|
EXPOSITION COLLECTIVE
Salon de Mai 2009: Un combat pour la diversité et la
durabilité
Combat contre toute idée de formatage, d'utilitarité,
contre les normes et critères imposés, le repli
sur soi, l'appartenance sociale. Combat pour le droit à
la surprise. C'est ce même combat qui est mené, avec
leurs oeuvres, par quelques artistes présentés ici.
Nirveda Alleck livre une réflexion sur la condition humaine
dans Loosing my head, Nirmal Hurry s'interroge sur l'abandon
d'un pan de notre agriculture (si nou kas nou lacaz nou trouv
disik), Firoz Ganti nous livre tout un jeu de mots dans Red
Alert, Krishna Luchoomun évoque dans son installation,
Love-tie, notre lien à la terre - matrice - à
travers le cordon ombilical. On pourrait continuer la liste de
ces interrogations sur la société : Gérard
Foy, Stoc-K gar-d, Kavinash Thomoo, Lev paké...
Les installations marchent quand les artistes maîtrisent
tous les signes. Le 28ème Salon de Mai : qu'en est-il de
l'art (peinture, sculpture, dessin, installation, photographie,
vidéo, performance, public art project...) à Maurice.
L'occasion de poser la question à Nirveda Alleck, plasticienne
et enseignante de l'art. Voici l'essentiel d'un entretien.
Nirveda Alleck : "Il faut que l'art surprenne par la simplicité..."
Les arts ont évolué à une vitesse considérable
à travers le modernisme, qu'en est-il à Maurice
?
Nirveda Alleck : De manière générale, quand
nous parlons des Arts en termes d'Arts Visuels, le néophyte
va penser en termes de peintures, sculptures, et de belles images
qui peuvent susciter une expérience esthétique.
La démarche intellectuelle et les connotations philosophiques
sont souvent délaissées. On pense à une oeuvre
d'art qui repose uniquement sur une expérience esthétique,
conforme aux canons de beauté établis et qui peut
servir de commodité ou de décoration. Ceci n'est
plus acceptable selon les vues contemporaines sur l'art. Mais
bien évidemment, on peut débattre de tout ça.
Il existe néanmoins des artistes qui tentent une expérience
nouvelle.
Il y a quelques artistes qui prennent des risques par rapport
à ce que l'on considère être la norme. Ils
n'ont pas peur du changement, de bouleverser les techniques pour
tenter quelque chose de nouveau. Ces artistes essaient de penser
autrement (par exemple : que l'art peut être aussi banal...).
Il faut que l'art surprenne par la simplicité. On peut
citer un Nirmal Hurry dans la démarche qu'il poursuit :
mélanger l'intellect et le savoir-faire. Les artistes à
Maurice ont trop souvent tendance à développer les
aspects formels (l'esthétique au détriment de la
conception). Certains pensent qu'il y a une esthétique
universelle, que tout le monde va ressentir la même émotion.
Or, le contexte de création (le passé, les guerres,
la pauvreté, l'histoire de l'art...) doit être pris
en considération. Le courant post- modernisme veut que
ce contexte soit pris en charge.
Vous voulez dire qu'il existe une grande ouverture dans l'art
?
Il existe différents styles, formes d'art, tous aussi valables.
Il y a une forme d'art bien accueillie par des publics différents
à Maurice. Il reconnaissent dans cette tendance des images,
des couleurs qui les attirent, des codes formels... Mais il y
a aussi le côté expérimental dans l'art, où
rien n'est défini. On est à la recherche de l'émotion
quelque part. Il y a ces artistes qui, par exemple, jouent des
contrastes, des oppositions, traitent de l'éphémère,
de l'aspect humain (je pense à l'homme submergé
sous l'eau et l'île qui essaie de résister dans le
travail de Nin).
Quelles sont les valeurs à développer pour installer
l'art dans la durabilité ?
On a tendance à oublier que l'art doit aller vers la société,
qu'il faut le rendre populaire. On a besoin de nouvelles têtes
pensantes dans le paysage artistique local. Il faut enseigner
l'histoire de l'art pour que la jeune génération
développe la pensée critique et conçoivent
une société beaucoup plus saine. Beaucoup de choses
sont souvent d'ordre idéologique dans le pays (on ne veut
pas trop que les choses changent). Il faut développer dans
les classes d'art le sens des valeurs, que l'élève
comprenne ce que c'est qu'une idéologie. Il faut aussi
qu'il y ait interaction entre les élèves et la communauté
(sortir du contexte de l'école et créer des projets
en dehors des salles de classe).
Les secrets de la perception musicale
Nul besoin d'avoir beaucoup d'oreille ni une grande culture musicale
pour reconnaître immédiatement un son de guitare
ou celui d'un violon. Pourtant, ce sont tous deux des instruments
à cordes. Il est même assez facile, avec un petit
peu plus de pratique, de différencier le son d'un violon
de celui d'un violoncelle, ou même celui d'un Stradivarius
d'un autre violon. Sans parler du piano, de la harpe et de tous
les autres instruments à cordes. Mais la constatation serait
évidemment la même pour les instruments à
vent. En dehors du fait qu'il faut un cerveau et un système
auditif fonctionnel, et que la musique est une merveilleuse alchimie
hautement sophistiquée, pouvoir distinguer le son de deux
instruments tient surtout à la nature même du son.
Un son est une vibration qui se propage dans l'air. Il est caractérisé
par son intensité (faible ou forte), sa fréquence
(aiguë ou grave) et son timbre. L'intensité du son
se mesure en décibels. Une conversation normale se situe
autour d'une trentaine de décibels, mais, si elle est animée,
elle peut monter à une cinquantaine de décibels.
Le tonnerre produit plus d'une centaine de décibels, tout
comme un avion. Et certains chanteurs lyriques peuvent atteindre
les 120 décibels, ce qui est d'ailleurs le seuil à
partir duquel le son devient douloureux.
La fréquence à laquelle la vibration sonore ";bat"
détermine sa ";note" et se mesure en hertz. L'oreille
est capable d'entendre des sons de 20 à 20 000 Hz. En dessous,
ce sont des infrasons ; au-dessus, ce sont des ultrasons. La voix
humaine, en prenant en compte ses différents registres,
couvre environ de 40 Hz, pour les graves, à 1 500 Hz pour
les aigus. Un piano couvre de 50 à 5 000 Hz ; un violon,
de 400 à 4 000 Hz. Le record appartient à l'orgue,
qui peut couvrir de 16 à 16 000 Hz. Les différents
instruments d'un orchestre vont de quelque 16 Hz à 6 300
Hz. Chaque note de la gamme - do, ré, mi, etc. - correspond
à une fréquence bien précise.
Histoire de mathématiques
La note émise par la corde d'un instrument va dépendre
de la longueur de la corde mise en vibration et de sa grosseur.
Ainsi, les cordes les plus grosses produisent les sons les plus
graves, et inversement. Mais la note dépend également
de la tension de la corde. Plus elle va être tendue, plus
la note va se rapprocher de celle d'une corde plus fine. C'est
d'ailleurs comme cela que l'on peut accorder ces instruments.
Pour passer d'une note à l'autre sur une même corde,
il ";suffit" de modifier la longueur de corde qui vibre.
Ainsi, pour passer à la même note mais plus haute
d'une octave, il faut diviser la longueur de corde par deux. C'est
ce qui d'ailleurs à son époque avait rendu célèbre
Pythagore (et pas le fameux théorème, qu'il n'a
pas inventé), qui s'était intéressé
aux rapports mathématiques entre les notes. Ainsi, pour
passer par exemple d'un do au sol plus haut, le rapport est de
3/2. Pour passer d'un do au mi, le rapport est de 5/4, etc. Et
c'est le même principe pour les instruments à vent
: on diminue la longueur de la colonne d'air pour monter dans
les aigus.
Tout cela n'explique pas pourquoi on distingue le son de la guitare
et du violon. C'est que le son final est plus riche et complexe
que sa simple analyse ";mathématique". Il y a
bien sûr une différence entre les cordes qui sont
pincées (guitare), frappées (piano) ou frottées
(violon). Mais il y a aussi le rôle de l'ensemble de résonance,
que l'on appelle souvent caisse de résonance. Car une corde
qui vibre ne va pas délivrer qu'une note unique. Elle va
aussi délivrer des harmoniques. C'est-à-dire essentiellement
les notes des octaves supérieures. En amplifiant plus ou
moins cet ";habillage" de la note fondamentale, l'instrument
va donner une ";tessiture", une ";épaisseur"
particulière à la note. Elle va lui donner son véritable
";visage". Et chaque instrument a le sien. Tout comme
chaque voix humaine, le plus bel instrument qui soit est unique.
Mais c'est une autre histoire
Concerts en plein air
Entre le parking d'Anjalay-Coopen et les petits stades, aux
artistes de choisir
Le silence du ministre de la Culture, Vasant Bunwaree, après
la décision prise par le ministère de la Jeunesse
et des Sports de réserver certains stades qu'à des
manifestations sportives uniquement, agace des artistes. Notamment
ceux qui se sont aussi orientés vers l'organisation de
concerts d'envergure. L'absence de position de Bunwaree sur la
question d'infrastructure : stade musical, salle
et autres
sujets estimés importants par la communauté des
artistes, désole celle-ci. Par ailleurs, Bunwaree qui se
fait toujours attendre à la Mauritius Society of Authors
n'a pas la cote auprès de ceux qui donnent un sens à
la culture musicale mauricienne. Toutefois, en jouant aux abonnés
absents le ministre de la Culture marque un point! En effet, il
évite ainsi de donner de faux espoirs dans des discours
mettant en relief des projets utopiques! Mais la construction,
voire l'aménagement d'une structure où des artistes
pourraient s'y produire, exposer leurs oeuvres, s'y promouvoir
par multiple biais ne relève pas de l'utopie! En attendant,
les deux "gros" organisateurs de concert du moment,
en l'occurrence Bruno Raya des Otentik Street Brothers Co. Ltd
et Gérard Louis de Geda Music envient leurs confrères
de la région qui eux disposent d'espaces appropriés
pour s'y produire et réaliser des projets internationaux.
Jusqu'à présent les stades Anjalay Coopen et Germain
de Commarmond étaient les seuls possibilités qui
s'offraient à nos artistes en attendant que la MASA ne
s'attèle à la construction d'un espace musical(c'est
ce qu'avait confirmé son directeur, Gérard Louise
à Week-End). "Je comprends la démarche
du ministère de la Jeunesse et des Sports et je ne lui
en veux pas. C'est au ministère de la Culture de nous proposer
des alternatifs", insiste Bruno Raya. Préservant
ses principaux stades de l'assaut des fans de musique pour l'arrivée
prochaine de vedettes mondiales de foot, le ministère des
Sports, rappelle par son responsable de communication "que
les autres stades, y compris celui de Rose-Hill sous la responsabilité
de la mairie, sont toujours à la disposition des artistes."
De même "que le parking du stade Anjalay."
Ce qui revient, dans un tel cas de figure, à amener des
pointures internationales à chanter dans des petits stades
régionaux! Quant aux "parking d'Anjalay-Coopen,
rétorque Bruno Raya, l'espace ne dispose pas d'aménités
pour ce genre d'activité!" Les théâtres
locaux, rappelle Gérard Louis sont certes indispensables,
mais ne conviennent pas à tous les festivals ou autres
concerts ciblant une grosse foule. Les artistes ne sont pas les
seuls à attendre un alternatif aux stades. La MASA sait
très bien que l'absence de concert équivaut à
un manque à gagner. Les six concerts, en salle fermée
et en plein air, organisés entre janvier et le 16 mai dernier,
lui ont rapporté Rs 300 160, somme représentant
le copyright licence que doit verser tout organisateur à
la société.
News
"Pran kont artist", le grand réveil?
Les artistes, musiciens et chanteurs notamment, ne cessent de
réitérer leur amertume. Le marché de la musique
locale, disent-ils, n'est pas au top de sa forme et pourtant ils
doivent s'y accrocher. Tandis qu'ils nagent à contre-courant,
le ministère de la Culture, affirment-ils en boucle, les
ignore royalement. Le 14 juin, ils étaleront-à nouveau-leur
état d'âme lors d'un point de presse, dans le cadre
d'une journée d'activités à Rose-Hill. Cette
journée sera scindée en plusieurs parties: expositions,
ventes, réflexions, animations
Au final, les participants:
artistes de tout horizon, tenteront de passer un (énième)
message aux autorités concernées pour qu'elles s'intéressent
un peu plus à eux. Et eux, ils sont aussi conscients que
des divergences d'idées lorsqu'il s'agit de solidarité
ne sont pas en leur faveur. C'est aussi pour cela qu'ils ont opté
pour thème "Pran kont artist".
Samedi prochain, Gérard Louis, Meera Mohun, Sandra Mayotte,
Clarel Armel et Jean-Jacques Arjoon en discuteront dans Contrepoint
(World Hit Radio) à 10 heures.
Know Me (Negro Pou Lavi) en solo avec Ensam
Après Lin du trio Negro Pou Lavi, c'est au tour de Know
Me de faire ses preuves en solo. Know Me qui débarque avec
son premier album, Ensam, en juin prochain, embarquera
ses fans dans son univers: R'n'B, soul, rap
"Cette
expérience m'a fait revivre les mêmes sensations
que j'ai connues autrefois avec le groupe Sage. Il y a un peu
plus de 10 ans, avec Cosette et Stéphanie, nous avions
sorti un album, Mista Mista. Cela m'avait demandé
une organisation de folie! J'ai retrouvé ce même
feeling lors de la préparation de Ensam", confie
Know Me. Si Cosette, qui est rentrée à Rodrigues
a tiré un trait sur sa carrière musicale, en revanche
la Miss Stéphanie, poursuit sa route. Elle prépare
aussi son album solo et a invité son ancien camarade de
Sage, en l'occurrence Know Me à partager un titre avec
elle. Ensam arrive 10 ans après l'intégration
de son auteur au sein de Negro Pou Lavi. L'album, enregistré
au studio de Patrick Antoine, lequel signe aussi l'arrangement
musical, renferme 8 morceaux inédits en kreol, français
et anglais. Know Me a pour l'occasion ouvert le micro à
Lin, Skandal, Hansley Antoine (Senfoni) entre autres.
Un nouveau style pour Julien Brelu Brelu
Julien Brelu Brelu sera bientôt de retour sans les Vautours.
Son album Pa kass léker mama (Geda Music)devrait
non seulement mettre le chanteur en relief sans les siens, mais
aussi dévoiler un style musical mêlant différents
rythmes à travers Sunita, titre qui donne d'ailleurs
le ton à l'album. Sept autres morceaux figurent également
sur Pa Kass léker mama, donc le titre éponyme,
séga ki léroi, Zom paress, Bord la mer
Cherche chanteuse pour compositions en hindustani
Roopnarain Boodhun voudrait sortir son deuxième album.
Le premier, Oh my Priya date de 2006. Tout ou presque est
fin prêt pour que ce deuxième CD voie le jour. Les
chansons, la mélodie
sont là. Il ne manque
qu'un élément à Roopnarain Boodhun, et pas
des moindres, pour qu'il concrétise son objectif. "Je
cherche une chanteuse capable d'interpréter des chansons
en hindoustani", dit-il. La perle rare interprètera
alors des chansons d'amour d'inspiration bollywoodienne, toutes
écrites par Roopnarain Boodhun. Ce dernier, n'est pas un
novice en la matière. "Dépi mo éna
konésans mo santé", dit-il. A l'âge
de 11 ans il découvre la batterie. "Mon père,
lui jouait du tambour et je le suivais partout où il allait
pour se produire." Plus tard il devient membre du Raj
Kishan Band avec lequel il animera bien des occasions festives.
A 57 ans, cet ancien fonctionnaire consacre la majeure partie
de son temps libre à la musique et espère trouver
très vite une voix féminine pour son deuxième
album.
Les vétérans du séga sur scène
en octobre
Bonne nouvelle pour ceux qui souhaiteraient revoir nos légendes
du séga sur scène! En effet, certaines des têtes
d'affiche du récent concert, Nostalgie les Légendes
du séga mauricien, devraient se retrouver sous les
feux des projecteurs en octobre prochain pour une soirée
similaire à celle du 16 mai dernier au MGI. Gérard
Louis, l'organisateur de Nostalgie les Légendes du séga
mauricien travaille déjà sur le projet et pense
à un concept qui réunira des légendes
aux côtés d'autres voix qui ont porté très
haut notre séga dans les années 70-80. Un des objectifs
du spectacle est de rendre hommage aux vétérans.
Symposium international de Morges
Sculpture vivante
Deux jeunes sculpteurs mauriciens seront présents au 9ème
Symposium International de Sculpture qui se tient du 10 au 20
juin prochain à Morges, Suisse. Il s'agit de Jacques-Henri
Dick et Harybouf, deux élèves de l'École
de sculpture de Bambous. Jacques-Henri Dick, qui en 2007, avait
remporté le prix du public avec sa sculpture Harmonie parmi
les feuilles en est à sa deuxième participation.
À Bambous, c'est toute sa famille qui est tombée
amoureuse du bois et un don naturel a fait d'eux des sculpteurs
de talent. La mère, le père et le fils aiment tellement
le bois que celui-ci est omniprésent dans leur domicile.
Dans le salon, mais aussi dans un jardin riche en couleurs qui
met en scène un bestiaire, oeuvre en bois qui fait corps
avec le jardin et retient l'attention des visiteurs.
La particularité du jardin est d'accueillir les oeuvres
des adhérents de l'École de sculpture dirigée
par Lewis Dick. L'atelier accueille 250 élèves,
des jeunes du village et autres régions pour un tarif modeste.
Ici, le bois revit entre leurs mains. L'exercice consiste à
créer une uvre à partir du bois de récupération
et d'autres ressources telles que la pierre. Le sculpteur reçoit
à longueur d'année des amateurs, petits et grands,
qui viennent apprendre à sculpter le bois, à maîtriser
le burin, le maillet, et ciseau à bois.
Encouragé par son père, Jacques-Henri Dick qui a
d'abord exercé ses talents dans l'équipe d'animation
d'un l'hôtel, a décidé de se lancer définitivement
dans la sculpture sur bois. ";Ici, on travaille entièrement
à la main et crée nos propres modèles, guidé
par notre inspiration et l'âme du matériau",
dit-il.
Quant à Hary Bouf, habitant de Camp-le-Vieux, Rose-Hill,
il a décidé de se lancer dans la sculpture animalière.
Comme Jacques-Henri Dick, il travaille en taille directe, le déclic
de l'inspiration se produisant à la vue ou au toucher de
la pierre. À partir du bois de récupération,
il réalise des chefs-d'oeuvres comme ceux qu'il présentera
au Symposium
Comme à chaque édition, l'artiste présentera
trois oeuvres qu'il a sculptées à Maurice et réalisera
la quatrième création sur place. Parmi ses trois
créations, Hary Bouf présentera une sculpture animalière:
un aigle représentant un homme armé d'une hâche
et sa proie - un lapin, moitié enfant, symbole de la fragilité.
Ce symposium verra la participation d'une quarantaine d'artistes
internationaux.
Répertoire Culturel Mauricien
Tristan Bréville : ";un cadeau à mon pays"
Tristan Bréville, photographe et directeur du Musée
de la Photographie prépare actuellement un Répertoire
Culturel Mauricien (RCM). ";C'est un cadeau que je veux
offrir à mon pays", dit-il. Ce projet, une production
des ressources culturelles de Maurice présenté en
DVD est estimé à Rs 20m.
Ce répertoire culturel qui sera lancé en décembre
prochain s'avère un outil précieux pour la recherche
d'artistes, d'organismes et d'institutions qui marquent la vie
culturelle de Maurice. ";Cela pourrait servir aux medias
comme aux passionnés de culture", affirme Tristan
Bréville.
Le RCM couvre tous les champs d'activités de l'expression
artistique : les arts visuels, la danse, la musique, le chant,
les lettres, le théâtre, le patrimoine.
Au total, 5000 noms, d'artistes, peintres, photographes, humoristes,
historiens, cinéastes, journalistes rassemblées
dans un seul répertoire pratique. Mais aussi des artistes
qui ont foulé le sol mauricien, des institutions. On y
trouve au Festival de guitare de 1964 les Stardusters, l'esquisse
de Port Mathurin de Laerle Joris Joostenzoon datant de 1601, des
photos d'Anthony Quinn, photographe, peintre et cinéaste,
celles du peintre Philippe Kelly, de Pierre Edmond Pulvénis,
cinéaste et animateur de la radio locale, des artistes
souvent oubliés ou anonymes.
";Le but c'est de mettre sous un seul toit tous les acteurs
culturels mauriciens, faire connaître ses derniers et leurs
talents", dit-il. Chacune des entrées précise
les coordonnées, une courte biographie et des photos, de
la collection personnelle du photographe.
Tristan Bréville a commencé ce projet en 1993 à
l'ouverture du Musée de la Photographie à Port-Louis.
Les informations recueillies proviennent notamment des archives
et de la bibliothèque nationale. Le photographe continue
d'entamer des recherches même en se déplaçant
en Australie pour aller à la rencontre des artistes. Le
directeur du Musée de la photographie invite les artistes
à se faire connaître mais aussi la presse écrite
à l'aider à répertorier tous les artistes,
anonymes ou oubliés. Ce répertoire culturel est
le deuxième à Maurice. Un premier a été
élaboré par le Ministère des Arts et de la
Culture et comporte environ 300 entrées.
Tranche de vie
10 heures à Petit Sable
Seul le passage des véhicules ramène brusquement
à la réalité. De Bambous Virieux à
Grand Sable, le temps, en ce matin-là, semble s'être
figé. La route côtière qui traverse les villages
du Sud-Est, est loin d'être désagréable. Les
visages qui défilent dans un décor digne d'une carte
postale, sont sereins. Est-ce une facette de l'oisiveté?
A 10 heures, la vie poursuit son cours, sans empressement, à
un rythme qui lui convient. A Petit Sable, des maisons ont épousé
la mer, des planteurs d'oignons eux, sont dans leurs champs
"Ici, l'air est pur." Debout sur sa minuscule
terrasse, l'homme tient sa nièce dans ses bras. "L'autre
jour je me suis rendu à Port-Louis pour mon travail. De
retour à la maison, je suis tombé malade",
dit-il en regardant en face de lui. Ce qu'il observe, du haut
de son balcon, ne peut que convaincre sur la qualité de
l'air. La vue est à couper le souffle. La mer s'offre
à l'homme sans réserve. Elle est là au pied
de sa maison.Vaste, elle décline des tons bleues et argentés
au fur et à mesure qu'elle se sépare du récif
lointain pour se rapprocher de lui et des autres. Au loin le lagon,
émeraude, s'étend à l'infini. Ce paysage
édénique, entre terre et ciel, est une source d'apaisement
dans un écrin serti d'arbres. Le clapotage de la mer s'incruste
dans le décor et ne dérange personne. "J'ai
de la chance", reconnaît notre homme tout sourire.
Depuis toujours la mer est étroitement liée à
la majorité des cultures
A Petit Sable, il n'y a pas que des maisons qui côtoient
intimement la mer. Savates aux pieds, casquette bien vissée
sur la tête pour se protéger du soleil, Prema Bisesar,
s'affaire dans sa plantation d'oignons. Non loin d'elle, Lilawtee
Prayag, s'active aussi entre les sillons des grands rectangles
verts. Sur cette partie de la côte du Sud-Est, la culture
d'oignons remonte à une époque lointaine. "Avan
mwa ti éna mo fami, avan zot mo bann dada, gran dada",
dit Mohunparsad Bisesar, l'époux de Prema et propriétaire
des lieux. Depuis toujours la mer est étroitement liée
à la majorité des cultures-autrefois certaines dominaient
même le flanc des montagnes- du village. Elles ne sont éloignées
que par une infime séparation composée de plantes,
d'arbustes et de sable. Mais Mohunparsad Bisesar, lui trouve parfois
le moyen d'unir les deux éléments. "Mo mélanz
sa la boue ki gagné dan bor la mer la ek later plantasyon",
dit-il, en quête de stamina pour ses oignons!
Là aussi, le spectacle qu'offre la mer et la nature verte
est un régal visuel.
A 10 heures, alors que les rayons du soleil transpercent les manches
longues du chemisier de Prema, celle-ci ne s'attarde pas sur l'esthétique
des alentours.
"Après le Créateur il y a le cultivateur"
A 40 ans, la mère de famille veille de près sur
la pousse des deux variétés de bulbe de sa plantation.
"Zonion mars sa mem ki apel ti zonion, sa mem pli bon
zonion ki éna", s'empresse de préciser
Mohunparsad. Dans son jardin, outre le "mars" petit
certes, mais fort en odeur, avec sa femme il cultive aussi l'oignon
rouge. Et depuis peu, le couple, comme d'autres planteurs tentent
une nouvelle expérience avec le "belarosa". Les
petites tiges sorties de terre donnent de l'espoir au couple.
Mais si le temps décide autrement et que la mer s'y met
aussi, le "belarosa" essuiera alors les caprices du
climat. "La mer submergera tout sur son passage",
explique Ekwan Saveetree, planteur et président de
l'association regroupant d'autres cultivateurs de Grande Rivière
Sud-Est. Alors tous ceux qui aiment la mer, qui sont habitués
à elle la maudiront et se mettront à rêver
du barrage et des drains tant souhaités "pour qu'il
n'y ait plus de perte d'argent et d'oignons", de colère
et de tristesse. Des sentiments tout à fait légitime,
dit Ekwan Saveetree, un brin philosophique. "Je dis toujours
qu'après le Créateur il y a le cultivateur. Le cultivateur
mérite le respect car il nourrit les hommes."
La coquetterie, elle la réserve pour les shaadi
et autres sorties
Prema Bisesar elle, doit nourrir sa famille. Grace à
la plantation léguée par les aînés,
elle a élevé ses deux fils. "L'aîné,
a 24 ans. Il est policier. Le benjamin est en HSC", confie
la mère de famille. Svelte, l'agricultrice, paraît
plus jeune. Lilawtee Prayag, aussi, ne fait pas ses 59
ans! Tout comme Iomowtee Mangrah, 51 ans. Ou encore comme cettte
mère de 72 ans et sa fille, d'à peine 40 ans, rencontrées
un champ plus loin. A voir ces visages de femmes sans rides pour
trahir le poids de l'âge, l'on s'interroge. Est-ce que l'oignon
aurait d'autres vertus insoupçonnées? En guise de
réponse: un bel éclat de rire de Prema et des autres.
Dans ce cas, est-ce qu' elles doivent leur peau mate et lisse
à des produits cosmétiques, lesquels les protégeraient
du soleil? Gratifiant de son beau sourire, Prema répond
au négatif. "Mo pa met tou sa mwa!" dit-elle.
La coquetterie, elle la réserve pour les shaadis
(mariages) et autres sorties. Mais ce jour-là, à
10 heures, sous les rayons agressifs du soleil, Prema a d'autres
préocupations. Si l'oignon de Petit Sable ne retarde pas
les rides, parcontre il lui est indispensable en cuisine. Elle
en mange, elle l'adore pour sa qualité. Son époux
et Ekwan Saveetree ne la contrediront pas. Ils vont même
défendre "leur oignon."Il est meilleur que celui
cultivé dans les hauts Plaines-Wilhems. Tenez, tels des
amateurs fanatiques de foot anglais énumérant les
qualités de leur club préféré et égratignant
les défauts de leurs adversaires, les deux planteurs mettent
en relief les plus belles facettes des deux variétés
d' oignons de Petit Sable et relèvent les défauts
de celles du Plateau Central! "Que voulez-vous, la région
était autrefois le seul fournisseur d'oignons du pays.
Meyer zonion lokal sorti dépi isi", affirment-ils
sous le regard approbateur des deux femmes. "Zonion sorti
déor gro mé so kalité pa parey", ajoutent-ils.
"Misyé fouy later. Madam dres térin,
arosé, nétoyé, tir lerb
"
La journée des planteurs a commencé bien avant le
lever du soleil, avant même que les premières lueurs
du jour ne ravivent la majestueuse montagne qui surplombe les
champs et la mer. "Je fais le ménage. Je prépare
le repas du matin pour mes deux fils, puis je quitte la maison
pour le jardin. J'y arrive vers 6 heures", raconte Prema
Bisesar qui habite à un jet de pierre de sa plantation.
Là-bas, les tâches sont partagées. "Misyé
fouy later. Madam dres térin, arosé, nétoyé,
tir lerb
" explique Mohunparsad Bisesar. Donc, est-ce
dire que les misyé ne feraient pas les mêmes
travaux que les madam? "Non, assure ce dernier,
le binage de la terre requiert des efforts physiques."
Et Ekwan Saveetree d'intervenir, "si on fait
le reste les dames n'auront rien à faire!" C'est
Mohunparsad Bisesar qui a transmis les secrets de la culture à
sa moitié. De la semance à la récolte, elle
se débrouille comme un chef aux côtés de Lilawtee
Prayag et de Iomowtee Mangrah. Pour les deux dernières,
ce sont leurs aînés qui les ont légué
leur savoir. "Autrefois on faisait aussi de l'élevage.
Nous utilisions le fumier qui provenait de nos étables
pour fertiliser nos champs d'oignons", raconte Lilawtee
Prayag. Pour les deux femmes, il était clair qu'elles allaient
prendre la relève des anciens et ce dès leur plus
jeune âge. Quant à la jeune Prema, son histoire avec
sa plantation date d'une vingtaine d'années, peu après
son mariage avec Mohunparsad. "Quand j'ai demandé
sa main à ses parents, ils savaient que j'étais
planteur d'oignon", confie le concerné. Leur approbation
signifiait aussi que leur fille allait suivre son époux
au champ.
"C'est un métier dur! Péna
dimans, conzé, fet, lané pou nou"
A leur tour, Prema et Monhunparsad Bisesar légueront leurs
champs d'oignon à leurs fils. Ils ne s'en chargeront pas
à plein temps comme leurs parents. "C'est un métier
dur! Péna dimans, conzé, fet, lané pou
nou", explique Mohunparsad Bisesar. Il ne compte pas non
plus les incessants va et vient entre ses champs et sa maison.
Mais ses fils sauront trouver la stratégie idéale
pour entretenir le patrimoine familial. "Ils sont déjà
très impliqués dans la culture. Les jours de foires
à Mahébourg, ils se réveillent très
tôt et m'accompagnent aux champs pour couper les tiges et
autres herbes fines toutes fraîches que j'écoulerai
ensuite. Ils nous donnent toujours un coup de main",
dit ce dernier. Et si le couple avait une fille, l'impliquerait-il
dans la culture? "Il n'y a aucun doute. Je l'aurait fait",
assure Mohunparsad Bisasur. "Moi? Non!" affirme
de son côté, Ekwan Saveetree. "Mon épouse
ne travaille pas au champ. J'ai des employés pour cela."
A Petit Sable les cultivatrices d'oignon ont eu, récemment,
une nouvelle mission. Comme si leur rôle: de femmes, mères,
d'épouses et d'agricultrices, cumulé, ne leur suffisait
pas! Elles ont appris à transformer les oignons "mars".
En une année, elles ont réalisé près
de 4 000 pots d'achards et d'oignons confits. C'est chez Beedawtee
Parahoo, une des agricultrices du village que Prema Bisesar montre
fièrement leurs produits. Beedawtee Parahoo, comme une
des ses proches, Kamla Bisesar, aussi agricultrice, vit à
quelques centimètres de la mer
La jalousie en couple : de l'amour à l'autodestruction
Il regarde une jolie fille dans la rue, ou elle parle plus de
cinq minutes au téléphone, et elle a des yeux pétillants
et voilà que vous sentez la colère vous prendre
à la gorge. Qui n'a jamais souffert de ces situations?
Qui n'a jamais connu la jalousie : la jalousie de l'autre ou de
sa propre jalousie? La jalousie pointe son nez dans de nombreux
couples, souvent sans raison... apparente! Est-ce normal? Manque
de confiance, projection, refoulement
Zoom sur les motivations
cachées derrière cette "possessivité"
amoureuse.
"Il est jaloux, ça me rassure, c'est qu'il tient
à moi"
Au risque d'en surprendre certain(e)s,
ceci est une croyance bien ancrée, d'aucuns estimant que
la jalousie est une preuve d'amour. L'éblouissement amoureux
confère en effet à l'être aimé toutes
les qualités. Cet être parfait, on veut lui plaire
et le satisfaire. Dans la première relation qui s'établit,
les amoureux se font confiance, envoûtés par un amour
fusionnel où l'univers se réduit à eux-mêmes.
Cependant cette histoire s'insère dans un contexte social
et souvent se superpose alors un nouveau sentiment aux émotions
: "L'être dont je suis amoureux est précieux.
J'ai de la chance de l'avoir rencontré et je ne dois pas
laisser échapper. Je veux qu'il n'appartienne qu'à
moi". De la même façon qu'il/elle possède
une voiture ou une maison, l'amant(e) "possède"
un sentiment amoureux, et craint qu'on ne le lui dérobe.
Dès lors, les regards, les marques d'intérêt
témoignées à d'autres par la personne aimée
inquiètent son partenaire. D'ailleurs, les jaloux utilisent
très souvent cet argument : "Je suis désolé,
c'est parce que je t'aime que je ne supporte pas qu'on te regarde"
La jalousie n'est souvent qu'une banale revendication de propriétaire
face à une mise à l'épreuve de l'amour.
Les origines de la jalousie
"Comment est ta secrétaire?", "Avec
qui dînes-tu?", "Pourquoi tu rentres tard?"
Le partenaire est assailli d'une cascade de questions. D'autant
plus que l'on peut aussi être jaloux de tout et tout le
monde : des membres de sa propre famille, des collègues
ou des voisins, des commerçants
D'après le
Larousse, la jalousie amoureuse est un "sentiment fondé
sur le désir de posséder la personne aimée
et sur la crainte de la perdre au profit d'un rival".
Freud, lui, indique qu'il est tout à fait humain et normal
d'éprouver de la jalousie, une émotion qui puise
ses origines dans l'enfance. Lorsqu'arrive un petit frère
ou une petite sur, nous craignons d'être abandonnés,
délaissés au profit de ce nouveau venu. C'est ainsi
que naît un sentiment de jalousie à l'égard
de nos frères et surs. Plus tard, l'expérience
se répète, et cette émotion enfantine rejaillit
avec notre conjoint.
Pour certains, la manifestation de la jalousie consiste à
vérifier auprès de l'être aimé qu'il
est toujours au centre de ses pensées, que les autres ne
comptent pas. Le jaloux se tranquillise, tout en prouvant à
sa "victime", qu'il est soucieux de lui plaire.
Cette jalousie-là, si elle reste légère,
montre la bonne santé du couple qui prolonge à plaisir
la phase de séduction. Pour d'autres, la peur de perdre
le privilège d'être aimé est si forte, qu'elle
en devient obsessionnelle. Cette attitude, si elle s'exacerbe,
rend l'histoire amoureuse invivable : la victime de la jalousie
se sent progressivement prise au piège : chacun de ses
gestes ou de ses paroles est sujet à suspicion. Le jaloux,
par sa méfiance, étouffe toute expression spontanée
chez son partenaire, y compris celle de l'amour.
La femme, séductrice aux aguets v/s l'homme et l'exercice
du pouvoir
Justifiée ou non, cette "inquiétude"
parasite violemment la relation. Chaque regard du partenaire
à un autre, chaque rendez-vous, aussi anodin soit-il, déclenche
la suspicion. Les raisons qui conduisent à la jalousie
ne sont pas toujours communes aux deux sexes : tandis que la femme
jalouse s'angoisse d'être laissée pour compte, l'homme
vit la jalousie comme une perte de sa puissance. Pour la femme
jalouse, l'amour s'accompagne de la question : "M'aime-t-il
vraiment pour ce que je suis?". Issue soit d'un manque
d'assurance en soi, soit d'un désir immodéré
de possession, la jalousie féminine se construit sur le
fantasme que toute femme est une rivale en puissance ; la jalouse
évalue les autres femmes, comme elle imagine que l'homme
le fait, tout en guettant chez celui-ci le moindre signe de trahison.
Sa peur d'être abandonnée est aussi violente que
le désir inconscient de dominer l'homme par son exigence
amoureuse. L'homme jaloux craint par dessus tout qu'un autre touche
sa femme, dispose de son corps, bref, la "possède".
Lorsque sa partenaire déploie son charme, il se persuade
qu'elle cherche à plaire à d'autres que lui, et
ne le supporte pas : il vit cette agression (même si elle
est imaginaire) comme une perte de la virilité. Il accepterait
que sa femme le quitte, mais il ne peut admettre que ce soit pour
quelqu'un d'autre.
Harcèlement psychologique
Dans les deux cas, pourtant, les jaloux poursuivent de leur haine
amoureuse non seulement leur partenaire, mais aussi l'hypothétique
rival(e). Les jaloux, hommes ou femmes, tourmentent leur partenaire,
mais chacun use de méthodes différentes. La femme
jalouse cherche des preuves matérielles : odeurs et parfums
inhabituels, document oublié dans les poches des vêtements,
ou même espionnage du téléphone portable.
À la moindre ébauche de preuve, son attitude s'exacerbe,
à la hauteur de sa peur d'être abandonnée.
Elle pleure, menace
Elle s'efforce de rencontrer sa rivale,
tente de la déstabiliser, puis de la dévaloriser
aux yeux de son partenaire. Et elle n'hésite pas à
fermer la porte au nez de celui qu'elle croyait aimer. L'homme
jaloux surveille l'apparence de sa femme et contrôle son
emploi du temps, comme si elle était un appendice de lui-même.
Toute transgression des habitudes provoque une avalanche de remarques
et questions. Il limite son autonomie, fait le vide autour d'elle,
en l'isolant de ses amis et de sa famille. S'il pense détenir
une preuve de trahison, il peut devenir violent, en l'humiliant
ou en démontrant sa force. Il n'a de cesse de la dominer,
par tous les moyens, mais pour rien au monde il ne renoncerait
à elle!
Lorsque la jalousie devient pathologie
Être un peu contrariée quand son partenaire regarde
de près un autre, c'est normal. Mais lorsque l'on passe
son temps à l'espionner, à fouiller dans son portable,
à le harceler de questions et à l'imaginer dans
les bras d'un autre, cela tourne à l'obsession. La jalousie
devient alors maladive. On assiste à de grandes scènes,
déclenchées par des évènements anodins.
Mais le plus souvent le jaloux regrette ensuite ses emportements
et ses crises. En fait, on peut distinguer plusieurs éléments
qui caractérisent une jalousie pathologique : elle est
chronique (et dure depuis plusieurs années) et souvent
accompagnée d'actes d'agressivité. Selon les psychologues,
la jalousie peut revêtir trois formes principales, de la
plus anodine à la pathologique : la jalousie existentielle
- elle serait en quelque sorte bénéfique au jaloux
(au dépend du conjoint). Celui-ci se sert de cette expérience
pour mieux se connaître et développer sa personnalité
; la jalousie névrotique - la jalousie est compulsive :
la personne ne peut s'empêcher de l'être, elle ne
contrôle pas ce sentiment. De plus elle est obsédante
: elle ne pense qu'a ça. Néanmoins, elle n'arrive
pas à des extrémités violentes qui peuvent
être atteintes dans la jalousie psychotique ; cette forme
survient généralement chez des personnalités
paranoïaques, caractérisées par une méfiance,
une susceptibilité, un orgueil
Dans ces cas, la jalousie
est un véritable harcèlement et peut même
devenir violente.
La jalousie détruit les gens autour de soi, crée
des sentiments de haine mais empêche aussi d'agir et de
voir la réalité. Face à une jalousie pathologique,
la consultation d'un psychologue ou d'un sexologue reste indispensable.
Dans certains cas, une thérapie de couple peut-être
utile. La jalousie pathologique peut être normalement vaincue,
et permettre de retrouver une vie de couple normale. Car il est
possible d'aimer sans se gâcher la vie.. et celle de l'autre!
Vivre avec?
Quoi de plus terrible et de plus démotivant, quand on n'a
rien à se reprocher, que de sentir que l'autre n'a pas
confiance et s'entendre dire en permanence "je suis sûr(e)
que tu me trompes. Je sais que tu me quitteras". On peut,
au fil des jours, en avoir assez d'être irréprochable.
Voici quelques astuces faciles à mettre en pratique qui
devraient vous permettre de surmonter cet instinct de propriété
amoureuse au quotidien.
- Listez les situations qui déclenchent un sentiment
de jalousie chez vous, et regardez-les objectivement. Inversez
les rôles, et demandez-vous si votre chéri aurait
raison d'être jaloux à chaque fois que vous parlez
à un autre.
- Faites partager vos doutes, vos peurs et vos sentiments
à votre compagnon, sans pour autant l'effrayer.
- Descotchez-vous de votre amoureux. S'il sort souvent
avec ses amis et vous n'êtes pas convié, il n'invente
pas forcément un prétexte pour voir sa maîtresse/son
amant. Il a le droit d'avoir une vie privée. Ne vous amusez
pas à appeler ses amis pour vérifier. Inutile également
de vous "incruster" : vous risquez de vous ennuyer
ferme plus qu'autre chose. Accordez-vous du temps chacun de votre
côté, profitez de ces plages de liberté.
- Le respect des libertés. Votre partenaire en amour
n'est pas votre propriété. Ne pas être jaloux,
ce n'est pas de l'indifférence, c'est avant tout une marque
de confiance en l'autre.
- Laissez-lui une vie privée! Vous n'avez aucun
droit d'épier ses coups de fil ou d'ouvrir son courrier!
Imaginez, s'il faisait la même chose. Chacun a droit à
son jardin secret, son intimité.
- Ne confondez pas travail et plaisir! S'il est entouré
de collègues du sexe opposé, et bon nombre d'entre
eux/elles sont séduisant(e)s, inutile de vous monter des
films dès qu'il rentre un peu tard du bureau. Si son travail
lui prend du temps, il n'a certainement pas envie de se le voir
reprocher en rentrant! Essayez plutôt de lui changer les
idées, en lui parlant d'autre chose que de son travail.
Cinéma: A l'affiche
Kal Kissne Dekha
Comédie de Vivek Sharma
Avec : Jackie Bhagnani, Vaishali Desai, Rishi Kapoor, Archana
Puransing
Avec la grève qui persiste en Inde, les blockbusters tardent
à faire leur sortie dans les salles. Les spectateurs doivent
se contenter des films à petits budgets. Ce film réunit
des comédiens débutants loin des figures traditionnelles
du cinéma indien. Ce qui donne une bouffée d'air
frais à cette comédie désopilante qui reprend
la formule des films où le héros est capable de
prédire l'avenir et qui deviendra le cible d'une bande
de malfrats. On est tellement pris par les rebondissements constants
de cette intrigue qui vise à divertir et qu'on pardonne
facilement au réalisateur des erreurs du débutant
comme celle de vouloir trop appuyer les choses en présentant,
d'une part, un héros doté des pouvoirs magiques
et de l'autre côté, un homme assoiffé d'amour.
Nishal Sing, originaire de Chandigard est un jeune homme ordinaire
mais aux méthodes peu orthodoxes. Il est très loquace,
se remet constamment en question et confectionne des gadgets très
compliqués durant ses heures perdues. Il possède
un esprit vivace et un charme assez particulier. Il adore sa mère
et caresse le rêve de pouvoir étudier dans un institut
de recherches scientifiques mais derrière l'ambition de
ce jeune homme se cache un lourd secret. Quand il devient un élève
du collège tant convoité, il est aux anges et découvre
un monde rempli de couleurs et de nouveaux challenges. Il fait
de nouveaux amis qui ne le prenne pas au sérieux et le
taquine. Il s'embrouille avec Meesha, la fille qu'il aime, qui
possède toutefois un mauvais caractère. Nishal finit
par être accepter par le groupe et conquérir l'amour
de Meesha. Un beau jour, Nihal a des visions à l'effet
que Meesha se trouve en danger. Il parvient à la sauver
de justesse et révèle ainsi au monde son secret.
La nouvelle est relayée à travers le monde que Nihal
possède le don de prédire l'avenir. Cependant, des
esprits machiavéliques veulent nuire à sa réputation
en le manipulant.
Ciné News
Hrithik et Barbara Mori : une scène de baiser dans Kites
Après le fameux baiser de Dhoom 2 entre Hrithik et Aishwarya,
Hrithik sera vu dans une autre scène de baiser dans Kites
où il embrasse sa partenaire, Barbara Mori, lors du tournage
d'une séquence particulièrement dangereuse et difficile
à Santa Fe. Hrithik répond à ses détracteurs
à propos de cette fameuse scène.
";Pourquoi polémiquons-nous tant sur les baisers?
Est-ce que c'est vraiment un gros problème? Notre cinéma
n'a-t-il toujours pas évolué? Oui, il y a des scènes
où l'on s'embrasse dans le film. Mais rien de bien choquant!
En fait, je serais très content et à l'aise de regarder
ces scènes avec ma femme, mes enfants et la famille tant
elles ne sont pas faites dans le mauvais sens".
";Nous étions supposés sauter du haut d'un toit
et avant de le faire, notre réalisateur, Anurag, avait
suggéré que j'embrasse Barbara vu que nous faisions
quelque chose qui défiait la mort. Alors quand les caméras
ont commencé à tourner, je l'ai embrassée
sur la joue. Barbara s'est demandée pourquoi je l'avais
embrasser sur la joue? Elle m'a donc demandée d'imaginer
la même scène avec Suzanne et elle m'a dit: ";Est-ce
que tu l'embrasserais sur la joue? J'étais d'accord avec
la logique. La scène a donc été recommencée
et je l'ai embrassée sur la bouche, comme l'aurait fait
un vrai couple dans cette situation".
Shatrugan Sinha, Jaya Pradha et Chiranjeevi au Parlement indien
Trois vedettes du cinéma feront leur entrée au Parlement
indien après les législatives qui se sont déroulées,
du 16 avril au 13 mai. L'Alliance Unie et Progressiste (UPA),
dirigée par le parti Congrès, a enlevé 257
sièges dans 543 sièges du Lok Sabha. Shatrugan Sinha,
Jaya Pradha et Chiranjeevi ont été élus députés
alors que Vinod Khanna et Shekhar Sumar, deux autres vedettes
de Bollywood, ont mordu la poussière. Jeetendra, a, quant
à lui, reçu au visage des chaussures, lors d'un
rallye. Shatrugan Sinha a été élu à
Patna Saheb, circonscription du Bihar et a devancé Shekhar
Suman, du parti du Congrès. Shotgun a été
ministre dans l'ancien gouvernement d'Atal Bihari Vajpayee.
Jaya Pradha, la candidate du Bharatiya Janta Party a devancé
sa rivale du parti du Congrès, Noor Bano Begum par 30 931
voix. L'actrice de Shaarabi, âgée de 47 ans,
a recueilli 230 724 voix. Priya Dutt, la députée
sortante du parti du Congrès, a été élue,
une nouvelle fois. Son frère, l'acteur Sanjay Dutt, n'a
pas eu l'autorisation de la cour de briguer les suffrages car
il est en liberté conditionnelle. Chiranjeevi de Praja
Rajyam Party a été élu à Hyderabad.
Son parti a enlevé que 18 des 42 sièges à
pouvoir.
Rahul Gandhi, très convoité par les actrices
indiennes
Rahul Gandhi, le leader du parti du Congrès est devenu
le préféré des actrices indiennes après
son écrasante victoire aux dernières élections,
en Inde. L'actrice Celina Jaitley ne tarit pas d'éloges
pour le fils de feu Rajiv Gandhi et le trouve charmant et sexy.
Asin trouve que Rahul possède du sex-appeal, a du charme
à en revendre et doté d'une grande intelligence.
Amrita Rao voudrait, elle, tourner un film avec le politicien.
Sonam Kapoor voudrait quant à elle, une tête-à-tête
avec Rahul.
Répertoire Culturel Mauricien
Tristan Bréville : ";Un cadeau à mon pays"
Tristan Bréville, photographe et directeur du Musée
de la Photographie, prépare actuellement un Répertoire
Culturel Mauricien (RCM). ";C'est un cadeau que je veux
offrir à mon pays", dit-il. Ce projet, une production
des ressources culturelles de Maurice présenté en
DVD, est estimé à Rs 20m.
Ce répertoire culturel qui sera lancé en décembre
prochain s'avère un outil précieux pour la recherche
d'artistes, d'organismes et d'institutions qui marquent la vie
culturelle de Maurice. ";Cela pourrait servir aux medias
comme aux passionnés de culture", affirme Tristan
Bréville.
Le RCM couvre tous les champs d'activités de l'expression
artistique : les arts visuels, la danse, la musique, le chant,
les lettres, le théâtre, le patrimoine.
Au total, 5000 noms, d'artistes, peintres, photographes, humoristes,
historiens, cinéastes, journalistes rassemblées
dans un seul répertoire pratique. Mais aussi des artistes
qui ont foulé le sol mauricien, des institutions. On y
trouve au Festival de guitare de 1964, les Stardusters, l'esquisse
de Port Mathurin de Laerle Joris Joostenzoon datant de 1601, des
photos d'Anthony Quinn, photographe, peintre et cinéaste,
celles du peintre Philippe Kelly, de Pierre Edmond Pulvénis,
cinéaste et animateur de la radio locale, des artistes
souvent oubliés ou anonymes.
";Le but c'est de mettre sous un seul toit tous les acteurs
culturels mauriciens, faire connaître ses derniers et leurs
talents", dit-il. Chacune des entrées précise
les coordonnées, une courte biographie et des photos, de
la collection personnelle du photographe.
Tristan Bréville a commencé ce projet en 1993 à
l'ouverture du Musée de la Photographie à Port-Louis.
Les informations recueillies proviennent notamment des archives
et de la bibliothèque nationale. Le photographe continue
d'entamer des recherches même en se déplaçant
en Australie pour aller à la rencontre des artistes. Le
directeur du Musée de la photographie invite les artistes
à se faire connaître mais aussi la presse écrite
à l'aider à répertorier tous les artistes,
anonymes ou oubliés. Ce répertoire culturel est
le deuxième à Maurice. Un premier a été
élaboré par le Ministère des Arts et de la
Culture et comporte environ 300 entrées.
Spéciale Fête des Mères
Recettes faciles et conviviales
Cette semaine, pour la fête des mères, nous vous
proposons trois recettes faciles à réaliser
même sans l'aide de maman! Pour vous guider, en cuisine,
le chef Noël Mooroogen du restaurant Le Jardin, à
Port-Louis. Quant aux saveurs, faites-lui confiance! Et tout comme
ce chef qui a passé 43 ans dans l'hôtellerie, utilisez
des produits frais. En bouche, le résultat ne peut qu'être
meilleur. Ces deux plats qui sont souvent servis au restaurant
invitent à la convivialité et, à notre avis,
sied parfaitement à un repas familial. Noël Mooroogen,
qui a décidé de ne pas ranger sa toque après
sa retraite, confie qu'il prend toujours plaisir à ravir
les papilles de la clientèle. Fini le temps des grandes
brigades dans les cuisines en ébullition des hôtels
de luxe. Aujourd'hui, dans la quiétude de son jardin,
il assure avec une aide, le déjeuner des visiteurs.
Assiette de fruits de mer
Ingrédients:125 g de calamar, 125 g de camaron,
125 g de filet de dorade, 125 g de crevettes, de l'huile d'olive
sel et poivre. Pour la sauce au beurre: 15 g de beurre, 15 g de
persil, 15 g de poivron rouge, 15 g de poivron vert, 15 g d'oignon
et le jus d'une moitié de citron.
Préparation: Coupez le calamar en deux parties.
Faites des entailles, en quadrillage, au dos du calamar. Coupez
le camaron et le filet de dorade en deux parties. Décortiquez
et nettoyez les crevettes. Marinez les fruits de mer dans l'huile
d'olive, salez et poivrez. Gardez au réfrigérateur,
4 heures minimum. Faites chauffer 2 cuil. à soupe d'huile
d'olive dans une pôele. Faites revenir les fruits de mer
4 minutes de chaque côté sur feu moyen. Entre-temps
faites fondre le beurre dans une casserole, ajoutez les poivrons
et l'oignon finement détaillés. Incorporez le jus
de citron pressé. Réservez. Retirez les fruits de
mer. Dressez votre plat et arrosez la sauce au beurre sur les
fruits de mer.
Emincé de boeuf à la Strogonoff
Ingrédients: 200 g de filet de boeuf, 2 cuil. à
soupe de paprika en poudre, une pincée de sel, une pincée
de poivre, 25 g de champignon en boîte, 1/2 tasse de crème
fraîche, 1/2 tasse de fond de veau et du persil frisé.
Préparation: Émincez et marinez la viande
dans un peu d'huile d'olive, la paprika, le sel et le poivre.
Gardez au réfrigérateur, minimum 4 heures. Faites
chauffer 2 cuil. à soupe d'huile d'olive dans une poêle.
Faites revenir la viande, ajoutez le champignon détaillé.
Débarrassez de l'excédent d'huile. Poursuivez la
cuisson. Ajoutez le fond de veau, mélangez, puis la crème
fraîche. Mélangez bien. Parsemez de persil. Laissez
cuire 5 minutes. Accompagnez cette recette de tagliatelle.
Fond de veau: Si vous ne voulez pas vous mettre à
la préparation de cette recette ou si vous ne disposez
pas de celle-ci, le fond de veau est disponible dans le commerce.
Cocktail Mimi
Joyce Padaruth assure depuis peu la bonne marche du restaurant
Le Jardin. A 25 ans, la jeune femme, que tous surnomment
Mimi, a déjà une solide expérience en hôtellerie.
Les cocktails sont sa spécialité et bientôt
certains trouveront bonne place sur la carte. Pour la Fête
des Mères, Joyce Padaruth a sorti le mixer pour réaliser
une de ses créations, le cocktail Mimi. Suivez ses explications.
"Passez la moitié d'une pomme verte, la moitié
d'un ananas, une demi tasse de jus de letchi en boîte et
le jus d'une orange pressé au mixer. Versez un peu de sirop
de fraise dans le verre, puis le cocktail. Pour le cocktail
Mimi avec alcool, procédez sans l'orange et le sirop
de fraise. Ajoutez une goutte d'alcool blanc de votre choix."
Mais attention, allez-y doucement avec l'alcool!
Forum
Mélanie de Cité La Cure. Je ne manque jamais
vos recettes dans Week-End Sunlights. Mes trois enfants,
mon mari et moi-même, adorons la pâtisserie. Votre
page cuisine m'aide beaucoup. Quand je fais de la pâtisserie,
cela me détend. Récemment, j'ai essayé de
faire des croissants mais cela n'a pas donné de bons résultats.
Les croissants n'ont pas gonflé comme il fallait et n'étaient
pas croustillants. Merci de bien vouloir me donner quelques conseils.
Nadine Catherine, Food Trainer Constance Hospitality Academy.
Cela arrive lorsque le four n'est pas ventilé. Placez un
bol d'eau dans le four durant la cuisson de vos croissants. Mais
encore travaillez bien la pâte.
Boîte à questions
Vous souhaitez améliorer vos recettes? Faites-nous parvenir
vos questions par e-mail: cuisinesunlights@lemauricien.com
ou au 2078286/ 2078200
Votre avis nous intéresse
Vous voulez réagir à une recette ou à la
question du jour, partagez vos astuces, recettes
Nous attendons
vos réactions par e-mail:cuisinesunlights@lemauricien.com
ou au 2078286
Vous débutez dans la restauration, renouvelez votre
carte
Vous avez fait de la cuisine votre métier (catering/restaurant)
et souhaiteriez participer à cette rubrique, contactez-nous
par e-mail:cuisinesunlights@lemauricien.com ou au
téléphone:2078286 ou 2078200.
Brèves
Aide aux Artistes de Théâtre: Éclaircissement
et propositions
À l'annonce de l'aide partielle consacrée aux artistes
de théâtre dans le cadre de l'exercice budgétaire
2009/2010, notamment pour la location des infrastructures de représentation
pour les trois dernières répétitions et la
soirée de gala, le Front des Artistes de Théâtre
(FAT) constitué de la Troupe Favory, de l'Academy of Film
& Theatre, de la Trup Sapsiway, de Komiko, de l'Ecole philarcomique,
de l'Atelier Pierre Poivre, de la Comédie Mauricienne,
et de Dark Crystal de Rodrigues, a tenu une conférence
de presse jeudi au Centre Marie Reine de la Paix.
Le FAT craint que les décisions n'aboutissent pas toujours.
";Toute aide est la bienvenue mais l'expérience nous
a montré que les décisions prises ne sont pas implemented
et n'aboutissent pas. Nous souhaitons avoir un éclaircissement
concernant cette mesure, connaître les procédures
et les conditions", affirme Henry Favory, président
du FAT.
Ont aussi été abordées des propositions au
gouvernement parmi lesquelles: figurer le théâtre
dans le curriculum, recrutement d'un professeur de théâtre
dans les institutions scolaires et un directeur artistique dans
les théâtres existants, la création d'un Trust
fund pour aider les artistes et financer les groupes théâtraux
et leurs projets, entre autres.
Quant à Lindsay Mootien de l'Ecole philarcomique, il propose
que le gouvernement mette à leur disposition deux véhicules
de théâtre et leur ";donner la possibilité
d'apporter le théâtre vers les gens".
Le FAT demande aussi un recensement des salles de théâtre
à Maurice, le théâtre de Port-Louis ainsi
que le Plaza étant en rénovation.
Gemmologie: Visite guidée du nouveau laboratoire de
l'Assay Office
L'Assay Office a ouvert, cette semaine, les portes de son nouveau
laboratoire de gemmologie aux bijoutiers en vue de la faire découvrir
ses derniers équipements servant aux tests d'authenticité
des pierres précieuses et semi-précieuses. Inauguré
le 5 mars dernier, ce laboratoire, qui se trouve au 11e étage
de Ken Lee Tower à Port-Louis, est géré par
deux techniciens formés durant trois mois et demi à
la Gemmological Institute of India.
Le laboratoire qui ne fournit aucune évaluation marchande
des pierres, délivre aux professionnels ainsi qu'aux particuliers
des attestations scientifiquement garanties. Un consommateur peut,
s'il le souhaite, obtenir contre paiement confirmation de la nature
du produit acheté en s'adressant au laboratoire de gemmologie
de l'Assay Office.
A ses Journées de l'élevage: Meaders Feeds réfléchit
aux nouveaux enjeux de l'élevage
C'est autour des nouveaux enjeux de l'élevage qu'était
organisée, cette semaine, la 6e édition des Journées
de l'élevage. Initiative de Meaders Feeds, entreprise locale
spécialisée dans la production de nourriture pour
animaux, ces journées qui se sont déroulées
mercredi et jeudi à l'Aventure du Sucre ont vu la participation
de quelque 500 participants, notamment, des cadres de grandes
entreprises d'élevage.
De petits et moyens éleveurs de poulet de chair, de porcs
et de vaches laitières de Maurice mais aussi de Madagascar
et de Rodrigues y ont aussi participé. Ces journées
ont, notamment, vu l'organisation d'un séminaire animé
par des experts venant de l'île de la Réunion et
de l'Afrique du Sud.
| ||||||||||