é d i t o r i a l WEEK-END --- dimanche 21 juin 2009

Oil in the US (not a joke) !
Gérard Cateaux


Nous sommes nombreux à avoir reçu ce mail de notre compatriote R.R. qui nous apprend cette extraordinaire information : alors que les Etats-Unis parcourent les régions du monde qui disposent d'importants gisements de pétrole, pour s'en accaparer avec force interventions militaires -'Irak en est le dernier exemple - des études géologiques entreprises par le U.S. Geolological Service ont révélé que le pays dispose d'une manne pétrolière - volontairement inexploitée, dans un dessein on ne peut plus hégémonique.

Dans le rapport dont fait état notre compatriote et qui date du mois d'avril 2008, les régions du Dakota nord et sud et du Montana, plus précisément dans le bassin de Williston, mais plus connu comme le 'Bakken', disposent d'une réserve de brut estimée à ... 503 milliards de baril. Au pris de $107 le baril, l'apport financier pour le gouvernement américain s'élèverait à $5.3 trillions. Si elle était exploitée, cela ferait descendre le baril de brut à $16 dollars !Terry Johnson, le Montana Legislature's financial analyst, présentant le fruit de ses recherches, eut cette phrase terrible : "When I first briefed legislators on this, you could practically see their jaws hit the floor..." Cette manne extraite uniquement du 'Bakken' selon les experts américains en matière de géologie pourrait être exploitée pendant... 2041 ans !

Mieux encore, selon le U.S.Oil Discovery-Largest Reserve in the World (Stansberry Report Online du 20.4.2006) une découverte géologique a révélé que dans la région des Rocky Mountains, à quelques 1000 pieds, gît une réserve de pétrole brut estimée à plus de plus de 2 millions de millions (2 trillion) de barrils. Le rapport fait aussi état que le 8 août 2005, l'ancien président américain, George W. Bush, avait réclamé l'exploitation de ce gisement découvert dans les Rocky Mountains. Mais rien n'y fit, sans doute sous la pression des lobbies pétroliers réunis au sein de l'OPEC et des écologistes (soupçonnés d'être financés par ce même OPEC). Ce rapport Stansberry, finalement, conclut par cette interrogation : puisque les Etats-Unis disposent d'une telle manne pétrolière "inshore", pourquoi persistent-ils à, toujours, rechercher l'exploitation "offshore"? La réponse, elle est simple : c'est toujours cette volonté hégémonique de grever les puissances installées ailleurs.

Le rapport Stansberry est encore plus effarant : "Nous, (les Etats-Unis), disposons davantage de réserves de brut à l'intérieur de nos frontières que n'importe lesquelles ailleurs." Les estimations officielles sont les suivantes : les réserves américaines sont estimées à "8 fois plus que n'en possède l'Arabie saoudite, 18 fois que n'en possède l'Irak, 21 fois que n'en possède le Kuwait, 22 fois que n'en possède l'Iran, 500 fois que n'en possède le Yemen..."

Un jour, il y a bien des années de cela, j'avais lu un article-catastrophe paru dans un journal français (l'Express, je crois) où son auteur posait la question : que deviendrait le monde s'il n'y avait plus de pétrole ? Il faudrait, sans doute, revoir nos manuels historiques : ne plus évoquer "la ruée vers l'or" mais celle de "l'or noir..."



é d i t o r i a l WEEK-END --- dimanche 21 juin 2009