Un Mauricien de 25 ans, Nadim Kurrimbukus, a été
condamné en fin de semaine, en Angleterre, à 25
ans de prison pour avoir immolé son ex petit ami, Charlie
Davies, par la Kingston Crown Court. Il a été trouvé
coupable des délits d'assassinat et de crime d'incendie
qui lui étaient reprochés. Selon le juge Charles
Tilling dans son jugement, Kurrimbukus a orchestré l'immolation
de son ex de façon "calculée et particulièrement
effroyable".
Il a été établi, lors du procès, que
Nadim Kurrimbukus ne supportait plus que Charlie Davies, avec
qui il entretenait une relation, l'abandonne, après deux
ans de vie commune. Fou de jalousie, Kurrimbukus, un étudiant
en comptabilité, avait alors pris la décision de
se venger. Et de quelle manière. Kurrimbukus savait tout
des habitudes de son ex. Le 14 juin 2008, il s'est tapi dans l'ombre,
à Templedene Avenue, Staines, portant une cagoule, des
lunettes de soleil et une écharpe, et a attendu Charlie
Davies, qui allait revenir du travail. Afin que ce dernier ne
puisse pas entrer dans la maison, Kurrimbukus a rempli la serrure
de la porte de colle à prise ultra rapide. A 23h20 précises
ce soir-là, alors que Charlie Davies luttait avec la serrure
de la porte, Kurrimbukus lui a versé du pétrole
sur la tête et allûmé une flamme, transformant
immédiatement sa victime en torche humaine.
Les voisins horrifiés de Charlie Davies l'ont entendu hurler
et sont sortis de leurs maisons, pour voir ce qu'ils ont décrit
comme un "orange fireball" courant dans tous
les sens et hurlant de douleur. En dépit des soins qui
devaient être prodigués à Charlie Davies,
ce dernier est décédé 12 jours après
l'acte odieux. Lors de l'examen post-mortem, il a été
établi qu'il avait été brulé à
90%.
Alors qu'il prononçait la sentence, le juge Charles Tilling
a eu des mots très durs envers Nadim Kurrimbukus et l'a
fustigé d'avoir agi sans aucun remords. "The various
aggravating features included the degree of planning and the particularly
horrific method you chose to attack Charlie Davies. It was the
culmination of a vendetta and because of your continued denial
there seems to be a total lack of remorse." Le jury a
pris à peine sept heures afin de trouver Kurrimbukus coupable.
Dans sa plaidoierie, Victor Temple, Queen Counsel, qui
soutenait l'accusation, a affirmé qu'il n'y avait aucun
doute dans la tête de Kurrimbukus. "S'il ne pouvait
avoir Charlie Davies, personne d'autre ne l'aurait",
a-t-il martelé en cour.
Durant les audiences, l'avocat de la poursuite a fait ressortir
que Kurrimbukus et sa victime entretenaient une relation "instable
et mouvementée" et ce durant deux ans.
Selon lui, celle-ci était "sometimes up, sometimes
down, sometimes affectionate, sometimes acrimonious".
Mais graduellement, la relation "ran into ever more difficult
waters" et se déteriora au point d'atteindre le
non-retour. En janvier 2008, il était clair que Charlie
Davies n'avait aucune intention de poursuivre la relation, et
en juin, celle-ci n'existait plus. Kurrimbukus ne s'en remit pas.
"Violence, jealousy and revenge were all on the mind of
Kurrimbukus, culminating in murder on 14 June last year,"
devait ajouter l'avocat de la poursuite. La mort de Charlie Davies
a fait suite à une attaque perpêtrée contre
la voiture de la mère de la victime, Kay Davies, un mois
avant la mort de son fils. La Fiat Punto de Kay Davies avait été
incendiée après une violente altercation verbale
entre elle et Kurrimbukus.
Réagissant à la presse suite à la sentence
prononcée par la cour, Kay Davies a qualifié cette
dernière de "disgusting".
"I don't think justice has been done (...) Life should
be life; we lost Charlie but they've still got their son (...)
Nadim is an evil spawn, the lowest form of life on this planet",
a-t-elle déclaré.
D'autre part, un autre mauricien, Yusuf Dulloo, qui avait été
accusé de complicité dans cette affaire pour avoir
supposément conduit Kurrimbukus sur les lieux du meurtre,
a été blanchi des accusations qui pesaient sur lui.
Meurtre de Florise Ross
Gordon Ross impliqué comme le commanditaire et meurtrier
par le suspect Thodda hier
L'étau se resserre autour de Gordon Ross, 53 ans, suspect
n° 1 dans l'affaire du meurtre de son épouse, Florise,
survenu en son domicile de Plaisance le 13 juin dernier. En effet,
lors d'un interrogatoire qui aura duré quatre heures hier,
un des suspects arrêtés par la Major Crime Investigation
Team (MCIT) dans cette affaire, Vishwal Thodda, 31 ans, qui a
accepté de coopérer avec la police dans cette affaire,
a directement impliqué Gordon Ross comme étant le
commanditaire mais aussi le meurtrier de son épouse. Avec
force détails, le suspect a raconté aux enquêteurs,
placés sous la supervision du surintendant Yousouf Soopun,
dans quelles circonstances il avait rencontré Gordon Ross,
et comment il s'est retrouvé sur les lieux du crime au
soir du 13 juin. Pour les enquêteurs, Gordon Ross, qui a
retenu les services de Mes Gavin Glover et Lactive, est plus que
jamais le Prime Suspect de ce Murder Case sortant
de l'ordinaire.
En présence de son homme de loi, Me Ashik Toorabally, le
suspect Thodda a directement impliqué Gordon Ross comme
étant le cerveau derrière toute cette affaire. Il
a dans un premier temps, affirmé que lui et Vishwanaden
Soondrum avaient rencontré Ross il y sept à huit
moins environ, dans un temple (kovil), lors d'une session de prières.
Ces rencontres, a-t-il fait ressortir, se sont multipliés
et c'est dans ces circonstances que Gordon Ross leur aurait fait
part de ses déboires conjugaux. C'est, du reste, lors d'une
de ces rencontres au temple que Ross leur aurait alors demandé
de lui rendre un service. Ce "service" consistait,
pour eux, d'aller rendre une visite à Florise Ross et de
lui parler, afin qu'elle retire ses multiples plaintes à
la police et devant d'autres instances du judiciaire contre lui.
Pour rappel, Florise Ross avait accusé son époux
de tentative d'empoisonnement, de coups et blessures et avait
obtenu un Protection Order à cet effet, était
en instance de divorce et souhaitait obtenir sa part des biens
de son époux.
Thodda et Soondrum finissent par accepter. Gordon Ross, selon
Thodda, aura été convainçant, puisqu'il leur
aurait affirmé: "Rann mwa sa servis la. Zot pa
pu perdan (...) Zot pu korek". Thodda soutient cependant
qu'à aucun moment, une somme d'argent n'aura été
convenue pour le "job" qui consistait uniquement
à effrayer Florise Ross. Afin que le plan se déroule
sans anicroches, à deux reprises, Ross les aurait même
conduit au domicile de son épouse afin d'y effectuer une
reconnaissance des lieux, y compris le jour même du meurtre,
soit le samedi 13 juin. Dans la soirée, c'est à
trois qu'ils se rendent chez Florise Ross, puisqu'un troisième
larron, Ignace Arlanda, se joint à eux. C'est lui qui,
selon le suspect Thodda, conduit le véhicule.
Une femme
Seul hic: la nuit est tombée depuis un moment déjà.
Les trois hommes arrivent à la conclusion qu'une femme
n'ouvrirait jamais la porte à trois inconnus encagoulés
qui s'y présenteraient. C'est alors qu'Ignace Arlanda leur
aurait fait part qu'il connaissait une personne, une femme, qui
n'habite pas très loin, et qui serait disposée à
aller frapper à la porte de Florise Ross. Ce plan improvisé
à la dernière minute est rapidement accepté,
dans la mesure que les trois hommes sont tous d'avis que la présence
d'une femme au-devant de la porte de Florise Ross servirait efficacement
à endormir sa méfiance. C'est à ce moment-là,
selon Thodda, que Stéphanie Virginie, alias Jennifer, sera
récupérée par la bande à Rose-Hill
afin de faciliter leur mission. Lorsqu'ils reviennent devant le
domicile de Florise Ross, tout se passe comme prévu au
départ. Arlanda, lui, reste au volant, tandis que Thodda
et Soondrum enfilent les cagoules. Stéphanie Virginie,
elle, frappe à la porte. Une personne ouvre; Thodda et
Arlanda s'engouffrent dans la maison. "Nu pa pu fer twa
dimal. Nu finn vinn fer twa compran", disent-ils à
Florise Ross.
Laiss mo deal ar li!
C'est alors que, juste derrière eux, Gordon Ross - dont
la participation n'était pas du tout attendue - surgit.
Selon Thodda, Ross aurait alors eu ceci à leur dire: "Laiss
mo deal ar li!" Et sur ces entrefaites, Ross aurait conduit
son épouse dans une chambre. Pendant ce temps, Thodda et
son complice Soondrum s'affairaient à attacher la fille
de Florise Ross, Arielle Dubois, 21 ans. Pendant tout le temps
qu'ils étaient dans la maison, soutient Thodda, il n'avait
qu'une personne à être entrée dans la chambre
avec Florise Ross: "se Gordon!", a-t-il clamé
aux enquêteurs.
Quelques minutes après, Gordon Ross serait sorti de la
chambre, seul, en leur demandant de s'en aller. Thodda dit alors
avoir ouvert un porte-monnaie qui se trouvait sur la table, qui
contenait de l'argent, une carte bancaire et le Pin Code. Il
a fait main basse sur ces items, avant de s'engouffrer dans la
voiture. Le même soir, dit-il, il a effectué des
retraits bancaires en utilisant cette carte volée, avant
de regagner son domicile. Il était déjà dimanche.
Ce n'est que lundi (NDLR: le 14 juin) qu'il dit avoir pris connaissance
de la nouvelle de la mort de Florise Ross à la radio.
Thodda devait être arrêté trois jours plus
tard. Quant à Stéphanie Virginie, alias Jennifer,
celle décrite par Thodda comme s'étant jointe à
la bande à la dernière minute, elle a été
arrêté samedi dernier (voir notre livraison de Week-End
dimanche dernier). Cependant, compte tenu que les enquêteurs
avaient des indications précises à l'effet que les
deux autres suspects, Vishwanaden Soondrum et Ignace Arlanda allaient
tenter de quitter le pays, ils décidèrent de ne
pas divulguer le nom de Stéphanie Virginie en public.
Madagascar
Effectivement, dans la journée de dimanche dernier, le
craintes des limiers du CID de Rose-Hill et de la MCIT sont confirmées
sur le terrain. Ces unités, avec le concours de l'Anti-Drug
and Smuggling Unit (ADSU) de la Sir Seewoosagur Ramgoolam International
Aiport, ont rondement mené une opération visant
à arrêter Vishwanden Soondrum et Ignace Arlanda.
Leurs arrestations ont eu lieu alors qu'ils allaient embarquer
à bord d'un avion en partance pour Madagascar. La police
devait réussir à déjouer une tentative de
Stéphanie Virginie de les aiguiller sur une fausse piste.
Dans un premier temps, Arlanda devait être appréhendé
après son passage au contrôle de l'Immigration. Vishwanaden
Soondrum quant à lui, était sur le point de réussir
à s'évader, mais Arlanda devait le trahir en avalant
un morceau de papier sur lequel son nom était écrit.
Ce geste n'a pas échappé aux policiers, qui devaient
récupérer le papier. Soondrum devait être
arrêté quelques minutes après. Ils avaient
en leur possession une somme de 6 500 euros. Concernant le volet
de la fuite de ses acolytes vers Madagascar, Thodda a fait comprendre
qu'il n'en savait rien, puisqu'il avait été arrêté
trois jours avant ses complices.
Après les dénonciations et les révélations
de Vishwal Thodda concernant les circonstances du meurtre, il
s'agira maintenant de mettre un point d'orgue à cette affaire
et de corroborer sa version des faits avec celle des autres suspects,
de même qu'à la version donnée par Arielle
Dubois, la fille de la victime. Avec les développements
intervenus durant le week-end dernier, cette semaine et hier,
les enquêteurs ont toutes les raisons de croire que cette
affaire a été élucidée, d'autant plus
que les cinq suspects arrêtés (Gordon Ross, Vishwal
Todda, Vishwanaden Soondrum, Ignace Arlanda et Stéphanie
Virginie) demeurent en détention.
Incendies à Port-Louis et à Rose-Hill
Plus de 33 m de dégâts cumulés pour l'usine
Joonas et le magasin Manjoo
Deux incendies ravageurs, survenus lundi et vendredi respectivement,
au magasin Manjoo à Rose-Hill et à l'usine Joonas,
Port-Louis, ont occasionné plus de Rs 30 millions de dégâts.
L'origine de ces incendies, qui ont nécessité l'intervention
urgente des pompiers de plusieurs régions, font actuellement
l'objet d'enquêtes policières approfondies. Notamment
à Rose-Hill, où les bornes à incendie pratiquement
à sec ont fortement retardé l'intervention des pompiers.
Un premier bilan matériel des dégâts survenus
lors de l'incendie à l'usine Joonas Industry, sise à
la route Militaire, Port-Louis vendredi, a été chiffré
aux alentours de Rs 25 millions. Le feu a complètement
dévasté le stock de matières premières,
composée de feuilles métalliques, de plastique,
d'éponge et Plywood. Ces matières premières
sont notamment utilisées dans la confection des meubles
de bureau. Les appareils servant à la fabrication de ce
matériel de bureau ont également été
endommagés par les effets cumulés de la chaleur
et de l'eau utilisée par les pompiers afin de circonscrire
le sinistre. Il est à noter que cet incendie n'a fait aucun
blessé.
A hier, et ce grâce aux indications recueillis sur place
tôt vendredi matin par toute une équipe de police
emmenée par le Deputy Commissioner of Police (DCP)
Jean Bruneau, responsable du Nord, le surintendant de police de
Port-Louis Nord, Gérard Céline, et les assistants
commissaires de police Parouty et Hurhanghee, la possibilité
de Foul Play n'est pas, pour l'instant, à l'ordre
du jour. C'est aux alentours de 1h30 du matin que l'alerte a été
donnée. Selon la version des faits du veilleur de nuit
Derrick Castel, c'est à cette heure que l'alarme à
incendie a rententi. Dès l'alarme, il devait constater
que d'épaisses colonnes de fumée avaient déjà
commencé à s'élever devant lui. Sans perdre
de temps, il devait alerter les pomiers. Il était alors
1h33 quand le Quartier Général de la Government
Fire Services de Port-Louis a reçu l'alerte. Les pompiers
de Port-Louis, de Coromandel et de Triolet devaient tous être
mandés sur les lieux. C'est après une intense lutte
de plus de deux heures que les pompiers sont arrivés à
bout de l'incendie.
Du côté de la police, le DCP Bruneau devait rapidement
prendre la décision de faire boucler le périmètre
autour de l'usine afin de permettre, d'une part, aux limiers de
la police scientifique de faire leur travail, mais aussi pour
des raisons de sécurité. Il a lancé un appel
au public afin d'éviter de se rendre à proximité
de l'usine, afin d'éviter tout risque possible à
la santé. La police de l'Environnement a, du reste, été
appelé à effectuer des analyses concernant la composition
des matières premières qui ont été
détruites par le feu.
A Rose-Hill lundi après-midi, le magasin Manjoo, sis à
la route Royale, a été ravagé par les flammes.
A ce moment précis, des ouvriers entreprenaient des travaux
de soudure dans un entrepôt en tôle. A ce stade de
l'enquête policière, il ressort que les étincelles
provoquées par les travaux de soudure pourraient être
à l'origine de l'incendie. Les flammes se sont alors propagées
aux rideaux, tapis et autres articles de décoration qui
s'y trouvaient. Fort heureusement, les employés du magasin,
ainsi que les ouvriers ont tous eu le temps de prendre la fuite,
abandonnant le vieux bâtiment à la proie des flammes
déchaînées.
Les pompiers sont arrivés sur les lieux une quinzaine de
minutes après le début de l'incendie. Leur tâche
a été grandement entravée par le fait que
les bornes à incendie qui se trouvaient aux alentours étaient
pratiquement à sec. De ce fait, les soldats du feu ont
été contraints de récupérer de l'eau
du bâtiment de la National Pension Fund (NPF) et de la Cybercité,
afin de venir à bout des flammes, qui avaient commencé,
à un moment donné, de se propager aux autres magasins
situés à toucher de Manjoo.
A cette heure de forte affluence à Rose-Hill, la circulation
routière a été grandement affectée.
La police enquête toujours sur ces cas d'incendie afin d'en
déterminer leur origine.
Pollution au jardin Balfour
Une école primaire verbalisée pour avoir jeté
plus d'une centaine de cups de sorbet
"Ou zeter ou payer". Une école primaire
de Curepipe est sur le point d'en faire la douloureuse expérience,
pour avoir, lors d'une journée d'excursion, vu une centaine
d'élèves disperser autant de petits pots de sorbet
sur la pelouse du Jardin Balfour. C'est à l'initiative
d'une ressortissante de Suisse, Martine Mayer, que l'Enforcement
Division du ministère du Tourisme a pu retracer les fauteurs
de trouble, qui, d'ici demain, se verront servir une contravention
en bonne et due forme.
C'est durant la fin de la semaine dernière qu'environ une
centaine d'élèves de cette institution curepipienne,
qui étaient accompagnés de neuf enseignants, se
sont rendus au jardin de Balfour, à Beau-Bassin. Selon
nos renseignements, c'est durant leur passage sur place, qu'ils
y ont laissé leur petits "cups" de sorbet à
même la pelouse. Le même jour, Martine Mayer, une
ressortissante Suisse, se rend au Jardin Balfour en compagnie
de sa famille, histoire de s'y prélasser. Mais la scène
d'horreur qui s'offre à ses yeux la dégoûte,
au point de décider elle-même de mener sa propre
enquête afin d'en avoir le coeur net.
"Je ne pouvais rester insensible à ce spectacle.
Il fallait avancer les détritus afin de pouvoir s'asseoir
sur la pelouse. J'ai été choquée et consternée",
a-t-elle déclaré à Week-End. "Tout
de suite, je me suis dit qu'il fallait faire quelque chose afin
de retracer ceux qui ont fait cela. Je suis allée vers
le gardien et je lui ai demandé. Et c'est là que
j'ai appris qu'il y avait un groupe d'écoliers qui était
là, en compagnie de leurs instituteurs. J'ai été
encore plus choquée", a-t-elle souligné.
Celle-ci, qui n'est pas à sa première visite chez
nous, déclare être au courant de la campagne de propreté
"ou zeter ou payer". D'où sa décision
de se mettre en rapport avec le ministère concerné.
Le ministère du Tourisme y a mené sa petite enquête.
Selon une version des faits obtenue du maître d'école
de l'établissement en question, ce dernier a laissé
entendre aux officiels du ministère que les petits pots
avaient été placés dans des boîtes
en carton, mais que "le vent" aurait ensuite
éparpillé ceux-ci au gré du Jardin. Mais
pour Martine Mayer, "il y avait aussi des papiers de bonbons
et de chips". Le projet "ou zeter ou payer",
cher au vice Premier ministre Xavier-Luc Duval, est bien parti
pour porter des fruits, à condition que tout cas du genre
soit dénoncé et sévèrement puni.
Vol de Rs 400 000 en équipements informatiques
La CID de Vacoas démantèle un gang de voleurs
Les éléments de la Criminal Investigation Division
(CID) de Vacoas ont frappé un grand coup en fin de
semaine en élucidant un important cas de vol de matériel
informatique survenu en septembre 2008. Pas moins de sept suspects,
dont un policier, ont été arrêtés vendredi.
Deux des ordinateurs faisant partie d'un butin estimé à
Rs 400 000, ont été récupérés
dans le sillage de cette enquête.
C'est le 19 septembre 2008 que le gérant d'un Cybercafé,
sis au complexe Matikola à Vacoas, a consigné une
déposition relative à ce vol. Pas moins de sept
ordinateurs, et une série d'accessoires avaient été
emportés lors de ce vol. Les limiers de la CID de Vacoas,
emmenés par l'inspecteur Barkatally, les sergents Ahmadally,
Naiko et Braunau, le caporal Kullean, les constables Worzadick,
Ramasawmy, Soondron et la Woman Police Constable (WPS)
Nathoo, ont remonté minutieusement la filière et
ont appréhendé sept suspects vendredi. Ils sont:
Veer Abheemanu Trilochun, 44 ans, Faran Cotobally, 20 ans, Salim
Abdoolah, 28 ans, le constable Mohamad Nasser Khodabaccus, 42
ans, et trois autres suspects qui sont tous mineurs. Ils habitent
tous dans la région de Glen Park-Vacoas, à l'exception
d'un des mineurs, qui réside à Tamarin.
Le policier Khodabaccus, qui est affecté à la Divisional
support Unit (DSU) de la Central Division, qui ne fait
pas partie de la bande, est quant à lui soupçonné
d'avoir acheté un de ces ordinateurs volés. Depuis
l'arrestation des suspects, selon les indications recueillies
par Week-End, il ressort que les éléments
de la CID de Vacoas ont été soumis à des
pressions, dans la mesure qu'un des suspects arrêtés
serait un proche d'un politicien. Ce dernier, qui fait partie
de la profession légale, ainsi que le frère d'un
des suspects arrêtés, n'étaient pas joignables
hier pour un commentaire concernant cette affaire.
Dans les milieux de l'enquête, l'on souligne que le travail
abattu avec minutie aura permis de remonter la filière
dans son intégralité. "C'est un travail
de longue haleine et de beaucoup de patience, qui aura fini par
porter ses fruits", a-t-on fait ressortir hier.
La CID de Vacoas poursuit, pour sa part, son enquête relativement
à ce cas.
Brèves
Rs 237 000 pompés du compte bancaire de Ved Prakash
Torul
La Central Criminal Investigation Division (CCID) enquête
sur une fraude bancaire commise au détriment du professeur
Ved Prakash Torul, 63 ans, président de la Commission de
Réconciliation et de Médiation. Selon la teneur
de sa déposition, en 21 occasions, des sommes totalisant
Rs 237 000 ont été retirées de son compte
bancaire. Selon nos renseignements, c'est à l'aide d'une
carte bancaire classique que ces ponctions ont été
faites.
Des plaques d'immatriculation valant plus de Rs 1 million illégalement
fabriquées
Le directeur d'une compagnie fabricant des plaques d'immatriculation
a consigné une déposition à la Central Criminal
Investigation Division (CCID) concernant une fraude d'une ampleur
d'environ Rs 1,2 millions. Selon la teneur de cette déposition,
un employé de ladite compagnie aurait faussé des
données d'un ordinateur afin d'ajuster le stock, et de
s'approprier environ 12 000 plaques. Le suspect est activement
recherché.
Plus de Rs 200 000 d'articles volés retrouvés
chez un employé d'Anahita
Rajeshwar Bheemul, 38 ans, Cleaner à Anahita, est
dans de salles draps. Il a été arrêté
par les éléments de la Criminal Investigation
Division (CID) de Rivière-Sèche, après
que ces derniers aient retrouvé une multitude d'objets
volés chez lui à Flacq, en l'occurrence, des téléphones
Blackberry, deux laptops, une webcam et un téléphone
Nokia E611, entre autres. C'est la semaine dernière que
le directeur de Four Seasons Resorts, Jason Robert Rodgers, 32
ans, a consigné une déposition à la police,
à l'effet qu'une somme de Rs 11 000 avait été
retirée de son compte bancaire à son insu. Des suites
de cette déposition, Rajeshwar Bheemul a été
appréhendé. C'est à l'issue d'une perquisition
chez lui que les objets volés ont été retrouvés.
Dans sa version des faits, il a avoué avoir volé
toutes ces choses à l'hôtel. Il a été
écroué.
Crime de Gorah Issac: Polin réclame Rs 50 millions à
l'état
Revoilà Liyyakat Polin. Ce dernier, qui est finalement
le seul suspect à avoir été condamné
pour le triple meurtre de la rue Gorah Issac en octobre 1996,
réclame Rs 50 millions à l'état. Condamné
à une peine de 21 ans de servitude pénale, Polin
affirme, dans sa plainte, que le jugement prononcé contre
lui par la cour d'Assises est anticonstitutionnelle. Pour rappel,
poursuivi sous trois charges de coups et blessures ayant causé
mort d'homme sans intention de tuer, Polin avait écopé
de sept ans sous chacune de ces chefs d'accusation. Polin avait
déjà fait appel contre ce jugement, qui avait été
rejeté. Dans sa plainte, rédigée par l'avoué
Claude Moutia, Polin, père de quatre enfants, affirme se
retrouver seul, car sa femme l'a quitté et a émigré
en France avec ses enfants. Il réclame un Interim Order
demandant à la cour de geler le verdict et sa remise en
liberté conditionnelle jusqu'à ce que son procès
intenté contre l'état soit entendu. L'attentat tristement
célèbre de Gorah Issac, perpétré la
veille des élections municipales, avait causé la
mort de trois activistes, à savoir Abdool Safar Oodin Joomun
(alias Babal), Zulfikar Bheeky et Yousouf Mourade.