orchestre"
ayant hérité d'une musique - l'Evangile - , offerte
à la cité comme "force de Salut". Mgr
Piat devait poursuivre en soulignant que l'Eglise a aussi quelque
chose à porter au pays; à savoir, "le développement
humain des personnes".
Le ministre Duval a, lui, dédié l'honneur qui lui
a été faite par la République à l'ensemble
de l'équipe de son ministère et, particulièrement,
"à ces nominés politiques qui sont, souvent,
cibles de critiques mais qui, en réalité, réalisent
le plus gros travail". Xavier Duval a, par ailleurs, appelé
le Racing Club - dont il est membre tout comme Mme Bellepeau -
a "assurer une plus grande présence" et à
participer "plus activement" à l'avancement du
pays.
Brèves
A l'occasion de la Fête du Sacré-Coeur, vendredi:
Mgr Maurice Piat nomme, officiellement, l'Equipe d'Animation Pastorale
(EAP)
Lors de la célébration de la Fête du Sacré-Coeur,
vendredi soir, l'évêque de Port-Louis, Mgr Maurice
Piat a officiellement nommé l'Equipe d'Animation Pastorale
(EAP) qui partagera, désormais, la charge pastorale des
prêtres de la paroisse catholique de Beau-Bassin. Les dix
laïcs nommés à cette tâche pour un mandat
de deux ans sont Mmes Suzette Aza, Sarah-Jane Clément,
Marie-Claire Descombes, Linda Hugues-Grégoire, Sylviane
Paul, Marie-France Wong, MM. Antoine Grenouille, Jimmy Harmon,
Daniel How et Philippe Low.
A l'occasion de cet envoi en mission, Mgr Piat a, notamment, demandé
aux membres de la nouvelle EAP de ne pas "déçevoir
l'attente des paroissiens". A ces derniers, l'évêque
demande, parallèlement, qu'ils accueillent les membres
de l'équipe "avec bienveillance". Mgr Piat devait,
à l'occasion, expliquer que des EAP sont constituées
dans le droit fil de l'une des recommandations du Concile Vatican
II qui appelle l'Eglise à faire porter sa mission par l'ensemble
des baptisés. Lors de cette cérémonie d'envoi
qui coïncidait, donc, avec la Fête du Sacré-Coeur,
l'évêque catholique a remis, symboliquement, à
chacun des dix laïcs nommés au sein de l'EAP un exemplaire
de la Sainte Bible. Notons que le mandat des responsables nommés
par l'évêque en vertu du Droit canon n'est renouvelable
qu'une fois.
Le swami Avdhoot Baba Shivanandji "Il est possible de
changer sa destinée à travers la méditation"
Le Swami Avdhoot Baba Shivanandji est d'avis qu'un être
humain peut changer le cours de son destin et dissoudre les péchés
des autres naissances s'il est animé de bonnes intentions
et fait preuve d'amour et de compassion. Ces propos ont été
tenus vendredi à l'auditorium de l'université de
Maurice lors d'une conférence publique animée par
le swami et qui s'est déroulée en présence
du président de la République, Sir Anerood Jugnauth
et des députés Alan Ganoo et Joe Lesjongard. On
remarquait aussi dans la salle la présence des étrangers
et des Mauriciens de toutes les confessions religieuses.
Le swami a également animé des stages de méditation
et d'auto-guérison au centre Swami Vivekananda à
Pailles pendant huit jours et la participation de 400 personnes
dont une soixantaine d'étrangers qui ont déboursé
Rs 9000 chacun pour les différents stages.
Pour se libérer des souillures de l'âme et obtenir
l'auto-guérison, il suffit de suivre des différentes
étapes de la méditation, dira le maître spirituel.
Le Swami se base sur une ancienne mode de guérison après
des années de méditation intense et en suivant à
la lettre les principes de son maître, Sadguru Nityananda.
Le maître spirituel croit qu'il est possible de transformer
un destin négatif en destin positif et de connaître
le succès matériel et spirituel. Il est possible
de se débarasser des maladies en atteignant un haut dégré
de pureté à travers la méditation dira le
swami Andhoot. Les différentes techniques de méditation
peuvent aider les gens à trouver la plénitude, la
paix intérieure et une perspicacité accrue. Cette
pratique augmente ainsi notre énergie et nous aide à
lâcher les tensions. Ce qui améliore notre santé
physique et mentale. La joie et le chagrin font partie de notre
cinq sens et selon les théories du Karma, dès que
le corps quitte son enveloppe corporelle, l'âme réincarne.
Les souffrances disparaîtront si on se met au service de
Dieu à travers le Shivyog.
Chaque religion prêche la vérité mais il s'agit
pour nous de rechercher la vérité suprême,
estime le swami et de dégager de l'énergie positive.
L'étape la plus importante du stage, le Shambhavi prend
fin cet après-midi à Pailles. Les autres stages,
notamment le Siddha I et Siddha II ont pris fin jeudi.
Fête nationale malgache - L'ambassadeur Bruno Ranarivelo
: "La célébration d'une fête nationale
s'adresse en premier lieu au peuple concerné..."
Le président de la République de Maurice, Sir Anerood
Jugnauth, accompagné de Lady Sarojini, a honoré
de sa présence la réception offerte, vendredi, par
le couple Ranarivelo en la résidence de l'ambassadeur de
Madagascar.
Cette année, en raison des événements politiques
dans la Grande Ile et en vertu de la prise de position du gouvernement
mauricien sur la question, aucun membre du gouvernement bien qu'invité
n'a répondu présent.
L'ambassadeur de Madagascar s'est dit conforté de la présidence
du président Jugnauth à cette fonction qui réunissaient
les ambassadeurs étrangers accrédités à
Maurice, de même que les consuls honoraires, le secrétaire
général de la COI, des élus de l'Opposition
et les membres de la communauté malgache résidant
sur notre sol.
L'ambassadeur Ranarivelo a souligné l'importance pour son
pays de rester actif dans le concert régional "espace
de solidarité et de proximité dans lequel Maurice
et Madagascar pratiquent avec succès le libre échange,
ce qui nous rapproche encore davantage."
Sur le plan régional, S.E. Bruno Ranarivelo a souhaité
voir Maurice "se faire l'avocat de Madagascar"
afin que son pays puisse connaître la paix sociale, économique
et politique.
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s o c i é t é
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WEEK-END --- dimanche 28 juin 2009
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