Faits et effets…
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Ça suffit
Humeur
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Ces leçons si particulières
Pris sur le vif
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Tapages
CARNET
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Le vernis a craqué
Faits et effets...
Ça suffit
Ça commence à bien faire. Deux de nos confrères
de Radio Plus Irfaad Ollite et le stagiaire Deven Anacootee interpellés
parce qu'ils se trouvaient sur un terrain privé ou récemment
interdit d'accès. Il y a les faits mais il y a aussi la
manière. Admettons qu'ils étaient effectivement
au mauvais endroit au mauvais moment. Fallait-il pour autant faire
tout un tamtam pour une présence, allons dire, inopinée
à ce moment-là alors même que le jour de leur
enquête
sur le terrain, il n'y avait aucun panneau
de signalisation indiquant que c'était un "no tresspass"?
Pourquoi ne pas croire en leur bonne foi. Non, ils ont été
arrêtés, gardés au poste de police de Phoenix
pendant six heures, ce mercredi, avant d'être rélachés
dans la soirée et ils ont été présentés
au tribunal le lendemain.
C'est démesuré tout cela. La police aurait pu leur
administrer un avertissement et les laisser partir. Non, parce
que c'est une affaire qui concerne le Premier ministre, la police
doit sortir les grands moyens et faire son excès de zèle
habituel. Les journalistes ne réclament pas de traitement
de faveur. Ils veulent que l'état de droit s'applique à
tous les citoyens mauriciens indistinctement. C'est sous prétexte
que le prétendu délit s'est déroulé
devant eux que les policiers ont justifié leur prompte
action.
Ah bon, pourtant c'est aussi devant plusieurs parlementaires et
des policiers tout aussi nombreux et dans l'enceinte de l'Assemblée
Nationale qu'un agent travailliste du nom de Clovis Azie avait
agressé un ministre et avait tenté de lui balancer
le portable à la figure. Il n'avait pas été
interpellé sur le champ par les policiers présents
et témoins et le Premier ministre avait justifié
cette inaction policière inacceptable par le fait qu'il
n'y avait pas eu de déposition formelle du ministre. C'est,
comme on le sait, plusieurs jours après l'agent et un complice
ont été interpellés. La notion de flagrant
délit est visiblement à géométrie
variable pour la police. Elle n'est pratiquée à
la lettre que lorsqu'il s'agit des journalistes.
Nos deux confrères sont venus allonger une longue liste
de journalistes arrêtés pour un oui et pour un non
par la police de l'alliance sociale qui a, pourtant, du pain sur
la planche avec les kidnappings qui se multiplient, les vols perpétrés
jusque dans une mosquée et les viols qui ne se comptent
plus, de jeunes et de vieilles aussi, la dernière victime
en date étant une dame de 62 ans.
Avant Deven Anacootee et Irfaad Ollite, il y avait eu Karishma
Beeharee et Humaira Ali qui avaient été embarquées
par la police parce qu'elles avaient osé dire que le Premier
ministre était souffrant et après qu'elles aient
rectifié une information qui n'était finalement
pas bien méchante. Avant nos deux consoeurs, il y avait
aussi eu le rédacteur en chef de Week-End,
Gérard Cateaux de même que Anabelle Volbert et Josian
Valère également arrêtés. Cela fait
sept journalistes interpellés ces deux dernières
années. Cela fait vraiment beaucoup. Et c'est sans compter
les autres procédés utilisés pour faire plier
ceux qui ne se laissent pas faire, comme le boycott ou encore
l'arme publicitaire des avis gouvernementaux pour essayer de faire
plier l'échine de ceux qui ont pris le parti de rester
debout.
Cette intolérance grandissante n'est pas isolée,
elle est l'expression d'une volonté d'intimider et de mettre
au pas tous ceux qui osent contredire les puissants du jour et
exposer leurs dérives. Les syndicalistes aussi subissent
les mêmes tracasseries. Le dernier rapport de la Confédération
Syndicale Internationale en dit long sur la manière dont
le pays est considéré en matière de droits
fondamentaux. Y sont dénoncés les poursuites judiciaires
et le harcèlement de dirigeants syndicaux pour des manifestations,
spontanées peut être mais pacifique certainement.
Même pas une vitre brisée lors de ses protestations
et encore moins de "damaging property by band" comme
ce fut le cas pour les accompagnateurs d'honorables représentants
du peuple.
Il y a aussi eu l'épisode des deux syndicalistes de Mauritius
Telecom, virés parce qu'ils sont syndicalistes et que ceux
qui décident au Telecom Tower voulaient leur faire taire.
C'est au terme d'une énorme campagne de l'opinion publique
et grâce à la ténacité et au courage
des principaux concernés, Raj Ragoonath et Indiren Curpenen
que MT a fini par lâcher du lest malgré les fanfaronnades
des uns et la duplicité des autres et qu'il a du les reprendre.
Si les journalistes et les syndicalistes sont ainsi harcelés,
ceux qui sont dans les bons papiers peuvent, eux, faire comme
bon leur semble, conseiller un chef de gouvernement en quoi, reste
à savoir, et, en même temps, se distinguer dans d'innombrables
affaires de justice dont le tronc commun est qu'il ne paie pas.
On pourrait prendre comme çà des centaines d'exemples
où des fautes plus graves, des "arrestable offences"
sont ignorés parce que ceux qui les commettent ont leur
entrée à l'hôtel du gouvernement, comme ces
justiciers auto-proclamés qui s'arrogent le droit de décider
où la méthadone sera distribuée. Il y a certains
qui peuvent tout faire en toute impunité et d'autres qui,
pour un rien, se retrouvent rapidement au poste. C'est la nouvelle
version de l'état de droit.
En tous cas, un pays mal noté par l'African Media Barometer,
une émanation de la Fondation Fredrich Ebert pour le traitement
infligé à la presse et également épinglé
par la Confédération Syndicale Internationale pour
le piétinement des libertés syndicales ne peut se
réclamer ni de la démocratie ni de la modernité,
mot si cher à certains. Assez, ça suffit. Notre
image prend un sale coup.
Humeur
Ces leçons si particulières
Est-ce que l'information, pourtant publiée en première
page dans l'express de jeudi dernier, est passée
inaperçue ou est-ce qu'elle fait partie des normes de la
société mauricienne de ce début du 21ème
siècle ? Quelle information ? Que des écoles préprimaires
" et non des moindres " selon un pédagogue, donnent
des leçons particulières à leurs élèves
après les heures de classe, entre 15h30 et 17h. Et qui
plus est, " en dernière année de maternelle,
les préscolaires les plus huppés entament déjà
le programme qui est pratiqué en première année
du primaire ", précise Patrick Hilbert, l'auteur
de l'article. Donc, alors que le ministère essaye de faire
disparaître, en les rendant illégales, les leçons
particulières de la première à la quatrième,
elle sont déjà pratiquées en maternelles.
On ne pourra plus dire que le seul moment de sa vie pendant laquelle
un enfant mauricien n'est pas obligé de prendre des leçons
- dites particulières mais qui sont toujours collectives
- se situe entre sa naissance et son admission à l'école
primaire. Avec l'information de cette semaine, le seul moment
de liberté de l'enfant se situe entre sa naissance et son
entrée en école maternelle. En attendant qu'un pédagogue
vienne affirmer que la meilleure période d'apprentissage
pour se préparer au CPE, au SC et à la HSC - ou
au baccalauréat - se situe pendant les neuf mois de la
gestation ! Vous trouvez que j'exagère ? Mais si on vous
avait dit il y a dix ans que les élèves de la maternelle,
les enfants qui ont entre trois et cinq ans, des innocents qui
sortent à peine de la petite enfance et qui vont plus à
la maternelle - qui est une grande garderie - pour jouer que pour
apprendre, allaient prendre des leçons particulières
vous l'auriez cru ?
Mais à quoi peuvent donc servir des leçons particulières
à des petits enfants dont les connaissances ne sont pas
supposées dépasser les vingt six lettres de l'alphabet
et les chiffres de 1 à 10 ? Dans la mesure où il
est aujourd'hui admis à Maurice que les leçons particulières
aident l'élève à comprendre le programme
qu'il n'a pas assimilé pendant les heures de classe qu'enseigne
t-on aux élèves de la maternelle après les
heures de classe ? Et profitons de l'occasion pour poser cette
question que les enseignants n'aiment pas entendre et considèrent
comme une insulte : comment un enseignant incapable de faire comprendre
à sa classe le programme pédagogique pendant les
heures de cours, pour lesquelles il touche un salaire, arrive
à le faire avec les mêmes élèves et
le même manuel dans le cadre des leçons particulières
payantes ? Poursuivons ce raisonnement qui va me valoir des malédictions
et des insultes des enseignants : si pour cette raison encore
indéterminée les enseignants sont capables d'être
de bons pédagogues uniquement pendant les leçons
particulières et pas pendant les heures de classe officielle,
on n'a qu'a abolir l'école pour les remplacer par les leçons
particulières. On récupérera ainsi toutes
ces heures de classes gaspillées - et payées des
deniers publics - et à la place on organisera des activités
pour permettre aux enseignants et aux élèves de
s'épanouir en pratiquant les arts, les sports ou tout autre
activité qui leur conviendra avant d'aller donner et prendre
les désormais indispensables leçons particulières.
Puisqu'il semble de plus en plus évident que les leçons
particulières sont plus importantes dans notre système
d'éducation que l'école, supprimons carrément
l'école.
Une grand-mère enseignante de carrière a voulu l'autre
jour tester les connaissances de son petit enfant qui est en seconde
en lui faisant répéter ses leçons. Le gamin
qui a six ans est supposé être le plus intelligent
de son petit groupe d'amis. Après une demi-heure passée
avec son petit enfant, la grand-mère enseignante a été
obligée d'admettre la chose suivante : " Mon petit
fils ne sait pas lire, il devine les mots à partir des
dessins de son livre. " Conclusion ? Il faut absolument
que ce petit enfant prenne des leçons particulières
pour apprendre ce que sa maîtresse ne parvient pas à
lui enseigner pendant les heures de classe. Il faut donc remplacer
l'école par les leçons particulières. Dans
l'interview de cette semaine, la psychanalyste Jacquemine Latham-Koening
nous rappelle " que son entourage et son environnement
ont à construire suffisamment un enfant pour lui permettre
de devenir un être humain à part entière.
" Qu'en sera-t-il de cette génération de
Mauriciens qui auront été construits avec des leçons
particulières pratiquement depuis le berceau ?
Pris sur le vif
Tapages
-Tu as vu cette affaire de kalimaye là, toi.
- Bien fait pour eux.
- Hé toi là, comment tu peux dire ça?! On
est dans un pays démocratique où chacun a le droit
de faire sa prière.
- Pas pour bane dumone qui faire la prière que je dis ça,
toi
tu sais que moi, même si je ne passe pas ma vie
à l'église, le bon Dieu est toujours dans mon cur
d'ailleurs
ma chère, mo pas sûre que tous ca banne ki dormi
lévé dans l'é,glise zot meilleur que nous
- C'est vrai ça. J'ai une voisine ça je te dis.
Tu la regardes tu dirais une sainte, mais quand elle commence
à causer sur les gens ça, qu'est-ce que je peux
te dire : une véritable vipère.
- Moi, tu n'as qu'a voir dans ma belle-famille.Tu connais ma garce
de belle- sur
-
aio, oui toi. On ne l'entend plus du tout en ce moment.
-Tant mieux, ma chère. Moins j'entends parler d'elle,
mieux je me porte
si je pouvais ne plus jamais entendre
parler d'elle !!!
-.. mais alors si c'est pas pour les gens qui font la prière
pour qui tu dis : bien fait pour eux.
- Les politiciens.
- Mais qui bane politiciens énan pour faire avec cette
affaire de kalimaye là.
- Zotte meme ki fine komens sa zafer la.
- Mais qu'est-ce que tu racontes, toi. Au contraire, c'est le
Premier ministre qui a porté plainte contre le tapage qu'on
fait dans un kalimaye qui près kot so lakaz. Il paraît
que les prières l'empêchent de dormir.
- Ah bon? Quand je l'entends causer à la télévision,
faire la morale tout ça, je croyais que c'était
un homme pieux, moi.
- Là tu exagères, toi. Ce n'est pas parce qu'on
est un homme pieux qu'on doit faire la prière toute la
journée. Toi-même tu viens de dire ça. Et
puis tu sais aujourd'hui bien souvent quand on fait la prière,
on fait plus pour que les autres entendent que pour soi-même.
C'est plus du tapage que de la prière.
-Là tu as raison cent pour cent. Tu te rappelles de cette
affaire du muezzin la
et ces hauts-parleurs sur les camions
qui vont à Grand- Bassin
-
pas zotte seulement ma chère. J'ai une cousine
qui habite à Beau- Bassin. Elle me dit que quand on fait
amene to bloc au Thabor ca, elle doit quitter sa maison pour la
journée tellement le son est fort. Tu sais ce qu'elle
a dit l'autre jour: que ces gens qui font la prière trop
fort vont rendre le bon Dieu sourd. Il ne va plus entendre les
prières. Mais explique-moi comment ce sont les politiciens
qui sont responsables quand les gens font la prière trop
fort ?
- Zot ki encourage sa banla. A chaque fois ki énane ene
cérémonie religieuse ça, tu vois les politiciens
se battent pour être invités et parler au micro pour
faire des discours sur la morale et la religion et le mal et le
bien.
- Ça, ce sont les organisateurs qui les invitent.
- Croire ça toi. Zotte alle rode l'invitation zotte meme.
Ils sont calson ek chemise, comme on dit, avec les présidents
des sociétés qui gèrent les affaires d'église
là. Ils les protégent, leur font des promesses et
en échange ces présidents les soutiennent politiquement.
- Comme ça passe?
- Comme ça même. Tu comprends: les politiciens donnent
tellement d'importance à ces dirigeants de sociétés
là, ils leur disent qu'ils ont tant de pouvoir qu'ils finissent
par se croire tout permis.
- Mais c'est quand même pas chic pour le Premier ministre.
Il ne peut pas dormir, toi.
- Moi je dis que c'est bien fait pour lui. Maintenant, il va comprendre
comment les Mauriciens vivent. Encore lui il a de la chance, il
a la police pour empêcher les gens de casser son sommeil
en faisant des prières trop fort. Toi quand ton voisin
fait une fête et transforme sa maison en night club avec
DJ qui braille toute la nuit tu peux téléphoner
vingt fois à la station personne ne répond. Tu
peux devenir sourde toi, tout le monde s'en fout. Maintenant le
Premier ministre saura!
Carnet
Le vernis a craqué
A l'heure que vous lisez ces lignes, le comité directeur
de la Mauritius Tennis Federation (MTF) ne tient plus sur ses
deux pieds. La démission au cours de la journée
d'hier du membre Shiv Koonjoo est venue s'ajouter à celles
de Jean-Michel Giraud (trésorier), Denis Lincoln (secrétaire),
Edley Michaud (assistant-secrétaire), Hugues Charoux (assistant-trésorier)
et Véronique de Spéville (membre) enregistrées
en début de soirée, jeudi. Ce qui porte donc à
six le nombre de membres à avoir quitté le bateau
de la MTF après ce que l'on appelle désormais l'affaire
Régis Courtois.
Du coup, le comité de direction de la MTF n'a plus de quorum
légal, et est désormais donc caduc. Il ne peut plus
continuer à accomplir les missions pour lequelles il fut
élu le 30 mars dernier. Le vernis a définitivement
craqué à Petit Camp et du coup, les courts se transforment,
peu à peu, en de véritables champs de bataille.
Depuis jeudi, le mouvement sportif mauricien assiste, un peu impuissant,
au grand déballage et à une vague de démissions
et de dénonciations au sein d'une federation qui était,
jusqu'à jeudi dernier, citée en exemple pour ses
capacités organisationnelles et sa gestion.
Oui, le vernis a définitivement craqué à
Petit Camp puisque ce qui était impensable il y a encore
une semaine, est arrivé. Voilà un Akhtar Toorawa,
que l'on disait incontournable sur l'échiquier tennistique
mauricien et grand ami personnel de Jean-Michel Giraud, se retrouve
bien seul depuis qu'un technicien étranger, censé
évoluer sous son autorité, a dit le fond de sa pensée
après avoir claqué la porte.
Ce qui était au départ une affaire entre un employé
et son employeur est très vite devenu une affaire nationale
puisque dans la foulée six personnes ont claqué
la porte. Certes il est vrai de dire que cinq personnes sont encore
membre du comité directeur de la MTF, mais on a bien vu
vendredi lors que son point de presse que le président
Akhtar Toorawa est bien seul. Et au plus profond de lui-même,
il sait qu'il est en train d'entrer dans l'histoire du sport mauricien
comme étant le président avec le plus court mandat.
Voilà un homme qui, il y a deux mois, était disposé
à tout faire pour que Jean-Michel Giraud accède
à la présidence du Comité National Olympique
Mauricien (CNOM) se voit désormais dans la position peu
enviable du vilain petit canard.
Lâché par son plus proche ami et confident, voire
son plus important soutien au sein du tennis mauricien, Akhtar
Toorawa doit être conscient qu'il est en train de jouer
son avenir au sein du sport mauricien sur ce coup-là. Il
y a quand même une vérité qu'il ne faudra
jamais oublier. Le président a très certainement
cherché ce qu'il lui arrive. Il a certainement raison en
affirmant qu'il ne peut, en tant que président d'une fédération,
être l'otage d'un entraîneur. Mais comme si souvent
dit dans nos colonnes, la grande gueule d'Akhtar Toorawa a fini
par causer sa chute.
Il faudra attendre longtemps, comme toujours, pour avoir la véritable
explication derrière ces démissions et ces révélations
en cascade au sein de la MTF. Toutefois, le grand déballage
de ces derniers jours démontre que même pour une
fédération qui jouit d'une solide image devant ses
partenaires financiers, les dysfonctionnements et les abus existent.
Et c'est là que le bât blesse dans le cas de la MTF.
Lors de sa rencontre avec la presse vendredi matin, le président
de la MTF a balancé un document de la plus haute importance
et nous espérons vivement qu'il va créer une réaction
de la part des autorités. Notamment le ministère
des Terres et du Logement et le ministère des Sports qui
a été le garant moral de la fédération
de tennis lorsqu'elle a obtenu le lease de ce prime
state land à Petit Camp. Les conditions attachées
au contrat entre la MTF et la compagnie privée Ace Tennis,
sont scandaleuses.
On comprend mieux les raisons qui avaient provoqué une
poussée de colère chez l'ex-président lorsque
l'auteur de ces lignes avait évoqué la raison de
la mise en place de Ace Tennis à Petit Camp. Il est clair
que ces conditions sont loin d'être en ligne avec la politique
de démocratisation du sport à Maurice prônée
par les différents gouvernements.
Nous ne pouvons que crier encore une fois au scandale quand Fabrice
Péroux, en tant que directeur de Ace Tennis, vient affirmer
dans sa réponse à Akhtar Toorawa que sa compagnie
démocratise et promeut le tennis à Maurice. Ace
Tennis fait certainement de la promotion pour assurer ses revenus.
Mais certainement pas de la démocratisation puisque les
prix pratiqués ne sont pas à la portée de
tout le monde. Chose tout aussi scandaleuse : le fait que le président
de la MTF se soit présenté, vendredi, comme Christophe
Colomb qui découvrait l'Amérique. Le contrat entre
sa fédération et Ace Tennis, il savait très
bien depuis le départ de quoi il était fait. Du
reste, il sait très bien de quoi nous parlons.
Le vernis craque à Petit Camp et c'est probablement une
chance pour le tennis de se débarrasser d'un système
de comité directeur qui n'a plus droit de cité dans
une République de Maurice qui a accepté le principe
des clubs.
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o p i n i o n
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WEEK-END --- dimanche 14 juin 2009
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