s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 31 mai 2009



  Nouvelles règlementations - Lutte antitabac : de nouvelles mesures mais le flou persiste
  Projet d'incinérateur à La Chaumière - Guerre de "com"…
  Exemption de visa - L'espace Schengen ouvert aux Mauriciens
  Pas arrêté du CP sous le Police Act - Un terrain à Saint Paul décrété "zone protégée" au nom de la "sécurité" et de "l'ordre" publics
  Enseignants mauriciens à Rodrigues - Suppression des privilèges, l'UPSEE réclame des négociations avec les autorités
  Depuis leur relogement à Bambous - Des enfants de La Valette ne vont plus à l'école
  En ce dimanche - Les chrétiens célèbrent la Pentecôte
  Violence à l'école - Case Conference, mesure d'urgence prise par l'Education pour encadrer un collégien
  Depuis leur relogement à Bambous - Pas d'école pour des enfants de La Valette
  CTSP - Nouvelle manifestation le 4 juillet pour commémorer les 20 ans de la grève générale au CEB
  Perspectives d'études et de carrière mises en exergue
  16 jours 16 droits - L'école principale plate-forme de sensibilisation
  Festivités - Le collège Notre Dame souffle ses 55 bougies
  Presse partisane - Le Populaire, journal fondé par sir Gaëtan Duval renaît de ses cendres


Nouvelles règlementations

Lutte antitabac : de nouvelles mesures mais le flou persiste

La journée mondiale contre le tabagisme, qui est officiellement célébrée dans le monde aujourd'hui, a pour toile de fond, à Maurice, la deuxième série de mesures prises par l'état afin de réduire la consommation de tabac dans les lieux publics. Valeur du jour, des suites de l'entrée en vigueur des interdictions frappant les fumeurs dans les lieux publics le 1er mars dernier, le constat dressé est que, si la tendance de fumer en public a baissé, il y a quand même des contrevenants qui arrivent habilement à contourner la loi. État des lieux.

Depuis l'entrée en vigueur du Public Health amendment Act, le 1er mars dernier, avec notamment de nouvelles règlementations du Public Health Restrictions on Tobacco Products ainsi que celles de la Public Health (Prohibition on Advertisement, Sponsorship and Restriction on Sale and Consumption in Public Places of Alcoholic Drinks), le public mauricien reste sur ses gardes. Selon les chiffres obtenus du ministère de l'Environnement, une trentaine de contrevenants ont dérogé à la règle. La Santé fait état elle, de 95 contraventions concernant la cigarette dans les lieux publics, et de 175 contrevenants, incluant les commerçants malhonnêtes, en ce qu'il s'agit de l'alcool. En dépit de notre requête, la police n'a pas jugé utile de nous fournir les chiffres nécessaires, indiquant qu'elle avait d'autres priorités que celle de fournir des chiffres essentiels à l'information du public. Selon le ministère de la Santé, la situation dans les lieux publics - où la consommation d'alcool et de cigarette est interdite, à l'exemption des places dûment autorisées, ou des places spécialement aménagées pour - a connu une nette amélioration. "Nous constatons une réduction de la consommation de cigarette ainsi que l'alcool dans les lieux publics. Notre campagne de sensibilisation a fonctionné", indique un haut gradé du ministère.

Or, si dans les rues, on recense certes moins de gens qui fument, un simple constat au jardin de la compagnie ou aux abords des gares, démontre qu'il y a quand même des contrevenants qui arrivent habilement à contourner la loi. Les bars et discothèques sont chaque soir témoins de cette mauvaise pratique, sous l'œil presque complices des propriétaires. Sans compter dans les voitures où chaque matin sur l'autoroute, on constate des fumeurs, clope au bec, faisant fi de l'interdiction de fumer en voiture si accompagné.

En ce qu'il s'agit de la consommation d'alcool dans les lieux publics, le constat est le même. Nombreux sont les contrevenants, à la campagne comme en ville, à se moquer des nouvelles règlementations. Cette boutique des hautes Plaines Wilhems, prise en flagrant délit de vendre sur place de l'alcool alors qu'il ne détient pas de permis, récidivant chaque jour depuis, en est l'illustre exemple. Et ce ne sont pas les buveurs qui s'abstiendront de se rendre en ces lieux "interdits".

Par ailleurs, si les récentes mesures du PHA visaient à réduire la consommation de la cigarette et de l'alcool parmi la population mauricienne, au niveau des commerçants, il ressort que les ventes sont restées fixes, si ce n'est qu'elles augmentent occasionnellement. Idem chez de nombreux fumeurs qui eux, même si contraints de ne pas fumer en public, se voient griller autant de cigarettes, si ce n'est plus par jour. N, directeur d'une entreprise indique que depuis la création de sa boîte, il a toujours été question de ne pas fumer à l'intérieur du bâtiment. "Je fais comme d'habitude, et même s'il y a un toit sur la tête, je ne me pose pas de questions : est-ce que je suis dans l'illégalité. Je fume autant ou plus même. Les nouvelles mesures n'ont rien changées", dit-il. F, un autre fumeur invétéré raconte lui qu'il fume aussi bien en voiture même s'il est accompagné. "L'autre matin, un policier m'a arrêté. J'avais ma cigarette allumée, et j'étais accompagné, mais il n'a fait aucune remarque. Il m'a pris en contravention pour excès de vitesse", raconte-t-il. Si le ministère de la Santé indique que vendredi soir, la Flying Squad a effectué une opération dans le nord, sans toutefois délivrer de contravention, sur le littoral, ou même dans les régions urbaines, les discothèques, brandissant leur enregistrement en tant que clubs privés, ferment les yeux sur les fumeurs. Certains ont aménagé un espace fumeur, situé à l'extérieur de la boîte de nuit. Mais souvent sur les pistes de danse, les danseurs se frôlent, cigarette en main.

Il est pertinent ici de faire ressortir qu'il y a une différence entre la loi et l'esprit de la loi. Du reste, il y a également une perception très forte, parmi les membres du public, qu'il y a une certaine clémence tacite de la part de la police, qui, jusqu'à présent, semble avoir appliqué la loi là où il n'y avait aucun moyen de permettre au contrevenant d'échapper au couperet. Est-ce dû aux nombreuses failles de cette loi, dont un nombre d'interrogations à son propos demeurent? Et pourtant, du côté du ministère, l'on se targue du fait que certains pays du monde, dont la Jamaïque, ont montré un intérêt soutenu à vouloir copier cette loi, qui, depuis son entrée en vigueur, a laissé planer de nombreux doutes tant au sein de la population, et du bras de la loi, la police, qui doit appliquer ladite loi...


Application incertaine: Gel en attendant l'écoulement du stock

Une deuxième série de réglementations autour de la Public Health amendment Act entre en vigueur à partir de demain, 1er juin. Cette série de mesures concernent notamment l'empaquetage des cigarettes, autorisées à être commercialisées en paquets de 20 tiges uniquement, l'étiquetage obligatoire libellé en deux langues, couvrant 65 % de l'espace sur les côtés pile et face, avec une image explicite sur les paquets de cigarettes, entre autres. La vente au détail est également interdite. Toutefois, il ressort que les commerçants disposent d'une dérogation jusqu'à l'épuisement du stock en cours. L'application de ces nouvelles mesures restent floue pour d'aucuns…

Au ministère de la Santé, on fait ressortir que "cette flexibilité par rapport aux réglementations s'appuie sur le fait que les importateurs ne se sont pas encore pliés aux nouvelles mesures en raison du stock à écouler". La Santé indique que les importateurs ont déjà soumis les ébauches des libellés qui seront étiquetés sur les boîtes de cigarettes. Ces libellés ont déjà reçu l'aval du ministère. Néanmoins, si le ministère fait état d'un stock de quatre mois, selon le Tobacco Board, reste à savoir quand, au final, ces réglementations entreront réellement en vigueur chez les commerçants… Idem pour les boissons alcoolisées pour lesquelles toute information commerciale est défendue, et qui font toujours l'objet de discussions entre la Chambre de Commerce et de l'Industrie (CCIM) et les autorités. En ce qu'il s'agit des représentations faites par les agences de presse et de pub à ce sujet, le ministère de la Santé indique qu'il attend le mot d'ordre de l'organisation mondiale de la Santé. Notons que les professionnels de la presse déplorent la politique de deux poids, deux mesures autour de la diffusion de rencontres de footbalkl, par exemple, durant lesquelles des marques de boissons alcoolisées, figureront sur les maillots des joueurs. L'accès aux chaînes satellitaires ainsi qu'à l'outil informatique, en l'occurrence, internet, qui diffusent les publicités de boissons alcoolisées est aussi pointé du doigt. Entre-temps les autorités redoublent de vigilance et de surveillance même si la loi elle reste ambiguë.


Projet d'incinérateur à La Chaumière

Guerre de "com"…

D'un côté l'outil internet. De l'autre la publicité dans la presse. Les communications autour du projet d'incinérateur à La Chaumière affluent nettement ces derniers jours, promoteurs et détracteurs usant différents moyens pour convaincre la population mauricienne du bien-fondé de leurs intentions. Outre les "Lettres ouvertes à la population" et les campagnes de publicité frappantes, les messages via Facebook ou autre site internet invitent les citoyens à se pencher sur cette question d'intérêt public que représente le projet d'incinérateur à La Chaumière. La bataille de l'incinérateur une nouvelle forme : la guerre de "com"…

Après sa lettre ouverte adressée aux Mauriciens pour contrer le concert des détracteurs, Gamma-Coventa réfute cette semaine les arguments de ses opposants à travers un courriel ainsi qu'une série de publicités dans la presse. Se référant à l'institut de Veille Sanitaire de France, Gamma-Coventa soutient qu'aucun cas de déformation ni de cancer n'ont été décelés par l'institut, alors que la France compte le plus grand nombre d'incinérateurs.

En outre, souligne-t-elle, l'Étude d'imprégnation par les dioxines des populations vivant à proximité d'usines d'incinération d'ordures ménagères (février 2009) - effectuée conjointement par le ministère de la Santé de France, l'Institut de Veille Sanitaire et l'Agence Française de sécurité sanitaire des Aliments - affirme : "Il n'y a pas d'éléments en faveur du rôle de l'exposition à l'incinérateur par inhalation, question fortement soulevée initialement."

L'entreprise s'appuie aussi sur le fait que, selon l'IVSF, "ces résultats ne conduisent pas à préconiser de nouvelles mesures de gestion car la réduction des émissions polluantes des incinérateurs et leur mise aux normes ont déjà fait l'objet de mesures". Qui plus est, ajoute-t-elle, "l'absence de surimprégnation notable par les métaux lourds et les dioxines des riverains des incinérateurs consommateurs de végétaux permet d'autoriser la consommation des légumes des potagers soigneusement lavés pour répondre aux mesures d'hygiène générale".

Gamma-Covanta affirme par ailleurs que son équipe n'a jamais caché que les incinérateurs des années 1970 ont été responsables d'émissions excessives dans certains cas. "C'est la vérité et nous le disons ouvertement. Qu'on ne vienne plus sortir des arguments des années 70 et les appliquer en 2009, car c'est un mensonge de venir dire que les unités waste-to-energy de la nouvelle génération posent les mêmes risques", déclarent les promoteurs.

Du côté des détracteurs, outre un concert pour sensibiliser l'opinion publique ainsi qu'une conférence de presse pour expliquer les bien-fondés de leur lutte, une chanson a été spécialement dédiée à la cause (voir texte plus loin). Par l'intermédiaire d'un clip sur le site YouTube, "Y'a du feu dans la cheminée, ça pollue partout… ", les détracteurs du projet d'incinérateur à La Chaumière parodient l'objectif derrière ce projet. Les opposants indiquent par ailleurs dans leur communication que Gamma-Coventa, en s'appuyant sur des études publiées, "ne prend en compte que ce qu'ils veulent voir de l'étude l'INVS".

Thierry Lebreton, membre actif du mouvement contre l'incinérateur La Chaumière réclame par ailleurs la visite impérative en juillet prochain du professeur Bellepomme, cancérologue mondialement connu et décrété "responsable national du plan contre le cancer" par Jacques Chirac. Thierry Lebreton indique que ce professeur qui milite contre les incinérateurs a réagi dans un courrier qu'il a fait parvenir à Maurice sur le cas de La Chaumière. Les détracteurs soulignent effectivement que la France compte 127 incinérateurs mais que ce nombre diminue de plus en plus.

Par ailleurs, rappelle Thierry Lebreton, "Gamma-Covanta a tout à fait raison quand il vient dire que l'INVS fait une différence entre les incinérateurs de la nouvelle génération (postérieures à l'arrêté du 20 septembre 2002) et les incinérateurs de la première génération car, en effet, pour pouvoir faire une étude de corrélation entre les incinérateurs et les cas de cancer, il faut des temps de latence minimum de 10 ans pour certains types de cancers, mais il faut le plus souvent parlé de 15 ans. Ce n'est donc qu'en 2017 qu'on commencera à connaître les conséquences des incinérateurs de la nouvelle génération".


Mobilisation du mouvement anti-incinérateur des déchets: Après la marche et le concert de dimanche dernier, l'organisation d'un forum national est envisagée

Les animateurs du Collectif des Opposants à l'Incinération des Déchets, militant contre le projet d'incinérateur du groupe Gamma-Coventa à La Chaumière, comptent multiplier les initiatives de sensibilisation sur le terrain. C'est ce qu'ont déclaré, jeudi, Adi Teelock et Rajen Valayden lors d'un point de presse pour faire le bilan de la marche de protestation et du concert écologique de dimanche dernier. L'objectif principal est d'organiser un forum national en vue d'élaborer la stratégie à suivre.

"La campagne de sensibilisation se poursuit et nous nous dirigeons vers un forum national où tous les militants écologiques vont se concerter sur la stratégie à suivre pour non seulement combattre ce qui constitue une folie mais aussi pour appliquer des alternatifs", a soutenu Rajen Valayden. Celui-ci a saisi cette occasion pour lancer un appel aux promoteurs de Gamma-Coventa en vue de revenir sur leur décision.

"Nous souhaitons que Gamma se réoriente vers des projets durables et investisse dans le recyclage, le compostage, la méthanisation, l'énergie solaire, marine ou éolienne. Des projets qui peuvent être moins profitables mais certainement durables et dans l'intérêt supérieur des générations à venir", a ajouté Rajen Valayden.

Par ailleurs, il a soutenu que "le pays a besoin de toutes ses compétences pour venir à bout de la crise qui risque de durer. Le pays a besoin des entrepreneurs comme Tommy Ah Teck mais non des projets comme l'incinérateur". Il devait énumérer une liste de pays où la lutte contre l'implantation des incinérateurs a été un succès.

Pour sa part, Adi Teelock a fait état de la mobilisation sur le terrain contre le projet d'incinérateur de La Chaumière. "Cette initiative touche toutes les couches de la population. De plus en plus d'adhérents se montrent convaincus de la justesse de ce combat. Les enjeux sont graves avec de graves risques pour la santé, l'écologie, l'agriculture aussi bien que l'image du pays, que nous voulons promouvoir comme une île verte, dans le monder entier", a-t-elle déclaré.

Selon les animateurs de ce collectif, quelque 2, 500 personnes avaient pris part à la marche pacifique dimanche dernier de St-Martin à La Chaumière et 3 500 ont assisté au concert animé par une pléïade d'artistes locaux.


Exemption de visa

L'espace Schengen ouvert aux Mauriciens

À compter de demain, 1er juin 2009, 34 pays, dont Maurice, figurera désormais sur la liste des États dispensés de visa pour des séjours touristiques, familiaux et d'affaires de moins de 90 jours dans l'espace Schengen. Les Mauriciens peuvent ainsi entrer et séjourner sans visa dans un ou plusieurs des 25 États membres de l'Union Européenne. Des critères strictes sont toutefois tenus à être respectés pour jouir de cette dispense. Annoncé par Week-End depuis 2007, les négociations visant cette exemption de visa ont abouti jeudi dernier à la signature d'un accord en ce sens entre l'ambassadeur de Maurice à Bruxelles, Satiawan Gunessee, et Helena Bambasova, vice-ministre tchèque des Affaires étrangères, représentante de la présidence de l'Union européenne, ainsi Jacques Barrot, vice-président de la Commission européenne responsable de la justice, de la liberté et de la sécurité. Parallèlement, il n'existe plus aucune contrainte pour les européens pour venir à Maurice.

Les pays concernés sont : Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Italie, Lettonie, Lithuanie, Luxembourg, Malte, Pays Bas, Pologne, Portugal, Slovaquie, Suède, République Tchèque. Sont aussi concernés, l'Islande, la Norvège et la Suisse, les trois pays appliquant les acquis de l'Espace Schengen. Par contre, ces dispositions ne s'appliquent pas aux territoires outre-mer de la France (Réunion, Guadeloupe, Martinique, Guyane française, Nouvelle Calédonie, Polynésie française, Mayotte, Saint Pierre, et Miquelon, Wallis et Futuba, Saint Barthlemy, Saint Martin, Terres Australes et Antarctiques françaises) et des Pays-Bas, notamment Aruba et les Antilles néerlandaises (Bonaire, Curaçao, Saba, Saint Eustache et Saint Martin). Par ailleurs, outre Maurice, les Antigues & Barbades, les Bahamas, la Barbade, Saint Kitts et Nevis et les Seychelles ont également signé un accord portant sur l'exemption de visa dans l'espace Schengen.

Plusieurs critères à respecter

Si exemption il y a, les voyageurs mauriciens souhaitant se rendre en Europe pour des visites touristiques, familiaux et d'affaires de moins de 90 jours dans l'espace Schengen - qui comprend 25 pays, à l'exception du Royaume-Uni et de l'Irlande - auront néanmoins à remplir des conditions d'entrées fixées par l'Union Européenne. Ainsi, selon les conditions établies, les courts séjours doivent être d'une durée maximum de trois mois sur une période de six mois, décomptée à partir de la date de la première entrée dans l'espace Schengen. Les voyageurs doivent être en mesure de produire, à leur arrivée aux postes de Police aux Frontières, plusieurs documents officiels. Sont requis : le document de voyage (passeport mauricien ordinaire ou diplomatique valide trois mois après la date de fin de séjour), le titre de transport (billet retour Maurice ou vers un pays tiers hors Schengen, les documents d'hébergement (attestation d'accueil - document original délivré par l'autorité compétente, réservation confirmée d'hôtel ou contrat de location d'appartement), un justificatif de ressources (argent liquide, travellers chèques, cartes de crédit) attestant d'un minimum journalier (voir tableau), et une couverture d'assurance minimale de 30 000 euros pour la durée du voyage dans tout l'espace Schengen.

Entrée refusée pour certains cas

Les autorités européennes précisent que l'exemption de visa de court séjour ne donne pas un droit inconditionnel d'entrée et de séjour dans l'espace Schengen. Ainsi, les personnes inscrites sur le fichier d'information Schengen (SIS), celles constituant une menace à l'ordre public, ou un risque sanitaire, celles encore ne présentant pas les justificatifs précités, peuvent se voir refuser l'entrée sur la base des dispositions en vigueur propres à chaque État Schengen. Il faut aussi noter que l'exemption de visa ne s'applique pas aux personnes voyageant pour exercer une activité rénumérée. Dans l'éventualité de voyages d'affaires, les voyageurs doivent être en possession d'un ordre de mission, d'une lettre d'invitation ou d'une convocation délivrée par un organisme privé, public, par des sociétés privées ou associations. Pour plus de précisions, il faut s'adresser à la représentation diplomatique ou consulaire de pays de destination

Les autorités mauriciennes comptent sur la bonne conduite des citoyens

Lors d'une réception offerte par l'ambassadeur de France, Jacques Maillard, en sa résidence vendredi dernier pour célébrer l'évènement, ce dernier a salué "cet évènement important dans les relations diplomatiques". Selon lui, "cela traduit la maturité des relations entre Maurice et l'Union européenne". Remerciant les consuls et agences de voyages qui, pendant de nombreuses années, ont travaillé pour la délivrance de visas, Jacques Maillard a sollicité leur soutien pour encadrer au maximum les voyageurs. Il a également fait un appel pour que les dispositions prises soient respectées afin que le présent accord, conclu pour une durée indeterminée, reste accessible à la population mauricienne. De son côté, le ministre des Affaires étrangères, Arvin Boolell, s'est dit satisfait de l'aboutissement de cette négociation. Rappelant l'engagement du Premier ministre, Navin Ramgoolam et des autres partenaires en vue de finaliser cet accord, Arvin Boolell précise qu'il est nécessaire de respecter les critères établis par l'Union Européenne. Il réitère les recommandations nécessaires aux voyageurs avant d'embarquer pour l'Europe, ajoutant que toutes informations essentielles sur cette exemption et ses conditions sont disponibles sur le site de son ministère. "Avant de partir pour l'Europe, je demande aux Mauriciens de prendre connaissance des critères établis. Il faut respecter ces critères et votre séjour se passera au mieux. Les Mauriciens n'ont aucune excuse pour dire qu'ils ne savent pas", indique Arvin Boolell, ajoutant qu'une campagne d'information à ce sujet a déjà été enclenchée. Concédant, les risques d'immigration illégales existent, même s'ils sont minimes, le ministre profite de l'occasion pour rappeler aux Mauriciens la nécessité de respecter les engagements pris par l'État mauricien à travers cet accord intérimaire. "Nous ne pouvons pas prendre le risque de remettre en cause nos engagements", dit-il, ajoutant qu'il est confiant de la bonne conduite des Mauriciens.


Pas arrêté du CP sous le Police Act

Un terrain à Saint Paul décrété "zone protégée" au nom de la "sécurité" et de "l'ordre" publics

Des fidèles qui ont l'habitude d'aller prier à un "kalimaye" dans la région de Saint Paul protestent contre la décision des autorités policières de leur interdire l'accès à ce lieu de prière. Depuis vendredi, en effet, un arrêté du Commissaire de Police sous la Section 13A du Police Act a décrété "zone protégée" une parcelle de terre d'une contenance de 5870 mètres carrés située dans la région et sur laquelle se trouve, notamment, cette structure religieuse, non loin de la résidence du premier ministre à River Walk.

Quelques dizaines de fidèles qui se sont donnés pour porte-parole M. Harish Boodhoo se sont regroupés hier après-midi et voulaient avoir accès au "kalimaye" pour y dire des prières. Toutefois, la police a érigé des barrières sur le tronçon de Tagore Road qui y donne accès. Refoulés, les protestataires ont, finalement, décidé de dire leurs prières en bordure de la route.

Harish Boodhoo qui a, précédemment, tenté, en vain, de convaincre le responsable de police sur place, l'ACP Seeboo, de permettre aux fidèles d'avoir accès au lieu de prière a, en substance, allégué que la décision des autorités serait un abus de pouvoir. Il a, à ce propos, évoqué le fait que la résidence du Premier ministre se trouve dans le voisinage immédiat.

"Vit-on dans un Etat policier?", s'est-il demandé. Et de parler de "grave atteinte à la liberté". Le président du comité de gestion du lieu de culte, M. Anoop Ramnarayan a, lui, déploré la décision des autorités. "J'ai l'envie de pleurer. On nous harcèle. Où sont passés les dirigeants socio-culturels?" Il explique que les responsables du "kalimaye" oeuvrent en vue de prévenir chez les jeunes des fléaux tels la drogue et l'alcoolisme. Il explique encore que des gens viennent prier à ce lieu de culte depuis "plus de 100 ans".

Dans son arrêté en date du 29 mai dernier publié à l'officiel dans la Government Gazette, le Commissaire de Police justifie la décision de décréter le périmètre concerné "Zone Protégée" "dans l'intérêt de la sécurité et de l'ordre publics". Seules les personnes disposant d'une permission écrite du Commissaire de Police sont autorisées à entrer sur le périmètre concerné. Tout contrevenant commet une offense, est-il précisé.

Après avoir vainement essayé d'avoir accès au "kalimaye", M. Boodhoo a finalement demandé au prêtre officiant, le pandit Amar Kumar Dhowtal, de dire des prières en bordure de route. Il a invité les fidèles à y revenir chaque jour à 17h00 pour prier.


Enseignants mauriciens à Rodrigues

Suppression des privilèges, l'UPSEE réclame des négociations avec les autorités

La suppression des privilèges à partir de juillet prochain des enseignants mauriciens exerçant, depuis de nombreuses années, dans le secondaire à Rodrigues (géré majoritairement par la Rodrigues Educational Development Company Ltd) est, sans aucun doute, l'affaire du moment dans le secteur dans l'île. D'un côté cette nouvelle ne fait pas pour autant plaisir à plus d'un enseignants mauriciens, quasiment établis à Rodrigues. Et de l'autre côté, ces privilèges ne sont pas toujours bien vus par les collègues rodriguais. Brandissant la lettre (qualifiée de dure) envoyée aux employés mauriciens en décembre dernier, faisant état du renouvèlement de leur contrat pour l'année 2009 et d'autres documents, le président de l'UPSEE a pris la décision de porter l'affaire en cour. Mais avant d'en arriver là, il réclame des négociations avec les autorités concernées (REDCO et les Diocèses anglican et catholique respectivement). "Les autorités ne peuvent pas demandé, en d'autres mots, aux enseignants mauriciens de rentrer au pays s'ils ne veulent pas de ce nouveau contrat! Ils sont quelque 70-80 à travailler dans l'île. Ils se sont installés pour la plupart et ont créé un foyer. Que vont-ils faire s'ils rentrent à Maurice?"

Ces privilèges rappelle l'Union of Private Secondary Education Employees (UPSEE), menée par Yahya Paraouty, comprennent jusqu'ici une Disturbance Allowance (ce qui revient à Rs 25% du salaire de l'enseignant mauricien), une Rent Allowance de Rs 1 000 pour les célibataires et Rs 2 000 pour les couples, un billet d'avion Rodrigues-Maurice annuellement pour l'enseignant et les membres de sa famille installés avec lui dans l'île. Le président de l'UPSEE, qui défend et justifie fermement ces fringe benefits, déclare que les enseignants mauriciens ont oeuvré pour l'avancement de l'éducation secondaire privée à Rodrigues et "que cela fait des années depuis que des Rodriguais qualifiés ne se sont pas montrés intéressés à l'enseignement". L'UPSEE rejette le prochain contrat en vigueur à partir de janvier 2010 qui sera adressé aux enseignants qui y sont en poste depuis plus de 10 ans. Si ces derniers adhèrent à la proposition des autorités, ils seront employés sur une base permanente. Toutefois, ceux qui approchent l'âge de la retraite n'auront plus droit aux privilèges.

Yahya Paraouty affirme que la suppression des privilèges des contractuels mauriciens serait une rentrée d'argent sur laquelle compte la Private Secondary School Authority. "Elle n'a jamais démontré que ce budget était un fardeau pour elle", dit-il. Ce dernier espère entamer des négociations avec des responsables de REDCO qui sont attendus à Maurice en juin. L'UPSEE demande à REDCO de lui accorder jusqu'à juillet prochain pour négocier.


Depuis leur relogement à Bambous

Des enfants de La Valette ne vont plus à l'école

Une dizaine d'enfants, des 52, en âge d'être scolarisés en primaire ne vont plus à l'école depuis leur arrivée au village intégré La Valette, à Bambous, il y a près d'un mois. "Ces enfants ne restent pas chez eux, ils passent leur journée à gambader dans le village", déplore-t-on à La Valette. Ces enfants qui devraient se retrouver sur les bancs de l'école n'ont pu être transférés dans les deux établissements primaires de Bambous, par négligence. En effet, selon Juliette François de la National Empowerment Foundation (NEF), les parents d'élèves et les organisations non-gouvernementales ayant accompagné ceux-ci durant leur relogement à Bambous n'auraient pas soumis les documents nécessaires à temps pour faciliter la transition scolaire des petits. "Du côté du ministère de l'Education tout est fait pour que ces enfants puissent avoir accès à l'école", précise encore Juliette François. Pour Mary Jolicoeur, du collectif regroupant toutes les ONG ayant encadré les familles, la non scolarisation de certains enfants relève d'un autre problème. "Suite à une décision de la NEF, il avait été convenu que les enfants en Std VI ne seraient pas transférés de leurs écoles initiales pour ne pas perturber la dernière année de leur scolarité. Cependant, une fois installées à Bambous les parents concernés ont pu constater que la distance entre le village et l'école de leurs enfants posait problème. N'empêche, il y a peu j'ai entrepris des démarches et deux enfants en Std VI ont pu avoir une place dans une des écoles de Bambous et un autre élève en Std III également", précise Mary Jolicoeur.

D'autre part, depuis l'inauguration officielle de La Valette en avril dernier le village n'est toujours pas déservi par le transport en commun! Une situation qui exaspère Juliette François, de même que les nouveaux résidents de Bambous. Cette dernière explique, "la National Transport Authority, auprès de laquelle la NEF a fait le nécessaire pour qu'il y ait des autobus qui desservent les habitants nous fait attendre! Il y a trois semaines, on nous a dit que le board doit siéger pour définir le nombre de bus qui assureront ce service et le tarif des tickets. Depuis, nous n'avons pas de nouvelle et cela pénalise les résidents. Il y a une distance de 1.5 km entre le village et la route principale de Bambous." Entretemps faute de transport public, les résidents de La Valette ont le choix entre marcher et les taxis "marrons".


En ce dimanche

Les chrétiens célèbrent la Pentecôte

Les chrétiens célèbrent en ce dimanche la Pentecôte. Fêtée au 50e jour après Pâques, la Pentecôte qui commémore la descente du Saint Esprit sur les apôtres clôture le temps pascal.

"Il vaut mieux que je parte car si je ne pars pas, le Paraclet (le défenseur) ne viendra pas à vous mais si je pars, je vous l'enverrai(…) Lorsque viendra l'Esprit de Vérité, il vous mènera à la Vérité toute entière", déclare Jésus aux apôtres au moment où il s'apprête de retourner auprès de son Père (Jn 16, 7-13).

La venue de l'Esprit Saint sur les tout premiers disciples à la première Pentecôte marque le début de la mission d'évangélisation ; le début de l'Eglise. Il "délie" les langues comme relaté dans les Actes des Apôtres (Ac2, 1-12) et donne courage et efficacité aux disciples pour communiquer la foi en Christ. De nouveau, les hommes peuvent se comprendre.

Une vieille tradition dans l'Eglise parle des sept dons du Saint Esprit: Sagesse, Intelligence, Conseil, Force, Connaissance, Esprit Filial et Adoration. C'est sous diverses formes que la Troisième Personne de la Sainte Trinité est symbolisée dans la Bible: l'eau qui désaltère, le feu brûlant, la lumière qui éclaire, la force qui transforme le coeur.

Plus couramment, l'iconographie usuelle la dépeint sous la forme de la colombe au rameau d'olivier. Le traditionnel rassemblement de la Pentecôte du diocèse de Port-Louis à lieu ce dimanche au Thabor à Beau-Bassin avec, notamment, la célébration de la messe présidée par l'évêque de Port-Louis, Mgr Maurice Piat, à 14h00.


Violence à l'école

Case Conference, mesure d'urgence prise par l'Education pour encadrer un collégien

Le ministère de l'Education a eu à régler, lundi dernier, un cas de violence qualifié de "très sensible" dans le milieu éducatif. Il s'agit d'un élève d'un collège d'Etat de la zone 4 dont le comportement, depuis janvier dernier, perturbait ses camarades de classe de même que les enseignants. L'historique de l'élève révélant que celui-ci est issu d'un milieu familial fragile, cette situation n'a pas été sans conséquences psychologiques pour lui. Il aurait même été suivi par le service psychiatrique de l'hôpital Brown Sequard. Prenant en considération les troubles de l'enfant, qui est en Form I, le ministère de l'Education a réuni plusieurs parties concernées par les droits de l'enfant pour discuter de l'avenir scolaire du collégien lors d'un Case Conference. Ce genre de concertation survient uniquement pour les cas compliqués où le renvoi d'un élève pour des raisons d'indiscipline ou de violence est obligatoire dans l'intérêt de l'établissement et des autres élèves. Le Case Conference de lundi dernier est, selon nos informations, le troisième mis sur pied depuis que cette initiative a été envisagée par le ministère de l'Education. D'ailleurs, celle-ci est saluée par certaines des parties consultées lundi dernier, qui voient là une démarche visant à trouver des solutions aux élèves violents sans pour autant, d'une part, leur priver de leur droit à l'éducation. Et d'autre part, pour respecter la loi qui rend l'éducation obligatoire jusqu'à l'âge minimum de 16 ans. "Mais, tient à expliquer quelqu'un dans le milieu éducatif, cet enfant présente des troubles qui démontrent qu'il ne cherche pas à être violent de manière volontaire. Il exprime un profond mal-être. Il est clair que le mainstream n'est pas adapté à lui. Au collège, les élèves ne peuvent supporter sa violence, idem pour les enseignants dont certains ont été agressés par lui. Il a été suivi par un psychologue, mais a besoin d'un encadrement particulier d'autant qu'il a tenté de se faire du mal. Il s'est même fait des entailles au poignet pour attirer l'attention sur lui." Du côté du bureau de la Zone 4, on indique que l'enfant sera pris en charge par une structure spécialisée. Il y sera admis dès cette semaine. Sa réintégration dans le mainstream sera déterminée par la progression de son état psychologique et son comportement.


Depuis leur relogement à Bambous

Pas d'école pour des enfants de La Valette

Une dizaine d'enfants, des 52, en âge d'être scolarisés en primaire n'ont pas été à l'école depuis leur arrivée au village intégré La Valette, à Bambous, il y a de cela près d'un mois. "Ces enfants ne restent pas chez eux, ils passent leur journée à gambader dans le village", déplore-t-on, à La Valette. Ces enfants qui devraient se retrouver sur les bancs de l'école n'ont pu être transférés dans les deux établissements primaires de Bambous, par négligence. En effet, selon Juliette François de la National Empowerment Foundation (NEF), les parents d'élèves et les organisations non-gouvernementales ayant accompagné ceux-ci durant leur relogement à Bambous, n'auraient pas soumis les documents nécessaires à temps pour faciliter le transfert scolaire des petits. "Du côté du ministère de l'Education, tout est fait pour que ces enfants puissent avoir accès à l'école", précise encore Juliette François. Pour Mary Jolicoeur, de l'ONG Comité Catholique pour la Justice ayant encadré les familles, la non scolarisation de certains enfants relève d'un autre problème. "Suite à une décision de la NEF, il avait été convenu que les enfants en Std VI ne seraient pas transférés de leurs écoles initiales pour ne pas perturber la dernière année de leur scolarité. Cependant, une fois installées à Bambous les parents concernés ont pu constater que la distance entre le village et l'école de leurs enfants posait problème. N'empêche, il y a peu, j'ai entrepris des démarches et deux enfants en Std VI ont pu avoir une place dans une des écoles de Bambous et un autre élève en Std III également", précise Mary Jolicoeur. Après un mois hors du circuit scolaire, la situation devrait changer dans les jours à venir pour ces enfants. "Les parents concernés viennent de reçevoir leur lettre de transfert du ministère de l'Education. A partir de cette semaine, les enfants devraient reprendre leur scolarité et seront répartis dans les deux écoles primaires de Bambou et celle de Cascavelle", explique Juliette François.

D'autre part, depuis l'inauguration officielle de La Valette en avril dernier, le village n'est toujours pas désservi par le transport en commun! Une situation qui exaspère Juliette François, de même que les nouveaux résidents de Bambous. Cette dernière explique que, "la National Transport Authority, auprès de laquelle la NEF a fait le nécessaire pour qu'il y ait des autobus qui desservent les habitants, nous fait attendre! Il y a trois semaines, on nous a dit que le board doit siéger pour définir le nombre de bus qui assureront ce service et le tarif des tickets. Cela a été chose faite mercredi dernier. Il faut reconnaître que l'absence de transport public pénalise les résidents. Il y a une distance de 1.5 km entre le village et la route principale de Bambous". Entre-temps faute de transport public, les résidents de La Valette ont le choix entre marcher et les taxis "marrons".


CTSP

Nouvelle manifestation le 4 juillet pour commémorer les 20 ans de la grève générale au CEB

La Condédération des Travailleurs du Secteur Privé (CTSP) organise une nouvelle manifestation le 4 juillet prochain, date du 20e anniversaire du déclenchement d'une grève générale du Central Electricity Board (CEB). Selon Reeaz Chuttoo, porte-parole de cette confédération syndicale, cette manifestation prévue à Rose-Hill aura valeur de baromètre pour l'exécution de la résolution syndicale votée le 1er mai dernier et portant sur l'organisation d'une journée "villes et villages morts" ou une grève générale.

"Il faut que la demande vienne d'en bas; que les travailleurs s'expriment volontairement", explique M. Chuttoo. Selon lui, par l'ampleur de leur présence, les travailleurs qui participeront à cette manifestation donneront une indication quant à l'opportunité de l'organisation d'une action syndicale d'envergure. En prévision de cette manifestation à laquelle l'ensemble des salariés sont invités à participer, la CTSP prévoit l'organisation d'une série d'activités.

Ainsi, vendredi a eu lieu une causerie sur les implications des nouvelles lois du Travail animée par le Dr Daniel Kok Kan, Associate Professor à l'Université de Maurice. La confédération prévoit, prochainement, de faire circuler parmi les salariés un enregistrement sur support DVD des conséquences de la "réforme Sithanen"; de ce que les travailleurs attendent de l'opposition parlementaire et des raisons ayant motivé la présentation des nouvelles lois du Travail.

La confédération prévoit aussi l'organisation d'Assemblées de proximité dans les régions de même que l'organisation de nouveaux forums sur des sujets d'intérêt pour les travailleurs. Les autres organisations sydicales de même que les organisations de la société civile sont invitées à y participer.


Perspectives d'études et de carrière mises en exergue

Les jeunes en quête d'une fillière professionnelle, avec en amont les études correspondantes nécessaires pour y parvenir, ont eu l'occasion de s'informer, la semaine dernière, des diverses options mises à leur portée par les institutions mauriciennes aussi bien qu'étrangères. Une opportunité créée, suivant la 17e édition du salon de l'orientation professionnelle, qui s'est tenue du 21 au 23 mai, organisée par le Rotary Club de Grand-Baie. L'objectif de ce salon qui a réuni une cinquantaine d'exposants - locaux et étrangers était de permettre aux étudiants et parents ainsi que ceux ayant déjà obtenu leurs résultats du HSC ou encore les professionnels à la recherche d'une formation de se renseigner, au mieux, sur les possibilités de carrière qui leur sont offertes.

Comme chaque année, ce salon de l'orientation a vu défiler un large flot de visiteurs, principalement des étudiants venus dans des transports organisés par leur collège. Si les deux premiers jours les jeunes étaient nombreux, hier matin, la salle d'exposition était quasiment déserte. Une explication plausible à cela selon un des exposants, Danielle. "L'atmosphère est plutôt le même en comparaison à l'année dernière. Par contre, les deux derniers jours, il y avait beaucoup plus d'étudiants. C'est un peu comme une sortie scolaire, vu qu'ils viennent en bus", explique-t-elle. Notre interlocutrice fait ressortir que le week-end, ce sont principalement les parents, profitant de leur jour de congé, qui visitent le salon, certains accompagnés de leur enfant, afin de se renseigner au maximum et pouvoir par la suite mieux guider leur choix. Comme les autres jeunes de son âge, Ashil confie que cette initiative du Rotary Club de Grand-Baie est une occasion pour aider les jeunes dans leur choix de carrière. Selon lui, grâce aux représentants présents qui répondent aux questions, les étudiants savent mieux vers quelle fillière s'orienter. "Nous avons à notre disposition diverses universités et c'est pas le choix qui manque, mais encore faut-il avoir les moyens", précise-t-il. Même son de cloche de Shirley Ng mère d'une fille de 18 ans, qui affirme que les options sont nombreuses mais le coût pose problème. "L'Angleterre par exemple, est hors de prix", confie-t-elle. Lors de la cérémonie d'ouverture - qui a eu lieu, en présence du Président de la République, Sir Anerood Jugnauth - les intervenants ont mis l'accent sur le rôle déterminant de ce salon visant à orienter les jeunes mais aussi les aider à mieux percevoir leurs carrières. Notons que ce salon a également vu la participation des Ong Pils et Befrienders. Une occasion pour ces organisations de sensibiliser des jeunes à leurs causes.


16 jours 16 droits

L'école principale plate-forme de sensibilisation

Faire violence à un enfant pour le punir et le priver de ses droits les plus fondamentaux relèvent du non respect à son égard en tant qu'être humain. Dans une société où les enfants sont toujours les premières victimes résultant des conflits familiaux ou autres problématiques découlant d'un environnement familial fragilisé par des fléaux divers, dans un contexte où les abus persistent, la campagne de sensibilisation: 16 jours, 16 droits, qui démarre demain s'avère pertinente. Le ministère des Droits de la Femme et du Développement de l'Enfant a présenté, jeudi dernier, son calendrier d'activité dans cette optique. Cette année, les interventions auront lieu dans la sphère éducative. Les écoles primaires et collèges sont en effet, des plate-formes idéales pour sensibiliser et informer les plus jeunes sur leurs droits. Les thèmes abordés seront axés sur la sexualité, les comportements à risques, l'éducation, la violence entre autres. Durant les 16 jours de campagne, la ministre de tutelle, Indranee Seebun effectuera une tournée dans certains établissements scolaires. D'ailleurs, elle sera présente au collège Renaissance, à Curepipe, demain matin pour lancer officiellement la campagne de sensibilisation. Qui dit droit, dit aussi responsabilité. Cette campagne dans les écoles devrait aussi encourager les moins de 18 ans à se montrer responsables et faire preuve de respect envers leur entourage. Le programme établi par le ministère n'a pas écarté les enseignants et autres éducateurs. Quatre ateliers de travail avec pour thème: Enhancing capacity on child protection issues for teachers and educators of primary and secondary institutions, seront organisés dans les quatre zones de l'Education. 400 participants auront accès à ce programme dont l'objectif est de leur faire prendre conscience de leur rôle dans l'identification des enfants victimes d'abus. Cependant, quand on sait que les adultes sont ceux qu'il faut, a priori, cibler lorsqu'il s'agit de sensibiliser contre la violence à l'encontre des petits, cette campagne qui compte embarquer les professionnels de l'éducation, pourrait dans un autre temps s'adresser aux parents.


Festivités

Le collège Notre Dame souffle ses 55 bougies

L'anniversaire d'un collège est un évènement à célébrer haut en couleurs. Dans cette optique, le collège Notre Dame à Curepipe célèbre ses 55 ans lors d'un spectacle son et lumière prévu pour le 12, 13 et 14 juin 2009 dans la soirée à 19H00. Le spectacle est ouvert au grand public et les billets sont en vente à Rs 200 dans l'enceinte du collège.

Audrey Lasémillante, rectrice du collège, a expliqué, lors d'une conférence de presse, que le collège Notre Dame accueille depuis sa fondation les plus démunis bien que l'éducation ait été démocratisée. "Outre le côté académique, nous avons des classes de théâtre et de musique, ce qui intéresse beaucoup les élèves", dit-elle. Selon Lise Juganaikloo et Stephan Toussaint, les metteurs en scène du spectacle et enseignants au collège, les jeunes sont nombreux à broyer du noir. Placé sous le thème: "Tout est possible à celui qui croit", le message principal que les acteurs veulent faire passer est: "Jeune, si tu tombes, relèves-toi et crois en toi", indique-t- elle. Les messages seront transmis à travers la danse, le chant et divers slams. Lise Juganaikloo indique également que le spectacle est fait "100% maison", car, dit-elle, les vêtements sont confectionnés par quelques enseignants de Fabric & Design et certaines élèves. L'idée d'un spectacle son et lumière a germé dans l'esprit des metteurs en scène depuis l'année dernière mais ce n'est qu'au début de janvier que les travaux ont commencé, expliquent-ils. Durant les quatre derniers mois, la soixantaine d'élèves impliquées consacrent deux à trois après-midis par semaine aux répétitions et elles ont même eu droit à un week-end résidentiel pour se perfectionner, indique la rectrice. Elle affirme cependant que les élèves sont suivies de près par une responsable de classe qui leur donne les devoirs et les notes. "Nous vous faisons plaisir en vous donnant ce que vous aimez, et en retour nous attendons de bons résultats", dit-elle, aux élèves. Dorothée Séblin, l'actrice principale se dit très fière. "J'étais présente pour les 50 ans du collège mais ce spectacle est beaucoup plus important, car nous aurons un message à faire passer aux jeunes", explique-t-elle.

Le vendredi 12 juin comprendra trois représentations. Une première aura lieu à l'intention des élèves où les collèges confessionnels et les collèges dans la région de Curepipe seront invités. La soirée de gala est prévue pour le samedi 13 juin à 19h00 où a un certain moment du spectacle les enseignants et non-enseignants monteront sur scène avec des néons et des bougies - signe qu'ils "portent l'enfant". La dernière représentation aura lieu le dimanche 14 juin à 19h00 également. Rappelons que les billets sont à vente à Rs 200. Le public est cordialement invité.


Presse partisane

Le Populaire, journal fondé par sir Gaëtan Duval renaît de ses cendres

Le Populaire, journal fondé par sir Gaëtan Duval en 1973 du temps où ce dernier était encore ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement de coalition de sir Seewoosagur Ramgoolam renaît de ses cendres à l'initiative du PMXD/MR. Le premier numéro de cette nouvelle édition de ce journal partisan a été officiellement lancé, mercredi, à l'Ecole hôtelière.

Outre sir Gaëtan, qui y collaborait régulièrement, Le Populaire, qui était dirigé par Ghislaine Henry a, dans le temps, été animé par Yves Ravat, Jéhan Juhel, Coco Gowrisungkur et Guy Edmond, entre autres. Aussi, lors du lancement de la nouvelle édition de ce journal, le leader du PMXD, Xavier-Luc Duval, n'a pas manqué de leur rendre hommage, particulièrement, à sir Gaëtan.

Il a invité ses partisans à prendre avantage de ce moyen de communication en vue de faire connaître, à qui de droit, leurs doléances et assure que le nouveau Populaire ne sera pas un journal "coupe rubans". "Dans notre journal, nous dirons ce que nous faisons et parlerons de la vision propre du PMXD/MR". Il demande à ses partisans de faire circuler autour d'eux ce mensuel qui est distribué gratuitement.

Pour sa part, le leader du MR, Rama Valayden a, lui, annoncé que lors du congrès de fusion du PMXD et du MR le 9 août prochain au Centre de conférences de Pailles, les dirigeants du nouveau parti, dont le leader et le secrétaire-général, seront nommés. "Ler-là, dit-il, parti pou napli bisoin kouyoners!"

Rama Valayden explique que le nouveau parti ambitionne de devenir fort en vue, notamment, de peser de son poids dans le gouvernement. "Ler-là, kan nou alle mariaz, nou amenn nou kado!" Il appelle ses partisans à s'organiser pour que ce "grand rendez-vous du 9 août" soit un succès.



s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 31 mai 2009