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Grippe porcine
Pandémie déclarée par l'OMS
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclenché
jeudi dernier le niveau 6 d'alerte maximale face à la grippe
porcine A(H1N1), désormais considérée comme
une pandémie mondiale, la première du XXIe siècle.
Le virus A(H1N1) de la grippe porcine a contaminé 30 000
personnes dans 74 pays et fait 144 morts dans sept pays, selon
le bilan publié jeudi par l'OMS. La poursuite de cette
propagation qui s'attaque majoritairement aux jeunes de moins
de 25 ans est inévitable indique l'OMS. A Maurice, à
ce jour, aucun cas de grippe A (H1 N1) n'a été signalé.
Toutefois, les mesures de surveillance ont été consolidées
une nouvelle fois cette semaine.
La guerre ouverte de la pandémie de grippe 2009 est désormais
déclenchée. L'OMS a par ailleurs prévenu
les pays les plus affectés qu'ils devaient se préparer
à "une deuxième vague d'infection".
Toutefois, l'OMS assure que malgré sa rapide propagation,
elle est étroitement surveillée. A Maurice, la Santé
souligne qu'aucun cas n'a, à ce stade été
signalé. "Nous avons un système de surveillance
efficace et une collaboration étroite avec les passagers
ainsi que les officiers de bord. Notre système de surveillance
a d'ailleurs été davantage renforcé cette
semaine", indique un haut gradé du ministère.
Ainsi, outre le renforcement de la capacité d'assistance
médicale, le nombre d'officiers du sanitaire a également
été augmenté à l'aéroport comme
au port. Les autorités ont également installé
un Thermal Scanner en à Plaisance en vue de détecter
des passagers porteurs du virus. L'objectif est de rester sur
ses gardes car une propagation du virus H1NI pourrait faire beaucoup
de tort à la santé du pays mais aussi à son
économie comme le redoutent les autorités en ce
qu'il s'agit d'une épidémie de la fièvre
dengue. Comme l'a indiqué l'OMS, les pays qui n'enregistrent
pas de cas ou peu de cas doivent rester vigilants et appliquer
les recommandations concernant les mesures spécifiques
de protection. Car une des caractéristiques des pandémies
rappelle l'OMS - qui continue à recommander qu'aucune restriction
ne soit apportée aux voyages et qu'il ne soit procédé
à aucune fermeture de frontières - est leur propagation
rapide à toutes les parties du monde.
Au niveau mondial, l'OMS indique qu'elle a de bonnes raisons de
penser que cette pandémie, du moins dans ses premiers jours,
sera de gravité modérée. Par expérience,
a expliqué le Directeur général de l'OMS,
le Dr Margaret Chan, nous savons que la gravité d'un pays
varie en fonction de plusieurs facteurs. Selon les données
actuellement disponibles, a-t-elle fait ressortir, dans la grande
majorité des cas, les malades n'ont présenté
que des symptômes bénins et leur guérison
a été rapide et intégrale souvent en l'absence
de toute forme de traitement médical. La plupart des cas
d'infection graves et mortels ont touché des adultes entre
30 et 50 ans a indiqué le Dr Margaret Chan. Toutefois,
l'OMS ne peut se prononcer sur la manière dont ce virus
se comportera dans les conditions qui sont normalement celles
des pays en développement. A ce jour, rappelle l'OMS, la
grosse majorité des cas décelés et étudiés
concerne les pays relativement riches. Néanmoins, souligne
le Dr Margaret Chan, les pandémies de grippe, quelle que
soit leur gravité sont des événements remarquables
en raison de la sensibilité pratiquement universelle de
la population mondiale à l'infection.
Qu'est-ce qu'une pandémie?
Le passage au niveau 6 d'alerte correspondant à une pandémie
intervient lorsque plus de deux foyers de contamination autonomes
ont été identifiés. Pour certains experts,
ces conditions, strictement géographiques, étaient
déjà réunies depuis quelques jours. Mais
l'OMS a hésité à le déclarer, craignant
de susciter la panique dans l'opinion publique. Le système
d'alerte de l'OMS est en effet calqué sur le modèle
des épidémies de grippe très meurtrières
du siècle dernier et sur celui de la virulente grippe aviaire.
Il ne tient pas compte de la gravité de la maladie, d'où
un fort risque de méprise. Pour ce siècle, la grippe
A/H1N1 est la première pandémie déclarée.
Au cours du siècle dernier, on a en revanche, connu trois
grandes épidémies grippales, notamment la grippe
espagnole en 1918-1919 qui selon l'OMS a fait au moins 40 millions
de morts.
Waste-to-energy à La Chaumière
Le collectif anti-incinérateur plaide sa cause auprès
du Premier ministre
Le Collectif des opposants à l'incinération des
déchets a fait un véritable plaidoyer pour défendre
sa cause auprès du Premier ministre, Navin Ramgoolam, dans
le sillage de la mise en opération d'un incinérateur
de déchets à La Chaumière. Après s'être
lancé dans une campagne de sensibilisation et des actions
sur le terrain, dont une marche pacifique le dimanche 24 mai dernier,
ce mouvement s'adresse maintenant au Premier ministre en lui demandant
avec l'aide de son gouvernement de donner trois ans "aux
Mauriciens" pour mettre en place un système national
de tri et de recyclage de déchets comme alternative à
l'incinération des déchets. Ce système, selon
le mouvement anti-incinérateur, devrait entraîner
une baisse de près de 80% du volume de "nos poubelles."
Pour la première fois, après plusieurs semaines
de campagne, couplée d'insinuations, d'allégations
et de commentaires impertinents, le Collectif des opposants à
l'incinération des déchets s'adresse au Premier
ministre, l'invitant à soutenir sa cause et visant à
trouver des solutions alternatives et propres concernant le traitement
et l'élimination des déchets. C'est dans le contexte
de la mise en oeuvre d'un programme national de gestion des déchets
que le collectif s'est adressé au Premier ministre. Le
mouvement s'appuie sur les filières de compostage et de
recyclage pour soutenir sa cause.
"Nous redisons encore et avec force combien ce projet
est illogique dans un pays avec près de 70% de déchets
verts, biodégradables, qui peuvent être transformés
en fertilisants naturels pour notre agriculture", insistent
les opposants à l'incinération des déchets.
Et d'ajouter plus loin: "Pendant les semaines et mois
à venir, nous continuerons à oeuvrer sans relâche
auprès des Mauriciens pour leur faire découvrir
les bienfaits du compostage. Tous se montrent favorables à
cette technique qui leur permettra d'utiliser un engrais naturel
pour fertiliser les terres du pays. Grâce à cette
action, nous sommes confiants de pouvoir diminuer rapidement le
volume de déchets de 65%."
Pour le mouvement, la combinaison compostage et recyclage devrait
permettre au pays de réduire le volume de déchets
tournant autour de 400 000 tonnes par an à 80%. "M.
le Premier ministre, avec l'aide de votre gouvernement, nous vous
demandons de donner trois ans aux Mauriciens pour prouver qu'on
peut aussi mettre en place un système national de tri et
de recyclage de déchets. Avec l'aide de tous, nous pouvons
y arriver. Non seulement cela créera 15 fois plus d'emplois
que l'incinération, mais nous obtiendrons aussi une baisse
de près de 80% du volume de nos poubelles!"
Plaçant le dossier de gestion des déchets dans un
contexte d'une île Maurice durable et situant les enjeux
d'une éventuelle décision d'opter pour l'incinération
des déchets, ils garantissent le gouvernement de leur soutien
pour atteindre cet objectif. "M. le Premier ministre,
nous connaissons vos ambitions pour une île Maurice durable.
Vous n'êtes pas seul à y croire. Vous pouvez compter
sur nous", assurent-ils.
La récente déclaration au Parlement du vice-Premier
ministre et ministre des énergies renouvelables, Rashid
Beebeejaun, a sans aucun doute apporté une lueur d'espoir
dans le combat des opposants à l'incinération. Ce
dernier avait soutenu que le gouvernement allait se baser sur
les recommandations du Professeurs Joël de Rosney qui agit
comme conseiller spécial au Bureau du Premier ministre,
concernant le projet d'incinérateur de la Chaumière,
de même que le projet de centrale à charbon à
Pointe-aux-Caves. Le Collectif souhaite ainsi que le Pr de Rosnay
rencontre les citoyens et les experts locaux, en sus des rencontres
prévues avec les promoteurs des projets, en vue de prendre
connaissance des alternatives qu'ils proposent.
La question de santé publique et la préservation
de l'environnement, maintiennent les membres du mouvement anti-incinérateur,
demeurent leurs principales préoccupations, même
s'il évoquent être conscients que le projet d'incinérateur
serait "couteux pour le contribuable et engagerait le
pays à payer le prix fort" "Nous sommes
aussi conscients de l'égarement du promoteur qui assure
la population que son projet ne comporte aucun danger pour la
santé. L'incinération produit près de 2000
nouvelles substances toxiques autres que les dioxines, dont les
conséquences pour la santé ont encore à peine
été étudiées. A ce jour, aucune étude
n'a démontré l'absence de risque. Pour cela, nous
maintenons qu'au nom du principe de précaution, ce projet
ne devrait pas se faire", insistent-ils.
Un débat dans le débat: La dioxine et les moutons
de panurge...
Tous les moyens sont bons dans le débat engageant les opposants
au projet d'incinérateur et le promoteur, Gamma qui a comme
partenaire la compagnie américaine, Covanta. Dans ce débat,
les émissions de dioxine, polluant toxique dérivé
de l'incinération de déchets, constituent un débat
à elles seules. Pour les anti-incinérateur, c'est
le principe de précaution qui doit s'appliquer du moment
que ce procédé peut produire des polluants représentant
une menace à la santé publique. Les observateurs
de tous bords - anonymes ou ceux qui préfèrent se
cacher derrière l'anonymat, experts ou encore ceux viennent
de se réveiller!- , à travers leurs courriers envoyés
dans la presse font aussi leur débat. Alors que le grand
public, lui, en bon spectateur et novice? assiste au débat.
Arbitre, il n'y en a point. Peut-être le gouvernement. Ou
alors les médecins. Mais ils restent muets. Dans cette
guerre des nerfs, le promoteur a choisi de communiquer avec le
grand public en utilisant les "billboards". Sans doute
pour convaincre. Est-ce la bonne manière? Eux, dans tous
les cas de figure sont convaincus qu'il réduiront le taux
de dioxine produits à l'échelle nationale jusqu'à
30% avec leur projet d'incinérateur. Qui coire? Quoi penser
de tout çelà? Cela devient tout simplement lassant
parce que la notion de "public preparedness" n'a jamais
compté quand ce projet a été proposé.
Parce que quelque part certains ont oublié leur devoir
d'"accountability" vis-à-vis du public. Parce
que d'autres pensait que les moutons de panurge étaient
tous aveugles...
Une hausse du "tipping fee" pas à écarter
Alors que le VPM Beebeejaun a annoncé que le Professeur
Joël de Rosnay sera consulté sur le projet d'incinérateur
à la Chamière, les négociations entre le
promoteur Gamma-Covanta se poursuivent avec les hauts officiels
du gouvernement. L'accord avec le Central Electricity Board (CEB)
étant presque finalisé, c'est la question de "tipping
fee", prix auxquel le promoteur va facturer le gouvernement
pour chaque tonne de déchets brûlés qui retient
l'attention. Le prix de 39 US Dollars par tonne proposé
initialement par le promoteur risque de prendre l'ascenseur selon
les dernières informations disponibles.
Dans les négociations portant sur la finalisation d'un
Waste Procurement Agreement, la question de "tipping
fee" est revenue sur le tapis. Selon nos renseignements,
les 300 000 tonnes de déchets garanties et recherchées
auprès du gouvernement pourraient être insuffisantes
si le promoteur veut atteindre au minimum une capacité
de production de 15MW d'électricité. A un moment,
il avait formulé une demande pour que le tonnage soit revu
à la hausse. Soit 325 000 tonnes. Une proposition qui n'aurait
pas été retenue, bien que les experts du gouvernement
savent que cette requête est étroitement liée
à la valeur calorifique des déchets à Maurice.
Ainsi, la dernière proposition de Gama-Covanta face à
ce refus serait de revoir à la hausse le "tipping
fee". Le prix pourrait atteindre les 46/47 US Dollars si
le gouvernement maintient sa position sur une quantité
de 300 000. En contrepartie, le promoteur aurait proposé
que le prix pourrait tourner autour de 42 US Dollars si jamais
le gouvernement s'engageait à fournir les 325 000 tonnes
par an. Dans les deux cas de figure, le gouvernement sera appelé
à débourser plus de Rs 60 millions additionnelles
par an comparativement au budget initial sans compter l'indexation
des coûts variables une fois que le projet sera opérationnel.
Le gouvernement pourrait rechercher les conseils d'un expert pour
le conseiller sur les implications financières de ce dossier.
Journée Mondiale du Sang, aujourd'hui
Don de sang : la qualité contre la quantité
Placée sous le thème "100 % de dons bénévoles
de sang et de composants sanguins - la qualité contre la
quantité", la journée mondiale du don de
sang est célébrée aujourd'hui, 14 juin, à
travers le monde. L'accent est mis cette année sur l'amélioration
de la sécurité transfusionnelle et la nécessité
d'un approvisionnement suffisant par l'instauration du don bénévole
universel de sang et des constituants du sang. Cette journée
est célébrée annuellement dans le but d'encourager
un plus grand nombre de personnes à faire don de leur sang
volontairement pour sauver des vies et également aider
à améliorer la vie des gens.
Cette journée constitue aussi une occasion pour remercier
tous les donneurs de sang volontaires et réguliers dans
le monde. De plus, cette journée vise à conscentiser
les populations au besoin permanent d'avoir du sang sécurisé
et des donneurs sûrs en vue d'éviter les pénuries
dans les hôpitaux et les banques de sang surtout dans les
pays en développement où les quantités de
sang disponibles sont très limitées.
A Maurice, la Blood Donors Association (ABDO), en collaboration
avec le ministère de la Santé et de la Qualité
de la Vie, a organisé toute une panoplie d'activités
pour marquer cette journée. La série d'activités
a débuté le 10 juin à Rose-Belle au collège
Sookdeo Bissoondoyal avec un défilé comprenant des
étudiants et les membres du public suivi d'une danse sur
le thème "Le sang - le vrai cadeau de la vie".
Des collectes de sang ont également lieu dans différents
endroits de l'île depuis le 1er juin, et ce, jusqu'au 15
juin 2009. Rappelons que hier, samedi, plusieurs activités
ont eu lieu à la municipalité de Quatre-Bornes.
ABDO a procédé au lancement d'un "Souvenir
Magazine 2009" et d'un livret entre autres. Des attestations
ont été remises à tous ceux qui ont fait
don de leur sang plus de 25 fois. Pour rappel, la journée
mondiale du sang est célébrée à Maurice
depuis 2004. En 2008, 46 255 pintes de sang ont été
récueillies et Maurice se classe premier en Afrique en
termes de pintes de sang collectées avec un taux de 2%
pour une population de mille personnes qui font don de leur sang.
8% du sang recueilli provient de donneurs bénévoles.
Soulignons que les personnes ayant entre 18 et 60 ans et qui ont
une bonne santé peuvent faire don de leur sang. Pour ceux
âgés de moins de 18 ans et qui veulent donner leur
sang, l'accord parental s'avère obligatoire et pour ceux
âgés de 60 ans ou plus, il est conseillé de
consulter un médecin exerçant dans le service de
transfusion sanguine.
Monde du travail
La CSTP en compagne contre le projet 24/7 de la HRDC
La Confédération des travailleurs du secteur privé
(CTSP) s'est lancée cette semaine dans une nouvelle campagne
les changements dans les conditions de travail des salariés
du secteur privé. En sus de aspects "discriminatoires"
des deux nouvelles lois du travail, l'Employment Right Act
et l'Employment Relations Act, le président de la
CTSP, Reaz Chuttoo, estime que la récente campagne 27/7
de la Human Resource Development Council (HRDC) est susceptible
de transformer les travailleurs "en masinn et esclaves."
Estimant que les travailleurs ont droit à un minimum de
repos et de vie sociale après les heures de travail, la
CTSP axera ainsi sa campagne sur ces droits qu'elle considère
fondamentaux. Une nouvelle manif est annoncée pour le 4
juillet à Rose-Hill pour démarrer la campagne s'intitulant
"campagne 8/8/8".
"Tout être humain a droit au repos et à une
vie sociale en dehors du travail. C'est de la malhonnêteté
intellectuelle et une entrave aux droits humain de proposer un
système où le travailleurs doit travailler sans
arrêt. La campagne 24/7 a été conçue
pour favoriser les chefs d'entreprise afin que les travailleurs
puissent travailler à des horaires flexibles. Nu
nu dire ki employeur bizin donne 24 heures repos", déclare
le président de la CTSP lors d'une conférence de
presse tenue mercredi dernier.
Pour la CTSP, les 90 heures de travail par quinzaine imposées
dans la nouvelle loi est déjà difficile à
accepter par les salariés du secteur privé. La HRDC,
insiste-t-il, profite de cette situation pour imposer des horaires
qui ne feront qu'"écraser" les travailleurs.
"Les employeurs pourront ainsi demander aux travailleurs
de prendre leur service à n'importe quelle heure de la
nuit et ce, sans que l'employé puisse refuser parce que
les nouvelles législations du travail facilitent désormais
le licenciement à n'importe quel moment", explique-t-il.
"Toute cette campagne que la HRDC a instituée n'est
rien d'autre qu'une autre mesure gouvernementale. "Gouvernman
pe servi larzan piblik pou fer kanpagn 24/7 pou patron. Tou seki
li le se donn ankor plis pouvwar a bann patron. Gouvernman kapitalis
finn sanz lalwa pou obliz tou travayer sekter prive travay 2 dimans
par moi dan nouvo lalwa
", devait-il ajouter.
Manif à Rose-Hill le 4 juillet
Le syndicaliste va plus loin dans sa réflexion en faisant
la corrélation entre une économie fonctionnant 24h
sur 24h et vie sociale, ainsi que par rapport à l'environnement.
"La logique de la HRDC basée économie fonctionnant
24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 est en totale contradiction
avec les observations faites sur notre société.
On reproche aux parents de ne pas encadrer suffisamment leurs
enfants ou qu'il n'ont plus le temps de leur donner le support
nécessaires. Avec la nouvelle loi, ils auront à
travailler encore plus. Où est la logique? C'est pour dire
que ce projet de la HRDC 'na pa pé rafermi les liens familiaux',
mais elle éloigne les parents de leurs enfants. Le plus
grave c'est que partout dans le monde on reconnaît que les
modèles d'économie et la course vers la croissance
accélèrent la dégradation de l'environnement.
Il y a une surproduction, une surconsommation et une surexploitation
de nos ressources. Cela s'applique à Maurice. Et que dire
concernant la consommation d'énergie si on veut rouler
24h sur 24h? Et la question que nous nous posons est: tout cela
cadre-t-il avec le projet de l'île Maurice durable?",
s'interroge-t-il.
Pour le président de la CTSP, les 90 heures de travail
par quinzaine risquent de contraindre certains salariés
de travailler plus de 12 heures par jours pour pouvoir atteindre
ce nombre d'heure. "Nu koné ki zot pé faire
tout pu ki dimanche fini par vine ene jour normal de travail.
Ils sont parvenus à le faire dans le secteur ICT et maintenant
ils veulent l'étendre dans tous les secteurs",
fait-il comprendre avant d'ajouter qu'aucune loi ou rapport ne
s'est, à ce jour, intéressé à la santé
des travailleurs: "Il est étonnant que la HRDC
qui a mis sur pied plusieurs comité n'a pas de comité
pour étudier l'impact des "heures trop flexibles"
sur la santé des travailleurs. Quels seront donc les effets
de 24/7 sur la santé des travailleurs? Nous demandons aux
artistes et tous les participants au spectacle de 24/7 de boycotter
ce spectacle et ce concept pour qu'il ne soient pas complice de
ceux qui ne reconnaissent pas les droits humains", devait-il
lancer.
La campagne 8/8/8 sera ainsi axée sur les droits fondamentaux
des travailleurs en vertu de la Déclaration universelle
des droits humains et les Conventions du Bureau international
du travail (BIT). La CTSP compte également alerter les
organisations internationales concernant les mesures allant à
l'encontre des intérêts et droits des travailleurs.
Une manifestation est prévue le 4 juillet à Rose-Hill,
Place-Margéot, à partir de 13h30. Entre-temps, la
CTSP se lance dans une campagne de sensibilisation. Quelque 100
000 tracts seront distribués à travers l'île
pour dénoncer la campagne de la HRDC.
En parallèle: Une plainte logée au BIT
La CTSP a logé une plainte officiellement au Comité
des experts sur l'application des Convention et des recommandations
du Bureau international du travail (BIT) cette semaine. Dans le
document adressé au président de ce comité,
l'organisation syndicale évoque les changements qui sont
intervenus dans les conditions de travail des employés
du secteur privé depuis la proclamation de l'Employment
Rights Act (ERiA) et l'Employment Relations Act (EReA).
"The EReA has consolidated existing structures for Collective
Bargaining and has rendered same mandatory every two years. However
with the ERiA that has deregulated the working hours from 8 hours
per date to 90 hours per fortnight and has rendered the termination
of employment more easy by abolishing the payment of a Severance
Allowance for all termination of employment before the retirement
age, Collective Bargaining as expected to be effective under the
EReA will remain a myth", souligne Reaz Chuttoo avant
de faire état du délai de 24 heures qu'un employeur
doit respecter pour notifier un employé de faire des heures
supplémentaires: "The idea behind the notice of
is an eaye wash. Workers have practically no right to familly
or social commitments as he must immediately signify his intention
whether to perform or not to perform overtime." Il évoque
également l'obligation de certains travailleurs de travailleurs
deux dimanche par mois; journée de travail qui selon le
Public Holiday Act devrait être comptabilisé comme
"twice the overtime normal rate". Estimant que ces
pratiques sont contraires à la Convention 29 du BIT, la
CTSP demande au comité des experts du BIT d'enquêter
sur ces changements de de formuler des recommandations en fonctions
de la même Convention.
Violence en milieu scolaire
Punition: l'Ombudpserson invite à la réflexion
sur des méthodes constructives
Il n'y a pas qu'une solution à tous les cas de violence
impliquant les enfants et il n'y a pas qu'une instance à
qui incomberait la responsabilité de régler cette
problématique. Ceci dit, l'Ombudsperson pour les Enfants,
Shirin Aumeeruddy-Cziffra se dit convaincue de l'existence
"de méthodes de discipline constructives donnant des
résultats positifs." Et ce que ce soit dans la
cellule familale ou dans le milieu scolaire. Dans cette optique
l'Ombudsperson pour les Enfants est d'avis que tous les partenaires
oeuvrant pour le bien-être des enfants pourraient définir
une palette d'initiatives qui viseraient à encourager la
discipline. La punition corporelle, souligne-t-elle encore, pousse
l'enfant à penser qu'il est rejeté et développe
ensuite une personnalité revancharde. Et quoique interdite,
la punition corporelle est toujours appliquée par certains
enseignants. Ces derniers convoqués au bureau de l'Ombudsperson,
n'apprécient pas toujours ce déplacement. "Mais,
prévient Shirin Aumeeruddy-Cziffra, l'enseignant qui
abuserait de ses droits me trouvera sur sa route!" Cette
dernière insiste sur une meilleure implication de la communauté
scolaire pour prévenir la violence, dont le bullying, dans
ce milieu.
Les enseignants ont besoin d'être informés
L'on ne saurait dire si le bullying prend de l'ampleur dans les
établissements scolaires du pays. Faute d'étude
à ce sujet, les questionnements portant sur les causes,
l'impact, les types de violence dont en font partie les brimades,
les victimes, les bullies etc
ne sont pas suivis
de réponses explicites. Le rôle du personnel enseignant
et non enseignant n'est pas à négliger ici. D'ailleurs,
c'est pour cette raison qu'une publication du bureau de l'Ombudsperson
pour les Enfants en 2007 sur la violence dans le milieu scolaire
a été distribuée dans les écoles.
Ce kit donne des éléments aux enseignants leur permettant
d'identifier des enfants victimes de violence avant d'alerter
les autorités compétentes. Revenant, ce mois-ci
avec une nouvelle publication réalisée par Zakia
Nazroo, stagiaire en psychologie sur le bullying, le bureau de
l'Ombudsperson devrait à nouveau envisager sa distribution
dans le milieu scolaire. Les enseignants, voire le personnel des
établissements scolaires sont les mieux placés pour
déceler les cas de brimades. Cependant, force est de reconnaître
qu'il leur faut des outils pour gérer dans un premier temps
les cas qui leur sont rapportés ou dont ils en sont témoins
et dans un deuxième temps pour rapporter les cas les plus
délicats aux instances compétentes et spécifiques.
Le racket d'argent, une réalité dans certaines
écoles
"En général les enfants ne se confient pas
facilement aux enseignants quand ils ont été bousculés
par d'autres élèves. Ils ont peur de la réaction
des bullies. Les enfants victimes de brimades sont en général
les moins bruyants en classe. Ils s'expriment rarement de peur
d'être taquinés par les bullies", confie
un enseignant. Confronté à des cas de bullying
à l'école où il enseigne, il dit avoir observé
des situations où des bullies pratiquent du racket
d'argent. "Ils exigent que des enfants leur donnent Re
1 ou parfois Rs 2 pour qu'ils deviennent leurs camarades de jeux."
Pour notre enseignant les bullies de sa classe sont des
enfants qui vivent dans un environnement familial fragilisé.
"Ces enfants ont normalisé la violence",
note-t-il. Et d'ajouter malgré les réprimandes,
les jeunes bullies persistent dans leur comportement.
Avec une population juvénile comptant 350 000 personnes,
les 11 psychologues et les 17 travailleurs sociaux, dont dispose
le ministère de l'Education et les 13 Family Welfare
Protection Officers affectés au Ministère des
Droits de la Femme, ne suffisent pas, soutient l'Ombudsperson
par rapport au nombre de cas nécessitant des interventions
spécifiques. C'est pour cette raison qu'elle a lancé
un appel pour que le prochain Budget se penche sur une meilleure
répartition des ressources dans le social et que le gouvernement
encourage davantage les jeunes à s'intéresser aux
études psychologiques et des sciences humaines respectivement.
Ali, 12 ans, victime de brimades: "Mo abityé gayn
baté ar zenfan dan lékol"
On l'appellera Ali. Ce petit garçon poli et à la
bonhommie joyeuse vit avec sa mère dans une maison dont
la dalle commence à céder dans une cité non
loin de Port-Louis. Un jour, durant la visite ponctuelle de son
père, Ali qui entendait ses parents se disputer comme à
l'accoutumée leur a lancé: "zot pa konn
nanyé. Mo abityé gayn baté ar zenfan dan
lékol." Sa mère, une femme sans emploi,
réalise alors que la blessure qu'elle avait soignée
au doigt de son fils, n'était pas accidentelle comme il
le prétendait. Pourtant, lorsqu'elle s'est rendue à
l'école pour s'en enquérir auprès des bullies
de son petit, ce dernier devait tout nier sur place. "Il
avait peur qu'ils lui fassent du mal", dit-elle.
Lorsqu' Ali raconte ses mésaventures, ses confidences s'apparentent
à un récit de littérature enfantine. Dans
ses mots, à sa façon le petit garçon nous
fait un résumé des brimades qu'il doit subir quasi
quotidiennement. "J'aurai 12 ans. Je suis en CPE. L'année
dernière j'étais en sixième. Dans ma classe
il y a trois garçons. Il y a un qui est gros, un autre
qui est long et un autre qui n'est pas très grand, mais
un peu long. Les trois sont très méchants mais le
plus gros et le plus long sont les plus méchants. Ils parlent
toujours en classe. Ils ne respectent pas Monsieur. Ils disent
des jurons. Ma mère m'a appris le respect. Monsieur aussi.
Je dois le respecter parce que je passe beaucoup de temps avec
lui et qu'il est comme un père pour les élèves.
Si je les regarde en classe, si je dis quelque chose, ils me frappent.
Ces garçons sont forts. Ils ont l'habitude de pousser les
tables et les chaises quand ils sont en colère, même
devant Monsieur. Dans la cour le plus gros me donnent toujours
des coups de poings sur le dos. Il me pousse et quand je
tombe il marche sur mon dos. Je ne peux rien dire. Sinon les trois
vont me frapper. A midi, ils viennent voir ce que j'ai apporté
pour manger. Ils me demandent mon pain. J'obéis. Parfois,
ils partagent mon pain et me donne un morceau. Si je leur dis
que je vais parler à Monsieur ils me menacent. Je ne sais
pas pourquoi ils sont comme ça. Mais j'aime bien quand
ils ne viennent pas à l'école. La classe est plus
tranquille. Moi aussi."
La requête de l'OCO pour une étude sur le social,
approuvée
L'appel de l'Ombudsperson for the Children Office (OCO) au gouvernement
pour une étude sur la société a été
entendu. L'approbation officielle à cette requête
devrait être suivie par une enquête sociale, laquelle
examinerait le pouls de la société. L'investissement
dans le social, à long terme, a plaidé Shirin Aumeeruddy-Cziffra,
il y a une semaine lors d'une intervention sur la violence est
un moyen efficace pour faire reculer la pauvreté et par
ricochet, combattre la violence. Aussi, relève-t-elle,
l'harmonisation et le renforcement des différents services
sont plus que jamais essentiels.
D'autre part, le bureau de l'Ombudsperson pour les Enfants qui
avait recommandé, il y a quelques années, l'implémentation
du concept des Mentors, note avec satisfaction que celle-ci sera
bientôt mis en pratique. 15 Mentors seront en effet recrutés
par le ministère des Droits de la Femme, lequel a déjà
mis en place un comité pour se charger du dossier.
Autre progrès à venir, l'introduction de la méthode
Mélanie, laquelle s'appuie sur la vidéo conférence
dans le cadre d'une enquête impliquant des enfants victimes
d'abus. A ce propos, au cours des premiers mois de l'année,
1030 cas d'enfants victimes de violence, dont 80 à caractère
sexuelle, ont été rapportés à la Child
Development Unit du ministère des Droits de la Femme
Adolescents sans repères
Implémentation d'un nouveau concept pour les 12-15 ans
de Goodlands
Le Programme d'Accompagnement et de Réinsertion Sociale
des Adolescents (PARS) est un projet embryonnaire qui
a été récemment implémenté
à Goodlands et chapeauté par le ministère
de la Jeunesse et des Sports. L'initiative, calquée sur
le concept des éducateurs de rue, vise à encadrer
quelque 25 adolescents de 12 à 15 ans, en manque de repères,
dans des quartiers défavorisés de Goodlands. Une
équipe d'éducateurs a été constituée
et le travail de terrain a déjà commencé.
En décembre prochain, la première évaluation
déterminera l'avenir du concept. Si celui-ci s'avère
viable, il sera étendu dans d'autres régions.
A son arrivée, cette année, à Goodlands,
Daniel Anacoa, Senior Youth Officer au ministère
de la Jeunesse et des Sports, constate que des adolescents du
village ont besoin de repères et d'un encadrement dans
ce sens. Son flair d'ancien éducateur de rue ne l'a pas
trompé. En 2002 lorsque le concept est implémenté
par le ministère de la Sécurité Sociale,
Daniel Anacoa en assure la coordination jusqu'au démantèlement
du programme, il y a trois ans. Aujourd'hui, c'est avec l'appui
de son ministère que le Senior Youth Officer met
son expérience au service de la région, notamment
des adolescents. Le programme d'accompagnement qu'il a conçu
avec ses collègues, Sanjay Rugoonath, Acting Senior
Youth Officer et Vishal Kissoonah, Youth Officer, a
été approuvé et celui-ci a déjà
été mis en route. Encore au stade embryonnaire,
le Programme d'Accompagnement et de Réinsertion Sociale
des Adolescents (PARS) semble a priori prometteur.
Pour cause, l'objectif fixé par PARS, son approche des
problématiques spécifiques touchant les jeunes de
la région, ses stratégies mises en place
s'avèrent
pertinents. D'ailleurs, le programme est calqué sur celui
appliqué initialement par les premiers éducateurs
de rue, lequel a donné des résultats concluants.
"Dans un sens ce projet assure la continuité du
travail effectué autrefois par les éducateurs de
rue à Goodlands", souligne Daniel Anacoa. Et
si PARS fait ses preuves à Goodlands, le ministère
pense d'étendre le programme dans d'autres régions.
Mais cette possibilité sera envisagée après
une évaluation du programme en décembre prochain.
Dans cette partie du Nord, les grandes problématiques
touchant les 12-15 ans, ne diffèrent pas de celles des
ados des autres quartiers restés à l'écart
du progrès social et économique
C'est une équipe composée de cinq éducatrices
: Sylvie Elmire, Geneviève Desmarais, Mirella Miandy, Asha
Churriter et Carola Ladouceur et de volontaires: Jean-Philippe
François, Sarah Miandy et Françoise Spéville
qui a été formée par l'ancien coordonnateur
des éducateurs de rue il y a quelques mois pour assurer
les objectifs de PARS. "La formation, précise
encore Daniel Anacoa, se poursuit dans la durée. Notre
équipe a besoin d'outils pour intervenir auprès
des jeunes sur des questions portant notamment sur la sexualité
et le VIH/Sida. Pour ce genre de topiques nous ferons appels à
d'autres ressources dont des spécialistes et un collaborateur,
lequel connaît très bien le terrain." La
sexualité, précoce précisément, est
un sujet auquel les adolescents de Goodlands-comme ailleurs-sont
confrontés et ce pour diverses raisons. Dans cette partie
du Nord, les grandes problématiques touchant les 12-15
ans, âge ciblé par le programme, ne diffèrent
pas de celles des ados des autres quartiers restés à
l'écart du progrès social et économique.
Ce qui en général implique la non-scolarisation,
les problèmes de comportement, l'irresponsabilité,
la toxicomanie, l'hygiène, la délinquance, le travail
juvénile
Sensibiliser les parents et non assumer leur rôle
Depuis trois semaines les éducateurs du PARS, dont la majorité
habite Goodlands, encadrent 25 jeunes scolarisés pour la
plupart. Dans un premier temps, l'approche consistait à
installer la confiance entre les bénéficiaires du
projets et les éducateurs. Cette phase est toujours en
cours. Les jeux pédagogiques, de société
ou autres activités qui ont lieu au centre de jeunesse
chaque lundi, favorisent la mise en confiance entre les adultes
et les jeunes. L'accompagnement sur le terrain a déjà
commencé. Cette étape importante permet aux éducateurs
de voir les jeunes suivis dans leur environnement. "Et
surtout, intervient Sylvie Elmire, de prolonger notre accompagnement
dans la cellule familiale." Cette dernière poursuit,
"nous pouvons faire de multiples reproches aux jeunes,
mais il demeure que les parents ont un rôle à jouer
dans l'éducation et l'instruction de leurs enfants. En
cours de route, nous n'allons pas nous substituer aux parents.
D'ailleurs il nous faudra leur faire comprendre que nous n'avons
pas cette prétention, mais que ce sont eux qui devront
apprendre à assumer leur rôle. Il est important de
comprendre que certains de ces parents n'ont pas été,
eux-mêmes, encadrés durant leur adolescence. Avec
ce programme nous seront appelés à faire un travail
de sensibilisation auprès des parents."
Daniel Anacoa explique que les cas identifiés par PARS
et nécessitant une prise en charge spécialisée
seront référés aux autorités compétentes.
D'où le souhait d'un travail en synergie-voire l'implémentation
d'un réseau-, avec d'autres organismes. Pour l'instant
le programme de réinsertion pour les adolescents de Goodlands
mise sur les structures que dispose le ministère de la
Jeunesse et des Sports pour mettre en pratique des projets (ateliers
de musique, d'agriculture entre autres) qui soutiendront le plan
d'accompagnement.
Interdit d'accès depuis 15 jours
Le "kalimaye" de St Paul rouvert aux dévôts
hier
"Tout rentre dans l'ordre. La réunion de vendredi
avec le Premier ministre a été très positive.
Elle aura, notamment, permis que se tienne le 'pooja' ce week-end
au 'kalimaye'. Nous prévoyons de rencontrer, de nouveau,
le Dr Navin Ramgoolam pour approfondir les discussions. Nous donnerons
davantage de détails lors d'une conférence de presse
durant la semaine", propos d'Anooj Ramnarayan, président
du Nikhant Maha Kali Mandir de St Paul à Week-End,
hier soir.
Des dévôts étaient attendus au 'kalimaye"
hier soir entre 18h30 et 21h30 pour le "Kali Pooja".
Ces prières reprendront ce dimanche à 8h30 pour
s'achever vers 14h00. Interdit d'accès depuis une quinzaine
de jours à la suite de la décision du Commissaire
de police de décréter "zone protégée"
la parcelle de terre d'une contenance de 5870 mètres carrés
située non loin de la résidence du Premier ministre
et sur laquelle se trouve le lieu de culte, le "kalimaye"
de St Paul a, ainsi, accueilli, de nouveau, hier des fidèles
pour des prières.
A partir de demain, lundi et cela, jusqu'à ce que le lieu
de culte ne soit transféré, croit-on savoir, les
dévôts pourront venir y prier entre 6h45 le matin
et 18h15 en début de soirée. C'est ce qui semble
avoir été agréé lors de la rencontre
des responsables du Nikhant Maha Kali Mandir avec le chef du gouvernement.
Lors de cette rencontre, le chef du gouvernement aurait promis
d'aider à trouver un lieu alternatif dans la région
où les dévôts pourront venir prier. C'est
au nom de la sécurité et de l'ordre publics que
le Commissaire de police a, dans un arrêté sous la
Section 13A du Police Act décrété le terrain
en question "zone protégée". Dès
le départ, cette affaire a été à la
base d'une controverse avec, notamment, l'entrée en scène
de M. Harish Boodhoo vers qui les dévôts s'était
tourné. Ce dernier devait, en substance, accuser les autorités
de faire preuve "d'abus de pouvoir".
Arrestation de deux journalistes de Radio Plus
Dimanche dernier à Camp Diable, le chef du gouvernement
devait, pour sa part, justifier la décision du Commissaire
de police en expliquant, notamment, que ce dernier avait suivi
les conseils du "Security Advisor". Le Dr Ramgoolam
devait aussi expliquer que les responsables du lieu de culte "abusaient"
de son hospitalité et que certaines activités au
"kalimaye" importunaient tout le voisinage dont des
riverains d'autres communautés.
Mardi, toute l'affaire devait rebondir quand deux représentants
de Radio Plus, le reporter, Irfaad Olitte et le stagiaire Deven
Anacootee, en reportage dans le voisinage du lieu de culte, étaient
interpelés par la police sous une accusation de présence
non autorisée dans un "Protected Area". Libérés
sur parole le même jour, nos deux collègues affirment
que ce seraient des policiers qui les auraient invité à
pénétrer dans la zone protégée.
Ils soulignent qu'à mardi, la zone interdite n'était
pas délimitée. Dans leur déposition, ils
disent avoir pris au mot le Premier ministre qui, dimanche, avait
invité la presse à aller enquêter sur tous
les aspects du problème. Reçevant les responsables
du lieu de culte dont M. Ramnarayan vendredi, le chef du gouvernement
aurait pris l'engagement d'aider à trouver un terrain alternatif
dans la région pour abriter le "kalimaye".
Pour leur part, les responsables auraient pris, tout aussi, certains
engagements dont celui d'incommoder le moins possible le voisinage
et de ne plus se faire représenter par quelque personnalité
politique. Dans une lettre qu'ils ont adressée, précédemment,
au chef du gouvernement, les responsables du "kalimaye"
se sont excusés des inconvénients causés
jusqu'à tout récemment.
Le PM financera personnellement l'achat d'un nouveau terrain
Suivant une semaine houleuse, avec en filigrane les arrestations
de deux journalistes de Radio Plus, à savoir Irfaad
Ollite et Deven Anacootee, le problème concernant le litige
entourant le kalimaye de St-Paul opposant le Premier ministre,
Navin Ramgoolam, et les dévots de la Nilkhant Maha Kali
Mandir, a finalement été résolu vendredi.
Un accord a été trouvé entre les parties
concernées lors d'une réunion au Treasury Building
vendredi, durant laquelle Navin Ramgoolam s'est engagé
personnellement à acheter un nouveau terrain en vue de
la construction d'un nouveau kalimaye.Cette réunion
a été convoquée dès la réception,
au bureau du Premier ministre, d'une lettre que lui avaient adressé
le président et le secrétaire de la Nilkhant Maha
Kali Mandir Association, à savoir Anooj Ramnarayan et Sanjay
Dhowtal. Dans cette lettre, les dirigeants de l'association ont
présenté leurs excuses quant aux inconvénients
qui auraient pu avoir été causés au Premier
ministre et ses voisins ces derniers jours. La lettre faisait
également ressortir qu'aucune personnalité politique
n'agirait plus comme porte-parole du groupe.
Selon les renseignements obtenus par Week-End, le ton conciliant
des dirigeants de la Nilkhant Maha Kali Mandir Association aura
permis de décanter rapidement la situation, de même
que la volonté du Premier ministre de trouver une solution
rapide au problème. Le terrain, a dit le PM, a déjà
été identifié et il sera aussi partie prenante
dans sa construction. Il a également autorisé aux
gestionnaires du temple de terminer, durant ce week-end, les prières
commencées en début de semaine.
Le début de semaine, justement, aura été
marqué par les arrestations de deux journalistes de Radio-Plus,
à savoir Irfaad Ollite et Deven Anacootee, qui menaient
une enquête sur le terrain. Les deux journalistes, qui ont
été traduits en cour pour s'être trouvés
dans une restricted area, ont été libérés
sous caution. Les deux journalistes ont nié les faits qui
leur ont été reprochés et ont soutenu avoir
été appelés en ces lieux par des policiers.
Harish Boodhoo parle "d'heureux dénouement"
et se dit "soulagé"
Dans un communiqué de presse en date d'hier, samedi, Harish
Boodhoo qualifie "d'heureux dénouement" l'accord
intervenu, vendredi, dans l'affaire du "kalimaye" de
St Paul. "C'est bon pour le pays", dit-il. Et d'indiquer:
"ma mission est terminée là-bas". Il souligne
que dans cette affaire, ce sont les dévots qui avaient
sollicité son aide. Il assure, ainsi, n'avoir pas "sauté"
sur le problème "pour dénigrer quelqu'un ou
tirer un capital politique".
Harish Boodhoo dit être "soulagé", en substance,
du dénouement de cette affaire compte tenu, dit-il, de
sa santé défaillante mais aussi parce qu'il a d'autres
"dossiers" à étudier et à "rendre
publics". Il souligne, néanmoins, certains éléments
et fait un certain nombre de constats. Il rappelle, ainsi, que
le Premier ministre, après avoir parlé de "personnes
louches" et de "sacrifices d'animaux", notamment,
a discuté "avec les mêmes dirigeants".
Il trouve, par ailleurs, que dans cette "affaire civile",
la police, la SMF et le NSS ont été utilisés
"abusivement"."les mesures répressives,
dit-il, présagent d'un avenir sombre pour la démocratie".
M. Boodhoo affirme que les prochains jours seront "encore
plus sombres" pour tous ceux qui "oseront critiquer
le Premier ministre" ou "aider ses victimes". "Les
événements d'ici à juillet me donneront raison",
dit-il.
Harish Boodhoo dit, en conclusion, sa sympathie aux deux journalistes
arrêtés en couvrant cette affaire. "Je les
félicite", dit-il.
Interdiction du "dholok" - Le CP Rampersad maintient:
"Il fallait mon autorisation"
Dimanche dernier, lors des interprétations des "bhajans
& kirtans", chants de prières des dévots
hindous, au Kalimaye de Tagore Lane, St-Paul, la police a interdit
les dévots d'utiliser le dholok, instrument de musique
traditionnelle indienne. Cette interdiction avait vu Harish Boodhoo,
alors le porte-parole officiel de la Nilkhant Maha Kali Association,
s'insurger contre une telle pratique. Le commissaire de Police,
Dhun Iswur Rampersad, a justifié cette mesure d'interdiction,
dans la mesure qu'aucune autorisation n'avait été
recherchée auprès de lui pour utiliser ces instruments
de musique, conformément à l'Environment Protection
(Control of Noise) Regulations 2008.
"Le public doit comprendre que la loi est faite pour être
respectée. L'utilisation des dholoks a été
interdite simplement parce que mon autorisation n'a pas été
recherchée, comme le fait ressortir la loi. C'est une loi
appliquable pour tout le monde", a-t-il fait ressortir. Du
reste, le commissaire de Police a fait émettre un communiqué,
faisait état du fait que trois personnes ont été
prises en contravention dimanche dernier à St-Paul pour
le délit de "making use of a device for producing
sound in a Public Place without having the authorisation of the
Commissioner of Police".
Dans ledit communiqué, le CP Rampersad s'appesantit sur
les sections 4 (1) et (2) de l'Environment Protection (Control
of Noise) Regulations de 2008. Ces sections se lisent comme
suit:
Section 4 "(1) No person shall use or cause to be used a
loud speaker, an amplifier, musical instrument or electrical or
mechanical device for producing sound in a public place, unless
he holds an authorisation from the Commissioner of Police.
(2) The Commissioner of Police may grant an authorisationunder
paragraph (1)
where the event relates to a social, cultural, religious or electoral
activity;
after consulting the relevant enforcing agency; and imposes such
condition as he may consider fit."
En vertu de la Section 7, toute personne qui enfreint les provisions
de cette loi est passible d'une amende n'excédant pas Rs
50 000 si elle est trouvée coupable la première
fois. Par contre, en cas de récidive, le contrevenant
peut se voir frapper d'une amende ne dépassant pas Rs 100
000 et être passible d'une peine d'emprisonnement ne dépassant
pas douze mois. Il rappelle également n'avoir reçu
aucune demande officielle et en appelle à la coopération
du public incluant les groupes religieux et associations socio-culturelles
afin de se conformer à ladite loi.
Malgré les fonds mises en place
Les pêcheurs se disent menés en bateau
L'industrie de la pêche, un secteur laissé pour compte
par les autorités. C'est le sentiment des pêcheurs
qui estiment que "le gouvernement les mène en bateau".
Judex Ramphul et Mohamedally Lallmamode, respectivement, Président
et Secrétaire du syndicat des pêcheurs déplorent
la lenteur des procédures pour la mise en place des projets
énoncés par le gouvernement. "Depuis quatre
ans, nous entendons tels projets et tels projets pour les pêcheurs,
mais jusqu'aujourd'hui nous n'avons rien vu. A chaque exercice
budgétaire, c'est la même chose", expliquent-ils.
Ces derniers soutiennent que malgré les nombreuses requêtes
faites auprès du ministère de l'Agroindustrie, leurs
interrogations sont restées sans réponses et à
ce jour, aucun projet n'a été implémenté.
Les pêcheurs estiment que cette situation a trop duré
et les problèmes dans le secteur n'ont fait qu'empirer.
Après leur dernière manifestation, ils se regroupent
aujourd'hui, pour une Assemblée Générale,
au cours de laquelle des décisions fermes seront prises
en vue de réclamer les comptes au ministère de l'Agroindustrie.
"Quatre budgets et chaque année, c'est la même
chanson. Combien de bateaux ont été construits depuis?",
s'insurge la communauté des pêcheurs. Ils rappellent
que depuis 2005, plusieurs budgets ont été votés
en vue de venir en aide aux pêcheurs, sans pour autant que
ces projets mentionnés ne soient réalisés.
"Outre le budget de Rs 15 pour le Fishermen Investment
Fund, dont Rs 5 M étaient destinés à la construction
de bateaux, les Rs 22 M du Food Security Fund (également
destiné à la construction de bateaux), le gouvernement
a alloué cette année encore un fonds de Rs 28 pour
la pêche, encore une fois pour la construction de bateau.
Qu'en est-il?", demandent Judex Ramphul et Mohamedally
Lallmamode. Les pêcheurs estiment que les fonds mis en place
ne sont pas mis à leur disposition. "Nous attendons
depuis quatre ans, mais jusqu'ici nous n'avons rien vu. Quand
nous réclamons des explications au ministère, lui
non plus ne peut nous éclairer", expliquent les
pêcheurs. Mohamedally Lallmamode confie qu'en ce qu'il s'agit
du FIT, l'argent avait été placé en dépôt
fixe. "Mais jusqu'à quelle période, on n'en
sait rien. L'administration nous a indiqué qu'un terme
avait été mis sur ce dépôt fixe, mais
nous ne savons toujours pas si l'argent est accessible",
explique Mohamedally Lallmamode. Selon les pêcheurs, la
construction d'un bateau nécessite au minimum huit mois.
Hors, en raison de la lenteur des procédures administratives
pour débloquer les fonds, d'ici 2010, aucun bateau n'aura
été construit, cela en dépit des trois budgets
votés pour, soutiennent les pêcheurs.
Cette lenteur administrative est pointée du doigt, la communauté
des pêcheurs estimant qu'ils sont menés en bateau
par le gouvernement. "Nous avons de nombreux problèmes
dans le secteur. Mais à chaque fois que nous les soulevons
auprès des autorités, on nous dit d'attendre, que
les cas seront étudiés, mais nous attendons en vain",
indique le syndicat. Ce dernier réitère sa demande
pour un ministère de la pêche à part entière.
D'ailleurs, il s'agit là de leurs revendications lors de
leur dernière manifestation à Port-Louis. L'attente
étant trop longue pour voir avancer leur secteur, les pêcheurs
se réunissent aujourd'hui pour une Assemblée Générale.
Plusieurs items sont à l'agenda de cette grande réunion.
Selon nos informations, des décisions fermes seront prises
quant à un mouvement que compte enclencher les pêcheurs.
Ces derniers espèrent qu'à travers leurs manifestations,
leur voix sera entendue. Et qu'une fois pour toute, les pêcheurs
arrêteront d'être menés en bateau
Portrait
Patrick Rassou, afro-réaliste
Né à Maurice et aujourd'hui établi en Afrique
du Sud, après des études en Grande-Bretagne, l'analyste
financier Patrick Rassou se définit comme un citoyen du
monde et par ailleurs afro-réaliste. Voici son portrait.
Né et grandi à Quatre-Bornes, fils d'un couple d'enseignants,
Patrick Rassou fait ses études secondaires au collège
du St-Esprit. Il se classe juste après le lauréat
côté économique en 1986 et n'obtient pas la
bourse de l'Etat, mais une autre offerte par la London School
of Economics pour faire des études de comptabilité
avec spécialisation en politique monétaire. Une
deuxième bourse de la même institution lui permettra
de passer son diplôme d'expert comptable en 1991 et il se
joint à la firme Price Waterhouse la même année.
"Après quatre ans d'étude et quatre autres
années de vie professionnelle en Europe, j'ai décidé
d'aller voir ailleurs. D'autant plus que la situation économique
n'était pas brillante dans cette deuxième moitié
des années 90." Cette recherche d'un ailleurs
commence par Maurice où il fait une demande pour intégrer
la branche locale de Price Waterhouse, démarche qui se
solde par un échec. "Les conditions que m'offraient
Price Waterhouse ici ne me convenaient pas. Bien qu'étant
manager à Londres, il fallait, ici, que je commence au
bas de l'échelle. J'avais la possibilité d'intégrer
Price Waterhouse en Afrique-du-Sud dans les mêmes conditions
professionnelles qu'à Londres. J'ai donc choisi l'Afrique-du-Sud,
d'autant plus qu'il n'existait pas beaucoup d'opportunités
à Maurice, à l'époque, pour un spécialiste
du secteur bancaire. J'ai choisi l'Afrique-du-Sud parce que ma
sur y faisait des études et que j'avais eu l'occasion
d'aller lui rendre visite et de découvrir le pays et son
système financier." Patrick Rassou arrive en Afrique-du-Sud
à un moment historique de l'histoire de ce pays, et du
monde : l'apartheid vient d'être remplacé par un
système démocratique : Un Noir, Nelson Mandela,
dirige ce pays gouverné pendant des siècles par
des blancs et personne ne sait de quoi pourrait être fait
l'avenir. "Avec le changement de système politique
et de gouvernement, les choses étaient incertaines, mais
ce pays avait un énorme potentiel et j'ai décidé
d'y aller. D'abord, pour une période de deux ans, et puis
je me suis marié, avec une Sud-Africaine, et j'y suis resté
avant de prendre la nationalité sud africaine." Se
sent-on plus ou moins mauricien quand on adopte une nouvelle nationalité
? "Je fais partie de cette génération de
professionnels qui conçoit le monde comme un village global
qui lui est ouvert. Bien sûr, il y a les liens familiaux,
ceux avec le pays où l'on est né et où on
a grandi. Je me sens Mauricien et j'ai pris la nationalité
sud-africaine et cela ne me change pas. Je suis autant Mauricien
que Sud-Africain. En fait, je suis citoyen d'un village global
dont tous les pays font partie et je travaille dans un système
financier international pour des compagnies qui sont présents
dans les principaux centres de la planète." Au
niveau professionnel, Patrick Rassou va faire de l'audit avant
de se spécialiser dans l'analyse financière et l'investissement.
Il quitte alors Price Waterhouse pour entrer comme analyste dans
le domaine financier au sein d'une des plus grosses compagnies
d'assurance sud-africaine, dont il est aujourd'hui un des Senior
Portfolio Manager. Posons la question qui inquiète les
footballeurs du monde entier : est-ce que l'Afrique-du-Sud pourra
organiser la prochaine Coupe du Monde ? "Sans aucun problème.
Les infrastructures routières et les stades sont presque
terminés, en avance sur le programme. Les arrangements
ont été faits avec plusieurs pays voisins, dont
Maurice, pour les questions d'hébergement. Tous les Sud-Africains
savent ce que représentent pour leur pays cet événement
et ils sont déterminés à le réussir.
" Enchaînons avec la question suivante que l'on
pose à chaque Sud-Africain qui débarque : les problèmes
d'infrastructures et d'électricité qui plombent
la vie dans les grandes villes de là-bas. "Savez-vous
pourquoi nous avons dans les villes des problèmes d'infrastructure
? C'est parce que pendant dix ans, nous avons eu un taux de croissance
exceptionnel ce qui a provoqué une poussée de la
campagne vers la ville, une augmentation de la demande de voitures,
de l'électricité, etc. Il n'y a pas eu suffisamment
d'investissements parce que personne n'avait prévu la croissance
rapide des cinq six dernières années. Nous sommes
victimes de notre croissance, de notre développement, mais
nous sommes en train de rattraper le retard." Est-ce
que tous les Sud-Africains ont profité de la croissance
de ces dernières années ? "La réponse
est non et c'est le plus grand problème de l'Afrique-du-Sud.
C'est un des plus grands problèmes de l'Afrique du Sud
avec celui du chômage, déjà de 20%, qui augmente
avec l'afflux d'immigrants étrangers illégaux. Cela
a provoqué la crise de xénophobie de l'année
dernière. Au temps de l'apartheid, une poignée de
blancs, dix pour cent de la population, possédait le capital
du pays. Avec le nouveau système, le gouvernement a essayé
de démocratiser et cela prend beaucoup plus de temps que
prévu. Il y a eu un changement, une " black emerging
middle class " est née mais ce n'est qu'une petite
poignée. Le problème est que la majorité
des Sud-Africains, donc des noirs, n'est pas suffisamment éduquée.
Le pays n'a pas encore un système d'éducation qui
va permettre à la majorité d'intégrer le
système économique. C'est le principal défi
de l'Afrique-du-Sud. C'est aujourd'hui beaucoup mieux qu'avant,
mais le progrès est très lent parce que nous n'avons
pas les structures et pas suffisamment de personnel formé
car, il ne faut pas oublier, qu'il y a eu un grand "brain
drain" dans ce pays. " Et le racisme qui avait été
institutionnalisé a-t-il disparu avec la fin de l'apartheid
? "Ce n'est pas possible dans un pays où la question
raciale a été la base du pouvoir pendant des siècles.
Les séquelles sont là, mais ce n'est pas seulement
un problème de racisme : il se double d'un élitisme
économique. Il y a désormais une élite blanche
traditionnelle et une nouvelle élite noire qui veut tout
accaparer. Il faut accélérer le processus de la
démocratisation qui passe par un meilleur système
éducatif. Le gouvernement est en train d'attaquer le problème
en prenant des mesures de plus en plus socialistes, de plus en
plus humaines, de moins en moins capitaliste, tournées
uniquement vers le profit. Nous sommes en train de trouver un
système de distribution des richesses plus équilibré.
" Et la violence urbaine ? "Elle n'existe malheureusement
pas qu'en Afrique du Sud. C'est un phénomène mondial.
D'après ce que je lis dans la presse locale, Maurice ne
fait pas exception à la règle. "
Question d'actualité politique pour continuer est-ce Jacob
Zuma est un meilleur président que Thabo M'Beki ? "
Cette question, qui a dominé le débat politique
des deux dernières années, a provoqué beaucoup
de controverses et d'inquiétudes, parce que Zuma est différent
des précédents dirigeants de l'ANC. Les autres étaient
des intellectuels formés dans des universités, Zuma
lui vient de la base, n'a pas fait d'études secondaires.
Mais il est très populaire parce qu'il vient du peuple,
sait parler son langage et connaît ses préoccupations.
Ce qui important ce n'est pas seulement le président mais
aussi l'équipe qui l'entoure. Le fait que le Trevor Manuel,
ministre des Finances depuis plus de quatorze ans et père
de l'économie sud africaine, soit resté au cabinet
a un nouveau poste rassure. Sa présence au sein du gouvernement
ainsi que celle d'autres anciens ministres inspire confiance pour
le moment. Et puis l'exemple du Zimbawe - qui est le worst case
scénario de ce qui pourrait arriver - fait peur en Afrique-du-Sud,
mais est aussi l'exemple de ce qu'il ne faut surtout pas faire.
Ne pas laisser faire. Pas de constitution flexible mais encourager
et soutenir des institutions fortes qui peuvent résister
et dire non au pouvoir politique. On l'a vu dans l'affaire Zuma
où les uns et les autres ont essayé, sans succès,
de manipuler le judiciaire. "
Malgré les problèmes énumérés,
Patrick Rassou pense, exactement comme quand il a quitté
l'Europe pour le continent noir en 1996, que l'Afrique du Sud
est un pays d'avenir. Est-ce qu'il ne serait pas devenu un afro
optimiste ? " Pas du tout. Je suis un afro-réaliste,
car je pense que le futur du monde se trouve du côté
des pays émergents comme la Chine et l'Inde et les pays
qui travaillent avec eux, comme l'Afrique-du-Sud. Les pays qui
ne dépendent plus des États-Unis et de L'Europe.
" Mais dernière question, l'Afrique-du-Sud est
actuellement en récession, non ? "Nous sommes en
récession, c'est vrai mais elle n'est pas comparable avec
ce qui se passe aux USA et en Europe. Notre système bancaire
est, avec celui du Canada, le seul qui n'a pas eu besoin d'aide
gouvernementale pour faire face à la crise. Le contrôle
des changes sud-africain a permis au pays de résister aux
conséquences les plus pires de la crise mondiale. Bien
sûr, il y a eu un ralentissement en raison de la baisse
des prix sur les produits miniers, mais la situation va se stabiliser,
toutes les indications vont dans ce sens. Pour moi, malgré
la crise, l'Afrique-du-Sud est pays d'avenir. "
Célébration
Calendrier d'activités étoffé pour les
95 ans de l'Eglise adventiste à Maurice
L'Eglise adventiste du 7e Jour fête ses 95 ans d'existance
au coeur de l'île Maurice. L'événement est
également marqué par deux autres célébrations
à l'instar les 60 ans du collège Adventiste et le
20e anniversaire de l'association des anciens étudiants.
La Fédération des Eglises adventistes promet ainsi
toute une panoplie d'activités dont la venue du pasteur
américain, Mark Finley, pour une causerie ouvert au public.
Plusieurs ont été prévus pour marquer ce
triple anniversaire d'une pierre blanche. Un service d'action
de grâces pour les 60 ans du collège et les 20 ans
de l'association des anciens étudiants aura lieu le 20
juin. Le lendemain, soit le 21 juin, un déjeuner sera offert
par le collège pour les démunis et les "Senior
Citizens". Placé sous le thème : "Vivre
sereinement en cette période de crise", le pasteur
Mark Finley fera le déplacement des Etats-Unis pour animer
une causerie le mardi 7 juillet à 19H00 sur le terrain
de jeux du collège Adventiste à Phoenix. Rappellons,
que le pasteur Mark Finley est actuellement le vice-Président
de la Conférénce générale des églises
adventistes du 7e Jour. Il est un ancien animateur et directeur
de l'émission télévisée américaine
"It is written", et est de surcroît le
premier pasteur de l'Eglise adventiste à animer des émissions
télévisées via satellite, indique Aniel Barbe
Président de la Fédération des Eglises adventistes.
Il est également écrivain et compte à son
actif plus de 70 ouvrages. Les célébrations se poursuivront
ensuite en septembre avec l'inauguration d'un "Junior
Library" et d'une exposition dans l'enceinte du colège
Adventiste notamment.
Croyance des adventistes
L'adventisme représente une des nouvelles variantes du
christianisme qui ont été introduites à Maurice
au 20e siècle, et se distingue par sa doctrine de l'imminence
de la seconde venue du Christ. L'Eglise adventiste du 7e Jour
a introduit dans le courant chrétien mauricien de nouveaux
concepts et de nouvelles pratiques dont le repos hebdomadaire
du 7e jour, l'immortalité inconditionnelle et le baptême
par immersion. Elle prône une hygiène de vie qui
passe par l'interdiction dans son milieu de la consommation de
boissons alcoolisées, de tabac et de drogue.
L'historique
L'Eglise adventiste du 7e Jour a été officiellement
fondée à Battle Creek, Michigan, aux Etats Unis
en 1863. Depuis, elle a atteint tous les continents et compte
actuellement plus de 15 millions de membres. Elle s'est implantée
à Maurice une cinquantaine d'années plus tard, soit,
le 12 septembre 1914, par le missionnaire français Paul
Badaut. Le 12 septembre de cette année-là, le pasteur
baptisa 24 membres par immersion où la rivière Trianon
coule en bordure de Saint Jean. Le 1e juillet 1916, la petite
communauté locale avait son premier lieu de culte à
la rue d'Epinay (aujourd'hui rue Jean-Claude d'Avoine), à
Rose-Hill. Notons que la Fédération des Eglises
adventistes de Maurice gère deux institutions notamment
le collège Adventiste fondé en 1949 et "Rosie
le Même Home", une maison de retraite qui acceuille
des personnes âgées de toutes foi confondues. Actuellement,
l'Eglise adventiste de Maurice compte 4 400 membres baptisés.
Audiovisuel
Affrontement entre deux actionnaires de Top FM
Deux des actionnaires de Top FM ne sont plus sur la même
longueur d'ondes. Des soupçons de falsification des comptes
seraient à l'origine du conflit. Le Dr Avtar Lit, le partenaire
britannique de la radio, a commandé un audit des comptes
de Top FM que dirige le Mauricien Balkrishna Kaunhye.
Fondateur et propriétaire du Sunrise Radio, la plus célèbre
des radios orientales de Londres, le Dr Avtar Lit avait participé
à la création de Top FM où il détient
19% des actions tandis que Balkrishna Kaunhye et un holding se
partageaient le reste des actions: respectivement 20 et 61 % .
Selon certaines sources, des membres d'un parti politique feraient
partie de ce holding. Si Sunrise radio avait fourni la logistique,
la maquette et les jingles des principales émissions, le
management avait été confié a Balkrishna
Kaunhye depuis l'ouverture de la station en 2001. Depuis le management
mauricien envoyait tous les ans à Londres un rapport comptable
des activités de la radio présentées comme
déficitaires. Et puis, cette année, avec la crise
économique internationale, le Dr Avtar Lit décide
de revoir sa stratégie de groupe et de vendre ses participations
dans les radios étrangères pour se concentrer sur
la station anglaise. Quand Balkrishna Kaunhye est mis au courant
de l'intention d'Avtar Lit il réclame qu'une clause de
l'acte constitutif de Top FM soit mise à exécution.
Cette clause prévoit que tout actionnaire qui veut vendre
sa part doit la proposer en priorité aux autres actionnaires
avant d'aller chercher un acquéreur. Mais, entre-temps,
le Dr Lit avait reçu des courriers dénonçant
le management de la radio et insinuant que les rapports envoyés
à Londres étaient falsifiés. Quand il arrive
à Maurice, il y a quelque jours, le Dr Lit demande à
revoir tous les comptes de la radio depuis son lancement et mène
une enquête. Cette enquête le pousse à croire
que les comptes de la radio qui lui ont été soumis
étaient falsifiés et qu'au lieu d'être déficitaire,
Top FM faisait des profits. Furieux, le Dr Lit a demandé
à un cabinet d'experts comptable d'analyser tous les livres
de compte qui lui ont été soumis. Selon certaines
sources, il envisagerait de dénoncer la clause de vente
obligatoire de sa part pour que Top FM ne soit pas rachetée
par Balakrishna Kaunhye. Contacté par Week End,
ce dernier a refusé de faire une déclaration sur
le conflit qui l'oppose au Dr Lit. Mais selon certaines informations,
il aurait contacté le propriétaire d'un hebdomadaire
pour lui proposer de s'associer au rachat des actions du fondateur
de Sunrise Radio. Toutes les parties concernées, dont des
groupes industriels intéressés par un éventuel
investissement dans une radio, attendent le rapport des experts
comptables qui devrait être prêt la semaine prochaine.
C'est la première fois depuis le lancement des radios privées
qu'un conflit de ce genre éclate entre les actionnaires.
Téléphonie mobile
Emtel ouvre son 12e showroom à Goodlands
Outre sa mission de rendre l'accès aux développements
technologiques plus accessible aux Mauriciens, la philosophie
de Emtel est également de se rapprocher toujours un peu
plus de ses clients. C'est dans cette optique que l'entreprise
- qui célèbre cette année ses 20 ans - a
inauguré son 12e showroom la semaine dernière. Le
lieu choisi est Goodlands. "Cette région, avec
ses banques, ses magasins et centres commerciaux et ses institutions
scolaires et médicales est devenu un axe incontournable
pour les habitants des villages avoisinants tels Grand Gaube,
Cottage, Poudre D'Or, Labourdonnais et L'Espérance, entre
autres. C'est la raison de notre présence à Goodlands.
Ce nouveau showroom, le douzième d'Emtel à travers
l'ile, sera au service des habitants de la région",
a explique le Chief Executive Officer (CEO) d'Emtel, Shyam Roy.
La cérémonie d'ouverture s'est tenue en présence
du Président du Conseil de District de Pamplemousses/Rivière
du Rempart, Ravin Soowamber et des personnalités de la
région. Lors de son allocution, Shyam Roy a fait un rappel
des nombreuses innovations apportées dans le domaine de
la téléphonie mobile, par le pionnier du domaine
depuis 20 ans. Outre la convergence des technologies qui nous
a permise d'offrir à nos clients des services innovateurs
tels que l'internet mobile, le vidéo call, le Ring Back
Tune, Emtel a été le premier à introduire
la technologie 3G sur le continent Africain. Aujourd'hui, Emtel
est devenu un 'One stop shop' à Maurice, Rodrigues
et Agalega, a-t-il fait ressortir. Et d'ajouter que "nous
nous rapprochons toujours un peu plus près de nos clients
avec cette gamme de services extraordinaire à la pointe
de la technologie". Shyam Roy a également rappelé
qu'il y a une semaine de cela, Emtel a fait une démonstration
de la mise en place du premier câble fibre optique souterrain
Emtel. Cela fait partie d'un vaste projet, qui comprend aussi
un réseau de câble de fibre optique sous-marin qui
va permettre à tous les Mauriciens de profiter des vitesses
20 fois plus rapides et des tarifs 10 fois moins chers pour l'internet
qu'aujourd'hui, a indiqué Shyam Roy.
Brèves
Du 19 au 28 juin: Avdhoot Baba Shivanandji propose une ancienne
méthode de guérison
Avdhoot Baba Shivanandji, plus comme Babaji est surnommé
the father of Indian Healing sera à Maurice, du
19 au 28 juin, pour une série de cours et de causeries
sur un ancien mode de guérison qui a la particularité
d'apporter un confort physique, émotionnel, matériel
et spirituel pour ceux qui choisissent cette mode de guérison.
Babaji utilise l'énergie divine pour guérir et permettre
à l'humanité de mener une vie remplie de grâce
et de compassion pour atteindre le but suprême qui est,
l'union avec l'infini. Babaji a obtenu le pouvoir de guérison
après des années de méditation intenses et
en suivant à la lettre les principes de son maître,
Sadguru Nityananda.
Un karma négatif peut entraîner une série
de maladies et Babaji possède les pouvoirs nécessaires
d'unir les forces divines pour assurer la guérison. Les
pouvoirs divins sont transmis dans les idôles et les pierres
précieuses.
La Shambhavi ou le pouvoir divin de guérison de Dieu Shiva
permet une chose bien définie, " exterminating
all the diseases, suffering and pain prevalent in humanity "
L'organisation Shiv Yog (Mauritius) à qui revient l'initiative
de la visite de Babaji, a prévu une causerie et une session
de guérison de masse, le vendredi 19 juin, à 18
h, à l'auditorium Octave Wiehe, à Réduit.
Les autres cours sont prévus au Centre Swami Vivekananda,
à Pailles, et s'établissent comme suit: Siddha I
(les 20, 21 et 22 juin), Siddha II (les 24 et 25 juin), Shambhavi
(les 26, 27 et 28 juin). Les cours sont ouverts à tous
et les intéressés peuvent se renseigner auprès
de Kiran (421 0306) et Devi (7686113).
Sanjay Bhuckory récompensé
IATA (l'Association Internationale des Transporteurs Aériens)
a tenu sa 65eme Assemblée Générale à
Kuala Lumpur, en Malaisie du 7 au 9 juin 2009.
Dans le cadre de cette Assemblée Générale,
le Board of Governors (BOG) de l'IATA a tenu un dîner de
gala au Petronas Towers le samedi 6 juin 2009. Au cours de ce
dîner, IATA a récompensé Sanjay Bhuckory
pour sa contribution au BOG. Parmi les invités à
cette fonction, étaient le Ministre malaisien du tourisme,
Dato Sri Dr Ng Yen Yen, le directeur général de
la IATA, Giovanni Bisignani, ainsi que les membres du BOG dont
les présidents et directeurs généraux des
principales compagnies aériennes.
Rappelons que l'ancien Chairman d'Air Mauritius a servi comme
Gouverneur de l'IATA de 2007 à 2009. Il a aussi été
le Président de l'AFRAA (Association des Lignes Aériennes
Africaines) de 2006 à 2007. Sanjay Bhuckory a été
particulièrement actif sur le plan de l'environnement durant
son mandat au BOG. Il était intervenu au cours de conférences
internationales de la IATA, aussi bien qu'au niveau africain.
Dans ce contexte, le directeur général de l'IATA,
Giovanni Bisignani était à Maurice en octobre de
l'année dernière sur l'invitation d'Air Mauritius
pour une conférence sur l'impact de l'aviation sur l'environnement.
Sanjay Bhuckory s'est dit profondément touché par
le singulier honneur que lui a conféré l'IATA. Il
dédie cette distinction à Air Mauritius, à
l'Ile Maurice, et plus particulièrement à tous ceux
et celles qui l'ont soutenu durant son mandat à Air Mauritius.
Le 4 et 5 juillet au Swami Vivekananda Centre, Pailles: 2e
édition du salon "Santé, sport et bien-être"
Santé, sport et bien-être. Trois éléments
essentiels indissociables dans le quotidien de chaque citoyen.
Ces thèmes de proximité qui demeurent au cur
de nos préoccupations journalières seront mis en
exergue sur une même plateforme lors de la 2e édition
du salon "Santé, sport et bien-être"
le 4 et 5 juillet prochain. Ce salon, qui accueillera plus de
100 exposants (institutions et sociétés savantes,
entreprises du médicament, laboratoires, cliniques privées,
hôpitaux, fédérations sportives, assurances
et mutuelles santé...), ainsi qu'une douzaine d'associations
de patients visant à orienter les malades / parents vers
un accompagnement adapté à leurs besoins - se tiendra
au Centre Swami Vivekananda, Pailles de 9 h à 18 h. Il
est organisé par la Heart Foundation (Mauritius) en collaboration
avec de nombreux partenaires, dont le ministère de la Santé
et celui du Tourisme, ainsi que diverses Ong. Durant les deux
jours de cette édition, les exposants proposeront une animation
pédagogique pour les plus jeunes. Il s'agit d'un parcours
de Santé Enfant conçu autour de sujets et de contenus
spécialement adaptés à cette tranche d'âge.
De même, en complément aux informations médicales
qui seront présentées aux visiteurs, un circuit
Santé sera à la disposition du public pour lui permettre
de faire un check-up médical par le biais de divers dépistage.
L'accès au salon s'élève à Rs 10 pour
un enfant et Rs 20 pour un adulte. Des navettes gratuites seront
mises à la disposition du public. Un site internet "http://www.salon-sante-maurice.com"
a été spécialement crée pour l'occasion.
Cet outil multimédia offrira non seulement la possibilité
à ceux qui se seront déplacé mais également
aux non visiteurs de (re)découvrir virtuellement l'espace
des exposants.
Curepipe: Un conseiller porte plainte contre l'administration
Le conseiller municipal Anil Dhorbal a fait une déposition
à la police contre l'administration de Curepipe, vendredi.
Cette déposition fait suite à des demandes d'informations
municipales qui n'ont pas été obtenues.
Cette curieuse affaire municipale commence au mois de mars quand
le conseiller Anil Dhorbal pose la question suivante lors d'une
réunion d'un comité: est-ce que la place Ian Palach
est lavée régulièrement selon les termes
d'un contrat que la municipalité a signé avec une
entreprise privée? Deux réponses sont données
à cette question, une première donnée par
un fonctionnaire est positive, une deuxième découlant
d'un audit municipal est négative. Face à cette
double réponse, le conseiller a réclamé un
deuxième audit et demandé que celui du ministère
des Administrations Régionale se penche sur la question.
Ayant l'impression que l'administration ne suit pas les instructions
du personnel politiques et après maintes démarches,
le conseiller Dhorbal a décidé de faire accélérer
les choses en donnant une déposition à la police
qui sera obligée d'ouvrir une enquête. Il espère
ainsi avoir la réponse à la question posée
au début du mois de Mars: est-ce que la place Ian Palach
est régulièrement lavée?
Du 17 au 19 juin au Centre Swami Vivekananda, Pailles: 4e édition
du salon HotelWorld Océan Indien
80 exposants participeront cette semaine à la 4e édition
du salon HotelWorld Océan Indien. Organisé par Publi-Promo
Ltd, ce salon - qui s'adresse aux hôteliers et restaurateurs
de Maurice et de la région - regroupera les fournisseurs
de l'hôtellerie et de la restauration. Cette 4e édition
est soutenue par divers partenaires dont la Mauritius Promotion
& Tourism Authority, l'Association des Hôteliers et
des Restaurateurs de l'Île Maurice (AHRIM) et l'Association
des Chef de l'Ile Maurice (ACM). L'objectif de cet événement
qui a lieu chaque deux ans est d'encourager le développement
de ce secteur à Maurice en vue de permettre au pays d'être
le "Hub" des fournisseurs pour la région
Océan Indien. La répartition des exposants se fera
ainsi selon les secteurs du food & beverages, de l'hébergement
et la décoration intérieure, de l'administration,
de l'animation, des sports, du spa... Les visiteurs pourront voir
sur place tous les derniers équipements à leur porté.
Les participants proposeront également des sessions de
démonstrations et de dégustations sur les différents
stands. Dans le cadre de ce salon, une compétition culinaire
sera organisée par l'ACM sur une base quotidienne. Les
concurrents, notamment les équipes des principaux hôtels
de l'Île devront travailler sur les trois thèmes
retenus : gâteau de mariée (1er jour), canapés
salés avec ingrédients locaux (2e jour), et sculpture
sur fruits et légumes (3e jour).
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