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Accusé dans une affaire de drogue
Le notaire Vinay Deelchand acquitté
Le notaire Vinay Deelchand, arrêté en 2004 et accusé
d'une charge formelle de possession de 825 grammes d'héroïne,
a été acquitté en cour d'Assises. Le juge
Paul Lam Shang Leen, qui a prononcé le verdict d'acquittement,
a conclu que le principal témoin à charge, à
savoir Antoine Chetty, n'était pas convaincant.
"Difficult to believe". C'est en ces termes que
le juge Lam Shang Leen s'est référé au témoignage
d'Antoine Chetty, et a de ce fait prononcé un verdict d'acquittement
en faveur de l'accusé. Celui-ci, le notaire Vinay Deelchand,
avait été arrêté des suites d'une opération
de l'ADSU au domicile d'Antoine Chetty le 24 mars 2004, à
Solférino, Vacoas. Des suites de cette opération,
825 grammes d'héroïne, d'une valeur de plus de Rs
8 millions, avait été saisie. Chetty, qui était
alors le bras droit du notaire Deelchand, avait formellement incriminer
ce dernier, en affirmant à la police que c'est le notaire
qui lui avait confié la charge de cette drogue, avant de
prendre l'avion pour un voyage d'affaires à Madagascar.
Selon Chetty, Vinay Deelchand avait formulé l'intention
de récupérer cette drogue à son retour.
Dans l'énoncé de sa décision, le juge Lam
Shang Leen devait aussi faire état du fait qu'à
plusieures reprises, alors qu'Antoine Chetty déposait dans
le cadre de ce procès, l'avocat de la poursuite avait dû
lui rafraîchir la mémoire à plusieures reprises.
Me Jacques Panglose, qui assurait la défense de Vinay Deelchand,
avait, pour sa part, dans sa plaidoierie, insisté sur le
fait que son client était innocent, allant jusqu'à
revenir au pays après son voyage à Madagascar, tout
en étant pleinement conscient des accusations portées
contre lui par Antoine Chetty.
Me Joanne Moutou-Leckning, qui représentait l'accusation,
avait pour sa part insisté sur le fait qu'Antoine Chetty
était un témoin "crédible",
qui n'avait également pas hésité à
avouer des délits qu'il avait lui-même commis dans
le passé. Dans cette affaire de possession de 825 grammes
d'héroïne, Antoine Chetty avait plaidé coupable
devant la cour d'assises et avait écopé de douze
ans de prison.
Après l'acquittement de son client, dans une déclaration
à la presse, Me Panglose a déclaré qu'il
s'agissait là d'une des "plus belles victoires"
de sa carrière.
Dans la soirée de mardi
Deux morts sur l'autoroute à Bois-Marchand
Un accident de la route a fait deux victimes dans la soirée
de mardi, sur l'autoroute, à la hauteur de Bois-Marchand,
Terre-Rouge. Les deux victimes sont Marie Georgette Magon, 63
ans et Jacques Désiré Magon, 29 ans. Tous deux sont
des habitants de Cap Malheureux. Une troisième personne,
qui était en leur compagnie, à savoir Quincy Cynthia
Labavarde, 14 ans, a été, pour sa part, grièvement
blessée.
Selon les indications recueillies par Week-End concernant
ce double accident fatal, il ressort que c'est aux alentours de
19h50 que celui-ci est survenu. Selon certaines sources proches
des enquêteurs, il ressort que les trois personnes auraient
été en train de traverser l'autoroute, quand elles
ont été toutes trois fauchées par un véhicule.
Alertée, le Service d'Aide Médical d'Urgence
(SAMU) est arrivée sur place et a constaté le
décès de Mme Magon. Les deux autres blessés,
qui respiraient encore, ont été transporté
d'urgence à l'hôpital Sir Seewoosagur Ramgoolam,
à Pamplemousses. Peu après leur arrivée à
l'hôpital, l'un des deux blessés, en l'occurence
Jacques Désiré Magon, devait rendre l'âme
à son tour.
Sur les lieux de l'accident, la police de Terre-Rouge ne devait
retrouver, en tout et pour tout, qu'une plaque d'immatriculation
portant le numéro 2211 OC 92. Durant la même soirée,
un habitant de Plaine-des-Papayes, Mohamad Reshad Ahmed, 47 devait
se rendre au poste de police de sa localité et déclarer
aux policiers être l'auteur de cet accident. Il devait alors
être arrêté. Son alcotest devait se révéler
être négatif.
Enquêtes policières
Deux graves agressions enregistrées la veille du 1er
mai
La police enquête actuellement sur deux graves agressions
survenues jeudi, à Roche Terre et à Baie du Tombeau.
Dans le premier cas précité, un suspect, qui n'est
autre que le fils de la victime, a été appréhendé.
Dans le premier cas, survenu à Allée Mangues, Roche
Terre, aux alentours de 13h30, Dewantee Haurdhan, 76 ans, a été
agressée par son fils, Vivekanand; 44 ans. Ce dernier l'aurait
pourchassé avec un couteau de cuisine, avant d'essayer
de l'immoler. Il a également mis le feu à la maison
de sa mère. La police de Piton, mandée sur les lieux,
a pu circonscrire l'incendie, qui a cependant fait des dégâts
matériels. La police a pu procéder à l'arrestation
du suspect, qui devrait comparaître en cour lundi, pour
tentative de meurtre et crime d'incendie.
A Baie du Tombeau, dans la même soirée, la police
a découvert John Stanley Collet, 30 ans, gisant dans son
arrière cour, à cité Florida, Baie du Tombeau.
Il portait de sérieuses blessures à la tête.
Il devait être transporté d'urgence à l'hôpital
Dr Jeetoo, Port-Louis, pour des soins. Son état est jugé
sérieux. La police enquête sur le mobile de cette
agression et recherche son auteur.
Attaques contre des Salesmen
Plus de Rs 60 000 emportées
Deux Salesmen ont été attaqués, durant
la semaine, à Notre Dame, près de Montagne-Longue,
et à La Marie, respectivement. Le butin emporté
excède Rs 60 000. D'autre part, la police a appréhendé
un présumé agresseur de passants dans la capitale.
Aux alentours de 16h, mardi, un Salesman de 50 ans, employé
par la compagnie Fine Food Marketing, qui livrait des produits
surgelés à la boutique Fowdar, à Notre-Dame,
en compagnie d'un Helper a été attaqué
par deux inconnus, qui étaient armés de sabres.
Sous la menace de leurs armes tranchantes, ils devaient contraindre
le Salesman à leur remettre la somme de Rs 25 000
qu'il avait en sa possession. La police a ouvert une enquête
sur les circonstances de cette attaque à main armée.
Jeudi, aux alentours de 13h15, un autre Salesman qui livrait des
produits dans une boutique de La Marie, en compagnie de deux Helpers,
a lui aussi été attaqué par deux inconnus,
également armés de sabres. Ces inconnus circulaient
à moto. Ils devaient faire main basse sur le téléphone
cellulaire du Salesman, sa carte bancaire, ainsi que deux
chèques totalisant Rs 43 328, avant de prendre la fuite.
La police enquête également sur ce cas.
Par ailleurs, en début de semaine, les policiers Bundhooa,
Mootoosamy et Veeren, affectés à la Divisional
Support Unit (DSU) de Port-Louis Sud, ont procédé
à l'arrestation d'un individu, aux abords du Jardin de
La Compagnie. Ce dernier, Désiré Jacquelin Laprovidence,
33 ans, habitant cité Valijee, avait en sa possession deux
téléphones cellulaires, trois SIM Cards, une carte
bancaire, un médaillon en or, et deux cutters. Il
a été arrêté et détenu. Laprovidence
est soupçonné d'avoir attaqué plusieurs passants
dans la capitale. L'enquête policière suit son cours.
Law and Order
Fortes tensions à Camp-de-Masque dimanche
Camp-de-Masque a véçu une soirée dominicale
très mouvementée, des suites d'une agression. Pendant
quatre heures dimanche dernier, la Special Supporting Unit (SSU)
et des membres de la force régulière ont dû
contenir quelques 300 personnes en colère. Des suites de
ces incidents, six véhicules de police ont été
endommagés. Plusieurs suspects ont été arrêtés
dans le cadre de ces incidents.
C'est dans le courant de l''après-midi de dimanche dernier
que les choses se sont envenimées lors d'une dispute entre
voisins. Saurab Saumratty, 46 ans, avait eu une discussion avec
deux frères, Mervin et Abraham Sunassee. Il avait accusé
un des Sunnassee d'avoir d'avoir obstrué l'accès
à son domicile avec une voiture conduite par un dénommé
Umanand Seewooram. Les propos vitrioliques échangés
entre les deux parties devaient rapidement connaître une
escalade. Saurab Saumratty aurait été agressé
par les deux frères Sunassee. Puis, l'un des deux frères
aurait asséné trois coups d'arme tranchante à
Saurab Saumratty, tandis que l'autre frère le maintenait.
Grièvement blessé, Saurab Saumratty devait être
transporté d'urgence par la police à l'hôpital
de Flacq. Néanmoins, il devait être en mesure de
relater aux policiers les circonstances de son agression. Les
détails entourant celle-ci devait alors provoquer la colère
des habitants de route Royale, Camp-de-Masque. Vers 18h, une cinquantaine
d'habitants de la localité devaient obstruer la route,
contraignant les usagers de la route à bifurquer par le
village de L'Unité afin de rallier St-Julien d'Hotman.
Une partie des manifestants, voulant se faire justice, devait
pourchasser Abraham Sunnassee, l'un des principaux suspects de
l'agression de Saurab Saumratty.
En effet, dans un premier temps, moins d'une cinquantaine de personnes
se sont rassemblées le long de la route Royale, créant
des désordres. Le trafic routier fut dévié
par L'Unité jusqu'à St-Julien d'Hotman. Une partie
des manifestants devait prendre en chasse l'un des présumés
agresseurs, en l'occurrence Abraham Sunnassee. Trois constables,
à savoir les policiers Jhurry, Ramsamy et Aujgibee qui
étaient en patrouille dans la région, devaient voler
à la rescousse d'Abraham Sunnasee, qui leur doit une fière
chandelle.
Dans la foulée, un véhicule de la police immatriculé
209 RM 08, qui avait à son bord un des suspects de l'agression
initiale, devait être copieusement lapidé et endommagé.
Mais les policiers parvinrent à regagner le poste de police
de la localité pour assurer la sécurité d'Abraham
Sunassee. Dans sa déposition, ce dernier devait indiquer
qu'il aurait été agressé par un dénommé
Doudoul Ravathon, alias Long. Celui-ci aurait endommagé
un panneau de vitre de sa boutique. L'autre frère Sunassee
devait également se rendre au poste de police au sujet
de l'agression à l'arme blanche de Saurab Saumratty.
Peu avant 20 heures, une importante foule hostile devait s'amasser
devant le poste de police de Camp-de-Masque. Certains d'entre
eux devaient tenter de faire irruption dans la "Charge
Room" pour retrouver Abraham Sunassee. La colère
allait crescendo et dans le courant de la soirée,
ils étaient au moins 300 personnes à conspuer la
police et à lancer des pierres en direction du poste de
police de la localité. Les suspects s'y trouvaient toujours.
Les renforts étaient alors une nécessité:
ceux-ci arrivèrent des postes de police de Quartier-Militaire,
de Lallmatie, de Brisée-Verdière, de Trou d'Eau-Douce
et de la Police du Transport. Deux sections de la SSU furent également
dépêchées sur les lieux en vue de rétablir
l'ordre.
Avec ce déploiement musclé de la police, la tension
allait baisser vers 22 h 30 avec un début de dispersion
de la foule. À 23 30, la situation était retournée
à la normale. Les véhicules de la police immatriculés
GM 8474, GM 8591, GM 8688, 209 RM 08 et 253RM 04 ont été
endommagés lors de ces incidents. L'assistant commissaire
de police Booyjoo et le surintendant de police Chummun, ont dû
faire le déplacement sur les lieux des incidents pour coordonner
l'action policière en vue de ramener l'ordre. Plusieurs
suspects devaient être par la suite, arrêtés
et traduits en cour de Flacq. Les frères Sunassee ont été
placés, quant à eux, en détention, sous une
charge provisiore d'agression avec préméditation.
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