Faits et effets…
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La fatalité dynastique
Humeur
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Parallèles
Pris sur le vif
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Embouteillages
Carnet
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Le choix des urnes
Faits et effets...
La fatalité dynastique
C'est entendu, tous les partis dits traditionnels à Maurice
se ressemblent. À peu de choses près, ils sont tous
les mêmes. Il n'y a que les leaders qui diffèrent.
Et encore, s'interrogeront à juste titre certains. Celui-ci,
fils de celui-là, sait se faire charmeur pour mieux confondre
ses interlocuteurs, l'autre porte l'histoire de ces derniers 40
ans sur ses épaules mais, lui, il est venu de nulle part.
On ne sait rien de son père, si ce n'est qu'il a été
un modeste fonctionnaire qui redoutait les risques d'un engagement
aussi poussé que radical du fils, mais on finira quand
même par connaître sa mère, bien obligée,
par les circonstances dangereuses des années de braise,
d'être engagée à ses côtés.
On ne savait rien de ce jeune homme providentiel en son temps
qui, à 22 ans seulement et, de passage dans son pays, a
écrit deux lettres dans l'express en 1967 qui ont
fait date parce qu'elles allaient au cur de la problématique
post-indépendance, un pays coupé en deux politiquement
et communalement. Et il appelait à un gouvernement d'unité
nationale pour un nécessaire apaisement après une
âpre campagne autour de l'indépendance. La suite,
on la connaît. C'est de l'histoire contemporaine. Il y a
un troisième leader, "fils de" également
qui est aussi pressé de devenir Premier ministre. C'est,
paraît-il, inscrit dans les gênes. Un patrimoine en
plein essor, si l'on en croit les déclarations des plus
ardents défenseurs de la dynastie en politique.
De tous les partis, il n'y avait que le MMM jusqu'ici qui a su
résister à la fatalité dynastique pour des
raisons qui sont inscrites dans sa propre histoire et celle de
son leadership historique. Ne pas organiser la relève d'un
parti et de toute autre organisation sur la seule base de la filiation
est une valeur chère à la gauche. Tous les partis
s'en réclamant, ici et ailleurs, ont observé scrupuleusement
cette tradition parce que le contraire équivaut à
nier à ceux qui n'ont aucun nom qui résonne de pouvoir
accéder au top job. Pradeep Jeeha, qui après avoir
totalement ignoré les valeurs intrinsèques du militantisme
telles qu'elles ont toujours été reconnues et pratiquées,
a commencé par proposer que le communalisme soit institutionnalisé
dans son parti en décrétant que le Premier ministre
désigné doit être d'une communauté
et d'une caste spécifique, mais a affiné ses propositions.
En termes de poste réservé, il a exposé sa
petite idée sur le leadership du MMM. Il y voit le "fils
de"
l'actuel leader.
Un premier constat : c'est effarant à quel point les camarades
en qui Paul Bérenger dit avoir une bien belle confiance
font comme s'il était sur le départ, à la
veille de la retraite. On dispose de son poste dans le parti,
on lui suggère l'abandon de ce qui lui reste de velléité
d'aspirer à être de nouveau Premier ministre. C'est
une opération liquidation qui ne dit pas son nom. En d'autres
temps, pour tant d'écarts et pour moins que ce que Pradeep
Jeeha a fait, un dirigeant du MMM aurait été, au
pire, suspendu des instances et, au mieux, essuyé une motion
de blâme. Mais, autres temps, autres murs. Aujourd'hui,
on s'accommode de tout ou presque. Aux pires reniements en termes
de valeurs. Il est néanmoins heureux que Paul Bérenger
ait, hier, apporté deux mises au point tant sur le poste
de Premier ministre que sur les dynasties.
Le 22 mars dernier déjà, voilà ce que nous
écrivions dans ces mêmes colonnes : "Il y
a bon nombre de Mauriciens qui ne sont pas intéressés
par leur "bout" et qui veulent, tout simplement, voir
progresser le pays sur tous les plans, surtout à celui
de la méritocratie, pour que les "fils de" -
vous avez remarqué, c'est rarement "fille de"-
n'aient plus un droit de succession automatique au "top job"
malgré une loi sur l'égalité des chances
vendue comme un sésame censé ouvrir toutes les portes
à tous et qui ne nous avance finalement à rien dans
nos actions, dans le concret et dans nos réflexions au
quotidien. Il y a des postes qui sont toujours réservés
puisque certains et non des moindres décrètent qu'un
tel ne peut se présenter comme Premier ministre en raison
d'un accident de naissance et autres handicaps entretenus. Et
cela se passe dans un pays où ses dirigeants se gargarisent
de modernité !"
Et pendant que le nouveau grand penseur et stratège du
MMM se répand en déclarations et interviews, les
unes plus fracassantes que les autres, l'héritier politique
d'une très grande famille indienne, Rahul Gandhi, déclarait,
jeudi dernier, lors d'un rassemblement dans le Punjab, qu'il allait
mettre une fin aux dynasties. Voilà ce que rapporte, jeudi
dernier, Jeremy Page, le correspondant du Times de Londres
en Inde pour couvrir les législatives qui s'y déroulent
: "He is tipped to be Prime Minister within two years
if Congress and its allies win, following in the footsteps of
his father, his grandmother, Indira Gandhi, and his great-grandfather,
Jawaharlal Nehru. Yet he came to this rally near the city
of Bathinda with a seemingly contradictory message : Elect
me and my friends, and we will dismantle the dynastic political
system that we represent. The youth in India expect change in
politics, change in the way we do politics. I think that's fundamental."
Au lieu d'avancer, certains s'organisent pour nous faire mieux
reculer. Dans le privé, ce n'est que maintenant que le
cartel des grandes familles commence à régresser.
Ça ne va pas assez vite. En politique, il s'en trouve,
malheureusement aujourd'hui, même parmi ceux qui ont révolutionné
les esprits et la pratique, pour prôner la perpétuation
d'un système qui est loin de correspondre à la méritocratie.
À ce rythme, pour beaucoup de jeunes sans patronyme ni
patrimoine ou génome connu, Maurice risque fort d'être
une République des horizons bouchés. Ça,
c'est vraiment triste
Humeur
Parallèles
La légende du MMM racontait autrefois que le but du mouvement
des étudiants devenu parti politique, par la force des
événements, était de " reprendre
le flambeau du Parti Travailliste des origines ". Flambeau
que feu SSR avait abandonné en s'alliant avec le PMSD après
l'indépendance pour faire le gouvernement de coalition
qui allait suspendre la Constitution, proclamer l'état
d'urgence, interdire les syndicats, renvoyer les élections
et instaurer la censure de la presse. Quand on regarde attentivement
ce qui se passe au sein du MMM, au cours de ces dernières
semaines, on peut affirmer que les mauves ont atteint l'objectif
politique établi à la fin des années 1960,
ces fameuses années de braise de la légende. À
la veille de ses 40 ans, et quoi que puissent déclarer
ou écrire ceux qui l'ont quitté au fil des deux
dernières décennies, le parti que dirige toujours
Paul Bérenger a atteint au moins un de ses objectifs politiques.
À une nuance près : ce n'est pas le flambeau du
Parti Travailliste qu'il a repris, mais celui du début
des années 1980. C'est-à-dire une formation politique
usée par le temps, le non renouvellement des hommes, l'abandon
des principes, une stratégie que personne ne comprend plus,
une direction coupée de sa base, de ce qui en reste, ou
chaque décision provoque son lot de protestations et de
démissions. Il y a 40 ans, ceux qui démissionnaient
du PTr étaient qualifiés de traîtres, aujourd'hui
ceux qui quittent le MMM ont droit au titre de " roder
bout ". La ressemblance entre le PTr du début
des années 1980 et le MMM d'aujourd'hui est saisissante.
Comme les mauves aujourd'hui, les Rouges étaient arrivés
péniblement aux années 80. Refusant de voir les
signes inscrits sur les murs, ils répétaient entre
eux qu'ils étaient le plus grand parti du pays et avaient
pour eux leur passé historique. En oubliant volontairement
que du passé il ne restait pas grand-chose, en dehors de
quelques slogans qui, à force d'avoir été
répétés - et violés -, avaient fini
par se dévider de leurs sens. Ce qui n'empêchait
pas les dirigeants de les reprendre lors des grandes occasions
symboliques. Comme le 1er-Mai.
Dans l'une comme dans l'autre formation politique, la guerre des
clans avait remplacé celle des classes et le communalisme
- scientifique dans le cas des mauves - remplacé les idéaux
communistes et l'espoir que les lendemains allaient chanter, enseveli
sous le béton de la realpolitik. Chez les rouges comme
chez les mauves, au lieu de redescendre vers la base pour rechercher
une nouvelle vigueur et du sang jeune pour revigorer le parti,
ils s'étaient contentés de partager les responsabilités
entre les caciques du parti et d'entonner le refrain connu "
nou pli fort, nou pé gagné ".
En dépit de la dégringolade manifeste dans l'opinion
pour les rouges et les défaites électorales accumulées
pour les mauves, aucune réflexion n'a été
entamée, aucune analyse commanditée pour redresser
la barre. On a gardé les mêmes, aux mêmes postes,
pour continuer. Pour tenter de donner le change - à qui,
puisque personne n'est dupe dans les deux cas ? -, on a rajeuni
les instances dirigeantes par quelques nouvelles têtes nommées
par le leader. Au début des années 80, le nombre
de membres du bureau politique du PTr devint un sujet de raillerie
au sein du MMM qui se vantait à l'époque du fonctionnement
démocratique de ses structures. 40 ans après, les
mauves imitent les rouges sur ce point. Depuis 2005, aucune élection
interne n'a été organisée et tous ceux qui
ont été nommés pour renforcer les structures
dirigeantes du MMM et leur apporter ce sang neuf tant recherché
sont des nominés du leader. Dont les noms ont été
annoncés avant qu'ils ne soient ratifiés par les
instances responsables. Il y a eu tellement de nouveaux nominés,
disent les mauvaises langues mauves - qui sont plus nombreuses
qu'on ne le croit - qu'en raison de l'exiguïté des
locaux du MMM, les membres du CC et du BP devront travailler selon
un shift system. Au fil des alliances électorales
conclues dans le ventre de l'histoire, on a pu entendre des lyriques
proclamer que le MMM était le petit frère du PTr.
Ce qui se passe aujourd'hui chez les mauves pourrait laisser penser
que le MMM est le clone du PTr. Des années 1980, bien sûr.
Si le MMM n'y prend garde - mais est-ce qu'il est encore capable
de le faire alors qu'il est englué dans ses contradictions,
ses alliances faites, défaites et à venir, ses alliées
qui étaient hier ses ennemis et qui peuvent rapidement
le redevenir ? - il va finir comme le PTr des années 1980.
Balayé par une vague de mécontents, soutenue par
ses adversaires, et l'abandon de ses troupes qui se reconnaissent
de moins en moins en lui. Si cela arrive, Navin Ramgoolam aura,
lui aussi, atteint son objectif déclaré "
mo pou fini MMM ! " Avec une énorme nuance : c'est
que la direction du MMM aura tout fait pour lui faciliter la tâche.
Pris sur le vif
Embouteillages
- Hé toi là, qu'est-ce qui t'arrive ? On dirait
que tu vas éclater.
- Tu as raison, je suis comme un tempo sur le point d'exploser,
je te dis.
- Ki fine arrive toi encore ?
- Je suis plein avec ce pays, de ses personnalités et de
ses policiers
- Qu'est-ce qu'il y a encore encore ?
- On ne peut plus circuler dans ce pays. Je suis plein de ces
chemins qu'on bloque, je ne sais pas pourquoi, et il te faut prendre
un autre chemin supposé casse contour pour retrouver la
bonne voie.
- Ah, je vois ce que tu veux dire. Tu veux parler de la route
d'Ebène qu'on a fermé parce qu'on fait des travaux
de tout à l'égout là-bas. Ecoute bonne femme,
il faut bien qu'on fasse des travaux pour placer ces tuyaux-là.
Sinon, un de ces jours, on va étouffer avec tu sais quoi
!!! Ça va se déverser sur nous. Il y a un prix
à payer pour le progrès, toi.
- Ça, je suis d'accord. Mais si tout le monde paye pareil.
- Mais je ne comprends rien du tout à ce que tu dis. Si
tu as quelque chose à dire, cause carré, carré
bonne femme.
- Laisse-moi te raconter ma journée et après tu
vas me dire
-
allez, expliz to ka
-
si tu vas prendre ton ton de docteur conne tout là,
moi je ferme ma bouche.
- Ce que tu peux être susceptible, foutour ! Allez cause,
je t'écoute.
- Sans remarques foutan, s'il te plaît. Je ne suis pas en
état de supporter aujourd'hui.
- Faire moi pensé envoye toi un peu sensisive
non,
non sorry
je ne ne vais rien dire, je te promets
alors.
-Comme la route de Réduit est fermée je suis passée
par Vandermeersch. Et là, on a été bloqué
pendant plus d'un quart d'heure. Tu sais pourquoi ? Parce que
les motards bloquent les feux et dégagent le trafic pour
que le vice-Premier ministre ne soit pas bloqué. La police
crée un embouteillage qui bloque tout Rose-Hill et Beau-Bassin
juste pour que le vice-Premier ministre ne soit pas pris dans
un embouteillage.
- C'est pas vrai, toi.
- Demande à tous ceux qui passent par là: c'est
comme ça tous les matins, toi. Et en plus, pendant qu'on
attendait, tu sais ce que l'on entendait à la radio, le
policier de la route lisait un communiqué pour informer
le public que tout le vieux Port-Louis allait être fermé
vendredi à partir de 13 heure.
- Pourquoi? Le président chinois est revenu en visite chez
nous ?
- Pas du tout. J'ai appris ça après, la police a
bloqué la circulation pour laisser passer le cortège
de mariage d'un député du gouvernement.
- Mais toi tu n'as rien à faire dans le vieux Port Louis,
toi.
- Et alors. Parce que ça ne me concerne pas, je ferme ma
bouche ! Belle mentalité, ma chère. Ça même
le patriotisme dont tu parles tout le temps là, ça
? Et après, on s'étonne que le pays soit en train
de reculer sur tous les plans
mais c'est pas fini... en
sortant du travail, je suis allée un coup au supermarché
où soi-disant il y a des promotions
- Il n'y avait pas.
- Rien de bien excitant en tout cas. J'ai brûlé mon
essence pour rien, je te dis. Et quand je sors dehors, il y a
une pluie ça, je te dis dis, on ne voyait pas à
un mètre devant et il y avait une circulation sur l'autoroute.
Comme tous les soirs. Et voilà que des motards arrivent
et poussent tout le monde des deux côtés de l'autoroute
pour laisser passer le cortège du président de la
République. Zotte pas capav sorti un peu bonheure zot lakaz
pou alle dans zotte fonctions au lieu d'emerder les gens sur la
route un soir de pluie
-
Ecoutes, tu as eu un peu de malchance
-
un peu !!! mais c'est pas fini
-
ah bon...
-
Mais oui. Quand j'ai réussi à atteindre
la bretelle de la Cyber cité, il y avait déjà
un embouteilage monstre avec tous les gens allant vers Beau- Bassin,
Rose-Hill sous la pluie. Et je ne te parle pas de ces mal élévés
d'automobilistes qui ne respectent pas la priorité et
font du slalom entre les files au risque de rayer ta voiture pour
avancer d'une place.
- Ces resquilleurs-là sont terribles. Ils peuvent provoquer
des accidents...
- Et ça jure ta maman fort fort même quand tu oses
seulement les regarder de travers. Et je ne te parle pas des femmes
qui veulent toujours passer devant toi. Elles sont toujours plus
pressées que tout le monde, elles. Ecoute cela faisait
vingt minutes qu'on roulait demi centimètre par demi centimètre,
quand tout à coup des motards sont arrivés avec
leurs feux et leurs sirènes tout ça.
- Ah je sais. Il y avait eu un accident, ça même
le chemin était bloqué
- Pas du tout. Ces motards étaient là pour pousser
les automobilistes dans l'embouteillage des deux côtés
de le route
- ...pour régler la circulation?
-
pas du tout, ils étaient là juste pour faire
passer le vice-Premier ministre qui rentrait chez lui. Lui, il
a besoin de rentrer chez lui, toi non. Ils ont poussé tout
le monde des deux côtés pour faire un passage pour
la voiture du vice-Premier Ministre et son cortège.
- C'est pas vrai, toi.
- C'est la vérité vraie. Des centaines d'automobilistes
sont témoins. Après cette journée, je sais
quel est le travail des motards de la police mauricienne.
- ???
- Pas gérer le trafic, mais créer des embouteillages.
Et j'ai compris une autre chose.
- ???
- Pourquoi un automobiliste peut avoir parfois envie de kidnapper
un policier
Carnet
Le choix des urnes
"L'important c'est de tirer une leçon de chaque échec",
aimait dire le redoutable tennisman John McEnroe quand on lui
parlait de ses défaites, qui ne montraient pas toujours
l'Américain sous un bon angle. Mardi dernier à l'heure
du choix des urnes pour l'assemblée générale
élective du Comité National Olympique Mauricien
(CNOM), Jean-Michel Giraud est certes tombé en ne récoltant
que 8 voix, soit une de moins pour provoquer un deuxième
tour face à Elvis Bonne (9 voix). P ar contre, il a eu
le mérite d'avoir pu percer la citadelle de Philippe Hao
Thyn Voon par le biais de l'élection de Koomaren Chetty,.
Les urnes ont parlé mardi dernier. Pour Philippe Hao Thyn
Voon, le président sortant, comme pour Jean-Michel Giraud
le challenger. Il s'agit, pour l'un comme pour l'autre, de tirer
les leçons de cette élection, qui, il faut l'avouer,
ne ressemble en rien aux précédentes consultations
'olympiques'.
D'abord loin des sempiternels "dinosaures" qui ont toujours
caractérisé ce rendez-vous, cette élection
a permis l'émergence d'un certain nombre de nouvelles têtes
, dans l'opposition comme dans l'équipe déjà
au pouvoir, qui mérite d'être mentionnée.
Le judo par exemple s'est débarrassé d'un Cyril
Godère - qui a lutté jusqu'à la dernière
minute pour avoir son ticket et qui a pendant longtemps symbolisé
l'immobilisme au CNOM - pour faire de la place à Lindsay
Paul. La natation a trouvé en Doreen Tiborcz (présidente),
une dirigeante animée, déterminée, efficace
et tout à la fois capable de redonner vie à une
fédération restée amorphe pendant deux ans.
Le handball, par l'entremise d'Elvis Bonne, prend un nouveau souffle
après la gestion catastrophique de Dario Chavrimootoo.
Tandis que le cyclisme, avec Berty Appadoo, témoigne une
fois de plus son choix pour des gens dotés de bonnes intentions
envers le sport mauricien. C'est plutôt bon signe pour le
paysage sportif mauricien qui se renouvelle.
Malheureusement la culture, désormais folklorique, autour
des élections du CNOM veut que pour qu'un dirigeant soit
élu, il a l'obligation d'être dans la bonne équipe.
Et comme il n'y a que neuf fauteuils pour 19 candidats, on a,
de ce fait, beaucoup d'appelés, mais très peu d'élus.
Ce qui veut aussi dire que les places sont chères et qui
explique également l'émergence de deux équipes
chaque quatre ans. Ce n'est pas toujours bon pour le sport mauricien,
mais c'est ainsi que les choses sont faites à Maurice .
Et visiblement beaucoup n'ont pas compris qu'en agissant ainsi,
c'est la voie de la division qui s'installe. Dans cette guerre
qui opposait deux hommes d'affaires au choix professionnel différent,
c'était avant tout une question de choix.
Le choix entre un Philippe Hao Thyn Voon qui a placé sa
confiance en des dirigeants dont la grosse majorité était
déjà membre du CNOM, et un Jean-Michel Giraud, qui,
faute de mieux, a dû composer avec des dirigeants au sein
desquels figuraient trois "controversial figures". Comme
ceci peut bien expliquer cela: le vote à l'intérieur
même du groupe de l'opposition a dévoilé au
grand jour que l'équipe n'était pas aussi soudée
que l'on cherchait à faire croire. Qu'indéniablement
l'intérêt supérieur du sport n'a pas eu raison
des "intérêts personnels" de certains.
Comme nous le disons la semaine dernière dans cette même
rubrique, il ne faut pas croire que tout est possible et que très
probablement Jean-Michel Giraud l'a appris à ses dépens.
Tirer les leçons de la victoire pour Philippe Hao Thyn
Voon comme celles de la défaite pour Jean-Michel Giraud:
un exercice à faire avec beaucoup de recul pour les deux
leaders puisque c'est d'une importance capitale pour l'un comme
pour l'autre. Aujourd'hui que cette élection est chose
du passée , il s'agira pour PHTV de montrer durant les
quatre années à venir sa volonté de léguer
à la communauté sportive un CNOM encore plus transparent.
Il doit aussi se dire et surtout se mettre en garde que malgré
sa confiance et son optimiste il n'a pas LA MEILLEURE équipe.
Nous savons toujours que lorsque sonnera l'heure de se mettre
au travail, on ne se bousculera pas au portillon au 2e étage
du Labourdonnais Court. PHTV est le premier à être
conscient de cette triste réalité. S'il veut donc
s'entourer de la compétence, quitte à la trouver
dans "l'opposition", il ne faut pas qu'il hésite
une seule seconde à en faire appel.
La politique d'ostracisme qui fut pratiquée pendant de
nombreuses années au CNOM n'a plus le droit de cité.
Et ce n'est certainement pas Vivian Gungaram qui nous le dira
le contraire. "Pour gagner, il faut risquer de perdre",
avait dit Jean-Claude Killy, champion olympique du ski alpin et
aussi membre du CIO. Jean-Michel Giraud a tenté "un
coup" avec le mouvement olympique. Son message n'a pas convaincu
la majorité. Cependant, le sport trouve toute sa beauté
et sa splendeur quand le perdant encaisse la défaite sportivement.
Avec recul, on peut comprendre que ses propos - assez durs envers
le nouveau président du CNOM qui était venu lui
serrer la main et lui proposer de travailler avec lui- ont probablement
dépassé sa pensée dans l'amertume de la
défaite. Mais Alain Prost disait: "J'ai toujours
fait une différence entre l'homme et le pilote. Si la réputation
du pilote n'est plus idéale, ce n'est pas grave. Seule
celle de l'homme est essentielle." À méditer
A l'équipe de PHTV, nous souhations bonne chance pour les
quatre années à venir et que ce slogan "Putting
Athletes First" ne soit pas vain dans les mois à
venir. Au cas contraire, Week-End sera là pour le
rappeler.
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o p i n i o n
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WEEK-END --- dimanche 19 avril 2009
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