m a g a z i n e WEEK-END --- dimanche 31 mai 2009



  Saison Lyrique 2009: Véronique Zuël-Bungaroo, Katrin Caine - Les sopranos que vous aimez
  EXPOSITION COLLECTIVE - Salon de Mai 2009: Un combat pour la diversité et la durabilité
  Les secrets de la perception musicale
  Concerts en plein air - Entre le parking d'Anjalay-Coopen et les petits stades, aux artistes de choisir
  Symposium international de Morges - Sculpture vivante
  Répertoire Culturel Mauricien - Tristan Bréville : «un cadeau à mon pays»
  Tranche de vie - 10 heures à Petit Sable
  La jalousie en couple : de l'amour à l'autodestruction…
  Cinéma: A l'affiche - Kal Kissne Dekha
  Répertoire Culturel Mauricien - Tristan Bréville : «Un cadeau à mon pays»
  Spéciale Fête des Mères - Recettes faciles et conviviales
  Brèves


Saison Lyrique 2009: Véronique Zuël-Bungaroo, Katrin Caine

Les sopranos que vous aimez

Entre l'heure exquise de Franz Lehar et les pêcheurs de perles de Georges Bizet, Véronique Zuël-Bungaroo et Katrin Caine nous emmènent sur des sentiers aux parfums d'airs d'opérette et d'opéra. Leurs voix sont d'une grande homogénéité sur une tessiture longue. Elles s'ouvrent aussi au répertoire de Puccini, Offenbach, Verdi, Mozart. Ces deux voix aux timbres différents mais pleine de santé s'allient parfaitement dans un répertoire bien choisi pour un operadinner. Tout concourt à susciter l'enthousiasme et l'émotion. Un avant-goût du Mauritius Opera Festival (du 4 au 13 septembre 2009). Rencontre avec ces divas que vous allez aimer.

Amener l'opéra vers le grand public : les deux sopranos lyriques sont d'accord sur cette idée. Le 5 juin 2009, Véronique Zuël-Bungaroo et Katrin Caine se produiront à la Bonne Chute à Tamarin à 19h30 pour un "operadinner." Le concept est familier à la Réunion. Il gagne Maurice. L'idée vient de la soprano Katrin Caine qui veut faire revivre l'opéra à Maurice où elle a élu domicile. Elle a étudié le chant et la musique à l'université de Music Augsburg-Nürnberg. Elle a travaillé avec le Munich Opera et a aussi écrit des chants et histoires pour enfants. Pour cette expérience musicale dans un restaurant, il faut faire des concessions (oublier les problèmes d'acoustique, l'orchestre, etc). Le décor installé sera le public avec qui les deux sopranos seront en interaction. Pour un premier contact avec une musique souvent jugée difficile, les deux artistes ont choisi de commencer avec des airs d'opérette (l'heure exquise de Franz Lehar). Suivront des airs romantiques avant la partie réservée à ceux qui connaissent l'opéra. Elles seront accompagnées au piano par Dean Nookadu.

C'est Paul Olsen, le directeur de la Fondation Art et Spectacle qui a eu l'idée de réunir les deux sopranos. Lorsqu'on demande à ces dernières comment elles vont aborder le répertoire de l'operadinner, Katrin Caine dit que c'est comme monter sur scène et se glisser, lors d'une soirée, dans différents rôles, exprimer différents caractères. Véronique ajoute que de l'opéra au dïner, cela fait partie du métier. Il y a des artistes qui aiment incarner un personnage et d'autres qui aiment le récital. En tout cas, les deux sopranos ont du souffle, c'est leur capital travail. Elles ont des projets à revendre parmi lesquels Le Mauritius Opera Festival de septembre prochain dont elles nous offrent un avant-goût. Pour le moment, elles se préparent pour la soirée du 5 juin. "We work so well..." déclare Katrin. Leurs shows, ce sera une façon de montrer qu'avec leurs dons de comédienne, elles peuvent incarner le modèle de l'artiste lyrique moderne, capable de se glisser dans un répertoire flexible aves des airs souvent joyeux. Mais l'émotion sera toujours au rendez-vous. Véronique, qui a toujours chanté ce qui correspond à son style de voix et son tempérament, nous dit qu'elle chante "par amour et pour l'amour". Katrin Caine, elle, se dit passionnée par toutes sortes de musique, l'opéra en particulier. Tout ce qui est relié à l'âme, nous dit-elle.


Les voix lyriques de l'océan Indien

L'association "Il bel canto," créée en 2008 à l'île de la Réunion afin de promouvoir l'art lyrique dans l'océan Indien, propose un grand concert le vendredi 12 juin 2009 à L'Alliance française de Bell Village. Une formule musicale avec cocktail dinatoire. Au programme : Verdi, Mozart, Puccini, Donizetti, Bellini, Rossini avec Véronique Zuêl-Bungaroo (soprano), Barry Martin (Basse), Leopold Pauline (Ténor) accompagnés par le pianiste Paul Wilmot. Les voix lyriques de l'océan Indien : il s'agit de la troisième édition d'un événement musical qui a commencé en novembre 2008 à la Réunion. Un deuxième a été organisé le 15 mai 2009 à Saint Denis et a connu un succès public.

Jean Bernard Thomas, professeur de chant, est né à Maurice (de père mauricien et de mère réunionnaise). Il a été chanteur d'opéra pendant 13 ans. Depuis une dizaine d'années, il forme et aide des chanteurs de la région à se perfectionner.


Les pêcheurs de perles

Cet opéra de Georges Bizet constitue le centre nerveux du Mauritius Opera Festival. Maurice semble être le lieu propice à un tel événement musical en raison de la riche tradition de l'Inde du sud apportée par les immigrants d'origine tamoule. Les décors du village de pêcheurs ont été inspirés par cette tradition. La chorégraphie du spectacle a été spécialement par une académie locale de danse indienne. C'est le Cape Philarmonic Orchestra de l'Afrique du Sud qui accompagnera la soprano Véronique Zuël-Bungaroo et des solistes d'Allemagne, des Etats Unis et d'Argentine. L'opéra sera mis en scène par Gérard Sullivan et sera interprété à la Citadelle.

Les pêcheurs de perles est le premier opéra de Bizet, connu pour le côté exotique de la musique et de l'intrigue : Ceylan aujourd'hui Sri Lanka. Il s'agit de l'histoire tragique d'une prêtresse et d'un pêcheur. Nous n'en dirons pas plus. Rendez-vous pris pour septembre.

Infos pratiques et réservations pour tous les concerts sur le rézo Otayo : 466 9999


EXPOSITION COLLECTIVE

Salon de Mai 2009: Un combat pour la diversité et la durabilité

Combat contre toute idée de formatage, d'utilitarité, contre les normes et critères imposés, le repli sur soi, l'appartenance sociale. Combat pour le droit à la surprise. C'est ce même combat qui est mené, avec leurs oeuvres, par quelques artistes présentés ici. Nirveda Alleck livre une réflexion sur la condition humaine dans Loosing my head, Nirmal Hurry s'interroge sur l'abandon d'un pan de notre agriculture (si nou kas nou lacaz nou trouv disik), Firoz Ganti nous livre tout un jeu de mots dans Red Alert, Krishna Luchoomun évoque dans son installation, Love-tie, notre lien à la terre - matrice - à travers le cordon ombilical. On pourrait continuer la liste de ces interrogations sur la société : Gérard Foy, Stoc-K gar-d, Kavinash Thomoo, Lev paké... Les installations marchent quand les artistes maîtrisent tous les signes. Le 28ème Salon de Mai : qu'en est-il de l'art (peinture, sculpture, dessin, installation, photographie, vidéo, performance, public art project...) à Maurice. L'occasion de poser la question à Nirveda Alleck, plasticienne et enseignante de l'art. Voici l'essentiel d'un entretien.


Nirveda Alleck : "Il faut que l'art surprenne par la simplicité..."

Les arts ont évolué à une vitesse considérable à travers le modernisme, qu'en est-il à Maurice ?

Nirveda Alleck : De manière générale, quand nous parlons des Arts en termes d'Arts Visuels, le néophyte va penser en termes de peintures, sculptures, et de belles images qui peuvent susciter une expérience esthétique. La démarche intellectuelle et les connotations philosophiques sont souvent délaissées. On pense à une oeuvre d'art qui repose uniquement sur une expérience esthétique, conforme aux canons de beauté établis et qui peut servir de commodité ou de décoration. Ceci n'est plus acceptable selon les vues contemporaines sur l'art. Mais bien évidemment, on peut débattre de tout ça.

Il existe néanmoins des artistes qui tentent une expérience nouvelle.

Il y a quelques artistes qui prennent des risques par rapport à ce que l'on considère être la norme. Ils n'ont pas peur du changement, de bouleverser les techniques pour tenter quelque chose de nouveau. Ces artistes essaient de penser autrement (par exemple : que l'art peut être aussi banal...). Il faut que l'art surprenne par la simplicité. On peut citer un Nirmal Hurry dans la démarche qu'il poursuit : mélanger l'intellect et le savoir-faire. Les artistes à Maurice ont trop souvent tendance à développer les aspects formels (l'esthétique au détriment de la conception). Certains pensent qu'il y a une esthétique universelle, que tout le monde va ressentir la même émotion. Or, le contexte de création (le passé, les guerres, la pauvreté, l'histoire de l'art...) doit être pris en considération. Le courant post- modernisme veut que ce contexte soit pris en charge.

Vous voulez dire qu'il existe une grande ouverture dans l'art ?

Il existe différents styles, formes d'art, tous aussi valables. Il y a une forme d'art bien accueillie par des publics différents à Maurice. Il reconnaissent dans cette tendance des images, des couleurs qui les attirent, des codes formels... Mais il y a aussi le côté expérimental dans l'art, où rien n'est défini. On est à la recherche de l'émotion quelque part. Il y a ces artistes qui, par exemple, jouent des contrastes, des oppositions, traitent de l'éphémère, de l'aspect humain (je pense à l'homme submergé sous l'eau et l'île qui essaie de résister dans le travail de Nin).

Quelles sont les valeurs à développer pour installer l'art dans la durabilité ?

On a tendance à oublier que l'art doit aller vers la société, qu'il faut le rendre populaire. On a besoin de nouvelles têtes pensantes dans le paysage artistique local. Il faut enseigner l'histoire de l'art pour que la jeune génération développe la pensée critique et conçoivent une société beaucoup plus saine. Beaucoup de choses sont souvent d'ordre idéologique dans le pays (on ne veut pas trop que les choses changent). Il faut développer dans les classes d'art le sens des valeurs, que l'élève comprenne ce que c'est qu'une idéologie. Il faut aussi qu'il y ait interaction entre les élèves et la communauté (sortir du contexte de l'école et créer des projets en dehors des salles de classe).


Les secrets de la perception musicale

Nul besoin d'avoir beaucoup d'oreille ni une grande culture musicale pour reconnaître immédiatement un son de guitare ou celui d'un violon. Pourtant, ce sont tous deux des instruments à cordes. Il est même assez facile, avec un petit peu plus de pratique, de différencier le son d'un violon de celui d'un violoncelle, ou même celui d'un Stradivarius d'un autre violon. Sans parler du piano, de la harpe et de tous les autres instruments à cordes. Mais la constatation serait évidemment la même pour les instruments à vent. En dehors du fait qu'il faut un cerveau et un système auditif fonctionnel, et que la musique est une merveilleuse alchimie hautement sophistiquée, pouvoir distinguer le son de deux instruments tient surtout à la nature même du son.

Un son est une vibration qui se propage dans l'air. Il est caractérisé par son intensité (faible ou forte), sa fréquence (aiguë ou grave) et son timbre. L'intensité du son se mesure en décibels. Une conversation normale se situe autour d'une trentaine de décibels, mais, si elle est animée, elle peut monter à une cinquantaine de décibels. Le tonnerre produit plus d'une centaine de décibels, tout comme un avion. Et certains chanteurs lyriques peuvent atteindre les 120 décibels, ce qui est d'ailleurs le seuil à partir duquel le son devient douloureux.

La fréquence à laquelle la vibration sonore ";bat" détermine sa ";note" et se mesure en hertz. L'oreille est capable d'entendre des sons de 20 à 20 000 Hz. En dessous, ce sont des infrasons ; au-dessus, ce sont des ultrasons. La voix humaine, en prenant en compte ses différents registres, couvre environ de 40 Hz, pour les graves, à 1 500 Hz pour les aigus. Un piano couvre de 50 à 5 000 Hz ; un violon, de 400 à 4 000 Hz. Le record appartient à l'orgue, qui peut couvrir de 16 à 16 000 Hz. Les différents instruments d'un orchestre vont de quelque 16 Hz à 6 300 Hz. Chaque note de la gamme - do, ré, mi, etc. - correspond à une fréquence bien précise.

Histoire de mathématiques

La note émise par la corde d'un instrument va dépendre de la longueur de la corde mise en vibration et de sa grosseur. Ainsi, les cordes les plus grosses produisent les sons les plus graves, et inversement. Mais la note dépend également de la tension de la corde. Plus elle va être tendue, plus la note va se rapprocher de celle d'une corde plus fine. C'est d'ailleurs comme cela que l'on peut accorder ces instruments.

Pour passer d'une note à l'autre sur une même corde, il ";suffit" de modifier la longueur de corde qui vibre. Ainsi, pour passer à la même note mais plus haute d'une octave, il faut diviser la longueur de corde par deux. C'est ce qui d'ailleurs à son époque avait rendu célèbre Pythagore (et pas le fameux théorème, qu'il n'a pas inventé), qui s'était intéressé aux rapports mathématiques entre les notes. Ainsi, pour passer par exemple d'un do au sol plus haut, le rapport est de 3/2. Pour passer d'un do au mi, le rapport est de 5/4, etc. Et c'est le même principe pour les instruments à vent : on diminue la longueur de la colonne d'air pour monter dans les aigus.

Tout cela n'explique pas pourquoi on distingue le son de la guitare et du violon. C'est que le son final est plus riche et complexe que sa simple analyse ";mathématique". Il y a bien sûr une différence entre les cordes qui sont pincées (guitare), frappées (piano) ou frottées (violon). Mais il y a aussi le rôle de l'ensemble de résonance, que l'on appelle souvent caisse de résonance. Car une corde qui vibre ne va pas délivrer qu'une note unique. Elle va aussi délivrer des harmoniques. C'est-à-dire essentiellement les notes des octaves supérieures. En amplifiant plus ou moins cet ";habillage" de la note fondamentale, l'instrument va donner une ";tessiture", une ";épaisseur" particulière à la note. Elle va lui donner son véritable ";visage". Et chaque instrument a le sien. Tout comme chaque voix humaine, le plus bel instrument qui soit est unique. Mais c'est une autre histoire


Concerts en plein air

Entre le parking d'Anjalay-Coopen et les petits stades, aux artistes de choisir

Le silence du ministre de la Culture, Vasant Bunwaree, après la décision prise par le ministère de la Jeunesse et des Sports de réserver certains stades qu'à des manifestations sportives uniquement, agace des artistes. Notamment ceux qui se sont aussi orientés vers l'organisation de concerts d'envergure. L'absence de position de Bunwaree sur la question d'infrastructure : stade musical, salle… et autres sujets estimés importants par la communauté des artistes, désole celle-ci. Par ailleurs, Bunwaree qui se fait toujours attendre à la Mauritius Society of Authors n'a pas la cote auprès de ceux qui donnent un sens à la culture musicale mauricienne. Toutefois, en jouant aux abonnés absents le ministre de la Culture marque un point! En effet, il évite ainsi de donner de faux espoirs dans des discours mettant en relief des projets utopiques! Mais la construction, voire l'aménagement d'une structure où des artistes pourraient s'y produire, exposer leurs oeuvres, s'y promouvoir par multiple biais ne relève pas de l'utopie! En attendant, les deux "gros" organisateurs de concert du moment, en l'occurrence Bruno Raya des Otentik Street Brothers Co. Ltd et Gérard Louis de Geda Music envient leurs confrères de la région qui eux disposent d'espaces appropriés pour s'y produire et réaliser des projets internationaux. Jusqu'à présent les stades Anjalay Coopen et Germain de Commarmond étaient les seuls possibilités qui s'offraient à nos artistes en attendant que la MASA ne s'attèle à la construction d'un espace musical(c'est ce qu'avait confirmé son directeur, Gérard Louise à Week-End). "Je comprends la démarche du ministère de la Jeunesse et des Sports et je ne lui en veux pas. C'est au ministère de la Culture de nous proposer des alternatifs", insiste Bruno Raya. Préservant ses principaux stades de l'assaut des fans de musique pour l'arrivée prochaine de vedettes mondiales de foot, le ministère des Sports, rappelle par son responsable de communication "que les autres stades, y compris celui de Rose-Hill sous la responsabilité de la mairie, sont toujours à la disposition des artistes." De même "que le parking du stade Anjalay." Ce qui revient, dans un tel cas de figure, à amener des pointures internationales à chanter dans des petits stades régionaux! Quant aux "parking d'Anjalay-Coopen, rétorque Bruno Raya, l'espace ne dispose pas d'aménités pour ce genre d'activité!" Les théâtres locaux, rappelle Gérard Louis sont certes indispensables, mais ne conviennent pas à tous les festivals ou autres concerts ciblant une grosse foule. Les artistes ne sont pas les seuls à attendre un alternatif aux stades. La MASA sait très bien que l'absence de concert équivaut à un manque à gagner. Les six concerts, en salle fermée et en plein air, organisés entre janvier et le 16 mai dernier, lui ont rapporté Rs 300 160, somme représentant le copyright licence que doit verser tout organisateur à la société.


News

"Pran kont artist", le grand réveil?

Les artistes, musiciens et chanteurs notamment, ne cessent de réitérer leur amertume. Le marché de la musique locale, disent-ils, n'est pas au top de sa forme et pourtant ils doivent s'y accrocher. Tandis qu'ils nagent à contre-courant, le ministère de la Culture, affirment-ils en boucle, les ignore royalement. Le 14 juin, ils étaleront-à nouveau-leur état d'âme lors d'un point de presse, dans le cadre d'une journée d'activités à Rose-Hill. Cette journée sera scindée en plusieurs parties: expositions, ventes, réflexions, animations… Au final, les participants: artistes de tout horizon, tenteront de passer un (énième) message aux autorités concernées pour qu'elles s'intéressent un peu plus à eux. Et eux, ils sont aussi conscients que des divergences d'idées lorsqu'il s'agit de solidarité ne sont pas en leur faveur. C'est aussi pour cela qu'ils ont opté pour thème "Pran kont artist".

Samedi prochain, Gérard Louis, Meera Mohun, Sandra Mayotte, Clarel Armel et Jean-Jacques Arjoon en discuteront dans Contrepoint (World Hit Radio) à 10 heures.

Know Me (Negro Pou Lavi) en solo avec Ensam

Après Lin du trio Negro Pou Lavi, c'est au tour de Know Me de faire ses preuves en solo. Know Me qui débarque avec son premier album, Ensam, en juin prochain, embarquera ses fans dans son univers: R'n'B, soul, rap… "Cette expérience m'a fait revivre les mêmes sensations que j'ai connues autrefois avec le groupe Sage. Il y a un peu plus de 10 ans, avec Cosette et Stéphanie, nous avions sorti un album, Mista Mista. Cela m'avait demandé une organisation de folie! J'ai retrouvé ce même feeling lors de la préparation de Ensam", confie Know Me. Si Cosette, qui est rentrée à Rodrigues a tiré un trait sur sa carrière musicale, en revanche la Miss Stéphanie, poursuit sa route. Elle prépare aussi son album solo et a invité son ancien camarade de Sage, en l'occurrence Know Me à partager un titre avec elle. Ensam arrive 10 ans après l'intégration de son auteur au sein de Negro Pou Lavi. L'album, enregistré au studio de Patrick Antoine, lequel signe aussi l'arrangement musical, renferme 8 morceaux inédits en kreol, français et anglais. Know Me a pour l'occasion ouvert le micro à Lin, Skandal, Hansley Antoine (Senfoni) entre autres.

Un nouveau style pour Julien Brelu Brelu

Julien Brelu Brelu sera bientôt de retour sans les Vautours. Son album Pa kass léker mama (Geda Music)devrait non seulement mettre le chanteur en relief sans les siens, mais aussi dévoiler un style musical mêlant différents rythmes à travers Sunita, titre qui donne d'ailleurs le ton à l'album. Sept autres morceaux figurent également sur Pa Kass léker mama, donc le titre éponyme, séga ki léroi, Zom paress, Bord la mer

Cherche chanteuse pour compositions en hindustani

Roopnarain Boodhun voudrait sortir son deuxième album. Le premier, Oh my Priya date de 2006. Tout ou presque est fin prêt pour que ce deuxième CD voie le jour. Les chansons, la mélodie… sont là. Il ne manque qu'un élément à Roopnarain Boodhun, et pas des moindres, pour qu'il concrétise son objectif. "Je cherche une chanteuse capable d'interpréter des chansons en hindoustani", dit-il. La perle rare interprètera alors des chansons d'amour d'inspiration bollywoodienne, toutes écrites par Roopnarain Boodhun. Ce dernier, n'est pas un novice en la matière. "Dépi mo éna konésans mo santé", dit-il. A l'âge de 11 ans il découvre la batterie. "Mon père, lui jouait du tambour et je le suivais partout où il allait pour se produire." Plus tard il devient membre du Raj Kishan Band avec lequel il animera bien des occasions festives. A 57 ans, cet ancien fonctionnaire consacre la majeure partie de son temps libre à la musique et espère trouver très vite une voix féminine pour son deuxième album.

Les vétérans du séga sur scène en octobre

Bonne nouvelle pour ceux qui souhaiteraient revoir nos légendes du séga sur scène! En effet, certaines des têtes d'affiche du récent concert, Nostalgie les Légendes du séga mauricien, devraient se retrouver sous les feux des projecteurs en octobre prochain pour une soirée similaire à celle du 16 mai dernier au MGI. Gérard Louis, l'organisateur de Nostalgie les Légendes du séga mauricien travaille déjà sur le projet et pense à un concept qui réunira des légendes aux côtés d'autres voix qui ont porté très haut notre séga dans les années 70-80. Un des objectifs du spectacle est de rendre hommage aux vétérans.


Symposium international de Morges

Sculpture vivante

Deux jeunes sculpteurs mauriciens seront présents au 9ème Symposium International de Sculpture qui se tient du 10 au 20 juin prochain à Morges, Suisse. Il s'agit de Jacques-Henri Dick et Harybouf, deux élèves de l'École de sculpture de Bambous. Jacques-Henri Dick, qui en 2007, avait remporté le prix du public avec sa sculpture Harmonie parmi les feuilles en est à sa deuxième participation.

À Bambous, c'est toute sa famille qui est tombée amoureuse du bois et un don naturel a fait d'eux des sculpteurs de talent. La mère, le père et le fils aiment tellement le bois que celui-ci est omniprésent dans leur domicile. Dans le salon, mais aussi dans un jardin riche en couleurs qui met en scène un bestiaire, oeuvre en bois qui fait corps avec le jardin et retient l'attention des visiteurs.

La particularité du jardin est d'accueillir les oeuvres des adhérents de l'École de sculpture dirigée par Lewis Dick. L'atelier accueille 250 élèves, des jeunes du village et autres régions pour un tarif modeste. Ici, le bois revit entre leurs mains. L'exercice consiste à créer une œuvre à partir du bois de récupération et d'autres ressources telles que la pierre. Le sculpteur reçoit à longueur d'année des amateurs, petits et grands, qui viennent apprendre à sculpter le bois, à maîtriser le burin, le maillet, et ciseau à bois.

Encouragé par son père, Jacques-Henri Dick qui a d'abord exercé ses talents dans l'équipe d'animation d'un l'hôtel, a décidé de se lancer définitivement dans la sculpture sur bois. ";Ici, on travaille entièrement à la main et crée nos propres modèles, guidé par notre inspiration et l'âme du matériau", dit-il.

Quant à Hary Bouf, habitant de Camp-le-Vieux, Rose-Hill, il a décidé de se lancer dans la sculpture animalière. Comme Jacques-Henri Dick, il travaille en taille directe, le déclic de l'inspiration se produisant à la vue ou au toucher de la pierre. À partir du bois de récupération, il réalise des chefs-d'oeuvres comme ceux qu'il présentera au Symposium

Comme à chaque édition, l'artiste présentera trois oeuvres qu'il a sculptées à Maurice et réalisera la quatrième création sur place. Parmi ses trois créations, Hary Bouf présentera une sculpture animalière: un aigle représentant un homme armé d'une hâche et sa proie - un lapin, moitié enfant, symbole de la fragilité. Ce symposium verra la participation d'une quarantaine d'artistes internationaux.


Répertoire Culturel Mauricien

Tristan Bréville : ";un cadeau à mon pays"

Tristan Bréville, photographe et directeur du Musée de la Photographie prépare actuellement un Répertoire Culturel Mauricien (RCM). ";C'est un cadeau que je veux offrir à mon pays", dit-il. Ce projet, une production des ressources culturelles de Maurice présenté en DVD est estimé à Rs 20m.

Ce répertoire culturel qui sera lancé en décembre prochain s'avère un outil précieux pour la recherche d'artistes, d'organismes et d'institutions qui marquent la vie culturelle de Maurice. ";Cela pourrait servir aux medias comme aux passionnés de culture", affirme Tristan Bréville.

Le RCM couvre tous les champs d'activités de l'expression artistique : les arts visuels, la danse, la musique, le chant, les lettres, le théâtre, le patrimoine.

Au total, 5000 noms, d'artistes, peintres, photographes, humoristes, historiens, cinéastes, journalistes rassemblées dans un seul répertoire pratique. Mais aussi des artistes qui ont foulé le sol mauricien, des institutions. On y trouve au Festival de guitare de 1964 les Stardusters, l'esquisse de Port Mathurin de Laerle Joris Joostenzoon datant de 1601, des photos d'Anthony Quinn, photographe, peintre et cinéaste, celles du peintre Philippe Kelly, de Pierre Edmond Pulvénis, cinéaste et animateur de la radio locale, des artistes souvent oubliés ou anonymes.

";Le but c'est de mettre sous un seul toit tous les acteurs culturels mauriciens, faire connaître ses derniers et leurs talents", dit-il. Chacune des entrées précise les coordonnées, une courte biographie et des photos, de la collection personnelle du photographe.

Tristan Bréville a commencé ce projet en 1993 à l'ouverture du Musée de la Photographie à Port-Louis. Les informations recueillies proviennent notamment des archives et de la bibliothèque nationale. Le photographe continue d'entamer des recherches même en se déplaçant en Australie pour aller à la rencontre des artistes. Le directeur du Musée de la photographie invite les artistes à se faire connaître mais aussi la presse écrite à l'aider à répertorier tous les artistes, anonymes ou oubliés. Ce répertoire culturel est le deuxième à Maurice. Un premier a été élaboré par le Ministère des Arts et de la Culture et comporte environ 300 entrées.


Tranche de vie

10 heures à Petit Sable

Seul le passage des véhicules ramène brusquement à la réalité. De Bambous Virieux à Grand Sable, le temps, en ce matin-là, semble s'être figé. La route côtière qui traverse les villages du Sud-Est, est loin d'être désagréable. Les visages qui défilent dans un décor digne d'une carte postale, sont sereins. Est-ce une facette de l'oisiveté? A 10 heures, la vie poursuit son cours, sans empressement, à un rythme qui lui convient. A Petit Sable, des maisons ont épousé la mer, des planteurs d'oignons eux, sont dans leurs champs…

"Ici, l'air est pur." Debout sur sa minuscule terrasse, l'homme tient sa nièce dans ses bras. "L'autre jour je me suis rendu à Port-Louis pour mon travail. De retour à la maison, je suis tombé malade", dit-il en regardant en face de lui. Ce qu'il observe, du haut de son balcon, ne peut que convaincre sur la qualité de l'air. La vue est à couper le souffle. La mer s'offre à l'homme sans réserve. Elle est là au pied de sa maison.Vaste, elle décline des tons bleues et argentés au fur et à mesure qu'elle se sépare du récif lointain pour se rapprocher de lui et des autres. Au loin le lagon, émeraude, s'étend à l'infini. Ce paysage édénique, entre terre et ciel, est une source d'apaisement dans un écrin serti d'arbres. Le clapotage de la mer s'incruste dans le décor et ne dérange personne. "J'ai de la chance", reconnaît notre homme tout sourire.

Depuis toujours la mer est étroitement liée à la majorité des cultures

A Petit Sable, il n'y a pas que des maisons qui côtoient intimement la mer. Savates aux pieds, casquette bien vissée sur la tête pour se protéger du soleil, Prema Bisesar, s'affaire dans sa plantation d'oignons. Non loin d'elle, Lilawtee Prayag, s'active aussi entre les sillons des grands rectangles verts. Sur cette partie de la côte du Sud-Est, la culture d'oignons remonte à une époque lointaine. "Avan mwa ti éna mo fami, avan zot mo bann dada, gran dada", dit Mohunparsad Bisesar, l'époux de Prema et propriétaire des lieux. Depuis toujours la mer est étroitement liée à la majorité des cultures-autrefois certaines dominaient même le flanc des montagnes- du village. Elles ne sont éloignées que par une infime séparation composée de plantes, d'arbustes et de sable. Mais Mohunparsad Bisesar, lui trouve parfois le moyen d'unir les deux éléments. "Mo mélanz sa la boue ki gagné dan bor la mer la ek later plantasyon", dit-il, en quête de stamina pour ses oignons!

Là aussi, le spectacle qu'offre la mer et la nature verte est un régal visuel.

A 10 heures, alors que les rayons du soleil transpercent les manches longues du chemisier de Prema, celle-ci ne s'attarde pas sur l'esthétique des alentours.

"Après le Créateur il y a le cultivateur"

A 40 ans, la mère de famille veille de près sur la pousse des deux variétés de bulbe de sa plantation. "Zonion mars sa mem ki apel ti zonion, sa mem pli bon zonion ki éna", s'empresse de préciser Mohunparsad. Dans son jardin, outre le "mars" petit certes, mais fort en odeur, avec sa femme il cultive aussi l'oignon rouge. Et depuis peu, le couple, comme d'autres planteurs tentent une nouvelle expérience avec le "belarosa". Les petites tiges sorties de terre donnent de l'espoir au couple. Mais si le temps décide autrement et que la mer s'y met aussi, le "belarosa" essuiera alors les caprices du climat. "La mer submergera tout sur son passage", explique Ekwan Saveetree, planteur et président de l'association regroupant d'autres cultivateurs de Grande Rivière Sud-Est. Alors tous ceux qui aiment la mer, qui sont habitués à elle la maudiront et se mettront à rêver du barrage et des drains tant souhaités "pour qu'il n'y ait plus de perte d'argent et d'oignons", de colère et de tristesse. Des sentiments tout à fait légitime, dit Ekwan Saveetree, un brin philosophique. "Je dis toujours qu'après le Créateur il y a le cultivateur. Le cultivateur mérite le respect car il nourrit les hommes."

La coquetterie, elle la réserve pour les shaadi et autres sorties

Prema Bisesar elle, doit nourrir sa famille. Grace à la plantation léguée par les aînés, elle a élevé ses deux fils. "L'aîné, a 24 ans. Il est policier. Le benjamin est en HSC", confie la mère de famille. Svelte, l'agricultrice, paraît plus jeune. Lilawtee Prayag, aussi, ne fait pas ses 59 ans! Tout comme Iomowtee Mangrah, 51 ans. Ou encore comme cettte mère de 72 ans et sa fille, d'à peine 40 ans, rencontrées un champ plus loin. A voir ces visages de femmes sans rides pour trahir le poids de l'âge, l'on s'interroge. Est-ce que l'oignon aurait d'autres vertus insoupçonnées? En guise de réponse: un bel éclat de rire de Prema et des autres. Dans ce cas, est-ce qu' elles doivent leur peau mate et lisse à des produits cosmétiques, lesquels les protégeraient du soleil? Gratifiant de son beau sourire, Prema répond au négatif. "Mo pa met tou sa mwa!" dit-elle. La coquetterie, elle la réserve pour les shaadis (mariages) et autres sorties. Mais ce jour-là, à 10 heures, sous les rayons agressifs du soleil, Prema a d'autres préocupations. Si l'oignon de Petit Sable ne retarde pas les rides, parcontre il lui est indispensable en cuisine. Elle en mange, elle l'adore pour sa qualité. Son époux et Ekwan Saveetree ne la contrediront pas. Ils vont même défendre "leur oignon."Il est meilleur que celui cultivé dans les hauts Plaines-Wilhems. Tenez, tels des amateurs fanatiques de foot anglais énumérant les qualités de leur club préféré et égratignant les défauts de leurs adversaires, les deux planteurs mettent en relief les plus belles facettes des deux variétés d' oignons de Petit Sable et relèvent les défauts de celles du Plateau Central! "Que voulez-vous, la région était autrefois le seul fournisseur d'oignons du pays. Meyer zonion lokal sorti dépi isi", affirment-ils sous le regard approbateur des deux femmes. "Zonion sorti déor gro mé so kalité pa parey", ajoutent-ils.

"Misyé fouy later. Madam dres térin, arosé, nétoyé, tir lerb…"

La journée des planteurs a commencé bien avant le lever du soleil, avant même que les premières lueurs du jour ne ravivent la majestueuse montagne qui surplombe les champs et la mer. "Je fais le ménage. Je prépare le repas du matin pour mes deux fils, puis je quitte la maison pour le jardin. J'y arrive vers 6 heures", raconte Prema Bisesar qui habite à un jet de pierre de sa plantation. Là-bas, les tâches sont partagées. "Misyé fouy later. Madam dres térin, arosé, nétoyé, tir lerb…" explique Mohunparsad Bisesar. Donc, est-ce dire que les misyé ne feraient pas les mêmes travaux que les madam? "Non, assure ce dernier, le binage de la terre requiert des efforts physiques." Et Ekwan Saveetree d'intervenir, "si on fait le reste les dames n'auront rien à faire!" C'est Mohunparsad Bisesar qui a transmis les secrets de la culture à sa moitié. De la semance à la récolte, elle se débrouille comme un chef aux côtés de Lilawtee Prayag et de Iomowtee Mangrah. Pour les deux dernières, ce sont leurs aînés qui les ont légué leur savoir. "Autrefois on faisait aussi de l'élevage. Nous utilisions le fumier qui provenait de nos étables pour fertiliser nos champs d'oignons", raconte Lilawtee Prayag. Pour les deux femmes, il était clair qu'elles allaient prendre la relève des anciens et ce dès leur plus jeune âge. Quant à la jeune Prema, son histoire avec sa plantation date d'une vingtaine d'années, peu après son mariage avec Mohunparsad. "Quand j'ai demandé sa main à ses parents, ils savaient que j'étais planteur d'oignon", confie le concerné. Leur approbation signifiait aussi que leur fille allait suivre son époux au champ.

"C'est un métier dur! Péna dimans, conzé, fet, lané pou nou"

A leur tour, Prema et Monhunparsad Bisesar légueront leurs champs d'oignon à leurs fils. Ils ne s'en chargeront pas à plein temps comme leurs parents. "C'est un métier dur! Péna dimans, conzé, fet, lané pou nou", explique Mohunparsad Bisesar. Il ne compte pas non plus les incessants va et vient entre ses champs et sa maison. Mais ses fils sauront trouver la stratégie idéale pour entretenir le patrimoine familial. "Ils sont déjà très impliqués dans la culture. Les jours de foires à Mahébourg, ils se réveillent très tôt et m'accompagnent aux champs pour couper les tiges et autres herbes fines toutes fraîches que j'écoulerai ensuite. Ils nous donnent toujours un coup de main", dit ce dernier. Et si le couple avait une fille, l'impliquerait-il dans la culture? "Il n'y a aucun doute. Je l'aurait fait", assure Mohunparsad Bisasur. "Moi? Non!" affirme de son côté, Ekwan Saveetree. "Mon épouse ne travaille pas au champ. J'ai des employés pour cela."

A Petit Sable les cultivatrices d'oignon ont eu, récemment, une nouvelle mission. Comme si leur rôle: de femmes, mères, d'épouses et d'agricultrices, cumulé, ne leur suffisait pas! Elles ont appris à transformer les oignons "mars". En une année, elles ont réalisé près de 4 000 pots d'achards et d'oignons confits. C'est chez Beedawtee Parahoo, une des agricultrices du village que Prema Bisesar montre fièrement leurs produits. Beedawtee Parahoo, comme une des ses proches, Kamla Bisesar, aussi agricultrice, vit à quelques centimètres de la mer…


La jalousie en couple : de l'amour à l'autodestruction…

Il regarde une jolie fille dans la rue, ou elle parle plus de cinq minutes au téléphone, et elle a des yeux pétillants et voilà que vous sentez la colère vous prendre à la gorge. Qui n'a jamais souffert de ces situations? Qui n'a jamais connu la jalousie : la jalousie de l'autre ou de sa propre jalousie? La jalousie pointe son nez dans de nombreux couples, souvent sans raison... apparente! Est-ce normal? Manque de confiance, projection, refoulement… Zoom sur les motivations cachées derrière cette "possessivité" amoureuse.

"Il est jaloux, ça me rassure, c'est qu'il tient à moi"… Au risque d'en surprendre certain(e)s, ceci est une croyance bien ancrée, d'aucuns estimant que la jalousie est une preuve d'amour. L'éblouissement amoureux confère en effet à l'être aimé toutes les qualités. Cet être parfait, on veut lui plaire et le satisfaire. Dans la première relation qui s'établit, les amoureux se font confiance, envoûtés par un amour fusionnel où l'univers se réduit à eux-mêmes. Cependant cette histoire s'insère dans un contexte social et souvent se superpose alors un nouveau sentiment aux émotions : "L'être dont je suis amoureux est précieux. J'ai de la chance de l'avoir rencontré et je ne dois pas laisser échapper. Je veux qu'il n'appartienne qu'à moi". De la même façon qu'il/elle possède une voiture ou une maison, l'amant(e) "possède" un sentiment amoureux, et craint qu'on ne le lui dérobe. Dès lors, les regards, les marques d'intérêt témoignées à d'autres par la personne aimée inquiètent son partenaire. D'ailleurs, les jaloux utilisent très souvent cet argument : "Je suis désolé, c'est parce que je t'aime que je ne supporte pas qu'on te regarde"… La jalousie n'est souvent qu'une banale revendication de propriétaire face à une mise à l'épreuve de l'amour.

Les origines de la jalousie

"Comment est ta secrétaire?", "Avec qui dînes-tu?", "Pourquoi tu rentres tard?" Le partenaire est assailli d'une cascade de questions. D'autant plus que l'on peut aussi être jaloux de tout et tout le monde : des membres de sa propre famille, des collègues ou des voisins, des commerçants… D'après le Larousse, la jalousie amoureuse est un "sentiment fondé sur le désir de posséder la personne aimée et sur la crainte de la perdre au profit d'un rival". Freud, lui, indique qu'il est tout à fait humain et normal d'éprouver de la jalousie, une émotion qui puise ses origines dans l'enfance. Lorsqu'arrive un petit frère ou une petite sœur, nous craignons d'être abandonnés, délaissés au profit de ce nouveau venu. C'est ainsi que naît un sentiment de jalousie à l'égard de nos frères et sœurs. Plus tard, l'expérience se répète, et cette émotion enfantine rejaillit avec notre conjoint.

Pour certains, la manifestation de la jalousie consiste à vérifier auprès de l'être aimé qu'il est toujours au centre de ses pensées, que les autres ne comptent pas. Le jaloux se tranquillise, tout en prouvant à sa "victime", qu'il est soucieux de lui plaire. Cette jalousie-là, si elle reste légère, montre la bonne santé du couple qui prolonge à plaisir la phase de séduction. Pour d'autres, la peur de perdre le privilège d'être aimé est si forte, qu'elle en devient obsessionnelle. Cette attitude, si elle s'exacerbe, rend l'histoire amoureuse invivable : la victime de la jalousie se sent progressivement prise au piège : chacun de ses gestes ou de ses paroles est sujet à suspicion. Le jaloux, par sa méfiance, étouffe toute expression spontanée chez son partenaire, y compris celle de l'amour.

La femme, séductrice aux aguets v/s l'homme et l'exercice du pouvoir

Justifiée ou non, cette "inquiétude" parasite violemment la relation. Chaque regard du partenaire à un autre, chaque rendez-vous, aussi anodin soit-il, déclenche la suspicion. Les raisons qui conduisent à la jalousie ne sont pas toujours communes aux deux sexes : tandis que la femme jalouse s'angoisse d'être laissée pour compte, l'homme vit la jalousie comme une perte de sa puissance. Pour la femme jalouse, l'amour s'accompagne de la question : "M'aime-t-il vraiment pour ce que je suis?". Issue soit d'un manque d'assurance en soi, soit d'un désir immodéré de possession, la jalousie féminine se construit sur le fantasme que toute femme est une rivale en puissance ; la jalouse évalue les autres femmes, comme elle imagine que l'homme le fait, tout en guettant chez celui-ci le moindre signe de trahison. Sa peur d'être abandonnée est aussi violente que le désir inconscient de dominer l'homme par son exigence amoureuse. L'homme jaloux craint par dessus tout qu'un autre touche sa femme, dispose de son corps, bref, la "possède". Lorsque sa partenaire déploie son charme, il se persuade qu'elle cherche à plaire à d'autres que lui, et ne le supporte pas : il vit cette agression (même si elle est imaginaire) comme une perte de la virilité. Il accepterait que sa femme le quitte, mais il ne peut admettre que ce soit pour quelqu'un d'autre.

Harcèlement psychologique

Dans les deux cas, pourtant, les jaloux poursuivent de leur haine amoureuse non seulement leur partenaire, mais aussi l'hypothétique rival(e). Les jaloux, hommes ou femmes, tourmentent leur partenaire, mais chacun use de méthodes différentes. La femme jalouse cherche des preuves matérielles : odeurs et parfums inhabituels, document oublié dans les poches des vêtements, ou même espionnage du téléphone portable. À la moindre ébauche de preuve, son attitude s'exacerbe, à la hauteur de sa peur d'être abandonnée. Elle pleure, menace… Elle s'efforce de rencontrer sa rivale, tente de la déstabiliser, puis de la dévaloriser aux yeux de son partenaire. Et elle n'hésite pas à fermer la porte au nez de celui qu'elle croyait aimer. L'homme jaloux surveille l'apparence de sa femme et contrôle son emploi du temps, comme si elle était un appendice de lui-même. Toute transgression des habitudes provoque une avalanche de remarques et questions. Il limite son autonomie, fait le vide autour d'elle, en l'isolant de ses amis et de sa famille. S'il pense détenir une preuve de trahison, il peut devenir violent, en l'humiliant ou en démontrant sa force. Il n'a de cesse de la dominer, par tous les moyens, mais pour rien au monde il ne renoncerait à elle!

Lorsque la jalousie devient pathologie

Être un peu contrariée quand son partenaire regarde de près un autre, c'est normal. Mais lorsque l'on passe son temps à l'espionner, à fouiller dans son portable, à le harceler de questions et à l'imaginer dans les bras d'un autre, cela tourne à l'obsession. La jalousie devient alors maladive. On assiste à de grandes scènes, déclenchées par des évènements anodins. Mais le plus souvent le jaloux regrette ensuite ses emportements et ses crises. En fait, on peut distinguer plusieurs éléments qui caractérisent une jalousie pathologique : elle est chronique (et dure depuis plusieurs années) et souvent accompagnée d'actes d'agressivité. Selon les psychologues, la jalousie peut revêtir trois formes principales, de la plus anodine à la pathologique : la jalousie existentielle - elle serait en quelque sorte bénéfique au jaloux (au dépend du conjoint). Celui-ci se sert de cette expérience pour mieux se connaître et développer sa personnalité ; la jalousie névrotique - la jalousie est compulsive : la personne ne peut s'empêcher de l'être, elle ne contrôle pas ce sentiment. De plus elle est obsédante : elle ne pense qu'a ça. Néanmoins, elle n'arrive pas à des extrémités violentes qui peuvent être atteintes dans la jalousie psychotique ; cette forme survient généralement chez des personnalités paranoïaques, caractérisées par une méfiance, une susceptibilité, un orgueil… Dans ces cas, la jalousie est un véritable harcèlement et peut même devenir violente.

La jalousie détruit les gens autour de soi, crée des sentiments de haine mais empêche aussi d'agir et de voir la réalité. Face à une jalousie pathologique, la consultation d'un psychologue ou d'un sexologue reste indispensable. Dans certains cas, une thérapie de couple peut-être utile. La jalousie pathologique peut être normalement vaincue, et permettre de retrouver une vie de couple normale. Car il est possible d'aimer sans se gâcher la vie.. et celle de l'autre!


Vivre avec?

Quoi de plus terrible et de plus démotivant, quand on n'a rien à se reprocher, que de sentir que l'autre n'a pas confiance et s'entendre dire en permanence "je suis sûr(e) que tu me trompes. Je sais que tu me quitteras". On peut, au fil des jours, en avoir assez d'être irréprochable. Voici quelques astuces faciles à mettre en pratique qui devraient vous permettre de surmonter cet instinct de propriété amoureuse au quotidien.

- Listez les situations qui déclenchent un sentiment de jalousie chez vous, et regardez-les objectivement. Inversez les rôles, et demandez-vous si votre chéri aurait raison d'être jaloux à chaque fois que vous parlez à un autre.

- Faites partager vos doutes, vos peurs et vos sentiments à votre compagnon, sans pour autant l'effrayer.

- Descotchez-vous de votre amoureux. S'il sort souvent avec ses amis et vous n'êtes pas convié, il n'invente pas forcément un prétexte pour voir sa maîtresse/son amant. Il a le droit d'avoir une vie privée. Ne vous amusez pas à appeler ses amis pour vérifier. Inutile également de vous "incruster" : vous risquez de vous ennuyer ferme plus qu'autre chose. Accordez-vous du temps chacun de votre côté, profitez de ces plages de liberté.

- Le respect des libertés. Votre partenaire en amour n'est pas votre propriété. Ne pas être jaloux, ce n'est pas de l'indifférence, c'est avant tout une marque de confiance en l'autre.

- Laissez-lui une vie privée! Vous n'avez aucun droit d'épier ses coups de fil ou d'ouvrir son courrier! Imaginez, s'il faisait la même chose. Chacun a droit à son jardin secret, son intimité.

- Ne confondez pas travail et plaisir! S'il est entouré de collègues du sexe opposé, et bon nombre d'entre eux/elles sont séduisant(e)s, inutile de vous monter des films dès qu'il rentre un peu tard du bureau. Si son travail lui prend du temps, il n'a certainement pas envie de se le voir reprocher en rentrant! Essayez plutôt de lui changer les idées, en lui parlant d'autre chose que de son travail.


Cinéma: A l'affiche

Kal Kissne Dekha

Comédie de Vivek Sharma

Avec : Jackie Bhagnani, Vaishali Desai, Rishi Kapoor, Archana Puransing

Avec la grève qui persiste en Inde, les blockbusters tardent à faire leur sortie dans les salles. Les spectateurs doivent se contenter des films à petits budgets. Ce film réunit des comédiens débutants loin des figures traditionnelles du cinéma indien. Ce qui donne une bouffée d'air frais à cette comédie désopilante qui reprend la formule des films où le héros est capable de prédire l'avenir et qui deviendra le cible d'une bande de malfrats. On est tellement pris par les rebondissements constants de cette intrigue qui vise à divertir et qu'on pardonne facilement au réalisateur des erreurs du débutant comme celle de vouloir trop appuyer les choses en présentant, d'une part, un héros doté des pouvoirs magiques et de l'autre côté, un homme assoiffé d'amour.

Nishal Sing, originaire de Chandigard est un jeune homme ordinaire mais aux méthodes peu orthodoxes. Il est très loquace, se remet constamment en question et confectionne des gadgets très compliqués durant ses heures perdues. Il possède un esprit vivace et un charme assez particulier. Il adore sa mère et caresse le rêve de pouvoir étudier dans un institut de recherches scientifiques mais derrière l'ambition de ce jeune homme se cache un lourd secret. Quand il devient un élève du collège tant convoité, il est aux anges et découvre un monde rempli de couleurs et de nouveaux challenges. Il fait de nouveaux amis qui ne le prenne pas au sérieux et le taquine. Il s'embrouille avec Meesha, la fille qu'il aime, qui possède toutefois un mauvais caractère. Nishal finit par être accepter par le groupe et conquérir l'amour de Meesha. Un beau jour, Nihal a des visions à l'effet que Meesha se trouve en danger. Il parvient à la sauver de justesse et révèle ainsi au monde son secret. La nouvelle est relayée à travers le monde que Nihal possède le don de prédire l'avenir. Cependant, des esprits machiavéliques veulent nuire à sa réputation en le manipulant.


Ciné News

Hrithik et Barbara Mori : une scène de baiser dans Kites

Après le fameux baiser de Dhoom 2 entre Hrithik et Aishwarya, Hrithik sera vu dans une autre scène de baiser dans Kites où il embrasse sa partenaire, Barbara Mori, lors du tournage d'une séquence particulièrement dangereuse et difficile à Santa Fe. Hrithik répond à ses détracteurs à propos de cette fameuse scène.

";Pourquoi polémiquons-nous tant sur les baisers? Est-ce que c'est vraiment un gros problème? Notre cinéma n'a-t-il toujours pas évolué? Oui, il y a des scènes où l'on s'embrasse dans le film. Mais rien de bien choquant! En fait, je serais très content et à l'aise de regarder ces scènes avec ma femme, mes enfants et la famille tant elles ne sont pas faites dans le mauvais sens".

";Nous étions supposés sauter du haut d'un toit et avant de le faire, notre réalisateur, Anurag, avait suggéré que j'embrasse Barbara vu que nous faisions quelque chose qui défiait la mort. Alors quand les caméras ont commencé à tourner, je l'ai embrassée sur la joue. Barbara s'est demandée pourquoi je l'avais embrasser sur la joue? Elle m'a donc demandée d'imaginer la même scène avec Suzanne et elle m'a dit: ";Est-ce que tu l'embrasserais sur la joue? J'étais d'accord avec la logique. La scène a donc été recommencée et je l'ai embrassée sur la bouche, comme l'aurait fait un vrai couple dans cette situation".

Shatrugan Sinha, Jaya Pradha et Chiranjeevi au Parlement indien

Trois vedettes du cinéma feront leur entrée au Parlement indien après les législatives qui se sont déroulées, du 16 avril au 13 mai. L'Alliance Unie et Progressiste (UPA), dirigée par le parti Congrès, a enlevé 257 sièges dans 543 sièges du Lok Sabha. Shatrugan Sinha, Jaya Pradha et Chiranjeevi ont été élus députés alors que Vinod Khanna et Shekhar Sumar, deux autres vedettes de Bollywood, ont mordu la poussière. Jeetendra, a, quant à lui, reçu au visage des chaussures, lors d'un rallye. Shatrugan Sinha a été élu à Patna Saheb, circonscription du Bihar et a devancé Shekhar Suman, du parti du Congrès. Shotgun a été ministre dans l'ancien gouvernement d'Atal Bihari Vajpayee.

Jaya Pradha, la candidate du Bharatiya Janta Party a devancé sa rivale du parti du Congrès, Noor Bano Begum par 30 931 voix. L'actrice de Shaarabi, âgée de 47 ans, a recueilli 230 724 voix. Priya Dutt, la députée sortante du parti du Congrès, a été élue, une nouvelle fois. Son frère, l'acteur Sanjay Dutt, n'a pas eu l'autorisation de la cour de briguer les suffrages car il est en liberté conditionnelle. Chiranjeevi de Praja Rajyam Party a été élu à Hyderabad. Son parti a enlevé que 18 des 42 sièges à pouvoir.

Rahul Gandhi, très convoité par les actrices indiennes

Rahul Gandhi, le leader du parti du Congrès est devenu le préféré des actrices indiennes après son écrasante victoire aux dernières élections, en Inde. L'actrice Celina Jaitley ne tarit pas d'éloges pour le fils de feu Rajiv Gandhi et le trouve charmant et sexy. Asin trouve que Rahul possède du sex-appeal, a du charme à en revendre et doté d'une grande intelligence. Amrita Rao voudrait, elle, tourner un film avec le politicien. Sonam Kapoor voudrait quant à elle, une tête-à-tête avec Rahul.


Répertoire Culturel Mauricien

Tristan Bréville : ";Un cadeau à mon pays"

Tristan Bréville, photographe et directeur du Musée de la Photographie, prépare actuellement un Répertoire Culturel Mauricien (RCM). ";C'est un cadeau que je veux offrir à mon pays", dit-il. Ce projet, une production des ressources culturelles de Maurice présenté en DVD, est estimé à Rs 20m.

Ce répertoire culturel qui sera lancé en décembre prochain s'avère un outil précieux pour la recherche d'artistes, d'organismes et d'institutions qui marquent la vie culturelle de Maurice. ";Cela pourrait servir aux medias comme aux passionnés de culture", affirme Tristan Bréville.

Le RCM couvre tous les champs d'activités de l'expression artistique : les arts visuels, la danse, la musique, le chant, les lettres, le théâtre, le patrimoine.

Au total, 5000 noms, d'artistes, peintres, photographes, humoristes, historiens, cinéastes, journalistes rassemblées dans un seul répertoire pratique. Mais aussi des artistes qui ont foulé le sol mauricien, des institutions. On y trouve au Festival de guitare de 1964, les Stardusters, l'esquisse de Port Mathurin de Laerle Joris Joostenzoon datant de 1601, des photos d'Anthony Quinn, photographe, peintre et cinéaste, celles du peintre Philippe Kelly, de Pierre Edmond Pulvénis, cinéaste et animateur de la radio locale, des artistes souvent oubliés ou anonymes.

";Le but c'est de mettre sous un seul toit tous les acteurs culturels mauriciens, faire connaître ses derniers et leurs talents", dit-il. Chacune des entrées précise les coordonnées, une courte biographie et des photos, de la collection personnelle du photographe.

Tristan Bréville a commencé ce projet en 1993 à l'ouverture du Musée de la Photographie à Port-Louis. Les informations recueillies proviennent notamment des archives et de la bibliothèque nationale. Le photographe continue d'entamer des recherches même en se déplaçant en Australie pour aller à la rencontre des artistes. Le directeur du Musée de la photographie invite les artistes à se faire connaître mais aussi la presse écrite à l'aider à répertorier tous les artistes, anonymes ou oubliés. Ce répertoire culturel est le deuxième à Maurice. Un premier a été élaboré par le Ministère des Arts et de la Culture et comporte environ 300 entrées.


Spéciale Fête des Mères

Recettes faciles et conviviales

Cette semaine, pour la fête des mères, nous vous proposons trois recettes faciles à réaliser… même sans l'aide de maman! Pour vous guider, en cuisine, le chef Noël Mooroogen du restaurant Le Jardin, à Port-Louis. Quant aux saveurs, faites-lui confiance! Et tout comme ce chef qui a passé 43 ans dans l'hôtellerie, utilisez des produits frais. En bouche, le résultat ne peut qu'être meilleur. Ces deux plats qui sont souvent servis au restaurant invitent à la convivialité et, à notre avis, sied parfaitement à un repas familial. Noël Mooroogen, qui a décidé de ne pas ranger sa toque après sa retraite, confie qu'il prend toujours plaisir à ravir les papilles de la clientèle. Fini le temps des grandes brigades dans les cuisines en ébullition des hôtels de luxe. Aujourd'hui, dans la quiétude de son jardin, il assure avec une aide, le déjeuner des visiteurs.


Assiette de fruits de mer

Ingrédients:125 g de calamar, 125 g de camaron, 125 g de filet de dorade, 125 g de crevettes, de l'huile d'olive sel et poivre. Pour la sauce au beurre: 15 g de beurre, 15 g de persil, 15 g de poivron rouge, 15 g de poivron vert, 15 g d'oignon et le jus d'une moitié de citron.

Préparation: Coupez le calamar en deux parties. Faites des entailles, en quadrillage, au dos du calamar. Coupez le camaron et le filet de dorade en deux parties. Décortiquez et nettoyez les crevettes. Marinez les fruits de mer dans l'huile d'olive, salez et poivrez. Gardez au réfrigérateur, 4 heures minimum. Faites chauffer 2 cuil. à soupe d'huile d'olive dans une pôele. Faites revenir les fruits de mer 4 minutes de chaque côté sur feu moyen. Entre-temps faites fondre le beurre dans une casserole, ajoutez les poivrons et l'oignon finement détaillés. Incorporez le jus de citron pressé. Réservez. Retirez les fruits de mer. Dressez votre plat et arrosez la sauce au beurre sur les fruits de mer.


Emincé de boeuf à la Strogonoff

Ingrédients: 200 g de filet de boeuf, 2 cuil. à soupe de paprika en poudre, une pincée de sel, une pincée de poivre, 25 g de champignon en boîte, 1/2 tasse de crème fraîche, 1/2 tasse de fond de veau et du persil frisé.

Préparation: Émincez et marinez la viande dans un peu d'huile d'olive, la paprika, le sel et le poivre. Gardez au réfrigérateur, minimum 4 heures. Faites chauffer 2 cuil. à soupe d'huile d'olive dans une poêle. Faites revenir la viande, ajoutez le champignon détaillé. Débarrassez de l'excédent d'huile. Poursuivez la cuisson. Ajoutez le fond de veau, mélangez, puis la crème fraîche. Mélangez bien. Parsemez de persil. Laissez cuire 5 minutes. Accompagnez cette recette de tagliatelle.

Fond de veau: Si vous ne voulez pas vous mettre à la préparation de cette recette ou si vous ne disposez pas de celle-ci, le fond de veau est disponible dans le commerce.


Cocktail Mimi

Joyce Padaruth assure depuis peu la bonne marche du restaurant Le Jardin. A 25 ans, la jeune femme, que tous surnomment Mimi, a déjà une solide expérience en hôtellerie. Les cocktails sont sa spécialité et bientôt certains trouveront bonne place sur la carte. Pour la Fête des Mères, Joyce Padaruth a sorti le mixer pour réaliser une de ses créations, le cocktail Mimi. Suivez ses explications. "Passez la moitié d'une pomme verte, la moitié d'un ananas, une demi tasse de jus de letchi en boîte et le jus d'une orange pressé au mixer. Versez un peu de sirop de fraise dans le verre, puis le cocktail. Pour le cocktail Mimi avec alcool, procédez sans l'orange et le sirop de fraise. Ajoutez une goutte d'alcool blanc de votre choix." Mais attention, allez-y doucement avec l'alcool!


Forum

Mélanie de Cité La Cure. Je ne manque jamais vos recettes dans Week-End Sunlights. Mes trois enfants, mon mari et moi-même, adorons la pâtisserie. Votre page cuisine m'aide beaucoup. Quand je fais de la pâtisserie, cela me détend. Récemment, j'ai essayé de faire des croissants mais cela n'a pas donné de bons résultats. Les croissants n'ont pas gonflé comme il fallait et n'étaient pas croustillants. Merci de bien vouloir me donner quelques conseils.

Nadine Catherine, Food Trainer Constance Hospitality Academy. Cela arrive lorsque le four n'est pas ventilé. Placez un bol d'eau dans le four durant la cuisson de vos croissants. Mais encore travaillez bien la pâte.

Boîte à questions

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Brèves

Aide aux Artistes de Théâtre: Éclaircissement et propositions

À l'annonce de l'aide partielle consacrée aux artistes de théâtre dans le cadre de l'exercice budgétaire 2009/2010, notamment pour la location des infrastructures de représentation pour les trois dernières répétitions et la soirée de gala, le Front des Artistes de Théâtre (FAT) constitué de la Troupe Favory, de l'Academy of Film & Theatre, de la Trup Sapsiway, de Komiko, de l'Ecole philarcomique, de l'Atelier Pierre Poivre, de la Comédie Mauricienne, et de Dark Crystal de Rodrigues, a tenu une conférence de presse jeudi au Centre Marie Reine de la Paix.

Le FAT craint que les décisions n'aboutissent pas toujours. ";Toute aide est la bienvenue mais l'expérience nous a montré que les décisions prises ne sont pas implemented et n'aboutissent pas. Nous souhaitons avoir un éclaircissement concernant cette mesure, connaître les procédures et les conditions", affirme Henry Favory, président du FAT.

Ont aussi été abordées des propositions au gouvernement parmi lesquelles: figurer le théâtre dans le curriculum, recrutement d'un professeur de théâtre dans les institutions scolaires et un directeur artistique dans les théâtres existants, la création d'un Trust fund pour aider les artistes et financer les groupes théâtraux et leurs projets, entre autres.

Quant à Lindsay Mootien de l'Ecole philarcomique, il propose que le gouvernement mette à leur disposition deux véhicules de théâtre et leur ";donner la possibilité d'apporter le théâtre vers les gens".

Le FAT demande aussi un recensement des salles de théâtre à Maurice, le théâtre de Port-Louis ainsi que le Plaza étant en rénovation.

Gemmologie: Visite guidée du nouveau laboratoire de l'Assay Office

L'Assay Office a ouvert, cette semaine, les portes de son nouveau laboratoire de gemmologie aux bijoutiers en vue de la faire découvrir ses derniers équipements servant aux tests d'authenticité des pierres précieuses et semi-précieuses. Inauguré le 5 mars dernier, ce laboratoire, qui se trouve au 11e étage de Ken Lee Tower à Port-Louis, est géré par deux techniciens formés durant trois mois et demi à la Gemmological Institute of India.

Le laboratoire qui ne fournit aucune évaluation marchande des pierres, délivre aux professionnels ainsi qu'aux particuliers des attestations scientifiquement garanties. Un consommateur peut, s'il le souhaite, obtenir contre paiement confirmation de la nature du produit acheté en s'adressant au laboratoire de gemmologie de l'Assay Office.

A ses Journées de l'élevage: Meaders Feeds réfléchit aux nouveaux enjeux de l'élevage

C'est autour des nouveaux enjeux de l'élevage qu'était organisée, cette semaine, la 6e édition des Journées de l'élevage. Initiative de Meaders Feeds, entreprise locale spécialisée dans la production de nourriture pour animaux, ces journées qui se sont déroulées mercredi et jeudi à l'Aventure du Sucre ont vu la participation de quelque 500 participants, notamment, des cadres de grandes entreprises d'élevage.

De petits et moyens éleveurs de poulet de chair, de porcs et de vaches laitières de Maurice mais aussi de Madagascar et de Rodrigues y ont aussi participé. Ces journées ont, notamment, vu l'organisation d'un séminaire animé par des experts venant de l'île de la Réunion et de l'Afrique du Sud.



m a g a z i n e WEEK-END --- dimanche 31 mai 2009