Faits et effets…
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On prend acte…
Humeur
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Sap dan caray pu tom dan difé ?
Pris sur le vif
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Certitude
Faits et effets...
On prend acte
On prend acte du départ de Bijaye Madhoo. C'était
dans l'air depuis quelque temps déjà. Depuis que
les révélations de l'opposition, à l'Assemblée
nationale, sur les excès de la MBC ont fini par interpeller
le Premier ministre qui, devant l'accumulation de zones d'ombre
dans la gestion de la compagnie et l'étalage, en public,
des différends entre le président et le directeur
général, a récemment décidé
de mettre à contribution le Management Audit Bureau
pour y voir plus clair. Il est en présence de plusieurs
rapports qui confirment que ça va mal à la Rue Pasteur
et il a décidé de demander à Bijaye Madhoo
de débarrasser le plancher, quitte à être
récupéré ailleurs, le principal concerné
assurant sur Radio Plus, hier, qu'il "reste dans l'équipe
politique du Premier ministre".
Lorsqu'il parle de son bilan, le directeur, débarqué,
évoque le numérique alors que tout le travail avait
été fait par le précédent gouvernement,
qui voulait favoriser l'avènement de la télévision
privée. Il n'a donc pas été pour grand-chose
si ce n'est de l'avoir lancé, dans la précipitation,
deux jours avant les municipales du 2 octobre 2005. C'est pareil
pour le nouveau quartier général de la MBC au Réduit.
Il est situé sur un terrain d'Illovo et le financement
de sa construction avait été conclu lors d'une visite
officielle du Premier ministre en Chine en janvier 2005, la presse
indépendante ayant été de ce déplacement.
Son bilan est autrement moins reluisant et il n'y a qu'à
s'arrêter à la saga de la voiture pour s'en convaincre
si l'on ne l'est pas déjà.
On prend acte de son remplacement par le conseiller du Premier
ministre, Dan Callikan qui a déjà été
directeur général de la MBC sous Sir Anerood Jugnauth.
Personne n'a jusqu'ici eu l'élégance d'un Hootesh
Ramburn, qui, approché par le gouvernement MSM/MMM pour
prendre les rênes de la MBC après les élections
de septembre 2000, a insisté pour qu'il y ait un appel
à candidatures, qui a bel et bien eu lieu ; c'est au terme
de cet exercice qu'il fut désigné directeur général
avant de démissionner à la suite de divergence avec
la présidente du conseil d'administration d'alors, Shirin
Aumeerudy-Cziffra.
Dan Callikan sera, sans doute, moins gros sabots que Bijaye Madhoo
mais faut-il pour autant s'attendre à la fin de la propagande
grossière ? Rien n'est moins sûr lorsqu'on sait comment
les uns et les autres fonctionnent. Le mal est profondément
institutionnel à la MBC. Prenons le cas de vendredi, TF1
a consacré l'essentiel de son bulletin télévisé
de 20 heures au décès de Michaël Jackson, avec,
sur le plateau pour témoigner, un autre monument du spectacle,
Liza Minelli, la visite, pourtant importante du président
Nicolas Sarkozy en Martinique et en Guadeloupe, où il y
a eu une grève générale pendant quatre mois
pleins, étant reléguée à un petit
sujet de fin de journal. Il y a même évoqué
l'autonomie de gestion, un peu comme celle introduite à
Rodrigues en 2002.
Ici, à 19 h 30, c'était toujours l'ouverture avec
"le conseil des ministres présidé par le
Premier ministre, le Dr Navinchandra Ramgoolam" suivie
de l'annonce de quelques décisions insignifiantes. Le sujet
sur Michael Jackson est arrivé en brève en toute
fin de journal. La bien étrange conception de l'information
de la MBC fait qu'il n'est pas rare de voir les vociférations
de sectaires et de dirigeants de sociétés socioculturelles
occuper le début du journal télévisé
surtout si c'est pour passer en live le moment où c'est
soit le Premier ministre ou le gouvernement qui font l'objet de
félicitations. Les responsables de la télévision
devraient commencer par regarder un peu les télévisions
étrangères, cela les aiderait
à ne
plus faire dans le ridicule.
On prend acte de la clarification du ministre des Finances quant
au fonctionnement du mécanisme de la fixation du prix du
carburant à la pompe et des Rs 700 millions de subsides
sur le riz et la farine qui y sont annuellement ponctionnés.
Mais ce n'est pas la bonne méthode et ce n'est surtout
pas juste. Il n'y a pas un prix à la pompe pour les propriétaires
de Mercedes, de BMW, de Ferrari, de Porsche et d'Aston Martin
et un autre pour le chauffeur de taxi ou pour le petit travailleur
qui roule à mobylette. Ils paient tous leur litre d'essence
à Rs 42.30 et contribuent chacun la même quote-part
pour les subsides sur le riz et la farine. Ce n'est pas acceptable.
Il faut impérativement réintroduire ces subsides
dans le budget de l'État qui, au moyen d'une politique
fiscale dégressive, peut prendre de ceux qui en ont pour
subventionner ceux qui sont dans le besoin. La redistribution,
çà sert aussi à cela un budget.
On prend enfin acte d'un sondage dans le sondage sur l'avortement
où une majorité de Mauriciens se prononce contre.
Ce résultat dépend de la manière dont la
question a été posée. Si c'est la question
classique, êtes-vous pour ou contre, le résultat
tel qu'il a été enregistré n'étonne
personne. Et si on avait demandé aux Mauriciens s'ils sont
en faveur d'un choix libre, dépendant de leurs convictions
personnelles et de leur libre arbitre, quels auraient été
les résultats ? That's the question. Et de toute
façon, pourquoi ne pas avoir aussi demandé "êtes-vous
pour ou contre la peine de mort ?". Comme la réponse
aurait été oui à 80% est-ce à dire
qu'elle doit être réintroduite. Un État est
là pour trancher dans le sens du bien commun et pas pour
subir la dictature de l'émotion.
On prend aussi acte du volet politique du sondage, réalisé
à la mi-mai après la partielle qui a vu la victoire
de Pravind Jugnauth, avec 51% devant Ashock Jugnauth avec 41%,
et après le 1er mai marqué par un discours du Premier
ministre qui avait choqué et avant le budget du 22 mai
et d'autres événements qui ont marqué les
esprits. Navin Ramgoolam est imbattable, dit ce sondage. Il faut
maintenant attendre le prochain pour voir si la tendance se confirme
ou si ce ne fut qu'une poussée plus mathématique
que réelle. A moins que l'on ait un, grandeur nature, une
élection générale bien avant. Ce ne serait
pas plus mal
Humeur
Sap dan caray pu tom dan difé ?
Enfin, me suis-je dit en apprenant que le Premier ministre avait
convoqué vendredi soir Bhijaye Madhou et l'avait sommé
de soumettre sa démission comme directeur général
de la MBC. Est-ce que c'est le sondage Sofres - commandité
par on sait qui mais dont les résultats sont largement
circulés - et qui annonce sa prochaine victoire électorale,
qui a donné le courage nécessaire à Navin
Ramgooolam de prendre cette décision ? Car, comme tout
le monde le sait, Bhijaye Madhou aurait dû avoir été
remercié depuis bien longtemps. Depuis qu'à la veille
des élections municipales de 2005, il avait organisé
le lancement de la TNT par le Premier ministre alors que les décodeurs
n'avaient pas encore été livrés à
Maurice par un de ses copains. Depuis, il n'a cessé de
récidiver dans l'anti-professionnalisme pour faire la MBC
tomber, à tous les points de vue, un niveau auquel la corporation,
qui a portant connu des vertes et des pas mures au cours de son
existence, n'avait jamais atteint. En dépit de ses multiples
manquements professionnels répétés - ne serait
qu'au niveau de sa voiture dont le montant de réparations,
avec un nombre d'accidents record, a depuis longtemps dépassé
le prix de l'achat. En dépit de ses multiples déclarations
affirmant qu'il avait été nommé pour faire
la promotion du Premier ministre et des membres du gouvernement
et que c'était sa seule et unique préoccupation,
Bhijaye Madhou était inbougeable. Il aurait dû avoir
été limogé, ou tout au moins suspendu le
temps d'une enquête, quand l'animatrice Neelam Sharma avait
juré un affidavit accusant le directeur général
de la MBC d'une série de manquements professionnels graves.
Ne parlons pas de sa guerre ouverte et publique avec le président
du conseil d'administration de la MBC et ses déclarations
selon lesquelles il était tout à fait normal qu'une
émission dont le coût de production avait été
estimé à un peu plus de Rs 500 000 finisse par coûter
plus de Rs 14 millions. Sans compter toutes les autres dénonciations
sur la politique, très particulières, d'achat de
films, la distribution des bourses d'études, des promotions
et des heures supplémentaires aux petits copains. Malgré
ces ardoises extrêmement lourdes, et les mauvais traitements
audiovisuels dont il était lui-même fréquemment
la victime, Navin Ramgoolam avait, contre toute attente et toute
logique, gardé Bhijaye Madhou à son poste. Ce maintien
incompréhensible était justifié, disent certains,
par le fait que Bhijaye Madhou contrôlerait plusieurs sociétés
socioculturelles très actives dans la circonscription numéro
5. Est-ce que ce sont les résultats du sondage Sofres qui
ont permis à Navin Ramgoolam de prendre sa décision
? Peut importe, l'essentiel est qu'il ait fini par débarrasser
la télévision mauricienne d'un de ses plus mauvais
directeurs.
Ouf, me suis-je dit en apprenant que le remplaçant de Bhijaye
Madhou à la tête de la MBC était Dan Callikan.
Mais ce soulagement n'a pas duré longtemps. A mon point
de vue, Dan Callikan était un des meilleurs directeurs
de la MBC. Alors que cette corporation sortait péniblement
d'une longue main-mise travailliste et des expérimentations
du MMM, il sut pendant le premier règne d'Aneerod Jugnauth
donner un peu de professionnalisme et un sens de l'ouverture culturelle
à la MBC, tout en servant le pouvoir en place. Mais vers
la fin de sa première carrière à la MBC,
surtout en période électorale, il perdit son vernis
d'homme de télévision au profit de celui du propagandiste
n'hésitant pas les partis-pris. Il a fortifié cette
image en tant que conseiller au bureau du Premier ministre depuis
le retour au pouvoir de Navin Ramgoolam. Certains employés
de la MBC, et non des moindres, n'hésitent pas à
dire que c'est au PMO que le contenu du journal télévisé
est décidé et que dans les grandes occasions, comme
le meeting du 1er Mai par exemple, en dépit du fait que
le président du conseil d'administration monte sur le mirador
pour vérifier le cadre de la manifestation de l'Alliance
Sociale, c'est le conseiller du Premier ministre qui touche et
tranche avant le montage définitif des images. Même
l'ex-directeur général a laissé souvent entendre
que le contrôle de l'information ne dépendait pas
de lui mais du PMO. C'est en me rappelant ces faits que mon ouf
saluant la nomination de Dan Callikan a évolué du
stade du soulagement pour atteindre celui de l'interrogation.
Et si au lieu de venir refaire de la MBC une corporation de radio
télévision digne de ce nom, comme celle des années
80, Dan Callikan avait pour mission de venir professionnaliser
et rendre plus acceptable la propagande politique en faveur de
Navin Ramgoolam ? Surtout en cette période précédant
la prochaine campagne électorale.
Le court terme nous dira si c'est l'homme de télévision
qui est revenu à la MBC ou si le propagandiste de Navin
Ramgoolam vient faire au grand jour ce qu'il faisait dans l'ombre.
En attendant, adoptons à la situation ce vieux proverbe
créole : eski nou pa fin sappe dans caray avec Bhijaye
Madhou pou tome dans difé avec Dan Callikan ?
Pris sur le vif
Certitude
- Aio, mon baba
excuse-moi d'arriver comme ça, mais
je viens d'apprendre la nouvelle
je ne pouvais pas te laisser
seule
tu tiens le coup ?
- Mais, qu'est-ce que
-
Je sais, je sais
tu n'aimes pas parler de tes affaires
privées
. Mais là, tu es obligée, qu'est-ce
que tu vas faire
la vie est injuste, hein
pourquoi
est-ce que ça t'arrive à toi
.toi qui jamais,
même en pensée, ne mal parle des gens
-.. Mais qu'est-ce que tu es en train de raconter là
.
-
je sais tout, mo dire toi
et tu sais ce qui est le
pire dans tout cela ?
-
qu'est-ce qui est pire
-
je savais
-
tu savais quoi ?
- Je savais que ça allait arriver
je te dis: le jour
où tu m'a présentée à cet homme qui
allait devenir ton mari là
couma mo fine guette li
j'ai vu tout de suite dans son regard
-... qu'est-ce que tu as vu comme ça ?
-
que ce n'était pas un homme fait pour se marier.
Il est bon pour des sorties, les bals, des week-ends tout ça,
mais pour se marier
ça se voyait comme le nez au
milieu de la figure
-
Et tu ne m'a rien dit !!!! Au contraire
tu m'as
encouragée
tu étais tout le temps avec nous
tu faisais ton hypocrite, alors ?
- Ki to ti lé mo faire ??? Tu paraissais tellement heureuse,
tellement amoureuse
je ne pouvais pas te briser le cur
je
me suis dis en moi-même que je m'étais peut être
trompée
et puis
-
et puis quoi ?
-
to na pas ti pou écoute moi
tu aurais dit
que j'étais gros cur, que j'étais envieuse
de ton bonheur
ça même j'ai rien dit
si
tu savais ce que je peux regretter de ne pas avoir eu le courage
à l'époque
mais après ton mariage
-
qu'est-ce qui s'est encore passé que je ne sais
pas
-
nanrien
j'ai cru que je m'étais trompée
j'ai fait des amis tiecker
il n'y avait rien
on m'a dit qu'il était correct
mais quand il a quitté
son job
là je me suis dit que
--
que quoi ?
-
la tentation, toi... écoute, dans ce milieu des
hôtels tu sais comment ça se passe, toi-même.
Tu sais comment sont ces femmes touristes là
des
femelles, je te dis
elles viennent en chasse pendant leurs
vacances
marchent à demi-nues autour de la piscine
montrent leur vieilles tétés
elles sont en
chaleur, je te dis
et les hommes tu sais comment ils sont
.
-
ils sont comment ?
- Comme tous les hommes, toi. Il leur suffit de voir bouger une
jupe pour s'exciter. Alors quand ils travaillent dans un hôtel
où des femmes en chaleur marchent a demi nues
ils
devienent fous
en plus des étrangères
je ne te dis pas
il ne fallait pas le laisser aller travailler
à l'hôtel
-
ça aussi to pas fine dire moi
-
je ne pouvais pas
comprend ma position
je
ne pouvais pas venir te dire de veiller ton mari
tu l'aurais
mal prise... mais j'étais sur que ça allait arriver
il
s'est retenu, tout au moins officiellement
pendant tout
ce temps et puis à la première occasion il a commencé
à fâner
zomme pou toujours rest zomme
je savais ça
j'avais vu ça depuis le premier
jour je te dis
- Attends un coup et laisse moi parler un peu, foutour. Qu'est-ce
que tu es en train de me raconter depuis un quart d'heure ?
- Ce que tout le monde sait, toi. Qu'un client a surpris le manager
d'un hôtel dans le lit avec sa femme, qu'il l'a casse cassé
avant d'appeler la police et que la femme du manager demande le
divorce
ça tu fais bien
enfin tu vas être
débarassé de ce b
sa maman là.
- Tu te trompes sur toute la ligne.
- Tu ne vas pas divorcer
ne me dis pas qu'il t'a déjà
couillonnée pour se faire pardonner !!! Il ne faut pas
lui faire un sou de confiance, je te dis!
- Non.
- Non, quoi ?
- Ce n'est pas lui, ce n'est pas dans son hôtel que ça
s'est passé.
- Pas lui
pas dans son hôtel
Aio Mon Dieu,
que je suis heureuse de m'être trompée. C'est une
méprise
je ne sais plus qui m'a dit ça
je me disais bien que ce ne pouvait pas être ton mari
que ça ne lui ressemblait pas
j'espère que
tu ne vas pas lui raconter tout ce que je t'ai dit?
- Ah ça je te promets. D'ailleurs, je n'aurai pas besoin
de lui raconter quoi que ce soit.
- Pourquoi ?
- Tu était tellement pressée de venir me consoler
que tu n'a pas regardé ni devant ni derrière. Mon
mari est juste derrière toi depuis que tu es arrivé.
- Ne me dis pas, toi!!!!!!!!!!!!
- Il est la depuis le commencement. Il a tout entendu.
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o p i n i o n
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WEEK-END --- dimanche 28 juin 2009
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