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Pour sa première sortie, le 6 dernier
La Foule transporte
La Foule voulait passer le cap de son premier "grand"
concert avant de concevoir un album. Et si sa sortie du 6 juin
au Théâtre Serge-Constantin-bondé ce soir-là-
était un essai, La Foule n'a plus à s'en faire.
Elle a réussi son passage, avec brio d'ailleurs! Son public
conquis, subjugué
s'est laissé, comme le dit
si bien la chanson, emporter par La Foule. Le style lui a plu.
Après tout comment résister à ce rock made
in Mauritius mêlant folk, reggae, pop, jazz et autres?
Avec son superbe arrangement musical, La Foule embarque les avertis
pour diverses destinations dont un passage dans les années
70. Ce saut subtil dans le temps, par le biais des rythmes, encourage
l'imaginaire. Ainsi entre les riffs des guitares de Vianney François,
Wesley Suzanne, Olivier Marie-Jeanne et celle du chanteur Nitin
Duva Pentiah, des cuivres du trio composé d'Eric Nadal,
Ian Edouard et Jason Kong, des percussions de Norbert Plannel,
la batterie de Jean-Eric Charnier et l'harmonica du doué
nommé Robert Kimtia, l'on peut voir tomber une pluie de
marguerites rappelant les gigs des seventies dans des salles
où se produiraient en live les Steely Dan ou autres Gerry
Beckley, Dewey Bunnell et Dan Peek d'America.
Vocalement Nitin Duva Pentiah ne s'inscrit pas dans la même
lignée que les interprètes de Do it again ou
Horse with no name. Le jeune homme à la voix chaude,
lui, se donne avec intensité lorsqu'il invite le public
à écouter les nouvelles compositions de sa bande.
Notamment, Star, Walk the line, Rainbow Smile
Il
y a eu aussi le fameux Kalachnikov ou encore Zenes.
Ce soir-là, nous dit Nitin Duva Pentiah, l'espace était
inhabituel pour La Foule qui s'est jusqu'ici produite dans de
petite salle. Mais comme ce plongeon lui a bien réussi,
La Foule peut relancer l'expérience d'autant que son public
le suivra assurément.
Si La Foule a partagé, momentanément la scène
avec Damien Elisa, Richard Beaugendre, Latanier, Danielle Bastien
et Mordikiss, nous préférons gommer le passage du
dernier de notre mémoire. Non qu'il était médiocre
mais pour l'impertinence de ses phrases et de ses idées
imposées et non partagées. Mordikiss qui a choisi
de défendre ses convictions sur la consommation du gandia
se perdait dans son unique slam confus qu'il balançait
en ritournelle. S'il veut jouer dans la cour des grands, Mordikiss
a encore des leçons à prendre, comme par exemple
éviter de faire des allégations en public!
News
Aujourd'hui à Rose-Hill: Pran Kont Artist, entre
activités et revendications
A 15 heures aujourd'hui, les artistes rencontreront la presse
à l'issue d'une journée d'activités sous
le thème Pran Kont Artist, pour faire un tour d'horizon
sur les questions les concernant. S'ils se sont montrés
davantage amers après l'exercice budgétaire et ont
fait des déclarations acerbes à l'égard du
ministère de la Culture et du ministre, Vasant Bunwaree,
lui-même, il est attendu que les artistes, surtout ceux
du milieu musical, avancent des propos pertinents cet après-midi.
Le ministre qui a été invité est attendu
avec grand intérêt. La journée qui démarre
ce matin dans l'enceinte de la mairie de Beau-Bassin/Rose-Hill,
comprendra une palette d'activités artistiques: animations,
expositions
dont la vente de CD (que des originaux) à
partir de Rs 25.
Séga: Nostalgie
la reconnaissance, c'est pour
le 3 octobre
C'est sous le titre de Nostalgie
la reconnaissance
que le concert réunissant des légendes du séga
sera programmé le 3 octobre prochain au MGI. Rééditant
ce concept qui a cartonné le 16 mai dernier, Gérard
Louis de Geda Music proposera une nouvelle affiche. Celle-ci comprendra
les noms de Marie-Josée et Roger Clency, Serge Lebrasse,
Jean-Claude Gaspard, Georgie Joe
Aussi bien que de nouveaux
invités à l'instar de Mario Armel. D'autres artistes
qui ont marqué la belle époque du séga d'ambiance
seront sur scène le 3 octobre. Les billets seront en vente
dès la fin de juillet prochain.
Affaire RéKréasyon: Claudio se serait trompé
de logo!
L'affaire des droits d'auteurs et de patrimoine autour des quatre
titres de l'album RéKreasyon d'Abaim risque de prendre
une autre tournure avec la déposition consignée,
à la police, contre Claudio Veeraragoo il y a quelques
semaines. C'est la Mauritius Society of Authors (MASA),
elle-même traduite en justice par le chanteur, qui a dénoncé
celui-ci pour usage frauduleuse du logo de la MASA dans
cette affaire. Il revient qu'en revendiquant les quatre chansons
qu'Abaim lui aurait prise sans son autorisation, Claudio Veeraragoo
aurait produit un document (la déclaration de ses oeuvres)
portant un élément qui pourrait le desservir. En
effet, cet élément n'est autre que le logo officiel
et utilisé actuellement par la société. Toutefois,
ce document qui date au tout début des années 90
ne pouvait en aucun cas présenter ce logo, puisque celui-ci
a été conçu en
2003! Claudio qui n'est
pas membre de la MASA, mais lié à la société
par un contrat aurait des explications à fournir à
ce sujet. Affaire à suivre
Paradis blues
Une performance d'actrice
Paradis blues n'est pas une pièce de théâtre,
mais une performance d'actrice. "Un désir d'actrice
qui a envie de se raconter à partir des bribes de sa vie,
le parcours d'une femme avec elle-même, une femme qui raconte
des émotions, du vécu, des impressions, les hommes
et les femmes qui ont traversé sa vie. Elle y raconte des
morceaux d'elle, ses souvenirs, ses espoirs et des sentiments
qui nous atteint. On est enfermé avec elle et on devient
très proche d'elle", affirme Ahmad Madani, le
metteur en scène. Celui-ci dirige, pendant quatre ans,
le Centre dramatique de l'Océan Indien.
Cette mise en scène qui s'inspire de certains faits de
la vie de Miselaine Duval ouvre sur une interrogation: comment
vivre l'enfermement auquel nous confine souvent toute vie? Comment
surtout échapper à cet enfermement? Le texte de
Shenaz Patel se construit avec des bouts de rien, des bouts de
tout.
Cette performance, Miselaine Duval a voulu la réaliser
depuis sa tournée européenne en 2007. "Tout
a commencé lors de la diffusion de la création Architruc
en Lausanne, Suisse où j'ai rencontré le metteur
en scène français Ahmad Madani. C'est à partir
de là que s'est produit un mariage d'art avec la collaboration
d'Eric Triton, de Shenaz Patel, de David Constantin et de Michel
Ducasse", explique Miselaine Duval que nous avons rencontrée
lors d'une répétition mercredi au CCB, à
Rose-Hill.
Lorsque Miselaine Duval nous parle de théâtre et
de sa performance dans Paradis Blues, elle nous parle aussi de
la femme et de sa place dans la société mauricienne
. "Paradis blues, c'est le blues qui se cache derrière
un semblant de paradis. Ma vie est comme une référence
où toutes les femmes peuvent se retrouver", dit
la comédienne que l'on découvre sous une autre facette.
"À travers Paradis Blues, je souhaite que d'autres
femmes réalisent que leur vie n'est pas un sort, et qu'elles
se réalisent avec tous les outils qui leur sont accessibles
sur terre", dit la directrice de la compagnie Karavan
Production.
Le lieu n'est pas défini, mais le décor s'apparente
à un bloc chirurgical. Cela met en évidence la solitude
du personnage où elle est confrontée à elle-même.
La vie intérieure d'une Mauricienne découpée
au scalpel et présentée froidement sur une table
d'opération. Pendant 50 minutes, la comédienne parle
au nom de toutes celles qui se taisent. Seule, elle se raconte
sa vie qui rebondit en elle-même, calquant au début
son histoire personnelle. Elle vit pleinement une ligne, un sentiment.
Restituer la vie des femmes dans son quotidien et son universalité
avec des morceaux de rien et de tout. "C'est un spectacle
qui interroge, qui ne répond pas", dit Ahmad Madani.
Eric Triton partage le blues du personnage. Il incarne la présence
symbolique de l'homme et laisse parler sa musique pour rendre
hommage avec les mots de Michel Ducasse, à la douleur d'une
mère. Outre la musique d'Eric Triton, de l'écriture
de Shenaz Patel et de la mise en scène, David Constantin
apporte aussi dans cette performance des images impressionnantes.
Une tournée est prévue du 25 au 28 septembre au
festival des Francophonie en Limousin Théâtre de
l'union centre dramatique national et une tournée en 2010
à l'île de la Réunion, Festival Extra Scène
nationale d'Annecy/ Genève et Paris/Avignon/Bruxelles.
Paradis blues se tiendra du mercredi 17 au samedi 20 juin à
20h et le dimanche 21 juin à 18h00 dans la salle polyvalente
du centre culturel Charles Baudelaire à Rose-Hill.
Concert de piano le 17 juin
Adam György: Un pianiste Autre
La Hongrie a produit beaucoup de pianistes virtuoses dont le plus
célèbre est sans doute Franz Liszt. Le nom d'Adam
György, jeune prodige et étoile montante, vient s'ajouter
à une liste prestigieuse de musiciens hongrois. Sa personnalité
atypique, l'originalité de sa démarche suscitent
d'un pays à l'autre un grand enthousiasme pour ce jeune
pianiste. György se produira le mercredi 17 juin 2009 à
19h30 au Conservatoire François Mitterrand dans un concert
solo. Au programme : Bach, Chopin, Liszt. Adam György est
connu pour sa façon d'aborder le rituel du concert : séduire
le public par des airs populaires et rendre la musique classique
populaire. Il commence par des improvisations sur des mélodies
connues et interprète ensuite des chefs-d'oeuvre classiques.
C'est la Société Musicale de l'Ile Maurice qui est
à l'initiative du concert de ce pianiste en collaboration
avec divers partenaires.
Rendez-vous le 17 juin avec Adam György dont la virtuosité
s'illumine d'une touche personnelle. Son interprétation
dissimule une intéressante activité émotionnelle.
C'est György qui disait qu'il n'y a pas de meilleur moyen
dans ce monde que la musique pour exprimer nos pensées
et émotions. Peu importe si c'est du classique ou de la
musique pop, la musique fait passer un message et des émotions.
Du jeune prodige à l'ambassadeur culturel
Comme Franz Liszt, György a été un enfant prodige.
Il a appris le paino à l'âge de quatre ans. Il est
accepté au Conservatoire Béla Bartòk à
l'âge de douze ans. Il remporte, sous la direction de son
professeur et mentor Katalin Halmagyi, le "National Youth
piano Competition" en 1998, puis le "Hungary's Pianist
2000 Award à l'âge de 18 ans. Il est reçu
à l'Académie Franz Liszt à Budapest en 2000.
Il obtient son diplôme en 2006 et décroche une bourse
d'études. György est détenteur de plusieurs
prix dont les trois prix du premeir Concours International Chopin
à Budapest. Il a débuté à Carnegie
Hall à New York en 2006. Il a produit plusieurs abums dont
Plays the Piano. Adam György fait entendre du piano
et beaucoup de musique. Même si la technique est importante,
György pense que ce n'est là qu'une partie de l'art
du pianiste. Il a déclaré que le plus grand avantage
de l'école de piano hongroise est qu'elle prend en considération
chaque détail du style du compositeur et ne fait pas de
la perte d'énergie une priorité. György pense
aussi qu'un artiste doit comprendre ses aptitudes et les développer
: "My way of saying thank you for my talents and gifts
is to work on them constantly and acquire control of these qualities..."
Expo au Ex quay store
Mind Maps: Une cartographie, une minutieuse scénographie
Une agréable surprise, cette exposition de 35 tableaux
et 7 photographies de l'architecte et plasticien Salim Currimjee.
Elle couvre une grande partie des principales dates de l'artiste
: Mapping, 1998, Sea charts, roads maps and flight path, 2001,
Field studies, 2002. Avec Mind Maps, la carte réapparaît,
il y a la résurgence définitive de la couleur aussi.
Le choix de grands formats sur lin ou sur bois, à l'encre
et acrylique, de petits formats sur bois construction et d'aquarelles,
est excellent et l'ensemble donne un très bon aperçu
d'un itinéraire pictural d'exception. Le recul du temps
(sept ans d'absence de la scène artistique) ne manque pas
de souligner l'ampleur de l'oeuvre. On voit de denses paysages
intérieurs, théâtralisés, infimes ou
grandioses autour de la carte, "objet graphique usuel"
sur laquelle Salim Currimjee a construit son dispositif pictural.
Que l'on soit familier de sa peinture ou non, on parcourt l'exposition
à vue sans se perdre, tant les jeux d'inscriptions nous
affleurent dans chaque tableau et nous renvoient à l'invisible,
à d'énigmatiques miroirs. Une invitation au voyage
intérieur. L'oeuvre de Salim Currimjee est une cartograhie,
une minutieuse scénographie d'intériorité.
Les signes, les traces deviennent ouvertes à toutes les
rêveries. Ils nous font penser à des indications,
des messages à la fois littéraires et plastiques.
On empruntera le texte de Currimjee : "Mind Maps
reprend la thématique de la carte, objet graphique usuel
grâce auquel on se déplace, on se repère,
on trouve sa propre direction. C'est aussi une structure métaphorique
dont l'usage inclut ou exclut le sepctateur. Dans son oeuvre,
l'artiste inscrit les traces et les signes imperceptibles de la
vie consciente et de l'inconscient. Sur le socle du langage architectural
- le plan - l'artiste peintre, contrairement à l'architecte
qu'il est aussi, insère des éléments de la
vie microscopique moléculaire, constituant notre code génétique.
Il nous donne à voir l'invisible..."
L'oeuvre de Salim Currimjee a gagné en intensité
par la plénitude de l'effet des graphismes et la magie
leur abstraction. La couleur s'est saisie du graphisme : des déclinaisons
de rose, rouge et jaune. Dans les petits formats, on note une
poétique, par l'absence, le vide, l'espace et la lumière,
qui font partie de la composition des tableaux et les parsèment
de motifs. Il nous est donné de voir des ensembles plus
grands qui sidèrent l'espace. Des espaces infimes ou grandioses
que le spectateur peut admirer selon un angle choisi, selon le
sens de sa lecture de l'oeuvre aussi. Ce sont des énigmatiques
miroirs tendus au regardeur. Un voyage au pays de tous les voyages
possibles. Une aspiration à l'imaginaire des lieux flairés.
Comme les fois précédentes Salim Currimjee nous
présente ses oeuvres dans un lieu chargé d'histoire
et d'émotions. Il exploite à fond l'espace. Ces
oeuvres épousent les recoins, les irrégularités,
les anfractuosités et s'en trouvent unifiées. Le
décor extérieur se mêlent aux motifs des tableaux,
créant une sorte d'opéra infini. Chaque forme semble
générer une nouvelle. Peintures et photographies
s'entremêlent pour créer un espace cohérent
et susciter en nous une résonance affective. Les oeuvres
picturales de Salim Currimjee sont d'une grande générosité.
Couleurs, motifs, constructions et autres avatars se combinent
à un environnement particulier et se déploient dans
une mise en scène. Architecte, peintre, photographe, salim
Currimjee a aussi étudié l'Histoire de l'Art et
des disciplines scientifiques telle la biologie. Il expérimente
ici une prospective picturale, transformant l'expérience
vécue en oeuvre.
Histoire
La motion d'Edgar Millien pour l'introduction de la carte d'électeur
(1ère partie)
Dès le jour de la proclamation des résultats des
élections générales du 15 septembre 1991,
devant la déroute complète de son alliance électorale
PTr-PMSD face au MSM-MMM, l'actuel Premier ministre, Navin Ramgoolam,
"perplexe", exprima de sérieux doutes sur l'intégrité
des scrutins à Maurice. Il fut alors beaucoup question,
dans le débat qui s'ensuivit, de l'introduction de la carte
d'électeur pour garantir la sûreté des élections.
On en a, bien sûr, rien entendu dans ce sens depuis. Notre
page consacrée à l'Histoire, aujourd'hui, rappelle
que cette question d'introduction de la carte d'électeur
avait été longuement débattue au Conseil
législatif en septembre 1953 à l'initiative du troisième
député de Port-Louis d'alors, le Dr Edgar Millien.
En fait, bien que la motion de Millien (à l'époque
un ténor fort respecté du Parti travailliste) f^tt
combattue par... des leaders travaillistes eux-mêmes - à
commencer par Sir Seewoosagur Ramgoolam, mais aussi par le détracteur
attitré de ce dernier, Sookdeo Bissoondoyal - elle fut
bel et bien adoptée à l'issue d'un vote majoritaire
du Conseil législatif. Mais, parce que le gouverneur anglais
en poste, Sir Hilary Blood, représentant tout puissant
de sa Majesté, ne voulut pas en entendre parler, la carte
d'électeur ne fut, finalement, jamais mis en vigueur !
La motion d'Edgar Millien, débattue le 29 septembre et
le 6 octobre 1953, est ainsi libellée : "Le Conseil
est d'opinion que le gouvernement devrait prendre des mesures
immédiates afin que chaque électeur soit pourvu
à l'avenir, d'une carte d'identité, à commencer
par ceux qui seront qualifiés pour voter aux prochaines
élections municipales et urbaines qui seront tenues en
décembre où à une date appropriée."
D'entrée de jeu, Edgar Millien fait remarquer que sa démarche
à obtenu priorité parce que le gouverneur a considéré
que l'affaire est urgente. Il dit souhaiter qu'elle serait traitée
en tant que telle par le Conseil législatif. Selon Millien,
sa motion vise à remédier à trois maux :
-premièrement, "parce que les élections
doivent être vraies, autant que possible, tous ceux qui
vont voter pour faire entendre leurs voix doivent en avoir le
droit".
-deuxièmement, "il faut éliminer tout sentiment
de frustration ou de mécontentement qui prévale
après chaque élection de part et d'autres quand
des gens ou des partis viennent affirmer qu'il y a eu fraudes".
Millien affirme avoir reçu d'étranges rapports et
des lettres dans lesquels des parties rivales se sont lancées
des accusations mutuelles de fraudes électorales. Le député
fait ressortir que, quelles que soient la véracité
de ces accusations, elles devraient être évitées
parce qu'elles créent beaucoup de malaise.
-troisièmement, et selon Millien, "c'est le plus
important, nous devons sauvegarder le principe des élections
démocratiques qui permet à chaque gouvernement démocratique
de fonctionner ensuite. Car si on permet une perception que les
élections ne sont pas honnêtes et crédibles,
rien alors ne pourrait empêcher la chute d'un gouvernement".
Millien se croit obligé de préciser qu'il n'entend
pas laissé l'impression qu'il a, personnellement, une mauvaise
opinion de ses compatriotes comparer aux autres peuples. Ainsi,
pour démontrer que Maurice n'a pas le monopole de la fraude
électorale, il cite, par exemple, une devise qui faisait
florès dans la vieille Angleterre : "Votez tôt
et aussi souvent que vous pouvez ! "
Toujours selon Millien, si on pouvait se réjouir que la
fraude électorale n'avait pas atteint une telle ampleur
à Maurice, néanmoins, soutient-il, les cas d'usurpations
et d'irrégularités réelles existaient dans
notre pays et il en avait lui-même témoigné.
A titre d'exemple, il cite le cas d'une dame venue voter lors
des dernières élections municipales d'août
1953 et qui, pour donner la preuve qu'elle était lettrée,
donc qualifiée, écrivit sur une forme une phrase
qui était censée être de l'ourdoue. Or, le
maire de la cité, qui se trouvait au centre de vote, put
lui-même constater que ce n'était nullement de l'ourdoue
et qu'il y avait sur la forme une signature que l'usurpatrice
avait probablement apprise à faire. Millien fit également
état de certaines personnes qui avaient pu voter plus de
trois fois lors d'une même élection et soutient que
pareil état de choses ne pouvaient plus continuer parce
qu'il mettait sérieusement en doute la crédibilité
des scrutins. La solution, selon le Dr Millien, était de
"délivrer une carte d'identité à
chaque électeur avec dessus sa photo, sa date de naissance,
l'indication de son lieu de résidence et sa signature".
La motion Millien ayant été présentée
en septembre et les prochaines élections municipales devant
se dérouler en décembre suivant, son auteur se déclara
convaincu que les fonctionnaires feraient diligence pour délivrer
les 40 000 cartes d'identité nécessaires pour les
électeurs éventuels. Mais, si ces fonctionnaires
n'y parvenaient pas en ce laps de temps, il n'y aurait aucune
entorse à la démocratie si les élections
devait être repoussées dans deux mois si le noble
objectif était de garantir l'authenticité de l'exercice.
Abdul Razack Mohamed en rajoute
Le député Abdul Razack Mohamed est le premier à
commenter la motion de Dr Millien qu'il déclara soutenir
de "tout son coeur". Selon Mohamed, Millien n'a donné
qu'un seul exemple d'usurpation, Or, il dit, lui, pouvoir affirmer
que, par exemple, aux élections générales
de 1948, il y avait entre 600 et 700 cas d'électeurs qui
n'avaient pas pu voter pour raison d'invalidité... Pour
Mohamed, il était urgent que le gouvernement prenne des
mesures pour que cela ne se répète pas et la carte
électeur était la solution.
Le député André Nairac se prononce aussi
en faveur de la motion Millien, mais il demande quand même
que l'on s'accorde un peu de temps pour étudier le système
de carte qui était déjà alors appliqué
en France.
Guy Rozemont pour, mais vote, finalement contre !
Le député Guy Rozemont, alors président du
Parti travailliste annonça qu'il allait voter la motion
"avec plaisir". Il y a derrière cette motion,
affirme-t-il, un principe sacro-saint : "On ne sait pas
combien coûtera la distribution des cartes d'électeur,
mais même si le gouvernement devrait y investir un million
de roupies afin d'empêcher seulement une personne de voter
à la place d'une autre, il faudrait le faire. parce que
il faudra savoir aussi si on allait permettre ou non à
la fraude de continuer ? " Dans le cours de son allocution,
Guy Rozemont soutient qu'il y a eu des gens qui ont voté
à Grand-Port-La Savanne en août 1953 mais qui viendront
aussi voter à Port Louis en décembre de la même
année en affirmant y avoir résidés depuis
plus de deux ans. Toujours selon Guy Rozemont, il y avait aussi
"des gens dont on ne savait s'ils étaient réellement
venus de Hong-Kong et étaient des sujets britanniques ou
s'ils venaient de Chine". Seule une carte d'identité
pourrait prouver exactement s'ils avait droit de voter. Toutefois,
au moment d'approuver la motion Millien, Guy Rozemont vota contre
!
Seeneevassen, solidaire de Millien jusqu'au bout
Le député Renganaden Seeneevassen, autre flamboyant
travailliste exprima son total accord avec Millien. Mais craignant
qu'un parti adverse pourrait être tenté d'acheter
la conscience d'un certain nombre d'électeurs en retenant
leurs carte électeur le jour des élections afin
de fausser les résultats, il proposa un amendement à
la motion initiale : que les cartes électeur soit gardées
en possession des autorités responsables de l'organisation
des élections et qu'elles soient remises aux électeurs
qu'au moment où ils se présenteront au centre de
vote. L'amendement Seeneevassen est secondé par le député
Veerasamy Ringadoo, mais mis au voix il sera rejeté. Seeneevassen
restera solidaire de Millien jusqu'au bout défiant ainsi
son parti.
Le député Jules Koenig, leader du Ralliement mauricien
et adversaire politique de Millien défend aussi la motion.
Koenig affirme que depuis bien longtemps il a essayé de
conscientiser amicalement ses amis opposants rouges, mais en vain,
sur la nécessité d'introduire la carte électeur.
"Mes amis travailliste m'ont constamment répondu
que ce n'était pas une priorité. Qu'il y avait plus
urgent. Je suis content que la motion soit venue aujourd'hui de
leur propres rangs". Koenig fait remarquer qu'à
Maurice on a toujours tendance à croire que la fraude électorale
n'existe qu'ailleurs. A ce stade, il dit qu'on s'est "bien
moqués ici de nos frères Réunionnais quand,
quelques années de cela, nous avons appris que même
l'évêque de St. Denis s'est entendu dire qu'il avait
déjà voté le matin". "Mais moi",
dit Jules Koenig, "j'ai eu absolument honte pour mon propre
pays, lorsque, lors des élections générales
du 26 août dernier, le Acting Government Printer est venu
me dire à Town Hall de Rose-Hill que quelqu'un d'autre
a voté à sa place".
Les 500 photographes du commissaire Hadow
Les débats parlementaires autour de l'introduction de la
carte d'électeur nécessitèrent deux pleines
séances (29 septembre et 6 octobre). Trois autres membres
du Conseil législatif s'exprimèrent en faveur de
la motion au cours de la première séance. Le député
Sauzier (Plaine Wilhems - Rivière-Noire) se déclare
en accord avec les principes et exprima sa joie que ce soit Millien,
"à la fois un membre élu et un travailliste,
qui en avait pris l'initiative". Sauzier ne manque, toutefois,
pas l'occasion de signaler qu'il fut le premier à suggérer
la carte d'électeur dans un débat législatif
en juillet 1950 lorsque fut examinée la constitution de
la Municipalité de Port Louis et celle des conseils urbains
et que la carte d'électeur fut également une réclamation
du journal Le Cernéen.
L'honorable Schilling, officier britannique nommé au Conseil,
affirme son soutien à la motion parce que, selon lui, "la
carte d'électeur s'imposait si réellement on avait
envie de mettre fin à une atmosphère de méfiance
et de suspicion dans le pays".
A la demande du gouvernement, le commissaire de Police, M. Hadow,
donna des renseignements au Conseil législatif. Selon les
informations de M. Hadow, il y avait dans le pays, "suffisamment
de films pour photographier, immédiatement, tous les 40
000 électeurs qui allaient voter aux élections municipales
et urbaines". Toujours selon le commissaire de Police,
le pays pouvait disposer des services de 19 photographes professionnels
pouvant, selon les dires de ces derniers, prendre en photo 500
électeurs par jour. Mais, Hadow se demanda si les électeurs
allaient se donner la peine de faire queue pour se faire photographier...
Le commissaire de Police, en fin de compte, ne fit pas connaître
son propre point de vue sur la carte d'électeur, se contenta
de soumettre au gouvernement un rapport d'enquête sur les
fraudes électorales dont on s'était plaint jusqu'ici
et de recommander "qu'une fin y soit mise dans les meilleures
dispositions possibles".
Nous prendrons connaissance dans la deuxième partie de
notre chronique des objections de Seewoosagur Ramgoolam, Sookdeo
Bissoondoyal, de Annauth Beejadhar, Guy Forget et d'Osman à
l'introduction de la carte d'électeur. Nous verrons, surtout,
comment le gouverneur Blood fera obstacle à la volonté
de la majorité des membres démocratiquement élus
au Conseil législatif mauricien au temps (béni?)
de la colonie...
Café littéraire au CCB
Création littéraire et sentiment amoureux
C'est le premier café littéraire organisé
à l'occasion du Prix Prince Maurice du Roman d'Amour 2009.
Catherine Millet, Marc Lambron et Carl de Souza sont intervenus
sur le sentiment amoureux. Débat autour d'un objet complexe,
et d'abord littéraire au Centre Culturel Français
Charles Baudelaire jeudi. La grande question était de savoir
comment le sentiment amoureux se développe dans la création
littéraire. Marc Lambron, agrégé de lettres
et connu pour son roman L'Impromptu de Madrid (1988, Prix
des Deux Magots) s'est appuyé sur des petites phrases célèbres
notamment celle de Rimbaud, "l'amour est à réinventer..."
pour dire que les romanciers transforment leur expérience
en une conscience écrite. "Si les écrivains
écrivent, c'est parce qu'ils ne savent pas parler...,"a-t-il
déclaré. Marc Lambron a expliqué le regard
qu'il porte sur le sentiment amoureux en confiant au public qu'il
s'est aperçu au fil de ses livres qu'il était l'instrument
du mythe orphique : un homme qui se retourne sur son passé
à un moment de sa vie et, va essayer de faire revenir une
femme de l'oubli. Catherine Millet, fondatrice de la revue d'art
contemporain Art Press et auteure de récits a réagi
à cette figure masculine et le mystère de la femme
évoqué par Lambron en déclarant : "Je
ne fais que me retourner sur mon passé sûrement pas
dans l'intention de faire revenir d'autres figures ... je me retourne
sur mon passé et je l'écris pour m'en défaire...
je m'allège..." Carl de Souza, écrivain
mauricien, se retrouve, lui, dans la pudeur et le silence. Il
semble que l'absence du sentiment amoureux dans ses livres fait
place à autre chose. "Je reste dans mon époque...
je me situe dans une île qui est restée longtemps
silencieuse...", a déclaré l'écrivain
mauricien qui a eu le privilège de ne pas avoir à
émigrer pour se dire. Carl de Souza a évoqué
le sentiment de l'appartenance dans un cheminement où les
sentiments sont dits de plus en plus explicitement, avec plus
de vérité. Les intervenants ont aussi parlé
du style et du choix de langue en utilisant la métaphore
de la barque pour illustrer la dualité entre la liberté
et la restriction d'une langue. Il semble pour certains que l'écriture,
c'est la recherche de la singularité absolue, mais en même
temps la langue fait baigner dans des clichés, des stéréotypes.
"On écrit avec et contre le cliché...",
a déclaré Marc Lambron, se référant
à l'écrivain qui vit avec un stock de clichés,
s'en sert pour faire parler des personnages, mais sait que sa
signature récuse le cliché.
CINEMA - FOCUS
Amitabh Bachchan condamne les actes d'agressions envers les
étudiants indiens en Australie
Amitabh Bachchan n'est pas du tout content du sort des étudiants
indiens en Australie et s'est dit attristé par la montée
du racisme dans le pays des Kangourous. Pour montrer sa colère
contre la discrimination subie par les étudiants indiens,
il a refusé le titre de honorary doctorate que lui avait
proposé la Queensland University of Technology.
Cette distinction devait lui être conférée
le 30 juillet au Brisbane Convention and Exhibition Centre
pour sa contribution exemplaire dans le domaine de l'art
et de la culture pendant plusieurs décennies.
A propos des incidents dont sont victimes les étudiants
indiens, Big B déclare, " I have been witnessing
with great dismay and shock the recent violent attacks on Indian
students in Australia, on the electronic media the entire day.
I mean no disrespect to the institution that honours me, but under
present circumstances, where citizens of my country are subjected
to such acts of inhuman horror, my conscience does not permit
me to accept this decoration from a country that perpetuates such
dignity to my fellow countrymen"
Une vingtaine d'étudiants indiens ont été
attaqués par des energumènes australiens durant
ces dernières semaines à Sydney. Plusieurs cas de
brutalités ont été rapportés à
la police. Les étudiants disent craindre pour leur sécurité
et sont victimes de vols dans les trains et les autobus. Un étudiant,
Rajesh Kumar a été brûlé à 30%
lorsqu'il a été atteint par un cocktail molotov.
Un autre étudiant Shravan Kumar a été attaqué
par un groupe d'adolescents. Plusieurs étudiants grièvement
blessés ont été placés à l'unité
des soins intensifs. Contre la montée du racisme, la communauté
indienne vivant en Australie a organisé des défilés
dans les villes du pays pour protester contre ces actes d'agressions.
Amitabh Bachchan vient de compléter Aladdin, film
de Sujoy Ghosh où Big B incarne le rôle du génie,
Ritesh Deshmukh, celui d'Aladdin et Sanjay Dutt se met dans la
peau d'un méchant. Le réalisateur déclare
que son film sera aussi grandiose que Harry Potter et Le
Seigneur des Anneaux.
Titre
Rob Cohen trouve Deepika Padukone plus belle que Angelina Jolie
Rob Cohen, le réalisateur de Fast and Furious considère
l'actrice indienne Deepika Padukone bien plus belle que Angelina
Jolie. Rob Cohen est tellement frappé par la beauté
de Deepika qu'il envisage sérieusement de la signer pour
son prochain film. Agée de 23 ans, Deepika a fait ses débuts
dans Om Shanti Om, a enchaîné ensuite un autre
succès, Bachna Eh Hasinon. L'échec de Chandni
Chowk To China ne l'a pas affectée car elle est très
sollicitée à Bollywood.
Monica Chaudhry se suicide
Monica Chaudhry, la fille du chanteur Jagjit Sing et de Chitra
Sing s'est suicidée à sa résidence de Bandra
après une dispute familiale. Elle s'est pendue en s'accrochant
à un ventilateur se trouvant dans sa chambre après
une dispute avec sa fille. Âgée de 49 ans, Monica
est la fille de Chitra Sing après son premier mariage avec
Jagjit. Monica s'est mariée à deux reprises. La
première fois avec Jahangir Chaudhry et la deuxième
fois avec le britannique Marks Atkins. Elle a plusieurs fois logé
des plaintes pour harcèlement et brutalité contre
son époux. Les revers de la vie ont eu raison de sa santé.
Aamir Khan et Rekha reçoivent le Raj Kapoor Award
Aamir Khan et Rekha sont les heureux récipendiaires du
Raj Kapoor Award distinction conférée par
l'Etat du Maharashtra à ceux ayant brillé dans leurs
domaines respectifs. Aamir Khan souvent absent des cérémonies
de remises de prix comme le Filmfare Awards a ressenti
une grande émotion en récevant son trophée
des mains de Chhagan Bhujbal. La charmante Rekha fait encore tourner
les têtes et a été récompensée
pour avoir fait la promotion du Maharashtra dans les films. Elle
a exprimé sa fierté d'être un maharashtrianne
et a déclaré avoir beaucoup de respect pour le réalisateur-acteur
Raj Kapoor.
Le maestro A.R. Rahman a obtenu le Maharashtra State Award
pour avoir permis à l'Inde d'obtenir ses premiers oscars
américains. Rappelons que A.R. Rahman a été
récompensé pour la musique originale de Slumdog
Milionnaire et la chanson Jai Ho.
Festival de films de Sunny Deol au BDC
Le cinéma BDC de Quatre-Bornes propose aux Mauriciens,
un festival de film de l'action hero, Sunny Deol, jusqu'au
jeudi prochain. Selon M. Sujore, le responsable de cette salle
de Quatre-Bornes, cela devrait permettre aux nombreux fans de
l'acteur d'apprécier ses anciens films et surtout Gaddar
où il a décroché le titre de meilleur acteur
aux Filmfare Awards. Parmi les autres films qui figurent à
l'affiche, relevons, Indian, Border et Farz.
Cuisine
La Malaisie à table
Le temps d'un festival à l'hôtel le Labourdonnais
au Caudan Waterfront, à l'initiative d'Air Mauritius et
de l'office du Tourisme de la Malaisie, les chefs Krishnan Ramchandran
et Hairul Zani, vous invitent à faire une escale culinaire
au pays du galangal. Rhizome proche du gingembre, ce condiment,
introuvable chez nous, est quasiment présent dans la cuisine
malaise. De ce fait, le chef Krishnan Ramchandran conseille aux
amateurs de cette cuisine de remplacer le galangal par
du gingembre. "But, prévient-il, you will
have to add more ginger while preparing the dish." Conseil
à ne pas négliger!
Ayam Masak Lemak (poulet au lait de coco)
Ingrédients: 1 kg de poulet, 200 g de d'échalote
mixée, 80 g de citronnelle (tige inférieure) mixée,
450 ml de lait de coco, 8 g de feuilles de curcuma, 20 g de curcuma
en poudre, du piment vert écrasé (au goût),
sel, poivre et une tasse d'huile
Préparation: Faites chauffer l'huile dans une caraille.
Ajoutez l'échalote puis la citronnelle. Remuez. Ajoutez
le piment. Remuez. Incorporez le lait de coco, bien mélangez.
Placez le poulet désossé et coupé en morceaux
dans la sauce. Ajoutez le curcuma en poudre. Laissez mijoter sur
feu doux pendant une trentaine de minutes. Ajoutez les feuilles
de curcuma. Salez et poivrez. Laissez cuire pendant trente minutes.
Servez avec du riz.
Satay poulet/boeuf et leur sauce aux pistaches
Ingrédients pour le satay: 500 g de poulet coupé
en cubes, 500 g de viande coupée en cubes, 100 g d'oignon,
80 g de gingembre mixé, 100 g de citronnelle mixée,
20 g de curcuma en poudre, du sucre roux (à volonté),
sel, poivre et huile.
Ingrédients pour la sauce aux pistaches: 300 g de
pistache concassée, 400 ml de lait de coco, 100 g d'échalote,
50 g d'ail, 50 g de gingembre, 100 g de citronnelle, pâte
de piment (à volonté), sauce de tamarin (à
volonté), sucre sel et poivre.
Préparation: Commencez par le Satay. Passez tous
les condiments au mixeur. Marinez la viande et le poulet. Gardez
au réfrigérateur pendant 3 heures au moins. Embrochez
le poulet et la viande. Réservez au réfrigérateur,
un jour au maximum. Faites cuire au barbecue ou au grill.
Pour la sauce aux pistaches. Passez l'échalote, la citronnelle,
l'ail et le gingembre au mixeur. Mélangez la pâte
obtenue au reste des ingrédients. Faites réduire
dans une casserole.
Publication: Bien Manger, Shameem Fatehmamode
Avec ces 100 recettes diététiques, réparties
en trois groupes d'âge (bébé, enfant/ado et
adulte), le guide alimentaire Bien Manger du Dr Shameem
Fatehmamode est tel une malle renfermant un trésor! En
effet, ce trésor n'est autre que des conseils soutenus
par des informations forts intéressantes et des recettes
pour une alimentation saine. Dans son livre, la spécialiste
propose des recettes tout en prenant en compte les habitudes alimentaires
des Mauriciens. Et si, a priori, les livres qui ont pour objectif
de livrer les meilleures astuces pour une hygiène alimentaire
saine, révèlent des recettes sans saveurs s'accordant
avec vapeur, celui-ci, en revanche est une invitation au plaisir
gustatif. Comme quoi, on peut concilier santé et bien manger.
Le guide est en vente dans les librairies à Rs 300.
Forum
Leena Sit Yee: Ma mère me fait remarquer que lorsqu'elle
bat le beurre avec le sucre et qu'elle ajoute les ufs, au
batteur, le mélange devient grumeux et liquide. Tandis
que lorsqu'elle fouette ces ingrédients à la main,
elle obtient un appareil homogène. Quelle en serait la
raison selon vous ?
Notre réponse: Pour obtenir un meilleur résultat
avec le batteur, veillez d'abord à ce que le beurre soit
mou. Après avoir travailler le beurre et le sucre (en général,
le mélange doit blanchir) ajoutez les oeufs un à
un, tout en fouettant. Nadine Catherine de la Constance Hospitality
Accademy vous conseille aussi de régler la vitesse du batteur.
Commencez par un démarrage lent (première vitesse)
pour finir sur la deuxième vitesse. Toutefois, dit-elle,
de l'inattention peut aussi faire monter la température
du mélange, d'où le ratage. Lorsque vous travaillez
votre mélange (le terme culinaire est appareil )
à la main, il est plus facile de surveiller les étapes
et de réussir votre recette.
Boîte à questions
Vous souhaitez améliorer vos recettes? Faites-nous parvenir
vos questions par e-mail: cuisinesunlights@lemauricien.com
ou au 2078286/ 2078200
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Brèves
Ce mercredi 17 juin à Flic-en-Flac: Surf Party by Nite
Le surf, vous branche? Vagues, toiles
Et quand il s'agit
de musique, qu'est-ce que vous en dites? Suivez la vague et rendez-vous
ce mercredi 17 juin à la soirée spéciale
Surf by Nite au Shout Club, Flic-en-Flac. Une occasion
pour les étudiants qui viennent de passer le BAC de décompresser
après une année d'étude et des examens éprouvants.
Mais aussi pour tous les noctambules de venir se déhancher
en pleine semaine sur de la bonne musique pour tous les styles.
Quatre Djs aux platines des deux pistes de danse. Sur la piste
principale, rendez-vous pour de la House commercial/Electro et
Tribal music avec les Dj Henri (Henri Florent) et Djekill et Dj
Topher. La Dark Room sera elle aux commandes du Dj Kevin O'Keefe
surfant sur de la Underground, Minimal et Progressive music. Cette
soirée se tiendra sous le patronage de Billabong, ChilliArts
et Sotravic Ltée. Plusieurs cadeaux, dont des t-shirts
et accessoires Billabong seront distribués aux noctambules.
Le droit d'entrée à cette soirée Casual,
est de Rs 200. Les billets seront vendus l'entrée à
partir de 22h30.
Le 19 et 20 juin au Indigo Club et Buddah Club: Quatre hommes
nus rien que pour vous mesdames!
Des fesses musclées, des torses épilés, des
beaux gosses en string, un corps de rêve qui se déhanche
au rythme sensuel d'une musique chaude
Vous imaginez le
spectacle? Eh bien mesdames, vous en auraient quatre. Quatre hommes
nus, rien que pour vous lors de deux soirées "Chippendales".
Le divertissement féminin par excellence! C'est ce qui
est prévu au Indigo Club, Quatre Bornes et Buddah Club,
Grand Baie respectivement le 19 et 20 juin. Quatre beaux sud-africains,
du groupe Exotica Male Review vous donnent rendez-vous pour deux
soirées en boîte avec des mecs qui se déshabillent
pour le bonheur de vos yeux. Le temps d'un week-end, les Chippendales
sont de retour pour mettre en scène une touche d'accessibilité
portée sur les charmes masculins intrigants... Il y en
a pour tous les goûts : bruns, blonds, grands, cheveux longs
ou courts. Tous différents mais avec un point commun de
taille : une plastique irréprochable. La première
soirée aura lieu à partir de 21h au Indigo Club.
Une soirée exclusivement réservée à
la gente
féminine! Aucun mâle, à part
les stripteasers ne sera admis. La soirée du samedi est
destinée en première partie aux dames. Les hommes
ne seront admis qu'à partir de minuit. Le droit d'entrée
coûte Rs 350. Les billets doivent toutefois être retenus
sur réservation sur le 799 84 88, 934 46 03, 765 95 41
pour l'Indigo Club, et le 250 73 65, 910 58 24 et 259 41 98 pour
le Buddah Club. Alors, si vous voulez admirer ces corps parfaits
de Chippendales, n'hésitez pas à participer à
ces Ladies night exclusives. Toujours pour vous Mesdames,
Mesdemoiselles...et seulement vous...!!!
Stage et concert: Musiques électroacoustiques au CCB
Du 26 juin au 1er juillet, deux électroacousticiens français
du GMEA- Groupe de Musique Electroacoustique d'Albi,Pascal Baltazar
et Mathieu Chamagne, animeront un stage de formation professionnelle
de musique électroacoustique au centre culturel français
Charles Baudelaire, à Rose-Hill
Le stage de musique électroacoustique qui abordera, entre
autres, les aspects techniques, les nouvelles écritures
et l'interactivité musicale, s'adresse aux musiciens professionnels
désirant s'initier et exploiter tout le potentiel du logiciel
Max/MSP/Jitter. La durée du cours sera de 7h par jour pendant
5 jours.
L'inscription au stage est déjà ouverte et coûtera
Rs 500 pour toute la session qui sera encadrée par les
deux formateurs. Il est recommandé que chaque stagiaire
soit équipé d'un ordinateur portable.
Thierry Besche, compositeur électroacoustique et directeur
du GMEA fera aussi le déplacement à Maurice et interviendra
pour le concert prévu pour le samedi 4 juillet à
19h dans la salle polyvalente du centre à Rose-Hill. Il
animera également un atelier avec les élèves
du conservatoire François Mitterand sur la musique occidentale
du 20ème siècle.
Pascal Baltazar est compositeur de musique électroacoustique
et responsable de la recherche au GMEA
qui est un des 7 centres nationaux de création musicale
français. Ses axes de recherche au centre national de création
musicale d'Albi concernent les interfaces pour la création
sonore et musicale en particulier dans le domaine de la spatialisation
et la relation du sonore aux autres matériaux artistique
(danse, image, lumière, machines).
Le prix des places pour le concert du samedi 4 juillet est à
Rs 250 et Rs 50 pour les moins de 25 ans. Les billets sont en
vente au CCB et sur le Rézo Otayo.
Le logiciel MAX/MSP/Jitter
Plus qu'un logiciel, Max/MSP constitue un environnement informatique
de création musicale et sonore en temps réel, à
la fois extrêmement souple et particulièrement puissant.
Quelle que soit l'orientation esthétique ou le niveau de
l'utilisateur, celui-ci peut y trouver des ressources pour créer
ses propres outils de synthèse sonore, de composition (morphologique,
harmonique, rythmique), de lecture ou le traitement d'échantillons
(effets). L'addition de la bibliothèque Jitter permet de
gérer la vidéo (lecture de films et acquisition
de caméra, traitement temps-réel et analyse d'image...)
et la 3D temps-réel, ainsi que des procédés
tels que le calcul matriciel.
Musique: DJ Kary propose des Delhi Vibes à l'Indigo
Club
Après le succès du concert de Vinit Singh au Lakepoint
à Curepipe, V.D. Entertainment Co. Ltd donne rendez-vous
aux clubbers pour une autre soirée de folie le samedi 27
juin à partir de 22 h à l'Indigo Club de Quatre-Bornes.
Le Djette Kary de Delhi sera cette fois aux platines avec des
morceaux électriques et des remixes populaires. Née
le 7 janvier 1977 à Chandigardh, la Djette Kary est considérée
comme la pionnière des femmes DJ au nord et au sud de l'Inde
où très peu de filles osent s'aventurer dans le
domaine de deejaying. A force de persévérance et
d'expérimentation, Kary a forgé son propre style
avec un mélange de différentes influences musicales
répondant aux attentes du public. Elle attache une grande
importance à la créativité dans le domaine
de la musique et a partagé son goût de l'innovation
à travers le monde.
Les billets seront disponibles à l'entrée à
Rs 200 et donnent droit à deux boissons gratuites.
Vient de paraître - "Vivre Ensemble": recueil
de chroniques-radio du père Henri Souchon
Vient de sortir, Vivre Ensemble, recueil de chroniques radiophoniques
du père Henri Souchon diffusées il y a plus de 50
ans sur les ondes de la Mauritius Broadcasting Service. Publié
par le magazine Prions, la sortie de ce recueil coincïde
avec les 85 ans du père Souchon fêtés en mai
dernier.
C'est en collaboration avec le ministère de la Santé
et des Services sociaux d'alors que fut diffusé en 1957
cette série de chroniques d'éducation sociale.
Alors jeune prêtre affecté à la paroisse Notre-Dame
de Lourdes à Rose-Hill, le père Souchon avait été
choisi pour ce travail d'éducation populaire.
Mettre, soi-même, la main à la pâte quand les
autorités dites "responsables" se défilent;
faire don de son sang; se méfier des préteurs sur
gages: conduire prudemment son véhicule; ne pas cracher
en public mais aussi ne pas parler des heures au téléphone:
dans ses chroniques, Henri Souchon évoquait, il y a plus
de 50 ans, des maux qui, malheureusement pour beaucoup, n'ont
, manifestement, pas changé.
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