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"Hedging Saga"
Des béquilles financières du NPF pour Air Mauritius
Avec la conjugaison des effets des négociations engagées
par les spécialistes du Hedging de Lazard Frères
et la fin de l'exercice financier au 31 mars dernier, les répercussions
de la "Hedging Saga" sur le bilan financier d'Air Mauritius
se terminant au 31 mars dernier se montent à quelque Rs
4,7 milliards. C'est ce qu'indique un "Pre-Profit Warning"
émis par le conseil d'administration au cours de la semaine
écoulée sous forme de "Cautionary Announcement"
pour les besoins de la Stock Exchange of Mauritius (SEM). Le vice-Premier
ministre et ministre des Communications extérieures, Xavier-Luc
Duval, a fait état d'une baisse de 20% dans les recettes
de la compagnie aérienne en 2008/09 en raison d'un "Passenger
Load Factor" réduit de 15% au cours de ces derniers
six mois. En vue de contrebalancer ces paiements substantiels
avec des effets néfastes sur le "Cash Flow",
le board d'Air Mauritius a pris la décision de solliciter
les béquilles financières du National Pensions Fund
(NFP) sous forme d'un "Bridging Loan" de 35 millions
d'euros (Rs 1,6 milliard) et de nouvelles "Stand-By Facilities"
de 40 millions d'euros (Rs 1,9 milliard). D'autre part, le "N°1
Bis" d'Air Mauritius, André Viljoen, qui vient d'assumer
ses nouvelles fonctions, a connu une première mise en jambe
syndicale lors d'une séance de travail du comité
Kishore Beegoo, vendredi dernier.
Six mois après les premiers séismes de la "Hedging
Saga", le préjudice causé au bilan financier
d'Air Mauritius est évalué jusqu'ici à quelque
Rs 7,9 milliards, soit Rs 900 millions de plus que la précédente
évaluation en janvier dernier. Ce montant représente
sensiblement l'équivalent des provisions budgétaires
annuelles à l'item des "Social Benefits" du ministère
de la Sécurité sociale. Le Premier ministre, Navin
Ramgoolam, avait déjà indiqué que l'inclusion
d'une "Exit Clause" dans les "Hedging Contracts"
pour l'approvisionnement en "Jet Fuel", négociés
en juillet de l'année dernière, aurait nécessité
le paiement d'une somme supplémentaire de Rs 1,7 milliard
(50 millions de dollars américains). Ces données
ont été révélées officiellement
la semaine dernière par Air Mauritius à l'intention
de ses actionnaires aux termes des dispositions du Securities
Act 2005 et des "Listing Rules" de la Bourse de Maurice.
En effet, compte tenu des recommandations des experts de Lazard
Frères pour un "Unwinding" de 40% des "Mark-to-Market
Positions" sur le "Hedging" au 31 mars, Air Mauritius
se retrouve dans l'obligation formelle de verser la somme de 52
millions d'euros (Rs 2,3 milliards) aux "Hedging Counterparties".
Avec la conclusion de ces "Close-Out Transactions",
la compagnie aérienne nationale se retrouvera encore avec
une "Hedging Risk Exposure" sur le "Remaining Portfolio"
évalué à Rs 3,2 milliards (72 millions d'euros).
Au 31 décembre de l'année dernière, Air Mauritius
a dû encourir des "Collateral Disbursements" d'un
montant de Rs 2,4 milliards pour honorer ses engagements sous
les "Hedging Contracts" à 105 dollars le baril
pour 90% des besoins en carburant d'Air Mauritius jusqu'au mois
d'août 2010. Pour l'ensemble de ces opérations plombant
de manière dramatique les comptes d'Air Mauritius, le gouvernement
a dû fournir jusqu'ici des garanties bancaires de 135 millions
d'euros (Rs 6,1 milliards).
D'autre part, des négociations sont toujours en cours avec
les institutions financières, dont la "Leading Bank",
Barclays International, en vue de restructurer les "Hedging
Contracts" en suspens. L'exercice de restructuration confié
à Lazard Frères comporte deux volets majeurs, en
l'occurrence "reduce exposure and collateral risks associated
with falling prices" et réduire les "monthly
hedging settlements".
Face à ces dépenses substantielles, incontournables
et non prévues dans le budget, Air Mauritius, avec la bénédiction
du gouvernement, a soumis deux demandes d'emprunts d'un montant
global de Rs 3,5 milliards auprès du National Pensions
Fund, dont la principale source de revenus est la cotisation mensuelle
des salariés à Maurice. Avec un encours de cette
envergure, soit environ 6% de l'Investment Portfolio, Air Mauritius
se retrouve aux premières loges des principaux clients-débiteurs
du National Pensions Fund.
L'Investment Committee du NPF a déjà donné
son aval pour le "Bridging Loan" de 35 millions d'euros
(Rs 1,6 milliard), avec un premier déboursement d'un peu
moins de Rs 400 millions en dollars américains déjà
effectué en urgence. La balance réclamée
en roupies mauriciennes devra être mise à la disposition
d'Air Mauritius à la demande de celle-ci en vue d'alléger
ses problèmes de "Cash Flow". La période
de remboursement de cet emprunt est de six mois avec des intérêts
de 250/300 points au-dessus du LIBOR.
Pour ce qui est de la seconde requête portant sur un montant
de Rs 1,9 milliard (au taux de change en vigueur en fin de semaine),
le National Pensions Fund procède actuellement à
un examen du dossier avant de donner son feu vert. Cette demande
se justifie dans le sillage d'Air Mauritius de s'engager dans
des "Hedging Close-Out Transactions" à la fin
de mars dernier. Une décision devra intervenir incessamment,
affirme-t-on de sources officielles et dans les deux cas d'emprunts,
la garantie financière du gouvernement sera engagée.
"The first one (35 million euros) has been guaranteed by
the government ; and the second one is being studied. I don't
know what conditions the Investment Committee will place on Air
Mauritius", a fait comprendre le VPM et ministre des Finances,
Rama Sithanen, à une interpellation supplémentaire
du leader de l'opposition, Paul Bérenger.
Avec un tel niveau d'endettement en une si courte période,
la question du financement de ces opérations financières
devient encore plus pertinente, d'autant plus que les indications
préliminaires avancent que la compagnie aérienne
pourrait enregistrer une baisse de recettes de 20% suite à
une réduction de 15% dans le nombre de passagers transportés
par Air Mauritius au cours de ces derniers six mois. Tout en établissant
la nuance entre les pertes subies par Air Mauritius dans le sillage
de la "Hedging Saga" et les garanties fournies par le
gouvernement, le VPM et ministre des Communications extérieures
concédera au leader de l'opposition, mardi, que "how
Air Mauritius is going to finance a loss is another issue".
Une première étape du plan de refinancement des
dettes d'Air Mauritius devra intervenir à la mi-avril avec
la date-limite pour la soumission des cotations dans le cadre
du "Sale and Lease Back Exercise" pour le Paille-en-Queue
Court. Le scénario optimiste mise sur des recettes de l'ordre
de Rs 1 milliard alors que dans d'autres milieux on avance qu'une
somme variant entre Rs 800 millions et Rs 900 M pour cette transaction
immobilière serait plus réaliste dans la conjoncture
économique.
Mais les parties concernées devront faire preuve de patience
car l'ouverture des offres soumises est prévue pour 14
heures, mercredi prochain. Très peu d'indications étaient
disponibles à la fin de la semaine dernière quant
à l'intérêt suscité par cet exercice
d'appel d'offres. Du côté de l'Hôtel du gouvernement
très peu d'indications officielles ont transpiré
quant à la forme que prendra l'intérêt des
Finances dans le rachat du Paille-en-Queue Court, décidé
dans le plan de redressement des finances de la compagnie aérienne.
Un autre aspect majeur de ce "Rescue Plan" sera la "Rights
Issue" pour la souscription d'un capital supplémentaire
de 35 millions d'euros. A ce stade, le board d'Air Mauritius se
garde de faire état des détails en vue de ne pas
se faire prendre à défaut par la SEM. Compte tenu
du calendrier de remboursement des prêts contractés
auprès du NPF, il faudra s'attendre à une période
maximale de six mois pour cette émission d'actions adressée
aux actionnaires existants.
Au vu de la reprogrammation des dessertes en tenant compte de
la baisse dans le trafic aérien, Air Mauritius se penche
sur un nouveau modèle de gestion de sa flotte d'avions,
notamment les Airbus A-340. Les options envisagées sont
une "Outright sale of A340 engine and sale and lease back
of two A 340 engines" et également la possibilité
d'un "Return of one A340 in October 2009 and leasing out
of another A340 during the current financial year".
Entre-temps, il faudra passer par l'étape de la prochaine
Assemblée générale des actionnaires, avec
en toile de fond des pertes mensuelles prévues de Rs 100
millions, soit Rs 1,2 milliard en 2008/09 même si, comme
l'affirme Xavier-Luc Duval, "the operating results which,
as far as the figures we know, at the moment, are going to be
positive"...
Relations industrielles
Le test de l'Intersyndicale pour André Viljoen
L'ancien Chief Executive Officer de la South African Airways (SAA)
et "N°1 bis" d'Air Mauritius, André Viljoen,
qui a pris ses fonctions en ce début de mois, a déjà
subi le premier test de l'Intersyndicale Air Mauritius. C'était
vendredi dernier lors d'une réunion du comité Kishore
Beegoo, dont le mandat consiste à renouer le dialogue avec
le personnel de la compagnie aérienne. Lors de cette séance
de travail, le nom de l'ancien juge Robert Ahnee a été
cité comme "Aimable Compositeur" même si
le projet initial de la direction était de le voir confirmer
la mission d'un conciliateur indépendant.
Les représentants de l'Intersyndicale Air Mauritius, comprenant
l'Air Mauritius Staff Association, l'Air Mauritius Cabin Crew
Association, l'Union of Employees of Air Mauritius Limited et
la Private Transport Employees'Union, ont engagé un dialogue
caractérisé par la franchise avec le nouveau Chief
Finance Officer et Chief Information Officer de la compagnie,
André Viljoen. Ce dernier a été confronté
à des épisodes de son passage au sein de la SAA,
notamment des pertes suite à des opérations de "Hedging".
Les dirigeants de l'Intersyndicale n'ont pas caché leurs
inquiétudes devant la réputation anti-syndicale
du nouveau "N°1 bis" d'Air Mauritius. "Nous
avons jeté les bases d'un dialogue positif avec le nouveau
Chief Finance Officer. Ce dernier a, lui, mis en avant qu'il n'est
pas dans son style d'adopter une approche hostile face aux syndicats.
Il a affirmé que dans sa perspective, les syndicats sont
davantage des partenaires au sein de la compagnie que des adversaires",
a fait comprendre à "Week-End" un des dirigeants
de l'Intersyndicale.
Lors de la réunion du comité Beegoo de vendredi,
les dirigeants de l'Intersyndicale Air Mauritius ont appris la
nouvelle du recrutement sur un contrat à durée déterminée
de Khemil Gobin pour la restructuration du "Human Resource
Department". Ils ont sollicité des détails
sur ce recrutement et la mission confiée à Khemil
Gobin.
D'autre part, le nom de l'ancien juge Robert Ahnee a été
proposé par la direction générale d'Air Mauritius
pour assumer les fonctions de conciliateur indépendant
en vue de résoudre les problèmes industriels. Les
membres de l'Intersyndicale ont émis la suggestion que
l'ancien juge Ahnee soit nommé "Aimable Compositeur".
Ils ont également souligné que ce choix doit être
effectué d'un commun accord entre direction et syndicats
et il a été convenu que les échanges se poursuivront
sur cette question.
Deux Executive Vice-Presidents d'Air Mauritius, notamment ceux
du département de maintenance et du "Flight Operation
Department" ont été la cible des animateurs
de l'Intersyndicale. Ces derniers ont contesté la manière
de procéder et les dernières décisions de
ces Executive Vice-Presidents. "Nous avons pu constater que
deux Executive Vice-Presidents étaient mal à l'aise
lors de la réunion de vendredi. Dans l'ensemble, nous sommes
satisfaits que le dialogue ait été renoué
au sein de la compagnie. Mais ce qui est encore plus important
pour déboucher sur un retour de la confiance demeure des
actions concrètes allant dans le sens du redécollage
d'Air Mauritius", a conclu un des dirigeants syndicaux présents
à la réunion de vendredi.
Placements financiers - Le NPF préfère de loin
la Banque de Maurice
Pour ses derniers placements financiers, avant de voler au secours
d'Air Mauritius à coups de milliards, le National Pensions
Fund (NPF) affiche une nette préférence pour la
Banque de Maurice. Ce constat se fait indépendamment des
investissements du NPF dans des Government Bonds et autres Treasury
Bills à la Banque centrale. Au 31 mars dernier, le portefeuille
d'investissements du NPF se montait à quelque Rs 55,7 milliards,
représentant les contributions des salariés.
En 2008, sur des investissements de Rs 14,9 milliards, l'Investment
Committee du NPF a pris la décision de placer un peu plus
de Rs 7 milliards (46,9%) auprès de la Banque de Maurice.
Les trois premières banques commerciales, qui ont bénéficié
des placements du NPF en 2008, sont la Standard Bank of Mauritius
Limited avec Rs 2,9 milliards, la Barclays Bank PLC avec Rs 1,7
Md et la State Bank of Mauritius avec Rs 1,1 Md.
Les autres placements bancaires opérés par le NPF
sont à la Banque de Développement (Rs 331 millions),
la State Bank of India - Mauritius (Rs 214 millions), l'Investec
Bank - Mauritius (Rs 446 millions), la Banque des Mascareignes
(Rs 300 millions). Le NPF a également procédé
à des investissements de Rs 794 millions dans des opérations
à la Bourse de Maurice. L'intérêt du NPF dans
des fonds d'investissements est comme suit : Man Investment (Rs
19 millions), Union Bank Switzerland Funds (Rs 60 millions), Vendôme
(Rs 5 millions), SBM Universal Fund (Rs 5 millions), NOT Local
Equity Fund (Rs 33 millions) et NIT Global Opportunities Fund
(Rs 17 millions).
Révélant ces détails suite à une interpellation
du député Joe Lesjongard, le vice-Premier ministre
et ministre des Finances, Rama Sithanen, a soutenu que "the
NPF expects a return of 9% per annum on these investments calculated
on a weighted average basis. On the other hand, it expects an
overall return of 11% on a total portfolio basis".
Au 31 mars dernier, la valeur nominale du "Portfolio of Investment"
du NPF était de Rs 55,7 milliards, dont 25,68% sous forme
de "Government Bonds and Sticks" et 26,93% pour des
"Treasury Bills and Treasury Notes". Ces placements
sont présentés par le VPM et ministre des Finances
comme étant des "triple unless you believe the country
will go bankrupt".
Les placements du NPF au 31 mars dernier, avant les prêts
à Air Mauritius, s'établissaient comme suit :
Affaire MCB/NPF
Charge rayée contre Ameenah Rojoa
La magistrate Priscilla Veerabudren, siégeant en cour de
District de Port-Louis, a rayé jeudi la charge de complot
qui pesait contre Ameenah Rojoa dans l'affaire du détournement
allégué de fonds MCB-NPF. Dans son Ruling,
la magistrate n'y est pas allée de main morte, en accusant
la poursuite et l'Independent Commission against Corruption (ICAC)
de se moquer de la justice. "The court record shows clearly
the laches on behalf of the prosecution authority and how ICAC
officers have misled this court. I have no qualm in coming to
the conclusion that the prosecution authority is making a mockery
of our justice system and of the court", a fait ressortir
la magistrate dans son Ruling. Elle est parvenue à
cette conclusion étant donné le fait que les "court
records" indiquent, à trois reprises, que l'enquête
de l'ICAC allait être complétée "within
three months". Or, la charge provisoire contre Ameenah
Rojoa a été logée depuis six ans (février
2003), sans que le "Main Case" n'ait été
logé contre elle en cour jusqu'ici.
Pour la magistrate, il ne fait aucun doute que l'ICAC a abusé
des procédures de la cour. "The Court notes that
there is an undue delay in having the case lodged against the
present accused party, which is amounting to an abuse of process.
The present case is therefore struck out on the ground of undue
delay since the main case has not been lodged within a reasonable
time", estime la magistrate Veerabudren. L'affaire, qui
avait été appelée une nouvelle fois le 8
avril dernier devant la magistrate, avait vu le Principal State
Counsel, Me Rashid Amine, déclarer que la présence
de la poursuite en cour est une indication que le "main
case" sera logé. Il a aussi souligné que
"if there is a main case, there is a strong likelihood
that there will be a main case against more accused parties".
Ameenah Rojoa était le dernier suspect contre qui pesait
une accusation provisoire. En janvier, celle qui pesait sur Robert
Lesage avait été rayée. Six ans plus tard,
la justice n'a toujours pas puni ceux qui sont derrière
le détournement allégué des Rs 880 millions
du National Pensions Fund (NPF)...
Histoire et civilisation
Sept pyramides ont existé à Maurice
Dans un étonnant article publié le 29 mars dernier
sous la plume de sa correspondante Antoine Gigal, un écrivain
et chercheuse / égyptologue, le magazine français
" l'Egypte", une publication spécialisée,
affirme que sept pyramides ont été identifiées
à l'île Maurice. La chercheuse soutient avoir retracé
ces structures datant de l'ère des Pharaons d'Egypte dans
des champs de cannes se trouvant dans le périmètre
partant de la montagne Lion à la montagne des Créoles
(dans la chaîne montagneuse de Grand-Port ) et se terminant
au bord de mer, dans le Sud-Est de Maurice. Si les affirmations
d'Antoine Gigal se confirmaient, elles bouleverseraient considérablement
l'Histoire officielle notre pays en ce qu'elles prouveraient alors
que les Portuguais n'auront pas été les premiers
à poser les pieds sur notre sol en 1507 et qu'ils auraient,
en fait, été devancés par une ou même
plusieurs civilisations longtemps avant même que Jésus-Christ
ne fût né ...
Il faut noter que c'est n'est pas la première fois qu'on
entend évoquer l'existence des pyramides à Maurice.
Comme le souligne Antoine Gigal elle-même, dans le passé
personne n'y a crût et tout un chacun à Maurice affirme
que ce qu'on prend pour des pyramides n'est que des pierres empillées
(appelé ici des "meules" ). Mais, la chercheuse
soutient que des structures identiques se retrouvent dans l' île
espagnole de Tenerife (près de la côte nord-ouest
africaine) et sur l'île italienne de Sicile permettant ainsi
de penser que, bien longtemps avant les navigateurs Arabes, qu'on
a toujours cru avoir été les premiers explorateurs
de notre région du monde, une autre lointaine civilisation,
probablement un peuple de la mer originaire d'Afrique ou du Moyen-Orient,
est venue à Maurice et a construit ces pyramides.L'article
d' Antoine Gigal commence par une description géographique
correcte de l'île Maurice (61 kilomètres de long
et d'une largeur de 47 kilomètres située à
l'Est de Madagascar ) sauf qu'il place les montagnes Lion et
Créoles dans les Plaines Wilhems alors qu'elles se trouvent,
véritablement, dans la proximité de Plaine Magnien.Selon
la chercheuse, les données historiques établissent
que l'île Maurice était connue des Arabes et des
marins austronésians (des Malais entre autres) depuis le
10ème siècle. Les marins portuguais se sont déclarés
les premiers visiteurs dans l'île en 1507, mais dès
1502, l' île Maurice avait déjà été
signalée sur une mappe monde dressée par l'Italien
Alberto Cantino. Les Arabes donnèrent à l'île
Maurice le nom de Dina Harobi ( l' île des Cygnes
), celui de Dina Margabin( la Grande île ) à
la Réunion et Dina Mozare (l'île lointaine)
à Rodrigues (par la suite, les trois îles seront
désignées comme l'archipel des Mascareignes
en l'honneur de Diégo Mascarenhas)Toujours selon Antoine
Gigal, on suspecte que, bien avant les arabes, l' île Maurice
était déjà connue de certains peuples africains
riverains de l'Océan Indien, dont les fameux Peuples de
la Mer, une confédération d'écumeurs des
mers qui comprenait également des proto-Phoëniciens.
Pour preuve, selon Antoine Gigal, Périple, le récit
de voyages grec, conte l'histoire de Hannan, le navigateur carthaginois
(qui vécut au 5ème siècle avant Jésus-Christ)
et qui traversa le Détroit de Gibraltar avec sa flotte
pour explorer les côtes africaines de l'Atlantique. Hérodote
pour sa part a décrit une expédition de Phoëniciens
qui quitta la Mer Rouge et s'enfonça dans les "Mers
du Sud" et, ensuite, suivant les ordres de Pharaon égyptien
Necho II ( 610 - 595 avant Jésus-Christ ) revint en mer
Méditerranée en passant par le Détroit de
Gibraltar. Ce qui veut dire que cette expédition avait
contourné entièrement le continent Africain.
Ressemblances frappantes
Selon Antoine Gigal, les fondations des pyramides indentifiées
à Maurice sont localisées sont rectangulaires et
leur hauteur n'excèdent pas 12 mètres. Elles comportent
entre 6 et 12 terraces. En apparence, elles sont semblables aux
pyramides qu'on retrouve sur l'île espagnole, également
volcanique, de Tenerife située hors de la côte Ouest
de l'Afrique. D'autres structures semblables existent aussi sur
l'île italienne de Sicile, en Méditerranée
qui est aussi d'origine volcanique. D'après Antoine Gigal,
il y a plusieurs parallèles entre les pyramides de Tenerife
et celles de Maurice. Sur les deux îles, elles font partie
d'un ensemble; une série de pyramides sont regroupées
dans le même endroit. Elles sont faites à partir
de roches volcaniques et leur construction n'a pas nécessité
de mortiers ou d'autres agents de connection. Quelques-unes ont
été partiellement démembrées et leurs
pierres réemployées ailleurs. "Antoine Gigal,
a constaté que les pyramides de Tenerife également
ne dépassent pas 12 mètres et des détails
photographiques de leur système de terracement établissent
clairement que personne ne pourrait distinguer si elles se trouvent
au Tenerife ou à l' île Maurice tellement elles sont
identiques. Toutefois, dans le cas d'une des pyramides de Maurice,
l'accès à la terrace la plus élevée
se fait via un escalier central. L'accès a été
restoré en pierres blanches et est donc plus visible. Selon
Antoine Gigal, les aspects communs des pyramides de Tenerife et
celles de l' île Maurice ne peuvent pas être que pure
coïncidence.
Elles permettent d'observer deux couchers de Soleil
Toujours selon la chercheuse, certaines des pyramides mauriciennes
dotées de plateformes pourraient avoir été
utilisées pour des observations astronomiques comme auraient
pareillement servi les pyramides de l'ensemble de Guimar à
Tenerife. Ainsi, si on applique cet élément de
corrélation, les pyramides de Maurice devraient être
alignées au phénomène solaire et, plus specifiquement,
les terraces de ces pyramides devraient être en ligne avec
les deux solstices. Des calculs initiaux suggèrent que
tel est effectivement le cas, bien que d'autres vérifications
s'imposent encore. Les pyramides de Maurice s'aligneraient probablement
avec le solstice d'été qui se manifeste le 21 décembre
dans l'hémisphère sud où se situe l' île
Maurice. Selon Antoine Gigal, on devrait, à partir des
plateformes des pyramides de Maurice, observer le 21 décembre,
deux couchers du Soleil. Le premier coucher surviendrait derrière
la montagne des Créôles et le second derrière
la montagne Lion. Or, toujours selon Antoine Gigal, pareil double
couchers du Soleil sur un horizon montagneux peut aussi être
observé à partir de l'ensemble de pyramides de Guimar
à Tenerife.
Un potentiel touristique et scientifique négligé
Antoine Gigal exprime dans son article le souhait que le gouvernement
mauricien mette en valeur les pyramides en exploitant leur potentiel
touristiques, certes mais, en même temps, en favorisant
la recherche scientifique qu'elles ne manqueront pas de susciter.
En se fondant sur des recherches antérieures entreprises
par un collègue, Stéphane Mussard, qui est déjà
venu à Maurice, Antoine Gigal soutient que les Mauriciens
croient tous que les pyramides ne sont que des meules empilées
dans le temps pour faire de la place à la culture de la
canne à sucre. Pareille négation, affirme-t-elle,
vient aussi des habitants de l' île de Tenerife où
on pense que ce sont des fermiers qui ont ainsi déblayé
leurs terrains. Selon Antoine Gigal, si cela était vrai,
il faudrait alors se demander pourquoi il existerait des panneaux
datant de la première moitié du 20ème siècle
qui indiquaient que quelque unes des pyramides mauriciennes étaient
des sites protégés à des fins historiques?
Elle remarque que, toutefois, ces sites ont aussi perdu leur statut
avec les changements de gouvernement depuis l'Indépendance
en 1968. La chercheuse attribue la perte de ces sites protégés
au lobby exercé par certains agriculteurs qui préfèraient
les détruire de crainte d'être dépossédés
de leurs terres à cause des règlements qu'ils se
verraient imposés dans le cadre de la protection des sites
archéologiques.
Antoine Gigal rappelle que l'homme qui avait réussi à
sauver l'ensemble de pyramides de Guimar n'était autre
que le célèbre navigateur norvégien Thor
Heyerdhal qui entreprit la fameuse expédition du Kon-Tiki.
Thor Heyerdhal s'était toujours efforcé à
démontrer que nos lointains ancêtres étaient
capables de construire des bateaux et de naviguer sur de longues
distances et il avait même fini par découvrir sur
l' île de Gan, située à l'extrêmité
Sud de nos îles voisines des Maldives, ... une pyramide
alignée sur le soleil mesurant 8.5 mètres de haut.
Les Maldiviens l'ont baptisé " Hawittas". Thor
Heyerdhal a soutenu que l'archipel des Maldives, placées
en plein coeur de l'Océan Indien se trouvait sur la route
commerçante de nombreuses civilisations venant du Moyen-Orient.
Les flottes égyptiennes et phoëniciennes partaient
sur de longues expéditions maritimes. Les Phoëniciens
surtout construisaient des temples astronomiques parfaitement
orientés sur les points cardinaux et sur le phénomène
solaire. Il n'y a, selon Antoine Gigal, aucun doute que les pyramides
identiques de l' île Maurice, de Tenerife et de Sicile sont
les restes de passage d'un lointain peuple qui avait la maîtrise
de la mer et qui a su laissé ses traces sur les îles
situées hors des côtes de l'Afrique.
Portrait : Antoine Gigal
Corrrespondante du magazine "l' Egypte" Antoine Gigal
a passé son enfance en Afrique et en Amérique du
sud où son père a été journaliste
et diplomate. Elle a fait le tour du monde en étudiant
diverses cultures et civilisations. Elle a étudié
à La Sorbonne (Paris III) et au National Institute of Oriental
Languages and Civilisations (Inalco) où elle a décroché
des degrés en Chinois et en Japonais.
Parlant couramment l'Arabe, l'Espagnol, l'italien et le Français,
elle a vécu les vingt dernières années entre
l' Egypte et Paris. Dôtée, dit-on, d'un oeil de détective,
Antoine Gial s'est fait une solide réputation en France
en apportant des informations inédites sur les mystères
de l'ancienne Egypte et, en tant que telle, elle a co-fondée
l'organisation Giza pour l'humanité au nom des plus fameuses
des pyramides égyptiennes
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