s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 14 juin 2009



  Entrée en vigueur du Travel Agents and Tour Operators Workers RO - Grogne et frustration chez les salariés du réceptif
  72 cas positifs officiellement recensés, principalement dans la capitale - Fièvre dengue : serait-ce le sommet de l'iceberg?
  Grippe porcine - Pandémie déclarée par l'OMS
  Waste-to-energy à La Chaumière - Le collectif anti-incinérateur plaide sa cause auprès du Premier ministre
  Journée Mondiale du Sang, aujourd'hui - Don de sang : la qualité contre la quantité
  Monde du travail - La CSTP en compagne contre le projet 24/7 de la HRDC
  Violence en milieu scolaire - Punition: l'Ombudpserson invite à la réflexion sur des méthodes constructives
  Adolescents sans repères - Implémentation d'un nouveau concept pour les 12-15 ans de Goodlands
  Interdit d'accès depuis 15 jours - Le "kalimaye" de St Paul rouvert aux dévôts hier
  Malgré les fonds mises en place - Les pêcheurs se disent menés en bateau
  Portrait - Patrick Rassou, afro-réaliste
  Célébration - Calendrier d'activités étoffé pour les 95 ans de l'Eglise adventiste à Maurice
  Audiovisuel - Affrontement entre deux actionnaires de Top FM
  Téléphonie mobile - Emtel ouvre son 12e showroom à Goodlands
  Brèves


Entrée en vigueur du Travel Agents and Tour Operators Workers RO

Grogne et frustration chez les salariés du réceptif

La grogne et la frustration s'installent chez les salariés des Tour Opérateurs. L'entrée en vigueur d'un Remuneration Order pour les Agents and Tour Operators Workers, le tout premier dans ce secteur, ne favoriserait pas les intérêts de ceux qui y travaillent depuis des années. Leur employeur, selon nos sources, se seraient basé sur ce RO et les nouvelles dispositions de l'Employment Rights Act (ERiA) et l'Employment Relations Act (EReA) pour modifier les conditions de travail, dont les horaires travail qui passent de 40 heures par semaine à 90 heures par quinzaine, la suppression des heures supplémentaires et un exrecice de récision de salaires ne s'appliquant qu'à une partie du personnel. Quoi qu'il en soit, ce Remuneration Order est très mal accueilli tant du côté du patronat que celui des employés.

"Ce RO intervient à un moment ou nous devons nous serrer les coudes et mettre en place des mesures pour réduire aux maximum nos coûts tout en préservant l'emploi. Or, dans certains cas, nous sommes contraints d'augmenter des salaires par plus de 40% dans un contexte où les arrivées touristiques continuent à baisser. Ce n'est pas logique tout ça", fait ressortir un directeur d'un Tour Opérateur. Avec les nouvelles dispositions de la loi, les employeurs dans ce secteurs sont en effet été contraints de réajuster le salaire des employés comptant jusqu'à quatre années de service. "La majoirité des travailleurs en service touchent un salaire inférieure à la nouvelle grille salariale proposée dans le Remuneration Order", indique un Human Resource Manager.

En réajustant le salaire d'une partie du personnel, certaines entreprises arrivent difficilement à contenir la colère de certains de leurs salariés. Certains ont déjà pris contact avec des mouvements syndicaux, alors que d'autres, déjà syndiqués, planchent sur la marche à suivre. "C'est normal que nous soyons frustrés, car un employé qui compte un an de service touche presque le même salaire d'un employé comptant cinq ans de service. Ce n'est pas normal. C'est de la discrimination pure et simple", partage une employée du secteur.

L'extension des heures de travail, passant de 40 heures par semaine à 90 heures par quinzaine n'a fait qu'exacerber le problème, car avec ce changement préconisé dans l'ERiA, les heures supplémentaires sont automatiquement supprimées au sein de certaines entreprises. "Notre salaire était déjà bas. Maitenant que les "overtime" sont supprimées, nous nous retrouvons avec une réduction d'au moins 20% sur nos revenus mensuels. Cela sans compter que nous n'aurons droit à aucune augmentation salariale cette année. Aujourd'hui, nous sommes contraints de travailler pendant les week-ends pour compléter 90 heures de travail par semaine. Un dimanche de travail comptera comme un jour normal, et ce sans paiement d'une seule heure supplémentaire. Le plus grave, c'est qu'on est obligé de se taire parce qu'on nous a fait comprendre que si la situation ne s'améliore pas, il y aura des licenciements. Quand vous avez travaillé pendant des années pour une entreprise sans vous plaindre et sans faire des revendications, cela vous dégoûte quand on vous traite de cette façon", explique un groupe de travailleurs d'une compagnie opérant dans le domaine du tourisme et de l'aviation.

Lobby du patronat

Du côté du patronat, les principaux responsables, regroupés au sein d'une association, auraient tenté de convaincre le gouvernement de revenir sur sa décision. Mais en vain. Des rencontres ont même eu lieu avec les hauts officiels du gouvernement et le ministre du Travail et des Relations industrielles, Jean-François Chaumière. "Le gouvernement ne peut pas reculer", nous a-t-on fait comprendre. Nous apprenons également que le ministère des Finances aurait imposé certaines clauses dans le Remuneration Order, cela malgré la désapprobation des fonctionnaires du ministère du Travail et des Relations industrielles.

Les mouvements syndicaux, eux, accueillent favorablement la promulgation d'un RO dans ce secteur. Mais il n'approuvent pas pour autant les mesures qui y sont préconisées. "Nous militons depuis 2003 pour qu'il y ait par exemple un salaire minimum dans ce secteur depuis 2003. Le gouvernement est venu avec un RO, mais il y a plusieurs aspects qui méritent d'être revus, car ils représentent une menace aux droits des travailleurs. Plusieurs droits acquis sont menacés", explique Jane Ragoo, secrétaire de la Confédération des travailleurs du secteur privé (CTSP).

Certaines entreprises feraient actuellement face à une certaine résistance venant de leur personnel qui, non satisfait des changements intervenus dans leurs conditions de travail, ont fait appel à des syndicats pour défendre leurs intérêts. "Nous sommes en effet en présence de plusieurs cas où l'employeur est en train d'imposer les 90 heures par quinzaine. Les conditions de travail ont été revues de façon unilatérale. Nous comptons bientôt déclarer litige au ministère du Travail et des Relations industrielles", confirme la syndicaliste.

Menaces de licenciement

Avec ces changements, qualifiés de "drastiques" au sein de certaines entreprises, la question de négociation collective, telle que préconisée dans la nouvelle législation, est considérée au ministère du Travail et des Relations industrielles comme un moyen pour que les salariés et le patronat puissent trouver un terrain d'entente. Mais là où le bât blesse, c'est que nombre de travailleurs dans ce secteur ne sont pas syndiqués. "Le département des ressources humaines nous impose de nouvelles conditions sans que nous ayons notre mot à dire. Un beau jour on convoque une réunion et on vous informe que des changements entreront en vigueur à partir de telle date. On nous met devant un fait accompli. Si on n'est pas content, on nous devant d'aller voir ailleurs. C'est injuste, car en cette période de crise, nos employeurs savent que nous allons devoir nous plier devant leur attitude dictatoriale parce que nous sommes suspendus à nos responsabilités et obligations familiales. Nous devons faire vivre nos familles. Donc, nous subissons", partage une employée et mère de famille.

Pour les syndicalistes, ce Remuneration Order risque d'accentuer la frustration chez les travailleurs, car les conditions édictées risquent de créer deux catégories d'employé au sein de la même entreprise. Ceux engagés dans la gestion des ressources humaines ne désapprouvent pas cette possibilité. "A un moment, nous risquons effectivement de nous retrouver avec des travailleurs qui font le même travail mais avec des conditions d'emploi différentes. C'est vrai que ce sera difficile à gérer, car quand un travailleur est frustré, c'est sa performance qui est affecté en premier lieu. Il nous faut donc trouver des solutions et la meilleure façon d'y parvenir est de s'assoir, réfléchir et discuter pour arriver à une 'win-win situation'", déclare une directrice des ressources humaines.

Pour Jane Ragoo, la solution serait en effet de tirer profit des avantages de la négociation collective. "Je pense que certains problèmes ou erreurs peuvent être corrigées à travers la négociation collective. Mais encore faut-il que l'employeur accepte de jouer le jeu et que l'entreprise accepte que ses employés se joignent à un syndicat", conclut-elle.


72 cas positifs officiellement recensés, principalement dans la capitale

Fièvre dengue : serait-ce le sommet de l'iceberg?

Alors que le ministère de la Santé annonçait une dizaine de cas suspects recensés durant la première semaine de juin, les autorités ont confirmé vendredi dernier 72 cas de fièvre dengue parmi la population mauricienne. 31%, soit un tiers des 229 échantillons qui ont été soumis aux fins d'analyse, se sont révélés positifs au virus de la dengue, a annoncé le ministre de la Santé, Rajesh Jeetah. Si elles ne souhaitent pas être alarmistes - qualifiant la fièvre dengue rapportée à Maurice comme étant bénigne - les autorités restent prudentes. Leur objectif étant d'éviter un remake du chikungunya en 2006. Toutefois, le nombre de cas recensés depuis le depuis de juin, sans compter les cas de fièvre anormaux rapportés par le privé, font penser à l'épisode 2006, où les autorités ont longtemps tergiversé avant de dévoiler l'ampleur de la propagation du chikungunya qui a fait plus de 10 000 victimes seulement entre janvier et août 2006, avec une incidence économique de la maladie au-delà de son aspect sanitaire…

La moustique aedes albopictus - celui-là même qui avait été le vecteur du chikungunya en 2006, avec des effets négatifs pour notre secteur touristique, outre la santé publique, frappe une nouvelle fois. Pour l'instant, le foyer semble se concentrer dans la capitale, même si des cas ont été recensés dans l'Est ainsi que le Nord. Vendredi, le ministère de la Santé a révélé que Maurice compte, à ce stade, 72 cas positifs à la fièvre dengue. "Des 229 échantillons répertoriées entre le 3 et le 11juin, 72 se sont avérés positifs", indique le Director of Health Services, le Dr Neerunjun Gopee. Or, dans le privé, la clinique Chisty Shifa soutient avoir informé le ministère d'une série de cas de fièvre anormaux depuis le 5 mai dernier. Les médecins du privé sont d'avis que le nombre de cas est beaucoup plus élevé que ce qu'indique le ministère de la Santé. Ils attendent les rapports de l'ensemble du réseau médical privé pour une première estimation de l'ampleur de la dengue à Maurice. Mais la Santé indique que les tests relatifs à la dengue ont démarré depuis le 3 juin. "Les premiers tests mauriciens ont en effet révélé une positivité au virus mais nous attendions la confirmation d'expertise étrangère, le cross-checking, comme le veut la procédure, avant de nous prononcer sur la maladie", explique le Director of Health Services. Il confie ainsi que selon la procédure, une dizaine d'échantillons a été envoyée en Afrique du Sud la semaine dernière et les résultats sont venus confirmer la présence de la dengue sur le territoire mauricien. Soutenu par le ministre, le Dr Neerunjun Gopee affirme que ces cas positifs sont toutefois des cas de dengue bénignes. "Il n'y a pas lieu de paniquer. Les patients se portent bien. L'essentiel c'est d'être vigilant et d'éviter toute propagation", dit-il. Ainsi, depuis plus d'une semaine, les autorités sont sur le qui-vive et le gouvernement a pris les mesures nécessaires pour éviter la propagation du virus. A cet effet, plus de 1400 officiers dont les éléments de la Special Mobile Force (SMF) ont été mobilisés sur le terrain. Les campagnes de sensibilisation se poursuivent de même que la démousitication, qui a été accentuée dans la capitale en raison de nombreux cas détectés. Une mécanisme de surveillance a été mis en place et parallèlement à la grippe porcine A(H1N1) relevé au stade de pandémie par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la vigilance a été accentuée au niveau de l'aéroport.

Souvenirs du chikungunya

L'heure est à la vigilance et à la prévention. Les autorités intensifient ainsi leur campagne de sensibilisation pour inciter la population à se protéger du virus et éviter une propagation de la dengue dans l'île. Sans pour autant tomber dans la psychose à ce stade, il est noté que beaucoup de Mauriciens prennent peur au moindre symptôme, à la moindre petite toux. Les services de santé voient déferler une quantité de patients ces derniers jours, souffrant de fièvre ou grippe, mais craignant surtout d'être atteints de la dengue. La dengue est un nom qui fait peur car les souvenirs du chikungunya sont encore vifs dans la mémoire des Mauriciens. La progression du chikungunya en 2006 avait en effet provoqué une chute dans notre économie affectant en premier lieu le tourisme. L'épisode chikungunya en 2006 avait, en raison de sa prévalence sur le sol mauricien, provoqué une nette régression dans les arrivées touristiques à Maurice durant la période mars à juillet, entraînant une incidence sur notre économie. Mais les autorités veulent éviter une panique injustifiée. "Il y a panique quand on ne sait pas à quoi on a affaire. Là on sait de quoi il s'agit. La dengue est là, nous avons un plan d'action et il faut s'appliquer à éradiquer le virus au plus vite", explique le Dr Neerunjun Gopee. Le ministère de la Santé rappelle qu'outre un système de surveillance efficace, toutes les mesures préventives nécessaires ont déjà été prises en vue d'éviter une épidémie de la maladie. En sus des opérations de démoustication, les autorités appellent à la mobilisation citoyenne. "Nous ne pourrons éradiquer la dengue sans l'aide de chaque citoyen. Chaque Mauricien doit assumer ses responsabilités et nettoyer autour de lui. Nous avons besoin d'une action collective", insistent les autorités. C'est dans cette optique d'ailleurs que différents ministères, notamment des collectivités locales, de l'Environnement et du Tourisme, se sont regroupés autour de la Santé pour contribuer à faire régresser les cas et éradiquer la fièvre dengue. Actuellement, explique le Dr Neerunjun Gopee, il y a un accroissement de nouveaux cas, mais si nous continuons avec notre plan d'action et que chaque mauricien y met du sien, la dengue n'existera plus chez nous d'ici peu.

Épée de Damoclès pour l'économie

En effet, si l'État souhaite être relatif par rapport à la propagation de la dengue, il demeure que ce virus représente, si pas éradiqué rapidement, une menace pour la population dans son ensemble mais également pour notre économie. Ajouté à cela, la grippe porcine A(H1N1), relevée au stade de pandémie par l'OMS, est suspendue comme une épée de Damoclès sur le secteur touristique. Certes, la surveillance a été renforcée au niveau du port et de l'aéroport. Depuis le début du mois de juin, les effectifs ont été consolidés. Un exercice de simulation par rapport à la grippe porcine a également été effectuée la semaine dernière à l'aéroport. Et la Santé rappelle qu'un Thermal Scanner a été installé pour détecter des signes de la présence d'un virus chez les passagers. Toutefois, le danger demeure. C'est dans cette optique, assure-t-on au ministère, que des affiches ont été placardés un peu partout, afin de rassurer les touristes, et de les informer des mesures préventives. "La présence de la dengue ne peut être déniée. Au contraire, nous jouons la carte de la transparence en informant les touristes que la situation est sous contrôle et que les mesures sont prises pour éviter la prolifération du virus", indique un haut gradé du ministère de la Santé. Au niveau de l'Association des Hôteliers et des Restaurateurs de l'Île Maurice (AHRIM), on fait ressortir que les événements concernant la dengue sont suivis de près. Patrice Legris, le CEO de l'association, estime que "des mesures très vigoureuses ont été prises par les autorités car la progression de la maladie est heureusement relativement faible". Il fait ressortir que les hôteliers ont été sensibilisés pour intensifier les mesures prises pour le nettoyage et l'application de larvicides dans son environnement ainsi que des actions de fumigation nécessaires. "Toutes les mesures déjà existantes pour le contrôle des moustiques implémentées à l'occasion de la campagne pour l'éradication du chikungunya il y a 3 ans ont été réactivées. Et il est important que le public en général s'engage à entreprendre des actions de nettoyage dans son environnement proche et aussi suive les mesures de prévention communiquées concernant l'eau stagnante", indique Patrice Legris. Selon lui, la situation semble être sous contrôle et il faut maintenir cette vigilance de toutes parts afin d'enrayer ce virus.


Le nombre de cas est beaucoup plus élevé selon le privé: La PMPA souhaite la mise en place rapide d'un comité conjoint public/privé

Si les autorités soutiennent que seul un tiers des 229 échantillons soumis aux fins d'analyses s'est révélé positif au virus de la dengue, les médecins du privé appréhendent que le nombre de victimes soit beaucoup plus élevé. D'ailleurs la Private Medical Practitioners Association (PMPA) attend les rapports de l'ensemble du réseau médical privé pour une première estimation de l'ampleur de la dengue à Maurice. Le Dr Zouberr Joomaye, porte-parole de la PMPA, indique que le mot d'ordre a été donné à tous les médecins privés d'être vigilants et d'assurer une surveillance accrue sur cette maladie. "Fort de l'expérience chikungunya en 2005-2006, nous espérons que la dengue sera vite enrayée. Pour cela, il faut passer par l'éducation de la population et la prévention autour de la prolifération des moustiques", indique-t-il. Si la PMPA est satisfaite des mesures prises par le ministère de la Santé, qui selon elle a agi promptement, elle regrette que le plan d'action public/privé, comme ce fut le cas lors de l'épisode chikungunya, n'a pas encore été mis en place. Le privé souhaite ainsi l'implémentation rapide d'un comité élargi privé/public avec la contribution des cadres administratifs et les entomologistes du ministère de la Santé ainsi que des médecins du privé. De même, la PMPA espère que les tests qui seront envoyés du privé au laboratoire central seront réalisés dans des délais satisfaisants. Pour l'heure, indique le Dr Zouberr Joomaye, nous essayons au maximum de rassurer les patients sur la dengue qui est en général une maladie bénigne.


Il y a-t-il eu réelle surveillance des maladies potentiellement épidémiques?

Le gouvernement, mais plus justement particulièrement les hauts - fonctionnaires censés être responsables d'exercer la vigilance sur les maladies susceptibles de se répandre en épidémie se sont-ils convenablement acquittés de leur tâche ?

Selon l'avis de nombre d'officiers du Service civil à qui l'envie de manque pas de parler ouvertement dans l'intérêt public, c'est la question que devrait essayer de soulever un digne membre de notre Assemblée nationale dans le contexte de la propagation dans le pays à une vitesse assez inquiètante de la fièvre dengue.

Il semblerait qu'effectivement, il y a eu tendance chez certains des hauts - fonctionnaires concernés de s'endormir sur les lauriers après que, dans un sursaut national, on avait réussi ici à limiter les dégats causés par l'épidémie de chikungunya en 2005-2006. Cette épidémie, rappelons-le, avait affecté près de 20, 000 personnes et fait quelques morts. Nombre de ceux qui en furent malades en ressentent encore les séquelles.

Dès les premières démarches prises pour combattre le Chikungunya, notamment les campagnes de démoustication, il avait été conclu, à l'époque, pour que la protection civile soit réellement un succès, il fallait une conscientisation et une mobilisation générale permanentes venant d'abord des collectivités locales (municipalités, conseils de district et conseils de village). Cette leçon fut, soit-dit en passant, retenue de la campagne menée dans un lointain passé contre la Malaria et qui avait, finalement, aboutie à l'éradication de ce fléau. Il fut décidé qu'en raison de la menace constante qui pèse sur l' île Maurice avec le va-et-vient de milliers de touristes, des travailleurs étrangers dont certains pouvaient introduire des maladies, mais surtout, aussi de l'existence chez nous-mêmes de foyers de moustiques potentiellement vecteurs à l'instar des terrains boisés mal-entretenus et de marécages, il fallait que siège en permanence un comité de vigilance et surtout que ce comité agisse avant que toute maladie ne survienne.

Ainsi aucun aimerait savoir ce qu'à réellement fait, entre la disparition du Chikungunya et l'apparition de la fièvre dengue de nos jours, un comité institué dans ce sens et que devait supposément présider le secrétaire - permanent du ministère des Administrations régionales, M. Boyramboli? Combien de séance de travail ce comité a tenu depuis et quelle a été le suivie sur le terrain ?


Moyen de lutte

Pour contrer la dengue et éviter sa propagation, les moyens de lutte existants sont le contrôle des moustiques vecteurs dans les zones concernées et la protection individuelle contre les piqûres de moustiques. Les efforts doivent de ce fait être concentrés sur l'élimination des moustiques. Les précautions à prendre sont : éliminer tous les endroits où les moustiques peuvent survivre chez vous ou autour de votre maison ou quartier. Éviter toute accumulation d'eau sur votre toit, dans des pneus usés, dans des boîtes de conserves ou dans les pots de fleurs. Si vous mettez de l'eau dans des ustensiles pour des animaux domestiques, changez cette eau tous les jours. Utilisez des moustiquaires sur les ouvertures, portes et fenêtres pour vous protéger des moustiques. Utilisez des lotions, crèmes ou aérosols anti-moustiques et autant que possible portez des vêtements qui vous couvrent presque tout le corps.


Grippe porcine

Pandémie déclarée par l'OMS

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclenché jeudi dernier le niveau 6 d'alerte maximale face à la grippe porcine A(H1N1), désormais considérée comme une pandémie mondiale, la première du XXIe siècle. Le virus A(H1N1) de la grippe porcine a contaminé 30 000 personnes dans 74 pays et fait 144 morts dans sept pays, selon le bilan publié jeudi par l'OMS. La poursuite de cette propagation qui s'attaque majoritairement aux jeunes de moins de 25 ans est inévitable indique l'OMS. A Maurice, à ce jour, aucun cas de grippe A (H1 N1) n'a été signalé. Toutefois, les mesures de surveillance ont été consolidées une nouvelle fois cette semaine.

La guerre ouverte de la pandémie de grippe 2009 est désormais déclenchée. L'OMS a par ailleurs prévenu les pays les plus affectés qu'ils devaient se préparer à "une deuxième vague d'infection". Toutefois, l'OMS assure que malgré sa rapide propagation, elle est étroitement surveillée. A Maurice, la Santé souligne qu'aucun cas n'a, à ce stade été signalé. "Nous avons un système de surveillance efficace et une collaboration étroite avec les passagers ainsi que les officiers de bord. Notre système de surveillance a d'ailleurs été davantage renforcé cette semaine", indique un haut gradé du ministère. Ainsi, outre le renforcement de la capacité d'assistance médicale, le nombre d'officiers du sanitaire a également été augmenté à l'aéroport comme au port. Les autorités ont également installé un Thermal Scanner en à Plaisance en vue de détecter des passagers porteurs du virus. L'objectif est de rester sur ses gardes car une propagation du virus H1NI pourrait faire beaucoup de tort à la santé du pays mais aussi à son économie comme le redoutent les autorités en ce qu'il s'agit d'une épidémie de la fièvre dengue. Comme l'a indiqué l'OMS, les pays qui n'enregistrent pas de cas ou peu de cas doivent rester vigilants et appliquer les recommandations concernant les mesures spécifiques de protection. Car une des caractéristiques des pandémies rappelle l'OMS - qui continue à recommander qu'aucune restriction ne soit apportée aux voyages et qu'il ne soit procédé à aucune fermeture de frontières - est leur propagation rapide à toutes les parties du monde.

Au niveau mondial, l'OMS indique qu'elle a de bonnes raisons de penser que cette pandémie, du moins dans ses premiers jours, sera de gravité modérée. Par expérience, a expliqué le Directeur général de l'OMS, le Dr Margaret Chan, nous savons que la gravité d'un pays varie en fonction de plusieurs facteurs. Selon les données actuellement disponibles, a-t-elle fait ressortir, dans la grande majorité des cas, les malades n'ont présenté que des symptômes bénins et leur guérison a été rapide et intégrale souvent en l'absence de toute forme de traitement médical. La plupart des cas d'infection graves et mortels ont touché des adultes entre 30 et 50 ans a indiqué le Dr Margaret Chan. Toutefois, l'OMS ne peut se prononcer sur la manière dont ce virus se comportera dans les conditions qui sont normalement celles des pays en développement. A ce jour, rappelle l'OMS, la grosse majorité des cas décelés et étudiés concerne les pays relativement riches. Néanmoins, souligne le Dr Margaret Chan, les pandémies de grippe, quelle que soit leur gravité sont des événements remarquables en raison de la sensibilité pratiquement universelle de la population mondiale à l'infection.


Qu'est-ce qu'une pandémie?

Le passage au niveau 6 d'alerte correspondant à une pandémie intervient lorsque plus de deux foyers de contamination autonomes ont été identifiés. Pour certains experts, ces conditions, strictement géographiques, étaient déjà réunies depuis quelques jours. Mais l'OMS a hésité à le déclarer, craignant de susciter la panique dans l'opinion publique. Le système d'alerte de l'OMS est en effet calqué sur le modèle des épidémies de grippe très meurtrières du siècle dernier et sur celui de la virulente grippe aviaire. Il ne tient pas compte de la gravité de la maladie, d'où un fort risque de méprise. Pour ce siècle, la grippe A/H1N1 est la première pandémie déclarée. Au cours du siècle dernier, on a en revanche, connu trois grandes épidémies grippales, notamment la grippe espagnole en 1918-1919 qui selon l'OMS a fait au moins 40 millions de morts.


Waste-to-energy à La Chaumière

Le collectif anti-incinérateur plaide sa cause auprès du Premier ministre

Le Collectif des opposants à l'incinération des déchets a fait un véritable plaidoyer pour défendre sa cause auprès du Premier ministre, Navin Ramgoolam, dans le sillage de la mise en opération d'un incinérateur de déchets à La Chaumière. Après s'être lancé dans une campagne de sensibilisation et des actions sur le terrain, dont une marche pacifique le dimanche 24 mai dernier, ce mouvement s'adresse maintenant au Premier ministre en lui demandant avec l'aide de son gouvernement de donner trois ans "aux Mauriciens" pour mettre en place un système national de tri et de recyclage de déchets comme alternative à l'incinération des déchets. Ce système, selon le mouvement anti-incinérateur, devrait entraîner une baisse de près de 80% du volume de "nos poubelles."

Pour la première fois, après plusieurs semaines de campagne, couplée d'insinuations, d'allégations et de commentaires impertinents, le Collectif des opposants à l'incinération des déchets s'adresse au Premier ministre, l'invitant à soutenir sa cause et visant à trouver des solutions alternatives et propres concernant le traitement et l'élimination des déchets. C'est dans le contexte de la mise en oeuvre d'un programme national de gestion des déchets que le collectif s'est adressé au Premier ministre. Le mouvement s'appuie sur les filières de compostage et de recyclage pour soutenir sa cause.

"Nous redisons encore et avec force combien ce projet est illogique dans un pays avec près de 70% de déchets verts, biodégradables, qui peuvent être transformés en fertilisants naturels pour notre agriculture", insistent les opposants à l'incinération des déchets. Et d'ajouter plus loin: "Pendant les semaines et mois à venir, nous continuerons à oeuvrer sans relâche auprès des Mauriciens pour leur faire découvrir les bienfaits du compostage. Tous se montrent favorables à cette technique qui leur permettra d'utiliser un engrais naturel pour fertiliser les terres du pays. Grâce à cette action, nous sommes confiants de pouvoir diminuer rapidement le volume de déchets de 65%."

Pour le mouvement, la combinaison compostage et recyclage devrait permettre au pays de réduire le volume de déchets tournant autour de 400 000 tonnes par an à 80%. "M. le Premier ministre, avec l'aide de votre gouvernement, nous vous demandons de donner trois ans aux Mauriciens pour prouver qu'on peut aussi mettre en place un système national de tri et de recyclage de déchets. Avec l'aide de tous, nous pouvons y arriver. Non seulement cela créera 15 fois plus d'emplois que l'incinération, mais nous obtiendrons aussi une baisse de près de 80% du volume de nos poubelles!"

Plaçant le dossier de gestion des déchets dans un contexte d'une île Maurice durable et situant les enjeux d'une éventuelle décision d'opter pour l'incinération des déchets, ils garantissent le gouvernement de leur soutien pour atteindre cet objectif. "M. le Premier ministre, nous connaissons vos ambitions pour une île Maurice durable. Vous n'êtes pas seul à y croire. Vous pouvez compter sur nous", assurent-ils.

La récente déclaration au Parlement du vice-Premier ministre et ministre des énergies renouvelables, Rashid Beebeejaun, a sans aucun doute apporté une lueur d'espoir dans le combat des opposants à l'incinération. Ce dernier avait soutenu que le gouvernement allait se baser sur les recommandations du Professeurs Joël de Rosney qui agit comme conseiller spécial au Bureau du Premier ministre, concernant le projet d'incinérateur de la Chaumière, de même que le projet de centrale à charbon à Pointe-aux-Caves. Le Collectif souhaite ainsi que le Pr de Rosnay rencontre les citoyens et les experts locaux, en sus des rencontres prévues avec les promoteurs des projets, en vue de prendre connaissance des alternatives qu'ils proposent.

La question de santé publique et la préservation de l'environnement, maintiennent les membres du mouvement anti-incinérateur, demeurent leurs principales préoccupations, même s'il évoquent être conscients que le projet d'incinérateur serait "couteux pour le contribuable et engagerait le pays à payer le prix fort" "Nous sommes aussi conscients de l'égarement du promoteur qui assure la population que son projet ne comporte aucun danger pour la santé. L'incinération produit près de 2000 nouvelles substances toxiques autres que les dioxines, dont les conséquences pour la santé ont encore à peine été étudiées. A ce jour, aucune étude n'a démontré l'absence de risque. Pour cela, nous maintenons qu'au nom du principe de précaution, ce projet ne devrait pas se faire", insistent-ils.


Un débat dans le débat: La dioxine et les moutons de panurge...

Tous les moyens sont bons dans le débat engageant les opposants au projet d'incinérateur et le promoteur, Gamma qui a comme partenaire la compagnie américaine, Covanta. Dans ce débat, les émissions de dioxine, polluant toxique dérivé de l'incinération de déchets, constituent un débat à elles seules. Pour les anti-incinérateur, c'est le principe de précaution qui doit s'appliquer du moment que ce procédé peut produire des polluants représentant une menace à la santé publique. Les observateurs de tous bords - anonymes ou ceux qui préfèrent se cacher derrière l'anonymat, experts ou encore ceux viennent de se réveiller!- , à travers leurs courriers envoyés dans la presse font aussi leur débat. Alors que le grand public, lui, en bon spectateur et novice? assiste au débat. Arbitre, il n'y en a point. Peut-être le gouvernement. Ou alors les médecins. Mais ils restent muets. Dans cette guerre des nerfs, le promoteur a choisi de communiquer avec le grand public en utilisant les "billboards". Sans doute pour convaincre. Est-ce la bonne manière? Eux, dans tous les cas de figure sont convaincus qu'il réduiront le taux de dioxine produits à l'échelle nationale jusqu'à 30% avec leur projet d'incinérateur. Qui coire? Quoi penser de tout çelà? Cela devient tout simplement lassant parce que la notion de "public preparedness" n'a jamais compté quand ce projet a été proposé. Parce que quelque part certains ont oublié leur devoir d'"accountability" vis-à-vis du public. Parce que d'autres pensait que les moutons de panurge étaient tous aveugles...


Une hausse du "tipping fee" pas à écarter

Alors que le VPM Beebeejaun a annoncé que le Professeur Joël de Rosnay sera consulté sur le projet d'incinérateur à la Chamière, les négociations entre le promoteur Gamma-Covanta se poursuivent avec les hauts officiels du gouvernement. L'accord avec le Central Electricity Board (CEB) étant presque finalisé, c'est la question de "tipping fee", prix auxquel le promoteur va facturer le gouvernement pour chaque tonne de déchets brûlés qui retient l'attention. Le prix de 39 US Dollars par tonne proposé initialement par le promoteur risque de prendre l'ascenseur selon les dernières informations disponibles.

Dans les négociations portant sur la finalisation d'un Waste Procurement Agreement, la question de "tipping fee" est revenue sur le tapis. Selon nos renseignements, les 300 000 tonnes de déchets garanties et recherchées auprès du gouvernement pourraient être insuffisantes si le promoteur veut atteindre au minimum une capacité de production de 15MW d'électricité. A un moment, il avait formulé une demande pour que le tonnage soit revu à la hausse. Soit 325 000 tonnes. Une proposition qui n'aurait pas été retenue, bien que les experts du gouvernement savent que cette requête est étroitement liée à la valeur calorifique des déchets à Maurice.

Ainsi, la dernière proposition de Gama-Covanta face à ce refus serait de revoir à la hausse le "tipping fee". Le prix pourrait atteindre les 46/47 US Dollars si le gouvernement maintient sa position sur une quantité de 300 000. En contrepartie, le promoteur aurait proposé que le prix pourrait tourner autour de 42 US Dollars si jamais le gouvernement s'engageait à fournir les 325 000 tonnes par an. Dans les deux cas de figure, le gouvernement sera appelé à débourser plus de Rs 60 millions additionnelles par an comparativement au budget initial sans compter l'indexation des coûts variables une fois que le projet sera opérationnel. Le gouvernement pourrait rechercher les conseils d'un expert pour le conseiller sur les implications financières de ce dossier.


Journée Mondiale du Sang, aujourd'hui

Don de sang : la qualité contre la quantité

Placée sous le thème "100 % de dons bénévoles de sang et de composants sanguins - la qualité contre la quantité", la journée mondiale du don de sang est célébrée aujourd'hui, 14 juin, à travers le monde. L'accent est mis cette année sur l'amélioration de la sécurité transfusionnelle et la nécessité d'un approvisionnement suffisant par l'instauration du don bénévole universel de sang et des constituants du sang. Cette journée est célébrée annuellement dans le but d'encourager un plus grand nombre de personnes à faire don de leur sang volontairement pour sauver des vies et également aider à améliorer la vie des gens.

Cette journée constitue aussi une occasion pour remercier tous les donneurs de sang volontaires et réguliers dans le monde. De plus, cette journée vise à conscentiser les populations au besoin permanent d'avoir du sang sécurisé et des donneurs sûrs en vue d'éviter les pénuries dans les hôpitaux et les banques de sang surtout dans les pays en développement où les quantités de sang disponibles sont très limitées.

A Maurice, la Blood Donors Association (ABDO), en collaboration avec le ministère de la Santé et de la Qualité de la Vie, a organisé toute une panoplie d'activités pour marquer cette journée. La série d'activités a débuté le 10 juin à Rose-Belle au collège Sookdeo Bissoondoyal avec un défilé comprenant des étudiants et les membres du public suivi d'une danse sur le thème "Le sang - le vrai cadeau de la vie". Des collectes de sang ont également lieu dans différents endroits de l'île depuis le 1er juin, et ce, jusqu'au 15 juin 2009. Rappelons que hier, samedi, plusieurs activités ont eu lieu à la municipalité de Quatre-Bornes. ABDO a procédé au lancement d'un "Souvenir Magazine 2009" et d'un livret entre autres. Des attestations ont été remises à tous ceux qui ont fait don de leur sang plus de 25 fois. Pour rappel, la journée mondiale du sang est célébrée à Maurice depuis 2004. En 2008, 46 255 pintes de sang ont été récueillies et Maurice se classe premier en Afrique en termes de pintes de sang collectées avec un taux de 2% pour une population de mille personnes qui font don de leur sang. 8% du sang recueilli provient de donneurs bénévoles.

Soulignons que les personnes ayant entre 18 et 60 ans et qui ont une bonne santé peuvent faire don de leur sang. Pour ceux âgés de moins de 18 ans et qui veulent donner leur sang, l'accord parental s'avère obligatoire et pour ceux âgés de 60 ans ou plus, il est conseillé de consulter un médecin exerçant dans le service de transfusion sanguine.


Monde du travail

La CSTP en compagne contre le projet 24/7 de la HRDC

La Confédération des travailleurs du secteur privé (CTSP) s'est lancée cette semaine dans une nouvelle campagne les changements dans les conditions de travail des salariés du secteur privé. En sus de aspects "discriminatoires" des deux nouvelles lois du travail, l'Employment Right Act et l'Employment Relations Act, le président de la CTSP, Reaz Chuttoo, estime que la récente campagne 27/7 de la Human Resource Development Council (HRDC) est susceptible de transformer les travailleurs "en masinn et esclaves." Estimant que les travailleurs ont droit à un minimum de repos et de vie sociale après les heures de travail, la CTSP axera ainsi sa campagne sur ces droits qu'elle considère fondamentaux. Une nouvelle manif est annoncée pour le 4 juillet à Rose-Hill pour démarrer la campagne s'intitulant "campagne 8/8/8".

"Tout être humain a droit au repos et à une vie sociale en dehors du travail. C'est de la malhonnêteté intellectuelle et une entrave aux droits humain de proposer un système où le travailleurs doit travailler sans arrêt. La campagne 24/7 a été conçue pour favoriser les chefs d'entreprise afin que les travailleurs puissent travailler à des horaires flexibles. Nu nu dire ki employeur bizin donne 24 heures repos", déclare le président de la CTSP lors d'une conférence de presse tenue mercredi dernier.

Pour la CTSP, les 90 heures de travail par quinzaine imposées dans la nouvelle loi est déjà difficile à accepter par les salariés du secteur privé. La HRDC, insiste-t-il, profite de cette situation pour imposer des horaires qui ne feront qu'"écraser" les travailleurs. "Les employeurs pourront ainsi demander aux travailleurs de prendre leur service à n'importe quelle heure de la nuit et ce, sans que l'employé puisse refuser parce que les nouvelles législations du travail facilitent désormais le licenciement à n'importe quel moment", explique-t-il.

"Toute cette campagne que la HRDC a instituée n'est rien d'autre qu'une autre mesure gouvernementale. "Gouvernman pe servi larzan piblik pou fer kanpagn 24/7 pou patron. Tou seki li le se donn ankor plis pouvwar a bann patron. Gouvernman kapitalis finn sanz lalwa pou obliz tou travayer sekter prive travay 2 dimans par moi dan nouvo lalwa… ", devait-il ajouter.

Manif à Rose-Hill le 4 juillet

Le syndicaliste va plus loin dans sa réflexion en faisant la corrélation entre une économie fonctionnant 24h sur 24h et vie sociale, ainsi que par rapport à l'environnement. "La logique de la HRDC basée économie fonctionnant 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 est en totale contradiction avec les observations faites sur notre société. On reproche aux parents de ne pas encadrer suffisamment leurs enfants ou qu'il n'ont plus le temps de leur donner le support nécessaires. Avec la nouvelle loi, ils auront à travailler encore plus. Où est la logique? C'est pour dire que ce projet de la HRDC 'na pa pé rafermi les liens familiaux', mais elle éloigne les parents de leurs enfants. Le plus grave c'est que partout dans le monde on reconnaît que les modèles d'économie et la course vers la croissance accélèrent la dégradation de l'environnement. Il y a une surproduction, une surconsommation et une surexploitation de nos ressources. Cela s'applique à Maurice. Et que dire concernant la consommation d'énergie si on veut rouler 24h sur 24h? Et la question que nous nous posons est: tout cela cadre-t-il avec le projet de l'île Maurice durable?", s'interroge-t-il.

Pour le président de la CTSP, les 90 heures de travail par quinzaine risquent de contraindre certains salariés de travailler plus de 12 heures par jours pour pouvoir atteindre ce nombre d'heure. "Nu koné ki zot pé faire tout pu ki dimanche fini par vine ene jour normal de travail. Ils sont parvenus à le faire dans le secteur ICT et maintenant ils veulent l'étendre dans tous les secteurs", fait-il comprendre avant d'ajouter qu'aucune loi ou rapport ne s'est, à ce jour, intéressé à la santé des travailleurs: "Il est étonnant que la HRDC qui a mis sur pied plusieurs comité n'a pas de comité pour étudier l'impact des "heures trop flexibles" sur la santé des travailleurs. Quels seront donc les effets de 24/7 sur la santé des travailleurs? Nous demandons aux artistes et tous les participants au spectacle de 24/7 de boycotter ce spectacle et ce concept pour qu'il ne soient pas complice de ceux qui ne reconnaissent pas les droits humains", devait-il lancer.

La campagne 8/8/8 sera ainsi axée sur les droits fondamentaux des travailleurs en vertu de la Déclaration universelle des droits humains et les Conventions du Bureau international du travail (BIT). La CTSP compte également alerter les organisations internationales concernant les mesures allant à l'encontre des intérêts et droits des travailleurs.

Une manifestation est prévue le 4 juillet à Rose-Hill, Place-Margéot, à partir de 13h30. Entre-temps, la CTSP se lance dans une campagne de sensibilisation. Quelque 100 000 tracts seront distribués à travers l'île pour dénoncer la campagne de la HRDC.


En parallèle: Une plainte logée au BIT

La CTSP a logé une plainte officiellement au Comité des experts sur l'application des Convention et des recommandations du Bureau international du travail (BIT) cette semaine. Dans le document adressé au président de ce comité, l'organisation syndicale évoque les changements qui sont intervenus dans les conditions de travail des employés du secteur privé depuis la proclamation de l'Employment Rights Act (ERiA) et l'Employment Relations Act (EReA). "The EReA has consolidated existing structures for Collective Bargaining and has rendered same mandatory every two years. However with the ERiA that has deregulated the working hours from 8 hours per date to 90 hours per fortnight and has rendered the termination of employment more easy by abolishing the payment of a Severance Allowance for all termination of employment before the retirement age, Collective Bargaining as expected to be effective under the EReA will remain a myth", souligne Reaz Chuttoo avant de faire état du délai de 24 heures qu'un employeur doit respecter pour notifier un employé de faire des heures supplémentaires: "The idea behind the notice of is an eaye wash. Workers have practically no right to familly or social commitments as he must immediately signify his intention whether to perform or not to perform overtime." Il évoque également l'obligation de certains travailleurs de travailleurs deux dimanche par mois; journée de travail qui selon le Public Holiday Act devrait être comptabilisé comme "twice the overtime normal rate". Estimant que ces pratiques sont contraires à la Convention 29 du BIT, la CTSP demande au comité des experts du BIT d'enquêter sur ces changements de de formuler des recommandations en fonctions de la même Convention.


Violence en milieu scolaire

Punition: l'Ombudpserson invite à la réflexion sur des méthodes constructives

Il n'y a pas qu'une solution à tous les cas de violence impliquant les enfants et il n'y a pas qu'une instance à qui incomberait la responsabilité de régler cette problématique. Ceci dit, l'Ombudsperson pour les Enfants, Shirin Aumeeruddy-Cziffra se dit convaincue de l'existence "de méthodes de discipline constructives donnant des résultats positifs." Et ce que ce soit dans la cellule familale ou dans le milieu scolaire. Dans cette optique l'Ombudsperson pour les Enfants est d'avis que tous les partenaires oeuvrant pour le bien-être des enfants pourraient définir une palette d'initiatives qui viseraient à encourager la discipline. La punition corporelle, souligne-t-elle encore, pousse l'enfant à penser qu'il est rejeté et développe ensuite une personnalité revancharde. Et quoique interdite, la punition corporelle est toujours appliquée par certains enseignants. Ces derniers convoqués au bureau de l'Ombudsperson, n'apprécient pas toujours ce déplacement. "Mais, prévient Shirin Aumeeruddy-Cziffra, l'enseignant qui abuserait de ses droits me trouvera sur sa route!" Cette dernière insiste sur une meilleure implication de la communauté scolaire pour prévenir la violence, dont le bullying, dans ce milieu.

Les enseignants ont besoin d'être informés

L'on ne saurait dire si le bullying prend de l'ampleur dans les établissements scolaires du pays. Faute d'étude à ce sujet, les questionnements portant sur les causes, l'impact, les types de violence dont en font partie les brimades, les victimes, les bullies etc… ne sont pas suivis de réponses explicites. Le rôle du personnel enseignant et non enseignant n'est pas à négliger ici. D'ailleurs, c'est pour cette raison qu'une publication du bureau de l'Ombudsperson pour les Enfants en 2007 sur la violence dans le milieu scolaire a été distribuée dans les écoles. Ce kit donne des éléments aux enseignants leur permettant d'identifier des enfants victimes de violence avant d'alerter les autorités compétentes. Revenant, ce mois-ci avec une nouvelle publication réalisée par Zakia Nazroo, stagiaire en psychologie sur le bullying, le bureau de l'Ombudsperson devrait à nouveau envisager sa distribution dans le milieu scolaire. Les enseignants, voire le personnel des établissements scolaires sont les mieux placés pour déceler les cas de brimades. Cependant, force est de reconnaître qu'il leur faut des outils pour gérer dans un premier temps les cas qui leur sont rapportés ou dont ils en sont témoins et dans un deuxième temps pour rapporter les cas les plus délicats aux instances compétentes et spécifiques.

Le racket d'argent, une réalité dans certaines écoles

"En général les enfants ne se confient pas facilement aux enseignants quand ils ont été bousculés par d'autres élèves. Ils ont peur de la réaction des bullies. Les enfants victimes de brimades sont en général les moins bruyants en classe. Ils s'expriment rarement de peur d'être taquinés par les bullies", confie un enseignant. Confronté à des cas de bullying à l'école où il enseigne, il dit avoir observé des situations où des bullies pratiquent du racket d'argent. "Ils exigent que des enfants leur donnent Re 1 ou parfois Rs 2 pour qu'ils deviennent leurs camarades de jeux." Pour notre enseignant les bullies de sa classe sont des enfants qui vivent dans un environnement familial fragilisé. "Ces enfants ont normalisé la violence", note-t-il. Et d'ajouter malgré les réprimandes, les jeunes bullies persistent dans leur comportement.

Avec une population juvénile comptant 350 000 personnes, les 11 psychologues et les 17 travailleurs sociaux, dont dispose le ministère de l'Education et les 13 Family Welfare Protection Officers affectés au Ministère des Droits de la Femme, ne suffisent pas, soutient l'Ombudsperson par rapport au nombre de cas nécessitant des interventions spécifiques. C'est pour cette raison qu'elle a lancé un appel pour que le prochain Budget se penche sur une meilleure répartition des ressources dans le social et que le gouvernement encourage davantage les jeunes à s'intéresser aux études psychologiques et des sciences humaines respectivement.


Ali, 12 ans, victime de brimades: "Mo abityé gayn baté ar zenfan dan lékol"

On l'appellera Ali. Ce petit garçon poli et à la bonhommie joyeuse vit avec sa mère dans une maison dont la dalle commence à céder dans une cité non loin de Port-Louis. Un jour, durant la visite ponctuelle de son père, Ali qui entendait ses parents se disputer comme à l'accoutumée leur a lancé: "zot pa konn nanyé. Mo abityé gayn baté ar zenfan dan lékol." Sa mère, une femme sans emploi, réalise alors que la blessure qu'elle avait soignée au doigt de son fils, n'était pas accidentelle comme il le prétendait. Pourtant, lorsqu'elle s'est rendue à l'école pour s'en enquérir auprès des bullies de son petit, ce dernier devait tout nier sur place. "Il avait peur qu'ils lui fassent du mal", dit-elle.

Lorsqu' Ali raconte ses mésaventures, ses confidences s'apparentent à un récit de littérature enfantine. Dans ses mots, à sa façon le petit garçon nous fait un résumé des brimades qu'il doit subir quasi quotidiennement. "J'aurai 12 ans. Je suis en CPE. L'année dernière j'étais en sixième. Dans ma classe il y a trois garçons. Il y a un qui est gros, un autre qui est long et un autre qui n'est pas très grand, mais un peu long. Les trois sont très méchants mais le plus gros et le plus long sont les plus méchants. Ils parlent toujours en classe. Ils ne respectent pas Monsieur. Ils disent des jurons. Ma mère m'a appris le respect. Monsieur aussi. Je dois le respecter parce que je passe beaucoup de temps avec lui et qu'il est comme un père pour les élèves. Si je les regarde en classe, si je dis quelque chose, ils me frappent. Ces garçons sont forts. Ils ont l'habitude de pousser les tables et les chaises quand ils sont en colère, même devant Monsieur. Dans la cour le plus gros me donnent toujours des coups de poings sur le dos. Il me pousse et quand je tombe il marche sur mon dos. Je ne peux rien dire. Sinon les trois vont me frapper. A midi, ils viennent voir ce que j'ai apporté pour manger. Ils me demandent mon pain. J'obéis. Parfois, ils partagent mon pain et me donne un morceau. Si je leur dis que je vais parler à Monsieur ils me menacent. Je ne sais pas pourquoi ils sont comme ça. Mais j'aime bien quand ils ne viennent pas à l'école. La classe est plus tranquille. Moi aussi."


La requête de l'OCO pour une étude sur le social, approuvée

L'appel de l'Ombudsperson for the Children Office (OCO) au gouvernement pour une étude sur la société a été entendu. L'approbation officielle à cette requête devrait être suivie par une enquête sociale, laquelle examinerait le pouls de la société. L'investissement dans le social, à long terme, a plaidé Shirin Aumeeruddy-Cziffra, il y a une semaine lors d'une intervention sur la violence est un moyen efficace pour faire reculer la pauvreté et par ricochet, combattre la violence. Aussi, relève-t-elle, l'harmonisation et le renforcement des différents services sont plus que jamais essentiels.

D'autre part, le bureau de l'Ombudsperson pour les Enfants qui avait recommandé, il y a quelques années, l'implémentation du concept des Mentors, note avec satisfaction que celle-ci sera bientôt mis en pratique. 15 Mentors seront en effet recrutés par le ministère des Droits de la Femme, lequel a déjà mis en place un comité pour se charger du dossier.

Autre progrès à venir, l'introduction de la méthode Mélanie, laquelle s'appuie sur la vidéo conférence dans le cadre d'une enquête impliquant des enfants victimes d'abus. A ce propos, au cours des premiers mois de l'année, 1030 cas d'enfants victimes de violence, dont 80 à caractère sexuelle, ont été rapportés à la Child Development Unit du ministère des Droits de la Femme


Adolescents sans repères

Implémentation d'un nouveau concept pour les 12-15 ans de Goodlands

Le Programme d'Accompagnement et de Réinsertion Sociale des Adolescents (PARS) est un projet embryonnaire qui a été récemment implémenté à Goodlands et chapeauté par le ministère de la Jeunesse et des Sports. L'initiative, calquée sur le concept des éducateurs de rue, vise à encadrer quelque 25 adolescents de 12 à 15 ans, en manque de repères, dans des quartiers défavorisés de Goodlands. Une équipe d'éducateurs a été constituée et le travail de terrain a déjà commencé. En décembre prochain, la première évaluation déterminera l'avenir du concept. Si celui-ci s'avère viable, il sera étendu dans d'autres régions.

A son arrivée, cette année, à Goodlands, Daniel Anacoa, Senior Youth Officer au ministère de la Jeunesse et des Sports, constate que des adolescents du village ont besoin de repères et d'un encadrement dans ce sens. Son flair d'ancien éducateur de rue ne l'a pas trompé. En 2002 lorsque le concept est implémenté par le ministère de la Sécurité Sociale, Daniel Anacoa en assure la coordination jusqu'au démantèlement du programme, il y a trois ans. Aujourd'hui, c'est avec l'appui de son ministère que le Senior Youth Officer met son expérience au service de la région, notamment des adolescents. Le programme d'accompagnement qu'il a conçu avec ses collègues, Sanjay Rugoonath, Acting Senior Youth Officer et Vishal Kissoonah, Youth Officer, a été approuvé et celui-ci a déjà été mis en route. Encore au stade embryonnaire, le Programme d'Accompagnement et de Réinsertion Sociale des Adolescents (PARS) semble a priori prometteur. Pour cause, l'objectif fixé par PARS, son approche des problématiques spécifiques touchant les jeunes de la région, ses stratégies mises en place… s'avèrent pertinents. D'ailleurs, le programme est calqué sur celui appliqué initialement par les premiers éducateurs de rue, lequel a donné des résultats concluants. "Dans un sens ce projet assure la continuité du travail effectué autrefois par les éducateurs de rue à Goodlands", souligne Daniel Anacoa. Et si PARS fait ses preuves à Goodlands, le ministère pense d'étendre le programme dans d'autres régions. Mais cette possibilité sera envisagée après une évaluation du programme en décembre prochain.

Dans cette partie du Nord, les grandes problématiques touchant les 12-15 ans, ne diffèrent pas de celles des ados des autres quartiers restés à l'écart du progrès social et économique

C'est une équipe composée de cinq éducatrices : Sylvie Elmire, Geneviève Desmarais, Mirella Miandy, Asha Churriter et Carola Ladouceur et de volontaires: Jean-Philippe François, Sarah Miandy et Françoise Spéville qui a été formée par l'ancien coordonnateur des éducateurs de rue il y a quelques mois pour assurer les objectifs de PARS. "La formation, précise encore Daniel Anacoa, se poursuit dans la durée. Notre équipe a besoin d'outils pour intervenir auprès des jeunes sur des questions portant notamment sur la sexualité et le VIH/Sida. Pour ce genre de topiques nous ferons appels à d'autres ressources dont des spécialistes et un collaborateur, lequel connaît très bien le terrain." La sexualité, précoce précisément, est un sujet auquel les adolescents de Goodlands-comme ailleurs-sont confrontés et ce pour diverses raisons. Dans cette partie du Nord, les grandes problématiques touchant les 12-15 ans, âge ciblé par le programme, ne diffèrent pas de celles des ados des autres quartiers restés à l'écart du progrès social et économique. Ce qui en général implique la non-scolarisation, les problèmes de comportement, l'irresponsabilité, la toxicomanie, l'hygiène, la délinquance, le travail juvénile…

Sensibiliser les parents et non assumer leur rôle

Depuis trois semaines les éducateurs du PARS, dont la majorité habite Goodlands, encadrent 25 jeunes scolarisés pour la plupart. Dans un premier temps, l'approche consistait à installer la confiance entre les bénéficiaires du projets et les éducateurs. Cette phase est toujours en cours. Les jeux pédagogiques, de société ou autres activités qui ont lieu au centre de jeunesse chaque lundi, favorisent la mise en confiance entre les adultes et les jeunes. L'accompagnement sur le terrain a déjà commencé. Cette étape importante permet aux éducateurs de voir les jeunes suivis dans leur environnement. "Et surtout, intervient Sylvie Elmire, de prolonger notre accompagnement dans la cellule familiale." Cette dernière poursuit, "nous pouvons faire de multiples reproches aux jeunes, mais il demeure que les parents ont un rôle à jouer dans l'éducation et l'instruction de leurs enfants. En cours de route, nous n'allons pas nous substituer aux parents. D'ailleurs il nous faudra leur faire comprendre que nous n'avons pas cette prétention, mais que ce sont eux qui devront apprendre à assumer leur rôle. Il est important de comprendre que certains de ces parents n'ont pas été, eux-mêmes, encadrés durant leur adolescence. Avec ce programme nous seront appelés à faire un travail de sensibilisation auprès des parents."

Daniel Anacoa explique que les cas identifiés par PARS et nécessitant une prise en charge spécialisée seront référés aux autorités compétentes. D'où le souhait d'un travail en synergie-voire l'implémentation d'un réseau-, avec d'autres organismes. Pour l'instant le programme de réinsertion pour les adolescents de Goodlands mise sur les structures que dispose le ministère de la Jeunesse et des Sports pour mettre en pratique des projets (ateliers de musique, d'agriculture entre autres) qui soutiendront le plan d'accompagnement.


Interdit d'accès depuis 15 jours

Le "kalimaye" de St Paul rouvert aux dévôts hier

"Tout rentre dans l'ordre. La réunion de vendredi avec le Premier ministre a été très positive. Elle aura, notamment, permis que se tienne le 'pooja' ce week-end au 'kalimaye'. Nous prévoyons de rencontrer, de nouveau, le Dr Navin Ramgoolam pour approfondir les discussions. Nous donnerons davantage de détails lors d'une conférence de presse durant la semaine", propos d'Anooj Ramnarayan, président du Nikhant Maha Kali Mandir de St Paul à Week-End, hier soir.

Des dévôts étaient attendus au 'kalimaye" hier soir entre 18h30 et 21h30 pour le "Kali Pooja". Ces prières reprendront ce dimanche à 8h30 pour s'achever vers 14h00. Interdit d'accès depuis une quinzaine de jours à la suite de la décision du Commissaire de police de décréter "zone protégée" la parcelle de terre d'une contenance de 5870 mètres carrés située non loin de la résidence du Premier ministre et sur laquelle se trouve le lieu de culte, le "kalimaye" de St Paul a, ainsi, accueilli, de nouveau, hier des fidèles pour des prières.

A partir de demain, lundi et cela, jusqu'à ce que le lieu de culte ne soit transféré, croit-on savoir, les dévôts pourront venir y prier entre 6h45 le matin et 18h15 en début de soirée. C'est ce qui semble avoir été agréé lors de la rencontre des responsables du Nikhant Maha Kali Mandir avec le chef du gouvernement. Lors de cette rencontre, le chef du gouvernement aurait promis d'aider à trouver un lieu alternatif dans la région où les dévôts pourront venir prier. C'est au nom de la sécurité et de l'ordre publics que le Commissaire de police a, dans un arrêté sous la Section 13A du Police Act décrété le terrain en question "zone protégée". Dès le départ, cette affaire a été à la base d'une controverse avec, notamment, l'entrée en scène de M. Harish Boodhoo vers qui les dévôts s'était tourné. Ce dernier devait, en substance, accuser les autorités de faire preuve "d'abus de pouvoir".

Arrestation de deux journalistes de Radio Plus

Dimanche dernier à Camp Diable, le chef du gouvernement devait, pour sa part, justifier la décision du Commissaire de police en expliquant, notamment, que ce dernier avait suivi les conseils du "Security Advisor". Le Dr Ramgoolam devait aussi expliquer que les responsables du lieu de culte "abusaient" de son hospitalité et que certaines activités au "kalimaye" importunaient tout le voisinage dont des riverains d'autres communautés.

Mardi, toute l'affaire devait rebondir quand deux représentants de Radio Plus, le reporter, Irfaad Olitte et le stagiaire Deven Anacootee, en reportage dans le voisinage du lieu de culte, étaient interpelés par la police sous une accusation de présence non autorisée dans un "Protected Area". Libérés sur parole le même jour, nos deux collègues affirment que ce seraient des policiers qui les auraient invité à pénétrer dans la zone protégée.

Ils soulignent qu'à mardi, la zone interdite n'était pas délimitée. Dans leur déposition, ils disent avoir pris au mot le Premier ministre qui, dimanche, avait invité la presse à aller enquêter sur tous les aspects du problème. Reçevant les responsables du lieu de culte dont M. Ramnarayan vendredi, le chef du gouvernement aurait pris l'engagement d'aider à trouver un terrain alternatif dans la région pour abriter le "kalimaye".

Pour leur part, les responsables auraient pris, tout aussi, certains engagements dont celui d'incommoder le moins possible le voisinage et de ne plus se faire représenter par quelque personnalité politique. Dans une lettre qu'ils ont adressée, précédemment, au chef du gouvernement, les responsables du "kalimaye" se sont excusés des inconvénients causés jusqu'à tout récemment.


Le PM financera personnellement l'achat d'un nouveau terrain

Suivant une semaine houleuse, avec en filigrane les arrestations de deux journalistes de Radio Plus, à savoir Irfaad Ollite et Deven Anacootee, le problème concernant le litige entourant le kalimaye de St-Paul opposant le Premier ministre, Navin Ramgoolam, et les dévots de la Nilkhant Maha Kali Mandir, a finalement été résolu vendredi. Un accord a été trouvé entre les parties concernées lors d'une réunion au Treasury Building vendredi, durant laquelle Navin Ramgoolam s'est engagé personnellement à acheter un nouveau terrain en vue de la construction d'un nouveau kalimaye.Cette réunion a été convoquée dès la réception, au bureau du Premier ministre, d'une lettre que lui avaient adressé le président et le secrétaire de la Nilkhant Maha Kali Mandir Association, à savoir Anooj Ramnarayan et Sanjay Dhowtal. Dans cette lettre, les dirigeants de l'association ont présenté leurs excuses quant aux inconvénients qui auraient pu avoir été causés au Premier ministre et ses voisins ces derniers jours. La lettre faisait également ressortir qu'aucune personnalité politique n'agirait plus comme porte-parole du groupe.

Selon les renseignements obtenus par Week-End, le ton conciliant des dirigeants de la Nilkhant Maha Kali Mandir Association aura permis de décanter rapidement la situation, de même que la volonté du Premier ministre de trouver une solution rapide au problème. Le terrain, a dit le PM, a déjà été identifié et il sera aussi partie prenante dans sa construction. Il a également autorisé aux gestionnaires du temple de terminer, durant ce week-end, les prières commencées en début de semaine.

Le début de semaine, justement, aura été marqué par les arrestations de deux journalistes de Radio-Plus, à savoir Irfaad Ollite et Deven Anacootee, qui menaient une enquête sur le terrain. Les deux journalistes, qui ont été traduits en cour pour s'être trouvés dans une restricted area, ont été libérés sous caution. Les deux journalistes ont nié les faits qui leur ont été reprochés et ont soutenu avoir été appelés en ces lieux par des policiers.


Harish Boodhoo parle "d'heureux dénouement" et se dit "soulagé"

Dans un communiqué de presse en date d'hier, samedi, Harish Boodhoo qualifie "d'heureux dénouement" l'accord intervenu, vendredi, dans l'affaire du "kalimaye" de St Paul. "C'est bon pour le pays", dit-il. Et d'indiquer: "ma mission est terminée là-bas". Il souligne que dans cette affaire, ce sont les dévots qui avaient sollicité son aide. Il assure, ainsi, n'avoir pas "sauté" sur le problème "pour dénigrer quelqu'un ou tirer un capital politique".

Harish Boodhoo dit être "soulagé", en substance, du dénouement de cette affaire compte tenu, dit-il, de sa santé défaillante mais aussi parce qu'il a d'autres "dossiers" à étudier et à "rendre publics". Il souligne, néanmoins, certains éléments et fait un certain nombre de constats. Il rappelle, ainsi, que le Premier ministre, après avoir parlé de "personnes louches" et de "sacrifices d'animaux", notamment, a discuté "avec les mêmes dirigeants".

Il trouve, par ailleurs, que dans cette "affaire civile", la police, la SMF et le NSS ont été utilisés "abusivement"."les mesures répressives, dit-il, présagent d'un avenir sombre pour la démocratie". M. Boodhoo affirme que les prochains jours seront "encore plus sombres" pour tous ceux qui "oseront critiquer le Premier ministre" ou "aider ses victimes". "Les événements d'ici à juillet me donneront raison", dit-il.

Harish Boodhoo dit, en conclusion, sa sympathie aux deux journalistes arrêtés en couvrant cette affaire. "Je les félicite", dit-il.


Interdiction du "dholok" - Le CP Rampersad maintient: "Il fallait mon autorisation"

Dimanche dernier, lors des interprétations des "bhajans & kirtans", chants de prières des dévots hindous, au Kalimaye de Tagore Lane, St-Paul, la police a interdit les dévots d'utiliser le dholok, instrument de musique traditionnelle indienne. Cette interdiction avait vu Harish Boodhoo, alors le porte-parole officiel de la Nilkhant Maha Kali Association, s'insurger contre une telle pratique. Le commissaire de Police, Dhun Iswur Rampersad, a justifié cette mesure d'interdiction, dans la mesure qu'aucune autorisation n'avait été recherchée auprès de lui pour utiliser ces instruments de musique, conformément à l'Environment Protection (Control of Noise) Regulations 2008.

"Le public doit comprendre que la loi est faite pour être respectée. L'utilisation des dholoks a été interdite simplement parce que mon autorisation n'a pas été recherchée, comme le fait ressortir la loi. C'est une loi appliquable pour tout le monde", a-t-il fait ressortir. Du reste, le commissaire de Police a fait émettre un communiqué, faisait état du fait que trois personnes ont été prises en contravention dimanche dernier à St-Paul pour le délit de "making use of a device for producing sound in a Public Place without having the authorisation of the Commissioner of Police".

Dans ledit communiqué, le CP Rampersad s'appesantit sur les sections 4 (1) et (2) de l'Environment Protection (Control of Noise) Regulations de 2008. Ces sections se lisent comme suit:

Section 4 "(1) No person shall use or cause to be used a loud speaker, an amplifier, musical instrument or electrical or mechanical device for producing sound in a public place, unless he holds an authorisation from the Commissioner of Police.

(2) The Commissioner of Police may grant an authorisationunder paragraph (1)

where the event relates to a social, cultural, religious or electoral activity;

after consulting the relevant enforcing agency; and imposes such condition as he may consider fit."

En vertu de la Section 7, toute personne qui enfreint les provisions de cette loi est passible d'une amende n'excédant pas Rs 50 000 si elle est trouvée coupable la première fois. Par contre, en cas de récidive, le contrevenant peut se voir frapper d'une amende ne dépassant pas Rs 100 000 et être passible d'une peine d'emprisonnement ne dépassant pas douze mois. Il rappelle également n'avoir reçu aucune demande officielle et en appelle à la coopération du public incluant les groupes religieux et associations socio-culturelles afin de se conformer à ladite loi.


Malgré les fonds mises en place

Les pêcheurs se disent menés en bateau

L'industrie de la pêche, un secteur laissé pour compte par les autorités. C'est le sentiment des pêcheurs qui estiment que "le gouvernement les mène en bateau". Judex Ramphul et Mohamedally Lallmamode, respectivement, Président et Secrétaire du syndicat des pêcheurs déplorent la lenteur des procédures pour la mise en place des projets énoncés par le gouvernement. "Depuis quatre ans, nous entendons tels projets et tels projets pour les pêcheurs, mais jusqu'aujourd'hui nous n'avons rien vu. A chaque exercice budgétaire, c'est la même chose", expliquent-ils. Ces derniers soutiennent que malgré les nombreuses requêtes faites auprès du ministère de l'Agroindustrie, leurs interrogations sont restées sans réponses et à ce jour, aucun projet n'a été implémenté. Les pêcheurs estiment que cette situation a trop duré et les problèmes dans le secteur n'ont fait qu'empirer. Après leur dernière manifestation, ils se regroupent aujourd'hui, pour une Assemblée Générale, au cours de laquelle des décisions fermes seront prises en vue de réclamer les comptes au ministère de l'Agroindustrie.

"Quatre budgets et chaque année, c'est la même chanson. Combien de bateaux ont été construits depuis?", s'insurge la communauté des pêcheurs. Ils rappellent que depuis 2005, plusieurs budgets ont été votés en vue de venir en aide aux pêcheurs, sans pour autant que ces projets mentionnés ne soient réalisés. "Outre le budget de Rs 15 pour le Fishermen Investment Fund, dont Rs 5 M étaient destinés à la construction de bateaux, les Rs 22 M du Food Security Fund (également destiné à la construction de bateaux), le gouvernement a alloué cette année encore un fonds de Rs 28 pour la pêche, encore une fois pour la construction de bateau. Qu'en est-il?", demandent Judex Ramphul et Mohamedally Lallmamode. Les pêcheurs estiment que les fonds mis en place ne sont pas mis à leur disposition. "Nous attendons depuis quatre ans, mais jusqu'ici nous n'avons rien vu. Quand nous réclamons des explications au ministère, lui non plus ne peut nous éclairer", expliquent les pêcheurs. Mohamedally Lallmamode confie qu'en ce qu'il s'agit du FIT, l'argent avait été placé en dépôt fixe. "Mais jusqu'à quelle période, on n'en sait rien. L'administration nous a indiqué qu'un terme avait été mis sur ce dépôt fixe, mais nous ne savons toujours pas si l'argent est accessible", explique Mohamedally Lallmamode. Selon les pêcheurs, la construction d'un bateau nécessite au minimum huit mois. Hors, en raison de la lenteur des procédures administratives pour débloquer les fonds, d'ici 2010, aucun bateau n'aura été construit, cela en dépit des trois budgets votés pour, soutiennent les pêcheurs.

Cette lenteur administrative est pointée du doigt, la communauté des pêcheurs estimant qu'ils sont menés en bateau par le gouvernement. "Nous avons de nombreux problèmes dans le secteur. Mais à chaque fois que nous les soulevons auprès des autorités, on nous dit d'attendre, que les cas seront étudiés, mais nous attendons en vain", indique le syndicat. Ce dernier réitère sa demande pour un ministère de la pêche à part entière. D'ailleurs, il s'agit là de leurs revendications lors de leur dernière manifestation à Port-Louis. L'attente étant trop longue pour voir avancer leur secteur, les pêcheurs se réunissent aujourd'hui pour une Assemblée Générale. Plusieurs items sont à l'agenda de cette grande réunion. Selon nos informations, des décisions fermes seront prises quant à un mouvement que compte enclencher les pêcheurs. Ces derniers espèrent qu'à travers leurs manifestations, leur voix sera entendue. Et qu'une fois pour toute, les pêcheurs arrêteront d'être menés en bateau…


Portrait

Patrick Rassou, afro-réaliste

Né à Maurice et aujourd'hui établi en Afrique du Sud, après des études en Grande-Bretagne, l'analyste financier Patrick Rassou se définit comme un citoyen du monde et par ailleurs afro-réaliste. Voici son portrait.

Né et grandi à Quatre-Bornes, fils d'un couple d'enseignants, Patrick Rassou fait ses études secondaires au collège du St-Esprit. Il se classe juste après le lauréat côté économique en 1986 et n'obtient pas la bourse de l'Etat, mais une autre offerte par la London School of Economics pour faire des études de comptabilité avec spécialisation en politique monétaire. Une deuxième bourse de la même institution lui permettra de passer son diplôme d'expert comptable en 1991 et il se joint à la firme Price Waterhouse la même année. "Après quatre ans d'étude et quatre autres années de vie professionnelle en Europe, j'ai décidé d'aller voir ailleurs. D'autant plus que la situation économique n'était pas brillante dans cette deuxième moitié des années 90." Cette recherche d'un ailleurs commence par Maurice où il fait une demande pour intégrer la branche locale de Price Waterhouse, démarche qui se solde par un échec. "Les conditions que m'offraient Price Waterhouse ici ne me convenaient pas. Bien qu'étant manager à Londres, il fallait, ici, que je commence au bas de l'échelle. J'avais la possibilité d'intégrer Price Waterhouse en Afrique-du-Sud dans les mêmes conditions professionnelles qu'à Londres. J'ai donc choisi l'Afrique-du-Sud, d'autant plus qu'il n'existait pas beaucoup d'opportunités à Maurice, à l'époque, pour un spécialiste du secteur bancaire. J'ai choisi l'Afrique-du-Sud parce que ma sœur y faisait des études et que j'avais eu l'occasion d'aller lui rendre visite et de découvrir le pays et son système financier." Patrick Rassou arrive en Afrique-du-Sud à un moment historique de l'histoire de ce pays, et du monde : l'apartheid vient d'être remplacé par un système démocratique : Un Noir, Nelson Mandela, dirige ce pays gouverné pendant des siècles par des blancs et personne ne sait de quoi pourrait être fait l'avenir. "Avec le changement de système politique et de gouvernement, les choses étaient incertaines, mais ce pays avait un énorme potentiel et j'ai décidé d'y aller. D'abord, pour une période de deux ans, et puis je me suis marié, avec une Sud-Africaine, et j'y suis resté avant de prendre la nationalité sud africaine." Se sent-on plus ou moins mauricien quand on adopte une nouvelle nationalité ? "Je fais partie de cette génération de professionnels qui conçoit le monde comme un village global qui lui est ouvert. Bien sûr, il y a les liens familiaux, ceux avec le pays où l'on est né et où on a grandi. Je me sens Mauricien et j'ai pris la nationalité sud-africaine et cela ne me change pas. Je suis autant Mauricien que Sud-Africain. En fait, je suis citoyen d'un village global dont tous les pays font partie et je travaille dans un système financier international pour des compagnies qui sont présents dans les principaux centres de la planète." Au niveau professionnel, Patrick Rassou va faire de l'audit avant de se spécialiser dans l'analyse financière et l'investissement. Il quitte alors Price Waterhouse pour entrer comme analyste dans le domaine financier au sein d'une des plus grosses compagnies d'assurance sud-africaine, dont il est aujourd'hui un des Senior Portfolio Manager. Posons la question qui inquiète les footballeurs du monde entier : est-ce que l'Afrique-du-Sud pourra organiser la prochaine Coupe du Monde ? "Sans aucun problème. Les infrastructures routières et les stades sont presque terminés, en avance sur le programme. Les arrangements ont été faits avec plusieurs pays voisins, dont Maurice, pour les questions d'hébergement. Tous les Sud-Africains savent ce que représentent pour leur pays cet événement et ils sont déterminés à le réussir. " Enchaînons avec la question suivante que l'on pose à chaque Sud-Africain qui débarque : les problèmes d'infrastructures et d'électricité qui plombent la vie dans les grandes villes de là-bas. "Savez-vous pourquoi nous avons dans les villes des problèmes d'infrastructure ? C'est parce que pendant dix ans, nous avons eu un taux de croissance exceptionnel ce qui a provoqué une poussée de la campagne vers la ville, une augmentation de la demande de voitures, de l'électricité, etc. Il n'y a pas eu suffisamment d'investissements parce que personne n'avait prévu la croissance rapide des cinq six dernières années. Nous sommes victimes de notre croissance, de notre développement, mais nous sommes en train de rattraper le retard." Est-ce que tous les Sud-Africains ont profité de la croissance de ces dernières années ? "La réponse est non et c'est le plus grand problème de l'Afrique-du-Sud. C'est un des plus grands problèmes de l'Afrique du Sud avec celui du chômage, déjà de 20%, qui augmente avec l'afflux d'immigrants étrangers illégaux. Cela a provoqué la crise de xénophobie de l'année dernière. Au temps de l'apartheid, une poignée de blancs, dix pour cent de la population, possédait le capital du pays. Avec le nouveau système, le gouvernement a essayé de démocratiser et cela prend beaucoup plus de temps que prévu. Il y a eu un changement, une " black emerging middle class " est née mais ce n'est qu'une petite poignée. Le problème est que la majorité des Sud-Africains, donc des noirs, n'est pas suffisamment éduquée. Le pays n'a pas encore un système d'éducation qui va permettre à la majorité d'intégrer le système économique. C'est le principal défi de l'Afrique-du-Sud. C'est aujourd'hui beaucoup mieux qu'avant, mais le progrès est très lent parce que nous n'avons pas les structures et pas suffisamment de personnel formé car, il ne faut pas oublier, qu'il y a eu un grand "brain drain" dans ce pays. " Et le racisme qui avait été institutionnalisé a-t-il disparu avec la fin de l'apartheid ? "Ce n'est pas possible dans un pays où la question raciale a été la base du pouvoir pendant des siècles. Les séquelles sont là, mais ce n'est pas seulement un problème de racisme : il se double d'un élitisme économique. Il y a désormais une élite blanche traditionnelle et une nouvelle élite noire qui veut tout accaparer. Il faut accélérer le processus de la démocratisation qui passe par un meilleur système éducatif. Le gouvernement est en train d'attaquer le problème en prenant des mesures de plus en plus socialistes, de plus en plus humaines, de moins en moins capitaliste, tournées uniquement vers le profit. Nous sommes en train de trouver un système de distribution des richesses plus équilibré. " Et la violence urbaine ? "Elle n'existe malheureusement pas qu'en Afrique du Sud. C'est un phénomène mondial. D'après ce que je lis dans la presse locale, Maurice ne fait pas exception à la règle. "

Question d'actualité politique pour continuer est-ce Jacob Zuma est un meilleur président que Thabo M'Beki ? " Cette question, qui a dominé le débat politique des deux dernières années, a provoqué beaucoup de controverses et d'inquiétudes, parce que Zuma est différent des précédents dirigeants de l'ANC. Les autres étaient des intellectuels formés dans des universités, Zuma lui vient de la base, n'a pas fait d'études secondaires. Mais il est très populaire parce qu'il vient du peuple, sait parler son langage et connaît ses préoccupations. Ce qui important ce n'est pas seulement le président mais aussi l'équipe qui l'entoure. Le fait que le Trevor Manuel, ministre des Finances depuis plus de quatorze ans et père de l'économie sud africaine, soit resté au cabinet a un nouveau poste rassure. Sa présence au sein du gouvernement ainsi que celle d'autres anciens ministres inspire confiance pour le moment. Et puis l'exemple du Zimbawe - qui est le worst case scénario de ce qui pourrait arriver - fait peur en Afrique-du-Sud, mais est aussi l'exemple de ce qu'il ne faut surtout pas faire. Ne pas laisser faire. Pas de constitution flexible mais encourager et soutenir des institutions fortes qui peuvent résister et dire non au pouvoir politique. On l'a vu dans l'affaire Zuma où les uns et les autres ont essayé, sans succès, de manipuler le judiciaire. "

Malgré les problèmes énumérés, Patrick Rassou pense, exactement comme quand il a quitté l'Europe pour le continent noir en 1996, que l'Afrique du Sud est un pays d'avenir. Est-ce qu'il ne serait pas devenu un afro optimiste ? " Pas du tout. Je suis un afro-réaliste, car je pense que le futur du monde se trouve du côté des pays émergents comme la Chine et l'Inde et les pays qui travaillent avec eux, comme l'Afrique-du-Sud. Les pays qui ne dépendent plus des États-Unis et de L'Europe. " Mais dernière question, l'Afrique-du-Sud est actuellement en récession, non ? "Nous sommes en récession, c'est vrai mais elle n'est pas comparable avec ce qui se passe aux USA et en Europe. Notre système bancaire est, avec celui du Canada, le seul qui n'a pas eu besoin d'aide gouvernementale pour faire face à la crise. Le contrôle des changes sud-africain a permis au pays de résister aux conséquences les plus pires de la crise mondiale. Bien sûr, il y a eu un ralentissement en raison de la baisse des prix sur les produits miniers, mais la situation va se stabiliser, toutes les indications vont dans ce sens. Pour moi, malgré la crise, l'Afrique-du-Sud est pays d'avenir. "


Célébration

Calendrier d'activités étoffé pour les 95 ans de l'Eglise adventiste à Maurice

L'Eglise adventiste du 7e Jour fête ses 95 ans d'existance au coeur de l'île Maurice. L'événement est également marqué par deux autres célébrations à l'instar les 60 ans du collège Adventiste et le 20e anniversaire de l'association des anciens étudiants. La Fédération des Eglises adventistes promet ainsi toute une panoplie d'activités dont la venue du pasteur américain, Mark Finley, pour une causerie ouvert au public.

Plusieurs ont été prévus pour marquer ce triple anniversaire d'une pierre blanche. Un service d'action de grâces pour les 60 ans du collège et les 20 ans de l'association des anciens étudiants aura lieu le 20 juin. Le lendemain, soit le 21 juin, un déjeuner sera offert par le collège pour les démunis et les "Senior Citizens". Placé sous le thème : "Vivre sereinement en cette période de crise", le pasteur Mark Finley fera le déplacement des Etats-Unis pour animer une causerie le mardi 7 juillet à 19H00 sur le terrain de jeux du collège Adventiste à Phoenix. Rappellons, que le pasteur Mark Finley est actuellement le vice-Président de la Conférénce générale des églises adventistes du 7e Jour. Il est un ancien animateur et directeur de l'émission télévisée américaine "It is written", et est de surcroît le premier pasteur de l'Eglise adventiste à animer des émissions télévisées via satellite, indique Aniel Barbe Président de la Fédération des Eglises adventistes. Il est également écrivain et compte à son actif plus de 70 ouvrages. Les célébrations se poursuivront ensuite en septembre avec l'inauguration d'un "Junior Library" et d'une exposition dans l'enceinte du colège Adventiste notamment.

Croyance des adventistes

L'adventisme représente une des nouvelles variantes du christianisme qui ont été introduites à Maurice au 20e siècle, et se distingue par sa doctrine de l'imminence de la seconde venue du Christ. L'Eglise adventiste du 7e Jour a introduit dans le courant chrétien mauricien de nouveaux concepts et de nouvelles pratiques dont le repos hebdomadaire du 7e jour, l'immortalité inconditionnelle et le baptême par immersion. Elle prône une hygiène de vie qui passe par l'interdiction dans son milieu de la consommation de boissons alcoolisées, de tabac et de drogue.

L'historique

L'Eglise adventiste du 7e Jour a été officiellement fondée à Battle Creek, Michigan, aux Etats Unis en 1863. Depuis, elle a atteint tous les continents et compte actuellement plus de 15 millions de membres. Elle s'est implantée à Maurice une cinquantaine d'années plus tard, soit, le 12 septembre 1914, par le missionnaire français Paul Badaut. Le 12 septembre de cette année-là, le pasteur baptisa 24 membres par immersion où la rivière Trianon coule en bordure de Saint Jean. Le 1e juillet 1916, la petite communauté locale avait son premier lieu de culte à la rue d'Epinay (aujourd'hui rue Jean-Claude d'Avoine), à Rose-Hill. Notons que la Fédération des Eglises adventistes de Maurice gère deux institutions notamment le collège Adventiste fondé en 1949 et "Rosie le Même Home", une maison de retraite qui acceuille des personnes âgées de toutes foi confondues. Actuellement, l'Eglise adventiste de Maurice compte 4 400 membres baptisés.


Audiovisuel

Affrontement entre deux actionnaires de Top FM

Deux des actionnaires de Top FM ne sont plus sur la même longueur d'ondes. Des soupçons de falsification des comptes seraient à l'origine du conflit. Le Dr Avtar Lit, le partenaire britannique de la radio, a commandé un audit des comptes de Top FM que dirige le Mauricien Balkrishna Kaunhye.

Fondateur et propriétaire du Sunrise Radio, la plus célèbre des radios orientales de Londres, le Dr Avtar Lit avait participé à la création de Top FM où il détient 19% des actions tandis que Balkrishna Kaunhye et un holding se partageaient le reste des actions: respectivement 20 et 61 % . Selon certaines sources, des membres d'un parti politique feraient partie de ce holding. Si Sunrise radio avait fourni la logistique, la maquette et les jingles des principales émissions, le management avait été confié a Balkrishna Kaunhye depuis l'ouverture de la station en 2001. Depuis le management mauricien envoyait tous les ans à Londres un rapport comptable des activités de la radio présentées comme déficitaires. Et puis, cette année, avec la crise économique internationale, le Dr Avtar Lit décide de revoir sa stratégie de groupe et de vendre ses participations dans les radios étrangères pour se concentrer sur la station anglaise. Quand Balkrishna Kaunhye est mis au courant de l'intention d'Avtar Lit il réclame qu'une clause de l'acte constitutif de Top FM soit mise à exécution. Cette clause prévoit que tout actionnaire qui veut vendre sa part doit la proposer en priorité aux autres actionnaires avant d'aller chercher un acquéreur. Mais, entre-temps, le Dr Lit avait reçu des courriers dénonçant le management de la radio et insinuant que les rapports envoyés à Londres étaient falsifiés. Quand il arrive à Maurice, il y a quelque jours, le Dr Lit demande à revoir tous les comptes de la radio depuis son lancement et mène une enquête. Cette enquête le pousse à croire que les comptes de la radio qui lui ont été soumis étaient falsifiés et qu'au lieu d'être déficitaire, Top FM faisait des profits. Furieux, le Dr Lit a demandé à un cabinet d'experts comptable d'analyser tous les livres de compte qui lui ont été soumis. Selon certaines sources, il envisagerait de dénoncer la clause de vente obligatoire de sa part pour que Top FM ne soit pas rachetée par Balakrishna Kaunhye. Contacté par Week End, ce dernier a refusé de faire une déclaration sur le conflit qui l'oppose au Dr Lit. Mais selon certaines informations, il aurait contacté le propriétaire d'un hebdomadaire pour lui proposer de s'associer au rachat des actions du fondateur de Sunrise Radio. Toutes les parties concernées, dont des groupes industriels intéressés par un éventuel investissement dans une radio, attendent le rapport des experts comptables qui devrait être prêt la semaine prochaine. C'est la première fois depuis le lancement des radios privées qu'un conflit de ce genre éclate entre les actionnaires.


Téléphonie mobile

Emtel ouvre son 12e showroom à Goodlands

Outre sa mission de rendre l'accès aux développements technologiques plus accessible aux Mauriciens, la philosophie de Emtel est également de se rapprocher toujours un peu plus de ses clients. C'est dans cette optique que l'entreprise - qui célèbre cette année ses 20 ans - a inauguré son 12e showroom la semaine dernière. Le lieu choisi est Goodlands. "Cette région, avec ses banques, ses magasins et centres commerciaux et ses institutions scolaires et médicales est devenu un axe incontournable pour les habitants des villages avoisinants tels Grand Gaube, Cottage, Poudre D'Or, Labourdonnais et L'Espérance, entre autres. C'est la raison de notre présence à Goodlands. Ce nouveau showroom, le douzième d'Emtel à travers l'ile, sera au service des habitants de la région", a explique le Chief Executive Officer (CEO) d'Emtel, Shyam Roy. La cérémonie d'ouverture s'est tenue en présence du Président du Conseil de District de Pamplemousses/Rivière du Rempart, Ravin Soowamber et des personnalités de la région. Lors de son allocution, Shyam Roy a fait un rappel des nombreuses innovations apportées dans le domaine de la téléphonie mobile, par le pionnier du domaine depuis 20 ans. Outre la convergence des technologies qui nous a permise d'offrir à nos clients des services innovateurs tels que l'internet mobile, le vidéo call, le Ring Back Tune, Emtel a été le premier à introduire la technologie 3G sur le continent Africain. Aujourd'hui, Emtel est devenu un 'One stop shop' à Maurice, Rodrigues et Agalega, a-t-il fait ressortir. Et d'ajouter que "nous nous rapprochons toujours un peu plus près de nos clients avec cette gamme de services extraordinaire à la pointe de la technologie". Shyam Roy a également rappelé qu'il y a une semaine de cela, Emtel a fait une démonstration de la mise en place du premier câble fibre optique souterrain Emtel. Cela fait partie d'un vaste projet, qui comprend aussi un réseau de câble de fibre optique sous-marin qui va permettre à tous les Mauriciens de profiter des vitesses 20 fois plus rapides et des tarifs 10 fois moins chers pour l'internet qu'aujourd'hui, a indiqué Shyam Roy.


Brèves

Du 19 au 28 juin: Avdhoot Baba Shivanandji propose une ancienne méthode de guérison

Avdhoot Baba Shivanandji, plus comme Babaji est surnommé the father of Indian Healing sera à Maurice, du 19 au 28 juin, pour une série de cours et de causeries sur un ancien mode de guérison qui a la particularité d'apporter un confort physique, émotionnel, matériel et spirituel pour ceux qui choisissent cette mode de guérison. Babaji utilise l'énergie divine pour guérir et permettre à l'humanité de mener une vie remplie de grâce et de compassion pour atteindre le but suprême qui est, l'union avec l'infini. Babaji a obtenu le pouvoir de guérison après des années de méditation intenses et en suivant à la lettre les principes de son maître, Sadguru Nityananda.

Un karma négatif peut entraîner une série de maladies et Babaji possède les pouvoirs nécessaires d'unir les forces divines pour assurer la guérison. Les pouvoirs divins sont transmis dans les idôles et les pierres précieuses.

La Shambhavi ou le pouvoir divin de guérison de Dieu Shiva permet une chose bien définie, " exterminating all the diseases, suffering and pain prevalent in humanity " L'organisation Shiv Yog (Mauritius) à qui revient l'initiative de la visite de Babaji, a prévu une causerie et une session de guérison de masse, le vendredi 19 juin, à 18 h, à l'auditorium Octave Wiehe, à Réduit. Les autres cours sont prévus au Centre Swami Vivekananda, à Pailles, et s'établissent comme suit: Siddha I (les 20, 21 et 22 juin), Siddha II (les 24 et 25 juin), Shambhavi (les 26, 27 et 28 juin). Les cours sont ouverts à tous et les intéressés peuvent se renseigner auprès de Kiran (421 0306) et Devi (7686113).

Sanjay Bhuckory récompensé

IATA (l'Association Internationale des Transporteurs Aériens) a tenu sa 65eme Assemblée Générale à Kuala Lumpur, en Malaisie du 7 au 9 juin 2009.

Dans le cadre de cette Assemblée Générale, le Board of Governors (BOG) de l'IATA a tenu un dîner de gala au Petronas Towers le samedi 6 juin 2009. Au cours de ce dîner, IATA a récompensé Sanjay Bhuckory pour sa contribution au BOG. Parmi les invités à cette fonction, étaient le Ministre malaisien du tourisme, Dato Sri Dr Ng Yen Yen, le directeur général de la IATA, Giovanni Bisignani, ainsi que les membres du BOG dont les présidents et directeurs généraux des principales compagnies aériennes.

Rappelons que l'ancien Chairman d'Air Mauritius a servi comme Gouverneur de l'IATA de 2007 à 2009. Il a aussi été le Président de l'AFRAA (Association des Lignes Aériennes Africaines) de 2006 à 2007. Sanjay Bhuckory a été particulièrement actif sur le plan de l'environnement durant son mandat au BOG. Il était intervenu au cours de conférences internationales de la IATA, aussi bien qu'au niveau africain. Dans ce contexte, le directeur général de l'IATA, Giovanni Bisignani était à Maurice en octobre de l'année dernière sur l'invitation d'Air Mauritius pour une conférence sur l'impact de l'aviation sur l'environnement.

Sanjay Bhuckory s'est dit profondément touché par le singulier honneur que lui a conféré l'IATA. Il dédie cette distinction à Air Mauritius, à l'Ile Maurice, et plus particulièrement à tous ceux et celles qui l'ont soutenu durant son mandat à Air Mauritius.

Le 4 et 5 juillet au Swami Vivekananda Centre, Pailles: 2e édition du salon "Santé, sport et bien-être"

Santé, sport et bien-être. Trois éléments essentiels indissociables dans le quotidien de chaque citoyen. Ces thèmes de proximité qui demeurent au cœur de nos préoccupations journalières seront mis en exergue sur une même plateforme lors de la 2e édition du salon "Santé, sport et bien-être" le 4 et 5 juillet prochain. Ce salon, qui accueillera plus de 100 exposants (institutions et sociétés savantes, entreprises du médicament, laboratoires, cliniques privées, hôpitaux, fédérations sportives, assurances et mutuelles santé...), ainsi qu'une douzaine d'associations de patients visant à orienter les malades / parents vers un accompagnement adapté à leurs besoins - se tiendra au Centre Swami Vivekananda, Pailles de 9 h à 18 h. Il est organisé par la Heart Foundation (Mauritius) en collaboration avec de nombreux partenaires, dont le ministère de la Santé et celui du Tourisme, ainsi que diverses Ong. Durant les deux jours de cette édition, les exposants proposeront une animation pédagogique pour les plus jeunes. Il s'agit d'un parcours de Santé Enfant conçu autour de sujets et de contenus spécialement adaptés à cette tranche d'âge. De même, en complément aux informations médicales qui seront présentées aux visiteurs, un circuit Santé sera à la disposition du public pour lui permettre de faire un check-up médical par le biais de divers dépistage. L'accès au salon s'élève à Rs 10 pour un enfant et Rs 20 pour un adulte. Des navettes gratuites seront mises à la disposition du public. Un site internet "http://www.salon-sante-maurice.com" a été spécialement crée pour l'occasion. Cet outil multimédia offrira non seulement la possibilité à ceux qui se seront déplacé mais également aux non visiteurs de (re)découvrir virtuellement l'espace des exposants.

Curepipe: Un conseiller porte plainte contre l'administration

Le conseiller municipal Anil Dhorbal a fait une déposition à la police contre l'administration de Curepipe, vendredi. Cette déposition fait suite à des demandes d'informations municipales qui n'ont pas été obtenues.

Cette curieuse affaire municipale commence au mois de mars quand le conseiller Anil Dhorbal pose la question suivante lors d'une réunion d'un comité: est-ce que la place Ian Palach est lavée régulièrement selon les termes d'un contrat que la municipalité a signé avec une entreprise privée? Deux réponses sont données à cette question, une première donnée par un fonctionnaire est positive, une deuxième découlant d'un audit municipal est négative. Face à cette double réponse, le conseiller a réclamé un deuxième audit et demandé que celui du ministère des Administrations Régionale se penche sur la question. Ayant l'impression que l'administration ne suit pas les instructions du personnel politiques et après maintes démarches, le conseiller Dhorbal a décidé de faire accélérer les choses en donnant une déposition à la police qui sera obligée d'ouvrir une enquête. Il espère ainsi avoir la réponse à la question posée au début du mois de Mars: est-ce que la place Ian Palach est régulièrement lavée?

Du 17 au 19 juin au Centre Swami Vivekananda, Pailles: 4e édition du salon HotelWorld Océan Indien

80 exposants participeront cette semaine à la 4e édition du salon HotelWorld Océan Indien. Organisé par Publi-Promo Ltd, ce salon - qui s'adresse aux hôteliers et restaurateurs de Maurice et de la région - regroupera les fournisseurs de l'hôtellerie et de la restauration. Cette 4e édition est soutenue par divers partenaires dont la Mauritius Promotion & Tourism Authority, l'Association des Hôteliers et des Restaurateurs de l'Île Maurice (AHRIM) et l'Association des Chef de l'Ile Maurice (ACM). L'objectif de cet événement qui a lieu chaque deux ans est d'encourager le développement de ce secteur à Maurice en vue de permettre au pays d'être le "Hub" des fournisseurs pour la région Océan Indien. La répartition des exposants se fera ainsi selon les secteurs du food & beverages, de l'hébergement et la décoration intérieure, de l'administration, de l'animation, des sports, du spa... Les visiteurs pourront voir sur place tous les derniers équipements à leur porté. Les participants proposeront également des sessions de démonstrations et de dégustations sur les différents stands. Dans le cadre de ce salon, une compétition culinaire sera organisée par l'ACM sur une base quotidienne. Les concurrents, notamment les équipes des principaux hôtels de l'Île devront travailler sur les trois thèmes retenus : gâteau de mariée (1er jour), canapés salés avec ingrédients locaux (2e jour), et sculpture sur fruits et légumes (3e jour).



s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 14 juin 2009