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Pravind Jugnauth, leader du MSM:
"Il ne faut pas voir en la crise internationale comme
un bouc-émissaire"
"Alors que le gouverneur de la BoM ne cesse de tirer la
sonnette d'alarme, Sithanen continue, lui, de cacher la vérité"
"Alors que le gouverneur de la Banque de Maurice ne
cesse de tirer la sonnette d'alarme, le ministre des Finances
continue, lui, de cacher la vérité. Il ne faut pas
trouver en la crise internationale comme un bouc-émissaire.
Des indicateurs économiques se sont détériorés
depuis longtemps"; ce sont là des propos de Pravind
Jugnauth hier. Le leader du MSM qui ne démord pas et prend
toujours pour cible favorite Rama Sithanen.
Malgré le fait que, explique M. Jugnauth, le gouverneur
de la Banque de Maurice ne cesse de "tirer la sonnette d'alarme",
le ministre des Finances continue, selon lui, à "cacher
la vérité". Le leader du MSM se réfère
à une déclaration de presse de M. Manou Bheenick
parue dimanche dernier dans laquelle il déclare: "Je
me suis fait taper sur les doigts pour des perspectives pessimistes".
Pravind Jugnauth salut "le courage" du gouverneur de
la BoM dont les dernières publications, explique-t-il,
attirent l'attention sur, notamment, des chiffres, selon lui,
inquiétants, dont ceux du déficit du compte courant
et du taux d'épargne. Il rappelle que selon M. Bheenick,
la dette publique représente 60% du Produit Intérieur
Brut (PIB).
Pour M. Jugnauth, avec l'emprunt de Rs 15 milliards auprès
du Fonds Monétaire International (FMI), il est "clair"
que le chiffre de la dette "dépassera les normes établies
sous le Debt Management Act". "Si l'on continue ainsi,
dit-il, l'on n'en sera pas loin des Rs 200 milliards de dette
publique d'ici à fin décembre 2009". Cette
situation au niveau d'un certain nombre d'indicateurs économiques
qu'il juge "catastrophique", Pravind Jugnauth estime
qu'elle ne "date pas d'aujourd'hui".
"Il ne faut pas, déclare le leader du MSM, toujours
trouver en la crise internationale comme une sorte de bouc-émissaire.
La situation est très grave. Il ne faut pas cacher la vérité".
Or, déclare M. Jugnauth, voilà que le ministre des
Finances, de passage en Afrique du Sud, déclare à
Reuters que Maurice is not in trouble.
Evoquant encore l'Additional Stimulus Package (ASP), il réitère
sa demande de "transparence" dans la manière
dont l'argent des contribuables est distribué. Pravind
Jugnauth allègue, en effet, que certains bénéficiaires
feraient preuve, "de manière déguisée",
de "certaines largesses" de l'argent public qui leur
serait alloué.
Quant aux difficultés rencontrées par les entreprises
d'exportation, il met en garde le ministre contre la tentation
de "tomber dans la facilité" comme, dit-il, en
2006 quand la roupie a connu une dépréciation de
20%. M. Jugnauth accuse M. Rama Sithanen de ne pas faire grand
cas de la perte "dramatique" du pouvoir d'achat des
consommateurs.
Il se dit sur ce point aussi en accord avec le gouverneur de la
BoM qui préconise le juste équilibre entre les impératifs
des secteurs d'exportation en difficulté et l'intérêt
des consommateurs "comme je l'avais fait quand j'étais
ministre des Finances". Le leader du MSM précise,
ainsi, qu'il n'est pas "contre l'aide aux entreprises".
Il rappelle avoir, à l'époque, suspendu, pendant
une période, la taxe frappant l'huile lourde du CEB. Ce
qui, dit-il, a profité à l'ensemble des consommateurs
"dont les entreprises". Selon lui, une telle initiative
pourrait, tout aussi, par exemple, être envisagée
en vue de soulager notamment les entreprises en difficulté
en diminuant leurs charges.
"Le MSM solidaire des Rodriguais dans l'angoisse"
Abordant la situation à Rodrigues, Pravind Jugnauth adhère
au sentiment exprimé par le Premier ministre à l'effet
que les Rodriguais font face, actuellement, à une situation
"encore plus difficile". Il dit la solidarité
de son parti avec "les Rodriguais dans l'angoisse" mais
dit comprendre aussi les impératifs de l'Etat et, surtout,
la situation financière d'Air Mauritius.
Il appelle au dialogue le gouvernement, l'Assemblée régionale
et les opérateurs de la petite île "dans le
respect de l'institution républicaine et l'autonomie rodriguaise".
"Les dirigeants, dit-il, doivent être à l'écoute
en vue d'un plan capable de venir à la rescousse de l'économie
rodriguaise".
Quant aux pertes annoncées jeudi de Rs 3.8 milliards pour
Air Mauritius pour l'exercice 2008//09, le leader du MSM dit vouloir
connaître, en dépit de ce bilan négatif, les
raisons de l'optimisme affiché par la direction de la compagnie
aérienne. Il dit, en effet, ne pas s'expliquer cet "optimisme
surprenant" et s'attend à ce que Air Mauritius annonce
les mesures de redressement de la situation et établir
une échéance de sortie de crise "dans l'entière
transparence".
Aussi évoquée la situation "déplorable"
à la Corporation Nationale de Transport (CNT), notamment,
les "manquements" au niveau de la gestion. Pravind Jugnauth
rappelle que pas plus tard qu'en 2006, la CNT avait réalisé
des profits de Rs 37.8 millions. "Je comprends, dit-il,
l'inquiétude des 3000 salariés. Il faut des mesures
correctives".
Il se dit, d'autre part, "heureux" du dénouement
pour ce qui concerne le "kalimaye" de St Paul. "C'est
tant mieux qu'un accord ait été trouvé".
Toutefois, M. Jugnauth explique qu'il existe, ailleurs, d'autres
cas de tapage nocture susceptibles d'incommoder et pour lesquels
il faut trouver des solutions. Quant aux constructions illégales
de toute nature, particulièrement, sur les terres de l'Etat,
elles sont inacceptables, estime le leader du MSM.
Pravind Jugnauth se dit aussi "préoccupé"
par l'épidémie de fièvre dengue. Il veut,
surtout, savoir si cette maladie a été "importée"
ou si -"encore plus grave", dit-il - elle est survenue
sur place, dans l'île. Il appelle les autorités à
renouer avec les programmes intensifs de démoustication
du passé et qui se sont révélés positifs
tant dans la lutte contre la malaria dans le temps et le chikungunya
bien plus récemment.
Le leader du MSM dit se joindre à la responsable de l'Apravasi
Ghat Trust Fund, Mme Vijaya Teelock qui a dénoncé
la démolition du Merchant Navy Club, un bâtiment
datant du 19e siècle et qui se situe dans le buffer
zone de l'Apravasi Ghat. Pravind Jugnauth juge cela grave
dans la mesure où une telle chose peut remettre en question
le statut de "patrimoine mondial" attribué l'Apravasi
Ghat.
L'intégration de Joe Lesjongard et de Sekar Naidu
La décision ratifiée hier par le Comité
central du MMM
Le Comité central du MMM, réuni, hier, a, à
l'unanimité, ratifié la décision d'intégrer,
en son sein, Joe Lesjongard et Sekar Naidu. Les deux députés,
interrogés par Week-End, hier, à l'issue
de cette réunion, se sont déclarés "heureux"
de cette décision. Comme l'avait prévu, hier, le
leader du MMM, la question de l'adhésion de ces deux nouveaux
membres est passée comme "une lettre à la poste".
Paul Bérenger devait d'ailleurs, lors de sa conférence
de presse d'hier matin, souligner que le "MMM, ce n'est ni
le PTr ni le MSM, c'est une vraie démocratie et ajouter
aussi avoir "été étonné"
de la façon dont la réunion du comité régional
du No 4, Port-Louis Nord/Montagne, circonscription de Joe Lesjongard,
s'est déroulée mercredi dernier.
Lui-même et Rajesh Bhagwan s'attendaient, dit-il, à
des interrogations serrées des militants mais qu'il n'en
a rien été et que Joe Lesjongard a tout de suite
été accepté, certains demandant même
quand est-ce que leur nouveau collègue va commencer à
travailler sur le terrain avec eux.
Dans le cas de Sekar Naidu, également bien accepté
par le comité régional du No 20, Beau-Bassin/Petite
Rivière, vu son éloignement plus ancien du MSM et
sa proximité affichée avec les militants de la région,
certains en étaient venu même à croire qu'il
y était déjà depuis longtemps.
Joe Lesjongard et Sekar Naidu vont maintenant intégrer
le bureau politique du MMM, les députés siégeant
de facto à cette instance qui, lors de ses réunions
hebdomadaires du lundi, débat aussi des travaux parlementaires.
Interrogé, hier après-midi par Week-End,
après la ratification de son adhésion au MMM, le
député du No 20 a déclaré que "ça
me fait un immense plaisir et je suis très honoré
et très fier d'avoir été accepté à
l'unanimité par les militants. Maintenant que c'est fait,
place au travail".
De son côté, Joe Lesjongard a déclaré
qu'il est "content d'intégrer pleinement le MMM
et que les choses se soient très bien passées au
comité central". Cela démontre, dit-il,
qu'au MMM, "il y a des consultations à tous les
niveaux. Il a remercié le leader du MMM ainsi que l'équipe
de la circonscription du No 4 qui l'a bien accueilli et qu'il
faut maintenant travailler comme on l'a fait dans le passé".
Le député s'est aussi dit heureux de "se
retrouver dans un parti qui a une vision pour l'île Maurice
et une équipe qui est prête à implémenter
cette vision, à un moment où le pays a besoin de
personnes qui ont la volonté et l'expérience pour
le sortir de ses difficultés avec la crise financière
et l'incapacité du gouvernement de l'Alliance sociale à
y faire face".
Pour Joe Lesjongard, "le MMM est en train de mettre toutes
les chances de son côté en présentant une
équipe forte autour de Paul Bérenger".
Maintenant, il faut que le peuple reçoive le message, a-t-il
dit, ajoutant que l'on a "plus de droit de perpétuer
les dynasties" et "qu'il faut donner l'occasion à
tous ce qui ont prouvé leur compétence de gérer
le pays".
Assemblée Nationale - Mardi dernier
Rodrigues au centre des préoccupations
C'est Rodrigues qui était au centre des préoccupations,
mardi dernier, à l'Assemblée Nationale avec la Private
Notice Question du leader de l'opposition qui était consacré
au ras le bol grandissant qui gagne l'île ces jours-ci.
Malgré l'insistance de Paul Bérenger pour la suppression
de la taxe sur le carburant qui frappe le trajet Maurice/Rodrigues
et qui fait grimper le coût de la desserte, le Premier ministre
a dit non expliquant que plusieurs initiatives sont en cour en
vue de redynamiser l'économie rodriguaise. Navin Ramgoolam
a, par contre, annoncé son intention de rendre dans l'île
durant les prochaines vacances parlementaires et a aussi dit envisager
un ministère à part entière pour Rodrigues.
Ton calme et bonne humeur apparente pour cette PNQ. Dans sa réponse
initiale aux questions du leader de l'Opposition, le chef du gouvernement
est revenu sur les subventions accordées en faveur de la
desserte Rodrigues avec la suppression de la taxe aéroportuaire
jusqu'à décembre 2010, ce qui représentera
Rs 10 millions et les pertes de Rs 152,9 millions enregistrées
par Air Mauritius ces derniers cinq ans.
Également mises en exergue les mesures plus récentes
adoptées dans le cadre du Additional Stimulus Package,
à travers diverses agences de l'état, comme le National
Empowerment Fund, pour faire repartir l'économie rodriguaise
dont Navin Ramgoolam a reconnu qu'elle est particulièrement
affectée par la crise mondiale. Il a aussi évoqué
les programmes plus ciblés visant, notamment les pécheurs.
Si Paul Bérenger a insisté sur le caractère
dérisoire de Rs 150 de "travel tax" retirée
alors qu'est maintenue la taxe carburant qui, a, elle seule, représente
Rs 3,000, le Premier ministre s'en est tenu aux efforts déjà
consentis par Air Mauritius pour assurer cette desserte après
qu'un opérateur privé, Catovair a du cesser ses
opérations en raison de pertes accumulées.
Il y eut un petit échange sur cet aspect, Paul Bérenger
rappelant que Catovair avait aussi envisagé de desservir
Agaléga et que faute de cette perspective la compagnie
s'est retrouvée en difficulté tandis que Navin Ramgoolam
a souligné qu'il n'y a que 300 habitants sur l'île
et qu'il ne voyait pas en quoi cela aurait pu aider cette compagnie.
Pour clore l'échange, le rappel du leader de l'opposition
que la desserte d'Agaléga était liée au développement
touristique de l'île.
En matière de desserte, le Premier ministre a confirmé
que Solit-Air a effectivement fait une demande auprès de
l'aviation civile pour opérer sur la route Rodrigues/Maurice
et que celle-ci est toujours à l'étude et qu'il
y a aussi deux autres demandes qui ont été formulées.
Interrogé sur l'identité des demandeurs, Navin Ramgoolam
n'a pu apporter plus de précisions.
"The mood is bad"
Autre volet des questions de Paul Bérenger, le respect
de l'autonomie de Rodrigues et le contournement de ses prérogatives
par certains institutions relevant de l'administration centrale
comme la mention dans le dernier budget de Rama Sithanen de deux
routes précises qui seront réasphaltées à
Rodrigues. Pour le chef du gouvernement, qui a assuré qu'il
en contact régulier tant avec le Chef-Commissaire Johnson
Roussety qu'avec le leader minoritaire, Serge Clair, ce qui a
été annoncé l'a été après
discussions avec la partie rodriguaise.
"The mood is bad" a déclaré le
leader de l'opposition pour décrire le sentiment qui prévaut
à Rodrigues avant d'insister que le Premier ministre y
envoie en signal fort en s'y rendant dans le meilleur délai.
Là aussi, une passe d'armes plus sur le ton de la plaisanterie
que de l'hostilité lorsque Navin Ramgoolam dira que son
vis à vis ne s'y est rendu qu'une seule fois lorsqu'il
était Premier ministre. Et Paul Bérenger de rappeler
qu'il n'a été PM que "pendant deux ans"
tandis que l'actuel titulaire occupe ce poste depuis neuf ans.
Même échange humoristique après la demande
d'un ministère spécifique pour Rodrigues. "On
dirait que tu as des échos de ce qui se discute au conseil
des ministres" lance Navin Ramgoolam alors que Paul Bérenger
lui assure ne pas avoir récemment parlé à
ses ministres. Et lorsque, répondant à Joe Lesjongard,
que le Chef-Commissaire n'a pas été invité
à participer à un conseil des ministres et que cela
n'avait pas été fait non plus sous l'ancien gouvernement,
le leader de l'opposition lancera "ce n'était même
pas nécessaire!". Les députés de Rodrigues
ont, quant à eux, aussi insisté sur la baisse du
coût du billet d'avion pour augmenter le trafic et faire
repartir le tourisme dans leur circonscription.
Pleins feux ensuite sur la MBC. Le Premier ministre a, certes,
répondu aux questions sur la base des éléments
qui lui ont été fournis par la corporation mais
il s'est, cette fois, bien gardé de défendre la
direction de la station de Rue Pasteur. Sur l'affaire des allocations
dues pour le travail effectué lors de la partielle du No
8, il a indiqué, en réponse à une question
de Mahen Jhugroo que la liste des bénéficaires est
en train d'être arrêtée et qu'il a insisté
auprès de la corporation pour éviter le gaspillage.
Quant à savoir, comme le suggérait Ajay Gunness,
s'il y a certains qui reçoivent des heures supplémentaires
se chiffrant à Rs 50,000 Navin Ramgoolam a dit que les
chiffres dont ils disposent sont que les réclamations vont
de Rs 950 à Rs 24,350.
La saga de la voiture du directeur général de la
MBC sera aussi l'occasion pour les parlementaires de l'opposition
de réclamer la démission du titulaire. Le Premier
ministre a rappelé en réponse à une question
de Mahen Jhugroo que cette voiture a été impliquée
dans cinq accidents et que le chauffeur a été muté,
que les réparations ont totalisé Rs 671,958.
Un GPS sur la voiture du DG de la MBC
Si Rajesh Bhagwan et Eric Guimbeau ont réclamé le
renvoi de Bijaye Madhoo, le premier suggérant même
l'installation d'un GPS (Global Positioning System) pouvoir localiser
le véhicule et contrôler ses déplacements
tandis que Sunil Dowarkasing n'a pas manqué de relever
que la voiture affiche 216,000 kilomètres au compteur,
ce qui laisse entrevoir 300 kms de déplacement quotidien.
Autre dossier, l'achat de films au sujet duquel le député
Rajesh Bhagwan a soutenu qu'il y aurait une mafia qui opère,
une expression contestée par le Speaker alors que le Premier
ministre a promis de s'y pencher.
Quant aux usines de Ram Mardaymootoo, si le Premier ministre a
appelé à la prudence dans la mesure où le
Development Bank of South Africa, une institution crédible
est impliquée; le leader de l'opposition a précisé
que la demande de commission d'enquête porte, en fait, sur
l'utilisation des fonds publics depuis le démarrage des
projets, Rajesh Bhagwan a, lui, carrément posé la
question de conflit d'intérêts de la part de l'élu
dans la mesure où il a bénéficie de l'aide
de l'état, ce qui est contraire aux Standing Orders mais
Kailash Purrag a rejeté ses questions.
Deux textes votés ce mardi, The Probation of Offenders
(Amendment) Act et The Mauritius Institute of Training and Development
Act. Plusieurs interventions aussi à l'ajournement des
travaux.
Mardi prochain - Ordre du jour chargé
Un ordre du jour chargé attend, mardi, les parlementaires.
En sus d'un Question Time étoffé, l'Assemblée
Nationale sera aussi appelée à débattre de
la motion du leader de l'opposition réclamant l'annulation
de la dernière augmentation des prix des produits pétroliers
et du texte qui introduit les analyses ADN.
Pour le Premier ministre, des questions portant sur un vaste éventail
de sujets, la MBC, la police, la VIPSU, les viols, les piétons
verbalisés, les acquéreurs de villas IRS, les étrangers
qui ont obtenu un permis de résidence, la nomination d'un
Visitor pour se pencher sur la mauvaise gestion de l'Université
de Maurice, la situation conflictuelle qui prévaut à
la Banque de Maurice, le harcèlement de ceux qui fréquentent
les pistes de jogging, les accidents mortels survenus dans les
crèches, les paris illégaux sur les courses et la
tension autour du Centre Bouloux à Cassis, où la
méthadone est distribuée.
Pour les autres ministres, les chances égales au niveau
de l'éducation au primaire, l'étendu de la pratique
de la césarienne, l'introduction d'une taxe sur la pomme
de terre et l'oignon, le déplacement du directeur de la
STC aux Seychelles, les conclusions du comité de haut
niveau sur la Centrale Therlique du Sud , les conditions d'un
bail accordé à la Société Pierre Bleue
à Flic-en-Flac, les missions diplomatiques à l'étranger,
la mise sur pied de la Independent Regulatory Authority et le
projet Gamma Coventa et le prix estimé de vente de son
électricité et ceux pratiqués par les producteurs
indépendants et les missions entreprises par les ministres
des Finances depuis septembre 2000.
Seront également évoqués les présidents
à temps partiels d'organismes para publics qui bénéficient
d'une voiture avec chauffeur et d'une allocation d'essence, les
leçons particulières, le Hotel Reconstruction Scheme,
les handicapés, la pêche au thon, les athlètes
de haut niveau, l'augmentation des prix des médicaments,
la fièvre dengue, le Airport City Project, l'évolution
des projets IRS, le nombre d'abonnés du CEB qui ont été
déconnectés depuis janvier 2006, l'interdiction
du téléphone portable dans les écoles et
les négligences médicales.
En sus de la motion d'annulation de Paul Bérenger, l'autre
gros morceau à l'agenda est le texte que présentera
le Premier ministre pour l'introduction, par la police, d'examens
ADN (deoxyribonucleic acid) à Maurice dans des circonstances
spécifiques en vue d'élucider certains crimes.
Cette loi prévoit le prélèvement de l'ADN
d'un individu soupçonné d'une délit que sur
un ordre d'un juge en Chambre. Cette provision ne s'appliquera
pas à quelqu'un qui aura déjà été
condamné d'un délit grave. Est aussi prévue
la création d'un DNA Data Records, d'un DNA Population
Statistical Database et d'une autre base de données pour
les personnes portées manquantes.
Autres provisions de la loi, les conditions de collecte et de
préservation des prélèvements ADN et la confidentalité
qui doit entourer ces exercices effectués par le Forensic
Science Laboratory.
Beau Bassin/ Rose Hill
Les élus MR continuent à se déchirer
La guerre continue de plus belle entre élus du Mouvement
Républicain à la municipalité de Rose Hill.
Cette semaine c'est Dean Tirvengadum, l'actuel adjoint au Maire,
qui a du répondre à des questions de la police suite
à une déposition faite par Varn Andee, l'ancien
maire.
Toute cette histoire découle de la déposition faite
à la police il y a plus de quinze jours par Jean Marie
Laviolette, employé municipal mais surtout membre du MR.
Il avait lors d'une réunion du MR fait des critiques contre
l'ancien Maire Varen Andee, ce que ce dernier lui avait reproché
lors d'une conversation téléphonique. Ce que l'ancien
maire ne savait pas c'est que cette conversation avait été
enregistrée et allait servir de preuve à une déposition
à la police. Après avoir déclaré que
l'enregistrement de la conversation avait été manipulée
pour lui nuire, l'ancien Maire est allé donner une déposition
à la police en début de semaine. Dans cette déposition
il affirme qu'un tract de nature sectaire le dénigrant
circule en ce moment à la municipalité et que selon
ses renseignements l'adjoint au Maire, Dean Tirvengadum et l'employé
municipal Jean Marie Laviolette auraient été impliqués
dans sa préparation. . Suite à cette déposition
la police a convoqué les deux personnes incriminées
par l'ancien Maire et des fouilles de domicile entreprises. Les
observateurs se demandent pourquoi le leader du MR ne convoque
pas une réunion de ses membres pour régler le problème.
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