f a i t s   d i v e r s WEEK-END --- dimanche 3 mai 2009



  En désaccord avec les estimations des meetings du 1er Mai ... - Des partisans du MSM s'attaquent aux bureaux de la Sentinelle
  Accusé dans une affaire de drogue - Le notaire Vinay Deelchand acquitté
  Dans la soirée de mardi - Deux morts sur l'autoroute à Bois-Marchand
  Enquêtes policières - Deux graves agressions enregistrées la veille du 1er mai
  Attaques contre des Salesmen - Plus de Rs 60 000 emportées
  Law and Order - Fortes tensions à Camp-de-Masque dimanche


En désaccord avec les estimations des meetings du 1er Mai ...

Des partisans du MSM s'attaquent aux bureaux de la Sentinelle

Le groupe de presse La Sentinelle, imprimeur des journaux l'Express et 5- Plus et également propriétaire de Radio 1 (station de radio privée ) a été la cible, hier après-midi, d'une violente manifestation dite de la part d'une centaine de partisans du Mouvement socialiste militant ( MSM ). Les choses ont dégénéré à un certain moment, lorsque des manifestants surexcités ont voulu enfoncer la porte menant aux bureaux de 5-Plus et à Radio One dans l'intention d'y pénétrer. Dans la mêlée, un garde de sécurité a été menacé et bousculé alors qu'il tentait de secourir un collègue qui était, lui, encerclé et un panneau de vitre a volé en éclats.Malgré la proximité immédiate des Casernes centrales, la police a mis plus d'une vingtaine de minutes pour arriver sur les lieux de l'incident. Elle s'est contentée de faire dégager la chaussée et n'a procédé à aucune interpellation. Dirigeants, meneurs du MSM et leurs partisans ont ainsi regagné le siège de leur parti, au Sun Trust, sans être inquiétés outre mesure ...Dans un communiqué adressé à l'ensemble des journaux et radios du pays, M. Jean - Claude de l'Estrac, Directeur exécutif de La Sentinelle, a qualifié l'incident " d'extrêmement grave et qui ne doit pas être minimisé". Selon M. de L'Estrac, " C'est du terrorisme. Un terrorisme organisé par un parti paragouvernemental sous l'oeil bienveillant de la police et mené par un député en présence d'un ancien Attorney General".

L'incident a débuté vers 14 h 30. Jusque-là tout le quartier comprenant l'église Immaculée conception et les rues Brown Sequard et St. Georges où se trouvent les bureaux du groupe de presse La Sentinelle était d'un calme typique d'un samedi après-midi normal. Soudain on entendit des clâmeurs venant de l'angle des rues Mère Barthelmy et St. Georges. Près d'une centaine de personnes, dont certains arborant la couleur orange du Mouvement Socialiste Mauricien et munies de pancartes scandent des slogans contre le journal l' Express. On remarque vite que le meneur, un porte-voix en mains, n'est autre que M. Sowkhatally Soodhun, le député correctif de Phoënix-La Caverne et président par intérim du parti dirigé par Pravind Jugnauth, le fils du Président de la République. Mais, il y a également parmi les manifestants les députées Leela Devi Dhookun-Lutchman, Sheila Grenade, Fawzila Jeewah - Daureeawoo et l'ancien Attorney-General, Me. Emmanuel Leung Shing. Ce dernier à l'air plutôt inquiet... Les manifestants se déploient très vite devant les bureaux de Radio One et lancent des insultes et des menaces contre l'Express, Jean - Claude de l'Estrac et Raj Meetarbhan, le rédacteur en chef du journal. Des copies du journal sont brûlées.

Emmanuel Leung Shing ; " pas fer sa !"

Ils affirme qu'ils sont là pour " protester contre le fait que l' Express a chiffré l'assistance présente au meeting du MSM du 1er mai, à Place de la Gare, à St. Pierre, à seulement 4000 personnes". D'abord sur le parvis de l'église Immaculée conception situé en face des bureaux de La Sentinelle, des manifestants choisissent de bloquer complètement la chaussée et certains, précédés par M. Soodhun, vont se mettre carrément sur les perrons des bureaux du groupe de presse. Un vigile tente de les faire partir, mais il est pris à parti. M. Emmanuel Leung Shing essaie de les calmer . " Pas fer sa !" dit-il, mais en vain. Un autre vigile, mais sans uniforme celui - là, que les manifestants qualifient de " bouncer ", tente de secourir son collègue, mais il est bousculé à son tour. Il a tout juste le temps de se réfugier à l'intérieur et parvient s'échapper par un escalier après avoir refermé la porte derrière lui. Ses poursuivants frustrés parmi un certain Dawood particulièrement en colère brise un panneau de vitre de la dite porte . Jusqu'à ce moment-là, le personnel de Radio One reste cloîtré à l'intérieur de la station. Mais, le personnel de 5-Plus lui assiste à toute la scène depuis le troisième étage. L'un des membres de l'hebdomadaire prend des photos, mais une photo-journaliste, plus brave, descend l'escalier extérieur pour photographier de plus près les manifestants. Elle manque de peu de prendre à la figure un éclat de vitre que lui jette un manifestant ! Imperturbable, elle mitraille avec sa caméra...

S. Soodhun ; "na pas asté l'Express"

Le député Sowkhatally Soodhun prend ensuite la parole et vocifère à travers son porte voix que " ce n'est qu'enn warning que les partisans du MSM donne à l'Express pouki li arett fanne c... et pour que ce journal arrête dans sa démarche visant à décourager les dirigeants et les membres du parti". M. Soodhun se demande "de quel droit l'Express se permet de chiffrer le nombre de personnes au meeting du MSM après avoir lui même annoncé qu'il boycottera les activités et les conférences de presse du MSM et après avoir fait savoir qu'il ne publiera même plus le nom du parti ?"

Toujours selon M. Soodhun, "Jean - Claude de l'Estrac et Raj Meetarbhan se grattent le postérieur dans leurs bureaux et se fient aux estimations d'un journaliste envoyé lui sur le terrain, mais si ce journaliste ne sait pas estimer convenablement une foule, ce n'est pas au MSM d'en souffrir. Les dirigeants, les agents et les partisans du MSM viennent de remporter l'élection partielle de Moka - Quartier militaire, ils se sont donné la peine, se sont épuisés pour remplir la Place de la Gare de St. Pierre, une des plus spacieuses du pays ( toujours d'après M. Soodhun ) et l'Express n'y a trouvé seulement 4000 personnes pour le meeting de la fête du Travail" .

Toujours selon M. Sowkhatally Soodhun, " mem Premié minis dans so meeting à Vacoas finn dirr ki éna plis boukou dimunn dans St. Pierre ki à Rose - Hill ( ndlr; au meeting du Mouvement Militant Mauricien ). Si Premié miniss fin dirr sa li sirma finn gagn so l'information avec SSS. Mé Raj Meetarbhan li finn truvé ki ti éna moinss parkib le enn S...... Béranzé".

Le président par intérim du MSM déclare qu'il a dû "respect pour les autres journaux du pays et pour leur rédacteurs en chef parce qu'il sont justes", mais "que les partisans du MSM n'accepteront pas que l'Express continue dans son entreprise visant à saper leur confiance dans leur parti". " C'est enn warning ki nou pé donné et nou pé dirr nou bann partisans n'a pas asté l'Express", s'est écrié M. Soodhun tout en affirmant qu'en 1982, Paul Bérenger lui-même avait appelé à boycotter l'Express lorsqu'il ne fut pas satisfait du traitement que ce journal accordait au MMM".

La police ... règle la circulation

A ce stade, une dizaine d'éléments de la Police régulière arrive. Le langage de M. Soodhun devient subitement un peu plus modéré. Mais, alors que certains observateurs s'attendaient à ce que les représentants de l'ordre procèdent à des arrestations - comme ils n'avaient pas manqué d'embarquer Harish Boodhoo et les 34 victimes de la Sale by Levy qui, pourtant, eux manifestaient pacifiquemment aux abords de la Cour il y a deux semaines - la police s'est contenter de faciliter la circulation et de se déployer en face des bureaux du groupe de presse. Après une bonne dizaine de minutes supplémentaires, dirigeants manifestants et partisans excités se sont dispersés non sans menacer de revenir et de " crazer si bizin la prosenn fois".


Jean - Claude de l'Estrac : "c'est du terrorisme "

Dans son communiqué circulé à ses confrères, à la suite de la manifestation, le directeur exécutif de la Sentinelle, M. Jean - Claude de l'Estrac, a affirmé que ce qui s'est passé " est extrêmement grave et ne doit pas être minimisé. C'est du terrorisme. Un terrorisme organisé par un parti paragouvernemental sous l'oeil bienveillant de la police et mené par un député en présence d'un ancien Attorney General".

" De quoi se plaint le MSM ? Depuis maintenant deux ans, le MSM mène campagne contre l'Express parce que Pravind Jugnauth n'est pas satisfait de l'estimation faite par nos journalistes des foules qu'il rassemble à ses diverses manifestations. Depuis, il ne nous invite plus à ses conférences de presse et aux activités de son parti et a demandé à ses partisans de boycotter le journal. Nous avons réagi à ce boycott", écrit M. de l'Estrac.

Puis, il ajoute que " exceptionnellement, pour le 1er Mai, afin d'informer complètement nos lecteurs, l'Express a couvert le meeting du MSM à St. Pierre et notre journaliste Patrick Hilbert a estimé la foule présente à 4000 personnes. Pravind Jugnauth n'est toujours pas content. Peut-être que le journaliste Patrick Hilbert s'est trompé. Nous faisons amende honorable: il y avait sûrement 40000 personnes. Je crois que c'est plus proche du poids réel du parti de Monsieur Jugnauth, qui comme chacun le sait, est de loin le premier parti du pays. Il l'a d'ailleurs dit à St. Pierre, et s'apprête à prendre le pouvoir. Et nous tremblons ... ".


La NEPA condamne

La News Editors and Publishers' Association (NEPA) a, dans un communiqué émis hier, exprimé son indignation et condamné sans réserve les incidents qui se sont produits à Port-Louis devant les locaux de Radio One/La Sentinelle hier.

La NEPA précise que la méthode choisie par le MSM pour réfuter une information, qu'il estime incorrecte, bafoue les principes de la démocratie, constitue une attaque directe à la liberté d'expression ...


Accusé dans une affaire de drogue

Le notaire Vinay Deelchand acquitté

Le notaire Vinay Deelchand, arrêté en 2004 et accusé d'une charge formelle de possession de 825 grammes d'héroïne, a été acquitté en cour d'Assises. Le juge Paul Lam Shang Leen, qui a prononcé le verdict d'acquittement, a conclu que le principal témoin à charge, à savoir Antoine Chetty, n'était pas convaincant.

"Difficult to believe". C'est en ces termes que le juge Lam Shang Leen s'est référé au témoignage d'Antoine Chetty, et a de ce fait prononcé un verdict d'acquittement en faveur de l'accusé. Celui-ci, le notaire Vinay Deelchand, avait été arrêté des suites d'une opération de l'ADSU au domicile d'Antoine Chetty le 24 mars 2004, à Solférino, Vacoas. Des suites de cette opération, 825 grammes d'héroïne, d'une valeur de plus de Rs 8 millions, avait été saisie. Chetty, qui était alors le bras droit du notaire Deelchand, avait formellement incriminer ce dernier, en affirmant à la police que c'est le notaire qui lui avait confié la charge de cette drogue, avant de prendre l'avion pour un voyage d'affaires à Madagascar. Selon Chetty, Vinay Deelchand avait formulé l'intention de récupérer cette drogue à son retour.

Dans l'énoncé de sa décision, le juge Lam Shang Leen devait aussi faire état du fait qu'à plusieures reprises, alors qu'Antoine Chetty déposait dans le cadre de ce procès, l'avocat de la poursuite avait dû lui rafraîchir la mémoire à plusieures reprises. Me Jacques Panglose, qui assurait la défense de Vinay Deelchand, avait, pour sa part, dans sa plaidoierie, insisté sur le fait que son client était innocent, allant jusqu'à revenir au pays après son voyage à Madagascar, tout en étant pleinement conscient des accusations portées contre lui par Antoine Chetty.

Me Joanne Moutou-Leckning, qui représentait l'accusation, avait pour sa part insisté sur le fait qu'Antoine Chetty était un témoin "crédible", qui n'avait également pas hésité à avouer des délits qu'il avait lui-même commis dans le passé. Dans cette affaire de possession de 825 grammes d'héroïne, Antoine Chetty avait plaidé coupable devant la cour d'assises et avait écopé de douze ans de prison.

Après l'acquittement de son client, dans une déclaration à la presse, Me Panglose a déclaré qu'il s'agissait là d'une des "plus belles victoires" de sa carrière.


Dans la soirée de mardi

Deux morts sur l'autoroute à Bois-Marchand

Un accident de la route a fait deux victimes dans la soirée de mardi, sur l'autoroute, à la hauteur de Bois-Marchand, Terre-Rouge. Les deux victimes sont Marie Georgette Magon, 63 ans et Jacques Désiré Magon, 29 ans. Tous deux sont des habitants de Cap Malheureux. Une troisième personne, qui était en leur compagnie, à savoir Quincy Cynthia Labavarde, 14 ans, a été, pour sa part, grièvement blessée.

Selon les indications recueillies par Week-End concernant ce double accident fatal, il ressort que c'est aux alentours de 19h50 que celui-ci est survenu. Selon certaines sources proches des enquêteurs, il ressort que les trois personnes auraient été en train de traverser l'autoroute, quand elles ont été toutes trois fauchées par un véhicule. Alertée, le Service d'Aide Médical d'Urgence (SAMU) est arrivée sur place et a constaté le décès de Mme Magon. Les deux autres blessés, qui respiraient encore, ont été transporté d'urgence à l'hôpital Sir Seewoosagur Ramgoolam, à Pamplemousses. Peu après leur arrivée à l'hôpital, l'un des deux blessés, en l'occurence Jacques Désiré Magon, devait rendre l'âme à son tour.

Sur les lieux de l'accident, la police de Terre-Rouge ne devait retrouver, en tout et pour tout, qu'une plaque d'immatriculation portant le numéro 2211 OC 92. Durant la même soirée, un habitant de Plaine-des-Papayes, Mohamad Reshad Ahmed, 47 devait se rendre au poste de police de sa localité et déclarer aux policiers être l'auteur de cet accident. Il devait alors être arrêté. Son alcotest devait se révéler être négatif.


Enquêtes policières

Deux graves agressions enregistrées la veille du 1er mai

La police enquête actuellement sur deux graves agressions survenues jeudi, à Roche Terre et à Baie du Tombeau. Dans le premier cas précité, un suspect, qui n'est autre que le fils de la victime, a été appréhendé.

Dans le premier cas, survenu à Allée Mangues, Roche Terre, aux alentours de 13h30, Dewantee Haurdhan, 76 ans, a été agressée par son fils, Vivekanand; 44 ans. Ce dernier l'aurait pourchassé avec un couteau de cuisine, avant d'essayer de l'immoler. Il a également mis le feu à la maison de sa mère. La police de Piton, mandée sur les lieux, a pu circonscrire l'incendie, qui a cependant fait des dégâts matériels. La police a pu procéder à l'arrestation du suspect, qui devrait comparaître en cour lundi, pour tentative de meurtre et crime d'incendie.

A Baie du Tombeau, dans la même soirée, la police a découvert John Stanley Collet, 30 ans, gisant dans son arrière cour, à cité Florida, Baie du Tombeau. Il portait de sérieuses blessures à la tête. Il devait être transporté d'urgence à l'hôpital Dr Jeetoo, Port-Louis, pour des soins. Son état est jugé sérieux. La police enquête sur le mobile de cette agression et recherche son auteur.


Attaques contre des Salesmen

Plus de Rs 60 000 emportées

Deux Salesmen ont été attaqués, durant la semaine, à Notre Dame, près de Montagne-Longue, et à La Marie, respectivement. Le butin emporté excède Rs 60 000. D'autre part, la police a appréhendé un présumé agresseur de passants dans la capitale.

Aux alentours de 16h, mardi, un Salesman de 50 ans, employé par la compagnie Fine Food Marketing, qui livrait des produits surgelés à la boutique Fowdar, à Notre-Dame, en compagnie d'un Helper a été attaqué par deux inconnus, qui étaient armés de sabres. Sous la menace de leurs armes tranchantes, ils devaient contraindre le Salesman à leur remettre la somme de Rs 25 000 qu'il avait en sa possession. La police a ouvert une enquête sur les circonstances de cette attaque à main armée.

Jeudi, aux alentours de 13h15, un autre Salesman qui livrait des produits dans une boutique de La Marie, en compagnie de deux Helpers, a lui aussi été attaqué par deux inconnus, également armés de sabres. Ces inconnus circulaient à moto. Ils devaient faire main basse sur le téléphone cellulaire du Salesman, sa carte bancaire, ainsi que deux chèques totalisant Rs 43 328, avant de prendre la fuite. La police enquête également sur ce cas.

Par ailleurs, en début de semaine, les policiers Bundhooa, Mootoosamy et Veeren, affectés à la Divisional Support Unit (DSU) de Port-Louis Sud, ont procédé à l'arrestation d'un individu, aux abords du Jardin de La Compagnie. Ce dernier, Désiré Jacquelin Laprovidence, 33 ans, habitant cité Valijee, avait en sa possession deux téléphones cellulaires, trois SIM Cards, une carte bancaire, un médaillon en or, et deux cutters. Il a été arrêté et détenu. Laprovidence est soupçonné d'avoir attaqué plusieurs passants dans la capitale. L'enquête policière suit son cours.


Law and Order

Fortes tensions à Camp-de-Masque dimanche

Camp-de-Masque a véçu une soirée dominicale très mouvementée, des suites d'une agression. Pendant quatre heures dimanche dernier, la Special Supporting Unit (SSU) et des membres de la force régulière ont dû contenir quelques 300 personnes en colère. Des suites de ces incidents, six véhicules de police ont été endommagés. Plusieurs suspects ont été arrêtés dans le cadre de ces incidents.

C'est dans le courant de l''après-midi de dimanche dernier que les choses se sont envenimées lors d'une dispute entre voisins. Saurab Saumratty, 46 ans, avait eu une discussion avec deux frères, Mervin et Abraham Sunassee. Il avait accusé un des Sunnassee d'avoir d'avoir obstrué l'accès à son domicile avec une voiture conduite par un dénommé Umanand Seewooram. Les propos vitrioliques échangés entre les deux parties devaient rapidement connaître une escalade. Saurab Saumratty aurait été agressé par les deux frères Sunassee. Puis, l'un des deux frères aurait asséné trois coups d'arme tranchante à Saurab Saumratty, tandis que l'autre frère le maintenait.

Grièvement blessé, Saurab Saumratty devait être transporté d'urgence par la police à l'hôpital de Flacq. Néanmoins, il devait être en mesure de relater aux policiers les circonstances de son agression. Les détails entourant celle-ci devait alors provoquer la colère des habitants de route Royale, Camp-de-Masque. Vers 18h, une cinquantaine d'habitants de la localité devaient obstruer la route, contraignant les usagers de la route à bifurquer par le village de L'Unité afin de rallier St-Julien d'Hotman. Une partie des manifestants, voulant se faire justice, devait pourchasser Abraham Sunnassee, l'un des principaux suspects de l'agression de Saurab Saumratty.

En effet, dans un premier temps, moins d'une cinquantaine de personnes se sont rassemblées le long de la route Royale, créant des désordres. Le trafic routier fut dévié par L'Unité jusqu'à St-Julien d'Hotman. Une partie des manifestants devait prendre en chasse l'un des présumés agresseurs, en l'occurrence Abraham Sunnassee. Trois constables, à savoir les policiers Jhurry, Ramsamy et Aujgibee qui étaient en patrouille dans la région, devaient voler à la rescousse d'Abraham Sunnasee, qui leur doit une fière chandelle.

Dans la foulée, un véhicule de la police immatriculé 209 RM 08, qui avait à son bord un des suspects de l'agression initiale, devait être copieusement lapidé et endommagé. Mais les policiers parvinrent à regagner le poste de police de la localité pour assurer la sécurité d'Abraham Sunassee. Dans sa déposition, ce dernier devait indiquer qu'il aurait été agressé par un dénommé Doudoul Ravathon, alias Long. Celui-ci aurait endommagé un panneau de vitre de sa boutique. L'autre frère Sunassee devait également se rendre au poste de police au sujet de l'agression à l'arme blanche de Saurab Saumratty.

Peu avant 20 heures, une importante foule hostile devait s'amasser devant le poste de police de Camp-de-Masque. Certains d'entre eux devaient tenter de faire irruption dans la "Charge Room" pour retrouver Abraham Sunassee. La colère allait crescendo et dans le courant de la soirée, ils étaient au moins 300 personnes à conspuer la police et à lancer des pierres en direction du poste de police de la localité. Les suspects s'y trouvaient toujours. Les renforts étaient alors une nécessité: ceux-ci arrivèrent des postes de police de Quartier-Militaire, de Lallmatie, de Brisée-Verdière, de Trou d'Eau-Douce et de la Police du Transport. Deux sections de la SSU furent également dépêchées sur les lieux en vue de rétablir l'ordre.

Avec ce déploiement musclé de la police, la tension allait baisser vers 22 h 30 avec un début de dispersion de la foule. À 23 30, la situation était retournée à la normale. Les véhicules de la police immatriculés GM 8474, GM 8591, GM 8688, 209 RM 08 et 253RM 04 ont été endommagés lors de ces incidents. L'assistant commissaire de police Booyjoo et le surintendant de police Chummun, ont dû faire le déplacement sur les lieux des incidents pour coordonner l'action policière en vue de ramener l'ordre. Plusieurs suspects devaient être par la suite, arrêtés et traduits en cour de Flacq. Les frères Sunassee ont été placés, quant à eux, en détention, sous une charge provisiore d'agression avec préméditation.



f a i t s   d i v e r s WEEK-END --- dimanche 3 mai 2009