|
Projet d'incinérateur à La Chaumière
Guerre de "com"
D'un côté l'outil internet. De l'autre la publicité
dans la presse. Les communications autour du projet d'incinérateur
à La Chaumière affluent nettement ces derniers jours,
promoteurs et détracteurs usant différents moyens
pour convaincre la population mauricienne du bien-fondé
de leurs intentions. Outre les "Lettres ouvertes à
la population" et les campagnes de publicité frappantes,
les messages via Facebook ou autre site internet invitent les
citoyens à se pencher sur cette question d'intérêt
public que représente le projet d'incinérateur à
La Chaumière. La bataille de l'incinérateur une
nouvelle forme : la guerre de "com"
Après sa lettre ouverte adressée aux Mauriciens
pour contrer le concert des détracteurs, Gamma-Coventa
réfute cette semaine les arguments de ses opposants à
travers un courriel ainsi qu'une série de publicités
dans la presse. Se référant à l'institut
de Veille Sanitaire de France, Gamma-Coventa soutient qu'aucun
cas de déformation ni de cancer n'ont été
décelés par l'institut, alors que la France compte
le plus grand nombre d'incinérateurs.
En outre, souligne-t-elle, l'Étude d'imprégnation
par les dioxines des populations vivant à proximité
d'usines d'incinération d'ordures ménagères
(février 2009) - effectuée conjointement par le
ministère de la Santé de France, l'Institut de Veille
Sanitaire et l'Agence Française de sécurité
sanitaire des Aliments - affirme : "Il n'y a pas d'éléments
en faveur du rôle de l'exposition à l'incinérateur
par inhalation, question fortement soulevée initialement."
L'entreprise s'appuie aussi sur le fait que, selon l'IVSF, "ces
résultats ne conduisent pas à préconiser
de nouvelles mesures de gestion car la réduction des émissions
polluantes des incinérateurs et leur mise aux normes ont
déjà fait l'objet de mesures". Qui plus
est, ajoute-t-elle, "l'absence de surimprégnation
notable par les métaux lourds et les dioxines des riverains
des incinérateurs consommateurs de végétaux
permet d'autoriser la consommation des légumes des potagers
soigneusement lavés pour répondre aux mesures d'hygiène
générale".
Gamma-Covanta affirme par ailleurs que son équipe n'a jamais
caché que les incinérateurs des années 1970
ont été responsables d'émissions excessives
dans certains cas. "C'est la vérité et nous
le disons ouvertement. Qu'on ne vienne plus sortir des arguments
des années 70 et les appliquer en 2009, car c'est un mensonge
de venir dire que les unités waste-to-energy de
la nouvelle génération posent les mêmes risques",
déclarent les promoteurs.
Du côté des détracteurs, outre un concert
pour sensibiliser l'opinion publique ainsi qu'une conférence
de presse pour expliquer les bien-fondés de leur lutte,
une chanson a été spécialement dédiée
à la cause (voir texte plus loin). Par l'intermédiaire
d'un clip sur le site YouTube, "Y'a du feu dans la cheminée,
ça pollue partout
", les détracteurs
du projet d'incinérateur à La Chaumière parodient
l'objectif derrière ce projet. Les opposants indiquent
par ailleurs dans leur communication que Gamma-Coventa, en s'appuyant
sur des études publiées, "ne prend en compte
que ce qu'ils veulent voir de l'étude l'INVS".
Thierry Lebreton, membre actif du mouvement contre l'incinérateur
La Chaumière réclame par ailleurs la visite impérative
en juillet prochain du professeur Bellepomme, cancérologue
mondialement connu et décrété "responsable
national du plan contre le cancer" par Jacques Chirac.
Thierry Lebreton indique que ce professeur qui milite contre les
incinérateurs a réagi dans un courrier qu'il a fait
parvenir à Maurice sur le cas de La Chaumière. Les
détracteurs soulignent effectivement que la France compte
127 incinérateurs mais que ce nombre diminue de plus en
plus.
Par ailleurs, rappelle Thierry Lebreton, "Gamma-Covanta
a tout à fait raison quand il vient dire que l'INVS fait
une différence entre les incinérateurs de la nouvelle
génération (postérieures à l'arrêté
du 20 septembre 2002) et les incinérateurs de la première
génération car, en effet, pour pouvoir faire une
étude de corrélation entre les incinérateurs
et les cas de cancer, il faut des temps de latence minimum de
10 ans pour certains types de cancers, mais il faut le plus souvent
parlé de 15 ans. Ce n'est donc qu'en 2017 qu'on commencera
à connaître les conséquences des incinérateurs
de la nouvelle génération".
Mobilisation du mouvement anti-incinérateur des déchets:
Après la marche et le concert de dimanche dernier, l'organisation
d'un forum national est envisagée
Les animateurs du Collectif des Opposants à l'Incinération
des Déchets, militant contre le projet d'incinérateur
du groupe Gamma-Coventa à La Chaumière, comptent
multiplier les initiatives de sensibilisation sur le terrain.
C'est ce qu'ont déclaré, jeudi, Adi Teelock et Rajen
Valayden lors d'un point de presse pour faire le bilan de la marche
de protestation et du concert écologique de dimanche dernier.
L'objectif principal est d'organiser un forum national en vue
d'élaborer la stratégie à suivre.
"La campagne de sensibilisation se poursuit et nous nous
dirigeons vers un forum national où tous les militants
écologiques vont se concerter sur la stratégie à
suivre pour non seulement combattre ce qui constitue une folie
mais aussi pour appliquer des alternatifs", a soutenu
Rajen Valayden. Celui-ci a saisi cette occasion pour lancer un
appel aux promoteurs de Gamma-Coventa en vue de revenir sur leur
décision.
"Nous souhaitons que Gamma se réoriente vers des
projets durables et investisse dans le recyclage, le compostage,
la méthanisation, l'énergie solaire, marine ou éolienne.
Des projets qui peuvent être moins profitables mais certainement
durables et dans l'intérêt supérieur des générations
à venir", a ajouté Rajen Valayden.
Par ailleurs, il a soutenu que "le pays a besoin de toutes
ses compétences pour venir à bout de la crise qui
risque de durer. Le pays a besoin des entrepreneurs comme Tommy
Ah Teck mais non des projets comme l'incinérateur".
Il devait énumérer une liste de pays où la
lutte contre l'implantation des incinérateurs a été
un succès.
Pour sa part, Adi Teelock a fait état de la mobilisation
sur le terrain contre le projet d'incinérateur de La Chaumière.
"Cette initiative touche toutes les couches de la population.
De plus en plus d'adhérents se montrent convaincus de la
justesse de ce combat. Les enjeux sont graves avec de graves risques
pour la santé, l'écologie, l'agriculture aussi bien
que l'image du pays, que nous voulons promouvoir comme une île
verte, dans le monder entier", a-t-elle déclaré.
Selon les animateurs de ce collectif, quelque 2, 500 personnes
avaient pris part à la marche pacifique dimanche dernier
de St-Martin à La Chaumière et 3 500 ont assisté
au concert animé par une pléïade d'artistes
locaux.
Exemption de visa
L'espace Schengen ouvert aux Mauriciens
À compter de demain, 1er juin 2009, 34 pays, dont Maurice,
figurera désormais sur la liste des États dispensés
de visa pour des séjours touristiques, familiaux et d'affaires
de moins de 90 jours dans l'espace Schengen. Les Mauriciens peuvent
ainsi entrer et séjourner sans visa dans un ou plusieurs
des 25 États membres de l'Union Européenne. Des
critères strictes sont toutefois tenus à être
respectés pour jouir de cette dispense. Annoncé
par Week-End depuis 2007, les négociations visant
cette exemption de visa ont abouti jeudi dernier à la signature
d'un accord en ce sens entre l'ambassadeur de Maurice à
Bruxelles, Satiawan Gunessee, et Helena Bambasova, vice-ministre
tchèque des Affaires étrangères, représentante
de la présidence de l'Union européenne, ainsi Jacques
Barrot, vice-président de la Commission européenne
responsable de la justice, de la liberté et de la sécurité.
Parallèlement, il n'existe plus aucune contrainte pour
les européens pour venir à Maurice.
Les pays concernés sont : Allemagne, Autriche, Belgique,
Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie,
Italie, Lettonie, Lithuanie, Luxembourg, Malte, Pays Bas, Pologne,
Portugal, Slovaquie, Suède, République Tchèque.
Sont aussi concernés, l'Islande, la Norvège et la
Suisse, les trois pays appliquant les acquis de l'Espace Schengen.
Par contre, ces dispositions ne s'appliquent pas aux territoires
outre-mer de la France (Réunion, Guadeloupe, Martinique,
Guyane française, Nouvelle Calédonie, Polynésie
française, Mayotte, Saint Pierre, et Miquelon, Wallis et
Futuba, Saint Barthlemy, Saint Martin, Terres Australes et Antarctiques
françaises) et des Pays-Bas, notamment Aruba et les Antilles
néerlandaises (Bonaire, Curaçao, Saba, Saint Eustache
et Saint Martin). Par ailleurs, outre Maurice, les Antigues &
Barbades, les Bahamas, la Barbade, Saint Kitts et Nevis et les
Seychelles ont également signé un accord portant
sur l'exemption de visa dans l'espace Schengen.
Plusieurs critères à respecter
Si exemption il y a, les voyageurs mauriciens souhaitant se rendre
en Europe pour des visites touristiques, familiaux et d'affaires
de moins de 90 jours dans l'espace Schengen - qui comprend 25
pays, à l'exception du Royaume-Uni et de l'Irlande - auront
néanmoins à remplir des conditions d'entrées
fixées par l'Union Européenne. Ainsi, selon les
conditions établies, les courts séjours doivent
être d'une durée maximum de trois mois sur une période
de six mois, décomptée à partir de la date
de la première entrée dans l'espace Schengen. Les
voyageurs doivent être en mesure de produire, à leur
arrivée aux postes de Police aux Frontières, plusieurs
documents officiels. Sont requis : le document de voyage (passeport
mauricien ordinaire ou diplomatique valide trois mois après
la date de fin de séjour), le titre de transport (billet
retour Maurice ou vers un pays tiers hors Schengen, les documents
d'hébergement (attestation d'accueil - document original
délivré par l'autorité compétente,
réservation confirmée d'hôtel ou contrat de
location d'appartement), un justificatif de ressources (argent
liquide, travellers chèques, cartes de crédit)
attestant d'un minimum journalier (voir tableau), et une couverture
d'assurance minimale de 30 000 euros pour la durée du voyage
dans tout l'espace Schengen.
Entrée refusée pour certains cas
Les autorités européennes précisent que l'exemption
de visa de court séjour ne donne pas un droit inconditionnel
d'entrée et de séjour dans l'espace Schengen. Ainsi,
les personnes inscrites sur le fichier d'information Schengen
(SIS), celles constituant une menace à l'ordre public,
ou un risque sanitaire, celles encore ne présentant pas
les justificatifs précités, peuvent se voir refuser
l'entrée sur la base des dispositions en vigueur propres
à chaque État Schengen. Il faut aussi noter que
l'exemption de visa ne s'applique pas aux personnes voyageant
pour exercer une activité rénumérée.
Dans l'éventualité de voyages d'affaires, les voyageurs
doivent être en possession d'un ordre de mission, d'une
lettre d'invitation ou d'une convocation délivrée
par un organisme privé, public, par des sociétés
privées ou associations. Pour plus de précisions,
il faut s'adresser à la représentation diplomatique
ou consulaire de pays de destination
Les autorités mauriciennes comptent sur la bonne conduite
des citoyens
Lors d'une réception offerte par l'ambassadeur de France,
Jacques Maillard, en sa résidence vendredi dernier pour
célébrer l'évènement, ce dernier a
salué "cet évènement important dans
les relations diplomatiques". Selon lui, "cela
traduit la maturité des relations entre Maurice et l'Union
européenne". Remerciant les consuls et agences
de voyages qui, pendant de nombreuses années, ont travaillé
pour la délivrance de visas, Jacques Maillard a sollicité
leur soutien pour encadrer au maximum les voyageurs. Il a également
fait un appel pour que les dispositions prises soient respectées
afin que le présent accord, conclu pour une durée
indeterminée, reste accessible à la population mauricienne.
De son côté, le ministre des Affaires étrangères,
Arvin Boolell, s'est dit satisfait de l'aboutissement de cette
négociation. Rappelant l'engagement du Premier ministre,
Navin Ramgoolam et des autres partenaires en vue de finaliser
cet accord, Arvin Boolell précise qu'il est nécessaire
de respecter les critères établis par l'Union Européenne.
Il réitère les recommandations nécessaires
aux voyageurs avant d'embarquer pour l'Europe, ajoutant que toutes
informations essentielles sur cette exemption et ses conditions
sont disponibles sur le site de son ministère. "Avant
de partir pour l'Europe, je demande aux Mauriciens de prendre
connaissance des critères établis. Il faut respecter
ces critères et votre séjour se passera au mieux.
Les Mauriciens n'ont aucune excuse pour dire qu'ils ne savent
pas", indique Arvin Boolell, ajoutant qu'une campagne
d'information à ce sujet a déjà été
enclenchée. Concédant, les risques d'immigration
illégales existent, même s'ils sont minimes, le ministre
profite de l'occasion pour rappeler aux Mauriciens la nécessité
de respecter les engagements pris par l'État mauricien
à travers cet accord intérimaire. "Nous
ne pouvons pas prendre le risque de remettre en cause nos engagements",
dit-il, ajoutant qu'il est confiant de la bonne conduite des Mauriciens.
Pas arrêté du CP sous le Police Act
Un terrain à Saint Paul décrété
"zone protégée" au nom de la "sécurité"
et de "l'ordre" publics
Des fidèles qui ont l'habitude d'aller prier à un
"kalimaye" dans la région de Saint Paul protestent
contre la décision des autorités policières
de leur interdire l'accès à ce lieu de prière.
Depuis vendredi, en effet, un arrêté du Commissaire
de Police sous la Section 13A du Police Act a décrété
"zone protégée" une parcelle de terre
d'une contenance de 5870 mètres carrés située
dans la région et sur laquelle se trouve, notamment, cette
structure religieuse, non loin de la résidence du premier
ministre à River Walk.
Quelques dizaines de fidèles qui se sont donnés
pour porte-parole M. Harish Boodhoo se sont regroupés hier
après-midi et voulaient avoir accès au "kalimaye"
pour y dire des prières. Toutefois, la police a érigé
des barrières sur le tronçon de Tagore Road qui
y donne accès. Refoulés, les protestataires ont,
finalement, décidé de dire leurs prières
en bordure de la route.
Harish Boodhoo qui a, précédemment, tenté,
en vain, de convaincre le responsable de police sur place, l'ACP
Seeboo, de permettre aux fidèles d'avoir accès au
lieu de prière a, en substance, allégué que
la décision des autorités serait un abus de pouvoir.
Il a, à ce propos, évoqué le fait que la
résidence du Premier ministre se trouve dans le voisinage
immédiat.
"Vit-on dans un Etat policier?", s'est-il demandé.
Et de parler de "grave atteinte à la liberté".
Le président du comité de gestion du lieu de culte,
M. Anoop Ramnarayan a, lui, déploré la décision
des autorités. "J'ai l'envie de pleurer. On nous
harcèle. Où sont passés les dirigeants socio-culturels?"
Il explique que les responsables du "kalimaye" oeuvrent
en vue de prévenir chez les jeunes des fléaux tels
la drogue et l'alcoolisme. Il explique encore que des gens viennent
prier à ce lieu de culte depuis "plus de 100 ans".
Dans son arrêté en date du 29 mai dernier publié
à l'officiel dans la Government Gazette, le Commissaire
de Police justifie la décision de décréter
le périmètre concerné "Zone Protégée"
"dans l'intérêt de la sécurité
et de l'ordre publics". Seules les personnes disposant
d'une permission écrite du Commissaire de Police sont autorisées
à entrer sur le périmètre concerné.
Tout contrevenant commet une offense, est-il précisé.
Après avoir vainement essayé d'avoir accès
au "kalimaye", M. Boodhoo a finalement demandé
au prêtre officiant, le pandit Amar Kumar Dhowtal, de dire
des prières en bordure de route. Il a invité les
fidèles à y revenir chaque jour à 17h00 pour
prier.
Enseignants mauriciens à Rodrigues
Suppression des privilèges, l'UPSEE réclame
des négociations avec les autorités
La suppression des privilèges à partir de juillet
prochain des enseignants mauriciens exerçant, depuis de
nombreuses années, dans le secondaire à Rodrigues
(géré majoritairement par la Rodrigues Educational
Development Company Ltd) est, sans aucun doute, l'affaire du moment
dans le secteur dans l'île. D'un côté cette
nouvelle ne fait pas pour autant plaisir à plus d'un enseignants
mauriciens, quasiment établis à Rodrigues. Et de
l'autre côté, ces privilèges ne sont pas toujours
bien vus par les collègues rodriguais. Brandissant la lettre
(qualifiée de dure) envoyée aux employés
mauriciens en décembre dernier, faisant état du
renouvèlement de leur contrat pour l'année 2009
et d'autres documents, le président de l'UPSEE a pris la
décision de porter l'affaire en cour. Mais avant d'en arriver
là, il réclame des négociations avec les
autorités concernées (REDCO et les Diocèses
anglican et catholique respectivement). "Les autorités
ne peuvent pas demandé, en d'autres mots, aux enseignants
mauriciens de rentrer au pays s'ils ne veulent pas de ce nouveau
contrat! Ils sont quelque 70-80 à travailler dans l'île.
Ils se sont installés pour la plupart et ont créé
un foyer. Que vont-ils faire s'ils rentrent à Maurice?"
Ces privilèges rappelle l'Union of Private Secondary Education
Employees (UPSEE), menée par Yahya Paraouty, comprennent
jusqu'ici une Disturbance Allowance (ce qui revient à
Rs 25% du salaire de l'enseignant mauricien), une Rent Allowance
de Rs 1 000 pour les célibataires et Rs 2 000 pour les
couples, un billet d'avion Rodrigues-Maurice annuellement pour
l'enseignant et les membres de sa famille installés avec
lui dans l'île. Le président de l'UPSEE, qui défend
et justifie fermement ces fringe benefits, déclare
que les enseignants mauriciens ont oeuvré pour l'avancement
de l'éducation secondaire privée à Rodrigues
et "que cela fait des années depuis que des Rodriguais
qualifiés ne se sont pas montrés intéressés
à l'enseignement". L'UPSEE rejette le prochain
contrat en vigueur à partir de janvier 2010 qui sera adressé
aux enseignants qui y sont en poste depuis plus de 10 ans. Si
ces derniers adhèrent à la proposition des autorités,
ils seront employés sur une base permanente. Toutefois,
ceux qui approchent l'âge de la retraite n'auront plus droit
aux privilèges.
Yahya Paraouty affirme que la suppression des privilèges
des contractuels mauriciens serait une rentrée d'argent
sur laquelle compte la Private Secondary School Authority.
"Elle n'a jamais démontré que ce budget
était un fardeau pour elle", dit-il. Ce dernier
espère entamer des négociations avec des responsables
de REDCO qui sont attendus à Maurice en juin. L'UPSEE
demande à REDCO de lui accorder jusqu'à juillet
prochain pour négocier.
Depuis leur relogement à Bambous
Des enfants de La Valette ne vont plus à l'école
Une dizaine d'enfants, des 52, en âge d'être scolarisés
en primaire ne vont plus à l'école depuis leur arrivée
au village intégré La Valette, à Bambous,
il y a près d'un mois. "Ces enfants ne restent
pas chez eux, ils passent leur journée à gambader
dans le village", déplore-t-on à La Valette.
Ces enfants qui devraient se retrouver sur les bancs de l'école
n'ont pu être transférés dans les deux établissements
primaires de Bambous, par négligence. En effet, selon Juliette
François de la National Empowerment Foundation (NEF),
les parents d'élèves et les organisations non-gouvernementales
ayant accompagné ceux-ci durant leur relogement à
Bambous n'auraient pas soumis les documents nécessaires
à temps pour faciliter la transition scolaire des petits.
"Du côté du ministère de l'Education
tout est fait pour que ces enfants puissent avoir accès
à l'école", précise encore Juliette
François. Pour Mary Jolicoeur, du collectif regroupant
toutes les ONG ayant encadré les familles, la non scolarisation
de certains enfants relève d'un autre problème.
"Suite à une décision de la NEF, il avait
été convenu que les enfants en Std VI ne
seraient pas transférés de leurs écoles initiales
pour ne pas perturber la dernière année de leur
scolarité. Cependant, une fois installées à
Bambous les parents concernés ont pu constater que la distance
entre le village et l'école de leurs enfants posait problème.
N'empêche, il y a peu j'ai entrepris des démarches
et deux enfants en Std VI ont pu avoir une place dans une des
écoles de Bambous et un autre élève en Std
III également", précise Mary Jolicoeur.
D'autre part, depuis l'inauguration officielle de La Valette en
avril dernier le village n'est toujours pas déservi par
le transport en commun! Une situation qui exaspère Juliette
François, de même que les nouveaux résidents
de Bambous. Cette dernière explique, "la National
Transport Authority, auprès de laquelle la NEF a
fait le nécessaire pour qu'il y ait des autobus qui desservent
les habitants nous fait attendre! Il y a trois semaines, on nous
a dit que le board doit siéger pour définir le nombre
de bus qui assureront ce service et le tarif des tickets. Depuis,
nous n'avons pas de nouvelle et cela pénalise les résidents.
Il y a une distance de 1.5 km entre le village et la route principale
de Bambous." Entretemps faute de transport public, les
résidents de La Valette ont le choix entre marcher et les
taxis "marrons".
En ce dimanche
Les chrétiens célèbrent la Pentecôte
Les chrétiens célèbrent en ce dimanche la
Pentecôte. Fêtée au 50e jour après Pâques,
la Pentecôte qui commémore la descente du Saint Esprit
sur les apôtres clôture le temps pascal.
"Il vaut mieux que je parte car si je ne pars pas, le
Paraclet (le défenseur) ne viendra pas à vous mais
si je pars, je vous l'enverrai(
) Lorsque viendra l'Esprit
de Vérité, il vous mènera à la Vérité
toute entière", déclare Jésus aux
apôtres au moment où il s'apprête de retourner
auprès de son Père (Jn 16, 7-13).
La venue de l'Esprit Saint sur les tout premiers disciples à
la première Pentecôte marque le début de la
mission d'évangélisation ; le début de l'Eglise.
Il "délie" les langues comme relaté dans
les Actes des Apôtres (Ac2, 1-12) et donne courage et efficacité
aux disciples pour communiquer la foi en Christ. De nouveau, les
hommes peuvent se comprendre.
Une vieille tradition dans l'Eglise parle des sept dons du Saint
Esprit: Sagesse, Intelligence, Conseil, Force, Connaissance, Esprit
Filial et Adoration. C'est sous diverses formes que la Troisième
Personne de la Sainte Trinité est symbolisée dans
la Bible: l'eau qui désaltère, le feu brûlant,
la lumière qui éclaire, la force qui transforme
le coeur.
Plus couramment, l'iconographie usuelle la dépeint sous
la forme de la colombe au rameau d'olivier. Le traditionnel rassemblement
de la Pentecôte du diocèse de Port-Louis à
lieu ce dimanche au Thabor à Beau-Bassin avec, notamment,
la célébration de la messe présidée
par l'évêque de Port-Louis, Mgr Maurice Piat, à
14h00.
Violence à l'école
Case Conference, mesure d'urgence prise par l'Education pour
encadrer un collégien
Le ministère de l'Education a eu à régler,
lundi dernier, un cas de violence qualifié de "très
sensible" dans le milieu éducatif. Il s'agit d'un
élève d'un collège d'Etat de la zone 4 dont
le comportement, depuis janvier dernier, perturbait ses camarades
de classe de même que les enseignants. L'historique de l'élève
révélant que celui-ci est issu d'un milieu familial
fragile, cette situation n'a pas été sans conséquences
psychologiques pour lui. Il aurait même été
suivi par le service psychiatrique de l'hôpital Brown Sequard.
Prenant en considération les troubles de l'enfant, qui
est en Form I, le ministère de l'Education a réuni
plusieurs parties concernées par les droits de l'enfant
pour discuter de l'avenir scolaire du collégien lors d'un
Case Conference. Ce genre de concertation survient uniquement
pour les cas compliqués où le renvoi d'un élève
pour des raisons d'indiscipline ou de violence est obligatoire
dans l'intérêt de l'établissement et des autres
élèves. Le Case Conference de lundi dernier
est, selon nos informations, le troisième mis sur pied
depuis que cette initiative a été envisagée
par le ministère de l'Education. D'ailleurs, celle-ci est
saluée par certaines des parties consultées lundi
dernier, qui voient là une démarche visant à
trouver des solutions aux élèves violents sans pour
autant, d'une part, leur priver de leur droit à l'éducation.
Et d'autre part, pour respecter la loi qui rend l'éducation
obligatoire jusqu'à l'âge minimum de 16 ans. "Mais,
tient à expliquer quelqu'un dans le milieu éducatif,
cet enfant présente des troubles qui démontrent
qu'il ne cherche pas à être violent de manière
volontaire. Il exprime un profond mal-être. Il est clair
que le mainstream n'est pas adapté à lui. Au collège,
les élèves ne peuvent supporter sa violence, idem
pour les enseignants dont certains ont été agressés
par lui. Il a été suivi par un psychologue, mais
a besoin d'un encadrement particulier d'autant qu'il a tenté
de se faire du mal. Il s'est même fait des entailles au
poignet pour attirer l'attention sur lui." Du côté
du bureau de la Zone 4, on indique que l'enfant sera pris en charge
par une structure spécialisée. Il y sera admis dès
cette semaine. Sa réintégration dans le mainstream
sera déterminée par la progression de son état
psychologique et son comportement.
Depuis leur relogement à Bambous
Pas d'école pour des enfants de La Valette
Une dizaine d'enfants, des 52, en âge d'être scolarisés
en primaire n'ont pas été à l'école
depuis leur arrivée au village intégré La
Valette, à Bambous, il y a de cela près d'un mois.
"Ces enfants ne restent pas chez eux, ils passent leur
journée à gambader dans le village", déplore-t-on,
à La Valette. Ces enfants qui devraient se retrouver sur
les bancs de l'école n'ont pu être transférés
dans les deux établissements primaires de Bambous, par
négligence. En effet, selon Juliette François de
la National Empowerment Foundation (NEF), les parents d'élèves
et les organisations non-gouvernementales ayant accompagné
ceux-ci durant leur relogement à Bambous, n'auraient pas
soumis les documents nécessaires à temps pour faciliter
le transfert scolaire des petits. "Du côté
du ministère de l'Education, tout est fait pour que ces
enfants puissent avoir accès à l'école",
précise encore Juliette François. Pour Mary Jolicoeur,
de l'ONG Comité Catholique pour la Justice ayant encadré
les familles, la non scolarisation de certains enfants relève
d'un autre problème. "Suite à une décision
de la NEF, il avait été convenu que les enfants
en Std VI ne seraient pas transférés de leurs
écoles initiales pour ne pas perturber la dernière
année de leur scolarité. Cependant, une fois installées
à Bambous les parents concernés ont pu constater
que la distance entre le village et l'école de leurs enfants
posait problème. N'empêche, il y a peu, j'ai entrepris
des démarches et deux enfants en Std VI ont pu avoir une
place dans une des écoles de Bambous et un autre élève
en Std III également", précise Mary Jolicoeur.
Après un mois hors du circuit scolaire, la situation devrait
changer dans les jours à venir pour ces enfants. "Les
parents concernés viennent de reçevoir leur lettre
de transfert du ministère de l'Education. A partir de cette
semaine, les enfants devraient reprendre leur scolarité
et seront répartis dans les deux écoles primaires
de Bambou et celle de Cascavelle", explique Juliette
François.
D'autre part, depuis l'inauguration officielle de La Valette en
avril dernier, le village n'est toujours pas désservi par
le transport en commun! Une situation qui exaspère Juliette
François, de même que les nouveaux résidents
de Bambous. Cette dernière explique que, "la
National Transport Authority, auprès de laquelle la
NEF a fait le nécessaire pour qu'il y ait des autobus
qui desservent les habitants, nous fait attendre! Il y a trois
semaines, on nous a dit que le board doit siéger pour définir
le nombre de bus qui assureront ce service et le tarif des tickets.
Cela a été chose faite mercredi dernier. Il faut
reconnaître que l'absence de transport public pénalise
les résidents. Il y a une distance de 1.5 km entre le village
et la route principale de Bambous". Entre-temps faute
de transport public, les résidents de La Valette ont le
choix entre marcher et les taxis "marrons".
CTSP
Nouvelle manifestation le 4 juillet pour commémorer
les 20 ans de la grève générale au CEB
La Condédération des Travailleurs du Secteur Privé
(CTSP) organise une nouvelle manifestation le 4 juillet prochain,
date du 20e anniversaire du déclenchement d'une grève
générale du Central Electricity Board (CEB). Selon
Reeaz Chuttoo, porte-parole de cette confédération
syndicale, cette manifestation prévue à Rose-Hill
aura valeur de baromètre pour l'exécution de la
résolution syndicale votée le 1er mai dernier et
portant sur l'organisation d'une journée "villes et
villages morts" ou une grève générale.
"Il faut que la demande vienne d'en bas; que les travailleurs
s'expriment volontairement", explique M. Chuttoo. Selon
lui, par l'ampleur de leur présence, les travailleurs qui
participeront à cette manifestation donneront une indication
quant à l'opportunité de l'organisation d'une action
syndicale d'envergure. En prévision de cette manifestation
à laquelle l'ensemble des salariés sont invités
à participer, la CTSP prévoit l'organisation d'une
série d'activités.
Ainsi, vendredi a eu lieu une causerie sur les implications des
nouvelles lois du Travail animée par le Dr Daniel Kok Kan,
Associate Professor à l'Université de Maurice. La
confédération prévoit, prochainement, de
faire circuler parmi les salariés un enregistrement sur
support DVD des conséquences de la "réforme
Sithanen"; de ce que les travailleurs attendent de l'opposition
parlementaire et des raisons ayant motivé la présentation
des nouvelles lois du Travail.
La confédération prévoit aussi l'organisation
d'Assemblées de proximité dans les régions
de même que l'organisation de nouveaux forums sur des sujets
d'intérêt pour les travailleurs. Les autres organisations
sydicales de même que les organisations de la société
civile sont invitées à y participer.
Perspectives d'études et de carrière mises en
exergue
Les jeunes en quête d'une fillière professionnelle,
avec en amont les études correspondantes nécessaires
pour y parvenir, ont eu l'occasion de s'informer, la semaine dernière,
des diverses options mises à leur portée par les
institutions mauriciennes aussi bien qu'étrangères.
Une opportunité créée, suivant la 17e édition
du salon de l'orientation professionnelle, qui s'est tenue du
21 au 23 mai, organisée par le Rotary Club de Grand-Baie.
L'objectif de ce salon qui a réuni une cinquantaine d'exposants
- locaux et étrangers était de permettre aux étudiants
et parents ainsi que ceux ayant déjà obtenu leurs
résultats du HSC ou encore les professionnels à
la recherche d'une formation de se renseigner, au mieux, sur les
possibilités de carrière qui leur sont offertes.
Comme chaque année, ce salon de l'orientation a vu défiler
un large flot de visiteurs, principalement des étudiants
venus dans des transports organisés par leur collège.
Si les deux premiers jours les jeunes étaient nombreux,
hier matin, la salle d'exposition était quasiment déserte.
Une explication plausible à cela selon un des exposants,
Danielle. "L'atmosphère est plutôt le même
en comparaison à l'année dernière. Par contre,
les deux derniers jours, il y avait beaucoup plus d'étudiants.
C'est un peu comme une sortie scolaire, vu qu'ils viennent en
bus", explique-t-elle. Notre interlocutrice fait ressortir
que le week-end, ce sont principalement les parents, profitant
de leur jour de congé, qui visitent le salon, certains
accompagnés de leur enfant, afin de se renseigner au maximum
et pouvoir par la suite mieux guider leur choix. Comme les autres
jeunes de son âge, Ashil confie que cette initiative du
Rotary Club de Grand-Baie est une occasion pour aider les jeunes
dans leur choix de carrière. Selon lui, grâce aux
représentants présents qui répondent aux
questions, les étudiants savent mieux vers quelle fillière
s'orienter. "Nous avons à notre disposition diverses
universités et c'est pas le choix qui manque, mais encore
faut-il avoir les moyens", précise-t-il. Même
son de cloche de Shirley Ng mère d'une fille de 18 ans,
qui affirme que les options sont nombreuses mais le coût
pose problème. "L'Angleterre par exemple, est hors
de prix", confie-t-elle. Lors de la cérémonie
d'ouverture - qui a eu lieu, en présence du Président
de la République, Sir Anerood Jugnauth - les intervenants
ont mis l'accent sur le rôle déterminant de ce salon
visant à orienter les jeunes mais aussi les aider à
mieux percevoir leurs carrières. Notons que ce salon a
également vu la participation des Ong Pils et Befrienders.
Une occasion pour ces organisations de sensibiliser des jeunes
à leurs causes.
16 jours 16 droits
L'école principale plate-forme de sensibilisation
Faire violence à un enfant pour le punir et le priver de
ses droits les plus fondamentaux relèvent du non respect
à son égard en tant qu'être humain. Dans une
société où les enfants sont toujours les
premières victimes résultant des conflits familiaux
ou autres problématiques découlant d'un environnement
familial fragilisé par des fléaux divers, dans un
contexte où les abus persistent, la campagne de sensibilisation:
16 jours, 16 droits, qui démarre demain s'avère
pertinente. Le ministère des Droits de la Femme et du Développement
de l'Enfant a présenté, jeudi dernier, son calendrier
d'activité dans cette optique. Cette année, les
interventions auront lieu dans la sphère éducative.
Les écoles primaires et collèges sont en effet,
des plate-formes idéales pour sensibiliser et informer
les plus jeunes sur leurs droits. Les thèmes abordés
seront axés sur la sexualité, les comportements
à risques, l'éducation, la violence entre autres.
Durant les 16 jours de campagne, la ministre de tutelle, Indranee
Seebun effectuera une tournée dans certains établissements
scolaires. D'ailleurs, elle sera présente au collège
Renaissance, à Curepipe, demain matin pour lancer officiellement
la campagne de sensibilisation. Qui dit droit, dit aussi responsabilité.
Cette campagne dans les écoles devrait aussi encourager
les moins de 18 ans à se montrer responsables et faire
preuve de respect envers leur entourage. Le programme établi
par le ministère n'a pas écarté les enseignants
et autres éducateurs. Quatre ateliers de travail avec pour
thème: Enhancing capacity on child protection issues
for teachers and educators of primary and secondary institutions,
seront organisés dans les quatre zones de l'Education.
400 participants auront accès à ce programme dont
l'objectif est de leur faire prendre conscience de leur rôle
dans l'identification des enfants victimes d'abus. Cependant,
quand on sait que les adultes sont ceux qu'il faut, a priori,
cibler lorsqu'il s'agit de sensibiliser contre la violence à
l'encontre des petits, cette campagne qui compte embarquer les
professionnels de l'éducation, pourrait dans un autre temps
s'adresser aux parents.
Festivités
Le collège Notre Dame souffle ses 55 bougies
L'anniversaire d'un collège est un évènement
à célébrer haut en couleurs. Dans cette optique,
le collège Notre Dame à Curepipe célèbre
ses 55 ans lors d'un spectacle son et lumière prévu
pour le 12, 13 et 14 juin 2009 dans la soirée à
19H00. Le spectacle est ouvert au grand public et les billets
sont en vente à Rs 200 dans l'enceinte du collège.
Audrey Lasémillante, rectrice du collège, a expliqué,
lors d'une conférence de presse, que le collège
Notre Dame accueille depuis sa fondation les plus démunis
bien que l'éducation ait été démocratisée.
"Outre le côté académique, nous avons
des classes de théâtre et de musique, ce qui intéresse
beaucoup les élèves", dit-elle. Selon Lise
Juganaikloo et Stephan Toussaint, les metteurs en scène
du spectacle et enseignants au collège, les jeunes sont
nombreux à broyer du noir. Placé sous le thème:
"Tout est possible à celui qui croit",
le message principal que les acteurs veulent faire passer est:
"Jeune, si tu tombes, relèves-toi et crois en toi",
indique-t- elle. Les messages seront transmis à travers
la danse, le chant et divers slams. Lise Juganaikloo indique également
que le spectacle est fait "100% maison", car,
dit-elle, les vêtements sont confectionnés par quelques
enseignants de Fabric & Design et certaines élèves.
L'idée d'un spectacle son et lumière a germé
dans l'esprit des metteurs en scène depuis l'année
dernière mais ce n'est qu'au début de janvier que
les travaux ont commencé, expliquent-ils. Durant les quatre
derniers mois, la soixantaine d'élèves impliquées
consacrent deux à trois après-midis par semaine
aux répétitions et elles ont même eu droit
à un week-end résidentiel pour se perfectionner,
indique la rectrice. Elle affirme cependant que les élèves
sont suivies de près par une responsable de classe qui
leur donne les devoirs et les notes. "Nous vous faisons
plaisir en vous donnant ce que vous aimez, et en retour nous attendons
de bons résultats", dit-elle, aux élèves.
Dorothée Séblin, l'actrice principale se dit très
fière. "J'étais présente pour les
50 ans du collège mais ce spectacle est beaucoup plus important,
car nous aurons un message à faire passer aux jeunes",
explique-t-elle.
Le vendredi 12 juin comprendra trois représentations. Une
première aura lieu à l'intention des élèves
où les collèges confessionnels et les collèges
dans la région de Curepipe seront invités. La soirée
de gala est prévue pour le samedi 13 juin à 19h00
où a un certain moment du spectacle les enseignants et
non-enseignants monteront sur scène avec des néons
et des bougies - signe qu'ils "portent l'enfant".
La dernière représentation aura lieu le dimanche
14 juin à 19h00 également. Rappelons que les billets
sont à vente à Rs 200. Le public est cordialement
invité.
Presse partisane
Le Populaire, journal fondé par sir Gaëtan Duval
renaît de ses cendres
Le Populaire, journal fondé par sir Gaëtan
Duval en 1973 du temps où ce dernier était encore
ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement
de coalition de sir Seewoosagur Ramgoolam renaît de ses
cendres à l'initiative du PMXD/MR. Le premier numéro
de cette nouvelle édition de ce journal partisan a été
officiellement lancé, mercredi, à l'Ecole hôtelière.
Outre sir Gaëtan, qui y collaborait régulièrement,
Le Populaire, qui était dirigé par Ghislaine
Henry a, dans le temps, été animé par Yves
Ravat, Jéhan Juhel, Coco Gowrisungkur et Guy Edmond, entre
autres. Aussi, lors du lancement de la nouvelle édition
de ce journal, le leader du PMXD, Xavier-Luc Duval, n'a pas manqué
de leur rendre hommage, particulièrement, à sir
Gaëtan.
Il a invité ses partisans à prendre avantage de
ce moyen de communication en vue de faire connaître, à
qui de droit, leurs doléances et assure que le nouveau
Populaire ne sera pas un journal "coupe rubans". "Dans
notre journal, nous dirons ce que nous faisons et parlerons de
la vision propre du PMXD/MR". Il demande à ses
partisans de faire circuler autour d'eux ce mensuel qui est distribué
gratuitement.
Pour sa part, le leader du MR, Rama Valayden a, lui, annoncé
que lors du congrès de fusion du PMXD et du MR le 9 août
prochain au Centre de conférences de Pailles, les dirigeants
du nouveau parti, dont le leader et le secrétaire-général,
seront nommés. "Ler-là, dit-il, parti pou
napli bisoin kouyoners!"
Rama Valayden explique que le nouveau parti ambitionne de devenir
fort en vue, notamment, de peser de son poids dans le gouvernement.
"Ler-là, kan nou alle mariaz, nou amenn nou kado!"
Il appelle ses partisans à s'organiser pour que ce
"grand rendez-vous du 9 août" soit un succès.
| ||||||||||