m a g a z i n e WEEK-END --- dimanche 21 juin 2009



  Histoire - Introduction de la carte d'électeur (Suite et fin)
  Tourisme et écologie - Le nouveau domaine d'Alain O'Reilley
  Au Centre Equestre de Belle-Mare - Une autre façon d'aimer les chevaux
  Séduire, ces plus qui font la différence…
  Après sa floraison, l'an dernier - Le talipot du Jardin des Pamplemousses en pleine fructification
  La grande aventure de l'immigration française - Les colons bâtisseurs et les principes de la Révolution
  Concert classique - Quand les voix lyriques s'éveillent
  Création d'un espace culturel - Les artistes sollicitent le PM
  Jazz - Gina Jean-Charles et son groupe en concert
  Tournée d'adieu - Johnny Halliday allume son dernier feu à Saint Denis
  Paradis blues - La révolte des femmes racontée par Miselaine
  Le projet "Dodo" de pARTage - Le Dodo est toujours vivant !
  National Drama Festival - Tout le monde peut faire du théâtre
  National Ballroom Dancing Contest - 41 candidats en finale
  Portrait - Monique Koenig, soixante-huitarde romantique
  L'Atelier d'écriture - L'écriture structurante, éclairante
  - Faut-il avoir peur des années de 13 lunes ?
  Un chien héros du 11 Septembre cloné cinq fois - Les cinq chiots "fabriqués" par une firme coréenne se portent bien.
  - Cristiano Ronaldo et Paris Hilton en couple
  A l'affiche - Kal Kissne Dekha
  Classic Sunset Run - Rendez-vous avec de belles voitures de collection
  Ce soir sur MBC 2 - Début de la nouvelle saison de Naya Ayaam
  Portrait - Monique Koenig, soixante-huitarde romantique
  Festival de courts métrages de la MFDC - Du bon cru mais le public boude le rendez-vous


Histoire

Introduction de la carte d'électeur (Suite et fin)

Les débats parlementaires autour de la motion de Dr. Edgar Millien en faveur de l'introduction de la carte d'électeur en vue de garantir l'intégrité d'élections démocratiques à Maurice nécessitent une deuxième séance du Conseil législatif, le 6 octobre 1953.

Sookdeo Bissoondoyal, Seewoosagur Ramgoolam, Annauth Beejadhur et Guy Forget sont les plus virulents opposants à la motion de Millien. Selon les calculs de Bissoondoyal, le système de carte de l'électeur allait coûter trop cher, au bas mot, Rs 500 000. Soit, selon lui, les fonds équivalent nécessaires pour donner l'éducation à 1000 enfants. Pour Bissoondoyal, la carte d'électeur n'aurait qu'un résultat éphémère en assurant sans doute le succès électoral de certaines personnes, mais, pour le député "les hommes peuvent aller et venir au Conseil législatif et peu importent qui ils sont, mais pouvait-on se permettre, pour atteindre ce genre de résultat, sacrifier l'éducation des enfants ? " Bissoodoyal avance aussi l'argument que les femmes hindoues et musulmanes du pays pourraient refuser de se faire prendre en photo afin d'obtenir la carte. "N'importe quel homme peut accepter de se faire photographier. Pour certains, c'est même un plaisir. Mais, avons-nous pensé à nos femmes ? Je sais que ce pays est composé de gens venant de différentes races. Tous n'ont pas encore de nos jours accepté de se soumettre totalement aux valeurs occidentales. Il y a une composante indienne et musulmane. Nos femmes, j'en suis sûr, seront nombreuses à refuser de se faire photographier pour obtenir une carte d'électeur afin simplement de permettre à M. X ou M. Y de s'assurer une place au Conseil" argue Bissoondoyal."

Le Dr. Millien demande comment font alors les pays d'origine de ces femmes ? Le député Akbar Gujadhur (favorable à la motion) réplique qu'elles sont exemptées de photographies par la loi. Millien parle de prétextes bancales et dit avoir sous ses yeux un certain nombre de copies du Overseas Hindustan Times qui contiennent des photos d'indiennes et de musulmanes dont la Begum Aziz Rassool et Mme Indira Gandhi, la fille de Pandit Nehru. On en trouve aussi sur des cartes qui sont censées être propriétés privées.

Sookdeo Bissoondoyal (narquois) : "On en trouve aussi sur les affiches de cinéma ! " Dr. Millien se voit forcé "de prier les honorables membres du Conseil de ne pas traiter les femmes indiennes et musulmanes avec autant de manque d'égards et surtout de ne pas sous-estimer leur développement intellectuel".

Sookdeo Bissoondoyal termine son intervention en affirmant que, s'il faut qu'il vote en faveur de la carte d'électeur, il le fera à la seule condition qu'il n'y ait pas obligation d'y apposer sa photo. A Annuth Beejadhur qui fait remarquer qu'une carte sans photo sera inutile, Bissondoyal rétorque qu'il ne votera pas à moins qu'il y ait un amendement prévoyant que seuls les électeurs masculins devront se faire photographier...

Portraits de Labourites, selon Guy Forget

La presse de l'époque ayant révélé qu'aux dernières élections, les identités de l'Imprimeur du Gouvernement et, également, celle de son substitut, avaient été usurpées à Beau-Bassin et Rose-Hill, le député travailliste Guy Forget exprime l'avis que "l'usurpation de ces deux hauts personnages ne pouvait être que l'œuvre d'autres personnages relativement aussi importants". "Je ne vois pas des labourites (partisans du Labour) qui sont pour la plupart des plébéiens, ou des ignorants, ou des illettrés, ou des va-nu-pieds, se présenter devant un Presiding Officer pour représenter faussement des personnages aussi importants que le Government Printer ou le Government Printer intérimaire", dit Guy Forget. Il se prononce pour le principe de la motion de Millien, mais, au moment décisif, Forget, tout comme Guy Rozemont, votera contre !

Intervenant à son tour, Dr. Seewoosagur Ramgoolam déclare qu'il ne remet pas en doute la bonne foi de Dr. Millien. Toutefois, il s'opposera à l'introduction de la carte de l'électeur parce que, selon lui, le temps qu'il faudra pour que cette carte soit prête servira de prétexte pour renvoyer les élections municipales qui doivent être tenues en décembre prochain, soit dans trois mois. "Je dois dire que toutes les bonnes qualités de l'auteur de la motion vont être exploitées par certains partis pour une et seule chose ; faire une vacherie contre le peuple de ce pays en renvoyant les élections municipales", déclare Seewoosagur Ramgoolam. Visant particulièrement le premier député de la circonscription de Plaines Wilhems-Rivière-Noire, sa bête noire d'alors, Jules Koënig, Seewoosagur Ramgoolam soutient que "ceux-là mêmes qui n'avaient jamais voulu que le peuple ait le droit de voter et qui, si cela dépendait de leur volonté, voudraient garder le pouvoir pour eux-mêmes étaient en train de faire d'une taupinière une montagne", parce qu'il y aurait eu quelques cas d'usurpation d'électeurs.

Reprenant l'argumentation de Guy Forget, Seewwoosagur Ramgoolam affirme que certains voudraient faire accroire que quelques "Sans-culottes ont été voter à la place de grands Rajahs qui étaient supposés voter aux Plaines-Wilhems". Seewosagur Ramgoolam soutient que, "quoi qu'on fasse, il existera toujours des possibilités que des fraudes électorales soient commises, mais celles-ci sont tellement marginales qu'elles ne sauraient être une raison pour que les élections municipales soient renvoyées". Pour Seewoosagur Ramgoolam, "il n'y a qu'une seule solution pour éviter que quelqu'un ne soit tenté d'aller voter à la place d'une autre personne ; c'est de lui donner à lui aussi le droit de voter !"

(Rappelons qu'à l'époque seulement une personne jugée lettrée avait droit de voter).

Le Hansard du Conseil législatif du 29 septembre 1953, témoigne d'un violent échange entre Seewoosagur Ramgoolam et Jules Koënig à ce stade des débats autour de la carte de l'électeur :

Ramgoolam reproche à Koënig de jeter la boue à gauche et à droite sur ses adversaires. Le dernier s'en défend et soutient avoir voulu simplement "tune up the violin" de Dr. Millien, lui-même un travailliste tout comme Ramgoolam.

Seewoosagur Ramgoolam : "You are tuned by the capitalist class every day. We are choking with it. We need not to be tuned for we are struggling for life abd have not to be tuned."

Koënig : "That is why you are out of tune ! "

Seewoosagur Ramgoolam : "...nous avons ici une assemblée censée examiner la question de la carte de l'électeur de manière objective et pourtant les partis de l'autre côté de la chambre essayent de mettre à l'avant toutes sortes d'amertumes dans leurs arguments contre une autre classe de la population. S'ils étudiaient la question de manière impartiale, le remède leur serait apparent. Le remède est simple".

Jules Koënig : "Le suffrage universel!"

S. Ramgoolam : "Vous l'avez dit ! Pourquoi est-ce qu'une personne essayerait -t-elle d'aller voter à la place d'une autre ? est-ce parce qu'elle n'a pas le droit de voter? "

Koënig : " Avouez-le. Approuvez tous les délits électoraux! "

Seewoosagur Ramgoolam : "C'est ça le remède. Donnez-lui le droit de voter".

Le coup de Jarnac de Hilary Blood

Mise aux votes, le 6 octobre 12953, la motion du Dr. Edgar Millien en faveur de la carte d'électeur est adoptée par 15 voix (dont celles des deux travalliste, l'auteur lui-même et Renganaden Seeneevassen) contre 13

(y compris Dr. S. Ramgoolam, Bissoondoyal et Harilall Vaghjee) et 4 abstentions. Millien croit avoir gagné une importante bataille dans sa brillante carrière de politicien, mais, coup de théâtre et coup de Jarnac, le mardi 13 octobre suivant :

A l'ouverture de la séance du Conseil législatif, ce jour-là le Président de la chambre, Sir Hilary Blood déclare qu'il aura trois annonces à faire mais pas en sa qualité de Président de la séance mais en celle de gouverneur de la colonie. Une de ces annonces à trait directement à la carte d'identité de l'électeur. Blood fait comprendre qu'une motion privée débattue ne lie absolument pas le gouvernement...

Le gouverneur Blood prétend alors avoir accordé toute sa considération à la démarche du député Millien, d'avoir compris les craintes à l'effet que des irrégularités auraient pu avoir été commises aux dernières élections générales et que d'autres pourraient survenir encore lors des prochaines municipales et qui permettraient à des électeurs non qualifiés de voter, sinon d'usurper l'identité d'autres personnes. Selon le gouverneur Blood, de telles pratiques, bien que pas absentes ailleurs dans le monde, sont déplorables et toute mesure raisonnable qui pourrait les éviter devrait être prise. Le gouverneur affirme qu'il a raison de dire que dans la plupart des pays, et certainement au Royaume-Uni, c'est l'organisation électorale des partis politiques engagés dans le scrutin qui elle-même permet d'exercer la vigilance sur ces pratiques. Blood déclare souhaiter que pareille organisation se développe également à Maurice. Mais, selon lui, c'est sans doute parce que l'organisation de la surveillance électorale n'existe pas ici, sinon qu'elle soit très limitée, que les députés favorables à l'introduction de la carte de l'électeur ont pensé que le gouvernement se doit de prendre la chose en main.

Hilary Blood soutient avoir lui-même souvent réfléchi à cette affaire de carte d'identité de l'électeur, mais qu'il n'a pas poussé l'idée plus loin. Il prétexte que l'introduction de la carte de l'électeur coûtera trop chère et que l'exercice sera fastidieuse, mais, en fin de compte, il indique qu'il a fait un choix très subjectif : "Personnellement, j'ai beaucoup d'objections que je sois soumis à une organisation inutile ou à un quelconque contrôle excepté en temps de guerre et je pense que ce sentiment est largement partagé par les Mauriciens de toutes communautés".

Hilary Blood se déclara, toutefois, prêt à faciliter les administrations locales pour la carte d'électeur, tout en précisant qu'il n'était pas prêt, lui, à placer un fardeaux supplémentaire sur le dos des contribuables d'autant, qu'à son avis, il s'agissait faire échec qu'à un possible abus électoral ".

La petite histoire ne dit pas si le gouvernement colonial anglais s'était entendu avec l'interlocuteur local favori... Seewoosagur Ramgoolam pour rendre caduque la démarche de Millien. Le bon Dr. Millien quittera d'ailleurs le Parti travailliste quelques années plus tard, mais, pour d'autres raisons aussi sur lesquelles il faudra, sans doute, un jour revenir.


Tourisme et écologie

Le nouveau domaine d'Alain O'Reilley

A dix minutes de route de Curepipe Alain O'Reilley, le père de l'éco-tourisme mauricien vient d'inaugurer son nouveau domaine. Le domaine des 7 vallées est une propriétés de 4000 hectares de forets, vallées, sources et cascades peuplée par des milliers de cerfs et de sangliers dans une flore qui va redevenir luxuriante. Invitation à la visite.

Pour ceux qui pourraient encore l'ignorer, rappelons le parcours exceptionnel d'Alain O'Reilley. Petit employé de l'industrie sucrière dans le Sud, il est surtout un homme des bois et un grand amateur de chasse. Petit à petit il rachète, souvent à crédit, les terres marginales que les propriétés vendent pour s'en débarrasser dans la région d'Anse Jonchée. C'est ainsi qu'il constitue au fil des rachats, un patrimoine de terres agricoles abandonnées et de forêts non défrichées à flanc de montagne. Avec l'aide d'un groupe d'employés dévoués et de quelques partenaires, il va transformer cet ensemble de terres difficiles d'accès, sans aucune voie carrossable, sans eau, ni électricité en premier projet éco-touristique du pays. Au milieu des années quatre-vingt, alors que le tourisme mauricien était balnéaire, se limitait au concept "sea, sun and sand" et que le mot écologique est seulement utilisé par les hommes de science, Alain O' Reilley lance Le domaine du chasseur. Il lui faudra du temps et de l'énergie pour convaincre l'industrie touristique locale en particulier et les Mauriciens en général que le tourisme de l'intérieur à un avenir certain et faire de son domaine qu'il va développer, agrandir et moderniser au fur et à mesure une référence mauricienne. Après des années de galère viendra le temps du succès et le concept du domaine fera école. Puis, en raison des pressions financières accumulées, celui de la vente. Depuis, la vente du domaine du chasseur Alain O'Reilley s'était reconverti dans l'hôtellerie en ouvrant deux restaurants à Mahébourg et un troisième à Port-Louis et en lançant des projets hôteliers à Rodrigues. Mais l'homme des bois, dans le bon sens du terme, qu'il était resté, n'avait qu'un rêve : reconstruire avec l'expérience acquise à Anse Jonchée un nouveau domaine. Méthodique et obstiné comme le chasseur qui piste un gibier rare il, a petit à petit, réalisé son rêve en rachetant plusieurs chassés entre Nouvelle France et la Mare-aux-Vacoas.

Le domaine des sept vallées, que le ministre du Tourisme a inauguré officiellement samedi dernièr sous un déluge, est en fait la réunification de plus de dix chassés en une seule propriété d'une superficie de plus de 4000 hectares. Située sur le plateau central, cette propriété est une suite de vallées et de sources, entre forêts endémiques, savanes, carreaux de goyaves de Chine et bosquets de bambou. Sur ce territoire, plus grand que celui de Rodrigues, vivent en totale liberté plus 2500 cerfs de java et des centaines de sangliers. "Ces cerfs, affirme Michel Sauzier, ancien responsable des cheptels de Médine et manager du domaine, n'ont rien à voir avec ceux que l'on élève avec de la nourriture industrielle. Nos cerfs mangent de l'herbe des pâturages que nous enrichissons avec des fertilisants bios comme l'adeche - le résidu de la bière faite de malt, houblon et levure -, et la mélasse. "Ce cheptel avec les cochons marrons sauvages font du domaine des sept vallées le plus grand territoire de chasse des hauts plateaux. La chasse est d'ailleurs une des activités proposées aux sept vallées. Elle se pratique avec les "guides expérimentés qui assurent la sécurité et la bonne marche de la partie de chasse et de l'après-chasse." C'est-à-dire le déjeuner arrosé qui suit généralement les parties de chasse où chacun raconte et commente ses exploits. Pour les chasseurs qui voudraient faire empailler leurs prises, en souvenir, un service de taxidermie est assuré. Mais le domaine n'est pas, heureusement d'ailleurs, uniquement un paradis pour chasseurs. Les amateurs de balades dans les bois peuvent aller découvrir les multiples secrets du domaine en jeep, pour les plus paresseux ; en quad ou en VTT pour les plus sportifs ; à cheval pour ceux qui pratiquent l'équitation ou plus simplement à pied pour les amateurs de la nature. Une nature que la direction va non seulement protéger, mais surtout mettre en perspective et développer du point de vue écologique. C'est ainsi que les multiples ruisseaux et points d'eau - ils sont innombrables sur les hauts plateaux - sont déjà repeuplés avec divers types de poissons endémiques, des écrevisses, des camarons et des crevettes de rivière tandis que leurs berges seront plantées de songes, de cressons et d'arouilles et autres plantes typiques. Une chasse sans merci a été ouverte contre les mangoustes, dont plus de 2000 ont été éliminés. Le but de l'opération est de faire repeupler le domaine avec les oiseaux chassés des bois par les mangoustes dévorant leurs œufs. Des espèces d'oiseaux endémiques seront, comme ce fut le cas avec la crécerelle à Anse Jonchée, réintroduites au sept vallées.

Pour ceux qui aiment nager dans les eaux tumultueuses - et souvent glacées - des cours d'eau du plateau central, au moins trois cascades sont disponibles. La plus majestueuse, celle de la Rivière-du-Poste, est uniquement accessible par un sentier creusé dans la végétation et fait des branches de goyaves de chine. Dans un deuxième temps, il est possible que des chalets et un spa soient construits autour de ces cascades. Pour les amateurs de pêche, il y a les points d'eau, les ruisseaux et les rivières du domaine mais également le lac de la Mare-aux-Vacoas dont une longue partie jouxte le domaine. Pour ceux qui veulent profiter des charmes du domaine plus que le temps d'une simple balade, deux possibilités existent pour le moment. Quatre roulottes de deux places chacune ont été construites autour d'un petit bassin. Climatisées et équipées de kichenettes elles permettent de prolonger la balade par une nuit ou plusieurs nuits au cœur de la forêt. Par ailleurs, la vieille cabane, un campement de chasse, rustique, mais confortable, avec cheminée, avec aussi une de vingtaine de lits, est aussi disponible pour les groupes. Pour qui veulent seulement passer la journée au domaine, ils peuvent déjeuner dans les deux restaurants ouverts, demander un pique-nique ou un repas sur feu de bois autour d'un bivouac.

Aujourd'hui que l'écologie n'est plus seulement un mot à la mode, mais une manière de vivre, le nouveau domaine d'Alain O'Reilley est un exemple de ce qui peut être fait comme développement touristique dans le cadre de la protection de l'environnement. Le domaine des sept vallées

mérite amplement la visite.


Au Centre Equestre de Belle-Mare

Une autre façon d'aimer les chevaux

Chez les Gowreesunkur, l'amour du cheval est une passion qui se transmet de père en fils. Le Centre Equestre de Belle-Mare n'est pas une écurie comme les autres. Celle-ci recueille les chevaux vieillissant, fourbus ou usés que Viju a sauvés de l'abattage pour les soigner et leur donner un regain de santé. Une autre façon d'aimer les chevaux.

"Mon premier cheval, raconte Viju Gowreesunkur, Quite a Fella, est parmi ceux que j'ai sauvés de l'abattage. Il avait deux tendons fracturés. Il fallait faire quelque chose pour le sauver. Ainsi, je l'ai recueilli et l'ai soigné", se remémore Viju qui était alors âgé de 18 ans. À son domicile à Vacoas, à côté de sa chambre, il avait construit une écurie pour l'accueillir. Au fil des jours, l'état orthopédique du cheval s'améliorait. Pour lui, les chevaux qui ont gagné de belles primes en course méritent bien autre chose que l'abattage, bien qu'ils soient inaptes et présentant des signes de grande fatigue.

En 1982, lorsqu'il emménage dans l'est à Bonne-Mer, il loue une dépendance à Belle-Mare pour y loger ses chevaux. Poursuivi en 1988 pour avoir converti un vieux bungalow en écurie, il y trouve un autre toit pour les abriter à Palmar. Ce n'est qu'en 1991 qu'il choisit un site à Belle-Mare, non loin de la plage, sur une exploitation agricole pour y bâtir une écurie.

Ainsi, face aux problèmes que représente la vieillesse ou la maladie d'un cheval, Viju réagit en les accueillant à l'écurie afin leur permettre de vieillir heureux et de galoper jusqu'à leur dernier jour. Ainsi furent sauvés Periclès, Sky range, Pussy foot, Esta's gift, Main Candidate, Kiss a Queen, Dispensation, Valiant god, la jument High Sugar ainsi que la quinzaine de pensionnaires à quatre jambes qui sont aujourd'hui logés dans cette écurie qui est devenue le Centre Equestre de Belle-Mare.

Au centre, on y trouve des chevaux qui ont atteint un âge avancé et dont les artères et articulations étaient en piteux état, la plupart des rapides coursiers que l'on a vu évoluer sur le Champ de Mars et qui, jadis, avait fait le bonheur des turfistes comme Overdog, 25 ans, le plus âgé de l'écurie.

Aujourd'hui, du plus jeune au plus âgé, parfois usés jusqu'au boulet sont entourés d'attention et soignés. Fringants, ronds, avec du rebond dans l'allure, ils jouent comme des poulains de 2 ans. King of Tribe, coursier âgé de 5 ans qui, à son arrivée, était blessé et présentait des signes d'agressivité se prépare pour les prochaines courses.

Le site est agréable et il y règne une douce quiétude propice aux chevaux fatigués, malades ou tout simplement vieillissant. Cela fait 35 ans que Viju vit au rythme du cheval. Bien plus qu'une passion, l'entretien des chevaux est devenu pour lui un souci quotidien. "Les chevaux, il faut les aimer, leur parler, les cajoler", dit Viju Gowreesunkur. C'est une équipe de 7 personnes qui composent l'encadrement et l'organisation du Club hippique. L'écurie est composée de 15 boxes et d'un Club House.

Ici, pas de contrainte harassante pour le cheval mis en confiance, cajolé, caressé. L'écurie de cet amoureux des chevaux permet à ces derniers d'y gambader avec des compagnons de leur âge dans l'herbe verdoyante de l'écurie. Le jour, par groupe de deux ou trois, nos pensionnaires vont s'ébattre, souvent accompagnés des chiens, car outre les chevaux, Viju possède aussi 20 chiens, certains faisant office de gardiens qui veillent sur les "retraités" du centre.

Le soir, ils accourent pour regagner leur box et le... repas qui les y attend. "Ils sont bien nourris. Les boxes sont nettoyés tous les jours. La litière doit être toujours très propre. L'hygiène est très important chez nous", dit-il. Les chevaux se nourrissent d'avoine, le mets préféré de tous les chevaux, qui est la plus nutritive, mais aussi du son, de maïs et de l'eau. Pendant que trois employés se chargent de l'entretien des chevaux, une dame, elle, s'occupe des sept chiens gardiens de l'écurie.

C'est le moment privilégié de la journée pour les hôtes du centre équestre. Promenade ou galop, ils hennissent de joie une fois sortis de leur box et courent dans tous les sens. L'un des chiens qui s'est fracturé une patte lors d'un accident sautille gaiement autour d'un poney, mais ce dernier ne semble pas apprécier cette familiarité. Pour lui éviter une ruade de sabots, l'un des employés le somme de s'éloigner. Un agréable moment, par ailleurs, pour les vétérans aussi qui roulent gaiement dans le sable.

L'histoire d'amour de Viju avec le cheval commence avec son grand-père qui possédait des chevaux. Puis, le père Deo, cavalier émérite et champion de boxe national transmit à son tour l'amour du cheval à son fils qui grandit bercé au rythme des galops. Aujourd'hui, il n'hésite pas à retrousser les manches pour le ferrage ou le pansage.

Pendant la trentaine d'années qu'il s'adonne à cette passion, Viju Gowreesunkur a aussi connu des moments de grande tristesse. Beaucoup de chevaux n'ont pu être sauvés, à l'exemple de Victoire, une jument qui avait la jambé gangrénée et qui a connu une fin malheureuse. "Il y a aussi d'autres complications qui provoquent la mort d'un cheval comme la colique. J'avais un cheval qui, souffrant d'une colique, s'est suicidé en se frappant la tête contre le mur", dit-il. Depuis cet incident qui l'a marqué, il inspecte minutieusement et régulièrement chacun de ses chevaux. "Il faut toujours vérifier l'état de santé des chevaux et prévenir d'éventuelles blessures." Cependant, il sait qu'il peut compter sur la disponibilité et compétence d'Alain Le Croix, vétérinaire réunionnais qui n'hésite pas à se déplacer pour des ingestions ou tout simplement à le conseiller sur le choix des médicaments.

Aujourd'hui, dans la tranquillité du centre équestre, loin des coups de cravache et de l'abrutissement du champ de course, les activités des chevaux vont de la petite promenade tranquille à la carrosse du mariage.


Séduire, ces plus qui font la différence…

"Les femmes aiment séduire et les hommes être séduits". Séduire, attirer les regards de l'autre au point de déclencher en lui le désir, est un art inné chez une femme. Dans la rue, à la télé, au cinéma, dans la pub, on joue des rondeurs et autres atouts des femmes. Pour séduire, la femme doit user de tous ses charmes et ne doit négliger aucun détail. Reste à savoir comment s'y prendre! Quand on demande aux hommes ce qui les séduit en premier chez une femme, ils répondent souvent que c'est un détail comme l'intensité du regard, des jambes fuselées, un sourire éclatant ou encore de jolies mains. Vous l'aurez compris, pour séduire les hommes, les détails comptent. Soyez les plus belles et les plus malignes pour séduire, voire affoler l'homme de votre vie.

Le maquillage: trouver l'équilibre

Un maquillage sexy est une histoire de dosage. Première option; attirer l'attention sur sa bouche avec une couleur flashy. Deuxième option, se faire des yeux de biche à grand renfort de mascara. Mais on ne se repeint pas toute la façade comme une voiture volée! Fard à paupières étincelant ou rouge à lèvre extravagant, il faut choisir son camp.

Astuce 1 : un regard intense

Trouver le juste milieu : ni trop discret, ni trop vamp. Misez sur vos cils. Choisissez un mascara allongeant et si vous aimez le mascara gris, marron, violet, voire bleu pétrole. Préférez une formule épaisse pour que la couleur soit bien apparente. Accordez le reste de votre maquillage avec la teinte que vous adopterez. Pour un regard intense et pétillant, n'oubliez pas les anti-cernes. Appliquez-le au coin interne de votre œil, puis au coin externe et poudrez légèrement le dessous votre œil. Dernier petit conseil, gardez cet équipement dans votre sac pour des retouches, au besoin, dans la journée ou en cas de rendez-vous imprévu.

Astuce 2 : une bouche gourmande

Une femme portant du rouge à lèvres se sent plus séduisante et plus sexy! Les hommes le percevront sans détour. Une femme qui sait se mettre en valeur, attire, excite et affirme sa féminité. Ça les fait tous craquer, alors osez "une bouche à croquer". Voilà l'objectif à atteindre.

Astuce 3 : des mains zéro défaut

Vos mains et vos ongles doivent être irréprochables. Pas question de manucure hebdomadaire. Optez pour des ongles courts, bien limés, sans cuticules avec un joli verni transparent ou un joli rouge glamour. Pour la douceur, appliquez une crème pour les mains et faites vous un gommage toutes les semaines. Astuce : quand vous appliquez votre crème pour les mains, insistez sur vos ongles car cela les nourrit.

Astuce 4 : des seins toniques

Que vous fassiez du 85 A ou du 90 C, acceptez vos atouts et mettez-les en valeur. Ne rentrez pas les épaules, relevez la tête et choisissez des vêtements appropriés et le bon soutien-gorge. Trichez, au besoin, avec un soutien-gorge ampliforme. Conseil pratique: optez pour un soin tenseur et peau douce qui donne de la fermeté à votre poitrine. Massez-vous le soir ou le matin comme vous le faites avec votre crème visage.

Astuce 5 : des jambes fuselées

Des jambes "baguettes" ne sont pas glamour. L'aspect de la peau est très important quand on veut séduire. La peau d'orange, les mollets tout blancs et les coupures épilatoires ne séduisent personne. Soignez donc vos gambettes. Si vous êtes pour l'épilation, misez sur un épilateur qui s'utilise sous la douche pour une glisse plus facile et n'oubliez pas d'appliquer un lait hydratant après. Pour la guerre contre les capitons, armez-vous d'une crème minceur mais surtout massez-vous au minimum, 5 à 10 minutes par jour en réalisant des mouvements de palper-rouler.


Les secrets des yeux bien maquillés

-Choisir la couleur en fonction de la teinte des yeux, des cheveux ou des vêtements.

- Appliquer le crayon au bas de l'œil, à l'intérieur et à l'extérieur par petits points et au dessus de la paupière mobile au niveau du coin externe.

- Utiliser le fard pour fixer le crayon. Étirer le fard sous l'œil, tapoter pour fixer avec un pinceau et ajouter un peu de mascara pour la touche finale.

- Ajoutez une teinte irisée dans le coin interne de votre paupière mobile pour faire ressortir le tout. Eviter le blush.

- Ne pas hésiter pas à utiliser le noir, qui donne de la clarté à l'œil.


Gloss ou rouge à lèvres?

Ne vous torturez plus. Choisissez les 2 en 1 que l'on trouve partout et qui permettent d'appliquer le fameux rouge à lèvres. Dans un deuxième temps, appliquez la touche de gloss qui illumine votre bouche. Oubliez le crayon à lèvres si les votres sont petites. A moins d'être une experte en maquillage, vous ne pourrez pas les relever. Retenez que les hommes aiment les bouches gourmandes et brillantes mais pas collantes.

L'origine du rouge

Le rouge à lèvres est une invention égyptienne vieille de 4000 ans! L'appliquer sur ses lèvres visait à reproduire sur le visage les parties génitales de la femme en état d'excitation. (Désormais vous ne verrez plus jamais vos lèvres colorées du même œil!). Il est vrai que les lèvres génitales de la femme sont proportionnellement de la même épaisseur que sa bouche. Ainsi, la mettre en valeur par le maquillage attire l'œil et permet de paraître plus séduisante aux yeux des hommes!


Séduction sur talons aiguilles...

Les talons aiguilles symbolisent la séduction et l'érotisme par excellence. Elles grandissent la femme, la rendent plus grande, plus mince, plus élancée. De vraies jambes de gazelles sur un splendide corps de femme! Votre allure change avec ces accessoires aux pieds. Le talon aiguille est bien une affaire de femmes, mais aussi d'hommes. Il permet de ne pas passer inaperçue. Ces fameux talons attirent les regards masculins sur nos jolis petits pieds d'abord, puis sur nos chevilles, et enfin sur nos jambes…

Sexy, mais pas trop...

Comment être sexy sans tomber dans la vulgarité? Les égéries de la planète ont un secret: c'est d'éviter de porter un décolleté suggestif en même temps qu'une jupe trop courte. Jouez avec les matières. La mousseline, la soie ou le jersey de coton ont l'avantage d'émoustiller le regard des hommes avec délicatesse. Les matières qui moulent de partout, comme le cuir ou le lycra, ne décrochent pas la palme de l'élégance.

Lingerie et sous vêtements sexy

En matière de lingerie, les femmes n'ont que l'embarras du choix : dentelle blanche, bas de soie, vinyl noir, cuissardes, guêpière etc. Tous les styles sont permis dans l'intimité. C'est un joli jeu entre la femme et son homme. Cette intimité entre les deux devrait être ressentie comme telle et non comme une obligation ou une contrainte! Aujourd'hui, avec les fines collections de sous-vêtements, il y en a pour tous les goûts et de toutes les couleurs. L'important est de trouver l'ensemble qui valorise le plus ses formes. Au passage, le string qui dépasse du jean, c'est tout sauf classe et totalement dépassé.

Ils vous aiment encore plus quand…

Une femme bien dans sa peau est une femme qui séduit. Pour ce faire, elle doit exploiter au maximum sa beauté naturelle. Il y a des comportements, des moments, des apparats qui rendent les hommes complètement fous… Le tout c'est de savoir lesquels.

Montrez votre bonne humeur

Le sourire est une arme de séduction extraordinaire. Il parle de bonheur, de sociabilité et tisse des liens. Une voix qui sourit s'entend. C'est l'une des premières choses que l'on apprend aux télévendeurs.

Arborez des couleurs

Certes, la mode vous incite à porter du noir, du gris et encore du noir. Mais si la science vous dit que les hommes sont attirés sexuellement par les femmes qui portent du rouge, cela donne envie de bouleverser un peu sa garde-robe, au moins en partie. Et qu'importe s'il s'agit d'une réaction primitive selon certains chercheurs ou d'un phénomène de société selon d'autres. Le principal est que cela fonctionne.

Vous ovulez...

A la date fatidique, les hormones féminines provoquent un changement dans la voix, la rendant ainsi plus sexy, plus attirante. Ce bouleversement aiguise également le désir de plaire et d'être encore plus glamour. Il va de soit que tous ces changement ne passent pas inaperçus aux yeux des hommes. C'est donc le bon moment pour affoler ceux du sexe opposé.

Exploitez votre potentiel

Votre voix peut ensorceler mais ce n'est pas votre seule arme. Vos yeux, votre regard appuyé puis détourné, possèdent également du pouvoir tout comme vos mains dans les cheveux, votre posture bien droite. N'hésitez donc pas à exprimer votre féminité et surtout à vivre pleinement l'instant présent.


Après sa floraison, l'an dernier

Le talipot du Jardin des Pamplemousses en pleine fructification

Après sa floraison qui avait démarré en mai de l'année dernière et qui aura duré jusqu'à fin décembre, le talipot du Jardin des Pamplemousses a atteint, ces jours-ci, un état avancé de fructification. Ce qui constitue, tout comme la floraison de ce palmier géant, un phénomène naturel rarissime.

M. Meghraj Aumeer, "Technical Advisor" du SSR Botanical Garden Trust explique que d'ici à un mois, les fruits de "l'arbre centenaire" qui auront atteint la pleine maturité et qui tomberont du palmier géant seront ramassés en vue de la production de jeunes pousses à la pépinière du jardin botanique.

Originaire du Sri Lanka, le talipot (Corypha Umbraculifera) a la particularité de ne fleurir qu'une fois tous les 60 à 80 ans pour ensuite mourir de sa belle mort. Palmier géant de la famille des Arecaceae, il peut atteindre 20 à 25 mètres de hauteur.

Alors qu'il existe une vingtaine de spécimens de cet arbre au Jardin des Pamplemousses, les autorités envisagent de mettre en terre de nouvelles jeunes pousses. L'idée derrière et de léguer ce patrimoine aux générations futures. De par la rareté de sa floraison de même que de sa fructification, le talipot a aussi un attrait touristique évident.


La grande aventure de l'immigration française

Les colons bâtisseurs et les principes de la Révolution

La grande histoire de l'immigration française, le troisième volet de Venus d'ailleurs, écrit et réalisé par Alain Gordon-Gentil et David Constantin a été lancé vendredi dernier au cinéma Star, au Caudan en présence du Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam.

L'occasion pour les auteurs et les Mauriciens d'ascendance française de raconter l'histoire de leurs ancêtres, les colons bâtisseurs qui ont à leur façon, ont forgé le destin glorieux de l'île Maurice. Les historiens s'attardent trop sur les nombreux esclaves qui ont souffert des mains de leurs maîtres sans coeur et sanguinaires. Alain Gordon-Gentil a toutefois rectifié le tir à travers les interventions des personnalités ayant laissé leur empreinte dans le domaine du commerce, de l'art et de l'hôtellerie.

La mise en images fluide et des textes bien agencés rendent justice à ces ancêtres bâtisseurs car il y avait aussi parmi les colons, des architectes, des artistes et des poètes. Les colons débarquèrent à une époque où l'île Maurice n'avait pas encore acquis le concept de liberté, d'égalité et de fraternité. Leur venue était porteuse d'espoir tant sur le plan politique que constitutionnel. Nous partageons encore les principes économiques et territoriales de ces illustres ancêtres.

Les propos des intervenants, à l'instar de Jean-Pierre Lenoir dérangent mais ne laissent pas indifférents. Il dira sans ambages qu'il n'aime pas le métissage que Maurice ne sera jamais unie. Jean Pierre Hardy avoue qu'il voulait devenir fonctionnaire de l'Etat et comme on lui a fait comprendre que c'était impossible. Il a choisi l'entreprenariat. Ian Maingard ne tarit pas d'éloges pour son père Amédée, agent secret de la Royal Air Force durant la Seconde Guerre Mondiale et également fondateur de la New Mauritius Hotels. Amédée devait aussi contribuer au lancement d'une compagnie aérienne en l'occurrence, Air Mauritius.

Jacques de Marroussem, François de Grivel, Armand Maudave Hector Espitalier Noël à travers des faits ponctués d'anecdotes racontent cette fabuleuse histoire de la colonisation française. Hector Espitalier Noël poussera la réflexion plus loin en déclarant qu'après l'indépendance, les familles d'ascendance française ont joué un rôle plutôt effacé dans la vie économique et sociale du pays. Réflexion partagée par François de Grivel qui souligne que les Mauriciens d'ascendance française se sont retirés de la politique, du sport et de la vie artistique.

Comment ne pas aussi souligner le riche contribution de Mahé de La Bourdonnais qui fonda la ville de Port-Louis et construisit l'hôtel du gouvernement. Le gouverneur a fait ouvrir de nombreuses routes et la première usine sucrière de Villebague. Pierre Poivre, lors de ses voyages à l'étranger apporta lui, des plantes à épices, des muscadiers, des girofliers et des cannaliers qu'il planta au jardin des Pamplemousses.

Les colons blancs provenaient des provinces maritimes françaises et pas uniquement de Saint-Malo, précisent les auteurs. Alain Gordon-Gentil nous a aidé à comprendre une phase poignante de notre histoire et la contribution des colons blancs pour bâtir l'île Maurice d'aujourd'hui. Poignant et passionnant.


Concert classique

Quand les voix lyriques s'éveillent

Ils sont arrivés dans un paysage lyrique réservé aux happy few et ont charmé avec des allures de vedettes, une personnalité et un timbre de voix uniques pour certains. Véronique Zuël-Bungaroo (Soprano), Barry Martin (Basse), Léopold Pauline (Ténor) et Christian Lucot (Ténor) ont drainé un public réservé d'abord, puis enthousiaste, à l'Alliance française de Bell Village vendredi dernier dans un concert lyrique organisé par l'association Il Bel Canto de la Réunion. Il est réconfortant de voir Jean-Bernard Thomas, un représentant du pays vivant à la Réunion mettre en avant les voix lyriques de l'océan Indien. Il est maître de chant depuis près d'une dixaine d'années et fondateur de Il Bel Canto. Une ouverture vers la musique classique : un marché potentiel pour les oreilles de la région. La volonté aussi de donner une formation professionnelle aux chanteurs de l'océan Indien. Au programme des airs idéaux à chanter sur scène. Le sens du répertoire connu et méconnu a apporté un souffle d'air à l'art lyrique. L'accompagnement au piano par Paul Wilmot et la complicité avec les artistes sont indiscutables. La réussite de cer derniers réside dans des interprétations développant une large palette de couleurs et de nuances. Véronique Zuël-Bungaroo ne cesse d'étonner par son articulation rythmique, le caractère réfléchi de sa sonorité. Un mélange de spontanéité et de retenu dans "Quando me'n vo' soletta per la via" (extrait de La Bohème de Puccini) ou dans "Me voilà seule dans la nuit" (extrait des Pêcheurs de perles de Bizet) où la prêtresse Leila, seule en haut d'un rocher, chante son amour pour le pêcheur Nadir. La révélation est venue du côté de la Basse Barry Martin pour la justesse de son interprétation, la couleur rare, la diversité d'expression qui créent la surprise ("Non piu andrai" extrait des Noces de Figaro de Mozart. Mais aussi son charisme et sa simplicité. Les ténors réunionnais Lépold Pauline et Christian Lucot ont la voix et le phrasé maîtrisés des bons ténors. Pour ce premier concert lyrique à Maurice, Jean-Bernard Thomas a montré qu'il possède une connaissance suffisante du monde de l'opéra pour s'acquérir d'une tâche qui reste affaire de passionnés : faire découvrir et renouveler le monde lyrique de la région. A suivre !


Création d'un espace culturel

Les artistes sollicitent le PM

Le Mouvement des Artistes Mauriciens espère trouver en Navin Ramgoolam, une oreille attentive. Les artistes qui se sont associés à ce mouvement pensent que le Premier ministre est plus apte à comprendre leurs revendications. Et c'est dans cette optique que le mouvement envoie une lettre à Navin Ramgoolam lui demandant de prêter une attention particulière à la liste de requêtes qu'il lui adresse, dont la création d'un espace culturel.

La bonne intention du ministère de la Culture qu'est l'organisation d'un concert dominical, tous les mois, dans différentes régions du pays, n'atténuera pas pour autant le combat des artistes pour un espace musical. Dimanche dernier, le ministre de la Culture, Vasant Bunwaree qui visitait la plate-forme aménagée au Plaza pour la tenue d'une journée d'activités artistiques sous le thème "Pran kont artis", annonçait cette nouvelle en prenant l'engagement de la concrétiser. Mais pour les musiciens et chanteurs présents, le ministre de la Culture se serait démarqué, voire rattrapé s'il avait annoncé la création d'un espace d'expression pour les artistes. "Rs 25 millions ont été injectées dans des projets d'infrastructure. C'est ce que nous apprend le dernier exercice budgétaire. Cependant, nous nous demandons si la construction ou l'aménagement d'une salle réservée aux artistes de tout horizon ne s'insère pas dans ce genre de projet?" s'interroge Gérard Louis, musicien et producteur, membre du Mouvement des Artistes Mauriciens. Celui-ci qui a rédigé une longue liste de revendications a adressé ses requêtes au ministre de tutelle. "Nous avons sollicité une rencontre avec le ministre Bunwaree et nous attendons une réponse de sa part", ajoute Gérard Louis. En rédigeant leurs requêtes, les artistes de ce mouvement n'ont pas caché leur souhait de voir à la tête du ministère de la Culture "un ministre qui comprend et s'y connaît en matière d'art et culture" et non "un ministre qui doit se partager entre la culture et l'éducation." Aussi, précise notre interlocuteur, "nous demandons qu'un comité composé d'artistes siège au ministère de la Culture pour la gestion des dossiers. Nous trouvons regrettable que ces dossiers soient gérés par des personnes qui n'ont pas de maîtrise pour cela", note Gérard Louis. Le Mouvement des Artistes Mauriciens explique-t-il encore enverra une lettre au Premier ministre, Navin Rmgoolam, pour lui brosser un tableau sur l'urgence de leur situation, tout en espérant que celui-ci intervienne rapidement.


News

Fête de la musique

Les centres de lecture et d'animation culturelle (CLAC) du pays se sont mis à l'heure de la musique. Une série d'activités musicales ont été élaborées par le ministère de l'Education et de la Culture dans le cadre de la fête de la musique et se tiendront jusqu'au jeudi 30 juin. Le ministère marque l'occasion avec d'autres représentations ailleurs. Notamment ce soir à la MBC qui accueillera une palette d'artistes le temps d'un concert et demain, au Mahébourg Social Welfare Centre où se produira le Rishi Raphouji&Group.

Albums

Un Best of pour Désiré François

Un bel emballage pour un beau produit. C'est ainsi que se décline le CD et le DVD Best of de Désiré François. Le chanteur qui, depuis le grand split de Cassiya, poursuit sa carrière en ponctuant sa discographie d'album solo, débarque dans les bacs avec un Best of. Celui dont la voix faisait la particularité de Cassiya durant ses jours de gloire, reprend des titres qui ont fait le succès de son groupe. Notamment Séparation, Marlène, Diego, Rev nou zanset, Isi Kot nou été… Désiré François fait ainsi remonter en surface un sentiment nostalgique. Les fans qui se réjouiront car les paroles sont inclus dans le coffret…à moins s'ils ne les connaissent déjà par coeur. Quant au DVD, il renferme les clips Angelina, Souvenir, Zistwar, Kontan et Séga dan Vilaz, des morceaux qui marquent sa carrière solo.

Nouveauté: Donn Faya, Evan Son of Jah

Avec son premier album, Donn Faya, le jeune Evan Saunders ne vient pas révolutionner le dance hall. Il n'en a pas la prétention d'ailleurs. Evan Saunders qui a pris pour nom de scène Evan Son of Jah, reste le plus fidèle possible à ce genre musical. Pourtant avec ses dispositions vocales, Evan Son of Jah a ici un atout de taille. L'interprétation reste justement le point fort de Donn Faya. Guerino Colas qui produit cet album, s'est assuré d'un arrangement musical de qualité. Musicien autodidacte, Evan Saunders que l'on retrouve à la guitare et à la basse, signe lui-même les textes de Konsians Spirituel, Jah-Jah song-riddim, Mo freedom, Bizness man… Pour un premier essai Donn Faya s'en sort plutôt bien et laisse même entrevoir des suites prometteuses.

A venir : La Mizik Mot Lamour, Don Panik

Un troisième album, très bientôt, pour Don Panik. Il promet des inédits et encore plus de rimes pour La Mizik Mot Lamour. Ce troisième opus qui succède à Pa Fasil, sorti en 2007 et Lyrical Bad Man (2006) portera le label de Harbour Music. Les inconditionnels de Don Panik retrouveront l'artiste aux côtés de Ras Natty Baby, ou encore Judex Bamboche, Lady Cynthia, Caroline Joodun…

Des vedettes du rap français sous le soleil mauricien

Bisso Na Bisso, le collectif d'origine congolaise et sa figure emblématique, en l'occurrence Passi de même que le chanteur d'origine capverdienne, Stomy Bugsy, seront de passage chez nous, cette semaine. Et si ces artistes du rap français, débarquent effectivement à Maurice pour quelques jours de vacances, il est attendu qu'ils se produisent dans un pub d'Ebène.


Jazz

Gina Jean-Charles et son groupe en concert

Après un premier concert en mai 2008 au Conservatoire François Mitterrand, la jazzwoman, Gina Jean-Charles, offre une deuxième prestation où elle présentera Tout simplement, son premier album sorti en janvier dernier. Accompagné de son groupe Belingo Faro Duet-Jim Bashun à la batterie et Belingo Faro au clavier, elle partagera avec le public quelques reprises et compositions de son premier opus dont Imagine, reprise de John Lennon, Le peintre, Cry me a river, Mama la terre nou zil (en duo avec menwar), entre autres.

Ce concert intitulé Intimate live gig, orchestré sous la houlette de Linley Moothien et d'Art Promoters' club, se tiendra le samedi 11 juillet sur la pelouse du collège du St-Esprit à 20h. À cette occasion, une grande marquise sera installée afin d'accueillir un maximum de 1000 personnes. Une scène circulaire sera mise en place pour l'évolution scénique des artistes. Plusieurs artistes mauriciens ont été invités à se joindre aux côtés de la chanteuse.

Les billets, en vente à Rs 475, sont disponibles au TCB Location (Tel: 213 52 75) et sur le rézo Otayo (466 99 99)


Tournée d'adieu

Johnny Halliday allume son dernier feu à Saint Denis

Dans le cadre de sa tournée présentée comme la dernière, le grand rockeur français Johnny Halliday offre un dernier concert le dimanche 20 septembre 2009 à 18h au Stade Saint Denis à l'île de la Réunion.

Lors d'une conférence de presse tenue lundi au Restaurant le Courtyard à Port-Louis, Ivan Sudres, organisateur du concert a lancé les packages officiels prévus au départ de Maurice pour assister au concert de la dernière tournée de ce chanteur qui compte 50 ans de carrière. Tous les billets assis vendus à Maurice (VIP, catégorie 1 et 2) sont uniquement réservés aux packages proposés par Hémisphère Events, antenne mauricienne de l'organisation du concert représenté par Claire Lelay et de ce fait, à ses partenaires Coquille Bonheur et Check In travel.

Le tarif des packages est comme suit : le package exclusif - à Rs 21000- avec un vol spécialement affrété pour le concert, départ dimanche 20 septembre à 15 heures, retour à 22h30. Accueil VIP personnalisé à l'aéroport, transfert aéroport, entrée et sortie rapide au stade de Saint Denis, places VIP assises, diner de Luxe et champagne servis dans les tribunes, retour par un vol spécial. Une deuxième formule est proposée: un package week-end shopping+concert, incluant transferts aéroports-hôtels-concert. Le départ est prévu le samedi 19 septembre à 8h et le retour le lundi 21 à 8h50.

Pour toute information : contactez Rachel chez Check In Travel 210 94 94 ou le rézo Otayo au 466 99 99.


Paradis blues

La révolte des femmes racontée par Miselaine

Pour une fois, Miselaine Duval n'est pas comique. Pendant 50 minutes, la comédienne de la troupe Komiko passe du rire au drame en racontant son histoire et en dépeignant celle d'autres femmes à travers Paradis Blues dont la dernière représentation se tient ce soir au CCB.

Le décor est planté sobrement. La mise en scène suggère l'enfermement, celui d'une femme: bloc opératoire, appareils, brassards, comme des chaînes dont elle veut s'en libérer. La robe de mariée qui la couvre est aussi un symbole de son parcours. Dans cette ambiance feutrée et minimaliste, Miselaine Duval, comédienne affirmée et confirmée au talent avéré, est seule à entamer l'histoire. Le spectateur est sceptique. Il attend la suite. Pour l'heure, il n'a pas encore tout à fait compris. Puis, Miselaine décline et narre des tranches de sa vie et celle des femmes à la recherche désespérement d'un paradis à l'hypothétique bonheur. Pendant que défilent sous nos yeux une vidéo de son propre mariage et ses photos d'enfance, de son vécu. L'écriture de Shenaz Patel explore ces profondeurs avec une simplicité et une rigueur qui lui permettent de susciter, au travers des bribes de la vie de Miselaine, des émotions par des récits intenses.

Son regard brillant s'adresse directement au public. On est impliqué dans son récit. Du sort des femmes, des rêves d'une mère qui désire âprement que sa fille se marie à un correspondant plein aux as, d'une enfance vide et terne, aux désillusions d'un mariage, à l'enfant qu'elle a perdu jusqu'à sa rupture. Une femme qui a traversé de grandes épreuves pour enfin parvenir à être elle-même. Une révolte qui ne lui est pas singulière. Car elle parle au nom de toutes celles qui se taisent. Dans cette mise à nu psychologique, une voix, celle d'Eric Triton pour faire entendre le déchirant poème de Michel Ducasse et sa guitare comme alliées des mots pour renforcer leurs sens et leur donner vie dans ce périple au coeur des émotions.


Le projet "Dodo" de pARTage

Le Dodo est toujours vivant !

L'association pARTage veut donner une autre dimension au mythe du dodo avec le projet appelé "The Dodo is still alive". Ce projet artistique tentera de donner des réponses aux questions que tout le monde s'est posé à un moment ou un autre : le dodo existe-t-il réellement ? Qui l'a déjà vu ? Il est vrai ques les scientifiques nous ont montrés des ossements de l'oiseau. Les voyageurs l'ont longuement décrit. Les artistes et artisans l'ont souvent imaginé et representé. Mais le mythe persiste autour du dodo. pARTage jette un nouvel éclairage sur l'oiseau mythique en demandant à trois générations d'artistes (artistes confirmés, étudiants des Beaux Arts et élèves du primaire) de donner leur propre interprétation (visuelle et philosophique) de l'oiseau emblématique de Maurice. La démarche consiste à produire des vidéos, peintures, sculptures, gravures et autres installations. L'idée derrière est de faire "revivre" le Dodo et de le replacer dans l'histoire et la culture du pays. Diverses activités dont un atelier de travail seront organisées. Les principales retombées de cet événement : un atelier de travail "outdoor" avec les étudiants du MGI, une exposition regroupant 35 artistes mauriciens de renom, des ateliers de gravure à Flic en Flac, un catalogue donnant un aperçu du projet. L'événement se déroulera du 1er au 23 août 2009 à la galerie pARTage à Flic en Flac.


National Drama Festival

Tout le monde peut faire du théâtre

Il y a des gens qui font du théâtre par vocation. C'est leur métier, leur art. D'autres amateurs sont à la fois acteurs, spectateurs, metteurs en scène. Ils adaptent des textes, choisissent leurs costumes, les lieux où ils répètent. C'est le cas des membres du Victoria Drama Club (4 étudiants encadrés par deux enseignants) qui ont réussi à faire d'une activité extra-scolaire un moyen de faire entendre les accents salutaires de leur joie. La pièce qu'ils ont présentée au National Drama Festival (théâtre en français) le 21 mai 2009, Un mot difficile ( une Comédie-Bouffe en un acte de Pierre Ferrary et Lucien Reynier) a raflé quatre récompenses : meilleure pièce, meilleur acteur, meilleur décor, meilleure mise en scène. C'est dire qu'on aurait tort de sous-estimer l'inventivité et la créativité d'élèves issus de milieux défaorisés, notamment dans le domaine de la culture populaire. Tout le monde peut faire du théâtre. Cette idée a commandé des formes de jeu dramatique et contribué à l'initiation à la langue française. Les cours d'art dramatique se déroulent tous les jous pendant la récréation sous un longanier et visent à éveiller les consciences. Les fruits récoltés : plusieurs récompenses après trois mois de répétition d'une pièce en langue française. L'originalité de la démarche réside dans l'adaptation d'Un mot difficile. Une représentation qui vise à une intégration totale du mouvement, du geste, du phrasé, du récit, du chant et de la danse. Le Victoria Drama Club a pris des risques en ajustant son jeu aux réactions du public, s'adaptant aux circonstances non prévues. Le rire a retenti lorsque Eloi Coucoulon (Steves Hippolyte), amateur de mots croisés, agace sa femme (Cindy Singapermall), la bonne (Hena Davedoss), la concierge (Wendy Jean) pour obtenir le "mot difficile". Il finit par l'obtenir de manière assez imprévisible. Voilà pou le résumé de la pièce. L'aspect le plus intéressant de cette expérience consiste en l'élaboration de techniques théâtrales particulières pour dire des sentiments intériorisés. La Victoria Drama Club a adapté une pièce de répertoire dans le cadre d'un dialogue avec les autres. Pluralité, différence, diversité sont les conditions essentielles de leurs séances de théâtre. La direction du collège Victoria déplore qu'il n'y ait qu'une manifestation autour du théâtre par an et que la discipline reste "une activité pauvre en structure et en formation". Mais pour les élèves du collège le théâtre de jeunes continuera pour vaincre les sentiments d'oppression, d'incommunicabilité, de timidité, de peur de l'avenir. Rendez-vous le 24 juin à 14h30 à la gare de Rose-Hill où la troupe présentera un sketch à l'occasion de la journée mondiale du théâtre.


National Ballroom Dancing Contest

41 candidats en finale

À l'issue de 2 préliminaires qui se sont tenus à la David Dance Academy, Phoenix pendant les deux premiers week-end de juin et réunissant 72 couples, 41 d'entre eux ont été sélectionnés pour la finale de Ballroom dancing qui se tiendra le samedi 27 juin à 19h au Centre Swami Vivekananda, Pailles.

Durant 3 heures et demi se succèderont les couples répartis en 9 catégories - le cha-cha, samba, rumba, valse lente, tango, valse viennoise, foxtrot, quick-step- et trois groupes d'âges : 12 à 17 ans, 18 à 60 ans et plus de 61 ans. Le Grand jury pour la finale de ce concours organisé par Immedia sera présidé par Simon et Heidi Cruwys, champions anglais du ballroom dancing.

Renseignements et réservation des billets - pour les tables de 8 personnes qui coûtent Rs 25 000 et les sièges rétractables à Rs 600 - au 208 10 30 ou à travers Otayo sur le 466 99 99. La réservation des tables de 8 personnes comprend snacks et vin de la marque Trivento d'Argentine.


Portrait

Monique Koenig, soixante-huitarde romantique

Monique O. Koenig vient de lancer cette semaine "Chagrin et consolation" son premier roman. Un premier roman très particulier, "un défi littéraire qui ne manque pas d'allure" comme le dit sa présentation puisqu'il s'agit ni plus ni moins que la suite d' "Orgueil et préjugés", le classique de la littérature romanesque anglaise signé Jane Austen. Portrait d'une soixante-huitarde qui se découvre tardivement, mais avec bonheur, une âme de romantique.

Française de naissance… première précision "...non, je préfère dire francophone plutôt que française puisque j'ai vécu plus à l'étranger qu'en France." Reprenons : francophone de naissance et scientifique de formation - elle est titulaire d'un doctorat de sciences - Monique est mauricienne par les liens du mariage. Après ses études universitaires elle a travaillé à l'Institut Pasteur et à l'université de Caën avant de prendre de l'emploi pour les Nations-Unies au Malawi. C'est dans ce pays qu'elle rencontre le mauricien Alain Koenig. "Alain travaillait dans le sucre pour le compte de la compagnie Lonhro. Nous nous sommes mariés rapidement et avons fait six enfants dont cinq sont vivants : deux paires de jumeaux et une fille. Après un premier séjour au Malawi, nous sommes venus nous installer pour quelque temps à Maurice avant de repartir là-bas. Puis comme Alain avait une petite plantation de café en Rodhésie et que ce pays venait d'obtenir son indépendance en prenant le nom de Zimbabwe, nous avons décidé d'aller nous y installer. Influencés par les idées progressistes de l'époque, nous pensions que c'était un pays qu'il fallait aider à construire sur des bases modernes. Nous sommes partis au bout de deux ans parce que le climat de terreur qui allait conduire le pays à la ruine avait déja commencé. Mugabe écrasait les gens du Matabele land où était notre ferme. Un jour on parlera des charniers faits par les hommes de Mugabe dans la région de Bulawayo." Après l'Afrique, les Koenig vont s'installer en France, plus précisément en Bourgogne pour gérer une ferme de volailles. " Alain s'occupait de nourrir les animaux , moi de les tuer et de les plumer. Si c'était un travail dur pour le fermier c'était un esclavage pour la fermière. Même si je tuais mes volailles en compagnie de mon cochon préféré, en écoutant France Musique." L'intermède fermier prend fin deux ans et demi plus tard quand la fermière est obligée de garder le lit pour une période de six mois après s'être déplacée un disque. Les Koenig retournent donc pour de bon à Maurice en 1986. Monique se lance alors dans un projet d'alphabétisation qui la conduira, des années plus tard, à publier deux recueils de fables. Elle prend, en même temps, de l'emploi comme directrice de l'ong Friends of the Environnement et se rend célèbre pour ses actions, ses prises de position et ses coups de poings sur la table contre les pollueurs de tous poils. Elle établit notamment sa réputation de pourfendeuse par ses coups de gueule à la radio dans les émissions sur la protection de l'environnement."Mon engagement, mes prises de position et mon insolence viennent du fait que je suis de la génération de Mai 68. Une génération qui remettait tout en cause, qui cassait de tout, depuis les idées jusqu'aux mecs. Et sur ce dernier chapitre, comme sur les autres d'ailleurs, je me suis bien exprimée à l'époque." Après dix huit ans passés à la tête de Friends of the Environnement, Monique Koenig devient la directrice du projet de restauration de la tour Martelo et de sa transformation en musée. Un musée dont elle continue à s'occuper en dépit du fait qu'elle a fait valoir ses droits à la retraite.

Et puis, à la fin de l'année dernière, Monique Koenig annonce ce qui passe au premier abord pour un canular : elle va écrire une suite au monument de la littérature romanesque anglais qu'est "Orgueil et préjugés" de Jane Austen. Ce n'était pas un canular puisque "Chagrin et consolation", publié par Pamplemousses Productions est en librairie cette semaine. Qu'est-ce qui a poussé une francophone qui plus est soixante-huitarde revendiquée, à s'attaquer à un monument de la littérature romanesque ? "Une envie, une pulsion. J'ai eu envie de le faire parce que je suis une inconditionnelle de Jane Austen dont j'ai lu tous les livres. J'adore les personnages de "Pride and Prejudice" et je trouve qu'à certains moments de ma vie j'ai été successivement les filles Bennet et j'aime la manière dont Jane Austen les a décrits. Je trouve l'époque qu'elle décrit fabuleuse, j'aurais aimée vivre à cette époque. J'aime beaucoup la manière dont les gens vivaient, les bonnes manières." La militante de l'environnement qui ne mâchait pas ses mots serait donc au fond d'elle même, une romantique fleur bleue? " Romantique probablement, fleur bleue non. D'ailleurs, Jane Austen n'est pas fleur bleu, pas du tout. Elle est très réaliste est très moderne sur son temps pour avoir écrit ses livres. Je me suis découverte une âme de romantique en écrivant ce roman. Peut être que j'ai envie de l'amour courtois, du romantisme alors que j'ai passé ma vie à 100 à l'heure à défiler, à défier et à contester. Peut être que je suis au fond terriblement romantique. Et puis j'aimerais souligner que je ne me suis pas attaqué à un monument, c'est plus un hommage à l'œuvre qu'autre chose. Quelque part quand on ferme un livre dont a beaucoup aimé l'intrigue et les personnages on a envie de continuer un bout de chemin avec eux. Quand j'ai regardé avec mes petits enfants les films tirés du roman, ils me posaient des tas de questions sur les personnages. Ils voulaient savoir ce qui se passait après la fin du livre. C'est comme ça que j'ai inventé de nouvelles aventures aux personnages." Faut-il parler d'invention ou de copie ? " Pas de copie, surtout pas. Il s'agit plus d'un prolongement pour donner un peu plus d'importance à des personnages un peu négligé, à mon avis, dans la version originale." Est-ce que généralement un romancier n'essaye de créer son univers, d'inventer et de décrire ses personnages au lieu de reprendre ceux crées par un autre auteur? " Et pourquoi pas n'écrirait-il pas autrement ce romancier ? En écrivant " Chagrin et consolation", j'avais l'impression que Jane Austen me passait le relais. Les gens vont croire que je suis cinglée mais de toutes les façons on le pense déjà, alors !" Et quand est-ce que cette pulsion irrésistible est arrivée dans la vie de Monique Koenig ? " Il y a un peu plus d'un an. J'ai alors beaucoup lu sur Jane Austen, vu les films tirés de son œuvre. Cela facilite à mettre sur papier le film que l'on a dans la tête. C'était une pulsion : je devais écrire une suite à "Orgueil et préjugés". Peut être que quelque part Jane Austen m'a murmuré à l'oreille de le faire. J'avais envie de redonner vie aux personnages de continuer leur histoire et j'ai commencé la rédaction. J'ai envoyé les chapitres aussitôt écrits à Julia Maigrot qui me réclamait la suite." Et à aucun moment de la pulsion la romancière n'a pas eu peur de procéder à ce que les fans de Jane Austen pourraient qualifier de sacrilège littéraire ? " Je me suis contentée de me faire plaisir et j'espère que mon roman donnera envie de découvrir ou de relire Jane Austen. Je sais qu'il y aura des levées de boucliers, surtout les fans de Jane Austen. Je dis tant mieux car au moins ce livre ne laissera pas indifférent. Et puis j'espère qu'ils iront vérifier, donc relire Jane Austen, la découvrir peut être. Cette écriture m'a fait un plaisir et un bien immense. J'y ai mis beaucoup de moi et de mon cœur. Pendant toute la durée de l'écriture et au risque de faire sourire, je dirais que j'ai été habitée par Jane Austen. Elle a une bonne influence sur moi. Je jure beaucoup moins depuis." Comme quoi l'écriture mène à tout, même à faire les romancières de l'époque victorienne influencer les filles de Mai 68! Et finalement est-ce qu'il y aura une suite à la suite ? " J'ai commencé à écrire deux chapitres de ce qui pourrait bien devenir un roman avec certains personnages de " Pride and prejudice". J'ai envie de parler des enfants des personnages et de leur éducation dans un monde en train de changer. Mais ce ne sera pas la suite de la suite pour ne pas faire le livre de trop. Ce sera le prolongement de la suite."


L'Atelier d'écriture

L'écriture structurante, éclairante

Dès qu'on parle d'atelier d'écriture, ces derniers temps, on entend prononcer le nom de Barlen Pyamootoo, auteur mauricien confirmé, qui a son tour transmet des secrets dignes de fabrication de textes. Il anime depuis novembre 2008 un atelier où l'écriture prend un sens nouveau. Rien de plus libre et risquée aussi que cette expérience qui réunit une trentaine de participants - auteurs confirmés, talents, cachés, enseignants et aussi ceux qui manifestent une certaine peur face à l'écriture. L'atelier d'écriture, qui va se prolonger, conjugue le désir d'écrire, la rigueur et le travail, sans jamais donner dans l'amateurisme. Un travail dynamique, selon Barlen Pyamootoo, où rien ne fait obstacle à l'acheminement de l'écriture, et dans certains cas, à la volonté de se construire. Barlen se nourrit de l'expérience des participants en tant qu'animateur d'un atelier d'écriture. C'est dans ce creuset que sont sélectionnés et présentés des textes de qualité, selon l'animateur, qui parlent du social, du réel, de l'imaginaire. Barlen Pyamootoo se veut convaincant quand il livre des confidences sur sa propre conception de l'écriture : "Il faut avoir une direction, une rigueur... il y a des règles à respecter... je pars du postulat qu'écrire c'est formuler. La beauté réside dans la formulation..."

La façon de procéder dans l'atelier d'écriture n'a rien de très novateur : des discussions autour de textes sélectionnés selon un calendrier. Deux textes sont abordés par séance. On discute du style, des thèmes. Il y a aussi un travail mené sur le rythme, la structure du texte. On souligne les incohérences d'ordre littéraire. En tout cas, les discussions font affleurer des énergies enfouies. "On s'écrit... le désir de s'écrire, beaucoup de personnes l'ont. Il y a dans l'atelier d'écriture l'étape du partage de l'écriture de soi...", nous dit un des participants, Bruno Jean-François, dont le texte a été sélectionné pour être publié. Ce jeune auteur, étudiant-chercheur en littérature ajoute : "C'est le moment où je voulais écrire... l'atelier est une plate-forme intéressante pour se faire lire par un petit groupe de personnes. Il y a des relations de confiance qui se créent."

L'Atelier d'écriture, une aventure revuiste

Une nouvelle revue de création portée par un projet collectif d'écriture. L'Atelier d'écriture est une revue littéraire qui prolonge le travail de Barlen Pyamootoo en tant qu'éditeur et l'atelier qu'il anime le samedi à 10 heures au Centre Charles Baudelaire à Rose-Hill. "Dès les premières séances de l'atelier en novembre 2008, j'ai été frappé par la qualité des textes présentés, et j'ai compris qu'une nouvelle génération d'écrivains était à l'oeuvre au coeur des êtres et des choses, parfois obscurément, et j'ai voulu, comme éditeur, les accompagner dans leur quête littéraire. Nous avons décidé de poursuivre l'atelier, qui aurait dû prendre fin le 28 mars 2009, et de créer une revue pour permettre de découvrir chaque mois des textes lumineux, inédits ou méconnus...", nous dit l'éditeur. De fait, la première livraison de l'Atelier d'écriture (dont la maquette est simple et claire) donne à lire sur un même plan Bruno Jean-François, "Cesse de me courir après", Jean-André Viala, "Une aventure", Savinien Mérédac, "Seconde communion". Barlen Pyamootoo annonce d'autre noms d'auteurs pour la deuxième livraison : Jean-Paul Rogues, professeur de lettres à l'université de Caen, Nicolas Cavaillès, traducteur.

Il est possible de s'abonner à la revue en contactant Barlen Pyamootoo, L'ATELIER D'ECRITURE LTEE, La Pelouse, Trou d'Eau Douce, île Maurice. Tel : 948 58 22, E-mail : barlenpyamootoo@hotmail.fr


"La cité. Ma prison de boue, mon champ de bataille : je n'ai jamais vécu ailleurs qu'à l'intérieur de cet espace à la fois aimé et haï. C'est là que j'ai grandi et goûté à sa première bouchée de vie, d'envie, de maladie ... Les habitants de la cité inspirent la peur, le dégoût, parfois le mépris. Nous sommes les derniers retranchés d'une île qui cultive les préjugés ethniques et sociaux. Nous sommes des sangsues, des carapates : c'est ce qu'ils pensent. Peut-être que cela les soulage de nous savoir parqués dans nos ghettos. Je hais ce mot, il pue l'arrogance des bourgeois. Alors, nous assumons : nous sommes des négros, enn bann nasion..."

C'est dans l'atelier d'écriture de Barlen Pyamootoo qu'est né ce texte de Bruno Jean-François. Pas parfaitement lisse mais saisissant, éblouissant. Le texte de ce jeune étudiant-chercheur, "Cesse de me courir après" donne la parole aux laissés-pour-compte. Bruno Jean-François s'arrête sur une cité, en marge. L'isolement insulaire se trouve intensifié. L'auteur mêle l'omniscience de son narrateur aux voix de son personnage et de l'Autre qui tentent de se construire une identité dans un huis clos. Le malaise, le silence, l'alcool, la violence et surtout l'inceste sont dévoilés à travers la révolte d'une adolescente qui hurle sa colère et sa volonté d'être au monde.


Chroniques de l'île Maurice

Ce sont quatorze textes sélectionnés par Dominique Ranaivoson, Christophe Cassiau-Haurie, Robert Furlong et Vicram Ramharai. Ces textes écrits en français par des auteurs mauriciens ont pour ambition d'entraîner "le lecteur au-delà des clichés associés à cette île tropicale de l'océan Indien, dans les méandres des communautés aux mémoires et aux langues diverses..."

L'intention des textes proposés dans Chroniques de l'île Maurice (éditions Sépia, 2009) : dire le réel. Reste à savoir si tous les auteurs réunis sont à la hauteur de l'expérience tant au plan du contenu que de la forme.


Prix Prince Maurice du Roman d'amour

Catherine Millet, lauréate 2009

Les finalistes de l'édition 2009 du Prix Prince Maurice du Roman d'amour ont connu une semaine d'activité littéraire chargée. L'événement majeur s'est déroulé samedi dernier à l'hôtel le Prince Maurice. Etaient en lice pour la palme : Christine Jordis (Un lien étroit chez Seuil), Catherine Millet (Jour de souffrance chez Flammarion) et Jean-Luc Coatalem (Il faut se quitter déjà chez Grasset). C'est à Catherine Millet que le prix a été attribué pour un récit qui a fait événement lors de la rentrée littéraire 2008, en France. Catherine Millet raconte dans ce récit, sans se ménager, la souffrance et l'effet de quasi-dédoublement que lui causèrent à l'époque les incartades amoureuses de son compagnon.

Critique d'art, cofondatrice (en 1972) et directrice de la rédaction du magazine Art Press, Catherine Millet est l'auteur de plusieurs essais sur l'art dont L'Art contemporain en France (Flammarion, 1987, rééd. 2005) ou Le Critique d'art s'expose (éd. Jacqueline Chambon, 1995).


Faut-il avoir peur des années de 13 lunes ?

La Lune est l'un des principaux exutoires de nos fantasmes. Des comptines d'enfants aux poèmes des plus grands auteurs, la Lune est chantée sur tous les tons. Elle est mise à toutes les sauces. Ainsi, on entend souvent dire que si le temps est détraqué, si l'été va être "pourri" après un printemps trop humide et un hiver très froid, c'est que nous sommes dans une année à 13 lunes.

Qu'est-ce que cela veut dire ? Un tout petit peu de mécanique céleste permet de le comprendre. La Lune est le seul satellite naturel de la Terre (d'autres planètes n'en ont pas, certaines en ont des dizaines). Elle tourne autour de la Terre en 29 jours, 12 heures, 44 minutes et 2 secondes. En moyenne. Elle tourne d'ailleurs sur elle-même dans le même temps. Elle montre donc toujours la même face à la Terre et possède ainsi une face "cachée".

Un tour complet de la Lune est appelé une lunaison, qui peut être décomposée en huit phases. Celles-ci montrent des "visages" de la Lune différents en fonction des positions relatives du Soleil, de la Terre et de la Lune. Car la Lune n'a pas d'éclairage interne et se contente de refléter la lumière solaire. Si l'on part de la phase appelée nouvelle lune, quand elle est invisible car située entre la Terre et le Soleil, elle va successivement passer par les phases de premier croissant, de premier quartier et de lune gibbeuse ascendante (le mot "gibbeuse" vient d'un mot latin qui signifie "bosse"). C'est le moment où plus de la moitié de la surface de la Lune est éclairé. Pendant ces quatre premières phases, la Lune est dite croissante (et décroissante par la suite).

Eclipse partielle le 31 décembre

Vient le moment où tout le disque lunaire est éclairé. C'est la pleine lune, qui sera suivie par les phases gibbeuse descendante, dernier quartier et dernier croissant. Avant de revenir au stade nouvelle lune et de recommencer un nouveau cycle. Tout cela en 29 jours, 12 heures… Une année étant en moyenne de 365,25 jours, un simple petit calcul (une année divisée par la durée d'une lunaison) montre que l'on peut "caser" dans une année non pas 10, 11 ou 14 cycles, mais uniquement 12 ou 13.

Mais parle-t-on de nouvelles lunes ou de pleines lunes ? Ainsi, en 2009, il n'y a que 12 nouvelles lunes. Mais il y a bien 13 pleines lunes. Comme en 2007. Et il faudra attendre 2012 pour voir le phénomène se reproduire. En 2008, il n'y avait "que" 12 pleines lunes, mais 13 nouvelles lunes.

Cette année est tout de même une année un peu spéciale pour la Lune. Outre le fait que c'est le 50e anniversaire des premières photos de sa face cachée, le 40e du premier alunissage de l'homme et de son premier pas sur son sol, 2009 s'offre une autre petite fantaisie lunaire. Pour sa 13e pleine lune, qui surviendra le 31 décembre, le ciel, s'il est dégagé, nous offrira une éclipse partielle de la Lune qui sera visible en France.

Les mois à deux lunes (pour qu'il y en ait treize) ne sont pas toujours les mêmes et couvrent presque tout le calendrier. Mais il y a des bizarreries. Comme en 1999. Où il y a eu deux pleines lunes en janvier et deux pleines lunes en mars. Mais aucune en février… Ce qui se reproduira en 2018. Car le calendrier lunaire se répète tous les dix-neuf ans. Ainsi, celui de cette année sera à nouveau valable en… 2028. Les années de 13 pleines lunes reviennent, elles, beaucoup plus souvent. En moyenne toutes les 2,62 années. Grosso modo une sur trois. Si elles avaient un lien avec le temps ou les catastrophes naturelles, depuis le temps, cela aurait été prouvé. Or il n'en est rien.

Puisque l'on ne peut pas demander à la Lune le temps qu'il va faire, il faut interroger la boule de cristal des prévisionnistes des services météorologiques. À Météo France, on se gratte la tête pour la France métropolitaine. Les différents modèles penchent pour des températures plus chaudes que les normales saisonnières au cours de l'été. Mais vraiment sans garantie. Plus fiables, les prévisions pour la Réunion annoncent un temps plus chaud et plus humide tandis qu'il devrait être plus sec et plus frais que la normale aux Antilles. En Nouvelle-Calédonie et à Wallis-et-Futuna, les modèles prévoient des températures plus chaudes que les normales saisonnières. Et pourtant, nous avons tous la même treizième lune. Donc attention... au loup-garou.


Un chien héros du 11 Septembre cloné cinq fois

Les cinq chiots "fabriqués" par une firme coréenne se portent bien.

Les cinq clones d'un chien héros du 11 septembre 2001 ont été présentés, mercredi, à Los Angeles, au maître de celui dont ils sont la copie génétique. Trakr, un berger allemand mort en avril dernier, avait sauvé plusieurs vies après l'effondrement des tours du World Trade Center (WTC), à New York.

Trakr avait été choisi en juin 2008 parmi de nombreuses candidatures comme le "chien le plus digne d'être cloné" lors du concours Golden Clone Giveaway lancé par BioArts International. Cette entreprise californienne spécialisée dans le clonage des animaux offrait aux propriétaires la possibilité de répliquer gratuitement leur animal favori. Une aubaine, considérant que le clonage d'un seul chien coûte en moyenne 144 000 dollars américains.

L'histoire de Trakr, racontée par son maître James Symington, un policier de Halifax (Canada) à la retraite, avait époustouflé BioArts. Trakr et son maître ont été parmi les premiers secouristes à arriver sur le site de Ground Zero, après les attentats du 11 septembre 2001. Ensemble, ils avaient repéré le dernier survivant prisonnier sous neuf mètres de débris instables. "Trakr était un chien secouriste extraordinaire", a mentionné son maître.

"L'héritage de Trakr"

Mort à l'âge de 16 ans, Trakr avait perdu l'usage de son arrière-train à cause d'une maladie nerveuse dégénérative. Selon BioArts, sa maladie pouvait être liée à son exposition aux fumées toxiques sur le site de Ground Zero.

"Nous sommes ici pour célébrer l'héritage de Trakr, qui vit toujours à travers ses magnifiques chiots", a déclaré son maître ému. Il a baptisé ses nouveaux rejetons selon les qualités de leur aîné : Trustt (confiance), Valor (bravoure), Prodigy (prodige), Solace (réconfort) et Déjà Vu, en espérant qu'ils suivent les traces de Trakr.

Selon lui, Trustt serait l'exacte réplique de son aîné. "Les similitudes physiques sont étonnantes, a-t-il observé. Il a exactement les mêmes tâches, il bouge de la même manière. Il est très alerte, très intelligent."

Pour cloner Trakr, Lou Hawthorne, le dirigeant de BioArts, a travaillé avec le laboratoire sud-coréen SooAm Biotech Research Foundation. Il s'est associé à ce laboratoire en 2007, après dix ans de tentatives infructueuses pour cloner Missy, le chien de la famille. Le laboratoire, dirigé par le Dr Woo Suk Hwang et son équipe de l'Université nationale de Séoul, a cloné en 2005 le premier chien au monde, le lévrier afghan Snuppy.


Cristiano Ronaldo et Paris Hilton en couple

Paris Hilton n'a peur de rien, et surtout pas de se manger une veste. Ce que Paris Hilton veut, Paris Hilton finit toujours par l'obtenir! Et son dernier caprice à Paris, c'était d'arriver à harponner le sexy Cristiano Ronaldo. Elle s'était déjà attaquée à lui l'an dernier mais sans succès, Ronaldo ne semblait absolument pas intéressé par les charmes de Paris Hilton. Mais Paris ne s'avoue jamais vaincue. Aussi, fraîchement libérée des gros bras musclés de Doug Reinhardt, elle s'est fixée un but - séduire à tout prix le footballeur dont le transfert au Real de Madrid vient d'être dealé à 94 millions de dollars.

Et elle n'a pas perdu de temps puisque deux jours seulement après sa rupture, Paris Hilton, accompagnée de sa soeur Nicky, a foncé tout droit vers son objectif : la boîte de nuit où, selon ses informations, Ronaldo devait se rendre hier soir pour une folle nuit de fête. En jupette et chaussettes montantes à la manga style, Paris Hilton n'avait pas oublié non plus de laisser apparaître sa lingerie en portant un haut à trous-trous. Ben oui, on attrape pas les mouches avec du vinaigre. Et sur place, elle n'a pas ménagé ses efforts pour séduire le Brésilien. Et elle ne se sera pas donnée tout ce mal pour rien car cette fois, son plan a fonctionné ! Selon "The Sun", plusieurs témoins ont vu Paris et Ronaldo s'embrasser sauvagement pendant la soirée avant de quitter la discothèque pour se rendre tous les deux dans la maison de Nicky, la soeur de Paris... d'où Ronaldo n'est ressorti qu'à 5 h du matin. Alors.... Paris et Ronaldo ? Coup de folie d'une nuit ou nouvelle love story ?

Sean PENN prend un congé sabatique pour sauver son couple !

Lauréat de l'Oscar du meilleur acteur en 2009 en février dernier, pour son rôle de Harvey Milk, dans le film Milk, du Gus Van Sant, Sean Penn, 48 ans, vient de décider de faire un break. Il prend un congé sabbatique au grand dam des studios qui vont devoir trouver un acteur du même gabarit et de même talent pour le remplacer. Cela ne s'annonce guère facile!!

L'acteur, qui avait obtenu un premier Oscar en 2004, pour le film "Mystic River", souhaite en effet se consacrer pleinement à sa famille, a annoncé le "Hollywood Reporter". Visiblement éprouvé par une vie personnelle compliquée, il a souhaité s'éloigner des plateaux de cinéma, annulant ainsi sa participation à deux grands projets : "The Three Stooges" (l'histoire de trois acteurs comiques qui ont connu le succès dans les années 20) et "Cartel" (l'histoire de quatre gardes du corps qui protège un avocat parti en guerre contre la mafia).

Il faut dire qu'en 13 ans de mariage (célébré en 1996) et 19 ans de vie commune avec sa femme Robin Wrigth Penn (ils se sont rencontrés en 90 sur le tournage du film - "Anges de la Nuit", leur passion a connu beaucoup de bas. Ils comptent au total cinq séparations, dont deux procédures de divorce... qui se sont toujours soldées par des réconciliations. La dernière date de mai dernier (après une séparation officielle en avril de la même année), à la demande cette fois de Sean Penn. Lors de la soirée du producteur Joel Silver fin mai à Malibu en Californie, le couple était alors réapparu très amoureux.

Le duo a fait les frais des rumeurs de relations extraconjugales qu'aurait entretenu Sean avec le top Petra Nemcova et plus récemment avec Natalie Portman. Bien que cette dernière rumeur ait été démentie, Robin, une femme de caractère, ne l'a pas accepté. Elle a essayé de passer outre, d'oublier, mais ces histoires reviennent comme des lames de fond. Faisant partie du jury du Festival de Cannes, la comédienne était apparue bien tristounette les premiers jours.

Britney Spears feint de ne pas s'enorgueillir de sa célébrité

L'interprète de Toxic a déclaré de façon catégorique qu'elle ne s'est jamais conduite comme une diva, ajoutant qu'elle considère sa vie de chanteuse mondialement célèbre "comme un simple boulot". Britney Spears a confié avoir tendance à juger sévèrement les autres stars qui ont un ego démesuré, ajoutant que celles-ci trouvent souvent son attitude désinvolte assez déconcertante.

"Je ne me considère pas comme quelqu'un de célèbre. Cela fait flipper les autres célébrités qui s'imaginent être des déesses ou des grandes stars, alors que pour moi c'est juste un boulot. Je suis toujours la même bonne vieille Britney un peu tarée. Je sais que je suis célèbre mais je ne vois pas ça comme les autres personnes qui sont dans ma situation. Dès fois, ça m'étonne moi-même que je puisse oublier que je suis célèbre. Franchement c'est la vérité ; j'oublie carrément", a- t-elle confié au magazine "Ok".

Megan Fox rêve davoir une liaison avec Angelina Jolie

La star bisexuelle a souvent été comparée à lactrice de Tomb Raider, comparaison quelle trouve très flatteuse car elle voue une admiration éperdue à la compagne de Brad Pitt.

Megan Fox, qui vient de rompre ses fiançailles avec son petit ami par intermittence Brian Austin Green, a confié au magazine britannique "Heat" qu'elle a un tel béguin pour Angelina Jolie qu'elle fantasme souvent sur la star : "C'est la personne que j'admire le plus et qui me sert de modèle. C'est mon actrice hollywoodienne préférée. J'admire son incroyable franchise et j'ai le sentiment qu'elle n'a pas peur d'être elle-même. Elle n'a pas peur de choquer les gens. Elle ne recherche pas l'approbation générale de son mode de vie. Cela me plaît beaucoup chez elle. Elle dit exactement ce qu'elle pense... A chaque fois que je romps avec quelqu'un, je me dis : "Si je pouvais me contenter dêtre la petite amie d'Angelina, je serais si heureuse !".

Nelly Furtado est de retour... olé !

En 2007, Nelly Furtado avait fait un retour gagnant avec l'album "Loose". Avec des titres comme "Maneater", "Promiscuous Girl", "All Good Things" ou "Say It Right", il s'était écoulé à 320 000 copies en France et 7 millions dans le monde. Deux ans plus tard, celle qui s'est fait connaître grâce au tube "I'm like a bird" revient avec un album... en espagnol ! "El Plan" sortira ainsi le 29 septembre prochain.

Epaulée de Josh Groban, Juan Luis Guerra (qui a récemment remporté 7 Grammy Awards et Latin Grammy), Julieta Venegas, La Mala Rodriguez (rappeuse Espagnole), Concha Buika, Alejandro Fernandez ou encore le groupe Aventura, la bomba sortira donc un disque de chansons inédites et de reprises... tout en espagnol. Le premier single, "Manos Al Aire", sera sur les ondes dès le 30 juin. Ainsi, si vous ne pigez rien à cette langue, vous avez deux mois pour vous y mettre. La maison de disques nous informe que le clip sera livré début août et que Nelly devrait être en Europe autour pour la sortie de l'album.

L'artiste, jeune mariée, travaille également à l'enregistrement d'un autre album, en anglais cette fois ci, prévu pour début 2010. Bonne écoute!!

James Morrison a été surpris alors qu'il s'apprêtait à faire l'amour

James Morrison s'apprêtait à passer aux choses sérieuses avec une fille lorsqu'il a été interrompu au moment crucial. "Lorsque j'étais plus jeune, les amis de ma grand-mère avaient un appartement inhabité, j'y ai donc emmené une fille. Nous étions en train de passer aux choses sérieuses dans la salle de bain lorsqu'un ami de mon père s'y est introduit. Heureusement pour moi, il a pris la situation avec humour et ne m'a pas jeté dehors avec le pantalon sur les chevilles. Ça m'a quand même un peu refroidi", a-t-il déclaré.

Le jeune chanteur de 24 ans, qui a une petite fille de 6 mois avec Gill, sa compagne, a enchaîné les échecs dans ses relations amoureuses avant de comprendre qu'il ne fallait pas être trop gentil avec les filles.

"On m'a si souvent largué lorsque j'étais plus jeune. J'ai très vite compris que de jouer les gentils n'apportait aucun résultat lorsqu'il s'agissait de filles. Je me souviens d'ailleurs d'une copine qui m'a dit, "James, tu es mignon mais tu es trop gentil". Tout ce que je voulais, c'était la traiter avec respect, mais il a fallu que je me rende à l'évidence, ça ne marchait pas !", estime-t-il.


A l'affiche

Kal Kissne Dekha

Film de Vivek Sharma

Avec : Jackky Bhagnani, Vaishli Desai, Archana Puran Singh

Jackky Bhagnani et Vaishali Desai font leurs débuts dans cette comédie romantique. Jackky est le fils du producteur Vashu Bhagnani, qui compte à son actif, Coolie No 1, Bade Miyan Chote Miya, Biwi No 1 et Rehnaa Hai Tere Dil Mein.

Nihal Singh (Jackky Bhagnani) est originaire de Chandigard. Il passe son temps à fabriquer des gadgets compliqués. Elève très brillant, il souhaite poursuivre des études supérieures dans une institution prestigieuse de Mumbai. Après des multiples démarches, il parvient à se faire admettre dans le collège de son choix. Il découvre un nouveau monde avec des amis de différentes origines. Il a le coup de foudre pour Meesha (Vaishali Desai), une fille arrogante.

Nihal, grâce à son tempérament doux devient le préféré du collège, y compris le professeur Verma (Rishi Kapoor). Un jour, Nihal commence à avoir des visions à l'effet que Meesha se trouve en danger. Il la sauve d'une mort certaine et Meesha se rapproche davantage de lui. Nihal devient une célébrité et il fait la une de tous les journaux qui affirment qu'il est doté des pouvoirs surnaturels. Les malfrats veulent utiliser Nihal pour commettre des actes malveillants.

Kareena Kapoor encore plus sexy dans Kambakkht Ishq

Kareena Kapoor sera encore sensationnelle en petite tenue dans Kambakkht Ishq du producteur Sajid Nadiadwala. Sajid a prévu plusieurs scènes intimes entre Akshay Kumar et Kareena. Des scènes chaudes qui devaient faire monter la température, disent les spécialistes. Les tenues sexy arborées par Kareena ne semblent pas affecter son petit ami, Saif Ali Khan qui a assisté au tournage du film, à Los Angeles. Il semble heureux d'admirer sa douce dulcinée en tenue légère.

Shiney Ahuja arrêté pour le viol de sa servante

La nouvelle de l'arrestation de l'acteur Shiney Ahuja pour viol a propagé une onde de choc dans tout Bollywood. L'acteur a été arrêté et traduit en cour de Mumbai pour le viol allégué de sa servante, âgée de 19 ans. Shiney Ahuja a été arrêté, dimanche soir, alors qu'il faisait la fête en compagnie de ses amis, dans son appartemednt et a passé la nuit en cellule policière. Il a été conduit sous forte escorte policière au tribunal d'Andheri le lendemain où il a été détenu jusqu'au 18 juin. L'acteur de 36 ans est poursuivi pour viol, séquestation et des menaces envers sa servante. Le délit aurait été commis lorsque l'épouse et l'enfant de Shiney ne se trouvaient pas chez eux. S'il est trouvé coupable, il risque une peine d'emprisonnement de sept ans. Les tests médicaux effectués sur l'accusé et la victime se sont avérés positifs. Selon la victime, Shiney l'a violée à plusieurs reprises durant ses 45 jours qu'elle était à son service. L'acteur a avoué à avoir eu des relations sexuelles avec la victime et allègue avoir commis le délits dans un état d'ébriété et que la victime était consentante.

Shiney a brillé dès son premier film, Hazaron Khwasshein Aisi aux côtés de la sulfureuse Malika Sherawaat en 2003. Il devait enchaîner avec d'autres succès dont Woh Lamhe, Gangster et Life… in a Metro. Akshay Kumar et lui ont fait un tabac au box-office avec Bhool Bhulaiyaa. Rappelons que le film Hijack a été tourné partiellement à Maurice.

IIFA Awards-Jodhaa Akbar fait table rase avec dix trophées

Le film Jodhaa Akbar a fait un véritable razzia lors de la cérémonie de remises de prix de la International Indian Film Academy Awards qui s'est déroulée, samedi dernier, à Macao. Cette fresque historique a enlevé dix trophées et Hrithik Roshan consacré meilleur acteur pour sa remarquable prestation dans le film. Une récompense en rien usurpée car Hrithik interprète tout en force, le prince Akbar qui épouse une princesse Rajpoute (Aishwarya Rai) combattant ainsi les préjugés et les inégalités sociales.

Ashutosh Gowarikar a été consacré meilleur réalisateur pour son film à grand spectacle qui a coûté Rs 500 millions. Dans Jodhaa Akbar, on suit le destin d'Akbar, prince conquérant et de la princesse Jodhaa qui instaurèrent une politique de tolérance religieuse garantissant aux musulmans et aux hindous le libre accès aux lieux de culte. L'épopée a également été primée dans d'autres pays pour sa mise en scène à couper le souffle, son montage virevoltant et ses effets spéciaux.

Priyanka Chopra pour sa présence sensible et frémissante dans Fashion s'est appropriée du trophée de meilleure actrice. Elle se défonce dans le rôle d'un mannequin ayant connu la grandeur et la décadence dans le monde de la mode. Elle rend palpable ce mélange de fascination et de répulsion, de malaise, de fatalité, de beauté et de violence. La sulfureuse Kangana Ranaut a obtenu la palme de meilleure actrice de soutien pour le même film.

Abhisekh Bachchan a été récompensé pour son rôle comique d'un homosexuel dans Dostana. Un trophée qu'il a dédié à son épouse Aishwarya, également présente à Macao. L'élégant Arjun Rampal a enlevé le prix de meilleur acteur de soutien dans Rock On. Son rôle de chanteur voulant à tout prix s'affirmer dans le monde de la musique, a été salué par les critiques.

Akshaye Khanna, parfaitement à l'aise dans le rôle d'un méchant dans Race a été élu best villain. Le trophée de meilleur écrivain est allé à Neeraj Pandey pour A Wednesday. Lagaan a été élu le meilleur film de la décennie et Shah Rukh Khan et Aishwarya Rai, meilleur acteur et meilleure actrice de la décennie. Rakesh Roshan fut proclamé meilleur réalisateur de la décennie et le maestro A. R. Rahman, meilleur directeur de musique de la décennie.

Le vétéran Rajesh Khanna, le héros romantique des années 70, a obtenu le lifetime achievement award pour l'ensemble de sa carrière. Le réalisateur, David Dhawan, a présenté un défilé de mode dans le cadre de la présentation de son film Do Knot Disturb. L'occasion pour son acteur fétiche Govinda, Sushmita Sen, Lara Dutta, Sohail Khan et Ranvir Shorey d'évoluer sur le catwalk.

Rappelons que Ranbir Kapoor a refusé Rs 20 millions pour se produire à la 10e édition des IIFA Awards par manque de préparation.


Classic Sunset Run

Rendez-vous avec de belles voitures de collection

Le Classic sunset run est l'occasion de découvrir de belles anciennes: MG, Citroën, Morris Minor, Rover 100, Sidecar Triumph des années 60, Chevrolet Malibu, Ford, entre autres. Lors de cet événement annuel organisé depuis 2006 par la Vintage & Classic Car Owners Association (VCCOA) et qui se tient aujourd'hui même, les concurrents s'élanceront du Caudan, Port-Louis où se tiendra une exposition de 10h à 11h en direction de Rose-Hill, en passant par Ébène jusqu'à Shoprite, Trianon où se tiendront une exposition et un mini circuit de conduite de 11h30 à 13h00 (ouvert au public), puis les participants sillonneront l'ouest.

Un grand rendez-vous pour les passionnés d'automobiles anciennes mais aussi pour tous ceux qui, tout simplement, ont envie de rêver en famille devant des modèles parfois mythiques.


Ce soir sur MBC 2

Début de la nouvelle saison de Naya Ayaam

La deuxième saison de la série mauricienne, Naya Ayaam débute ce soir sur la MBC. Une série locale en hindi conçue et réalisée par l'écrivain de renom, Abhimanyu Unnuth. Le lancement a eu lieu mercredi au studio Sir Seewoosagur Ramgoolam de la rue Pasteur.

Abhimanyu Unnuth nous a déclaré que la nouvelle série tourne autour de trois familles et le personnage principal, Neha, qui, doit faire face à des préjugés en tant qu'ouvrière d'usine. N'ayant pas pu poursuivre des études supérieures, Neha se tourne vers les politiciens pour se joindre au service civil mais ces derniers la mènent en bateau. Elle provoque les courroux de son directeur en devenant le membre d'un syndicat. Il y a aussi en toile de fond un aspect sociopolitique et une histoire d'amour. Cette série a été tournée dans plusieurs endroits et montre une réalité mauricienne. Chaque épisode dure 24 minutes et la série s'étalera sur 26 semaines.

L'auteur de Lal Pasina (Sueur de sang) estime que la nouvelle série sera encore meilleure avec des anciens et de nouveaux artistes.


Portrait

Monique Koenig, soixante-huitarde romantique

Monique O. Koenig vient de lancer cette semaine "Chagrin et consolation" son premier roman. Un premier roman très particulier, "un défi littéraire qui ne manque pas d'allure" comme le dit sa présentation puisqu'il s'agit ni plus ni moins que la suite d' "Orgueil et préjugés", le classique de la littérature romanesque anglaise signé Jane Austen. Portrait d'une soixante-huitarde qui se découvre tardivement, mais avec bonheur, une âme de romantique.

Française de naissance… première précision "...non, je préfère dire francophone plutôt que française puisque j'ai vécu plus à l'étranger qu'en France." Reprenons : francophone de naissance et scientifique de formation - elle est titulaire d'un doctorat de sciences - Monique est mauricienne par les liens du mariage. Après ses études universitaires elle a travaillé à l'Institut Pasteur et à l'université de Caën avant de prendre de l'emploi pour les Nations-Unies au Malawi. C'est dans ce pays qu'elle rencontre le mauricien Alain Koenig. "Alain travaillait dans le sucre pour le compte de la compagnie Lonhro. Nous nous sommes mariés rapidement et avons fait six enfants dont cinq sont vivants : deux paires de jumeaux et une fille. Après un premier séjour au Malawi, nous sommes venus nous installer pour quelque temps à Maurice avant de repartir là-bas. Puis comme Alain avait une petite plantation de café en Rodhésie et que ce pays venait d'obtenir son indépendance en prenant le nom de Zimbabwe, nous avons décidé d'aller nous y installer. Influencés par les idées progressistes de l'époque, nous pensions que c'était un pays qu'il fallait aider à construire sur des bases modernes. Nous sommes partis au bout de deux ans parce que le climat de terreur qui allait conduire le pays à la ruine avait déja commencé. Mugabe écrasait les gens du Matabele land où était notre ferme. Un jour on parlera des charniers faits par les hommes de Mugabe dans la région de Bulawayo." Après l'Afrique, les Koenig vont s'installer en France, plus précisément en Bourgogne pour gérer une ferme de volailles. " Alain s'occupait de nourrir les animaux , moi de les tuer et de les plumer. Si c'était un travail dur pour le fermier c'était un esclavage pour la fermière. Même si je tuais mes volailles en compagnie de mon cochon préféré, en écoutant France Musique." L'intermède fermier prend fin deux ans et demi plus tard quand la fermière est obligée de garder le lit pour une période de six mois après s'être déplacée un disque. Les Koenig retournent donc pour de bon à Maurice en 1986. Monique se lance alors dans un projet d'alphabétisation qui la conduira, des années plus tard, à publier deux recueils de fables. Elle prend, en même temps, de l'emploi comme directrice de l'ong Friends of the Environnement et se rend célèbre pour ses actions, ses prises de position et ses coups de poings sur la table contre les pollueurs de tous poils. Elle établit notamment sa réputation de pourfendeuse par ses coups de gueule à la radio dans les émissions sur la protection de l'environnement."Mon engagement, mes prises de position et mon insolence viennent du fait que je suis de la génération de Mai 68. Une génération qui remettait tout en cause, qui cassait de tout, depuis les idées jusqu'aux mecs. Et sur ce dernier chapitre, comme sur les autres d'ailleurs, je me suis bien exprimée à l'époque." Après dix huit ans passés à la tête de Friends of the Environnement, Monique Koenig devient la directrice du projet de restauration de la tour Martelo et de sa transformation en musée. Un musée dont elle continue à s'occuper en dépit du fait qu'elle a fait valoir ses droits à la retraite.

Et puis, à la fin de l'année dernière, Monique Koenig annonce ce qui passe au premier abord pour un canular : elle va écrire une suite au monument de la littérature romanesque anglais qu'est "Orgueil et préjugés" de Jane Austen. Ce n'était pas un canular puisque "Chagrin et consolation", publié par Pamplemousses Productions est en librairie cette semaine. Qu'est-ce qui a poussé une francophone qui plus est soixante-huitarde revendiquée, à s'attaquer à un monument de la littérature romanesque ? "Une envie, une pulsion. J'ai eu envie de le faire parce que je suis une inconditionnelle de Jane Austen dont j'ai lu tous les livres. J'adore les personnages de "Pride and Prejudice" et je trouve qu'à certains moments de ma vie j'ai été successivement les filles Bennet et j'aime la manière dont Jane Austen les a décrits. Je trouve l'époque qu'elle décrit fabuleuse, j'aurais aimée vivre à cette époque. J'aime beaucoup la manière dont les gens vivaient, les bonnes manières." La militante de l'environnement qui ne mâchait pas ses mots serait donc au fond d'elle même, une romantique fleur bleue? " Romantique probablement, fleur bleue non. D'ailleurs, Jane Austen n'est pas fleur bleu, pas du tout. Elle est très réaliste est très moderne sur son temps pour avoir écrit ses livres. Je me suis découverte une âme de romantique en écrivant ce roman. Peut être que j'ai envie de l'amour courtois, du romantisme alors que j'ai passé ma vie à 100 à l'heure à défiler, à défier et à contester. Peut être que je suis au fond terriblement romantique. Et puis j'aimerais souligner que je ne me suis pas attaqué à un monument, c'est plus un hommage à l'œuvre qu'autre chose. Quelque part quand on ferme un livre dont a beaucoup aimé l'intrigue et les personnages on a envie de continuer un bout de chemin avec eux. Quand j'ai regardé avec mes petits enfants les films tirés du roman, ils me posaient des tas de questions sur les personnages. Ils voulaient savoir ce qui se passait après la fin du livre. C'est comme ça que j'ai inventé de nouvelles aventures aux personnages." Faut-il parler d'invention ou de copie ? " Pas de copie, surtout pas. Il s'agit plus d'un prolongement pour donner un peu plus d'importance à des personnages un peu négligé, à mon avis, dans la version originale." Est-ce que généralement un romancier n'essaye de créer son univers, d'inventer et de décrire ses personnages au lieu de reprendre ceux crées par un autre auteur? " Et pourquoi pas n'écrirait-il pas autrement ce romancier ? En écrivant " Chagrin et consolation", j'avais l'impression que Jane Austen me passait le relais. Les gens vont croire que je suis cinglée mais de toutes les façons on le pense déjà, alors !" Et quand est-ce que cette pulsion irrésistible est arrivée dans la vie de Monique Koenig ? " Il y a un peu plus d'un an. J'ai alors beaucoup lu sur Jane Austen, vu les films tirés de son œuvre. Cela facilite à mettre sur papier le film que l'on a dans la tête. C'était une pulsion : je devais écrire une suite à "Orgueil et préjugés". Peut être que quelque part Jane Austen m'a murmuré à l'oreille de le faire. J'avais envie de redonner vie aux personnages de continuer leur histoire et j'ai commencé la rédaction. J'ai envoyé les chapitres aussitôt écrits à Julia Maigrot qui me réclamait la suite." Et à aucun moment de la pulsion la romancière n'a pas eu peur de procéder à ce que les fans de Jane Austen pourraient qualifier de sacrilège littéraire ? " Je me suis contentée de me faire plaisir et j'espère que mon roman donnera envie de découvrir ou de relire Jane Austen. Je sais qu'il y aura des levées de boucliers, surtout les fans de Jane Austen. Je dis tant mieux car au moins ce livre ne laissera pas indifférent. Et puis j'espère qu'ils iront vérifier, donc relire Jane Austen, la découvrir peut être. Cette écriture m'a fait un plaisir et un bien immense. J'y ai mis beaucoup de moi et de mon cœur. Pendant toute la durée de l'écriture et au risque de faire sourire, je dirais que j'ai été habitée par Jane Austen. Elle a une bonne influence sur moi. Je jure beaucoup moins depuis." Comme quoi l'écriture mène à tout, même à faire les romancières de l'époque victorienne influencer les filles de Mai 68! Et finalement est-ce qu'il y aura une suite à la suite ? " J'ai commencé à écrire deux chapitres de ce qui pourrait bien devenir un roman avec certains personnages de " Pride and prejudice". J'ai envie de parler des enfants des personnages et de leur éducation dans un monde en train de changer. Mais ce ne sera pas la suite de la suite pour ne pas faire le livre de trop. Ce sera le prolongement de la suite."


Festival de courts métrages de la MFDC

Du bon cru mais le public boude le rendez-vous

C'est l'histoire d'un rendez-vous raté avec le public. Durant le week-end dernier, le festival de courts métrages organisé par la Mauritius Film Development Corporation a attiré peu de spectateurs dans les salles où les cinq films ont été projetés. Soit le public n'a pas confiance dans le travail effectué par les réalisateurs mauriciens ou n'a pas été bien informé sur la programmation. La réalisation de ces cinq courts métrages sur le thème Nu pei, nu fierté, produits pour marquer les 40 ans de l'Indépendance, a nécessité plusieurs mois de travail et d'environ Rs 500 000 de la part de la MFDC. Si l'on veut récupérer une partie de l'investissement, il faut songer à exploiter les films à l'étranger.

La ronde du bonheur de Stéphane Bellerose, La bourse et la vie de Thierry Françoise, Le chant du dodo de Satish Khorugdharry, Desh Ki Shaan de Sachin Jootun et Rouzeblesanver de Wassim Sookia tentent de réveiller le fibre patriotique des Mauriciens. Au gré des pérégrinations des personnages centrales, il est ici beaucoup de patriotisme, du respect mutuel, la préservation des valeurs morales et le métissage culturel. Les réalisateurs filment la société mauricienne dans sa complexité, de sa lutte et de ses fraternités. L'île Maurice multiethnique avec ses us et ses coutumes sont autant des moments saisissants. Malheureusement, certains réalisateurs semblent dépassés par les personnages et les situations qu'ils ont eux-mêmes mis en place. Les réalisateurs laissent toutefois échapper les étincelles de leur création en offrant une belle brassée d'images bien agencées qui se présentent à vous comme un bouquet de fleurs fraîchement coupées. Hommage appuyé aussi à nos tribuns où les personnages transmettent leurs émotions. Une harmonie de couleurs pour notre pays arc-en-ciel. Souhaitons que les courts métrages soient projetés à la télévision pour atteindre un plus large public.



m a g a z i n e WEEK-END --- dimanche 21 juin 2009