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a c t u a l i t é s
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WEEK-END --- dimanche 28 juin 2009
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ÉCONOMIE – Perspectives
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Emploi : le plus gros défi pour les prochains mois
Télévision nationale
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MBCTv: Bijaye Madhou prend la porte de sortie
Travaux d'infrastructure
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Nouveau terminal : les Chinois débarquent
ÉCONOMIE - Perspectives
Emploi : le plus gros défi pour les prochains mois
Avec les clameurs budgétaires déjà estompées,
la réalité sur le plan économique est caractérisée
par les risques potentiels à l'emploi. Les dernières
prévisions établies par le Central Statistical Office
(CSO) et la Banque de Maurice au cours de la semaine écoulée
ont quelque peu refroidi les ardeurs à l'Hôtel du
gouvernement. Ces deux institutions ont mis en garde contre une
reprise du taux de chômage en 2009, alors que pour les dernières
années, le gouvernement se félicitait d'avoir pu
renverser la tendance du taux de chômage. De son côté,
Raj Makoond, en sa double capacité de directeur du Joint
Economic Council (JEC) et de coprésident du comité
de pilotage de la mise en uvre de l'Additional Stimulus
Package, réitère le potentiel de dérapage
concernant le chômage. La performance de l'Export-Oriented
Enterprises (EOE) au cours du premier trimestre, avec une
baisse de 12% des emplois, laisse voir des appréhensions
même si les principaux opérateurs dans ce même
secteur affichent un optimisme prudent dans la conjoncture.
"Les pertes d'emplois constituent un risque important.
Elles demeurent le plus grand défi pour les prochains six
mois. Nous allons devoir élaborer des mesures pour éviter
au maximum les pertes d'emplois. Tel est l'objectif principal
désigné alors que nous entamons le second semestre",
a fait comprendre à Week-End Raj Makoond, qui trouve
que le secteur le plus vulnérable est les Petites et moyennes
entreprises (PME).
Ainsi, au niveau du "Mechanism for Transitional Support
to the Private Sector" (MTSP), appelé à
se transformer en "Saving Jobs and Recovery Fund"
(SJR Fund), les priorités consistent à mettre en
opération et ce, dans les meilleurs délais, les
facilités de "Leasing" pour la modernisation
des équipements et outils de production des PME de même
que de faire démarrer le guichet spécifique de financement
bonifié en faveur des PME selon la formule de la "Mauritius
Approach".
"Ces deux projets ont été annoncés
par le VPM et ministre des Finances dans le Budget 2009. Nous
devrons prendre le maximum de précaution pour assurer la
survie des PME. En parallèle, nous travaillons sur le projet
d'Export Credit Insurance Scheme (ECIS) afin de soutenir
les efforts des exportateurs mauriciens dans la consolidation
de leurs parts de marché à l'étranger",
poursuit le directeur du JEC.
La conjoncture économique et budgétaire a également
vu un certain ralentissement quant au recours aux ressources financières
sous l'Additional Stimulus Package par des entreprises en difficultés
dans le sillage de la crise économique internationale.
Dans le cadre du Budget 2009, le VPM et ministre des Finances,
Rama Sithanen, avait élargi la gamme d'entreprises susceptibles
de prendre avantage des possibilités d'assistance financière
sous l'Additional Stimulus Package.
Mais force est de constater que le nombre de dossiers soumis au
"Mechanism for Transitional Support to the Private Sector"
n'a guère augmenté sensiblement. En cette fin de
juin, le nombre de dossiers d'assistance financière à
l'étude est toujours de 25, soit pratiquement le même
que celui noté à la veille de la présentation
du Budget. Les principaux animateurs du MTSP se veulent prudents
dans leurs analyses au sujet du ralentissement ou du refroidissement.
"Nous ne voulons pas tirer de conclusions hâtives
au sujet de ce ralentissement. Nous sommes en présence
d'au moins 25 demandes formelles alors qu'il a des contacts préliminaires
venant d'un certain nombre d'autres entreprises. Nous devrons
être en mesure d'annoncer des décisions officielles
très bientôt dans deux autres dossiers. Nous préférons
maintenir la vigilance du côté des PME et de l'industrie
hôtelière", poursuit Raj Makoond. La main-d'uvre
engagée dans le secteur des PME est au nombre de 237 000,
représentant 43% des emplois créés à
Maurice.
Par ailleurs, les premières autorisations du ministère
du Travail et des Relations industrielles pour le démarrage
de la semaine réduite de travail, trois jours au minimum,
devront être émises sous peu. C'est ce qu'a appris
Week-End de sources concordantes autorisées deux
mois après l'adoption de cette mesure. Le "Mix
of Work and Training Programme" a été élaboré
sous l'Additional Stimulus Package en vue de réduire au
maximum les risques de licenciements dans le secteur manufacturier
en raison de la crise économique internationale.
La coordination du programme de semaine de travail réduite
est assurée conjointement par le ministère du Travail
et la Mauritius Employers'Federation (MEF). En fin de semaine
dernière, aucune des sources autorisées, que ce
soit au ministère du travail et dans le privé, n'avait
voulu s'aventurer pour confirmer le nombre d'entreprises ayant
soumis des demandes ou encore le nombre d'employés concernés.
Mais au ministère du Travail, l'on maintient que le feu
vert pour le "Mix of Work and Training Programme"
revient uniquement au chef de cabinet après examen des
conditions arrêtées et annoncées.
Néanmoins, la direction de la Mauritius Employers'Federation
se dit consciente que les prochains mois seront déterminants
au plan du chômage en s'appesantissant sur le fait que sans
les effets de l'Additional Stimulus Package, l'évolution
de la situation au cours de ces premiers six mois aurait pu être
plus compromettante. Se basant sur une enquête auprès
de ses membres après la présentation du Budget 2009,
la MEF n'écarte pas la possibilité d'une augmentation
du taux de chômage dans les mois à venir.
Dans l'attente d'expliciter son analyse au sein du "Monetary
Policy Statement" de demain, la Banque de Maurice se
montre également pessimiste par rapport à l'emploi.
"Economic conditions in Mauritius have been influenced
by these global developments. The steadily declining growth in
the last three quarters of 2008 is expected to have continued
in the first two quarters of 2009 but the quarterly domestic growth
rate is anticipated to rise as from the second half of 2009. Labour
market developments are likely to reflect trends in the broader
economy with some lag, suggesting a possible rise in unemployment
in the coming quarters", note la Banque centrale en cette
fin de juin.
Prévisions - CSO : taux de chômage féminin
à 13,9% en 2009
Le taux de chômage devrait enregistrer un renversement de
la tendance en 2009, soit une hausse après quelques années
de répit. Cette situation pourrait intervenir même
si le nombre d'emplois dans les différents secteurs économiques
devrait atteindre 522 700 à fin 2009, soit une progression
de 3 700 comparativement à 2008. Le nombre de chômeurs
pourrait se situer à la hauteur des 45 200, soit 4 800
de plus qu'en 2008, le taux passant de 7,2% à 8%. C'est
ce que prévoit le Central Statistical Office (CSO) en se
basant sur les données recueillies lors du "Continuous
Multi-Purpose Household Survey" entrepris entre janvier
et mars de cette année.
Déjà le taux de chômage pour le premier trimestre
de cette année a atteint les 8% : 44 900 sans-emploi, dont
27 100 femmes et 17 800 hommes. Néanmoins, le gouvernement
soutient que malgré cette hausse, le taux est inférieur
au 8,2% du premier trimestre de l'année dernière.
"Unemployment rate is expected to increase from 7,2% in
2008 to 8% in 2009", note le dernier rapport du Bureau
central des statistiques. A fin mars dernier, le nombre de chômeurs
a augmenté de 9 900 comparativement à la fin de
décembre, où, semble-t-il, les possibilités
d'emplois saisonniers étaient plus importantes. Toujours
de décembre 2008 à mars 2009, le nombre d'emplois
créés a régressé de 14 300 pour atteindre
les 518 000.
Mais la caractéristique la plus inquiétante concerne
le taux de chômage féminin, soit 13,9% pour la fin
de cette année, ce qui constitue une augmentation de 1,2%
par rapport à fin 2008.
Le taux de chômage chez les hommes devra descendre sous
la barre des 5% d'ici la fin de cette année. Un autre facteur,
qui suscite des appréhensions, est la durée de chômage
pour une grande majorité. A la fin de mars, huit demandeurs
d'emploi sur dix ont passé les douze derniers mois à
chercher du travail. 12% des demandeurs s'étaient retrouvés
sur le pavé suite à une compression de personnel
dans les entreprises qui les employaient.
Des 44 900 chômeurs enregistrés à fin mars
dernier, 60% étaient des femmes alors que deux sans-emploi
sur cinq étaient âgés de moins de 25 ans.
La radioscopie du problème du chômage à la
fin du premier trimestre s'établit comme suit :
un chômeur sur deux (22 500) est célibataire, dont
une grosse majorité (78%) chez les femmes ;
un demandeur d'emploi sur cinq ne détient pas un Certificate
of Primary Education (CPE) ;
un sur deux pas de School Certificate (SC) ;
un sur trois se classe dans la catégorie des "First
Job Seekers" ;
un sur huit un chef de famille ;
un sur six dans des familles où aucun membre n'est engagé
dans des activités économiques ;
un sur trois a une expérience professionnelle dans le secteur
manufacturier ;
un sur six a déjà travaillé dans l'industrie
de la construction et
un sur huit dans l'hôtellerie et
un demandeur d'emploi sur trois s'étant fait enregistrer
dans le bureaux de placements du ministère de l'Emploi
en vue de trouver un "Job".
Sur les 518 000 emplois disponibles à la fin de mars dernier,
la grande majorité, soit 61%, était engagée
dans le secteur tertiaire couvrant le commerce, les hôtels,
la restauration, le transport et le secteur des services en général
; 30% dans le secondaire avec le manufacturier, la construction,
l'eau et l'électricité et moins de 10% dans le secteur
primaire, soit les activités agricoles en général.
Effets de la crise - Exportations : perte de 8 280 emplois
en un an
La performance du secteur des "Export-Oriented-Enterprises"
(EOE) reste un facteur clé dans la résilience de
l'économie face à la crise internationale. Les données
officielles pour le premier trimestre de 2009 indiquent une contraction
de 12,4% de la main-d'uvre comparativement au niveau atteint
en mars 2008. La valeur des importations de matières premières
a également chuté de 34% au cours de ces trois premiers
mois alors que celle des biens d'équipements a été
réduite de plus de 50%. Face à des indicateurs inquiétants,
des principaux opérateurs dans le secteur du textile se
disent satisfaits d'avoir pu maintenir leurs parts de marché
à l'étranger.
Sur les 8 280 emplois perdus à la fin de mars dernier dans
le secteur des entreprises tournées vers l'exportation,
les femmes ont été affectées deux fois plus
que les hommes. 5 968 femmes ont perdu leur emploi contre 2 312
alors que le nombre de ressortissants étrangers a connu
une hausse de 1 423 au cours de la même période.
La filière du "Wearing Apparel" a été
la plus touchée par le phénomène de réduction
d'emplois, notamment de 7 380 postes, passant de 49 037 à
41 657.
L'horlogerie, la bijouterie et l'électronique ont été
également frappés de plein fouet par la crise économique
au plan international. Ces activités ont connu un délestage
de 554 emplois d'une année à l'autre. Sur les 12
entreprises qui ont fermé leurs portes de janvier à
mars dernier, quatre opéraient dans la ligne des "Jewellery
and Related Articles" et cinq dans le "Wearing
Apparel".
La valeur des exportations pour le premier trimestre a été
de Rs 7,8 milliards, soit une progression nominale de 1,8% comparativement
à mars 2008. Force est de constater que cette performance
s'explique en partie par l'évolution du taux de change
de la roupie, dont une dépréciation moyenne dans
la fourchette de 14% à 15,6%, par rapport à la livre
sterling et à l'euro durant ces douze derniers mois. Néanmoins,
comparativement aux recettes d'exportations générées
au cours du dernier trimestre de l'année, l'écroulement
est plus significatif, soit de 16,9%.
Dans son analyse, le Bureau central des statistiques souligne
que "exports of manufactured articles of apparel and clothing
went down significantly by 18,5% of Rs 1,109 million during the
first quarter 2009 to reach Rs 4,870 million. Other significant
decreases were registered in Jewellery, Goldsmiths and Silversmiths
Wares (- Rs 86 million or 41,7%) and Toys, Games and Sporting
Goods (- Rs 17 millions or 39,5%). "
Les exportations alimentaires, notamment du poisson et autres
préparations à base de poisson, ont tiré
leur épingle du jeu dans cette conjoncture morose. La valeur
des "Fish and Fish Preparations" a augmenté
de 18,8% pour se retrouver à la hauteur de Rs 1,5 milliard
à fin mars dernier. En 2008, les activités du "Seafood
Hub" ont généré des recettes globales
de Rs 6,2 milliards.
Si la valeur des exportations a augmenté de 21,9% sur le
marché américain (Rs 903 millions), par contre,
elle a connu une baisse de 11,7% vers la Grande-Bretagne et de
13,6% vers la France (respectivement de Rs 2,5 milliards et de
Rs 1,2 Md). Sur le plan régional, les exportations vers
l'Afrique du Sud a progressé de 58,7%, de Rs 334 millions
à Rs 530 M, mais avec une baisse de Rs 20 millions (-7,4%)
vers Madagascar, principalement en raison des troubles politiques
ayant secoué ce pays.
Au cours de ces trois premiers mois de l'année, la situation
n'avait été guère brillante au niveau des
importations de matières premières et de biens d'équipements.
La baisse globale a été de 18,1% avec les importations
de matières premières en baisse de 34%, passant
de Rs 5,5 milliards à la fin du premier trimestre de 2008
à Rs 3,6 Md en 2009, soit le plus bas niveau d'importation
des matières premières depuis le début de
2008. Les investissements dans les équipements ont été
réduits de moitié, soit seulement Rs 158 millions
contre Rs 340 M.
En tenant compte des récents commentaires des principaux
opérateurs dans le secteur du textile, il semblerait que
des signes positifs ont été notés au cours
du deuxième trimestre. Dans une dépêche au
cours de la semaine écoule, l'agence de presse britannique,
Reuters révèle que "textile firms in Mauritius
that supply some of Europe's biggest high-streets stores say a
steady depreciation of the local currency has shielded the sector
from falling demand this year". La conséquence
est que la confection et l'habillement se trouvent en meilleure
posture pour le premier semestre de 2009.
Citant Harold Mayer, "Chief Executive Officer"
de CIEL Textiles, qui approvisionne la chaîne de magasins
du Marks & Spencer Group Plc et le groupe Next en Grande Bretagne
et la chaîne espagnole Zara, Reuters rapporte que "we
have steadied our sales and expect to break-even this year which
given, the difficult circumstances is a good performance (...)
Most of our customers are trading at 5 to 10 percent less than
previously but we have held our market share, perhaps even increased
it slightly, with no huge drop in turnover".
Le président de la Mauritius Exports Association (MEXA),
Ahmed Parkar, qui s'est engagé dans le débat du
"Managed Float" de la roupie, confie pour sa
part à Reuters que "the shift in the exchange rate
had already shored up orders in time for the key British market's
peak buying period of March-June. Despite the slowdown, the UK
market has not showed weakness. Indeed, it has been surprisingly
stable and strong. Maybe there has been a softening of prices
but if your product is strong, there will always be demand for
clothing, unless the world is to go naked".
A l'il nu, une cruelle vérité, qui ne laissera
pas insensible en cette période où tout un chacun
se plaint du manque de visibilité...
Télévision nationale
MBCTv: Bijaye Madhou prend la porte de sortie
Le feuilleton à la direction générale de
la station de télévision nationale, la Mauritius
Broadcasting Corporation (MBCTv), avec entre autres le président
du Board, Fareed Jangeerkhan, et l'ancien directeur général,
Bijaye Madhou, à couteaux tirés a connu un dénouement
dans la soirée de vendredi. Convoqué à l'Hôtel
du gouvernement peu après 20 heures, vendredi, l'ancien
directeur de la station de télévision, dont la "tête"
avait été mise à prix non seulement par les
parlementaires de l'opposition, MMM et MSM confondus mais également
par des proches du pouvoir, a été contraint de soumettre
sa lettre de démission selon les vux du Premier ministre,
Navin Ramgoolam, transmis par tierce partie. Le scénario
de rechange était déjà préparé
car aussitôt réception formelle de la lettre de démission
Dan Callikan, "Special Adviser" au Prime Minister's
Office, a été nommé en remplacement de Bijaye
Madhou. Le tout était bouclé à 22 h 30, vendredi.
Pour les habitués des couloirs de la MBCTv et de l'Hôtel
du gouvernement, le départ de Bijaye Madhou était
programmé depuis quelque temps déjà compte
tenu du cumul de scandales et de manquements dans la couverture
de fonctions officielles du Premier ministre. Pour d'autres encore,
l'événement de vendredi dernier à la direction
générale de la MBCTv, cela malgré le poids
de la personnalité dans la circonscription du chef du gouvernement,
Pamplemousses/Triolet (N°5), confirme le fait qu'il y a des
limites à ne pas franchir. Enfin, d'autres trouveront à
redire à l'effet que l'application du couperet a pris plus
de temps que nécessaire, donnant l'impression d'une décision
entérinée dos au mur.
Les recoupements d'informations effectués par Week-End
auprès des sources autorisées confirment que si
la Saga Pepsi Sega Hungama, une émission produite localement,
a constitué le catalyseur pour le départ forcé
de Bijaye Madhoo, les conclusions du récent rapport du
Management Audit Bureau (MAB) portant sur le non-respect des procédures
et dénonçant des dépenses exagérées
à la MBCTv ont pesé de tout leur poids.
D'autres gaffes administratives sont venues se greffer sur les
problèmes de l'ancien directeur général de
la MBCTv. Parmi l'on relève la succession de bévues
accumulées par la MBCTv lors de la couverture des fonctions
avec la présence du Premier ministre, dont l'une des dernières
en date remonte à la cérémonie d'inauguration
de la "Flexi-Factory" de MTMD à Savannah.
Ensuite, le dernier incident retenu contre le directeur général
serait la décision des trois chaînes de télévision
nationale de faire l'impasse, vendredi, sur la mort du chanteur
Michaël Jackson en renvoyant les téléspectateurs
à la chaîne de TNT, nullement accessible à
toute la population.
La Saga Pepsi Sega Hungama, dont le coût de Rs 500 000,
prévu initialement, est passé à Rs 13 millions,
continuera à hanter Bijaye Madhou. Mardi dernier à
l'Assemblée nationale, suite à une interpellation
du député du MMM, Rajesh Bhagwan, Navin Ramgoolam
devait lever le voile sur ses intentions même si aucune
indication sur le "Timing" de la mise à
exécution n'était disponible.
"Following various allegations of mismanagement in the
affairs of the MBC, including those made regarding the Pepsi Sega
Hungama, if the Honourable Member, remembers, I took the initiative
to ask the Management Audit Bureau to enquire into the matter.
I have now received the report from the MAB and this report is
being studied by my office. I shall certainly consider appropriate
remedial measures in the light of the findings and recommendations
of this report", avait soutenu le chef du gouvernement.
De manière systématique, ce député
du MMM avait réclamé lors du "Question Time"
la démission de Bijaye Madhou en tant que directeur général
de la MBCTv.
Lors des interpellations supplémentaires proposées
par les députés Mahen Jhugroo et Ajay Gunness, le
Premier ministre allait laisser voir que les ponts étaient
coupés avec l'ancien directeur de la MBCTv ou encore que
"the writings were on the wall". "I suppose
that the Honourable Member is referring to the report that the
Director-General made and that was praiseworthy on the MBC. Is
that the report the Honourable Member is talking about ?"
devait-il faire comprendre à une intervention du député
Gunness.
Devant la montée en puissance des critiques de l'opposition
contre la gestion de la MBCTv, le Premier ministre devait concéder
que "I have already impressed upon the MBC the imperative
mood for the Corporation to immediately redefine its policy regarding
extra work and payment for such extra work as that performed during
elections and by-elections, this with a view to better adhering
to the principles of transparency and accountability, and for
optimum utilisation of human and financial resources, without
an iota of wastage of such resources". La gifle était
encore plus sonnante dans le vacuum d'un ressaisissement.
Et le scandale des coûts de réparation de la voiture
officielle de l'ancien directeur général de la MBCTv
La MBCTv a dû débourser Rs 490 315 pour les réparations
de la voiture avec une autre facture de Rs 364 994 en suspens.
Il faut ajouter également la somme de Rs 237 746 pour le
servicing et une facture de Rs 48 444, qui n'avait pas
encore été vérifiée ; soit des dépenses
s'élevant à Rs 1,1 million.
Sur la base des extravagances financières relevées
à la MBCTv, le MAB, même si le rapport n'avait pas
établi des "Indictments" à la manière
de l'Independent Commission Against Corruption (ICAC), avait recommandé
des mesures de redressement et des actions dans les plus brefs
délais. D'autres sources affirment que sur la base des
recommandations du MAB, d'autres employés de la MBCTv pourraient
être visés par cette nouvelle version de "lev
paké! allé!"...
La coïncidence du come-back de Callikan
Dan Callikan, qui avait initialement exercé à la
MBCTv en tant que journaliste dans les années 70 et en
tant que directeur général sous le gouvernement
de sir Anerood Jugnauth de 1986 à 1988, effectue un nouveau
come-back. A noter que le contexte politique est quasi similaire.
En 1986, Dan Callikan s'était retrouvé à
la tête de la MBCTv un an avant les élections générales
de 1987. L'opposition MMM avait dénoncé la manière
de procéder de Dan Callikan en tant que patron de la télévision
nationale lors de la campagne électorale de 1987. Techniquement,
des élections générales devraient avoir lieu
au plus tard l'année prochaine, avec toujours Dan Callikan
à la tête de la MBCTv.
Entre-temps, le nouveau directeur général de la
MBCTv a déjà présidé à une
première rencontre avec des membres du personnel dans la
journée d'hier. Cette première prise de contact
devra être suivie par des séances de travail ciblées
pour expliciter "la philosophie et la méthode de
travail prônées". Le message du nouveau
directeur général est que "la MBCTv doit
donner satisfaction à tout un chacun au sein de la population
et que chacun des employés doit apporter sa contribution".
Il se chuchote que le conseil d'administration sera reconstitué
sous peu en vue de faire oublier les "insultes, dénonciations
et invectives", qui étaient devenues monnaie courante
lors des réunions jusque-là.
Travaux d'infrastructure
Nouveau terminal : les Chinois débarquent
Au cours de la semaine écoulée, le projet de construction
du nouveau "Passenger Terminal" au Sir Seewoosagur
Ramgoolam International Airport a franchi une nouvelle étape.
Mardi et mercredi derniers, s'est déroulée une "Pre-Bid
Conference" avec le déplacement à Maurice des
représentants des trois firmes de la République
populaire de Chine (RPC) présélectionnées
par les autorités chinoises pour l'exécution des
travaux à Plaisance lors des prochains 24 mois. Les représentants
chinois ont eu également l'occasion de visiter le site,
identifié pour accueillir l'un des plus importants chantiers
nécessitant des investissements de quelque Rs 11 milliards.
Les trois firmes, qui participeront à cet exercice d'appel
d'offres, sont la China State Construction Engineering Corporation
Ltd, la China International Water and Electric Corporation et
la Beijing Construction Engineering Group Co. Ltd. Après
l'exercice de la semaine écoulée, ils disposeront
d'un délai de deux mois, soit arrivant à échéance
le 25 août prochain, pour soumettre leurs cotations.
Dans le meilleur des cas, l'octroi du contrat pourrait intervenir
dans une période de deux semaines après la fermeture
d'appels d'offres. Mais si la nécessité exige des
consultations plus approfondies au sujet des détails des
cotations, l'allocation du contrat pourrait prendre plus de temps.
Mais cela ne devrait nullement empêcher les autorités
de prévoir la cérémonie officielle de la
pose de la première pierre du nouveau terminal le vendredi
18 septembre, coïncidant avec la date d'anniversaire de l'ancien
Premier ministre et " père de la nation ",
sir Seewoosagur Ramgoolam. Dans les milieux autorisés de
l'Airports of Mauritius Limited, l'on prend le soin de répondre
qu'à ce stade aucune décision n'a encore été
entérinée par rapport à la cérémonie
de la pose de la première pierre présidée
par le Premier ministre, Navin Ramgoolam.
"Vu que le projet du nouveau terminal de l'aéroport
sera exécuté on a Turnkey Basis, plus particulièrement
selon le concept d'Engineer, Procure and Construct (EPC),
nous prévoyons des séances de présentation
de chacune des trois firmes soumissionnaires au cours de la première
semaine de septembre. Les représentants de ces firmes devront
faire des exposés au sujet des Detailed Designs prévus",
a déclaré à Week-End Deva Thancanamootoo,
Deputy Chief Executive Officer d'Airport Terminal Operations
Limited (ATOL). Le CEO de cette compagnie, dont les principales
attributions sont de " secure the financing, manage the
project during construction and ensure its commissioning and finally
operate the new terminal ", est Bruno Mazurkiewicz. Les
principaux partenaires sont Airports of Mauritius Limited (AML),
avec 90% des actions, et Aéroports de Paris Management
(ADPM) disposant de 10%.
Dans la journée de mardi dernier, le consultant des Aéroports
de Paris Ingénierie (ADPi) a animé une présentation
des composantes architecturales et structurelles du projet aux
représentants des trois firmes chinoises. Ces derniers
ont également eu l'occasion de faire des visites sur le
terrain en vue de mieux appréhender la topographie. Ils
ont également eu droit aux résultats des "Geotechnical
Investigations" déjà effectuées
pour le compte de l'Airports of Mauritius. Ces séances
de travail se sont déroulées en présence
du président du conseil d'administration d'Airports of
Mauritius, Pazhany Rangasamy, du CEO d'AML, Serge Petit, et du
CEO d'ATOL.
Les conclusions de l' "Environmental Impact Assessment"
aussi bien que les "Mitigating Factors", inclus
dans l'EIA Licence du projet de construction d'un nouveau terminal
au Sir Seewoosagur Ramgoolam International Airport, ont également
fait l'objet d'une présentation détaillée.
Les représentants de la firme américaine de consultants,
Louis Berger Group, recrutée pour assurer la supervision
technique des travaux sur le chantier, se sont appesantis tant
sur les "Mandatory Requirements" de l'exercice
d'appel d'offres que le calendrier de travail à être
respecté.
Le nouveau terminal à l'aéroport de Plaisance occupera
une superficie de 57 000 m2. Les principales caractéristiques
de cette infrastructure aéroportuaire, qui se déclinera
sous la forme d'un ravenala (arbre du voyageur), sont les suivantes
:
la nouvelle aérogare connectée à l'existante
se développant en arc de cercle pour préserver les
développements futurs ;
une capacité de quatre millions de passagers, avec une
pointe horaire de 1 640 passagers au départ ;
cinq nouveaux postes avions au contact s'ajoutant aux trois postes
existants, offrant ainsi un taux de contact exceptionnel ;
quatorze mouvements avions (départ et arrivée) à
l'heure de pointe ;
réalisation des travaux dans une emprise dédiée
sans impact sur les opérations dans le terminal existant
;
un terminal alliant modernité, fonctionnalité, haute
qualité de service et répondant à tous les
standards de sécurité et de sûreté
le plaçant au rang des aéroports internationaux
les plus récents et
un terminal à trois niveaux de trafic permettant une séparation
des passagers au départ et à l'arrivée, ainsi
qu'un circuit spécifique dédié au trafic
vers Rodrigues.
Cette semaine: Délégation de Tianli attendue
à Maurice
Le projet de construction d'une zone de coopération économique
à Riche-Terre, la Tianli Economic Zone, pourrait connaître
une nouvelle étape dans les jours à venir. Une délégation
comprenant une quinzaine de représentants et d'officiels
de ce groupe économique chinois est attendue à Maurice
cette semaine.
L'objectif de ce déplacement consiste à approfondir
les consultations avec les autorités locales au sujet de
la mise en uvre de cet important projet de coopération
économique entre la République populaire de Chine
et Maurice. Ce dossier d'investissements étrangers est
suivi avec attention par le Board of Investment (BoI), dont les
dirigeants se disent confiants de pouvoir le faire démarrer
concrètement sur le terrain à compter de septembre
prochain.
Les investissements sont estimés à Rs 20 milliards
(700 millions de dollars américains). Cette zone économique,
qui devra générer quelque 34 000 emplois, comporte
une zone industrielle, une zone logistique, un hôtel pour
clientèle d'affaires, un centre d'expositions et de conférences
international, des complexes administratifs, une zone commerciale
avec des facilités médicales, d'éducation
et résidentielles. Les travaux à Riche-Terre s'étaleront
sur cinq ans.
Le choix de Maurice pour accueillir ces investissements chinois
a été décidé suite à des consultations
menées au plus haut niveau de l'Etat chinois par le Premier
ministre, Navin Ramgoolam, en marge du premier sommet Chine-Afrique
à Beijing en novembre 2006. Le projet Tianli est présenté
comme un parc intelligent d'information et d'incubation, qui devra
être exécuté en trois phases. La construction
de la première phase devrait débuter en septembre.
La deuxième étape portera sur le développement
et l'installation des entreprises de haute technologie. Finalement,
la troisième phase verra la création d'autres infrastructures
et services nécessaires à la région.
Le projet de zone économique de Tianli vise à consolider
la position de Maurice en tant que "Hub" économique
entre l'Asie, en l'occurrence la République populaire de
Chine et l'Afrique, avec Maurice bénéficiant d'un
libre accès aux marchés des blocs régionaux
du COMESA et de la Southern African Development Community (SADC).
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a c t u a l i t é s
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WEEK-END --- dimanche 28 juin 2009
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