|
Après sa floraison, l'an dernier
Le talipot du Jardin des Pamplemousses en pleine fructification
Après sa floraison qui avait démarré en mai
de l'année dernière et qui aura duré jusqu'à
fin décembre, le talipot du Jardin des Pamplemousses a
atteint, ces jours-ci, un état avancé de fructification.
Ce qui constitue, tout comme la floraison de ce palmier géant,
un phénomène naturel rarissime.
M. Meghraj Aumeer, "Technical Advisor" du SSR Botanical
Garden Trust explique que d'ici à un mois, les fruits de
"l'arbre centenaire" qui auront atteint la pleine maturité
et qui tomberont du palmier géant seront ramassés
en vue de la production de jeunes pousses à la pépinière
du jardin botanique.
Originaire du Sri Lanka, le talipot (Corypha Umbraculifera) a
la particularité de ne fleurir qu'une fois tous les 60
à 80 ans pour ensuite mourir de sa belle mort. Palmier
géant de la famille des Arecaceae, il peut atteindre 20
à 25 mètres de hauteur.
Alors qu'il existe une vingtaine de spécimens de cet arbre
au Jardin des Pamplemousses, les autorités envisagent de
mettre en terre de nouvelles jeunes pousses. L'idée derrière
et de léguer ce patrimoine aux générations
futures. De par la rareté de sa floraison de même
que de sa fructification, le talipot a aussi un attrait touristique
évident.
La grande aventure de l'immigration française
Les colons bâtisseurs et les principes de la Révolution
La grande histoire de l'immigration française, le troisième
volet de Venus d'ailleurs, écrit et réalisé
par Alain Gordon-Gentil et David Constantin a été
lancé vendredi dernier au cinéma Star, au Caudan
en présence du Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam.
L'occasion pour les auteurs et les Mauriciens d'ascendance française
de raconter l'histoire de leurs ancêtres, les colons bâtisseurs
qui ont à leur façon, ont forgé le destin
glorieux de l'île Maurice. Les historiens s'attardent trop
sur les nombreux esclaves qui ont souffert des mains de leurs
maîtres sans coeur et sanguinaires. Alain Gordon-Gentil
a toutefois rectifié le tir à travers les interventions
des personnalités ayant laissé leur empreinte dans
le domaine du commerce, de l'art et de l'hôtellerie.
La mise en images fluide et des textes bien agencés rendent
justice à ces ancêtres bâtisseurs car il y
avait aussi parmi les colons, des architectes, des artistes et
des poètes. Les colons débarquèrent à
une époque où l'île Maurice n'avait pas encore
acquis le concept de liberté, d'égalité et
de fraternité. Leur venue était porteuse d'espoir
tant sur le plan politique que constitutionnel. Nous partageons
encore les principes économiques et territoriales de ces
illustres ancêtres.
Les propos des intervenants, à l'instar de Jean-Pierre
Lenoir dérangent mais ne laissent pas indifférents.
Il dira sans ambages qu'il n'aime pas le métissage que
Maurice ne sera jamais unie. Jean Pierre Hardy avoue qu'il voulait
devenir fonctionnaire de l'Etat et comme on lui a fait comprendre
que c'était impossible. Il a choisi l'entreprenariat. Ian
Maingard ne tarit pas d'éloges pour son père Amédée,
agent secret de la Royal Air Force durant la Seconde Guerre Mondiale
et également fondateur de la New Mauritius Hotels. Amédée
devait aussi contribuer au lancement d'une compagnie aérienne
en l'occurrence, Air Mauritius.
Jacques de Marroussem, François de Grivel, Armand Maudave
Hector Espitalier Noël à travers des faits ponctués
d'anecdotes racontent cette fabuleuse histoire de la colonisation
française. Hector Espitalier Noël poussera la réflexion
plus loin en déclarant qu'après l'indépendance,
les familles d'ascendance française ont joué un
rôle plutôt effacé dans la vie économique
et sociale du pays. Réflexion partagée par François
de Grivel qui souligne que les Mauriciens d'ascendance française
se sont retirés de la politique, du sport et de la vie
artistique.
Comment ne pas aussi souligner le riche contribution de Mahé
de La Bourdonnais qui fonda la ville de Port-Louis et construisit
l'hôtel du gouvernement. Le gouverneur a fait ouvrir de
nombreuses routes et la première usine sucrière
de Villebague. Pierre Poivre, lors de ses voyages à l'étranger
apporta lui, des plantes à épices, des muscadiers,
des girofliers et des cannaliers qu'il planta au jardin des Pamplemousses.
Les colons blancs provenaient des provinces maritimes françaises
et pas uniquement de Saint-Malo, précisent les auteurs.
Alain Gordon-Gentil nous a aidé à comprendre une
phase poignante de notre histoire et la contribution des colons
blancs pour bâtir l'île Maurice d'aujourd'hui. Poignant
et passionnant.
Concert classique
Quand les voix lyriques s'éveillent
Ils sont arrivés dans un paysage lyrique réservé
aux happy few et ont charmé avec des allures de vedettes,
une personnalité et un timbre de voix uniques pour certains.
Véronique Zuël-Bungaroo (Soprano), Barry Martin (Basse),
Léopold Pauline (Ténor) et Christian Lucot (Ténor)
ont drainé un public réservé d'abord, puis
enthousiaste, à l'Alliance française de Bell Village
vendredi dernier dans un concert lyrique organisé par l'association
Il Bel Canto de la Réunion. Il est réconfortant
de voir Jean-Bernard Thomas, un représentant du pays vivant
à la Réunion mettre en avant les voix lyriques de
l'océan Indien. Il est maître de chant depuis près
d'une dixaine d'années et fondateur de Il Bel Canto. Une
ouverture vers la musique classique : un marché potentiel
pour les oreilles de la région. La volonté aussi
de donner une formation professionnelle aux chanteurs de l'océan
Indien. Au programme des airs idéaux à chanter sur
scène. Le sens du répertoire connu et méconnu
a apporté un souffle d'air à l'art lyrique. L'accompagnement
au piano par Paul Wilmot et la complicité avec les artistes
sont indiscutables. La réussite de cer derniers réside
dans des interprétations développant une large palette
de couleurs et de nuances. Véronique Zuël-Bungaroo
ne cesse d'étonner par son articulation rythmique, le caractère
réfléchi de sa sonorité. Un mélange
de spontanéité et de retenu dans "Quando me'n
vo' soletta per la via" (extrait de La Bohème
de Puccini) ou dans "Me voilà seule dans la nuit"
(extrait des Pêcheurs de perles de Bizet) où
la prêtresse Leila, seule en haut d'un rocher, chante son
amour pour le pêcheur Nadir. La révélation
est venue du côté de la Basse Barry Martin pour la
justesse de son interprétation, la couleur rare, la diversité
d'expression qui créent la surprise ("Non piu andrai"
extrait des Noces de Figaro de Mozart. Mais aussi son charisme
et sa simplicité. Les ténors réunionnais
Lépold Pauline et Christian Lucot ont la voix et le phrasé
maîtrisés des bons ténors. Pour ce premier
concert lyrique à Maurice, Jean-Bernard Thomas a montré
qu'il possède une connaissance suffisante du monde de l'opéra
pour s'acquérir d'une tâche qui reste affaire de
passionnés : faire découvrir et renouveler le monde
lyrique de la région. A suivre !
Création d'un espace culturel
Les artistes sollicitent le PM
Le Mouvement des Artistes Mauriciens espère trouver
en Navin Ramgoolam, une oreille attentive. Les artistes qui se
sont associés à ce mouvement pensent que le Premier
ministre est plus apte à comprendre leurs revendications.
Et c'est dans cette optique que le mouvement envoie une lettre
à Navin Ramgoolam lui demandant de prêter une attention
particulière à la liste de requêtes qu'il
lui adresse, dont la création d'un espace culturel.
La bonne intention du ministère de la Culture qu'est l'organisation
d'un concert dominical, tous les mois, dans différentes
régions du pays, n'atténuera pas pour autant le
combat des artistes pour un espace musical. Dimanche dernier,
le ministre de la Culture, Vasant Bunwaree qui visitait la plate-forme
aménagée au Plaza pour la tenue d'une journée
d'activités artistiques sous le thème "Pran
kont artis", annonçait cette nouvelle en prenant
l'engagement de la concrétiser. Mais pour les musiciens
et chanteurs présents, le ministre de la Culture se serait
démarqué, voire rattrapé s'il avait annoncé
la création d'un espace d'expression pour les artistes.
"Rs 25 millions ont été injectées
dans des projets d'infrastructure. C'est ce que nous apprend le
dernier exercice budgétaire. Cependant, nous nous demandons
si la construction ou l'aménagement d'une salle réservée
aux artistes de tout horizon ne s'insère pas dans ce genre
de projet?" s'interroge Gérard Louis, musicien
et producteur, membre du Mouvement des Artistes Mauriciens. Celui-ci
qui a rédigé une longue liste de revendications
a adressé ses requêtes au ministre de tutelle. "Nous
avons sollicité une rencontre avec le ministre Bunwaree
et nous attendons une réponse de sa part", ajoute
Gérard Louis. En rédigeant leurs requêtes,
les artistes de ce mouvement n'ont pas caché leur souhait
de voir à la tête du ministère de la Culture
"un ministre qui comprend et s'y connaît en matière
d'art et culture" et non "un ministre qui doit
se partager entre la culture et l'éducation." Aussi,
précise notre interlocuteur, "nous demandons qu'un
comité composé d'artistes siège au ministère
de la Culture pour la gestion des dossiers. Nous trouvons regrettable
que ces dossiers soient gérés par des personnes
qui n'ont pas de maîtrise pour cela", note Gérard
Louis. Le Mouvement des Artistes Mauriciens explique-t-il encore
enverra une lettre au Premier ministre, Navin Rmgoolam, pour lui
brosser un tableau sur l'urgence de leur situation, tout en espérant
que celui-ci intervienne rapidement.
News
Fête de la musique
Les centres de lecture et d'animation culturelle (CLAC) du pays
se sont mis à l'heure de la musique. Une série d'activités
musicales ont été élaborées par le
ministère de l'Education et de la Culture dans le cadre
de la fête de la musique et se tiendront jusqu'au jeudi
30 juin. Le ministère marque l'occasion avec d'autres
représentations ailleurs. Notamment ce soir à la
MBC qui accueillera une palette d'artistes le temps d'un concert
et demain, au Mahébourg Social Welfare Centre où
se produira le Rishi Raphouji&Group.
Albums
Un Best of pour Désiré François
Un bel emballage pour un beau produit. C'est ainsi que se décline
le CD et le DVD Best of de Désiré François.
Le chanteur qui, depuis le grand split de Cassiya, poursuit sa
carrière en ponctuant sa discographie d'album solo, débarque
dans les bacs avec un Best of. Celui dont la voix faisait la particularité
de Cassiya durant ses jours de gloire, reprend des titres qui
ont fait le succès de son groupe. Notamment Séparation,
Marlène, Diego, Rev nou zanset, Isi
Kot nou été
Désiré François
fait ainsi remonter en surface un sentiment nostalgique. Les fans
qui se réjouiront car les paroles sont inclus dans le coffret
à
moins s'ils ne les connaissent déjà par coeur.
Quant au DVD, il renferme les clips Angelina, Souvenir,
Zistwar, Kontan et Séga dan Vilaz, des
morceaux qui marquent sa carrière solo.
Nouveauté: Donn Faya, Evan Son of Jah
Avec son premier album, Donn Faya, le jeune Evan Saunders
ne vient pas révolutionner le dance hall. Il n'en a pas
la prétention d'ailleurs. Evan Saunders qui a pris pour
nom de scène Evan Son of Jah, reste le plus fidèle
possible à ce genre musical. Pourtant avec ses dispositions
vocales, Evan Son of Jah a ici un atout de taille. L'interprétation
reste justement le point fort de Donn Faya. Guerino
Colas qui produit cet album, s'est assuré d'un arrangement
musical de qualité. Musicien autodidacte, Evan Saunders
que l'on retrouve à la guitare et à la basse, signe
lui-même les textes de Konsians Spirituel, Jah-Jah song-riddim,
Mo freedom, Bizness man
Pour un premier essai Donn
Faya s'en sort plutôt bien et laisse même entrevoir
des suites prometteuses.
A venir : La Mizik Mot Lamour, Don Panik
Un troisième album, très bientôt, pour Don
Panik. Il promet des inédits et encore plus de rimes pour
La Mizik Mot Lamour. Ce troisième opus qui succède
à Pa Fasil, sorti en 2007 et Lyrical Bad Man (2006) portera
le label de Harbour Music. Les inconditionnels de Don Panik retrouveront
l'artiste aux côtés de Ras Natty Baby, ou encore
Judex Bamboche, Lady Cynthia, Caroline Joodun
Des vedettes du rap français sous le soleil mauricien
Bisso Na Bisso, le collectif d'origine congolaise et sa figure
emblématique, en l'occurrence Passi de même que le
chanteur d'origine capverdienne, Stomy Bugsy, seront de passage
chez nous, cette semaine. Et si ces artistes du rap français,
débarquent effectivement à Maurice pour quelques
jours de vacances, il est attendu qu'ils se produisent dans un
pub d'Ebène.
Jazz
Gina Jean-Charles et son groupe en concert
Après un premier concert en mai 2008 au Conservatoire François
Mitterrand, la jazzwoman, Gina Jean-Charles, offre une deuxième
prestation où elle présentera Tout simplement,
son premier album sorti en janvier dernier. Accompagné
de son groupe Belingo Faro Duet-Jim Bashun à la batterie
et Belingo Faro au clavier, elle partagera avec le public quelques
reprises et compositions de son premier opus dont Imagine,
reprise de John Lennon, Le peintre, Cry me a river, Mama la
terre nou zil (en duo avec menwar), entre autres.
Ce concert intitulé Intimate live gig, orchestré
sous la houlette de Linley Moothien et d'Art Promoters' club,
se tiendra le samedi 11 juillet sur la pelouse du collège
du St-Esprit à 20h. À cette occasion, une grande
marquise sera installée afin d'accueillir un maximum de
1000 personnes. Une scène circulaire sera mise en place
pour l'évolution scénique des artistes. Plusieurs
artistes mauriciens ont été invités à
se joindre aux côtés de la chanteuse.
Les billets, en vente à Rs 475, sont disponibles au TCB
Location (Tel: 213 52 75) et sur le rézo Otayo (466 99
99)
Tournée d'adieu
Johnny Halliday allume son dernier feu à Saint Denis
Dans le cadre de sa tournée présentée comme
la dernière, le grand rockeur français Johnny Halliday
offre un dernier concert le dimanche 20 septembre 2009 à
18h au Stade Saint Denis à l'île de la Réunion.
Lors d'une conférence de presse tenue lundi au Restaurant
le Courtyard à Port-Louis, Ivan Sudres, organisateur du
concert a lancé les packages officiels prévus au
départ de Maurice pour assister au concert de la dernière
tournée de ce chanteur qui compte 50 ans de carrière.
Tous les billets assis vendus à Maurice (VIP, catégorie
1 et 2) sont uniquement réservés aux packages proposés
par Hémisphère Events, antenne mauricienne de l'organisation
du concert représenté par Claire Lelay et de ce
fait, à ses partenaires Coquille Bonheur et Check In travel.
Le tarif des packages est comme suit : le package exclusif - à
Rs 21000- avec un vol spécialement affrété
pour le concert, départ dimanche 20 septembre à
15 heures, retour à 22h30. Accueil VIP personnalisé
à l'aéroport, transfert aéroport, entrée
et sortie rapide au stade de Saint Denis, places VIP assises,
diner de Luxe et champagne servis dans les tribunes, retour par
un vol spécial. Une deuxième formule est proposée:
un package week-end shopping+concert, incluant transferts aéroports-hôtels-concert.
Le départ est prévu le samedi 19 septembre à
8h et le retour le lundi 21 à 8h50.
Pour toute information : contactez Rachel chez Check In Travel
210 94 94 ou le rézo Otayo au 466 99 99.
Paradis blues
La révolte des femmes racontée par Miselaine
Pour une fois, Miselaine Duval n'est pas comique. Pendant 50
minutes, la comédienne de la troupe Komiko passe du rire
au drame en racontant son histoire et en dépeignant celle
d'autres femmes à travers Paradis Blues dont la dernière
représentation se tient ce soir au CCB.
Le décor est planté sobrement. La mise en scène
suggère l'enfermement, celui d'une femme: bloc opératoire,
appareils, brassards, comme des chaînes dont elle veut s'en
libérer. La robe de mariée qui la couvre est aussi
un symbole de son parcours. Dans cette ambiance feutrée
et minimaliste, Miselaine Duval, comédienne affirmée
et confirmée au talent avéré, est seule à
entamer l'histoire. Le spectateur est sceptique. Il attend la
suite. Pour l'heure, il n'a pas encore tout à fait compris.
Puis, Miselaine décline et narre des tranches de sa vie
et celle des femmes à la recherche désespérement
d'un paradis à l'hypothétique bonheur. Pendant que
défilent sous nos yeux une vidéo de son propre mariage
et ses photos d'enfance, de son vécu. L'écriture
de Shenaz Patel explore ces profondeurs avec une simplicité
et une rigueur qui lui permettent de susciter, au travers des
bribes de la vie de Miselaine, des émotions par des récits
intenses.
Son regard brillant s'adresse directement au public. On est impliqué
dans son récit. Du sort des femmes, des rêves d'une
mère qui désire âprement que sa fille se marie
à un correspondant plein aux as, d'une enfance vide et
terne, aux désillusions d'un mariage, à l'enfant
qu'elle a perdu jusqu'à sa rupture. Une femme qui a traversé
de grandes épreuves pour enfin parvenir à être
elle-même. Une révolte qui ne lui est pas singulière.
Car elle parle au nom de toutes celles qui se taisent. Dans cette
mise à nu psychologique, une voix, celle d'Eric Triton
pour faire entendre le déchirant poème de Michel
Ducasse et sa guitare comme alliées des mots pour renforcer
leurs sens et leur donner vie dans ce périple au coeur
des émotions.
Le projet "Dodo" de pARTage
Le Dodo est toujours vivant !
L'association pARTage veut donner une autre dimension au mythe
du dodo avec le projet appelé "The Dodo is still alive".
Ce projet artistique tentera de donner des réponses aux
questions que tout le monde s'est posé à un moment
ou un autre : le dodo existe-t-il réellement ? Qui l'a
déjà vu ? Il est vrai ques les scientifiques nous
ont montrés des ossements de l'oiseau. Les voyageurs l'ont
longuement décrit. Les artistes et artisans l'ont souvent
imaginé et representé. Mais le mythe persiste autour
du dodo. pARTage jette un nouvel éclairage sur l'oiseau
mythique en demandant à trois générations
d'artistes (artistes confirmés, étudiants des Beaux
Arts et élèves du primaire) de donner leur propre
interprétation (visuelle et philosophique) de l'oiseau
emblématique de Maurice. La démarche consiste à
produire des vidéos, peintures, sculptures, gravures et
autres installations. L'idée derrière est de faire
"revivre" le Dodo et de le replacer dans l'histoire
et la culture du pays. Diverses activités dont un atelier
de travail seront organisées. Les principales retombées
de cet événement : un atelier de travail "outdoor"
avec les étudiants du MGI, une exposition regroupant 35
artistes mauriciens de renom, des ateliers de gravure à
Flic en Flac, un catalogue donnant un aperçu du projet.
L'événement se déroulera du 1er au 23 août
2009 à la galerie pARTage à Flic en Flac.
National Drama Festival
Tout le monde peut faire du théâtre
Il y a des gens qui font du théâtre par vocation.
C'est leur métier, leur art. D'autres amateurs sont à
la fois acteurs, spectateurs, metteurs en scène. Ils adaptent
des textes, choisissent leurs costumes, les lieux où ils
répètent. C'est le cas des membres du Victoria Drama
Club (4 étudiants encadrés par deux enseignants)
qui ont réussi à faire d'une activité extra-scolaire
un moyen de faire entendre les accents salutaires de leur joie.
La pièce qu'ils ont présentée au National
Drama Festival (théâtre en français) le 21
mai 2009, Un mot difficile ( une Comédie-Bouffe
en un acte de Pierre Ferrary et Lucien Reynier) a raflé
quatre récompenses : meilleure pièce, meilleur acteur,
meilleur décor, meilleure mise en scène. C'est dire
qu'on aurait tort de sous-estimer l'inventivité et la créativité
d'élèves issus de milieux défaorisés,
notamment dans le domaine de la culture populaire. Tout le monde
peut faire du théâtre. Cette idée a commandé
des formes de jeu dramatique et contribué à l'initiation
à la langue française. Les cours d'art dramatique
se déroulent tous les jous pendant la récréation
sous un longanier et visent à éveiller les consciences.
Les fruits récoltés : plusieurs récompenses
après trois mois de répétition d'une pièce
en langue française. L'originalité de la démarche
réside dans l'adaptation d'Un mot difficile. Une
représentation qui vise à une intégration
totale du mouvement, du geste, du phrasé, du récit,
du chant et de la danse. Le Victoria Drama Club a pris des risques
en ajustant son jeu aux réactions du public, s'adaptant
aux circonstances non prévues. Le rire a retenti lorsque
Eloi Coucoulon (Steves Hippolyte), amateur de mots croisés,
agace sa femme (Cindy Singapermall), la bonne (Hena Davedoss),
la concierge (Wendy Jean) pour obtenir le "mot difficile".
Il finit par l'obtenir de manière assez imprévisible.
Voilà pou le résumé de la pièce. L'aspect
le plus intéressant de cette expérience consiste
en l'élaboration de techniques théâtrales
particulières pour dire des sentiments intériorisés.
La Victoria Drama Club a adapté une pièce de répertoire
dans le cadre d'un dialogue avec les autres. Pluralité,
différence, diversité sont les conditions essentielles
de leurs séances de théâtre. La direction
du collège Victoria déplore qu'il n'y ait qu'une
manifestation autour du théâtre par an et que la
discipline reste "une activité pauvre en structure
et en formation". Mais pour les élèves du collège
le théâtre de jeunes continuera pour vaincre les
sentiments d'oppression, d'incommunicabilité, de timidité,
de peur de l'avenir. Rendez-vous le 24 juin à 14h30 à
la gare de Rose-Hill où la troupe présentera un
sketch à l'occasion de la journée mondiale du théâtre.
National Ballroom Dancing Contest
41 candidats en finale
À l'issue de 2 préliminaires qui se sont tenus à
la David Dance Academy, Phoenix pendant les deux premiers week-end
de juin et réunissant 72 couples, 41 d'entre eux ont été
sélectionnés pour la finale de Ballroom dancing
qui se tiendra le samedi 27 juin à 19h au Centre Swami
Vivekananda, Pailles.
Durant 3 heures et demi se succèderont les couples répartis
en 9 catégories - le cha-cha, samba, rumba, valse lente,
tango, valse viennoise, foxtrot, quick-step- et trois groupes
d'âges : 12 à 17 ans, 18 à 60 ans et plus
de 61 ans. Le Grand jury pour la finale de ce concours organisé
par Immedia sera présidé par Simon et Heidi Cruwys,
champions anglais du ballroom dancing.
Renseignements et réservation des billets - pour les tables
de 8 personnes qui coûtent Rs 25 000 et les sièges
rétractables à Rs 600 - au 208 10 30 ou à
travers Otayo sur le 466 99 99. La réservation des tables
de 8 personnes comprend snacks et vin de la marque Trivento d'Argentine.
Portrait
Monique Koenig, soixante-huitarde romantique
Monique O. Koenig vient de lancer cette semaine "Chagrin
et consolation" son premier roman. Un premier roman très
particulier, "un défi littéraire qui ne
manque pas d'allure" comme le dit sa présentation
puisqu'il s'agit ni plus ni moins que la suite d' "Orgueil
et préjugés", le classique de la littérature
romanesque anglaise signé Jane Austen. Portrait d'une soixante-huitarde
qui se découvre tardivement, mais avec bonheur, une âme
de romantique.
Française de naissance
première précision
"...non, je préfère dire francophone plutôt
que française puisque j'ai vécu plus à l'étranger
qu'en France." Reprenons : francophone de naissance et
scientifique de formation - elle est titulaire d'un doctorat de
sciences - Monique est mauricienne par les liens du mariage. Après
ses études universitaires elle a travaillé à
l'Institut Pasteur et à l'université de Caën
avant de prendre de l'emploi pour les Nations-Unies au Malawi.
C'est dans ce pays qu'elle rencontre le mauricien Alain Koenig.
"Alain travaillait dans le sucre pour le compte de la
compagnie Lonhro. Nous nous sommes mariés rapidement et
avons fait six enfants dont cinq sont vivants : deux paires de
jumeaux et une fille. Après un premier séjour au
Malawi, nous sommes venus nous installer pour quelque temps à
Maurice avant de repartir là-bas. Puis comme Alain avait
une petite plantation de café en Rodhésie et que
ce pays venait d'obtenir son indépendance en prenant le
nom de Zimbabwe, nous avons décidé d'aller nous
y installer. Influencés par les idées progressistes
de l'époque, nous pensions que c'était un pays
qu'il fallait aider à construire sur des bases modernes.
Nous sommes partis au bout de deux ans parce que le climat de
terreur qui allait conduire le pays à la ruine avait déja
commencé. Mugabe écrasait les gens du Matabele land
où était notre ferme. Un jour on parlera des charniers
faits par les hommes de Mugabe dans la région de Bulawayo."
Après l'Afrique, les Koenig vont s'installer en France,
plus précisément en Bourgogne pour gérer
une ferme de volailles. " Alain s'occupait de nourrir
les animaux , moi de les tuer et de les plumer. Si c'était
un travail dur pour le fermier c'était un esclavage pour
la fermière. Même si je tuais mes volailles en compagnie
de mon cochon préféré, en écoutant
France Musique." L'intermède fermier prend fin
deux ans et demi plus tard quand la fermière est obligée
de garder le lit pour une période de six mois après
s'être déplacée un disque. Les Koenig retournent
donc pour de bon à Maurice en 1986. Monique se lance alors
dans un projet d'alphabétisation qui la conduira, des années
plus tard, à publier deux recueils de fables. Elle prend,
en même temps, de l'emploi comme directrice de l'ong Friends
of the Environnement et se rend célèbre pour
ses actions, ses prises de position et ses coups de poings sur
la table contre les pollueurs de tous poils. Elle établit
notamment sa réputation de pourfendeuse par ses coups de
gueule à la radio dans les émissions sur la protection
de l'environnement."Mon engagement, mes prises de position
et mon insolence viennent du fait que je suis de la génération
de Mai 68. Une génération qui remettait tout en
cause, qui cassait de tout, depuis les idées jusqu'aux
mecs. Et sur ce dernier chapitre, comme sur les autres d'ailleurs,
je me suis bien exprimée à l'époque."
Après dix huit ans passés à la tête
de Friends of the Environnement, Monique Koenig devient
la directrice du projet de restauration de la tour Martelo et
de sa transformation en musée. Un musée dont elle
continue à s'occuper en dépit du fait qu'elle a
fait valoir ses droits à la retraite.
Et puis, à la fin de l'année dernière, Monique
Koenig annonce ce qui passe au premier abord pour un canular :
elle va écrire une suite au monument de la littérature
romanesque anglais qu'est "Orgueil et préjugés"
de Jane Austen. Ce n'était pas un canular puisque "Chagrin
et consolation", publié par Pamplemousses Productions
est en librairie cette semaine. Qu'est-ce qui a poussé
une francophone qui plus est soixante-huitarde revendiquée,
à s'attaquer à un monument de la littérature
romanesque ? "Une envie, une pulsion. J'ai eu envie de
le faire parce que je suis une inconditionnelle de Jane Austen
dont j'ai lu tous les livres. J'adore les personnages de "Pride
and Prejudice" et je trouve qu'à certains moments
de ma vie j'ai été successivement les filles Bennet
et j'aime la manière dont Jane Austen les a décrits.
Je trouve l'époque qu'elle décrit fabuleuse, j'aurais
aimée vivre à cette époque. J'aime beaucoup
la manière dont les gens vivaient, les bonnes manières."
La militante de l'environnement qui ne mâchait pas ses mots
serait donc au fond d'elle même, une romantique fleur bleue?
" Romantique probablement, fleur bleue non. D'ailleurs,
Jane Austen n'est pas fleur bleu, pas du tout. Elle est très
réaliste est très moderne sur son temps pour avoir
écrit ses livres. Je me suis découverte une âme
de romantique en écrivant ce roman. Peut être que
j'ai envie de l'amour courtois, du romantisme alors que j'ai passé
ma vie à 100 à l'heure à défiler,
à défier et à contester. Peut être
que je suis au fond terriblement romantique. Et puis j'aimerais
souligner que je ne me suis pas attaqué à un monument,
c'est plus un hommage à l'uvre qu'autre chose. Quelque
part quand on ferme un livre dont a beaucoup aimé l'intrigue
et les personnages on a envie de continuer un bout de chemin avec
eux. Quand j'ai regardé avec mes petits enfants les films
tirés du roman, ils me posaient des tas de questions sur
les personnages. Ils voulaient savoir ce qui se passait après
la fin du livre. C'est comme ça que j'ai inventé
de nouvelles aventures aux personnages." Faut-il parler
d'invention ou de copie ? " Pas de copie, surtout pas.
Il s'agit plus d'un prolongement pour donner un peu plus d'importance
à des personnages un peu négligé, à
mon avis, dans la version originale." Est-ce que généralement
un romancier n'essaye de créer son univers, d'inventer
et de décrire ses personnages au lieu de reprendre ceux
crées par un autre auteur? " Et pourquoi pas n'écrirait-il
pas autrement ce romancier ? En écrivant " Chagrin
et consolation", j'avais l'impression que Jane Austen me
passait le relais. Les gens vont croire que je suis cinglée
mais de toutes les façons on le pense déjà,
alors !" Et quand est-ce que cette pulsion irrésistible
est arrivée dans la vie de Monique Koenig ? " Il
y a un peu plus d'un an. J'ai alors beaucoup lu sur Jane Austen,
vu les films tirés de son uvre. Cela facilite à
mettre sur papier le film que l'on a dans la tête. C'était
une pulsion : je devais écrire une suite à "Orgueil
et préjugés". Peut être que quelque part
Jane Austen m'a murmuré à l'oreille de le faire.
J'avais envie de redonner vie aux personnages de continuer leur
histoire et j'ai commencé la rédaction. J'ai envoyé
les chapitres aussitôt écrits à Julia Maigrot
qui me réclamait la suite." Et à aucun
moment de la pulsion la romancière n'a pas eu peur de procéder
à ce que les fans de Jane Austen pourraient qualifier de
sacrilège littéraire ? " Je me suis contentée
de me faire plaisir et j'espère que mon roman donnera envie
de découvrir ou de relire Jane Austen. Je sais qu'il y
aura des levées de boucliers, surtout les fans de Jane
Austen. Je dis tant mieux car au moins ce livre ne laissera pas
indifférent. Et puis j'espère qu'ils iront vérifier,
donc relire Jane Austen, la découvrir peut être.
Cette écriture m'a fait un plaisir et un bien immense.
J'y ai mis beaucoup de moi et de mon cur. Pendant toute
la durée de l'écriture et au risque de faire sourire,
je dirais que j'ai été habitée par Jane Austen.
Elle a une bonne influence sur moi. Je jure beaucoup moins depuis."
Comme quoi l'écriture mène à tout, même
à faire les romancières de l'époque victorienne
influencer les filles de Mai 68! Et finalement est-ce qu'il y
aura une suite à la suite ? " J'ai commencé
à écrire deux chapitres de ce qui pourrait bien
devenir un roman avec certains personnages de " Pride and
prejudice". J'ai envie de parler des enfants des personnages
et de leur éducation dans un monde en train de changer.
Mais ce ne sera pas la suite de la suite pour ne pas faire le
livre de trop. Ce sera le prolongement de la suite."
L'Atelier d'écriture
L'écriture structurante, éclairante
Dès qu'on parle d'atelier d'écriture, ces derniers
temps, on entend prononcer le nom de Barlen Pyamootoo, auteur
mauricien confirmé, qui a son tour transmet des secrets
dignes de fabrication de textes. Il anime depuis novembre 2008
un atelier où l'écriture prend un sens nouveau.
Rien de plus libre et risquée aussi que cette expérience
qui réunit une trentaine de participants - auteurs confirmés,
talents, cachés, enseignants et aussi ceux qui manifestent
une certaine peur face à l'écriture. L'atelier d'écriture,
qui va se prolonger, conjugue le désir d'écrire,
la rigueur et le travail, sans jamais donner dans l'amateurisme.
Un travail dynamique, selon Barlen Pyamootoo, où rien ne
fait obstacle à l'acheminement de l'écriture, et
dans certains cas, à la volonté de se construire.
Barlen se nourrit de l'expérience des participants en tant
qu'animateur d'un atelier d'écriture. C'est dans ce creuset
que sont sélectionnés et présentés
des textes de qualité, selon l'animateur, qui parlent du
social, du réel, de l'imaginaire. Barlen Pyamootoo se veut
convaincant quand il livre des confidences sur sa propre conception
de l'écriture : "Il faut avoir une direction, une
rigueur... il y a des règles à respecter... je pars
du postulat qu'écrire c'est formuler. La beauté
réside dans la formulation..."
La façon de procéder dans l'atelier d'écriture
n'a rien de très novateur : des discussions autour de textes
sélectionnés selon un calendrier. Deux textes sont
abordés par séance. On discute du style, des thèmes.
Il y a aussi un travail mené sur le rythme, la structure
du texte. On souligne les incohérences d'ordre littéraire.
En tout cas, les discussions font affleurer des énergies
enfouies. "On s'écrit... le désir de s'écrire,
beaucoup de personnes l'ont. Il y a dans l'atelier d'écriture
l'étape du partage de l'écriture de soi...",
nous dit un des participants, Bruno Jean-François, dont
le texte a été sélectionné pour être
publié. Ce jeune auteur, étudiant-chercheur en littérature
ajoute : "C'est le moment où je voulais écrire...
l'atelier est une plate-forme intéressante pour se faire
lire par un petit groupe de personnes. Il y a des relations de
confiance qui se créent."
L'Atelier d'écriture, une aventure revuiste
Une nouvelle revue de création portée par un projet
collectif d'écriture. L'Atelier d'écriture
est une revue littéraire qui prolonge le travail de Barlen
Pyamootoo en tant qu'éditeur et l'atelier qu'il anime le
samedi à 10 heures au Centre Charles Baudelaire à
Rose-Hill. "Dès les premières séances
de l'atelier en novembre 2008, j'ai été frappé
par la qualité des textes présentés, et j'ai
compris qu'une nouvelle génération d'écrivains
était à l'oeuvre au coeur des êtres et des
choses, parfois obscurément, et j'ai voulu, comme éditeur,
les accompagner dans leur quête littéraire. Nous
avons décidé de poursuivre l'atelier, qui aurait
dû prendre fin le 28 mars 2009, et de créer une revue
pour permettre de découvrir chaque mois des textes lumineux,
inédits ou méconnus...", nous dit l'éditeur.
De fait, la première livraison de l'Atelier d'écriture
(dont la maquette est simple et claire) donne à
lire sur un même plan Bruno Jean-François, "Cesse
de me courir après", Jean-André Viala, "Une
aventure", Savinien Mérédac, "Seconde
communion". Barlen Pyamootoo annonce d'autre noms d'auteurs
pour la deuxième livraison : Jean-Paul Rogues, professeur
de lettres à l'université de Caen, Nicolas Cavaillès,
traducteur.
Il est possible de s'abonner à la revue en contactant Barlen
Pyamootoo, L'ATELIER D'ECRITURE LTEE, La Pelouse, Trou d'Eau
Douce, île Maurice. Tel : 948 58 22, E-mail : barlenpyamootoo@hotmail.fr
"La cité. Ma prison de boue, mon champ de bataille
: je n'ai jamais vécu ailleurs qu'à l'intérieur
de cet espace à la fois aimé et haï. C'est
là que j'ai grandi et goûté à sa première
bouchée de vie, d'envie, de maladie ... Les habitants de
la cité inspirent la peur, le dégoût, parfois
le mépris. Nous sommes les derniers retranchés d'une
île qui cultive les préjugés ethniques et
sociaux. Nous sommes des sangsues, des carapates : c'est ce qu'ils
pensent. Peut-être que cela les soulage de nous savoir parqués
dans nos ghettos. Je hais ce mot, il pue l'arrogance des bourgeois.
Alors, nous assumons : nous sommes des négros, enn bann
nasion..."
C'est dans l'atelier d'écriture de Barlen Pyamootoo qu'est
né ce texte de Bruno Jean-François. Pas parfaitement
lisse mais saisissant, éblouissant. Le texte de ce jeune
étudiant-chercheur, "Cesse de me courir après"
donne la parole aux laissés-pour-compte. Bruno Jean-François
s'arrête sur une cité, en marge. L'isolement insulaire
se trouve intensifié. L'auteur mêle l'omniscience
de son narrateur aux voix de son personnage et de l'Autre qui
tentent de se construire une identité dans un huis clos.
Le malaise, le silence, l'alcool, la violence et surtout l'inceste
sont dévoilés à travers la révolte
d'une adolescente qui hurle sa colère et sa volonté
d'être au monde.
Chroniques de l'île Maurice
Ce sont quatorze textes sélectionnés par Dominique
Ranaivoson, Christophe Cassiau-Haurie, Robert Furlong et Vicram
Ramharai. Ces textes écrits en français par des
auteurs mauriciens ont pour ambition d'entraîner "le
lecteur au-delà des clichés associés à
cette île tropicale de l'océan Indien, dans les méandres
des communautés aux mémoires et aux langues diverses..."
L'intention des textes proposés dans Chroniques de l'île
Maurice (éditions Sépia, 2009) : dire le réel.
Reste à savoir si tous les auteurs réunis sont à
la hauteur de l'expérience tant au plan du contenu que
de la forme.
Prix Prince Maurice du Roman d'amour
Catherine Millet, lauréate 2009
Les finalistes de l'édition 2009 du Prix Prince Maurice
du Roman d'amour ont connu une semaine d'activité littéraire
chargée. L'événement majeur s'est déroulé
samedi dernier à l'hôtel le Prince Maurice. Etaient
en lice pour la palme : Christine Jordis (Un lien étroit
chez Seuil), Catherine Millet (Jour de souffrance chez
Flammarion) et Jean-Luc Coatalem (Il faut se quitter déjà
chez Grasset). C'est à Catherine Millet que le prix
a été attribué pour un récit qui a
fait événement lors de la rentrée littéraire
2008, en France. Catherine Millet raconte dans ce récit,
sans se ménager, la souffrance et l'effet de quasi-dédoublement
que lui causèrent à l'époque les incartades
amoureuses de son compagnon.
Critique d'art, cofondatrice (en 1972) et directrice de la rédaction
du magazine Art Press, Catherine Millet est l'auteur de plusieurs
essais sur l'art dont L'Art contemporain en France (Flammarion,
1987, rééd. 2005) ou Le Critique d'art s'expose
(éd. Jacqueline Chambon, 1995).
Faut-il avoir peur des années de 13 lunes ?
La Lune est l'un des principaux exutoires de nos fantasmes.
Des comptines d'enfants aux poèmes des plus grands auteurs,
la Lune est chantée sur tous les tons. Elle est mise à
toutes les sauces. Ainsi, on entend souvent dire que si le temps
est détraqué, si l'été va être
"pourri" après un printemps trop humide et un
hiver très froid, c'est que nous sommes dans une année
à 13 lunes.
Qu'est-ce que cela veut dire ? Un tout petit peu de mécanique
céleste permet de le comprendre. La Lune est le seul satellite
naturel de la Terre (d'autres planètes n'en ont pas, certaines
en ont des dizaines). Elle tourne autour de la Terre en 29 jours,
12 heures, 44 minutes et 2 secondes. En moyenne. Elle tourne d'ailleurs
sur elle-même dans le même temps. Elle montre donc
toujours la même face à la Terre et possède
ainsi une face "cachée".
Un tour complet de la Lune est appelé une lunaison, qui
peut être décomposée en huit phases. Celles-ci
montrent des "visages" de la Lune différents
en fonction des positions relatives du Soleil, de la Terre et
de la Lune. Car la Lune n'a pas d'éclairage interne et
se contente de refléter la lumière solaire. Si l'on
part de la phase appelée nouvelle lune, quand elle est
invisible car située entre la Terre et le Soleil, elle
va successivement passer par les phases de premier croissant,
de premier quartier et de lune gibbeuse ascendante (le mot "gibbeuse"
vient d'un mot latin qui signifie "bosse"). C'est le
moment où plus de la moitié de la surface de la
Lune est éclairé. Pendant ces quatre premières
phases, la Lune est dite croissante (et décroissante par
la suite).
Eclipse partielle le 31 décembre
Vient le moment où tout le disque lunaire est éclairé.
C'est la pleine lune, qui sera suivie par les phases gibbeuse
descendante, dernier quartier et dernier croissant. Avant de revenir
au stade nouvelle lune et de recommencer un nouveau cycle. Tout
cela en 29 jours, 12 heures
Une année étant
en moyenne de 365,25 jours, un simple petit calcul (une année
divisée par la durée d'une lunaison) montre que
l'on peut "caser" dans une année non pas 10,
11 ou 14 cycles, mais uniquement 12 ou 13.
Mais parle-t-on de nouvelles lunes ou de pleines lunes ? Ainsi,
en 2009, il n'y a que 12 nouvelles lunes. Mais il y a bien 13
pleines lunes. Comme en 2007. Et il faudra attendre 2012 pour
voir le phénomène se reproduire. En 2008, il n'y
avait "que" 12 pleines lunes, mais 13 nouvelles lunes.
Cette année est tout de même une année un
peu spéciale pour la Lune. Outre le fait que c'est le 50e
anniversaire des premières photos de sa face cachée,
le 40e du premier alunissage de l'homme et de son premier pas
sur son sol, 2009 s'offre une autre petite fantaisie lunaire.
Pour sa 13e pleine lune, qui surviendra le 31 décembre,
le ciel, s'il est dégagé, nous offrira une éclipse
partielle de la Lune qui sera visible en France.
Les mois à deux lunes (pour qu'il y en ait treize) ne sont
pas toujours les mêmes et couvrent presque tout le calendrier.
Mais il y a des bizarreries. Comme en 1999. Où il y a eu
deux pleines lunes en janvier et deux pleines lunes en mars. Mais
aucune en février
Ce qui se reproduira en 2018. Car
le calendrier lunaire se répète tous les dix-neuf
ans. Ainsi, celui de cette année sera à nouveau
valable en
2028. Les années de 13 pleines lunes reviennent,
elles, beaucoup plus souvent. En moyenne toutes les 2,62 années.
Grosso modo une sur trois. Si elles avaient un lien avec le temps
ou les catastrophes naturelles, depuis le temps, cela aurait été
prouvé. Or il n'en est rien.
Puisque l'on ne peut pas demander à la Lune le temps qu'il
va faire, il faut interroger la boule de cristal des prévisionnistes
des services météorologiques. À Météo
France, on se gratte la tête pour la France métropolitaine.
Les différents modèles penchent pour des températures
plus chaudes que les normales saisonnières au cours de
l'été. Mais vraiment sans garantie. Plus fiables,
les prévisions pour la Réunion annoncent un temps
plus chaud et plus humide tandis qu'il devrait être plus
sec et plus frais que la normale aux Antilles. En Nouvelle-Calédonie
et à Wallis-et-Futuna, les modèles prévoient
des températures plus chaudes que les normales saisonnières.
Et pourtant, nous avons tous la même treizième lune.
Donc attention... au loup-garou.
Un chien héros du 11 Septembre cloné cinq fois
Les cinq chiots "fabriqués" par une firme
coréenne se portent bien.
Les cinq clones d'un chien héros du 11 septembre 2001
ont été présentés, mercredi, à
Los Angeles, au maître de celui dont ils sont la copie génétique.
Trakr, un berger allemand mort en avril dernier, avait sauvé
plusieurs vies après l'effondrement des tours du World
Trade Center (WTC), à New York.
Trakr avait été choisi en juin 2008 parmi de nombreuses
candidatures comme le "chien le plus digne d'être cloné"
lors du concours Golden Clone Giveaway lancé par BioArts
International. Cette entreprise californienne spécialisée
dans le clonage des animaux offrait aux propriétaires la
possibilité de répliquer gratuitement leur animal
favori. Une aubaine, considérant que le clonage d'un seul
chien coûte en moyenne 144 000 dollars américains.
L'histoire de Trakr, racontée par son maître James
Symington, un policier de Halifax (Canada) à la retraite,
avait époustouflé BioArts. Trakr et son maître
ont été parmi les premiers secouristes à
arriver sur le site de Ground Zero, après les attentats
du 11 septembre 2001. Ensemble, ils avaient repéré
le dernier survivant prisonnier sous neuf mètres de débris
instables. "Trakr était un chien secouriste extraordinaire",
a mentionné son maître.
"L'héritage de Trakr"
Mort à l'âge de 16 ans, Trakr avait perdu l'usage
de son arrière-train à cause d'une maladie nerveuse
dégénérative. Selon BioArts, sa maladie pouvait
être liée à son exposition aux fumées
toxiques sur le site de Ground Zero.
"Nous sommes ici pour célébrer l'héritage
de Trakr, qui vit toujours à travers ses magnifiques chiots",
a déclaré son maître ému. Il a baptisé
ses nouveaux rejetons selon les qualités de leur aîné
: Trustt (confiance), Valor (bravoure), Prodigy (prodige), Solace
(réconfort) et Déjà Vu, en espérant
qu'ils suivent les traces de Trakr.
Selon lui, Trustt serait l'exacte réplique de son aîné.
"Les similitudes physiques sont étonnantes, a-t-il
observé. Il a exactement les mêmes tâches,
il bouge de la même manière. Il est très alerte,
très intelligent."
Pour cloner Trakr, Lou Hawthorne, le dirigeant de BioArts, a travaillé
avec le laboratoire sud-coréen SooAm Biotech Research Foundation.
Il s'est associé à ce laboratoire en 2007, après
dix ans de tentatives infructueuses pour cloner Missy, le chien
de la famille. Le laboratoire, dirigé par le Dr Woo Suk
Hwang et son équipe de l'Université nationale de
Séoul, a cloné en 2005 le premier chien au monde,
le lévrier afghan Snuppy.
Cristiano Ronaldo et Paris Hilton en couple
Paris Hilton n'a peur de rien, et surtout pas de se manger
une veste. Ce que Paris Hilton veut, Paris Hilton finit toujours
par l'obtenir! Et son dernier caprice à Paris, c'était
d'arriver à harponner le sexy Cristiano Ronaldo. Elle s'était
déjà attaquée à lui l'an dernier mais
sans succès, Ronaldo ne semblait absolument pas intéressé
par les charmes de Paris Hilton. Mais Paris ne s'avoue jamais
vaincue. Aussi, fraîchement libérée des gros
bras musclés de Doug Reinhardt, elle s'est fixée
un but - séduire à tout prix le footballeur dont
le transfert au Real de Madrid vient d'être dealé
à 94 millions de dollars.
Et elle n'a pas perdu de temps puisque deux jours seulement après
sa rupture, Paris Hilton, accompagnée de sa soeur Nicky,
a foncé tout droit vers son objectif : la boîte de
nuit où, selon ses informations, Ronaldo devait se rendre
hier soir pour une folle nuit de fête. En jupette et chaussettes
montantes à la manga style, Paris Hilton n'avait pas oublié
non plus de laisser apparaître sa lingerie en portant un
haut à trous-trous. Ben oui, on attrape pas les mouches
avec du vinaigre. Et sur place, elle n'a pas ménagé
ses efforts pour séduire le Brésilien. Et elle ne
se sera pas donnée tout ce mal pour rien car cette fois,
son plan a fonctionné ! Selon "The Sun",
plusieurs témoins ont vu Paris et Ronaldo s'embrasser sauvagement
pendant la soirée avant de quitter la discothèque
pour se rendre tous les deux dans la maison de Nicky, la soeur
de Paris... d'où Ronaldo n'est ressorti qu'à 5 h
du matin. Alors.... Paris et Ronaldo ? Coup de folie d'une nuit
ou nouvelle love story ?
Sean PENN prend un congé sabatique pour sauver son couple
!
Lauréat de l'Oscar du meilleur acteur en 2009 en février
dernier, pour son rôle de Harvey Milk, dans le film Milk,
du Gus Van Sant, Sean Penn, 48 ans, vient de décider de
faire un break. Il prend un congé sabbatique au grand dam
des studios qui vont devoir trouver un acteur du même gabarit
et de même talent pour le remplacer. Cela ne s'annonce guère
facile!!
L'acteur, qui avait obtenu un premier Oscar en 2004, pour le film
"Mystic River", souhaite en effet se consacrer
pleinement à sa famille, a annoncé le "Hollywood
Reporter". Visiblement éprouvé par une
vie personnelle compliquée, il a souhaité s'éloigner
des plateaux de cinéma, annulant ainsi sa participation
à deux grands projets : "The Three Stooges"
(l'histoire de trois acteurs comiques qui ont connu le succès
dans les années 20) et "Cartel" (l'histoire
de quatre gardes du corps qui protège un avocat parti en
guerre contre la mafia).
Il faut dire qu'en 13 ans de mariage (célébré
en 1996) et 19 ans de vie commune avec sa femme Robin Wrigth Penn
(ils se sont rencontrés en 90 sur le tournage du film -
"Anges de la Nuit", leur passion a connu beaucoup
de bas. Ils comptent au total cinq séparations, dont deux
procédures de divorce... qui se sont toujours soldées
par des réconciliations. La dernière date de mai
dernier (après une séparation officielle en avril
de la même année), à la demande cette fois
de Sean Penn. Lors de la soirée du producteur Joel Silver
fin mai à Malibu en Californie, le couple était
alors réapparu très amoureux.
Le duo a fait les frais des rumeurs de relations extraconjugales
qu'aurait entretenu Sean avec le top Petra Nemcova et plus récemment
avec Natalie Portman. Bien que cette dernière rumeur ait
été démentie, Robin, une femme de caractère,
ne l'a pas accepté. Elle a essayé de passer outre,
d'oublier, mais ces histoires reviennent comme des lames de fond.
Faisant partie du jury du Festival de Cannes, la comédienne
était apparue bien tristounette les premiers jours.
Britney Spears feint de ne pas s'enorgueillir de sa célébrité
L'interprète de Toxic a déclaré de façon
catégorique qu'elle ne s'est jamais conduite comme une
diva, ajoutant qu'elle considère sa vie de chanteuse mondialement
célèbre "comme un simple boulot".
Britney Spears a confié avoir tendance à juger sévèrement
les autres stars qui ont un ego démesuré, ajoutant
que celles-ci trouvent souvent son attitude désinvolte
assez déconcertante.
"Je ne me considère pas comme quelqu'un de célèbre.
Cela fait flipper les autres célébrités qui
s'imaginent être des déesses ou des grandes stars,
alors que pour moi c'est juste un boulot. Je suis toujours la
même bonne vieille Britney un peu tarée. Je sais
que je suis célèbre mais je ne vois pas ça
comme les autres personnes qui sont dans ma situation. Dès
fois, ça m'étonne moi-même que je puisse oublier
que je suis célèbre. Franchement c'est la vérité
; j'oublie carrément", a- t-elle confié
au magazine "Ok".
Megan Fox rêve davoir une liaison avec Angelina Jolie
La star bisexuelle a souvent été comparée
à lactrice de Tomb Raider, comparaison quelle trouve très
flatteuse car elle voue une admiration éperdue à
la compagne de Brad Pitt.
Megan Fox, qui vient de rompre ses fiançailles avec son
petit ami par intermittence Brian Austin Green, a confié
au magazine britannique "Heat" qu'elle a un tel
béguin pour Angelina Jolie qu'elle fantasme souvent sur
la star : "C'est la personne que j'admire le plus et qui
me sert de modèle. C'est mon actrice hollywoodienne préférée.
J'admire son incroyable franchise et j'ai le sentiment qu'elle
n'a pas peur d'être elle-même. Elle n'a pas peur de
choquer les gens. Elle ne recherche pas l'approbation générale
de son mode de vie. Cela me plaît beaucoup chez elle. Elle
dit exactement ce qu'elle pense... A chaque fois que je romps
avec quelqu'un, je me dis : "Si je pouvais me contenter
dêtre la petite amie d'Angelina, je serais si heureuse !".
Nelly Furtado est de retour... olé !
En 2007, Nelly Furtado avait fait un retour gagnant avec l'album
"Loose". Avec des titres comme "Maneater",
"Promiscuous Girl", "All Good Things"
ou "Say It Right", il s'était écoulé
à 320 000 copies en France et 7 millions dans le monde.
Deux ans plus tard, celle qui s'est fait connaître grâce
au tube "I'm like a bird" revient avec un album...
en espagnol ! "El Plan" sortira ainsi le 29 septembre
prochain.
Epaulée de Josh Groban, Juan Luis Guerra (qui a récemment
remporté 7 Grammy Awards et Latin Grammy), Julieta Venegas,
La Mala Rodriguez (rappeuse Espagnole), Concha Buika, Alejandro
Fernandez ou encore le groupe Aventura, la bomba sortira donc
un disque de chansons inédites et de reprises... tout en
espagnol. Le premier single, "Manos Al Aire",
sera sur les ondes dès le 30 juin. Ainsi, si vous ne pigez
rien à cette langue, vous avez deux mois pour vous y mettre.
La maison de disques nous informe que le clip sera livré
début août et que Nelly devrait être en Europe
autour pour la sortie de l'album.
L'artiste, jeune mariée, travaille également à
l'enregistrement d'un autre album, en anglais cette fois ci, prévu
pour début 2010. Bonne écoute!!
James Morrison a été surpris alors qu'il s'apprêtait
à faire l'amour
James Morrison s'apprêtait à passer aux choses sérieuses
avec une fille lorsqu'il a été interrompu au moment
crucial. "Lorsque j'étais plus jeune, les amis
de ma grand-mère avaient un appartement inhabité,
j'y ai donc emmené une fille. Nous étions en train
de passer aux choses sérieuses dans la salle de bain lorsqu'un
ami de mon père s'y est introduit. Heureusement pour moi,
il a pris la situation avec humour et ne m'a pas jeté dehors
avec le pantalon sur les chevilles. Ça m'a quand même
un peu refroidi", a-t-il déclaré.
Le jeune chanteur de 24 ans, qui a une petite fille de 6 mois
avec Gill, sa compagne, a enchaîné les échecs
dans ses relations amoureuses avant de comprendre qu'il ne fallait
pas être trop gentil avec les filles.
"On m'a si souvent largué lorsque j'étais
plus jeune. J'ai très vite compris que de jouer les gentils
n'apportait aucun résultat lorsqu'il s'agissait de filles.
Je me souviens d'ailleurs d'une copine qui m'a dit, "James,
tu es mignon mais tu es trop gentil". Tout ce que je voulais,
c'était la traiter avec respect, mais il a fallu que je
me rende à l'évidence, ça ne marchait pas
!", estime-t-il.
A l'affiche
Kal Kissne Dekha
Film de Vivek Sharma
Avec : Jackky Bhagnani, Vaishli Desai, Archana Puran Singh
Jackky Bhagnani et Vaishali Desai font leurs débuts dans
cette comédie romantique. Jackky est le fils du producteur
Vashu Bhagnani, qui compte à son actif, Coolie No 1,
Bade Miyan Chote Miya, Biwi No 1 et Rehnaa Hai Tere Dil Mein.
Nihal Singh (Jackky Bhagnani) est originaire de Chandigard. Il
passe son temps à fabriquer des gadgets compliqués.
Elève très brillant, il souhaite poursuivre des
études supérieures dans une institution prestigieuse
de Mumbai. Après des multiples démarches, il parvient
à se faire admettre dans le collège de son choix.
Il découvre un nouveau monde avec des amis de différentes
origines. Il a le coup de foudre pour Meesha (Vaishali Desai),
une fille arrogante.
Nihal, grâce à son tempérament doux devient
le préféré du collège, y compris le
professeur Verma (Rishi Kapoor). Un jour, Nihal commence à
avoir des visions à l'effet que Meesha se trouve en danger.
Il la sauve d'une mort certaine et Meesha se rapproche davantage
de lui. Nihal devient une célébrité et il
fait la une de tous les journaux qui affirment qu'il est doté
des pouvoirs surnaturels. Les malfrats veulent utiliser Nihal
pour commettre des actes malveillants.
Kareena Kapoor encore plus sexy dans Kambakkht Ishq
Kareena Kapoor sera encore sensationnelle en petite tenue dans
Kambakkht Ishq du producteur Sajid Nadiadwala. Sajid a
prévu plusieurs scènes intimes entre Akshay Kumar
et Kareena. Des scènes chaudes qui devaient faire monter
la température, disent les spécialistes. Les tenues
sexy arborées par Kareena ne semblent pas affecter son
petit ami, Saif Ali Khan qui a assisté au tournage du film,
à Los Angeles. Il semble heureux d'admirer sa douce dulcinée
en tenue légère.
Shiney Ahuja arrêté pour le viol de sa servante
La nouvelle de l'arrestation de l'acteur Shiney Ahuja pour viol
a propagé une onde de choc dans tout Bollywood. L'acteur
a été arrêté et traduit en cour de
Mumbai pour le viol allégué de sa servante, âgée
de 19 ans. Shiney Ahuja a été arrêté,
dimanche soir, alors qu'il faisait la fête en compagnie
de ses amis, dans son appartemednt et a passé la nuit en
cellule policière. Il a été conduit sous
forte escorte policière au tribunal d'Andheri le lendemain
où il a été détenu jusqu'au 18 juin.
L'acteur de 36 ans est poursuivi pour viol, séquestation
et des menaces envers sa servante. Le délit aurait été
commis lorsque l'épouse et l'enfant de Shiney ne se trouvaient
pas chez eux. S'il est trouvé coupable, il risque une peine
d'emprisonnement de sept ans. Les tests médicaux effectués
sur l'accusé et la victime se sont avérés
positifs. Selon la victime, Shiney l'a violée à
plusieurs reprises durant ses 45 jours qu'elle était à
son service. L'acteur a avoué à avoir eu des relations
sexuelles avec la victime et allègue avoir commis le délits
dans un état d'ébriété et que la victime
était consentante.
Shiney a brillé dès son premier film, Hazaron
Khwasshein Aisi aux côtés de la sulfureuse Malika
Sherawaat en 2003. Il devait enchaîner avec d'autres succès
dont Woh Lamhe, Gangster et Life
in a Metro.
Akshay Kumar et lui ont fait un tabac au box-office avec Bhool
Bhulaiyaa. Rappelons que le film Hijack a été
tourné partiellement à Maurice.
IIFA Awards-Jodhaa Akbar fait table rase avec dix trophées
Le film Jodhaa Akbar a fait un véritable razzia
lors de la cérémonie de remises de prix de la International
Indian Film Academy Awards qui s'est déroulée, samedi
dernier, à Macao. Cette fresque historique a enlevé
dix trophées et Hrithik Roshan consacré meilleur
acteur pour sa remarquable prestation dans le film. Une récompense
en rien usurpée car Hrithik interprète tout en force,
le prince Akbar qui épouse une princesse Rajpoute (Aishwarya
Rai) combattant ainsi les préjugés et les inégalités
sociales.
Ashutosh Gowarikar a été consacré meilleur
réalisateur pour son film à grand spectacle qui
a coûté Rs 500 millions. Dans Jodhaa Akbar,
on suit le destin d'Akbar, prince conquérant et de la princesse
Jodhaa qui instaurèrent une politique de tolérance
religieuse garantissant aux musulmans et aux hindous le libre
accès aux lieux de culte. L'épopée a également
été primée dans d'autres pays pour sa mise
en scène à couper le souffle, son montage virevoltant
et ses effets spéciaux.
Priyanka Chopra pour sa présence sensible et frémissante
dans Fashion s'est appropriée du trophée
de meilleure actrice. Elle se défonce dans le rôle
d'un mannequin ayant connu la grandeur et la décadence
dans le monde de la mode. Elle rend palpable ce mélange
de fascination et de répulsion, de malaise, de fatalité,
de beauté et de violence. La sulfureuse Kangana Ranaut
a obtenu la palme de meilleure actrice de soutien pour le même
film.
Abhisekh Bachchan a été récompensé
pour son rôle comique d'un homosexuel dans Dostana.
Un trophée qu'il a dédié à son épouse
Aishwarya, également présente à Macao. L'élégant
Arjun Rampal a enlevé le prix de meilleur acteur de soutien
dans Rock On. Son rôle de chanteur voulant à
tout prix s'affirmer dans le monde de la musique, a été
salué par les critiques.
Akshaye Khanna, parfaitement à l'aise dans le rôle
d'un méchant dans Race a été élu
best villain. Le trophée de meilleur écrivain
est allé à Neeraj Pandey pour A Wednesday.
Lagaan a été élu le meilleur film
de la décennie et Shah Rukh Khan et Aishwarya Rai, meilleur
acteur et meilleure actrice de la décennie. Rakesh Roshan
fut proclamé meilleur réalisateur de la décennie
et le maestro A. R. Rahman, meilleur directeur de musique de la
décennie.
Le vétéran Rajesh Khanna, le héros romantique
des années 70, a obtenu le lifetime achievement award
pour l'ensemble de sa carrière. Le réalisateur,
David Dhawan, a présenté un défilé
de mode dans le cadre de la présentation de son film Do
Knot Disturb. L'occasion pour son acteur fétiche Govinda,
Sushmita Sen, Lara Dutta, Sohail Khan et Ranvir Shorey d'évoluer
sur le catwalk.
Rappelons que Ranbir Kapoor a refusé Rs 20 millions pour
se produire à la 10e édition des IIFA Awards par
manque de préparation.
Classic Sunset Run
Rendez-vous avec de belles voitures de collection
Le Classic sunset run est l'occasion de découvrir de belles
anciennes: MG, Citroën, Morris Minor, Rover 100, Sidecar
Triumph des années 60, Chevrolet Malibu, Ford, entre autres.
Lors de cet événement annuel organisé depuis
2006 par la Vintage & Classic Car Owners Association (VCCOA)
et qui se tient aujourd'hui même, les concurrents s'élanceront
du Caudan, Port-Louis où se tiendra une exposition de 10h
à 11h en direction de Rose-Hill, en passant par Ébène
jusqu'à Shoprite, Trianon où se tiendront une exposition
et un mini circuit de conduite de 11h30 à 13h00 (ouvert
au public), puis les participants sillonneront l'ouest.
Un grand rendez-vous pour les passionnés d'automobiles
anciennes mais aussi pour tous ceux qui, tout simplement, ont
envie de rêver en famille devant des modèles parfois
mythiques.
Ce soir sur MBC 2
Début de la nouvelle saison de Naya Ayaam
La deuxième saison de la série mauricienne, Naya
Ayaam débute ce soir sur la MBC. Une série locale
en hindi conçue et réalisée par l'écrivain
de renom, Abhimanyu Unnuth. Le lancement a eu lieu mercredi au
studio Sir Seewoosagur Ramgoolam de la rue Pasteur.
Abhimanyu Unnuth nous a déclaré que la nouvelle
série tourne autour de trois familles et le personnage
principal, Neha, qui, doit faire face à des préjugés
en tant qu'ouvrière d'usine. N'ayant pas pu poursuivre
des études supérieures, Neha se tourne vers les
politiciens pour se joindre au service civil mais ces derniers
la mènent en bateau. Elle provoque les courroux de son
directeur en devenant le membre d'un syndicat. Il y a aussi en
toile de fond un aspect sociopolitique et une histoire d'amour.
Cette série a été tournée dans plusieurs
endroits et montre une réalité mauricienne. Chaque
épisode dure 24 minutes et la série s'étalera
sur 26 semaines.
L'auteur de Lal Pasina (Sueur de sang) estime que la nouvelle
série sera encore meilleure avec des anciens et de nouveaux
artistes.
Portrait
Monique Koenig, soixante-huitarde romantique
Monique O. Koenig vient de lancer cette semaine "Chagrin
et consolation" son premier roman. Un premier roman très
particulier, "un défi littéraire qui ne
manque pas d'allure" comme le dit sa présentation
puisqu'il s'agit ni plus ni moins que la suite d' "Orgueil
et préjugés", le classique de la littérature
romanesque anglaise signé Jane Austen. Portrait d'une soixante-huitarde
qui se découvre tardivement, mais avec bonheur, une âme
de romantique.
Française de naissance
première précision
"...non, je préfère dire francophone plutôt
que française puisque j'ai vécu plus à l'étranger
qu'en France." Reprenons : francophone de naissance et
scientifique de formation - elle est titulaire d'un doctorat de
sciences - Monique est mauricienne par les liens du mariage. Après
ses études universitaires elle a travaillé à
l'Institut Pasteur et à l'université de Caën
avant de prendre de l'emploi pour les Nations-Unies au Malawi.
C'est dans ce pays qu'elle rencontre le mauricien Alain Koenig.
"Alain travaillait dans le sucre pour le compte de la
compagnie Lonhro. Nous nous sommes mariés rapidement et
avons fait six enfants dont cinq sont vivants : deux paires de
jumeaux et une fille. Après un premier séjour au
Malawi, nous sommes venus nous installer pour quelque temps à
Maurice avant de repartir là-bas. Puis comme Alain avait
une petite plantation de café en Rodhésie et que
ce pays venait d'obtenir son indépendance en prenant le
nom de Zimbabwe, nous avons décidé d'aller nous
y installer. Influencés par les idées progressistes
de l'époque, nous pensions que c'était un pays
qu'il fallait aider à construire sur des bases modernes.
Nous sommes partis au bout de deux ans parce que le climat de
terreur qui allait conduire le pays à la ruine avait déja
commencé. Mugabe écrasait les gens du Matabele land
où était notre ferme. Un jour on parlera des charniers
faits par les hommes de Mugabe dans la région de Bulawayo."
Après l'Afrique, les Koenig vont s'installer en France,
plus précisément en Bourgogne pour gérer
une ferme de volailles. " Alain s'occupait de nourrir
les animaux , moi de les tuer et de les plumer. Si c'était
un travail dur pour le fermier c'était un esclavage pour
la fermière. Même si je tuais mes volailles en compagnie
de mon cochon préféré, en écoutant
France Musique." L'intermède fermier prend fin
deux ans et demi plus tard quand la fermière est obligée
de garder le lit pour une période de six mois après
s'être déplacée un disque. Les Koenig retournent
donc pour de bon à Maurice en 1986. Monique se lance alors
dans un projet d'alphabétisation qui la conduira, des années
plus tard, à publier deux recueils de fables. Elle prend,
en même temps, de l'emploi comme directrice de l'ong Friends
of the Environnement et se rend célèbre pour
ses actions, ses prises de position et ses coups de poings sur
la table contre les pollueurs de tous poils. Elle établit
notamment sa réputation de pourfendeuse par ses coups de
gueule à la radio dans les émissions sur la protection
de l'environnement."Mon engagement, mes prises de position
et mon insolence viennent du fait que je suis de la génération
de Mai 68. Une génération qui remettait tout en
cause, qui cassait de tout, depuis les idées jusqu'aux
mecs. Et sur ce dernier chapitre, comme sur les autres d'ailleurs,
je me suis bien exprimée à l'époque."
Après dix huit ans passés à la tête
de Friends of the Environnement, Monique Koenig devient
la directrice du projet de restauration de la tour Martelo et
de sa transformation en musée. Un musée dont elle
continue à s'occuper en dépit du fait qu'elle a
fait valoir ses droits à la retraite.
Et puis, à la fin de l'année dernière, Monique
Koenig annonce ce qui passe au premier abord pour un canular :
elle va écrire une suite au monument de la littérature
romanesque anglais qu'est "Orgueil et préjugés"
de Jane Austen. Ce n'était pas un canular puisque "Chagrin
et consolation", publié par Pamplemousses Productions
est en librairie cette semaine. Qu'est-ce qui a poussé
une francophone qui plus est soixante-huitarde revendiquée,
à s'attaquer à un monument de la littérature
romanesque ? "Une envie, une pulsion. J'ai eu envie de
le faire parce que je suis une inconditionnelle de Jane Austen
dont j'ai lu tous les livres. J'adore les personnages de "Pride
and Prejudice" et je trouve qu'à certains moments
de ma vie j'ai été successivement les filles Bennet
et j'aime la manière dont Jane Austen les a décrits.
Je trouve l'époque qu'elle décrit fabuleuse, j'aurais
aimée vivre à cette époque. J'aime beaucoup
la manière dont les gens vivaient, les bonnes manières."
La militante de l'environnement qui ne mâchait pas ses mots
serait donc au fond d'elle même, une romantique fleur bleue?
" Romantique probablement, fleur bleue non. D'ailleurs,
Jane Austen n'est pas fleur bleu, pas du tout. Elle est très
réaliste est très moderne sur son temps pour avoir
écrit ses livres. Je me suis découverte une âme
de romantique en écrivant ce roman. Peut être que
j'ai envie de l'amour courtois, du romantisme alors que j'ai passé
ma vie à 100 à l'heure à défiler,
à défier et à contester. Peut être
que je suis au fond terriblement romantique. Et puis j'aimerais
souligner que je ne me suis pas attaqué à un monument,
c'est plus un hommage à l'uvre qu'autre chose. Quelque
part quand on ferme un livre dont a beaucoup aimé l'intrigue
et les personnages on a envie de continuer un bout de chemin avec
eux. Quand j'ai regardé avec mes petits enfants les films
tirés du roman, ils me posaient des tas de questions sur
les personnages. Ils voulaient savoir ce qui se passait après
la fin du livre. C'est comme ça que j'ai inventé
de nouvelles aventures aux personnages." Faut-il parler
d'invention ou de copie ? " Pas de copie, surtout pas.
Il s'agit plus d'un prolongement pour donner un peu plus d'importance
à des personnages un peu négligé, à
mon avis, dans la version originale." Est-ce que généralement
un romancier n'essaye de créer son univers, d'inventer
et de décrire ses personnages au lieu de reprendre ceux
crées par un autre auteur? " Et pourquoi pas n'écrirait-il
pas autrement ce romancier ? En écrivant " Chagrin
et consolation", j'avais l'impression que Jane Austen me
passait le relais. Les gens vont croire que je suis cinglée
mais de toutes les façons on le pense déjà,
alors !" Et quand est-ce que cette pulsion irrésistible
est arrivée dans la vie de Monique Koenig ? " Il
y a un peu plus d'un an. J'ai alors beaucoup lu sur Jane Austen,
vu les films tirés de son uvre. Cela facilite à
mettre sur papier le film que l'on a dans la tête. C'était
une pulsion : je devais écrire une suite à "Orgueil
et préjugés". Peut être que quelque part
Jane Austen m'a murmuré à l'oreille de le faire.
J'avais envie de redonner vie aux personnages de continuer leur
histoire et j'ai commencé la rédaction. J'ai envoyé
les chapitres aussitôt écrits à Julia Maigrot
qui me réclamait la suite." Et à aucun
moment de la pulsion la romancière n'a pas eu peur de procéder
à ce que les fans de Jane Austen pourraient qualifier de
sacrilège littéraire ? " Je me suis contentée
de me faire plaisir et j'espère que mon roman donnera envie
de découvrir ou de relire Jane Austen. Je sais qu'il y
aura des levées de boucliers, surtout les fans de Jane
Austen. Je dis tant mieux car au moins ce livre ne laissera pas
indifférent. Et puis j'espère qu'ils iront vérifier,
donc relire Jane Austen, la découvrir peut être.
Cette écriture m'a fait un plaisir et un bien immense.
J'y ai mis beaucoup de moi et de mon cur. Pendant toute
la durée de l'écriture et au risque de faire sourire,
je dirais que j'ai été habitée par Jane Austen.
Elle a une bonne influence sur moi. Je jure beaucoup moins depuis."
Comme quoi l'écriture mène à tout, même
à faire les romancières de l'époque victorienne
influencer les filles de Mai 68! Et finalement est-ce qu'il y
aura une suite à la suite ? " J'ai commencé
à écrire deux chapitres de ce qui pourrait bien
devenir un roman avec certains personnages de " Pride and
prejudice". J'ai envie de parler des enfants des personnages
et de leur éducation dans un monde en train de changer.
Mais ce ne sera pas la suite de la suite pour ne pas faire le
livre de trop. Ce sera le prolongement de la suite."
Festival de courts métrages de la MFDC
Du bon cru mais le public boude le rendez-vous
C'est l'histoire d'un rendez-vous raté avec le public.
Durant le week-end dernier, le festival de courts métrages
organisé par la Mauritius Film Development Corporation
a attiré peu de spectateurs dans les salles où les
cinq films ont été projetés. Soit le public
n'a pas confiance dans le travail effectué par les réalisateurs
mauriciens ou n'a pas été bien informé sur
la programmation. La réalisation de ces cinq courts métrages
sur le thème Nu pei, nu fierté, produits
pour marquer les 40 ans de l'Indépendance, a nécessité
plusieurs mois de travail et d'environ Rs 500 000 de la part de
la MFDC. Si l'on veut récupérer une partie de l'investissement,
il faut songer à exploiter les films à l'étranger.
La ronde du bonheur de Stéphane Bellerose, La
bourse et la vie de Thierry Françoise, Le chant
du dodo de Satish Khorugdharry, Desh Ki Shaan de Sachin
Jootun et Rouzeblesanver de Wassim Sookia tentent de réveiller
le fibre patriotique des Mauriciens. Au gré des pérégrinations
des personnages centrales, il est ici beaucoup de patriotisme,
du respect mutuel, la préservation des valeurs morales
et le métissage culturel. Les réalisateurs filment
la société mauricienne dans sa complexité,
de sa lutte et de ses fraternités. L'île Maurice
multiethnique avec ses us et ses coutumes sont autant des moments
saisissants. Malheureusement, certains réalisateurs semblent
dépassés par les personnages et les situations qu'ils
ont eux-mêmes mis en place. Les réalisateurs laissent
toutefois échapper les étincelles de leur création
en offrant une belle brassée d'images bien agencées
qui se présentent à vous comme un bouquet de fleurs
fraîchement coupées. Hommage appuyé aussi
à nos tribuns où les personnages transmettent leurs
émotions. Une harmonie de couleurs pour notre pays arc-en-ciel.
Souhaitons que les courts métrages soient projetés
à la télévision pour atteindre un plus large
public.
| ||||||||||