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Fièvre dengue
Le nombre de cas confirmés triple
En une semaine, le nombre de cas de fièvre dengue recensés
dans le pays a triplé. Le ministère de la Santé
fait état de 208 cas confirmés sur 514 tests effectués.
Au 12 juin, on comptait 72 cas, mais dans le privé, on
s'avançait à dire que le nombre de cas de dengue
était supérieur à ce chiffre. Après
une réunion tenue vendredi dernier au ministère
de la Santé avec les représentants des médecins
privés et ceux des cliniques privés, cette instance
indique que les derniers chiffres annoncés tiennent compte
des cas enregistrés tant dans les hôpitaux, les cliniques
privées qu'auprès des médecins du privé.
La plupart ont été observés dans la région
de Port-Louis, apprend-on, même si d'autres zones ont été
touchées. D'autres analyses sont en cours. Toutefois, selon
nos informations, il ressort qu'une stabilisation du nombre de
cas se profile, d'autant qu'une baisse de la température
a été notée. Mais les autorités ne
souhaitent pas se prononcer avant d'en avoir la certitude. La
prévention demeure la priorité du moment.
Si les autorités attendent les derniers résultats
d'analyses effectuées ce week-end avant de se prononcer,
des professionnels du secteur de la santé restent convaincus
que la dengue, qui suscitait une préoccupation certaine
il y a deux semaines, est en voie d'être contenue. Cela,
en dépit du fait que les chiffres démontrent que
le nombre de cas confirmés a triplé en une semaine.
Cet optimisme relève, selon nos informations, du fait que
suivant les analyses des deux derniers jours, la tendance s'oriente
vers la baisse. D'une soixantaine de cas suspects, une dizaine
seulement seraient des cas confirmés. De même, compte
tenu de la baisse notée dans la température, qui
ira s'accentuant selon les dernières informations de la
météo, le climat ne serait plus propice à
la prolifération des moustiques. Mais la Santé ne
souhaite pas se prononcer sur la question. L'inquiétude
reste donc de mise.
D'ailleurs, c'est en vue de s'assurer de la précision des
chiffres que le ministère de la Santé a rencontré
en fin de semaine les diverses parties concernées. Il ressort
que la plupart des cas confirmés recensés proviennent
des hôpitaux. Une trentaine de cas seulement seraient des
patients du privé. Néanmoins, dans le privé,
on indique que les chiffres exacts ne sont pas forcément
compilés. "Certes, chaque médecin, de par
le Public Health Act, a l'obligation d'informer le ministère
de chaque cas privé recensé. C'est ce que nous avons
fait. Mais nous devons tenir compte que certaines personnes souffrent
peut-être de la dengue, sans toutefois avoir consulté
un médecin. Voilà pourquoi nous devons rester prudents
dans les statistiques", indique un médecin du
privé. Toutefois, soutient-on par ailleurs dans le privé,
Maurice a réagi à temps et a pris les mesures appropriées
en vue de minimiser l'impact de cette maladie infectieuse virale.
L'on affiche la confiance à l'effet que l'épisode
de la dengue ne sera pas comme celui du chikungunya vu que le
public mauricien y est mieux préparé.
Rajesh Jeetah, ministre de la Santé a pour sa part saisi
l'opportunité de cette réunion de vendredi dernier
pour réitérer son appel aux cliniques et aux médecins
privés d'avertir le ministère de tout cas suspect.
La maladie ne pourra être contrecarrer qu'avec la collaboration
de tous, a-t-il affirmé. Et de rappeler au public d'appliquer
les mesures de prévention. Au niveau de l'État,
la fumigation et l'opération anti-moustique et anti-larve
lancés par le ministère de la santé se poursuit
dans différentes régions, même si Port-Louis
reste le foyer de la fièvre dengue.
Traite humaine
Les efforts de Maurice reconnus par Washington
Le rapport du département d'Etat américain sur le
"Trafficking in Persons" 2009 a amélioré
le classement de Maurice, qui passe du "Tier 2"
au "Tier 1", compte tenu des efforts déployés
par les autorités en vue de lutter contre cette forme d'esclavage
moderne. Une copie du rapport a été présentée
officiellement à l'Attorney General, Rama Valayden, par
la Chargée d'Affaires à l'ambassade américaine,
Virginia Blaser, en présence d'Indranee Seebun, ministre
des Droits de la Femme. La veille, la secrétaire d'Etat
américaine, Hillary Clinton, avait procédé
au lancement de ce rapport sur le plan international.
"Human trafficking is a clear and grave infringement on
an individual's human rights. It is why Mauritius and the United
States have worked so hard to improve our independent and mutual
efforts against this problem. After six years of hard work, Mauritius
is among the world's leading nations enjoying a position of Tier
1 ranking", a déclaré Virginia Blaser.
La Chargée d'Affaires américaine a retracé
les différentes étapes ayant débouché
sur cette reconnaissance des faits, dont la campagne de sensibilisation
au sein de la population, des procédures pénales
contre ceux impliqués dans ces activités illicites
ou encore un monitoring systématique au niveau de l'immigration
et un renforcement de la loi-cadre.
De son côté, l'Attorney General s'est appesanti sur
le fait que Maurice n'avait d'autre choix que de prendre des mesures
pour lutter contre la traite humaine. "Ce dossier était
important pour moi. Je faisais partie de l'équipe ministérielle,
qui avait présenté et défendu le dossier
de l'Aapravasi Ghat. Ce fut la même chose pour Le Morne.
Aujourd'hui, ils font partie du patrimoine de l'UNESCO. Ces deux
sites représentent historiquement les pires affronts infligés
à l'homme. La traite humaine est une forme moderne d'esclavage.
Mauritius can't fail because of our History which is one of bondage
and quasi-servitude", a déclaré Rama Valayden.
Poursuivant son intervention, l'Attorney General a soutenu qu'il
n'était pas question de faire la sourde oreille aux problèmes
de société. "Nous savons ce qui se passe
avec les jeunes qui viennent de Rodrigues. Nous savons ce qui
se passe à Grand-Baie, à Roche-Bois et à
Rose-Hill et dans les salons de massage. Nous devons poursuivre
nos efforts car il n'y a pas de place pour la complaisance. Nous
allons renforcer les lois, notamment concernant le monde du travail
et les gens de maison", a-t-il fait ressortir en se félicitant
de l'engagement de la ministre Indranee Seebun et des Organisations
non-gouvernementales dans cette lutte.
Pour sa part, Mme Seebun affirme que le changement intervenu dans
le classement de Maurice est accueilli avec un soulagement vu
qu'en 2005, Maurice figurait sur la "Watchlist"
des Américains dans ce domaine.
Coopération policère
Les pays de la région s'organisent pour combattre plus
efficacement le crime
La sécurité dans les pays de l'océan Indien
ont été au menu des discussions, cette semaine,
entre policiers des différents états membres de
la Commission de l'Océan Indien (COI). Le terrorisme et
la piraterie, entre autres, ont fait partie des sujets abordés
durant cette réunion qui a eu lieu aux Casernes centrales.
A l'issue de la réunion, il a été décidé
qu'une base de données propre à chaque pays sera
créé et que cette base de données pourrait
être mise en commun entre les différentes forces
policières des îles de la région. Manquait
à l'appel: un représentant de la police de Madagascar;
situation politique précaire oblige.
Lors de cette rencontre, où le surintendant Devanand Reekoye,
n° 2 de la Central Criminal Investigation Division (CCID)
représentait Maurice, tandis que le Colonel Remanjon représentait
la partie réunionnaise/française, il a été
décidé qu'une assistance mutuelle approfondie sera
prodiguée entre pays de la région en cas de nécessité.
Ainsi, chaque pays membre de la COI va créer une base de
données criminelles, qui sera mise en commun par la suite.
Cela permettra aux pays de la région de mieux se préparer
en cas d'évasion de suspects vers l'un de ces pays. Les
crimes trans-régionaux ont également été
abordés lors de ce volet des discussions. La nécessité
de renforcer le système juridique des pays membres de la
COI afin de combattre de type de crimes a aussi été
mise en relief.
En ce qui s'agit du Monitoring des mouvements de suspects
entre les différentes îles, le contrôles des
aéroports et des ports de la région sera renforcée.
Pour ce qui est du terrorisme, un Pool de compétences
sera mis en commun par chacun des pays membres afin de mieux se
préparer à combattre ce fléau, qui peut aussi
prendre la forme de prises d'otage, de crimes d'incendie, et des
attentats, entre autres. Toujours dans le domaine de la coopération
régionale en matière de police, les participants
ont conclu qu'un traité d'extradition de prisonniers entre
pays membres de la région devrait être paraphé
au plus vite afin de faciliter le déplacement de ceux-ci
vers leurs pays respectifs.
Les discussions ont également porté sur les moyens
qui peuvent être mis en uvre afin de faciliter l'établissement
des commissions rogatoires.
Sécurité
Partenariat public/police pour combattre la criminalité
à La Tour Koenig
Prôner un dialogue plus fréquent entre la police
et les habitants d'une région. C'est le leitmotiv développé
par l'Assistant-surintendant Navin Kumar Bhantooa, responsable
des postes de police de La Tour Koënig et de Pointe-aux-Sables.
C'est dans cette optique que l'ASP Bhantooa et ses hommes animent
une série de réunions ces temps-ci avec les habitants
de ces régions. En fin de semaine, ces policiers ont rencontré
les habitants des appartements de la National Housing Development
Company (NHDC). Ce dialogue franc, cordial et ouvert, qui a été
salué par les habitants de ces complexes, a permis, selon
l'ASP Bhantooa, de faciliter le travail de la police puisque le
quartier co-opère bien mieux, mais aussi de conscientiser
ces personnes à être "more aware" de
ce qu'eux-mêmes peuvent faire afin d'aider la police dans
son travail.
Ces réunions, qui ont duré environ une heure, ont
permis aux habitants des quartiers susmentionnés de faire
part de leurs inquiétudes, mais aussi des problèmes
qui touchent directement la vie dans la région, à
savoir la drogue, l'alcoolisme, et ceux que peuvent poser la circulation
routière. Pour l'ASP Bhantooa, interrogé par Week-End
hier au sujet de sa démarche, cette interaction
est nécessaire afin d'instaurer un meilleur partenariat
entre la police et le public, et aussi de montrer à celui-ci
que les forces de l'ordre ne sont pas indifférents à
leurs problèmes.
"Nous ne prétendons pas venir résoudre le
problème de la drogue du jour au lendemain à La
Tour Koënig, par exemple. Mais en travaillant en étroite
collaboration avec le public, nous pouvons avoir de meilleurs
résultats. Et nous avons déjà fait baisser
le taux de criminalité dans la région. Ce que nous
faisons, avec le public et en collaboration avec la police anti-drogue
et l'Emergency Response Service (ERS), nous donne aussi de meilleures
assises pour mieux agir et afin d'être plus efficaces",
a-t-il fait ressortir.
Depuis quelques temps déjà, dit-il, un travail systématique
a été fait auprès des boutiquiers de la localité,
en ce qu'il s'agit des braquages. "Nous avons eu des sessions
de travail avec les boutiquiers de la région, qui nous
ont fait part de leurs problèmes. Comme je l'ai dit dans
le courant de la semaine dans les réunions, ce n'est pas
possible de mettre des patrouilles à surveiller le centre
commercial 24h sur 24 par exemple. Mais, par contre, en conscientisant
les boutiquiers à se responsabiliser eux-mêmes, ils
ont développé le réflexe de nous avertir
dès qu'il se passe quelque chose d'anormal. Ainsi, nous
avons pu arrêter des suspects qui surveillaient une boutique,
et élucider de tels cas de braquage", a-t-il cité
en exemple.
Pas insensibles
En ce qu'il s'agit du fléau de la drogue dans la région,
l'ASP a aussi souligné qu'à l'issue de telles réunions,
certaines personnes l'ont approché pour lui faire part
du fait qu'il y a des drogués dans leur famille, voire
des vendeurs. Et que très souvent, dit-il, ces personnes
ne savent pas à qui se confier. "C'est ce type
d'interaction que nous voulons encourager et aussi faire comprendre
aux gens que nous ne sommes pas insensibles à leurs problèmes",
a-t-il insisté. Ainsi, avec la collaboration des habitants
du quartier, un plan de travail encore plus systématique
a été élaboré. "Notre travail
se déroule encore mieux avec le support du public",
a-t-il fait ressortir.
Toujours grâce à l'apport du quartier, les policiers
de La Tour Koënig ont pu mettre un terme aux velléités
d'une bande de jeunes, qui avait l'habitude de se regrouper dans
les rues et de semer la pagaille. "Tout cela est rentré
dans l'ordre", dit-il. Son équipe a aussi pu établir
qu'une bande d'étudiants de la région s'adonnait,
après les heures de classes, à toutes sortes d'activités
suspectes à la Place de l'Immigration à Port-Louis.
Sous son impulsion, le poste de police de Pointe-aux-Sables a
décroché l'Award de la fonction publique
en ce qui concerne la qualité de son service. Depuis peu,
l'ASP Bhantooa a obtenu la responsabilité du poste de police
de La Tour Koënig. Et entend y faire la même chose.
Aux Casernes centrales, le bon travail accompli par l'ASP Bhantooa
et ses hommes n'a pas manqué d'être salué.
Pour le Police Press Officer (PPO), le sergenty Lindsay
Mirthil, le Community Policing tel qu'il est pratiqué
dans ces régions, est un motif de satisfaction. "Ce
travail remarquable s'inscrit dans le cadre de la politique prônée
par le Commissaire de Police, en favorisant une collaboration
plus étroite entre le public et la police. C'est à
ce prix que la bataille contre la criminalité sera gagnée",
a-t-il fait ressortir.
Infrastructures: Affaire de surestimation des travaux
Appel d'offres relancé pour le projet T.Rouge-Verdun
Link Road
Le gouvernement a finalement tranché dans ce que l'on pourrait
appeler l'affaire de surestimation des travaux dans le projet
d'infrastructure routière, la Terre Rouge-Verdun Link Road.
L'appel d'offres initial et réservé au compagnies
chinoises a en effet été annulé, selon les
sources officielles. Le Premier ministre ne serait pas étranger
à cette décision, car, d'après les différentes
analyses, si le gouvernement avait retenu une des des offres des
quatre compagnies chinoises sélectionnées, le pays
aurait été contraint de dépenser près
de Rs 1 milliard en plus sur ce projet. Week-End en avait
fait état dans ses précédentes éditions
en comparant les "rates" pratiqués sur le marché
local et ceux proposés dans dans les offres chinoises.
Le financement de ce projet du côté de la France
est désormais d'actualité.
La décision du gouvernement d'annuler cet exercice d'appel
d'offres est accueilli avec satisfaction dans le milieu des opérateurs
économiques à Maurice. Le projet Terre Rouge-Verdun
Link Road, piloté par la Road Development Authority (RDA),
a suscité nombre d'interrogation depuis l'ouverture des
offres l'année dernière au Central Procurement Board
(CPB). Week-End avait alors fait état des possibilités
d'une surévaluation des coûts des travaux par les
compagnies chinoises auxquelles l'appel d'offres était
exclusivement réservé.
Ceci résulte d'une des conditions imposées par les
autorités chinoises qui avaient consenti à financer
le projet à travers un emprunt de l'Export Import Bank
of China (EXIM Bank). Parmi les quatre soumisionnaires sélectionnés
par le CPB, c'est Beijing Construction Engineering Group qui avait
soumis l'offre financière la moins élevée,
soit Rs 2,8 milliard. Les trois autres compagnies avaient fait
l'offre suivant: China International Water and Electric Corporation
(Rs 3,9 milliards), Beijing Zhuzong Group (Rs 3 milliards) et
China Jiangsu International (Rs 3,2 milliards).
Or, le projet avait été évalué à
Rs 1,2 milliard par la firme française BCEOM une année
avant l'exercice d'appel d'offres. Les offres chinoises avaient
ainsi soulevé pas mal d'interrogations dans le milieu des
opérateurs locaux, estimant que leurs offres étaient
"excessivement" élevée. "Les "bids"
ne reflètent pas les tarifs qui sont actuellement pratiqués
sur le marché", indiquent-ils, "la surestimation
avoisine le Rs 1 milliard". Certains opérateurs
du privé auraient également rencontré le
ministre des Infrastructures publiques et du Transport, Anil Bachoo,
pour partager leur désapprobation.
A un moment, le CPB avait d'ailleurs confirmé l'élément
de surestimation dans une correspondance adressée à
Beijing Construction en insistant que "its bid price was
70% above estimated cost of the works". Lors d'une des
réunion du Conseil d'administration de la RDA, la question
avait également été évoquée,
même si elle ne figurait pas à l'ordre du jour de
la réunion. Le directeur par intérim de la RDA avait
alors indiqué que l'appel d'offres allait être relancé.
Quelques semaines plus tard, le CPB, décida de renégocier
les prix avec le "lowest bidder", Beijing Construction
Engineering Group, en lui demandant de revoir à la baisse
son offre financière. Une invitation qui n'était
pas du goût du sousmissionnaire qui, quelques jours après,
devait loger une injonction contre cette même décision.
"The CPB has no power in law or right, title or capacity
to invite all the bidders to make such revised financial proposals
as all the bidders are aware of all the financial proposal of
all the other bidders", est-il souligné dans sa
plainte logée en Cour suprême.
Un nouvelle tentative de renégocier, cette fois, uniquement
avec la compagnie chinoise devait se solder par un rabais de Rs
300 millions seulement. Face à cette situation, le CPB
et la RDA ont fini par annuler l'appel d'offres, les nouvelles
instructions venant, cette fois, d'un échelon plus haut
à l'hôtel du gouvernement. Dans ce même milieu,
on laisse entendre que le Premier ministre, Navin Ramgoolam, et
le ministère des Finances ne seraient pas étranger
à ce développement, car même avec une révision
de l'offre chinoise à la baisse, l'Etat risquait de perdre
plusieurs centaines de millions de roupies dans ce projet.
Bachoo confirme lors d'une PNQ
L'annulation de l'appel d'offres se confirme d'ailleurs au travers
de la réponse parlementaire du ministre des Infrastructures
publiques et du Transport, Anil bachoo. Répondant à
une Private Notice Question (PNQ) du leader de l'opposition,
Paul Bérenger, le 1er juin de ce mois, il révèlera
qu'une assistance financière de la France était
recherchée pour le projet Terre Rouge-Verdun Link Road.
Cela suite à des problèmes survenus avec la partie
chinoise. Répondant aux interpellations supplémentaires
du leader de l'opposition, le ministre devait apporter les éléments
suivent dans sa réponse.
Bérenger : Dois-je comprendre que l'exercice d'appel
d'offres sera exclusivement réservé à des
firmes françaises ?
Bachoo : Je ne suis pas au courant des conditions imposées
par la France.
Bérenger : Dans l'éventualité où
le contrat est octroyé à une firme étrangère,
veillera-t-il à ce que la main-d'uvre mauricienne
soit recrutée ?
Bachoo : Of course. Le Premier ministre ne rate jamais
une occasion de faire un appel en faveur du recrutement de la
main-d'uvre mauricienne dans des contrats décrochés
par des firmes étrangères.
Ce qui confirme que ce projet a pris du retard après plusieurs
tentatives de renégocier les prix avec les chinois. Dans
le milieu des opérateurs économiques, la décision
du gouvernement d'annuler ce "tender" est interprété
comme une "décision réaliste" compte tenu
de l'offre "surréaliste" des compagnies chinoise
et des doutes concernant la participation de la main-d'oeuvre
locale dans les travaux de réalisation.
Pour rappel, le projet Terre Rouge-Verdun Link Road a été
initié par le gouvernement dans le but de créer
route alternative permettant aux automobilistes de se rendre ou
quitter le nord de l'île sans avoir à passer par
Port-Louis. Selon les experts, le projet est susceptible de réduire
jusqu'à 20% le nombre de véhicules qui utilisent
le corridor Caudan-Quai D pour accéder au nord de l'île.
La deuxième phase des travaux reliera Verdun à Ebène.
L'appel d'offres sera bientôt lancé.
Un documentaire télévisé l'affirme
Maurice serait au cur d'un trafic de faux médicaments
Est-ce que Maurice serait au cur d'un circuit de production
et de distribution de faux médicaments ? Le journaliste
français Patrice Dutertre répond par l'affirmative
dans un document vidéo qu'il a réalisé en
2006. Intitulé "Trafic mortel, quand les médicaments
tuent", ce documentaire de 52 minutes été diffusé
en avril dernier sur la chaîne de télévision
franco-allemande ARTE. Voici le texte de présentation de
ce documentaire : "Une équipe de documentaristes,
le réalisateur et Michel Koutouzis, spécialiste
des poly-trafics pour l'Union européenne et l'ONU, ont
suivi de l'Inde à la côte africaine toutes les étapes
d'un trafic de faux médicaments, de la production à
la revente. De Mumbai, ils nous emmènent en Tanzanie et
au Kenya principalement, en passant par l'Île Maurice et
Zanzibar. Le trafic de faux médicaments rapporte plus de
40 milliards d'euros, soit près de 10% du marché
mondial du médicament, et touche le monde entier."
Ce documentaire sera présenté mercredi prochain
à Paris dans le cadre des activités du CEIAS (Centre
d'Etudes de l'Inde et de l'Asie du Sud).
Spectacle des chippendales au Indigo club hier
On en a pris plein les yeux
Ils ont été quatre - quatre hommes au bras de
fer, au corps parfait et au coeur d'ange qui ont charmé
et fait vibrer toute une assistance composée exclusivement
de femmes. Tantôt en pompier, tantôt en marin, les
quatre professionnels de danses exotiques ont conquis l'audience.
Ils ont déchaîné la foule par leurs danses
sensuelles et cette dernière est repartie émerveillée
telles des étoiles qui brillaient.
Assise tranquillement sur des tabourets répartis çà
et là dans la salle, l'audience attendait impatiemment
le spectacle, mais aucun signe des chippendales ni de l'animateur
Maista. Toutefois, aux environs de 21H35, une voix se fit entendre
accompagnée d'une musique plutôt électrique.
"Your first sex lesson is now opened". Le single
"Let's get started" a dès lors commencé
à battre son plein à la grande satisfaction de celles
présentes, qui ont aussitôt commencé à
frapper des mains vigoureusement. 21H55! Apparaît l'animateur
Maista qui procède à des questions-réponses
pour faire la promotion des sponsors. La soirée transpirait
la convivialité de par les différentes musiques,
l'atmosphère qui prévalait mais surtout les jeux
qui se déroulait sous la tutelle de l'artiste Maista. La
décoration principalement composée de larges papillons
blancs avec les ailes écartées symbolisent la liberté
; liberté d'expression pour les chippendales et surtout
pour les femmes venues en masse.
Enfin, après une trentaine de minutes, une lumière
aveuglante se mit à étinceler à l'annonce
de l'arrivée des chippendales sur scène. Les éclats
de voix de l'assistance se mirent à se mélanger
laissant place à un public "chaud" et
excité par ces trois corps musclés dont deux des
visages étaient à moitié cachés par
des casquettes. Au son des musiques rythmées par le DJ
féminin de la soirée, un des chippendales, Riaan
Wyk, s'est jeté dans la foule.
Habillés différemment, les chippendales ont donné
le vertige à celles présentes. Tântot en pompier
tantôt en marin, les différents styles de danses
interprétées ont grandement impressionné
celles présentes. Tous les moyens étaient bons pour
captiver la foule - spirale de feu, lampe de torche, éponge
mouillée à l'eau de savon. Les pas et les mouvements
des danses interprétées étaient principalement
concentrés sur les fesses et les parties intimes pour accentuer
la sensualité aux mélanges exotiques.
Participation de l'assistance
Les chippendales se jetaient non-seulement sur les femmes mais
les propulsaient également sur la scène en guidant
les mains de ces dernières. Wayne Pereira, le plus expérimenté
de la troupe a alors rejoint la foule en bougeant de façon
à simuler l'acte sexuel, geste grandement apprécié
par plusieurs. Cette scène a plus tard été
reproduite par deux filles dans l'assistance qui sont alors reparties
avec des cadeaux offerts par les sponsors. La plupart des danses
interprétées par les quatre étaient sobres
à l'exception de certaines qui plus osées laissaient
découvrir leurs strings et leurs fesses. Ce n'est qu'à
la fin du spectacle après presque deux heures d'attente,
que Wayne Pereira s'est finalement dévêtu en entier
à la grande satisfaction de la foule excitée et
émerveillée.
Transporter par les chippendales
Composée majoritairement de femmes de la trentaine et de
la quarantaine, l'assistance a donné libre cours à
ses sentiments sans aucune restriction. Elle s'est laissée
emporter par les flots de lumière et transporter par la
musique en se déhanchant au rythme sensuel des chippendales.
La soirée a été l'occasion pour beaucoup
d'entre elles de se retrouver entre copines rien que pour une
soirée entre "filles". Par contre, d'autres
étaient en groupe et on pouvait compter la maman, la fille
et également les personnes âgées. "Nous
sommes les fidèles d'Indigo car nous sommes à notre
troisième spectacle. C'est mieux que maman soit à
côté de ma soeur et moi car nous serons portées
nous contrôler par respect pour elle", explique
Rajshree mariée et âgée de 27 ans. La grosse
majorité présente ont aussi affirmé se sentir
en sécurité car explique-t-elle, "C'est
moins risqué vu que le sexe masculin n'est pas admis".
Même son de cloche de la part des gardes de sécurité
qui eux affirment qu'ils seront en mesure de relâcher la
surveillance et pourront de ce fait apprécier le spectacle.
La soirée était exceptionnelle selon Corinne, Annielle
et Sheila. "Il nous faut plus de soirées de ce
genre à Maurice. On s'est amusée comme des folles.
C'était trop cool même l'animation était trop
cool. Chapeau à l'animateur!", déclare
Annielle âgée de 40 ans.
Le spectacle, n'a fait que des heureux. Les chippendales interrogés
après le spectacle, ont confié que les Mauriciennes
qui étaient un peu réservées au début,
se sont laissées aller au fur et à mesure que le
show s'est chauffé et qu'ils ont été plus
qu'impressionnés par la foule. "It was amazing.
It was an electrified crowd", déclarent-ils.
Passion devenu métier
Ils sont grands, beaux, musclés et ont un coeur à
vous faire fondre. Ils sont Paulo Barrote, Riaan Wyk, Fabio La
Mantia et Wayne Pereira. Ces quatre passionnés et professionnels
de danses exotiques sont en tournée à Maurice pour
deux soirées où ils assurent un spectacle "hot"
haut en couleur. Originaires d'Angleterre et d'Afrique du Sud,
ils décrivent leur passion devenue leur métier comme
"the best job in the world". Leur travail, disent-ils,
leur apporte beaucoup. "We have performed in different
countries where each has it's own culture which without doubt,
we embrace", confient-ils. Et d'ajouter avec un sourire,
"we get a sense of freedom when we are on stage and of
course, we meet hot girls. Yeah!! In fact, in Mauritius there
are hot girls". Les chippendales ont aussi une vie
en dehors de leur shows, même s'ils sont très sollicités.
Wayne Pereira qui compte quinze années comme chippendales
et Fabio La Mantia qui lui n'a que trois ans d'expérience
sont mariés. Si Fabio La Mantia affirme que sa femme est
très compréhensible, Wayne Pereira confie quant
à lui, que sa passion est souvent source de conflits dans
son couple. Il est également à noter que ces messieurs
ont tous un métier en dehors de se déhancher pour
le plaisir de ces dames...
Célébration
"SOS Village" souffle ses 60 bougies
Placé sous le thème "A loving home for every
child", l'organisation mondiale des "SOS Villages"
célèbre ses soixante années d'existence.
Hier, samedi, une journée sportive et récréative
a été organisée au stade "Germain
Commarmond" de Bambous pour les 141 enfants de "SOS
Village" pour marquer l'évènement. Le ministre
de la Femme, Indira Seeburn, a lors de son allocution, salué
l'effort des ONG qui uvrent pour le bien-être des
enfants. "Si SOS pas ti rekeillir et pas ti donn soutient,
accompagnement necesser à bann zenfan mo deman moi kot
sa bann zenfan la ti pu ete zordi?", dit-elle. Elle a
également lancé un appel pour que "SOS Village"
continue de recueillir des enfants qui ont eu moins de chance
dans la vie. A l'occasion, une maman et deux adolescents ont fait
part de leurs réflexions sur ce que "SOS Village"
les ont apporté dans leurs vies respectives. Le chant officiel
de "SOS", "Here I am", a été
lancé et a été interprété par
deux adolescents. La chanson parle d'amour, de respect et de sécurité.
Zone franche: entre 2001 à ce jour
2842 employés toujours sans indemnités de licenciement...
Licenciés après plusieurs années de service
au sein des entreprises de textile, ils sont 2842 personnes à
attendre le paiement de leurs indemnités de licenciement
entre 2001 à ce jour. Ces travailleurs sont regroupés
au sein de sept usines de textile ayant fermé leurs portes
au cours de cette période. Cette liste est cependant loin
d'être exhaustive compte tenu des autres cas qui sont en
suspense et qui n'ont pas été rapportés.
Ce présent relevé a été effectué
par la textile Manufacturing and Allied Workers Union (MAWU) en
rapport avec les employés qui sont syndiqués au
sein de cette même organisation.
"Dans le cas de ces 2,842 employés concernés,
tous sont éligibles à percevoir une indemnité
de licenciement. Il y en a qui compte 20 ans de service au sein
d'une usine sans avoir obtenu, à ce jour, le moindre sou.
Le cas de Corotez date par exemple de 2001. A ce jour aucune somme
n'a été versée aux 668 travailleurs depuis
la fermeture de leur usine en septembre 2001. Neuf travailleurs
sont entretemps décédé sans jamais pouvoir
profiter de leurs dues. Pour ce faire, il faut trouver Rs 15,6
millions", explique Faizal Ally Beegun, président
de la MAWU, qui ne manque pas de souligner que ces dernier cas,
ainsi que les autres travailleurs concernés, ont déjà
obtenu un jugement en leur faveur devant la Cour industrielle.
"Le "ruling" est en leur faveur. Ils méritent
d'obtenir une compensation en tant que travailleur",
soutient-il.
La plupart de ces cas de fermeture d'usine ont eu lieu entre 2001
et fin 2008. Les entreprises ont par la suite été
placées sous administration judiciaire. Les travailleurs
ne sont ainsi pas concernés par les nouvelles lois proclamées
le 2 février de cette année, l'Employment Relations
Act et l'Employment Rights Act, qui offrent des programmes pour
venir en aide aux licenciés. A l'instar du Workfare Programme,
qui permet à un employé licencié de bénéficier
d'une formation tout en percevant une partie de son salaire pendant
une année.
Hormis le cas de Corotex, selon le relevé de la MAWU, quelque
2,200 travailleurs font face à la même situation.
Dans le cas de Texel par exemple, 1,135 travailleurs attendent
toujours le paiement d'une compensation. Sur cette même
liste, 105 employés de Bourgeon Garments Ltd, 138 chez
City Knitwear, 239 chez Bentley Apparel, 3007 chez Southern Textile
et 250 chez Job Textile/Palmeira Ltd attendent que leur cas soit
considéré par les Receiver Managers nommés
par les créanciers.
"La question a été discutée avec
ceux concernés, ainsi que les autorités gouvernementales.
Nous avons eu des réunions avec l'ex-ministre du Travail
et des relations industrielles, le Dr Bunwaree, ainsi que les
officiers du ministère de l'Industrie. Dans une des réunion
avec le ministre Bunwaree, nous avions compris qu'il existait
un fond crée par l'ancien gouvernement pour venir en aide
aux licenciés. Ils avait confirmé qu'il y avait
quelque Rs 22 millions dans ce fond. Or, ce même fond n'a
jamais été utilisé. Pourquoi? Il aurait pourtant
pu être utilisé pour alléger la souffrance
de ces travailleurs," estime le syndicaliste.
Ce dernier évoque également le cas de Job textile
et Palmeira, entreprise qui a été placée
sous administration judiciaire, après que le propriétaire
s'est envolé vers Madagascar, laissant l'usine avec plusieurs
millions de dettes et ses employés sans salaires. Une enquête
du Receiver Manager avait permis de conster un détournement
de Rs 40 millions vers une autres entreprises basée dans
la grande île. A ce jour, le propriétaire est toujours
recherché, alors que les employés se sont retrouvé
dans la rue sans le moindre sou.
Pour le président de la MAWU, le gouvernement devrait aider
à trouver une solution pour ces travailleurs, même
s'il se dit conscient que "nous sommes en situation de
crise." "Ils ne peuvent être des laissés-pour-compte,
car ils doivent être protégés contre ces risques
autant que l'employeur", dit-il avant d'ajouter que la
plupart de ces employés avaient retenu les service de Rama
Valayden comme homme de loi avant qu'il ne soit nommé Attorney
General: "il connaît ces dossiers. Sur une base
humanitaire, le gouvernement se doit de considérer ces
cas", avance-t-il.
Toxicomanie
4 centres s'unissent pour plus d'efficacité
"Ansam pou enn lil Moris san la Drog"
tel sera le thème autour duquel le Centre de Solidarité
pour une Nouvelle Vie, La Chrysalide, le Centre d'Accueil de Terre
Rouge et Etoile d'Espérance rencontreront le public à
la Place Raymond Chasle, Rose-Hill, le samedi 27 juin. La veille,
le monde observera la journée internationale contre l'abus
des drogues. Une occasion aussi pour ces centres engagés
dans le traitement et la réhabilitation des personnes souffrant
de dépendance aux drogues et à l'alcool de consolider
leurs liens. Réunis au sein du Comité Inter Centres
depuis 2007 ils ont décidé de joindre leurs efforts
et connaissances pour professionnaliser le service et arriver
à plus de respect.
L'aggravation du problème de la toxicomanie à Maurice
exige un service mieux adapté de la part des ONG engagées.
"On ne peut plus faire dans l'à peu près",
dit Véronique d'Unienville, présidente de l'association
Étoile d'Espérance. L'efficacité des actions
passe par un service adapté à la situation, la formation,
le partage des connaissances, la professionnalisation et la reconnaissance
du métier et une meilleure coordination entre les partenaires.
C'est pour atteindre ces différents objectifs que le Centre
de Solidarité pour une Nouvelle Vie, La Chrysalide, le
Centre d'Accueil de Terre Rouge et Etoile d'Espérance se
rejoignent au sein d'un même comité depuis octobre
2007. Ces structures sont engagées dans le traitement,
la réhabilitation et la réinsertion de personnes
souffrant de dépendance aux drogues et à l'alcool.
Ils fonctionnent selon le même mode en offrant une prise
en charge résidentielle, un programme de rétablissement
par l'abstinence et intègrent aussi les parents et les
proches des patients dans leurs thérapies respectives.
La mise en commun des efforts et des ressources étaient,
de là, normale.
"Une meilleure vie sans produit, un rétablissement
durable "
Alors que les circonstances l'ont amené à devenir
un élément clé au sein de la société
: "Le travailleur social n'est pas reconnu, il n'est vu
ni comme une ressource humaine, ni comme un professionnel ",
regrette Véronique d'Unienvielle. Vers la mise à
niveau recherché et le respect, la création d'une
école de formation pour les animateurs a été
identifiée comme l'un des principaux besoins. Une réflexion
a déjà commencé et des professionnels seront
approchés pour aider à l'élaboration de ce
projet. Le but sera de pourvoir les animateurs en connaissances
et de leur permettre d'acquérir "les outils thérapeutiques
les plus adaptés et qui ont fait leurs preuves."
En attendant des ateliers de formation avec le soutien des experts
de la Réunion ont déjà été
organisées à l'intention des animateurs des centres.
Le partage des expériences continue à travers le
dialogue ouvert au sein du comité tandis
que échanges inter-centres ont commencé ce mois-çi.
Le samedi 27 juin les membres de ces différentes structures
sont à la place Raymond Chasle, Rose-Hill, pour mieux se
faire connaître du public et surtout pour répondre
aux questions et interrogations.
L'un des autres grands objectifs du Comité Inter Centre
est de réunir les expériences pour "consolider
le Drug Free Program. " A savoir une thérapie visant
à libérer la personne de toute dépendance
aux substances. "Nous avons choisi cette approche parce
qu'elle fonctionne ", dit Nancy Veerayen, directrice
du Centre de Solidarité. Elle permet : "Une meilleure
vie, sans produit, un rétablissement durable ",
précise Véronique D'Unienville. Ce qui contrairement
à la Méthadone, qui lorsqu'utilisée dans
le cadre d'une thérapie de substitution, ne guérit
pas le patient de la dépendance. Directrice de La Chrysalide,
Marlène Ladine rappelle qu'à travers cette approche
le choix et la liberté sont donnés aux patients
d'aller vers un programme mieux adapté à sa situation
: "Nous voulons donner la possibilité à
ceux qui veulent devenir indépendants de pouvoir le faire.
" Le Comité Inter Centres compte désormais
s'ouvrir davantage aux autres partenaires et développer
des partenariats avec des organisations étrangères.
Les quatre centres seront aussi réunis sur la même
page WEB. Dans l'ensemble de leurs actions, elles espèrent
le soutien des bailleurs de fonds et des autorités.
Drogues et VIH/SIDA
La féminisation discutée à Port-Louis,
ce vendredi
Women in Networking (WIN) s'intéresse cette fois à
la situation des femmes face à la drogue et au VIH. Principaux
invités à la conférence, prévue à
17h30 le vendredi 26 juin à la municipalité de Port-Louis,
Nicolas Ritter et Imran Dhannoo viendront surtout parler de l'urgence.
Parce que de plus en plus de femmes sont exposées, ce qui
les entraîne dans des conditions d'extrême vulnérabilité.
Imran Dhannoo du Centre Idrice Goomany et Nicoles Ritter, de PILS,
parleront de la féminisation du problème de la consommation
des drogues et de l'épidémie du SIDA, vendredi.
Ce sera à la salle du conseil de la municipalité
de Port-Louis dans le cadre d'une conférence de Women in
Networking (WIN). Organisée dans le cadre de la Journée
Internationale contre l'abus et le trafic illicite des drogues
cette rencontre sera l'occasion de souligner un délicat
problème souvent passé sous silence. En 2004, le
Rapid Situation Assessment de la NATRESA estimait à plus
de 6000 le nombre de femmes usagères de drogues injectables.
Au fil des années, le nombre aurait augmenté, le
phénomène frappant des femmes de plus en plus jeunes.
Certaines en pleine adolescence. Parfois sous la pression des
amis, souvent sous les encouragements de leurs conjoints ou partenaires
eux-mêmes déjà toxicomanes. Une fois dépendantes,
plusieurs d'entre elles sont poussées vers la prostitution,
par exemple ou dans d'autres rouages inhumains.
C'est à travers ce mode que plusieurs femmes ont été
contaminées par le VIH. Mais beaucoup plus l'ont été
à travers des relations sexuelles non-protégées.
Le plus souvent avec leurs époux ou conjoints respectifs.
Il y a quelques années, les statistiques de la AIDS Unit
indiquaient que plus de la moitié des femmes testées
séropositives étaient des femmes au foyer sans histoire.
Contrairement à leurs époux infidèles ou
usagers de drogues. Depuis quelques années, c'est ainsi
que l'on note une hausse de plus en plus importante du nombre
de femmes positives aux VIH et aux hépatites.
Préjugés
Toxicomane ou/et séropositive, la femme se retrouve dans
une situation davantage difficile. Ecrasée par les préjugés
et la stigmatisation, elle est souvent contrainte de vivre sa
situation dans la solitude et la clandestinité se retrouvant
dans l'incapacité de se faire aider et soutenir. A Maurice,
pour rappel, il n'existe qu'un centre exclusivement dédié
et adapté au soin des femmes dépendantes aux drogues
: La Chrysalide. Etoile d'Espérance prend, de son côté,
en charge les femmes souffrant de dépendance à l'alcool.
Depuis quelques temps, d'autres structures, dont le Centre Goomany,
ont commencé à revoir leur système pour accomoder
des femmes. L'implication des autorités gouvernementales
face à ce problème reste minime. Elle se limite
souvent au financement partiel des ONG.
Entre-temps, lorsqu'une femme est touchée par l'un ou l'autre
de ces problèmes, en l'absence d'un encadrement adéquat
l'impact et directement ressenti sur toute la famille. Il peut
même contribuer à l'éclatement de la cellule
et à une perte totale de repères pour les enfants.
Chez la femme enceinte, cette situation réclame des mesures
exceptionnelles. La prise de drogue ayant des répercussion
sur le développement du foetus. Des précautions
sont aussi nécessaires pour que le bébé ne
soit pas contaminé par sa mère au moment de l'accouchement
si cette dernière est séropositive. En 2008, 45
femmes enceintes ont été trouvées positives.
Elles ont été testées dans le cadre des examens
de routine qui leur ont été proposées par
les services prénataux. Les résultats de ces tests
auront permis aux futures mères de suivre un traitement
visant à éviter la transmission du virus vers l'enfant
à naître.
Album d'espoir
Mais des espoirs pour les femmes existent. Ils passent avant tout
par la reconnaissance du problème et le soutien de la société
civile en attendant un engagement réel et soutenu du gouvernement.
D'où la pertinence de l'initiative de WIN. De son côté,
c'est aussi un grand message d'espoir que lancera le Centre Goomany
à la municipalité le 24 juin. Il s'associera au
lancement de l'album d'une des femmes qu'il accompagne depuis
quelque temps. Placée sous méthadone, encadrée
par les animateurs du centre, cette dernière a appris à
reprendre sa vie en main. Ce qui lui a permise de travailler sur
ce projet d'album.
C'est aussi le 24 juin que l'Office des Nations Unies contre la
drogue et le crime procèdera au lancement de son World
Drug Report annuel à Washington. Ce rapport fait un état
des lieux de la situation touchant à la production, au
trafic et à la consommation des drogues dans les pays du
monde. Depuis quelques années, il indique que Maurice a
le plus haut taux de consommateurs d'opiacés en Afrique
et est la deuxième plus haute prévalence mondiale.
A souligner que le thème de la journée internationale
est un message envoyé aux jeunes du monde :" La
drogue contrôle-t-elle ta vie? Ta vie, ta communauté.
Pas de place pour la drogue".
Formation tertiaire
Vatel : "un cursus de grande école dédié
à l'hôtellerie"
"Le juste équilibre entre théorie universitaire
et expérience professionnelle". C'est le
concept pédagogique que propose Vatel - spécialiste
français de la formation en hôtellerie. Dans le cadre
de son développement dans l'Océan Indien, l'établissement
s'est adossé à Intelissenses pour proposer
ses formations sur le territoire mauricien. C'est ainsi que depuis
mars dernier, Vatel dispense ses cours de formation de niveau
international aux détenteurs du HSC, Bac ou autre diplôme
équivalent. Cette formation - Bachelor Degree en Hôtellerie
- d'une durée de trois ans a reçu l'accréditation
de la Tertiary Education Commission (TEC). L'ambition de Vatel
est d'instruire les jeunes pour défendre la réputation
et maintenir le niveau d'excellence de l'hôtellerie mauricienne.
Afin de mieux faire connaître l'institution et ses formations
au public mauricien, Vatel prévoit une journée portes-ouvertes
le 27 juin, de 9h à 17h dans ses locaux à Quatre
Bornes.
Une meilleure formation pour une qualité de service supérieure.
C'est l'objectif que s'est fixé Vatel en s'installant à
Maurice. Cette ambition émane du constat dans le secteur,
qui fait état d'une baisse dans la qualité des prestations
offertes dans nos hôtels. Un constat établit par
les hôteliers eux-mêmes, basé sur les commentaires
des clients, indique le directeur de Vatel Maurice, Renaud Azéma.
"Face aux enjeux de l'industrie, on s'aperçoit
que le personnel est insuffisamment formé, voire - dans
certains cas - pas formé du tout. Maurice a une réputation
internationale que nous devons défendre et maintenir. C'est
pourquoi nous devons miser sur la formation. Une formation de
qualité. Et basée sur l'ouverture internationale",
ajoute-t-il. C'est ainsi que depuis 2007, Vatel, approché
par la Bank of Investment (BoI), s'est déplacé à
Maurice. Après avoir obtenu les autorisations nécessaires,
dont l'accréditation de la TEC, Vatel a démarré
ses cours en mars dernier. Une quinzaine d'étudiants, dont
des étrangers suivent actuellement la formation menant
à un diplôme de "Manager en Hôtellerie
Internationale". Ces cours qui sont les mêmes dispensés
par les 22 autres établissements Vatel dans le monde, comprennent
un vaste choix de matières pour projeter l'étudiant
au titre de Manager en Hôtellerie.
Apprentissage pluridisciplinaire
Le directeur de Vatel rappelle que l'un des atouts majeurs qui
contribuent au succès de l'établissement réside
dans son apprentissage pluridisciplinaire qui répond parfaitement
aux attentes de la profession. Ainsi, l'enseignement dispensé
par Vatel ne se limite pas à celui d'une école hôtelière.
L'institution oriente sa formation vers les disciplines qui élèvent
les étudiants au rang de cadres opérationnels et
cadres dirigeants. Parmi les matières à l'étude
: la gestion, le marketing, la finance, les ressources humaines,
l'informatique, la culture professionnelle, la nutrition, une
langue étrangère
Le concept d'enseignement
de Vatel reste fondé sur le juste équilibre entre
théorie universitaire (savoir) et expérience professionnelle
(savoir-faire et savoir-être), souligne Renaud Azéma.
Le cursus est ainsi composé de trois années d'études,
dont la première année comprend un semestre académique
de vingt semaines, dont dix semaines de cours théoriques
et dix semaines en entreprise. Le deuxième semestre comprend
lui un stage de quatre mois. L'enseignement pratique est assuré
au sein des hôtels partenaires de Vatel Maurice. L'équipe
pédagogique de Vatel est composée de dix formateurs,
dont quatre étrangers. A partir de la deuxième année
d'études, les étudiants peuvent effectuer des transferts
à l'étranger, sous conditions d'échange.
Les cours sont dispensés à plein temps. Toutefois,
l'établissement mauricien se pense mettre sur pied un programme
à temps partiel qui s'adressera aux professionnels. "Nous
espérons le présenter avant la fin de l'année",
confie Renaud Azéma.
Un recrutement basé sur la personnalité
Vatel s'est dotée pour mission de former des cadres opérationnels
et dirigeants de l'hôtellerie et du tourisme dans un contexte
mondialisé. Ainsi, les étudiants désireux
de suivre l'enseignement de Vatel à Maurice sont conduits
à suivre le même programme que leurs homologues des
écoles françaises, celui-ci est cependant enrichi
de certaines spécificités propre au contexte mauricien.
C'est dans cette optique que l'établissement tertiaire
de Quatre Bornes propose une série d'activités,
notamment le cheval, l'initiation au golf, la voile, le tennis...
en vue de mieux familiariser les futurs managers à leur
environnement professionnel. Il existe deux possibilités
de rentrée scolaire annuellement chez Vatel, l'une en mars
et un autre en septembre. Actuellement, l'administration est
en pleine phase de recrutement. 30 étudiants de six nationalités
différentes seront recrutés en septembre pour la
seconde rentrée. L'établissement se prépare
aussi à accueillir les étudiants mauriciens. Le
directeur de Vatel Maurice explique que le recrutement se déroule
en plusieurs phases. Les intéressés doivent d'abord
remplir un formulaire de candidature ou envoyer une demande de
recrutement. Vient ensuite les étapes de sélection,
qui comprend entre autres une série de quatorze tests en
vue d'évaluer les connaissances des candidats par rapport
à la culture générale, la maîtrise
de la pression professionnelle, la communication... La totalité
des frais pour ceux qui intègrent Vatel s'élève
à Rs 472 000 pour trois ans. La première année
d'études qui coute quelques Rs 165 500 doit être
réglée en intégralité. Les étudiants
mauriciens peuvent ensuite s'acquitter de leur frais sur une base
mensuelle pour la deuxième et troisième année.
Pour finaliser le recrutement pour la rentrée de septembre
2009, une journée portes-ouvertes est organisée
le 27 juin, de 9h à 17h, dans les locaux de Vatel à
Quatre Bornes. Les candidats intéressés et leurs
parents auront la possibilité de rencontrer les étudiants
actuels et d'échanger avec eux sur l'intérêt
du programme d'études Vatel.
Participation mauricienne au Hospitality Concept Show
Dès le mois de septembre, six étudiants de Maurice
partiront dans une autre école Vatel, à Dubai, Marrakech
et Nîmes) pour le seconde année. "Il s'agit
là de l'ouverture de Vatel au monde. Un concept qui privilégie
l'importance d'une formation internationale dans le domaine de
l'hôtellerie et du Tourisme", souligne Renaud Azéma.
Ce dernier rappelle que les plus hauts représentants de
la profession hôtelière internationale ont plébiscité
la formation de Vatel, en décernant pour la 1e fois à
une école, l'Hospitality Award dans la catégorie
Meilleure programme de formation. Entre autres distinction, l'école
a également été classée en 2007, à
travers une étude Ifop menée auprès de 152
responsables hôteliers en Europe, 1ère école
en Europe dans sa catégorie. Les étudiants du programme
Vatel à Maurice auront prochainement l'occasion de recevoir
les vainqueurs du premier Hospitality Concept Show, organisé
lors de la 3e Convention Internationale de Vatel. Cette compétition,
organisée au profit des étudiants de l'ensemble
des écoles Vatel du monde, a couronné le travail
des étudiants de Vatel Mexico. Les deux lauréats
seront bientôt à Maurice pour une semaine. La seconde
édition de ce concours se tiendra l'année prochaine
à Marrakech et les étudiants de Maurice pourront
y participer.
Forum débat sur l'avortement
Le Fron Komin lor Lavortman : "Inn ler pou laloi la
lev paké alé"
tergiversations autour de la question de l'avortement n'ont
que trop durées. "Inn ler pou laloi la lev paké
alé", clame le Fron Komin lor lavortman. Lors
d'un forum-débat organisé vendredi soir à
la salle du Conseil de Beau-Bassin Rose-Hill, les différents
orateurs se sont attardés sur la pertinence de la loi contre
l'avortement - qui date de 1938 - dans le contexte actuel. Intervenant
au téléphone, l'Attorney général,
Rama Valayden, a laissé entendre qu'une nouvelle loi serait
en préparation.
Après sa requête pour la suspension de la loi contre
l'avortement en attendant la fin des débats parlementaires
sur la question, le Front Komin lor lavortman a organisé
vendredi dernier un forum débat autour de "The
1838 abortion law: Its relevance today". Une occasion
pour les intervenants de s'attarder sur l'énoncé
de cette loi qui "continue à faire des milliers
de victimes parmi les mauriciennes". C'est ainsi que
plusieurs points du Criminal Code 235 ont été décortiqués.
L'avocat et ancien ministre de la Justice, Jean-Claude Bibi est
ainsi revenu sur "ce problème qu'après tant
d'années nos responsables politiques n'ont toujours pas
pu adressé et qui cause la détresse de milliers
de femmes". Il s'est appesanti sur le terme "crime"
tel que le souligne la loi contre l'avortement, déplorant
son "l'injustice". Me Kishore Perthab a lui insisté
sur les deux versions, anglaise et française du code 235.
Il a ainsi souligné la confusion que créent ces
deux versions notamment avec la mention de "'quick
with child' et de la fausse couche" et de "femme
enceinte et d'avortement". Le Dr Ram Seegoobin a, lui,
abordé, entre autres, le contexte dans lequel cette présente
loi a été créée en 1938 en réponse
à une situation où l'avortement correspondait à
des méthodes barbares alors qu'aujourd'hui, avec l'avancement
technologique, l'avortement est une pratique médicale.
Si plusieurs ambiguités de la loi contre l'avortement ont
ainsi été mis en exergue, l'intervention au téléphone
de l'Attorney General a suscité l'intérêt
du Fron Komin lor Lavortman. Rama Valayden a en effet rappelé
qu'un pas doit être fait en avant sur cette question qui
a récemment provoquée une prise de conscience de
part et d'autres. L'Attorney General a laissé entendre
qu'une nouvelle loi serait en préparation et attendrait
de passer devant le Cabinet. Il a également lancé
un appel pour que ce débat ne soit pas sujet à un
débat émotionnel ou religieux, mais placé
dans la réalité. Ce forum sur la pertinence de la
loi contre l'avortement a soulevé différentes réactions
dans le public, composé également des protagonistes
contre l'avortement. Certains d'entre eux, ont toutefois quitté
la salle avant la fin du débat
Diocèse de Port-Louis
Marche Pour les Vocations dimanche prochain
C'est dimanche prochain, 28 juin qu'a lieu la traditionnelle
Marche pour les Vocations du diocèse de Port-Louis. Cette
année, cette marche coïncidera avec l'ouverture, sur
le plan diocésain de l'Année Sacerdotale proclamée
par le Pape Benoît XVI.
"Konfians, leve
Zezi apel twa": tel est
le thème 2009 de cette marche qui vise, explique-t-on à
l'évêché, à "mobiliser les
chrétiens sur l'urgent besoin des vocations dans l'Eglise".
Elle vise aussi à recueillir des fonds pour, surtout, financer
la formation des quatre séminaristes (dont deux Rodriguais)
qui poursuivent, actuellement, leurs études en France en
vue de devenir prêtres.
Encore une fois, la marche se déroulera en deux temps :
l'accueil, le matin à partir de 9h30, au Collège
St Mary's à Rose-Hill d'où les participants se dirigeront
vers le Thabor à Beau-Bassin à partir de 12h45.
La messe présidée par l'évêque de Port-Louis,
Mgr Maurice Piat, débutera à 14h00 dans les jardins
du Thabor. C'est lors de cette célébration que l'évêque
catholique procédera officiellement à l'ouverture
pour le diocèse local de l'Année Sacerdotale qui
s'achèvera en juin 2010 et qui sera l'occasion, dit l'Eglise,
de "redécouvrir la beauté et l'importance du
sacerdoce".
Cette année coïncide avec le 150e anniversaire du
décès du Curé d'Ars, Saint Jean-Marie Vianney,
prêtre français du 19e siècle que l'Eglise
présente comme l'exemple même du prêtre par
excellence.
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