f a i t s   d i v e r s WEEK-END --- dimanche 28 juin 2009



  Pour avoir immolé son ex petit-ami - Le mauricien Nadim Kurrimbukus écope de 25 ans de prison en Angleterre
  Meurtre de Florise Ross - Gordon Ross impliqué comme le commanditaire et meurtrier par le suspect Thodda hier
  Incendies à Port-Louis et à Rose-Hill - Plus de 33 m de dégâts cumulés pour l'usine Joonas et le magasin Manjoo
  Pollution au jardin Balfour - Une école primaire verbalisée pour avoir jeté plus d'une centaine de cups de sorbet
  Vol de Rs 400 000 en équipements informatiques - La CID de Vacoas démantèle un gang de voleurs
  Brèves


Pour avoir immolé son ex petit-ami

Le mauricien Nadim Kurrimbukus écope de 25 ans de prison en Angleterre

Un Mauricien de 25 ans, Nadim Kurrimbukus, a été condamné en fin de semaine, en Angleterre, à 25 ans de prison pour avoir immolé son ex petit ami, Charlie Davies, par la Kingston Crown Court. Il a été trouvé coupable des délits d'assassinat et de crime d'incendie qui lui étaient reprochés. Selon le juge Charles Tilling dans son jugement, Kurrimbukus a orchestré l'immolation de son ex de façon "calculée et particulièrement effroyable".

Il a été établi, lors du procès, que Nadim Kurrimbukus ne supportait plus que Charlie Davies, avec qui il entretenait une relation, l'abandonne, après deux ans de vie commune. Fou de jalousie, Kurrimbukus, un étudiant en comptabilité, avait alors pris la décision de se venger. Et de quelle manière. Kurrimbukus savait tout des habitudes de son ex. Le 14 juin 2008, il s'est tapi dans l'ombre, à Templedene Avenue, Staines, portant une cagoule, des lunettes de soleil et une écharpe, et a attendu Charlie Davies, qui allait revenir du travail. Afin que ce dernier ne puisse pas entrer dans la maison, Kurrimbukus a rempli la serrure de la porte de colle à prise ultra rapide. A 23h20 précises ce soir-là, alors que Charlie Davies luttait avec la serrure de la porte, Kurrimbukus lui a versé du pétrole sur la tête et allûmé une flamme, transformant immédiatement sa victime en torche humaine.

Les voisins horrifiés de Charlie Davies l'ont entendu hurler et sont sortis de leurs maisons, pour voir ce qu'ils ont décrit comme un "orange fireball" courant dans tous les sens et hurlant de douleur. En dépit des soins qui devaient être prodigués à Charlie Davies, ce dernier est décédé 12 jours après l'acte odieux. Lors de l'examen post-mortem, il a été établi qu'il avait été brulé à 90%.

Alors qu'il prononçait la sentence, le juge Charles Tilling a eu des mots très durs envers Nadim Kurrimbukus et l'a fustigé d'avoir agi sans aucun remords. "The various aggravating features included the degree of planning and the particularly horrific method you chose to attack Charlie Davies. It was the culmination of a vendetta and because of your continued denial there seems to be a total lack of remorse." Le jury a pris à peine sept heures afin de trouver Kurrimbukus coupable. Dans sa plaidoierie, Victor Temple, Queen Counsel, qui soutenait l'accusation, a affirmé qu'il n'y avait aucun doute dans la tête de Kurrimbukus. "S'il ne pouvait avoir Charlie Davies, personne d'autre ne l'aurait", a-t-il martelé en cour.

Durant les audiences, l'avocat de la poursuite a fait ressortir que Kurrimbukus et sa victime entretenaient une relation "instable et mouvementée" et ce durant deux ans.

Selon lui, celle-ci était "sometimes up, sometimes down, sometimes affectionate, sometimes acrimonious". Mais graduellement, la relation "ran into ever more difficult waters" et se déteriora au point d'atteindre le non-retour. En janvier 2008, il était clair que Charlie Davies n'avait aucune intention de poursuivre la relation, et en juin, celle-ci n'existait plus. Kurrimbukus ne s'en remit pas.

"Violence, jealousy and revenge were all on the mind of Kurrimbukus, culminating in murder on 14 June last year," devait ajouter l'avocat de la poursuite. La mort de Charlie Davies a fait suite à une attaque perpêtrée contre la voiture de la mère de la victime, Kay Davies, un mois avant la mort de son fils. La Fiat Punto de Kay Davies avait été incendiée après une violente altercation verbale entre elle et Kurrimbukus.

Réagissant à la presse suite à la sentence prononcée par la cour, Kay Davies a qualifié cette dernière de "disgusting".

"I don't think justice has been done (...) Life should be life; we lost Charlie but they've still got their son (...) Nadim is an evil spawn, the lowest form of life on this planet", a-t-elle déclaré.

D'autre part, un autre mauricien, Yusuf Dulloo, qui avait été accusé de complicité dans cette affaire pour avoir supposément conduit Kurrimbukus sur les lieux du meurtre, a été blanchi des accusations qui pesaient sur lui.


Meurtre de Florise Ross

Gordon Ross impliqué comme le commanditaire et meurtrier par le suspect Thodda hier

L'étau se resserre autour de Gordon Ross, 53 ans, suspect n° 1 dans l'affaire du meurtre de son épouse, Florise, survenu en son domicile de Plaisance le 13 juin dernier. En effet, lors d'un interrogatoire qui aura duré quatre heures hier, un des suspects arrêtés par la Major Crime Investigation Team (MCIT) dans cette affaire, Vishwal Thodda, 31 ans, qui a accepté de coopérer avec la police dans cette affaire, a directement impliqué Gordon Ross comme étant le commanditaire mais aussi le meurtrier de son épouse. Avec force détails, le suspect a raconté aux enquêteurs, placés sous la supervision du surintendant Yousouf Soopun, dans quelles circonstances il avait rencontré Gordon Ross, et comment il s'est retrouvé sur les lieux du crime au soir du 13 juin. Pour les enquêteurs, Gordon Ross, qui a retenu les services de Mes Gavin Glover et Lactive, est plus que jamais le Prime Suspect de ce Murder Case sortant de l'ordinaire.

En présence de son homme de loi, Me Ashik Toorabally, le suspect Thodda a directement impliqué Gordon Ross comme étant le cerveau derrière toute cette affaire. Il a dans un premier temps, affirmé que lui et Vishwanaden Soondrum avaient rencontré Ross il y sept à huit moins environ, dans un temple (kovil), lors d'une session de prières. Ces rencontres, a-t-il fait ressortir, se sont multipliés et c'est dans ces circonstances que Gordon Ross leur aurait fait part de ses déboires conjugaux. C'est, du reste, lors d'une de ces rencontres au temple que Ross leur aurait alors demandé de lui rendre un service. Ce "service" consistait, pour eux, d'aller rendre une visite à Florise Ross et de lui parler, afin qu'elle retire ses multiples plaintes à la police et devant d'autres instances du judiciaire contre lui. Pour rappel, Florise Ross avait accusé son époux de tentative d'empoisonnement, de coups et blessures et avait obtenu un Protection Order à cet effet, était en instance de divorce et souhaitait obtenir sa part des biens de son époux.

Thodda et Soondrum finissent par accepter. Gordon Ross, selon Thodda, aura été convainçant, puisqu'il leur aurait affirmé: "Rann mwa sa servis la. Zot pa pu perdan (...) Zot pu korek". Thodda soutient cependant qu'à aucun moment, une somme d'argent n'aura été convenue pour le "job" qui consistait uniquement à effrayer Florise Ross. Afin que le plan se déroule sans anicroches, à deux reprises, Ross les aurait même conduit au domicile de son épouse afin d'y effectuer une reconnaissance des lieux, y compris le jour même du meurtre, soit le samedi 13 juin. Dans la soirée, c'est à trois qu'ils se rendent chez Florise Ross, puisqu'un troisième larron, Ignace Arlanda, se joint à eux. C'est lui qui, selon le suspect Thodda, conduit le véhicule.

Une femme

Seul hic: la nuit est tombée depuis un moment déjà. Les trois hommes arrivent à la conclusion qu'une femme n'ouvrirait jamais la porte à trois inconnus encagoulés qui s'y présenteraient. C'est alors qu'Ignace Arlanda leur aurait fait part qu'il connaissait une personne, une femme, qui n'habite pas très loin, et qui serait disposée à aller frapper à la porte de Florise Ross. Ce plan improvisé à la dernière minute est rapidement accepté, dans la mesure que les trois hommes sont tous d'avis que la présence d'une femme au-devant de la porte de Florise Ross servirait efficacement à endormir sa méfiance. C'est à ce moment-là, selon Thodda, que Stéphanie Virginie, alias Jennifer, sera récupérée par la bande à Rose-Hill afin de faciliter leur mission. Lorsqu'ils reviennent devant le domicile de Florise Ross, tout se passe comme prévu au départ. Arlanda, lui, reste au volant, tandis que Thodda et Soondrum enfilent les cagoules. Stéphanie Virginie, elle, frappe à la porte. Une personne ouvre; Thodda et Arlanda s'engouffrent dans la maison. "Nu pa pu fer twa dimal. Nu finn vinn fer twa compran", disent-ils à Florise Ross.

Laiss mo deal ar li!

C'est alors que, juste derrière eux, Gordon Ross - dont la participation n'était pas du tout attendue - surgit. Selon Thodda, Ross aurait alors eu ceci à leur dire: "Laiss mo deal ar li!" Et sur ces entrefaites, Ross aurait conduit son épouse dans une chambre. Pendant ce temps, Thodda et son complice Soondrum s'affairaient à attacher la fille de Florise Ross, Arielle Dubois, 21 ans. Pendant tout le temps qu'ils étaient dans la maison, soutient Thodda, il n'avait qu'une personne à être entrée dans la chambre avec Florise Ross: "se Gordon!", a-t-il clamé aux enquêteurs.

Quelques minutes après, Gordon Ross serait sorti de la chambre, seul, en leur demandant de s'en aller. Thodda dit alors avoir ouvert un porte-monnaie qui se trouvait sur la table, qui contenait de l'argent, une carte bancaire et le Pin Code. Il a fait main basse sur ces items, avant de s'engouffrer dans la voiture. Le même soir, dit-il, il a effectué des retraits bancaires en utilisant cette carte volée, avant de regagner son domicile. Il était déjà dimanche. Ce n'est que lundi (NDLR: le 14 juin) qu'il dit avoir pris connaissance de la nouvelle de la mort de Florise Ross à la radio.

Thodda devait être arrêté trois jours plus tard. Quant à Stéphanie Virginie, alias Jennifer, celle décrite par Thodda comme s'étant jointe à la bande à la dernière minute, elle a été arrêté samedi dernier (voir notre livraison de Week-End dimanche dernier). Cependant, compte tenu que les enquêteurs avaient des indications précises à l'effet que les deux autres suspects, Vishwanaden Soondrum et Ignace Arlanda allaient tenter de quitter le pays, ils décidèrent de ne pas divulguer le nom de Stéphanie Virginie en public.

Madagascar

Effectivement, dans la journée de dimanche dernier, le craintes des limiers du CID de Rose-Hill et de la MCIT sont confirmées sur le terrain. Ces unités, avec le concours de l'Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) de la Sir Seewoosagur Ramgoolam International Aiport, ont rondement mené une opération visant à arrêter Vishwanden Soondrum et Ignace Arlanda. Leurs arrestations ont eu lieu alors qu'ils allaient embarquer à bord d'un avion en partance pour Madagascar. La police devait réussir à déjouer une tentative de Stéphanie Virginie de les aiguiller sur une fausse piste.

Dans un premier temps, Arlanda devait être appréhendé après son passage au contrôle de l'Immigration. Vishwanaden Soondrum quant à lui, était sur le point de réussir à s'évader, mais Arlanda devait le trahir en avalant un morceau de papier sur lequel son nom était écrit. Ce geste n'a pas échappé aux policiers, qui devaient récupérer le papier. Soondrum devait être arrêté quelques minutes après. Ils avaient en leur possession une somme de 6 500 euros. Concernant le volet de la fuite de ses acolytes vers Madagascar, Thodda a fait comprendre qu'il n'en savait rien, puisqu'il avait été arrêté trois jours avant ses complices.

Après les dénonciations et les révélations de Vishwal Thodda concernant les circonstances du meurtre, il s'agira maintenant de mettre un point d'orgue à cette affaire et de corroborer sa version des faits avec celle des autres suspects, de même qu'à la version donnée par Arielle Dubois, la fille de la victime. Avec les développements intervenus durant le week-end dernier, cette semaine et hier, les enquêteurs ont toutes les raisons de croire que cette affaire a été élucidée, d'autant plus que les cinq suspects arrêtés (Gordon Ross, Vishwal Todda, Vishwanaden Soondrum, Ignace Arlanda et Stéphanie Virginie) demeurent en détention.


Incendies à Port-Louis et à Rose-Hill

Plus de 33 m de dégâts cumulés pour l'usine Joonas et le magasin Manjoo

Deux incendies ravageurs, survenus lundi et vendredi respectivement, au magasin Manjoo à Rose-Hill et à l'usine Joonas, Port-Louis, ont occasionné plus de Rs 30 millions de dégâts. L'origine de ces incendies, qui ont nécessité l'intervention urgente des pompiers de plusieurs régions, font actuellement l'objet d'enquêtes policières approfondies. Notamment à Rose-Hill, où les bornes à incendie pratiquement à sec ont fortement retardé l'intervention des pompiers.

Un premier bilan matériel des dégâts survenus lors de l'incendie à l'usine Joonas Industry, sise à la route Militaire, Port-Louis vendredi, a été chiffré aux alentours de Rs 25 millions. Le feu a complètement dévasté le stock de matières premières, composée de feuilles métalliques, de plastique, d'éponge et Plywood. Ces matières premières sont notamment utilisées dans la confection des meubles de bureau. Les appareils servant à la fabrication de ce matériel de bureau ont également été endommagés par les effets cumulés de la chaleur et de l'eau utilisée par les pompiers afin de circonscrire le sinistre. Il est à noter que cet incendie n'a fait aucun blessé.

A hier, et ce grâce aux indications recueillis sur place tôt vendredi matin par toute une équipe de police emmenée par le Deputy Commissioner of Police (DCP) Jean Bruneau, responsable du Nord, le surintendant de police de Port-Louis Nord, Gérard Céline, et les assistants commissaires de police Parouty et Hurhanghee, la possibilité de Foul Play n'est pas, pour l'instant, à l'ordre du jour. C'est aux alentours de 1h30 du matin que l'alerte a été donnée. Selon la version des faits du veilleur de nuit Derrick Castel, c'est à cette heure que l'alarme à incendie a rententi. Dès l'alarme, il devait constater que d'épaisses colonnes de fumée avaient déjà commencé à s'élever devant lui. Sans perdre de temps, il devait alerter les pomiers. Il était alors 1h33 quand le Quartier Général de la Government Fire Services de Port-Louis a reçu l'alerte. Les pompiers de Port-Louis, de Coromandel et de Triolet devaient tous être mandés sur les lieux. C'est après une intense lutte de plus de deux heures que les pompiers sont arrivés à bout de l'incendie.

Du côté de la police, le DCP Bruneau devait rapidement prendre la décision de faire boucler le périmètre autour de l'usine afin de permettre, d'une part, aux limiers de la police scientifique de faire leur travail, mais aussi pour des raisons de sécurité. Il a lancé un appel au public afin d'éviter de se rendre à proximité de l'usine, afin d'éviter tout risque possible à la santé. La police de l'Environnement a, du reste, été appelé à effectuer des analyses concernant la composition des matières premières qui ont été détruites par le feu.

A Rose-Hill lundi après-midi, le magasin Manjoo, sis à la route Royale, a été ravagé par les flammes. A ce moment précis, des ouvriers entreprenaient des travaux de soudure dans un entrepôt en tôle. A ce stade de l'enquête policière, il ressort que les étincelles provoquées par les travaux de soudure pourraient être à l'origine de l'incendie. Les flammes se sont alors propagées aux rideaux, tapis et autres articles de décoration qui s'y trouvaient. Fort heureusement, les employés du magasin, ainsi que les ouvriers ont tous eu le temps de prendre la fuite, abandonnant le vieux bâtiment à la proie des flammes déchaînées.

Les pompiers sont arrivés sur les lieux une quinzaine de minutes après le début de l'incendie. Leur tâche a été grandement entravée par le fait que les bornes à incendie qui se trouvaient aux alentours étaient pratiquement à sec. De ce fait, les soldats du feu ont été contraints de récupérer de l'eau du bâtiment de la National Pension Fund (NPF) et de la Cybercité, afin de venir à bout des flammes, qui avaient commencé, à un moment donné, de se propager aux autres magasins situés à toucher de Manjoo.

A cette heure de forte affluence à Rose-Hill, la circulation routière a été grandement affectée. La police enquête toujours sur ces cas d'incendie afin d'en déterminer leur origine.


Pollution au jardin Balfour

Une école primaire verbalisée pour avoir jeté plus d'une centaine de cups de sorbet

"Ou zeter ou payer". Une école primaire de Curepipe est sur le point d'en faire la douloureuse expérience, pour avoir, lors d'une journée d'excursion, vu une centaine d'élèves disperser autant de petits pots de sorbet sur la pelouse du Jardin Balfour. C'est à l'initiative d'une ressortissante de Suisse, Martine Mayer, que l'Enforcement Division du ministère du Tourisme a pu retracer les fauteurs de trouble, qui, d'ici demain, se verront servir une contravention en bonne et due forme.

C'est durant la fin de la semaine dernière qu'environ une centaine d'élèves de cette institution curepipienne, qui étaient accompagnés de neuf enseignants, se sont rendus au jardin de Balfour, à Beau-Bassin. Selon nos renseignements, c'est durant leur passage sur place, qu'ils y ont laissé leur petits "cups" de sorbet à même la pelouse. Le même jour, Martine Mayer, une ressortissante Suisse, se rend au Jardin Balfour en compagnie de sa famille, histoire de s'y prélasser. Mais la scène d'horreur qui s'offre à ses yeux la dégoûte, au point de décider elle-même de mener sa propre enquête afin d'en avoir le coeur net.

"Je ne pouvais rester insensible à ce spectacle. Il fallait avancer les détritus afin de pouvoir s'asseoir sur la pelouse. J'ai été choquée et consternée", a-t-elle déclaré à Week-End. "Tout de suite, je me suis dit qu'il fallait faire quelque chose afin de retracer ceux qui ont fait cela. Je suis allée vers le gardien et je lui ai demandé. Et c'est là que j'ai appris qu'il y avait un groupe d'écoliers qui était là, en compagnie de leurs instituteurs. J'ai été encore plus choquée", a-t-elle souligné. Celle-ci, qui n'est pas à sa première visite chez nous, déclare être au courant de la campagne de propreté "ou zeter ou payer". D'où sa décision de se mettre en rapport avec le ministère concerné.

Le ministère du Tourisme y a mené sa petite enquête. Selon une version des faits obtenue du maître d'école de l'établissement en question, ce dernier a laissé entendre aux officiels du ministère que les petits pots avaient été placés dans des boîtes en carton, mais que "le vent" aurait ensuite éparpillé ceux-ci au gré du Jardin. Mais pour Martine Mayer, "il y avait aussi des papiers de bonbons et de chips". Le projet "ou zeter ou payer", cher au vice Premier ministre Xavier-Luc Duval, est bien parti pour porter des fruits, à condition que tout cas du genre soit dénoncé et sévèrement puni.


Vol de Rs 400 000 en équipements informatiques

La CID de Vacoas démantèle un gang de voleurs

Les éléments de la Criminal Investigation Division (CID) de Vacoas ont frappé un grand coup en fin de semaine en élucidant un important cas de vol de matériel informatique survenu en septembre 2008. Pas moins de sept suspects, dont un policier, ont été arrêtés vendredi. Deux des ordinateurs faisant partie d'un butin estimé à Rs 400 000, ont été récupérés dans le sillage de cette enquête.

C'est le 19 septembre 2008 que le gérant d'un Cybercafé, sis au complexe Matikola à Vacoas, a consigné une déposition relative à ce vol. Pas moins de sept ordinateurs, et une série d'accessoires avaient été emportés lors de ce vol. Les limiers de la CID de Vacoas, emmenés par l'inspecteur Barkatally, les sergents Ahmadally, Naiko et Braunau, le caporal Kullean, les constables Worzadick, Ramasawmy, Soondron et la Woman Police Constable (WPS) Nathoo, ont remonté minutieusement la filière et ont appréhendé sept suspects vendredi. Ils sont: Veer Abheemanu Trilochun, 44 ans, Faran Cotobally, 20 ans, Salim Abdoolah, 28 ans, le constable Mohamad Nasser Khodabaccus, 42 ans, et trois autres suspects qui sont tous mineurs. Ils habitent tous dans la région de Glen Park-Vacoas, à l'exception d'un des mineurs, qui réside à Tamarin.

Le policier Khodabaccus, qui est affecté à la Divisional support Unit (DSU) de la Central Division, qui ne fait pas partie de la bande, est quant à lui soupçonné d'avoir acheté un de ces ordinateurs volés. Depuis l'arrestation des suspects, selon les indications recueillies par Week-End, il ressort que les éléments de la CID de Vacoas ont été soumis à des pressions, dans la mesure qu'un des suspects arrêtés serait un proche d'un politicien. Ce dernier, qui fait partie de la profession légale, ainsi que le frère d'un des suspects arrêtés, n'étaient pas joignables hier pour un commentaire concernant cette affaire.

Dans les milieux de l'enquête, l'on souligne que le travail abattu avec minutie aura permis de remonter la filière dans son intégralité. "C'est un travail de longue haleine et de beaucoup de patience, qui aura fini par porter ses fruits", a-t-on fait ressortir hier.

La CID de Vacoas poursuit, pour sa part, son enquête relativement à ce cas.


Brèves

Rs 237 000 pompés du compte bancaire de Ved Prakash Torul

La Central Criminal Investigation Division (CCID) enquête sur une fraude bancaire commise au détriment du professeur Ved Prakash Torul, 63 ans, président de la Commission de Réconciliation et de Médiation. Selon la teneur de sa déposition, en 21 occasions, des sommes totalisant Rs 237 000 ont été retirées de son compte bancaire. Selon nos renseignements, c'est à l'aide d'une carte bancaire classique que ces ponctions ont été faites.

Des plaques d'immatriculation valant plus de Rs 1 million illégalement fabriquées

Le directeur d'une compagnie fabricant des plaques d'immatriculation a consigné une déposition à la Central Criminal Investigation Division (CCID) concernant une fraude d'une ampleur d'environ Rs 1,2 millions. Selon la teneur de cette déposition, un employé de ladite compagnie aurait faussé des données d'un ordinateur afin d'ajuster le stock, et de s'approprier environ 12 000 plaques. Le suspect est activement recherché.

Plus de Rs 200 000 d'articles volés retrouvés chez un employé d'Anahita

Rajeshwar Bheemul, 38 ans, Cleaner à Anahita, est dans de salles draps. Il a été arrêté par les éléments de la Criminal Investigation Division (CID) de Rivière-Sèche, après que ces derniers aient retrouvé une multitude d'objets volés chez lui à Flacq, en l'occurrence, des téléphones Blackberry, deux laptops, une webcam et un téléphone Nokia E611, entre autres. C'est la semaine dernière que le directeur de Four Seasons Resorts, Jason Robert Rodgers, 32 ans, a consigné une déposition à la police, à l'effet qu'une somme de Rs 11 000 avait été retirée de son compte bancaire à son insu. Des suites de cette déposition, Rajeshwar Bheemul a été appréhendé. C'est à l'issue d'une perquisition chez lui que les objets volés ont été retrouvés. Dans sa version des faits, il a avoué avoir volé toutes ces choses à l'hôtel. Il a été écroué.

Crime de Gorah Issac: Polin réclame Rs 50 millions à l'état

Revoilà Liyyakat Polin. Ce dernier, qui est finalement le seul suspect à avoir été condamné pour le triple meurtre de la rue Gorah Issac en octobre 1996, réclame Rs 50 millions à l'état. Condamné à une peine de 21 ans de servitude pénale, Polin affirme, dans sa plainte, que le jugement prononcé contre lui par la cour d'Assises est anticonstitutionnelle. Pour rappel, poursuivi sous trois charges de coups et blessures ayant causé mort d'homme sans intention de tuer, Polin avait écopé de sept ans sous chacune de ces chefs d'accusation. Polin avait déjà fait appel contre ce jugement, qui avait été rejeté. Dans sa plainte, rédigée par l'avoué Claude Moutia, Polin, père de quatre enfants, affirme se retrouver seul, car sa femme l'a quitté et a émigré en France avec ses enfants. Il réclame un Interim Order demandant à la cour de geler le verdict et sa remise en liberté conditionnelle jusqu'à ce que son procès intenté contre l'état soit entendu. L'attentat tristement célèbre de Gorah Issac, perpétré la veille des élections municipales, avait causé la mort de trois activistes, à savoir Abdool Safar Oodin Joomun (alias Babal), Zulfikar Bheeky et Yousouf Mourade.



f a i t s   d i v e r s WEEK-END --- dimanche 28 juin 2009