m a g a z i n e WEEK-END --- dimanche 14 juin 2009



  Réserve des Mascareignes: La réintroduction des espèces herbivores - Une initiative de gestion
  Pour sa première sortie, le 6 dernier - La Foule transporte
  Paradis blues - Une performance d'actrice
  Concert de piano le 17 juin - Adam György: Un pianiste Autre
  Expo au Ex quay store - Mind Maps: Une cartographie, une minutieuse scénographie
  Histoire - La motion d'Edgar Millien pour l'introduction de la carte d'électeur (1ère partie)
  Café littéraire au CCB - Création littéraire et sentiment amoureux
  CINEMA — FOCUS - Amitabh Bachchan condamne les actes d'agressions envers les étudiants indiens en Australie
  Cuisine - La Malaisie à table
  Brèves


Réserve des Mascareignes: La réintroduction des espèces herbivores

Une initiative de gestion

Le réchauffement climatique est en cours, inéluctable. Les scientifiques ont déjà dressé le bilan de la crise de la disparition de la biodiversité terrestre. Dans un tel contexte, les réserves naturelles sont vitales et participent aux initiatives pour préserver les richesses de la terre. L'originalité de la Réserve des Mascareignes, à Rivière-des- Anguilles, réside dans la grande diversité d'une zone naturelle sur plus de 3,5 hectares. Cette végétation luxuriante abrite aussi des espèces animales provenant des Mascareignes (Maurice, Rodrigues et la Réunion). Soucieux de maintenir l'équilibre entre la sauvegarde et le développement touristique, Owen Griffiths, scientifique et cofondateur de la Vanille Réserve des Mascareignes, a initié un projet de réintroduction de tortues géantes à Rodrigues. 600 reptiles ont déjà été envoyés au François Leguat Tortoise & Care Reserve. Parmi les autres initiatives pour gérer la Réserve, il y a le maintien d'une population de chauve-souris des Mascareignes et la création d'une pépinière où l'on trouve différentes espèces endémiques de Maurice.

Le guide connaît chaque sentier de la Réserve des Mascareignes, chaque tapis de fougères, chaque battement d'ailes de chauve-souris, chaque tortue égarée. La zone qu'il parcourt, outre une végétation impressionnante

(Raphia, Via, Bambou de Chine et autres lianes des Seychelles) renferme des groupes de faunes endémiques des Mascareignes : reptiles, amphibies, mammifères et autres invertébrés placés sous quelque statut de conservation.

On traverse la savane des tortues recréée sur le modèle de celle qui existait autrefois dans les plaines du nord dans les environs de Grand Baie. On y trouve des tortues géantes des Seychelles (Aldabra) : 100 reptiles adultes et 700 jeunes et bébés. C'est la plus grande colonie de tortues géantes en captivité dans le monde. Il faut savoir que les tortues de Maurice, la Réunion et Rodrigues ont disparu. Des tortues géantes similaires à l'espèce d'Aldabra (Geochelone gigantea) furent à une époque répandues à Maurice et Rodrigues mais ont malheureusement disparu d'où l'idée d'Owen Griffiths de repeupler Rodrigues. Deux espèces ont disparu à Rodrigues : la plus petite (la cylindraspic peltastes) et la plus grande au long cou (cylindraspis vosmaeri ). C'étaient sans doute les populations les plus denses du monde. En 1795 deux dernières tortues ont été aperçues dans une ravine à Rodrigues. On n'a plus revu de tortues géantes à Rodrigues. 600 reptiles ont déjà été envoyés au François Leguat Tortoise & Care Reserve. Le projet vise à terme l'introduction d'environ 1000 tortues géantes.

Les tortues de la Réserve creusent la terre pour pondre leurs oeufs (8 à 30 par couvée, une couvée ou deux par an). 25% des oeufs pondus sont fertiles. Les oeufs sont mis en couveuse. Il faut compter quatre mois pour l'éclosion. Les tortues se nourrissent généralement de fruits, légumes, herbes, feuilles.


LES CHAUVE-SOURIS DES MASCAREIGNES

Les chauve-souris sont les seuls mammifères indigènes aux Mascareignes. A l'époque de leur découverte, la Réunion, Maurice et Rodrigues comptaient probablement six espèces de chauve-souris, trois d'entre elles se nourrissant de fruits, et les trois autres étant des insectivores. Quatre de ces dernières ont complètement disparu. Les espèces restantes sont plus ou moins menacées à cause de la chasse illégale et la destruction de leur milieu naturel.

Parmi les espèces qui survivent toujours : la pteropus rodricensis (roussette de Rodrigues) et la pteropus niger (roussette mauricien). C'est la fameuse chauve-souris frugivore de Maurice. La plus grande des roussettes des Mascareignes et la plus abondante des espèces à Maurice (environ 20 000 individus). Cette mammifère passe ses journées perchée dans des lieux isolés. Elle sort au crépuscule à la recherche de fruits. Le danger principal que court cette espèce est la destruction de son milieu naturel (les arbres éliminés par les planteurs).


LA PEPINIERE DES MASCAREIGNES

Cette pépinière située à l'entrée de la Réserve des Mascareignes existe depuis environ un an. On y trouve des plantes endémiques de Maurice (Bois de chandelle, Bois cabri, veloutier vert, Bois d'ébène, Bois carotte...). On peut les acheter aussi. Une manière de préserver les écosystèmes de Maurice.

Infos pratiques : La Vanille Réserve des Mascareignes est ouvert tous les jours de 9h30 à 17h. Cette partie du sud, convertie en parc d'attractions et réserve, est un exemple de gestion pour mieux intégrer la conservation des ressources naturelles et le développement touristique.


PATRIMOINE EN PERIL

SOS Patrimoine en péril a appris la destruction récente du four à chaux de Poste-de-Flacq en l'espace de 2 jours.

Ce four à chaux avait la particularité d'être à triple foyers et d'avoir encore toutes ses annexes de stockage en bon état, ce qui le rendait unique à Maurice.

L'association SOS Patrimoine s'interroge sur le fait que des permis de démolition aient pu être accordés pour des monuments d'une telle envergure? Aucune annonce n'a été faite au préalable quant à la démolition du four à chaux. C'est une grande perte pour les Mauriciens et pour les habitants du Poste-de-Flacq qui voient ainsi disparaître le dernier vestige qui donnait une âme et un cachet historique à leur village, puisque les anciennes prisons et le cimetière ont déjà été rasés. C'est un acte de barbarie que l'association trouve regrettable et honteux.


Pour sa première sortie, le 6 dernier

La Foule transporte

La Foule voulait passer le cap de son premier "grand" concert avant de concevoir un album. Et si sa sortie du 6 juin au Théâtre Serge-Constantin-bondé ce soir-là- était un essai, La Foule n'a plus à s'en faire. Elle a réussi son passage, avec brio d'ailleurs! Son public conquis, subjugué…s'est laissé, comme le dit si bien la chanson, emporter par La Foule. Le style lui a plu. Après tout comment résister à ce rock made in Mauritius mêlant folk, reggae, pop, jazz et autres? Avec son superbe arrangement musical, La Foule embarque les avertis pour diverses destinations dont un passage dans les années 70. Ce saut subtil dans le temps, par le biais des rythmes, encourage l'imaginaire. Ainsi entre les riffs des guitares de Vianney François, Wesley Suzanne, Olivier Marie-Jeanne et celle du chanteur Nitin Duva Pentiah, des cuivres du trio composé d'Eric Nadal, Ian Edouard et Jason Kong, des percussions de Norbert Plannel, la batterie de Jean-Eric Charnier et l'harmonica du doué nommé Robert Kimtia, l'on peut voir tomber une pluie de marguerites rappelant les gigs des seventies dans des salles où se produiraient en live les Steely Dan ou autres Gerry Beckley, Dewey Bunnell et Dan Peek d'America.

Vocalement Nitin Duva Pentiah ne s'inscrit pas dans la même lignée que les interprètes de Do it again ou Horse with no name. Le jeune homme à la voix chaude, lui, se donne avec intensité lorsqu'il invite le public à écouter les nouvelles compositions de sa bande. Notamment, Star, Walk the line, Rainbow Smile… Il y a eu aussi le fameux Kalachnikov ou encore Zenes.

Ce soir-là, nous dit Nitin Duva Pentiah, l'espace était inhabituel pour La Foule qui s'est jusqu'ici produite dans de petite salle. Mais comme ce plongeon lui a bien réussi, La Foule peut relancer l'expérience d'autant que son public le suivra assurément.

Si La Foule a partagé, momentanément la scène avec Damien Elisa, Richard Beaugendre, Latanier, Danielle Bastien et Mordikiss, nous préférons gommer le passage du dernier de notre mémoire. Non qu'il était médiocre mais pour l'impertinence de ses phrases et de ses idées imposées et non partagées. Mordikiss qui a choisi de défendre ses convictions sur la consommation du gandia se perdait dans son unique slam confus qu'il balançait en ritournelle. S'il veut jouer dans la cour des grands, Mordikiss a encore des leçons à prendre, comme par exemple éviter de faire des allégations en public!


News

Aujourd'hui à Rose-Hill: Pran Kont Artist, entre activités et revendications

A 15 heures aujourd'hui, les artistes rencontreront la presse à l'issue d'une journée d'activités sous le thème Pran Kont Artist, pour faire un tour d'horizon sur les questions les concernant. S'ils se sont montrés davantage amers après l'exercice budgétaire et ont fait des déclarations acerbes à l'égard du ministère de la Culture et du ministre, Vasant Bunwaree, lui-même, il est attendu que les artistes, surtout ceux du milieu musical, avancent des propos pertinents cet après-midi. Le ministre qui a été invité est attendu avec grand intérêt. La journée qui démarre ce matin dans l'enceinte de la mairie de Beau-Bassin/Rose-Hill, comprendra une palette d'activités artistiques: animations, expositions… dont la vente de CD (que des originaux) à partir de Rs 25.

Séga: Nostalgie… la reconnaissance, c'est pour le 3 octobre

C'est sous le titre de Nostalgie… la reconnaissance que le concert réunissant des légendes du séga sera programmé le 3 octobre prochain au MGI. Rééditant ce concept qui a cartonné le 16 mai dernier, Gérard Louis de Geda Music proposera une nouvelle affiche. Celle-ci comprendra les noms de Marie-Josée et Roger Clency, Serge Lebrasse, Jean-Claude Gaspard, Georgie Joe… Aussi bien que de nouveaux invités à l'instar de Mario Armel. D'autres artistes qui ont marqué la belle époque du séga d'ambiance seront sur scène le 3 octobre. Les billets seront en vente dès la fin de juillet prochain.

Affaire RéKréasyon: Claudio se serait trompé de logo!

L'affaire des droits d'auteurs et de patrimoine autour des quatre titres de l'album RéKreasyon d'Abaim risque de prendre une autre tournure avec la déposition consignée, à la police, contre Claudio Veeraragoo il y a quelques semaines. C'est la Mauritius Society of Authors (MASA), elle-même traduite en justice par le chanteur, qui a dénoncé celui-ci pour usage frauduleuse du logo de la MASA dans cette affaire. Il revient qu'en revendiquant les quatre chansons qu'Abaim lui aurait prise sans son autorisation, Claudio Veeraragoo aurait produit un document (la déclaration de ses oeuvres) portant un élément qui pourrait le desservir. En effet, cet élément n'est autre que le logo officiel et utilisé actuellement par la société. Toutefois, ce document qui date au tout début des années 90 ne pouvait en aucun cas présenter ce logo, puisque celui-ci a été conçu en… 2003! Claudio qui n'est pas membre de la MASA, mais lié à la société par un contrat aurait des explications à fournir à ce sujet. Affaire à suivre…


Paradis blues

Une performance d'actrice

Paradis blues n'est pas une pièce de théâtre, mais une performance d'actrice. "Un désir d'actrice qui a envie de se raconter à partir des bribes de sa vie, le parcours d'une femme avec elle-même, une femme qui raconte des émotions, du vécu, des impressions, les hommes et les femmes qui ont traversé sa vie. Elle y raconte des morceaux d'elle, ses souvenirs, ses espoirs et des sentiments qui nous atteint. On est enfermé avec elle et on devient très proche d'elle", affirme Ahmad Madani, le metteur en scène. Celui-ci dirige, pendant quatre ans, le Centre dramatique de l'Océan Indien.

Cette mise en scène qui s'inspire de certains faits de la vie de Miselaine Duval ouvre sur une interrogation: comment vivre l'enfermement auquel nous confine souvent toute vie? Comment surtout échapper à cet enfermement? Le texte de Shenaz Patel se construit avec des bouts de rien, des bouts de tout.

Cette performance, Miselaine Duval a voulu la réaliser depuis sa tournée européenne en 2007. "Tout a commencé lors de la diffusion de la création Architruc en Lausanne, Suisse où j'ai rencontré le metteur en scène français Ahmad Madani. C'est à partir de là que s'est produit un mariage d'art avec la collaboration d'Eric Triton, de Shenaz Patel, de David Constantin et de Michel Ducasse", explique Miselaine Duval que nous avons rencontrée lors d'une répétition mercredi au CCB, à Rose-Hill.

Lorsque Miselaine Duval nous parle de théâtre et de sa performance dans Paradis Blues, elle nous parle aussi de la femme et de sa place dans la société mauricienne . "Paradis blues, c'est le blues qui se cache derrière un semblant de paradis. Ma vie est comme une référence où toutes les femmes peuvent se retrouver", dit la comédienne que l'on découvre sous une autre facette. "À travers Paradis Blues, je souhaite que d'autres femmes réalisent que leur vie n'est pas un sort, et qu'elles se réalisent avec tous les outils qui leur sont accessibles sur terre", dit la directrice de la compagnie Karavan Production.

Le lieu n'est pas défini, mais le décor s'apparente à un bloc chirurgical. Cela met en évidence la solitude du personnage où elle est confrontée à elle-même. La vie intérieure d'une Mauricienne découpée au scalpel et présentée froidement sur une table d'opération. Pendant 50 minutes, la comédienne parle au nom de toutes celles qui se taisent. Seule, elle se raconte sa vie qui rebondit en elle-même, calquant au début son histoire personnelle. Elle vit pleinement une ligne, un sentiment. Restituer la vie des femmes dans son quotidien et son universalité avec des morceaux de rien et de tout. "C'est un spectacle qui interroge, qui ne répond pas", dit Ahmad Madani.

Eric Triton partage le blues du personnage. Il incarne la présence symbolique de l'homme et laisse parler sa musique pour rendre hommage avec les mots de Michel Ducasse, à la douleur d'une mère. Outre la musique d'Eric Triton, de l'écriture de Shenaz Patel et de la mise en scène, David Constantin apporte aussi dans cette performance des images impressionnantes.

Une tournée est prévue du 25 au 28 septembre au festival des Francophonie en Limousin Théâtre de l'union centre dramatique national et une tournée en 2010 à l'île de la Réunion, Festival Extra Scène nationale d'Annecy/ Genève et Paris/Avignon/Bruxelles.

Paradis blues se tiendra du mercredi 17 au samedi 20 juin à 20h et le dimanche 21 juin à 18h00 dans la salle polyvalente du centre culturel Charles Baudelaire à Rose-Hill.


Concert de piano le 17 juin

Adam György: Un pianiste Autre

La Hongrie a produit beaucoup de pianistes virtuoses dont le plus célèbre est sans doute Franz Liszt. Le nom d'Adam György, jeune prodige et étoile montante, vient s'ajouter à une liste prestigieuse de musiciens hongrois. Sa personnalité atypique, l'originalité de sa démarche suscitent d'un pays à l'autre un grand enthousiasme pour ce jeune pianiste. György se produira le mercredi 17 juin 2009 à 19h30 au Conservatoire François Mitterrand dans un concert solo. Au programme : Bach, Chopin, Liszt. Adam György est connu pour sa façon d'aborder le rituel du concert : séduire le public par des airs populaires et rendre la musique classique populaire. Il commence par des improvisations sur des mélodies connues et interprète ensuite des chefs-d'oeuvre classiques. C'est la Société Musicale de l'Ile Maurice qui est à l'initiative du concert de ce pianiste en collaboration avec divers partenaires.

Rendez-vous le 17 juin avec Adam György dont la virtuosité s'illumine d'une touche personnelle. Son interprétation dissimule une intéressante activité émotionnelle. C'est György qui disait qu'il n'y a pas de meilleur moyen dans ce monde que la musique pour exprimer nos pensées et émotions. Peu importe si c'est du classique ou de la musique pop, la musique fait passer un message et des émotions.

Du jeune prodige à l'ambassadeur culturel

Comme Franz Liszt, György a été un enfant prodige. Il a appris le paino à l'âge de quatre ans. Il est accepté au Conservatoire Béla Bartòk à l'âge de douze ans. Il remporte, sous la direction de son professeur et mentor Katalin Halmagyi, le "National Youth piano Competition" en 1998, puis le "Hungary's Pianist 2000 Award à l'âge de 18 ans. Il est reçu à l'Académie Franz Liszt à Budapest en 2000. Il obtient son diplôme en 2006 et décroche une bourse d'études. György est détenteur de plusieurs prix dont les trois prix du premeir Concours International Chopin à Budapest. Il a débuté à Carnegie Hall à New York en 2006. Il a produit plusieurs abums dont Plays the Piano. Adam György fait entendre du piano et beaucoup de musique. Même si la technique est importante, György pense que ce n'est là qu'une partie de l'art du pianiste. Il a déclaré que le plus grand avantage de l'école de piano hongroise est qu'elle prend en considération chaque détail du style du compositeur et ne fait pas de la perte d'énergie une priorité. György pense aussi qu'un artiste doit comprendre ses aptitudes et les développer : "My way of saying thank you for my talents and gifts is to work on them constantly and acquire control of these qualities..."


Expo au Ex quay store

Mind Maps: Une cartographie, une minutieuse scénographie

Une agréable surprise, cette exposition de 35 tableaux et 7 photographies de l'architecte et plasticien Salim Currimjee. Elle couvre une grande partie des principales dates de l'artiste : Mapping, 1998, Sea charts, roads maps and flight path, 2001, Field studies, 2002. Avec Mind Maps, la carte réapparaît, il y a la résurgence définitive de la couleur aussi. Le choix de grands formats sur lin ou sur bois, à l'encre et acrylique, de petits formats sur bois construction et d'aquarelles, est excellent et l'ensemble donne un très bon aperçu d'un itinéraire pictural d'exception. Le recul du temps (sept ans d'absence de la scène artistique) ne manque pas de souligner l'ampleur de l'oeuvre. On voit de denses paysages intérieurs, théâtralisés, infimes ou grandioses autour de la carte, "objet graphique usuel" sur laquelle Salim Currimjee a construit son dispositif pictural. Que l'on soit familier de sa peinture ou non, on parcourt l'exposition à vue sans se perdre, tant les jeux d'inscriptions nous affleurent dans chaque tableau et nous renvoient à l'invisible, à d'énigmatiques miroirs. Une invitation au voyage intérieur. L'oeuvre de Salim Currimjee est une cartograhie, une minutieuse scénographie d'intériorité. Les signes, les traces deviennent ouvertes à toutes les rêveries. Ils nous font penser à des indications, des messages à la fois littéraires et plastiques. On empruntera le texte de Currimjee : "Mind Maps reprend la thématique de la carte, objet graphique usuel grâce auquel on se déplace, on se repère, on trouve sa propre direction. C'est aussi une structure métaphorique dont l'usage inclut ou exclut le sepctateur. Dans son oeuvre, l'artiste inscrit les traces et les signes imperceptibles de la vie consciente et de l'inconscient. Sur le socle du langage architectural - le plan - l'artiste peintre, contrairement à l'architecte qu'il est aussi, insère des éléments de la vie microscopique moléculaire, constituant notre code génétique. Il nous donne à voir l'invisible..."

L'oeuvre de Salim Currimjee a gagné en intensité par la plénitude de l'effet des graphismes et la magie leur abstraction. La couleur s'est saisie du graphisme : des déclinaisons de rose, rouge et jaune. Dans les petits formats, on note une poétique, par l'absence, le vide, l'espace et la lumière, qui font partie de la composition des tableaux et les parsèment de motifs. Il nous est donné de voir des ensembles plus grands qui sidèrent l'espace. Des espaces infimes ou grandioses que le spectateur peut admirer selon un angle choisi, selon le sens de sa lecture de l'oeuvre aussi. Ce sont des énigmatiques miroirs tendus au regardeur. Un voyage au pays de tous les voyages possibles. Une aspiration à l'imaginaire des lieux flairés. Comme les fois précédentes Salim Currimjee nous présente ses oeuvres dans un lieu chargé d'histoire et d'émotions. Il exploite à fond l'espace. Ces oeuvres épousent les recoins, les irrégularités, les anfractuosités et s'en trouvent unifiées. Le décor extérieur se mêlent aux motifs des tableaux, créant une sorte d'opéra infini. Chaque forme semble générer une nouvelle. Peintures et photographies s'entremêlent pour créer un espace cohérent et susciter en nous une résonance affective. Les oeuvres picturales de Salim Currimjee sont d'une grande générosité. Couleurs, motifs, constructions et autres avatars se combinent à un environnement particulier et se déploient dans une mise en scène. Architecte, peintre, photographe, salim Currimjee a aussi étudié l'Histoire de l'Art et des disciplines scientifiques telle la biologie. Il expérimente ici une prospective picturale, transformant l'expérience vécue en oeuvre.


Histoire

La motion d'Edgar Millien pour l'introduction de la carte d'électeur (1ère partie)

Dès le jour de la proclamation des résultats des élections générales du 15 septembre 1991, devant la déroute complète de son alliance électorale PTr-PMSD face au MSM-MMM, l'actuel Premier ministre, Navin Ramgoolam, "perplexe", exprima de sérieux doutes sur l'intégrité des scrutins à Maurice. Il fut alors beaucoup question, dans le débat qui s'ensuivit, de l'introduction de la carte d'électeur pour garantir la sûreté des élections. On en a, bien sûr, rien entendu dans ce sens depuis. Notre page consacrée à l'Histoire, aujourd'hui, rappelle que cette question d'introduction de la carte d'électeur avait été longuement débattue au Conseil législatif en septembre 1953 à l'initiative du troisième député de Port-Louis d'alors, le Dr Edgar Millien.

En fait, bien que la motion de Millien (à l'époque un ténor fort respecté du Parti travailliste) f^tt combattue par... des leaders travaillistes eux-mêmes - à commencer par Sir Seewoosagur Ramgoolam, mais aussi par le détracteur attitré de ce dernier, Sookdeo Bissoondoyal - elle fut bel et bien adoptée à l'issue d'un vote majoritaire du Conseil législatif. Mais, parce que le gouverneur anglais en poste, Sir Hilary Blood, représentant tout puissant de sa Majesté, ne voulut pas en entendre parler, la carte d'électeur ne fut, finalement, jamais mis en vigueur !

La motion d'Edgar Millien, débattue le 29 septembre et le 6 octobre 1953, est ainsi libellée : "Le Conseil est d'opinion que le gouvernement devrait prendre des mesures immédiates afin que chaque électeur soit pourvu à l'avenir, d'une carte d'identité, à commencer par ceux qui seront qualifiés pour voter aux prochaines élections municipales et urbaines qui seront tenues en décembre où à une date appropriée."

D'entrée de jeu, Edgar Millien fait remarquer que sa démarche à obtenu priorité parce que le gouverneur a considéré que l'affaire est urgente. Il dit souhaiter qu'elle serait traitée en tant que telle par le Conseil législatif. Selon Millien, sa motion vise à remédier à trois maux :

-premièrement, "parce que les élections doivent être vraies, autant que possible, tous ceux qui vont voter pour faire entendre leurs voix doivent en avoir le droit".

-deuxièmement, "il faut éliminer tout sentiment de frustration ou de mécontentement qui prévale après chaque élection de part et d'autres quand des gens ou des partis viennent affirmer qu'il y a eu fraudes". Millien affirme avoir reçu d'étranges rapports et des lettres dans lesquels des parties rivales se sont lancées des accusations mutuelles de fraudes électorales. Le député fait ressortir que, quelles que soient la véracité de ces accusations, elles devraient être évitées parce qu'elles créent beaucoup de malaise.

-troisièmement, et selon Millien, "c'est le plus important, nous devons sauvegarder le principe des élections démocratiques qui permet à chaque gouvernement démocratique de fonctionner ensuite. Car si on permet une perception que les élections ne sont pas honnêtes et crédibles, rien alors ne pourrait empêcher la chute d'un gouvernement". Millien se croit obligé de préciser qu'il n'entend pas laissé l'impression qu'il a, personnellement, une mauvaise opinion de ses compatriotes comparer aux autres peuples. Ainsi, pour démontrer que Maurice n'a pas le monopole de la fraude électorale, il cite, par exemple, une devise qui faisait florès dans la vieille Angleterre : "Votez tôt et aussi souvent que vous pouvez ! "

Toujours selon Millien, si on pouvait se réjouir que la fraude électorale n'avait pas atteint une telle ampleur à Maurice, néanmoins, soutient-il, les cas d'usurpations et d'irrégularités réelles existaient dans notre pays et il en avait lui-même témoigné. A titre d'exemple, il cite le cas d'une dame venue voter lors des dernières élections municipales d'août 1953 et qui, pour donner la preuve qu'elle était lettrée, donc qualifiée, écrivit sur une forme une phrase qui était censée être de l'ourdoue. Or, le maire de la cité, qui se trouvait au centre de vote, put lui-même constater que ce n'était nullement de l'ourdoue et qu'il y avait sur la forme une signature que l'usurpatrice avait probablement apprise à faire. Millien fit également état de certaines personnes qui avaient pu voter plus de trois fois lors d'une même élection et soutient que pareil état de choses ne pouvaient plus continuer parce qu'il mettait sérieusement en doute la crédibilité des scrutins. La solution, selon le Dr Millien, était de "délivrer une carte d'identité à chaque électeur avec dessus sa photo, sa date de naissance, l'indication de son lieu de résidence et sa signature".

La motion Millien ayant été présentée en septembre et les prochaines élections municipales devant se dérouler en décembre suivant, son auteur se déclara convaincu que les fonctionnaires feraient diligence pour délivrer les 40 000 cartes d'identité nécessaires pour les électeurs éventuels. Mais, si ces fonctionnaires n'y parvenaient pas en ce laps de temps, il n'y aurait aucune entorse à la démocratie si les élections devait être repoussées dans deux mois si le noble objectif était de garantir l'authenticité de l'exercice.

Abdul Razack Mohamed en rajoute

Le député Abdul Razack Mohamed est le premier à commenter la motion de Dr Millien qu'il déclara soutenir de "tout son coeur". Selon Mohamed, Millien n'a donné qu'un seul exemple d'usurpation, Or, il dit, lui, pouvoir affirmer que, par exemple, aux élections générales de 1948, il y avait entre 600 et 700 cas d'électeurs qui n'avaient pas pu voter pour raison d'invalidité... Pour Mohamed, il était urgent que le gouvernement prenne des mesures pour que cela ne se répète pas et la carte électeur était la solution.

Le député André Nairac se prononce aussi en faveur de la motion Millien, mais il demande quand même que l'on s'accorde un peu de temps pour étudier le système de carte qui était déjà alors appliqué en France.

Guy Rozemont pour, mais vote, finalement contre !

Le député Guy Rozemont, alors président du Parti travailliste annonça qu'il allait voter la motion "avec plaisir". Il y a derrière cette motion, affirme-t-il, un principe sacro-saint : "On ne sait pas combien coûtera la distribution des cartes d'électeur, mais même si le gouvernement devrait y investir un million de roupies afin d'empêcher seulement une personne de voter à la place d'une autre, il faudrait le faire. parce que il faudra savoir aussi si on allait permettre ou non à la fraude de continuer ? " Dans le cours de son allocution, Guy Rozemont soutient qu'il y a eu des gens qui ont voté à Grand-Port-La Savanne en août 1953 mais qui viendront aussi voter à Port Louis en décembre de la même année en affirmant y avoir résidés depuis plus de deux ans. Toujours selon Guy Rozemont, il y avait aussi "des gens dont on ne savait s'ils étaient réellement venus de Hong-Kong et étaient des sujets britanniques ou s'ils venaient de Chine". Seule une carte d'identité pourrait prouver exactement s'ils avait droit de voter. Toutefois, au moment d'approuver la motion Millien, Guy Rozemont vota contre !

Seeneevassen, solidaire de Millien jusqu'au bout

Le député Renganaden Seeneevassen, autre flamboyant travailliste exprima son total accord avec Millien. Mais craignant qu'un parti adverse pourrait être tenté d'acheter la conscience d'un certain nombre d'électeurs en retenant leurs carte électeur le jour des élections afin de fausser les résultats, il proposa un amendement à la motion initiale : que les cartes électeur soit gardées en possession des autorités responsables de l'organisation des élections et qu'elles soient remises aux électeurs qu'au moment où ils se présenteront au centre de vote. L'amendement Seeneevassen est secondé par le député Veerasamy Ringadoo, mais mis au voix il sera rejeté. Seeneevassen restera solidaire de Millien jusqu'au bout défiant ainsi son parti.

Le député Jules Koenig, leader du Ralliement mauricien et adversaire politique de Millien défend aussi la motion. Koenig affirme que depuis bien longtemps il a essayé de conscientiser amicalement ses amis opposants rouges, mais en vain, sur la nécessité d'introduire la carte électeur. "Mes amis travailliste m'ont constamment répondu que ce n'était pas une priorité. Qu'il y avait plus urgent. Je suis content que la motion soit venue aujourd'hui de leur propres rangs". Koenig fait remarquer qu'à Maurice on a toujours tendance à croire que la fraude électorale n'existe qu'ailleurs. A ce stade, il dit qu'on s'est "bien moqués ici de nos frères Réunionnais quand, quelques années de cela, nous avons appris que même l'évêque de St. Denis s'est entendu dire qu'il avait déjà voté le matin". "Mais moi", dit Jules Koenig, "j'ai eu absolument honte pour mon propre pays, lorsque, lors des élections générales du 26 août dernier, le Acting Government Printer est venu me dire à Town Hall de Rose-Hill que quelqu'un d'autre a voté à sa place".

Les 500 photographes du commissaire Hadow

Les débats parlementaires autour de l'introduction de la carte d'électeur nécessitèrent deux pleines séances (29 septembre et 6 octobre). Trois autres membres du Conseil législatif s'exprimèrent en faveur de la motion au cours de la première séance. Le député Sauzier (Plaine Wilhems - Rivière-Noire) se déclare en accord avec les principes et exprima sa joie que ce soit Millien, "à la fois un membre élu et un travailliste, qui en avait pris l'initiative". Sauzier ne manque, toutefois, pas l'occasion de signaler qu'il fut le premier à suggérer la carte d'électeur dans un débat législatif en juillet 1950 lorsque fut examinée la constitution de la Municipalité de Port Louis et celle des conseils urbains et que la carte d'électeur fut également une réclamation du journal Le Cernéen.

L'honorable Schilling, officier britannique nommé au Conseil, affirme son soutien à la motion parce que, selon lui, "la carte d'électeur s'imposait si réellement on avait envie de mettre fin à une atmosphère de méfiance et de suspicion dans le pays".

A la demande du gouvernement, le commissaire de Police, M. Hadow, donna des renseignements au Conseil législatif. Selon les informations de M. Hadow, il y avait dans le pays, "suffisamment de films pour photographier, immédiatement, tous les 40 000 électeurs qui allaient voter aux élections municipales et urbaines". Toujours selon le commissaire de Police, le pays pouvait disposer des services de 19 photographes professionnels pouvant, selon les dires de ces derniers, prendre en photo 500 électeurs par jour. Mais, Hadow se demanda si les électeurs allaient se donner la peine de faire queue pour se faire photographier... Le commissaire de Police, en fin de compte, ne fit pas connaître son propre point de vue sur la carte d'électeur, se contenta de soumettre au gouvernement un rapport d'enquête sur les fraudes électorales dont on s'était plaint jusqu'ici et de recommander "qu'une fin y soit mise dans les meilleures dispositions possibles".

Nous prendrons connaissance dans la deuxième partie de notre chronique des objections de Seewoosagur Ramgoolam, Sookdeo Bissoondoyal, de Annauth Beejadhar, Guy Forget et d'Osman à l'introduction de la carte d'électeur. Nous verrons, surtout, comment le gouverneur Blood fera obstacle à la volonté de la majorité des membres démocratiquement élus au Conseil législatif mauricien au temps (béni?) de la colonie...


Café littéraire au CCB

Création littéraire et sentiment amoureux

C'est le premier café littéraire organisé à l'occasion du Prix Prince Maurice du Roman d'Amour 2009. Catherine Millet, Marc Lambron et Carl de Souza sont intervenus sur le sentiment amoureux. Débat autour d'un objet complexe, et d'abord littéraire au Centre Culturel Français Charles Baudelaire jeudi. La grande question était de savoir comment le sentiment amoureux se développe dans la création littéraire. Marc Lambron, agrégé de lettres et connu pour son roman L'Impromptu de Madrid (1988, Prix des Deux Magots) s'est appuyé sur des petites phrases célèbres notamment celle de Rimbaud, "l'amour est à réinventer..." pour dire que les romanciers transforment leur expérience en une conscience écrite. "Si les écrivains écrivent, c'est parce qu'ils ne savent pas parler...,"a-t-il déclaré. Marc Lambron a expliqué le regard qu'il porte sur le sentiment amoureux en confiant au public qu'il s'est aperçu au fil de ses livres qu'il était l'instrument du mythe orphique : un homme qui se retourne sur son passé à un moment de sa vie et, va essayer de faire revenir une femme de l'oubli. Catherine Millet, fondatrice de la revue d'art contemporain Art Press et auteure de récits a réagi à cette figure masculine et le mystère de la femme évoqué par Lambron en déclarant : "Je ne fais que me retourner sur mon passé sûrement pas dans l'intention de faire revenir d'autres figures ... je me retourne sur mon passé et je l'écris pour m'en défaire... je m'allège..." Carl de Souza, écrivain mauricien, se retrouve, lui, dans la pudeur et le silence. Il semble que l'absence du sentiment amoureux dans ses livres fait place à autre chose. "Je reste dans mon époque... je me situe dans une île qui est restée longtemps silencieuse...", a déclaré l'écrivain mauricien qui a eu le privilège de ne pas avoir à émigrer pour se dire. Carl de Souza a évoqué le sentiment de l'appartenance dans un cheminement où les sentiments sont dits de plus en plus explicitement, avec plus de vérité. Les intervenants ont aussi parlé du style et du choix de langue en utilisant la métaphore de la barque pour illustrer la dualité entre la liberté et la restriction d'une langue. Il semble pour certains que l'écriture, c'est la recherche de la singularité absolue, mais en même temps la langue fait baigner dans des clichés, des stéréotypes. "On écrit avec et contre le cliché...", a déclaré Marc Lambron, se référant à l'écrivain qui vit avec un stock de clichés, s'en sert pour faire parler des personnages, mais sait que sa signature récuse le cliché.


CINEMA - FOCUS

Amitabh Bachchan condamne les actes d'agressions envers les étudiants indiens en Australie

Amitabh Bachchan n'est pas du tout content du sort des étudiants indiens en Australie et s'est dit attristé par la montée du racisme dans le pays des Kangourous. Pour montrer sa colère contre la discrimination subie par les étudiants indiens, il a refusé le titre de honorary doctorate que lui avait proposé la Queensland University of Technology. Cette distinction devait lui être conférée le 30 juillet au Brisbane Convention and Exhibition Centre pour sa contribution exemplaire dans le domaine de l'art et de la culture pendant plusieurs décennies.

A propos des incidents dont sont victimes les étudiants indiens, Big B déclare, " I have been witnessing with great dismay and shock the recent violent attacks on Indian students in Australia, on the electronic media the entire day. I mean no disrespect to the institution that honours me, but under present circumstances, where citizens of my country are subjected to such acts of inhuman horror, my conscience does not permit me to accept this decoration from a country that perpetuates such dignity to my fellow countrymen"

Une vingtaine d'étudiants indiens ont été attaqués par des energumènes australiens durant ces dernières semaines à Sydney. Plusieurs cas de brutalités ont été rapportés à la police. Les étudiants disent craindre pour leur sécurité et sont victimes de vols dans les trains et les autobus. Un étudiant, Rajesh Kumar a été brûlé à 30% lorsqu'il a été atteint par un cocktail molotov. Un autre étudiant Shravan Kumar a été attaqué par un groupe d'adolescents. Plusieurs étudiants grièvement blessés ont été placés à l'unité des soins intensifs. Contre la montée du racisme, la communauté indienne vivant en Australie a organisé des défilés dans les villes du pays pour protester contre ces actes d'agressions.

Amitabh Bachchan vient de compléter Aladdin, film de Sujoy Ghosh où Big B incarne le rôle du génie, Ritesh Deshmukh, celui d'Aladdin et Sanjay Dutt se met dans la peau d'un méchant. Le réalisateur déclare que son film sera aussi grandiose que Harry Potter et Le Seigneur des Anneaux.


Titre

Rob Cohen trouve Deepika Padukone plus belle que Angelina Jolie

Rob Cohen, le réalisateur de Fast and Furious considère l'actrice indienne Deepika Padukone bien plus belle que Angelina Jolie. Rob Cohen est tellement frappé par la beauté de Deepika qu'il envisage sérieusement de la signer pour son prochain film. Agée de 23 ans, Deepika a fait ses débuts dans Om Shanti Om, a enchaîné ensuite un autre succès, Bachna Eh Hasinon. L'échec de Chandni Chowk To China ne l'a pas affectée car elle est très sollicitée à Bollywood.

Monica Chaudhry se suicide

Monica Chaudhry, la fille du chanteur Jagjit Sing et de Chitra Sing s'est suicidée à sa résidence de Bandra après une dispute familiale. Elle s'est pendue en s'accrochant à un ventilateur se trouvant dans sa chambre après une dispute avec sa fille. Âgée de 49 ans, Monica est la fille de Chitra Sing après son premier mariage avec Jagjit. Monica s'est mariée à deux reprises. La première fois avec Jahangir Chaudhry et la deuxième fois avec le britannique Marks Atkins. Elle a plusieurs fois logé des plaintes pour harcèlement et brutalité contre son époux. Les revers de la vie ont eu raison de sa santé.

Aamir Khan et Rekha reçoivent le Raj Kapoor Award

Aamir Khan et Rekha sont les heureux récipendiaires du Raj Kapoor Award distinction conférée par l'Etat du Maharashtra à ceux ayant brillé dans leurs domaines respectifs. Aamir Khan souvent absent des cérémonies de remises de prix comme le Filmfare Awards a ressenti une grande émotion en récevant son trophée des mains de Chhagan Bhujbal. La charmante Rekha fait encore tourner les têtes et a été récompensée pour avoir fait la promotion du Maharashtra dans les films. Elle a exprimé sa fierté d'être un maharashtrianne et a déclaré avoir beaucoup de respect pour le réalisateur-acteur Raj Kapoor.

Le maestro A.R. Rahman a obtenu le Maharashtra State Award pour avoir permis à l'Inde d'obtenir ses premiers oscars américains. Rappelons que A.R. Rahman a été récompensé pour la musique originale de Slumdog Milionnaire et la chanson Jai Ho.

Festival de films de Sunny Deol au BDC

Le cinéma BDC de Quatre-Bornes propose aux Mauriciens, un festival de film de l'action hero, Sunny Deol, jusqu'au jeudi prochain. Selon M. Sujore, le responsable de cette salle de Quatre-Bornes, cela devrait permettre aux nombreux fans de l'acteur d'apprécier ses anciens films et surtout Gaddar où il a décroché le titre de meilleur acteur aux Filmfare Awards. Parmi les autres films qui figurent à l'affiche, relevons, Indian, Border et Farz.


Cuisine

La Malaisie à table

Le temps d'un festival à l'hôtel le Labourdonnais au Caudan Waterfront, à l'initiative d'Air Mauritius et de l'office du Tourisme de la Malaisie, les chefs Krishnan Ramchandran et Hairul Zani, vous invitent à faire une escale culinaire au pays du galangal. Rhizome proche du gingembre, ce condiment, introuvable chez nous, est quasiment présent dans la cuisine malaise. De ce fait, le chef Krishnan Ramchandran conseille aux amateurs de cette cuisine de remplacer le galangal par du gingembre. "But, prévient-il, you will have to add more ginger while preparing the dish." Conseil à ne pas négliger!


Ayam Masak Lemak (poulet au lait de coco)

Ingrédients: 1 kg de poulet, 200 g de d'échalote mixée, 80 g de citronnelle (tige inférieure) mixée, 450 ml de lait de coco, 8 g de feuilles de curcuma, 20 g de curcuma en poudre, du piment vert écrasé (au goût), sel, poivre et une tasse d'huile

Préparation: Faites chauffer l'huile dans une caraille. Ajoutez l'échalote puis la citronnelle. Remuez. Ajoutez le piment. Remuez. Incorporez le lait de coco, bien mélangez. Placez le poulet désossé et coupé en morceaux dans la sauce. Ajoutez le curcuma en poudre. Laissez mijoter sur feu doux pendant une trentaine de minutes. Ajoutez les feuilles de curcuma. Salez et poivrez. Laissez cuire pendant trente minutes. Servez avec du riz.


Satay poulet/boeuf et leur sauce aux pistaches

Ingrédients pour le satay: 500 g de poulet coupé en cubes, 500 g de viande coupée en cubes, 100 g d'oignon, 80 g de gingembre mixé, 100 g de citronnelle mixée, 20 g de curcuma en poudre, du sucre roux (à volonté), sel, poivre et huile.

Ingrédients pour la sauce aux pistaches: 300 g de pistache concassée, 400 ml de lait de coco, 100 g d'échalote, 50 g d'ail, 50 g de gingembre, 100 g de citronnelle, pâte de piment (à volonté), sauce de tamarin (à volonté), sucre sel et poivre.

Préparation: Commencez par le Satay. Passez tous les condiments au mixeur. Marinez la viande et le poulet. Gardez au réfrigérateur pendant 3 heures au moins. Embrochez le poulet et la viande. Réservez au réfrigérateur, un jour au maximum. Faites cuire au barbecue ou au grill.

Pour la sauce aux pistaches. Passez l'échalote, la citronnelle, l'ail et le gingembre au mixeur. Mélangez la pâte obtenue au reste des ingrédients. Faites réduire dans une casserole.


Publication: Bien Manger, Shameem Fatehmamode

Avec ces 100 recettes diététiques, réparties en trois groupes d'âge (bébé, enfant/ado et adulte), le guide alimentaire Bien Manger du Dr Shameem Fatehmamode est tel une malle renfermant un trésor! En effet, ce trésor n'est autre que des conseils soutenus par des informations forts intéressantes et des recettes pour une alimentation saine. Dans son livre, la spécialiste propose des recettes tout en prenant en compte les habitudes alimentaires des Mauriciens. Et si, a priori, les livres qui ont pour objectif de livrer les meilleures astuces pour une hygiène alimentaire saine, révèlent des recettes sans saveurs s'accordant avec vapeur, celui-ci, en revanche est une invitation au plaisir gustatif. Comme quoi, on peut concilier santé et bien manger. Le guide est en vente dans les librairies à Rs 300.


Forum

Leena Sit Yee: Ma mère me fait remarquer que lorsqu'elle bat le beurre avec le sucre et qu'elle ajoute les œufs, au batteur, le mélange devient grumeux et liquide. Tandis que lorsqu'elle fouette ces ingrédients à la main, elle obtient un appareil homogène. Quelle en serait la raison selon vous ?

Notre réponse: Pour obtenir un meilleur résultat avec le batteur, veillez d'abord à ce que le beurre soit mou. Après avoir travailler le beurre et le sucre (en général, le mélange doit blanchir) ajoutez les oeufs un à un, tout en fouettant. Nadine Catherine de la Constance Hospitality Accademy vous conseille aussi de régler la vitesse du batteur. Commencez par un démarrage lent (première vitesse) pour finir sur la deuxième vitesse. Toutefois, dit-elle, de l'inattention peut aussi faire monter la température du mélange, d'où le ratage. Lorsque vous travaillez votre mélange (le terme culinaire est appareil ) à la main, il est plus facile de surveiller les étapes et de réussir votre recette.


Boîte à questions

Vous souhaitez améliorer vos recettes? Faites-nous parvenir vos questions par e-mail: cuisinesunlights@lemauricien.com ou au 2078286/ 2078200

Votre avis nous intéresse : Vous voulez réagir à une recette ou à la question du jour, partager vos astuces, recettes… Nous attendons vos réactions par e-mail:cuisinesunlights@lemauricien.com ou au 2078286

Vous débutez dans la restauration, renouvelez votre carte…: Vous avez fait de la cuisine votre métier (catering/restaurant) et souhaiteriez participer à cette rubrique, contactez-nous par e-mail:cuisinesunlights@lemauricien.com ou au téléphone:2078286 ou 2078200.


Brèves

Ce mercredi 17 juin à Flic-en-Flac: Surf Party by Nite

Le surf, vous branche? Vagues, toiles… Et quand il s'agit de musique, qu'est-ce que vous en dites? Suivez la vague et rendez-vous ce mercredi 17 juin à la soirée spéciale Surf by Nite au Shout Club, Flic-en-Flac. Une occasion pour les étudiants qui viennent de passer le BAC de décompresser après une année d'étude et des examens éprouvants. Mais aussi pour tous les noctambules de venir se déhancher en pleine semaine sur de la bonne musique pour tous les styles. Quatre Djs aux platines des deux pistes de danse. Sur la piste principale, rendez-vous pour de la House commercial/Electro et Tribal music avec les Dj Henri (Henri Florent) et Djekill et Dj Topher. La Dark Room sera elle aux commandes du Dj Kevin O'Keefe surfant sur de la Underground, Minimal et Progressive music. Cette soirée se tiendra sous le patronage de Billabong, ChilliArts et Sotravic Ltée. Plusieurs cadeaux, dont des t-shirts et accessoires Billabong seront distribués aux noctambules. Le droit d'entrée à cette soirée Casual, est de Rs 200. Les billets seront vendus l'entrée à partir de 22h30.

Le 19 et 20 juin au Indigo Club et Buddah Club: Quatre hommes nus rien que pour vous mesdames!

Des fesses musclées, des torses épilés, des beaux gosses en string, un corps de rêve qui se déhanche au rythme sensuel d'une musique chaude… Vous imaginez le spectacle? Eh bien mesdames, vous en auraient quatre. Quatre hommes nus, rien que pour vous lors de deux soirées "Chippendales". Le divertissement féminin par excellence! C'est ce qui est prévu au Indigo Club, Quatre Bornes et Buddah Club, Grand Baie respectivement le 19 et 20 juin. Quatre beaux sud-africains, du groupe Exotica Male Review vous donnent rendez-vous pour deux soirées en boîte avec des mecs qui se déshabillent pour le bonheur de vos yeux. Le temps d'un week-end, les Chippendales sont de retour pour mettre en scène une touche d'accessibilité portée sur les charmes masculins intrigants... Il y en a pour tous les goûts : bruns, blonds, grands, cheveux longs ou courts. Tous différents mais avec un point commun de taille : une plastique irréprochable. La première soirée aura lieu à partir de 21h au Indigo Club. Une soirée exclusivement réservée à la gente… féminine! Aucun mâle, à part les stripteasers ne sera admis. La soirée du samedi est destinée en première partie aux dames. Les hommes ne seront admis qu'à partir de minuit. Le droit d'entrée coûte Rs 350. Les billets doivent toutefois être retenus sur réservation sur le 799 84 88, 934 46 03, 765 95 41 pour l'Indigo Club, et le 250 73 65, 910 58 24 et 259 41 98 pour le Buddah Club. Alors, si vous voulez admirer ces corps parfaits de Chippendales, n'hésitez pas à participer à ces Ladies night exclusives. Toujours pour vous Mesdames, Mesdemoiselles...et seulement vous...!!!

Stage et concert: Musiques électroacoustiques au CCB

Du 26 juin au 1er juillet, deux électroacousticiens français du GMEA- Groupe de Musique Electroacoustique d'Albi,Pascal Baltazar et Mathieu Chamagne, animeront un stage de formation professionnelle de musique électroacoustique au centre culturel français Charles Baudelaire, à Rose-Hill

Le stage de musique électroacoustique qui abordera, entre autres, les aspects techniques, les nouvelles écritures et l'interactivité musicale, s'adresse aux musiciens professionnels désirant s'initier et exploiter tout le potentiel du logiciel Max/MSP/Jitter. La durée du cours sera de 7h par jour pendant 5 jours.

L'inscription au stage est déjà ouverte et coûtera Rs 500 pour toute la session qui sera encadrée par les deux formateurs. Il est recommandé que chaque stagiaire soit équipé d'un ordinateur portable.

Thierry Besche, compositeur électroacoustique et directeur du GMEA fera aussi le déplacement à Maurice et interviendra pour le concert prévu pour le samedi 4 juillet à 19h dans la salle polyvalente du centre à Rose-Hill. Il animera également un atelier avec les élèves du conservatoire François Mitterand sur la musique occidentale du 20ème siècle.

Pascal Baltazar est compositeur de musique électroacoustique et responsable de la recherche au GMEA

qui est un des 7 centres nationaux de création musicale français. Ses axes de recherche au centre national de création musicale d'Albi concernent les interfaces pour la création sonore et musicale en particulier dans le domaine de la spatialisation et la relation du sonore aux autres matériaux artistique (danse, image, lumière, machines).

Le prix des places pour le concert du samedi 4 juillet est à Rs 250 et Rs 50 pour les moins de 25 ans. Les billets sont en vente au CCB et sur le Rézo Otayo.

Le logiciel MAX/MSP/Jitter

Plus qu'un logiciel, Max/MSP constitue un environnement informatique de création musicale et sonore en temps réel, à la fois extrêmement souple et particulièrement puissant. Quelle que soit l'orientation esthétique ou le niveau de l'utilisateur, celui-ci peut y trouver des ressources pour créer ses propres outils de synthèse sonore, de composition (morphologique, harmonique, rythmique), de lecture ou le traitement d'échantillons (effets). L'addition de la bibliothèque Jitter permet de gérer la vidéo (lecture de films et acquisition de caméra, traitement temps-réel et analyse d'image...) et la 3D temps-réel, ainsi que des procédés tels que le calcul matriciel.

Musique: DJ Kary propose des Delhi Vibes à l'Indigo Club

Après le succès du concert de Vinit Singh au Lakepoint à Curepipe, V.D. Entertainment Co. Ltd donne rendez-vous aux clubbers pour une autre soirée de folie le samedi 27 juin à partir de 22 h à l'Indigo Club de Quatre-Bornes. Le Djette Kary de Delhi sera cette fois aux platines avec des morceaux électriques et des remixes populaires. Née le 7 janvier 1977 à Chandigardh, la Djette Kary est considérée comme la pionnière des femmes DJ au nord et au sud de l'Inde où très peu de filles osent s'aventurer dans le domaine de deejaying. A force de persévérance et d'expérimentation, Kary a forgé son propre style avec un mélange de différentes influences musicales répondant aux attentes du public. Elle attache une grande importance à la créativité dans le domaine de la musique et a partagé son goût de l'innovation à travers le monde.

Les billets seront disponibles à l'entrée à Rs 200 et donnent droit à deux boissons gratuites.

Vient de paraître - "Vivre Ensemble": recueil de chroniques-radio du père Henri Souchon

Vient de sortir, Vivre Ensemble, recueil de chroniques radiophoniques du père Henri Souchon diffusées il y a plus de 50 ans sur les ondes de la Mauritius Broadcasting Service. Publié par le magazine Prions, la sortie de ce recueil coincïde avec les 85 ans du père Souchon fêtés en mai dernier.

C'est en collaboration avec le ministère de la Santé et des Services sociaux d'alors que fut diffusé en 1957 cette série de chroniques d'éducation sociale. Alors jeune prêtre affecté à la paroisse Notre-Dame de Lourdes à Rose-Hill, le père Souchon avait été choisi pour ce travail d'éducation populaire.

Mettre, soi-même, la main à la pâte quand les autorités dites "responsables" se défilent; faire don de son sang; se méfier des préteurs sur gages: conduire prudemment son véhicule; ne pas cracher en public mais aussi ne pas parler des heures au téléphone: dans ses chroniques, Henri Souchon évoquait, il y a plus de 50 ans, des maux qui, malheureusement pour beaucoup, n'ont , manifestement, pas changé.



m a g a z i n e WEEK-END --- dimanche 14 juin 2009