é c o n o m i e WEEK-END --- dimanche 28 juin 2009



  Gestion para-publique - BoM : des pertes de Rs 3,2 milliards en 2008
  36e Assemblée Générale de l'AHRIM - En dépit des craintes réelles, le secteur touristique reste sereine
  Commerce au détail - PrideMark, grande surface de prêt-à-porter introduit le "hard discount" à Maurice
  Fruit d'un partenariat Henri Fraise/Castel - Une nouvelle brasserie, Union Beverages Ltd, voit le jour


Gestion para-publique

BoM : des pertes de Rs 3,2 milliards en 2008

Alors que les deux principales banques commerciales, la Mauritius Commercial Bank et la State Bank of Mauritius, affichent des profits robustes sur leurs opérations, la Banque de Maurice (BoM), régulateur de ce secteur, se retrouve avec un solde négatif de Rs 3,2 milliards au 30 juin de l'année dernière. C'est ce qu'indiquent des données officielles publiées sur le "Website" de la Banque centrale, mercredi dernier, soit au lendemain des échanges au sujet de la Private Notice Question (PNQ) du leader de l'opposition, Paul Bérenger, portant effectivement sur la gestion et le bilan de cette même institution pour l'exercice financier 2007/08. Compte tenu du retard d'au moins une année dans la publication officielle de ces documents, le VPM et ministre des Finances, Rama Sithanen, a donné des garanties à la Chambre que le rapport annuel de la Banque de Maurice au 30 juin 2008 sera déposé sur la table de l'Assemblée nationale au cours de la troisième semaine de juillet.

Les relations conflictuelles au plus haut niveau de la Banque de Maurice, soit le Conseil d'administration, continuent à monopoliser l'attention. Le dernier épisode en date est une prise de position publique du "Second Deputy Governor", Jameel Khadaroo, contre le gouverneur Manou Bheenick au sujet de "l'accouchement au forceps" du budget 2009/10 en marge des délibérations du vendredi 12 juin dernier. Entre-temps, le gouverneur de la Banque de Maurice est parti en mission après avoir présidé à la dernière réunion en date du Monetary Policy Committee, qui a maintenu le "Repo Rate" à 5,75% après trois baisses successives depuis octobre de l'année dernière.

Après avoir enregistré des profits de Rs 5,3 milliards au 30 juin 2007, la Banque de Maurice s'est retrouvée dans le rouge avec des pertes de Rs 3,2 Md pour l'exercice financier 2008/09, dont l'on attend toujours la publication du rapport annuel. Cette performance négative n'a nullement constitué une entrave pour le transfert de Rs 1,3 milliard au gouvernement par le truchement du Consolidated Fund aux termes de la section 11 (3) du Bank of Mauritius Act de 2004.

Pour les besoins de cette opération en faveur du gouvernement au 30 juin dernier, la Banque de Maurice s'est prévalue des dispositions de la section 47 (1) du Bank of Mauritius Act en vue d'effectuer des transferts du Special Reserve Fund. De ce fait, un montant de Rs 4,8 milliards a été transféré pour contrebalancer les pertes de Rs 3,2 Md.

Ces pertes s'expliquent, selon les documents rendus publics par la Banque de Maurice en attendant le rapport annuel, par le fait qu'en 2007/08, cette institution a essuyé des "Losses on Net Foreign Exchange and on Revaluation on Gold and SDR" de Rs 4,8 milliards. En 2006/07, la Banque de Maurice avait enregistré des profits de Rs 3,5 milliards à ce même item de son budget. En 2007/08, ces opérations ont englouti le solde positif de Rs 1,6 milliard suite à des intérêts de Rs 2,9 Md générés par des placements à l'étranger et sur le marché local. Ces intérêts sont en hausse comparativement à l'année financière précédente, avec Rs 2,5 milliards.

Au cours de l'exercice financier se terminant au 30 juin 2008, le budget pour les salaires et "Fringe Benefits" de la Banque de Maurice a frôlé la barre des Rs 200 millions, avec la somme de Rs 199,8 M. Les comptes de la Banque de Maurice font voir que l'item des "Salaries and Allowances" a augmenté de 48,3% d'une année à l'autre, passant de Rs 117,6 millions au 30 juin 2007 à Rs 174,5 M en 2008.

Une des raisons derrière ce gonflement du budget salarial est que des fonds de Rs 46,6 millions ont été prévus à l'item des "Short Term Employee Benefits". Ces fonds sont répartis comme suit, soit Rs 23,4 millions pour le financement des congés de maladie et de détente des employés et Rs 23,2 millions pour les voyages à l'étranger. Ces prévisions budgétaires avaient été formulées pour la première fois au cours de l'exercice financier 2007/08 alors que "the comparative figure for 2006/07 is Rs 52,6 million (annual and sick leave : Rs 31,2 million and air mileage Rs 21,4 million".

Les "Pension Costs" furent de Rs 19,5 millions en 2008 avec un budget de Rs 5,2 millions pour le "Staff Family Protection Scheme". Les "Directors' Remunerations" ont baissé de 2007 à 2008, passant de Rs 11,8 millions à Rs 10,6 M, dont Rs 8,4 M pour le gouverneur et les deux "Deputy Governors" et Rs 2,2 M pour les autres directeurs.

Les différentes composantes des dépenses encourues par la Banque de Maurice en 2007/08 ont plus que doublé passant de Rs 381,8 millions à Rs 636,6 M. Outre ces augmentations sur le plan salarial, les chiffres publiés par la Banque centrale au cours de la semaine écoulée font voir que les "Coin Issue and Note Issue Expenses" ont occasionné des dépenses de Rs 151,3 millions au 30 juin 2008 contre Rs 20 M pour le précédent exercice. Force est de constater qu'au cours de cette année, il y avait eu la mise en circulation de la pièce de Rs 20. A cela, il faudra ajouter que le montant inscrit à l'item de la "Depreciation of Property, Plant and Equipment" était de Rs 106,1 millions en 2008 contre Rs 20,9 M en 2007.

Les "Gold Deposits", sujet à controverse entre le ministre des Finances et le MMM, étaient évalués à Rs 1,3 milliard contre un peu plus de Rs 1 Md au 30 juin 2007. Les placements et investissements à l'étranger de la Banque centrale se montaient à quelque Rs 11 milliards, dont la majeure partie a été placée des dans "Bonds" alors que les "Deposit Accounts" s'élevaient à Rs 21,5 milliards. La Banque de Maurice a mis à la disposition de l'industrie sucrière des fonds de Rs 806,9 millions sous la "Special Line of Credit - Sugar Industry" contre Rs 1,3 milliard en 2007.


BoM : la version des anti-Bheenick

L'isolement de Rundheersing Bheenick au sein du Conseil d'administration de la Banque de Maurice est plus que confirmé. S'il fallait une preuve, elle se trouve dans une correspondance qui porte les signatures de six membres de cette instance suprême régnant à la Bank of Mauritius Tower, dont le "Second Deputy Governor", le Dr Jameel Khadaroo, qui fait partie, techniquement, du management. Une douzaine de jours après, ces directeurs donnent leur version des faits au sujet de l'épisode de "l'accouchement au forceps du budget" de la Banque de Maurice.

Ces directeurs, en l'occurrence Jameel Khadaroo, Jacques Li Wan Po, M. Ramphul ; S.R. Seeburn, Gérard Lascie et G. Vydelingum, prennent à contre-pied les explications fournies par le gouverneur de la Banque de Maurice au sujet de la séquence des événements. Tout en récusant l'expression de "Boardroom Guerilla Warfare", ces membres faisant partie du "clan" anti-Bheenick concèdent que suite à la réunion marathon du vendredi 12 juin, une autre séance de travail avait été convoquée pour le samedi 13. Ils soutiennent être engagés dans "des discussions sérieuses sur la nécessité de réduire certaines allocations exagérées".

"Il n'y a pas eu d'accouchement au forceps ni n'a-t-on eu besoin de l'intervention de gynécologues. Bien sûr en tant que directeurs responsables et ayant l'intérêt du principal actionnaire de la Banque centrale à cœur, nous ne pouvons pas voter un budget d'une telle institution comme une lettre à la poste, surtout dans une situation de crise économique qui affecte le monde entier. Les directeurs ont épluché les diverses allocations présentées dans le budget et ont apporté des amendements avant de le voter", font-ils ressortir dans leur correspondance en date du 24 juin.

Ces membres du Conseil d'administration de la Banque de Maurice s'inscrivent en faux à deux déclarations du gouverneur de la Banque centrale ; notamment par rapport au vote du budget et l'expression de "la boutique du coin". "On se demande comme le gouverneur peut faire une telle déclaration quand il sait très bien que le budget a déjà été voté vendredi. Nous ne savons pas à qui le gouverneur fait référence quand il dit qu'il ne faut pas traiter une Banque centrale comme si c'était la boutique du coin. Pour nous, la Banque centrale est une institution très importante qui mérite tout le respect et nous veillerons à ce que personne n'ose la comparer à une boutique du coin ou que nul ne soit comparé au boutiquier du coin", devaient-ils conclure.


MPC : décision unanime pour les taux d'intérêt

Le "Monetary Policy Committee" de la Banque de Maurice, qui s'est réuni, lundi dernier, a maintenu le "Repo Rate" à 5,75%. Cette décision met un terme à une série de trois baisses consécutives du principal taux directeur bancaire depuis octobre de l'année dernière. Les détails du "Monetary Policy Statement" de la Banque de Maurice, après les délibérations de lundi dernier, seront publiés à la mi-journée demain.

"The Monetary Policy Committee noted that the stimulus package implemented by the government and the substantial easing of monetary policy by a cumulative 250 basis points since October 2008 have supported business as well as consumer confidence. The full effects of these coordinated policies are yet to be felt. With domestic inflation projected to decline further over the coming months and growth expected to push up as from the second half of 2009, the Monetary Policy Committee determined that the current stance of monetary policy be maintained", souligne officiellement la Banque de Maurice.


36e Assemblée Générale de l'AHRIM

En dépit des craintes réelles, le secteur touristique reste sereine

"There are storm clouds ahead", prédisait en juin 2008, le vice Premier ministre et ministre du Tourisme, Xavier Duval, lors de l'Assemblée Générale de l'Association des hôteliers et restaurateurs de l'île Maurice (AHRIM). Cette année, pour la même occasion, lors d'une réception au Sugar Beach Hotel jeudi dernier, le ministre a été moins alarmiste. Non pas que la crise économique et financière qui secoue le monde ne pèse plus sur notre industrie. Au contraire, le tourisme mondiale en est grandement affectée. Mais en raison du plan d'action enclenché par les autorités mauriciennes en collaboration avec les hôteliers et restaurateurs pour parer à la crise, l'hôtellerie mauricienne reste sereine. Et si à ce jour, les arrivées touristiques sont en perte de vitesse de 10 %, selon Xavier Duval, l'objectif est de ramener ce chiffre à -5 % d'ici la fin de l'année. Une perspective difficilement prévisible néanmoins pour les hôteliers à ce stade, la visibilité en termes de réservation de chambre demeurant jusqu'ici floue selon les professionnels du domaine et trois prochains mois annonçant une basse saison relativement morose pour le secteur.

Les dernières statistiques publiées par la Banque de Maurice pour le mois d'avril font état d'une baisse de 20,3 % en termes de recettes touristiques comparativement à la période correspondante en 2008. Contre Rs 3,7 milliards en avril 2008, les recettes sont descendues cette année sous la barre des Rs 3 milliards pour se retrouver à Rs 2,9 milliards en avril dernier. Les chiffres d'octobre 2008 à mars 2009 indiquent que les arrivées touristiques ont baissé de 6,4 %. Le taux d'occupation dans nos hôtels a lui chuté de 17 %. Si actuellement les opérateurs indiquent que le taux de remplissage tourne autour des 45 %, soit quelque 5 % moins qu'en moyenne habituelle pour cette période de l'année, les trois mois à venir sont à craindre. La basse saison s'annonce beaucoup plus morose qu'en général. D'autant que la visibilité en termes de réservation reste toujours floue selon les opérateurs, la tendance étant le ultra last minute booking. N'empêche qu'en dépit des craintes réelles, le secteur touristique affiche néanmoins un certain optimisme. Et pour cause les résultats des six premiers mois de l'année démontrant que Maurice a réussi à résister tant bien que mal à la crise.

L'impact de la crise mondiale a été moindre qu'envisagée estime l'AHRIM

Dans son rapport annuel, l'AHRIM rappelle que la performance du secteur en 2008 a été modeste avec notamment une hausse de 2,6 % en termes d'arrivées touristiques et alors que la hausse en termes de recettes ne s'élève qu'à 1,3 % comparée à 27,3 % en 2007. Le taux d'occupation dans les hôtels a lui chuté de 76 % en 2007 à 68 % en 2008. Si le taux d'arrivées touristiques a certes affecté le taux d'occupation de chambres d'hôtels, l'AHRIM indique également que d'autres facteurs dont la hausse par 6 % du nombre de chambres ainsi qu'une croissance du nombre de touristes préférant d'autres types d'hébergement ont également contribué réduire les chiffres d'affaires des hôteliers. En moyenne, souligne l'AHRIM, se basant sur les rapports des principaux groupes hôteliers, il y a eu une baisse conséquente de 40 à 50 % des profits comparé à 2007. Néanmoins, l'impact de la crise mondiale a été moindre qu'envisagée, assurent les opérateurs.

Pas de pertes d'emploi massives

Tommy Wong qui a été reconduit à la présidence de l'AHRIM souligne lui que si l'industrie résiste, elle reste néanmoins vulnérable et très sensible aux facteurs extérieurs. "Si nous gardons la tête hors de l'eau, grâce aux efforts soutenus de tous ceux engagés dans le secteur, nous devons tenir compte que les trois prochains mois ne présagent rien de bon. Et la visibilité reste floue quant à tendance mondiale des départs", indique Tommy Wong. Il rappelle que l'industrie résiste à la crise sans qu'il y ait eu des casses ou de pertes d'emplois massives. Cette résistance, dit-il relève du fait que les actions pour faire front à la crise mondiale ont été concertées et établies en étroite collaboration. Le ministre du Tourisme a d'ailleurs félicité, jeudi dernier, l'ensemble des opérateurs hôteliers pour leur contribution précieuse dans l'implémentation du plan d'action pour sauver l'industrie de la crise. Observant qu'au début de la crise économique mondiale qui a commencé à affecter le secteur touristique à Maurice dès juillet dernier, il y a eu une période d'hésitation sur la façon de réagir, Xavier Duval souligne qu'un consensus sur la ligne à suivre s'est cependant dégagé à partir du mois de janvier 2009. Et d'ajouter ainsi que la MTPA, Air Mauritius et l'AHRIM ont entrepris une action ciblée et concertée sur les principaux marchés notamment en Afrique du Sud, à la Réunion, en Inde et dans les marchés traditionnels européens. De même soutient le ministre, les résultats de la campagne lancée en Inde autour du thème An affordable dream sont positifs. Et l'opération Maurice sans passeport, destinée au début à une clientèle précise en France et en Italie a été étendue aujourd'hui à tous les touristes français et italiens, précise-t-il.

La nouvelle version de Maurice sans passeport sera lancée lors d'une conférence de presse à Paris, lundi, en présence de Robert Desvaux et Karl Mootoosamy, respectivement président et directeur de la MTPA. Il ne faut pas oublier ajoute Xavier Duval que les ressortissants marocains travaillant dans les pays du Golfe peuvent également bénéficier des mêmes facilités. Le ministre du Tourisme saisit l'occasion pour lancer un appel aux opérateurs hôteliers mauriciens pour qu'ils s'assurent que le message atteigne tous leurs clients. "Nous devons agir en synergie. Nos actions ont été concrètes et aujourd'hui, Maurice souffre nettement moins que les autres destinations. Cette crise nous a montré deux choses : premièrement nous devons être très agressifs sur les différents marchés. Et deuxièmement nous ne pouvons rien réussir si tous les acteurs, notamment les transporteurs aériens, le gouvernement et bien entendu les hôteliers ne sont pas d'accords", rappelle Xavier Duval.

Lancement du projet Branding Mauritius le 8 octobre

Le ministre annonce par ailleurs que le projet Branding Mauritius confié à la firme britannique Acanchi, sera présenté officiellement le 8 octobre. Ce projet vise à présenter la nouvelle image de marque de Maurice. Xavier Duval met également l'accent sur la collaboration des transporteurs aériens. Rappelant que Corsairfly a récemment introduit une nouvelle desserte via Nantes en France, Emirates de deux nouveaux services et que Virgin sera de retour alors que British Airways a annoncé la réintroduction de leur service première classe, le ministre insiste sur l'importance de la compagnie d'aviation nationale. "Air Mauritius a été, est et sera toujours là. Notre transporteur national joue un rôle très important pour le développement de l'industrie touristique. C'est notre assurance pour l'avenir ", dit-il. D'où son appel aux hôteliers à soutenir la compagnie aérienne locale. "If we want to have forward planning we can always count on Air Mauritius. And Air Mauritius must know that he can also count on us", souligne le ministre. Xavier Duval ajoute par ailleurs que si notre tourisme, comme partout au monde traverse des temps difficiles, il ne faut pas oublier que l'hôtellerie est un investissement à long termes. "This is bad time for some time. But happy days will be back again", assure-t-il.

Au niveau de l'AHRIM, on est d'avis que les efforts doivent se concentrés non seulement pour mitiger l'impact de la crise, mais aussi en vue d'être prêt pour la relance. L'objectif fixé pour l'année prochaine : l'amélioration du produit touristique, indique le nouveau président. Et pour ce faire, il faut continuer avec les investissements en termes de promotions et l'amélioration des prestations. La formation du personnel doit également être un des axes prioritaires du secteur. L'association, dit-il, accordera un soutien aux opérateurs les plus fragiles. "Priorité doit être accordée aux plus vulnérables, notamment les nouveaux entrants, les hôtels en restructuration ainsi que les petits et moyens hôtels qui disposent de moins de ressources", fait ressortir l'AHRIM. Tommy Wong soutient par ailleurs que dans le cadre de leurs efforts, les hôteliers se sont engagés pour la promotion du tourisme durable qui tiendra compte de la gestion de l'énergie. Et dans un même élan, rappelle le président de l'AHRIM, les efforts doivent être maximisés quant à l'organisation de la coupe du monde de football en Afrique du Sud. "This is a huge opportunity that we should not miss as the world will be focused on South Africa and the region during this event", rappelle-t-il.


Xavier Duval reproche aux hôteliers leur manque d'intérêt face à la responsabilité sociale

Pour la deuxième année consécutive le vice Premier ministre et ministre du Tourisme a reproché aux hôteliers leur implication dans la Corporate Social Responsibility (CSR). Xavier Duval s'est dit "déçu" du manque d'intérêt des hôteliers face à ce projet d'envergure nationale. C'était la conclusion de son discours lors de la réception à l'occasion de la 36e Assemblée Générale de l'AHRIM, jeudi dernier. Un message de vérité qu'il a souhaité passer aux opérateurs afin que ces derniers réagissent en conséquence.

"A part un groupe hôtelier, les établissements ont manifesté très peu d'intérêt pour ce projet. We have to show social involvement. We have to show that we care for people around us. We have to show that we care for the environment around us. Everything shows that if the destination is not right then your hotel will not be right. The destination must be conducive to the tourist industry", a insisté le ministre. Xavier Duval rappelle ainsi que "le gouvernement croit dans l'industrie touristique. Nous avons mis Rs 6 milliards de garantie pour Air Mauritius car nous avons à cœur l'intérêt de l'industrie touristique. Rs 500 M venant des contribuables ont été utilisées pour promouvoir les établissements hôteliers mauriciens, mais il ne s'agit pas uniquement de sauvegarder les industries".

Les hôteliers avancent les difficultés financières pour se défendre

Et de faire ressortir qu'il est important que les manquements en matière d'embellissement du paysage et de la protection de l'environnement soient comblés. "Il y a beaucoup plus d'efforts à faire pour améliorer notre image. C'est le devoir de chaque citoyen et avant tout la responsabilité sociale des hôteliers qui doivent tenir compte non seulement de l'environnement immédiat de l'hôtel, mais ses alentours". Pour leur part, les hôteliers concèdent que les efforts en ce sens ont été moindre. "Mais il ne s'agit pas d'un manque de volonté. C'est en raison des difficultés encourues par l'industrie ces derniers mois", explique le président de l'AHRIM. Tommy Wong rappelle que la baisse des revenus a obligé les hôteliers à revoir leur plan et donc mettre en suspens certains projets dont ceux du CSR. "Malheureusement nous n'avons pu nous dévouer comme convenu et prévu. 2008 a été difficile et l'impact sera semblable pour 2009", indique-t-il. Toutefois, à ce stade, les projets ont été uniquement gelés. "Nous espérons pouvoir contribuer davantage et assumer nos responsabilités", ajoute le président de l'AHRIM.


Commerce au détail

PrideMark, grande surface de prêt-à-porter introduit le "hard discount" à Maurice

PrideMark, grande surface de prêt-à-porter qui a officiellement ouvert ses portes à Emerald Park, Trianon, à côté de Mr Bricolage vendredi ambitionne de révolutionner le commerce au détail à Maurice. Ce mégastore de Wayward Ltd, filiale du Groupe Jusrut introduit, en effet, dans le pays le concept de "hard discount" très populaire en Europe et aux Etats-Unis.

Le grand magasin de prêt-à-porter de 16,000 pieds carrés qui commercialise essentiellement des vêtements de marque promet d'offrir des produits griffés - Paul & Shark, Abercrombie & Fitch, Marlboro Classis, Timberland, Camaieu, Dolce Gabana, entre autres - à des prix allant jusqu'à dix fois moins chers. Pour atteindre cet objectif, PrideMark cible le marché mondial du déstockage. Le Groupe Jusrut auquel il est associé et qui compte plus d'une trentaine d'années d'expérience dans le créneau de l'habillement a tissé à travers le monde un vaste réseau de contact avec des fabricants et fournisseurs de prêt-à-porter.

Le mégastore rachètera leurs stocks excédentaires et entend les proposer à des prix, dit-on, "défiant toute concurrence" sur le marché local. "Nous voulons que les consommateurs portent des habits de marque sans que n'explose leur budget déjà mis à mal par la baisse du pouvoir d'achat", explique dans un communiqué M. Ashok Jusrut, pdg du Groupe Jusrut. Le grand magasin ouvert depuis vendredi offre vêtements, chaussures et accessoires pour hommes, dames et enfants de tous âges. Déjà, le Groupe Jusrut envisage l'ouverture d'un deuxième PrideMark de 22,000 pieds carrés au Centre commercial Jumbo de Riche-Terre dans les mois à venir.


Fruit d'un partenariat Henri Fraise/Castel

Une nouvelle brasserie, Union Beverages Ltd, voit le jour

Une nouvelle brasserie voit le jour. Sise à Nouvelle-France, Union Beverages Ltd est le fruit d'un partenariat entre deux multinationales - Henri Fraise & Fils et le Groupe Castel. Elle introduira bientôt une nouvelle bière mauricienne.

La nouvelle brasserie a été lancée au moyen d'un financement initial de Euros 11.5 millions(Rs 500 millions). L'ouverture de cette entreprise permet la création initiale de plus de 150 emplois. D'une capacité de production de 2000 bouteilles/heure, elle est dirigée par M. Yves de Commarmond, Mauricien né à Madagascar et qui compte 32 ans d'expérience dans le marketing. Le directeur technique de Union Beverages Ltd est un ressortissant allemand; M. Richard Hufnagel, maître brasseur qui a été au service du Groupe Castel depuis 10 ans. Il a, notamment, travaillé en Allemagne, au Maroc et en Algérie.

Outre cette marque locale qu'elle compte lancer bientôt, la nouvelle brasserie produira également des marques internationales ainsi que d'autres boissons. Numéro Un français du vin, le Groupe Castel est mondialement connu dans les métiers du vin et de la bière. Quant à Henri Fraise & Fils, cette entreprise est implantée dans l'océan Indien depuis plus de 60 ans. Elle est, notamment, actionnaire principal des Brasseries Star à Madagascar.



é c o n o m i e WEEK-END --- dimanche 28 juin 2009