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Infrastructure routière - Affaire de surestimation du
coût des travaux
Terre Rouge-Verdun : Beijing Construction ramène son
offre à Rs 2,5 milliards
Les travaux pour le projet Terre Rouge-Verdun Link Road peuvent
démarrer. Le gouvernement, qui a choisi de renégocier
l'offre financière de ce projet avec la compagnie chinoise,
Beijing Construction, au lieu de relancer le "tender"
pour cause de surestimation du coût des travaux autour de
70%, a finalement alloué le contrat à la même
compagnie pour Rs 2,5 milliards. Malgré cette décision,
les opérateurs dans le secteur estiment que le gouvernement
devrait perdre pas moins de Rs 700 millions sur ce projet au lieu
d'opter pour un exercice de "retendering".
Pourquoi le gouvernement accepterait-il de perdre Rs 700 millions
sur ce projet d'infrastructure routière ? La question reste
sans réponse pour l'instant. Mais les chiffres ne semblent
pas jouer en faveur de cette décision d'allouer finalement
le contrat à Rs 2,5 milliards. Le comité mis en
place pour renégocier le contrat avec Beijing Construction
a au final obtenu un rabais de Rs 300 millions seulement. Beijing
Construction à l'ouverture des "bids" soumis
l'offre la moins chère, soit Rs 2,8 milliards. Les autres
compagnies chinoise qui avaient coté est comme suit : China
International Water and Electric Corporation (Rs 2,9 milliards),
Beijing Zhuzong Group (Rs 3 milliards) et China Jiangsu International
(Rs 3,2 milliards).
Le projet Terre Rouge-Verdun Link Road a été initié
par le gouvernement dans le but de créer route alternative
à Port-Louis pour se rendre ou quitter le Nord de l'île.
Selon les experts, le projet a le potentiel de réduire
jusqu'à 20% le nombre de véhicules qui utilisent
le corridor Caudan-Quai D pour accéder au Nord de l'île.
Il faut rappeler qu'au lendemain de l'ouverture des offres pour
ce projet, Week-End avait fait état les possibilités
d'une surévaluation des coûts des travaux par les
compagnies chinoises auxquelles l'appel d'offres était
exclusivement réservé. Cela est une des conditions
imposées par les autorités chinoises qui avaient
consenti à financer le projet à travers un emprunt
de l'Export Import Bank of China (EXIM Bank).
Or, en 2007, un an avant l'exercice d'appel d'offres lancé
l'année dernière, le projet avait été
évalué à Rs 1,2 milliard par la firme française
BCEOM. Les offres chinoises avaient ainsi soulevé pas mal
d'interrogations dans le milieu des opérateurs locaux,
estimant qu'elles étaient "excessivement"
élevées. "Les bids ne reflètent
pas les tarifs qui sont actuellement pratiqués sur le marché.
La surestimation avoisine le Rs 1 milliard. Le gouvernement ne
peut se permettre de perdre Rs 1 milliard sur un seul projet",
s'inquiétaient-ils tout en partageant leurs préoccupations
avec des membres du cabinet ministériel.
Ils n'avaient pas tort. Une contre-expertise de l'offre de Beijing
Construction avait conclu que le prix de Rs 2,8 milliards était
effectivement élevé. Cela en tenant en compte la
hausse des cours des matières premières sur le marché
mondial et local. Pour le CPB, les travaux ne devaient ainsi pas
dépasser le Rs 1,8 milliard. "Les travaux doivent
coûter actuellement autour de Rs 1,6 milliard, d'autant
plus que le cours du pétrole ont chuté",
indique-t-on à la Road Developement Authority (RDA).
Le CPB souligne d'ailleurs dans une de ses correspondances adressée
à Beijing Construction que son "bid price was 70%
above estimated cost of the works." Conséquemment
aux résultats de cette contre-évaluation, le CPB
- selon les directives du gouvernement ? - se décide alors
d'ouvrir les négociations avec les quatre soumissionnaires
en leur demandant de réviser leur offre financière.
Une invitation qui n'est pas au goût de Beijing Construction.
En tant que "lowest tenderer" dans cet exercice d'appel
d'offres, la compagnie chinoise loge une injonction en cour le
9 février pour contester la décision du CPB.
"The CPB has no power in law or right, title or capacity
to invite all the bidders to make such revised financial proposals
as all the bidders are aware of all the financial proposal of
all the other bidders", est-il souligné dans la
plainte logée en Cour Suprême. La compagnie s'appuie
sur les dispositions du CPB Act pour réclamer un ordre
intérimaire contre cette décision un jour de la
date butoir pour la soumission des"offres revisées".
Dans le même milieu, la décision du CPB est interprétée
comme un vice de procédure. "Such an invitation
is contrary to the law, to all tender procedures and offends all
rules of fairness in a tender process, and the CPB'proposed course
of action is in breach of BCEG's right to have its bid retained
as being the lowest one, unless the public body decides to cancel
the bidding exercise", fait d'ailleurs ressortir la compagnie
chinoise dans sa plainte.
Face à cette situation, la question d'annuler le "tender"
est évoquée au CPB et discutée avec la RDA.
Le CPB ne communique pas sa décision officiellement. La
question est en même temps soulevée au cours d'une
réunion du conseil d'administration de la Road Development
Authority (RDA). Mais elle ne figure pas à l'ordre du jour.
C'est d'ailleurs le responsable de la RDA qui informe le board
que l'appel d'offres devrait être annulé. Mais, visiblement,
les ficelles sont tirées ailleurs. Le CPB réserve
sa décision en attendant les nouvelles instructions de
l'hôtel du gouvernement.
Quelques jours plus tard, une équipe comprenant officiels
du gouvernement, de la RDA et du CPB est mise sur pied pour négocier
uniquement avec Beijing Construction qui, en contrepartie, retire
son injonction. D'où le rabais de quelque Rs 300 millions
accordé au gouvernement. La bonne affaire, serait-on tenté
de dire. Reste que, basé sur les conclusions de l'exercice
de contre-évaluation, le gouvernement perdra tout de même
quelque Rs 700 millions sur ce projet. Sans doute à cause
de son empressement pour réaliser ses projets. Mais aussi
une belle preuve de générosité que la population
devrait a priori comprendre après... le don de $ 150 millions
et la ligne de crédit de $ 200 millions accordés
par le gouvernement chinois dans le sillage de la visite de son
président, Hu Jintao, en février dernier. Est-elle
toutefois acceptable quand on parle de crise financière
; quand des travailleurs perdent leur emploi et qu'ils sont brutalisés
parce qu'ils réclament leurs droits pour un salaire de
Rs 3 500 ; quand les consommateurs et tax payers doivent
casquer les milliards de roupies perdus dans les scandales de
hedging chez Air Mauritius et à la STC ?
Sécurité
Imminente entrée en opération de la CCTV à
Flic-en-Flac
En gestation depuis 2007, le projet d'installation de Close Circuit
Television (CCTV), afin de combattre la criminalité, entre
officiellement en opération à partir du 15 de ce
mois. Le projet, au coût total de Rs 50 millions, sera officiellement
inauguré par le Premier ministre, Navin Ramgoolam. Le commissaire
de police, Dhun Iswur Rampersad, estime que cet outil "aidera
grandement la police à combattre la criminalité
à Flic-en-Flac". Ce sont l'assistant-surintendant
de police (ASP) Lochee et le sergent Cheenatur qui ont été
les chevilles ouvrières en vue de l'entrée en opération
du projet.
Le projet de CCTV a officiellement reçu l'aval du gouvernement
en 2007. Le ministère du Tourisme, des Loisirs et des Communications
extérieures a financé celui-ci à hauteur
de Rs 25 millions - soit la moitié du montant total du
projet. À partir du feu vert gouvernemental, la police
a conduit une étude de faisabilité et a produit
le document d'appels d'offres. En décembre de l'année
dernière, le tendering exercise a pris fin et, après
étude des différents dossiers présentés
par les soumissionnaires, le contrat pour les caméras de
surveillance, leur installation et le commissioning du
système a été alloué à Brinks
Ltd.
Mauritius Telecom (MT) a été choisi comme partenaire
du projet et s'occupera du réseau de communication qui
relaiera les images de Flic-en-Flac à un sub-control
centre sis au poste de police de la localité, ainsi
qu'au main control centre, situé à la Police
Information and Operations Room (PIOR) des Casernes centrales.
La mise en place de la CCTV a démarré en décembre
de l'année dernière et a pris fin au mois de mars
de cette année.
Le système installé à Flic-en-Flac comprend
83 caméras, situées dans 72 emplacements. La superficie
couverte par les caméras de surveillance commence à
partir de la route de Rivière-Noire en direction de Flic-en-Flac
jusqu'à l'hôtel The Sand. Une dizaine de caméras
ont été placées, à elles seules, aux
plages publiques de Flic-en-Flac et Wolmar. Toutes les images
retransmises aux postes de police de Flic-en-Flac et aux Casernes
centrales seront enregistrées sur un network video recorder
se trouvant au PIOR. Ces images seront sauvegardées
et maintenues dans une base de données pendant un mois
avant d'être effacées automatiquement du système.
Cependant, les images qui seront de nature à intéresser
la police seront sauvegardées pour les besoins de toute
enquête et pourront être utilisées comme preuves
en cour. Le personnel qui sera affecté à travailler
avec la CCTV a reçu une formation nécessaire dans
cette optique.
D'autre part, avec l'entrée en opération du nouveau
système, une équipe d'intervention a été
créée. Celle-ci, qui est composée de policiers
de Flic-en-Flac, d'officiers de la police du Tourisme et de la
National Coast Guard, aura le poste de police de Flic-en-Flac
comme base. Cette unité sera celle qui interviendra en
premier dès que des incidents seront visibles à
l'écran.
Le commissaire de police a confié à ses proches
collaborateurs sa satisfaction de voir le nouveau système
entrer en opération bientôt. Il considère
que la CCTV sera d'un apport conséquent dans la lutte contre
la criminalité dans cette région. Selon les indications
recueillies par Week-End, après Flic-en-Flac, la
capitale et Grand-Baie pourraient être les prochaines régions
à accueillir un tel système. Mais dans les milieux
concernés, l'on ne sait encore quand cela se fera...
Enfin mécontent du boycott publicitaire des journaux
Jean-Claude de L'Estrac démissionne de l'Empowerment
Programme
Le boycott publicitaire des principaux titres de presse indépendants
par le gouvernement doit cesser. Pour mettre un frein à
ce qu'il considère une "dérive dangereuse
pour la démocratie", le directeur de La Sentinelle
Ltée, Jean-Claude de l'Estrac, a servi, vendredi dernier,
une mise en demeure au Premier ministre, Navin Ramgoolam. Cette
action, dit-il, l'oblige à abandonner ses fonctions de
président de la National Empowerment Foundation (NEF).
Il a soumis le même jour sa démission au Premier
ministre.
Jean-Claude de l'Estrac a rencontré la presse, hier matin,
pour expliquer son geste. "Depuis plusieurs mois le gouvernement
a décrété un boycott publicitaire de
l'express. Il a donné ordre aux responsables de la Goverment
Information Services de ne plus faire passer les avis gouvernementaux
dans ce journal", affirme-t-il. Cette décision,
avance-t-il, a aussi été communiquée par
certains ministres, par voie de lettre, à des responsables
des organismes parapublics sous leurs tutelles. Pour le directeur
de La Sentinelle, ce blocus a été décidé
par le Premier ministre lui-même, qui ne serait pas content
du contenu de certains articles de l'express. À
l'exception de Week-End-qui fait les frais de la vendicte
gouvernementale depuis 2005- Jean-Claude de l'Estrac, dit
ne pas connaître pas d'autres titres victimes de boycott.
Comme souligné dans sa mise en demeure, ce dernier avance
qu'il s'agit d'un abus de pouvoir. "Nous pensons que cela
est une tentative d'influencer la ligne éditoriale d'un
journal indépendant et non partisan. Une tentative de punir
un journal qui est parfois critique de ses actions",
explique-t-il.
Son action en cour, poursuit-il, ne relève pas "d'une
guerre de sous, mais de principe". Elle concerne toute
la presse et le pays tout entier. "Nos lois obligent le
gouvernement à assurer sa communication dans des publications
qui ont une wide circulation. Pour la raison bien simple
qu'il a le devoir d'informer le plus grand nombre, pas que ses
seuls partisans", indique Jean-Claude de l'Estrac. Il
lance également un appel de solidarité aux différentes
associations des professionnels du métier.
Expliquant sa démission de la NEF, il déclare :
"Cette action en justice m'oblige à abandonner
mes fonctions de président de la NEF. Je le regrette beaucoup."
Rama Sithanen se dit triste pour le départ de Jean-Claude
de l'Estrac
Le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen,
se dit triste suite à la démission de Jean-Claude
de l'Estrac de la tête de la "National Empowerment
Foundation. "Il m'a informé au préalable
de cette décision. Je suis triste de ce départ.
Le travail continue," a-t-il déclaré en
substance à une question de la presse. Pour ce qui est
retombées du sommet du G-20 à Londres de cette semaine,
l'une des satisfactions du vice-Premier ministre et ministre des
Finances est "le classement de Maurice dans la liste blanche
de l'OCDE au même titre que le Danemark, le Canada, l'Australie,
l'Allemagne, le Japon ou les Etats-Unis. Nous ne sommes pas sur
la liste noire des paradis fiscaux de l'ICDE. Ma position a été
vindicated. Ce classement va améliorer l'intégrité
et la crédibilité de notre centre offshore".
Au marché de Mahébourg
Les maraîchers se plaignent des conditions difficiles
Une pénurie d'eau qui perdure depuis dix jours au marché
de Mahébourg provoque la grogne chez les maraîchers.
Selon eux, plusieurs doléances ont été faites
au responsable du marché sans qu'elle ne soient enregistrées
officiellement. Or, ce dernier nie catégoriquement être
au courant de ce problème majeur. Mais Week-End
a été sur place. Pas une goutte d'eau ne coulait
des robinets.
Dans son bureau, au premier étage du marché de Mahébourg,
l'inspecteur Needhoo assure n'avoir rien reçu comme doléances.
Il prétend et affirme d'un air sûr de lui: "Nu
desan enbas nu gueté la. Tou robinet ou overt, delo pu
coulé". Malgré ses dires, il ne nous accompagnera
pas pour aller vérifier les faits. Pour en finir avec nous,
il nous invite à prendre contact avec le Principal Health
Inspector (PHI), M. Maunick, qui est basé au quartier général
du District Council de Grand-Port.
Or, nous avons été sur place mercredi après-midi
et jeudi matin. Notre descente au marché de Mahébourg
nous a en effet permis de constater les conditions difficiles
dans lesquelles travaillent les maraîchers. Ils ne disposent
d'aucune goutte d'eau. Pas une seule goutte d'eau ne coulait des
robinets et les éviers secs témoignent de cette
pénurie d'une dizaine de jours.
Afin d'éviter que la situation déja très
difficile ne perdure, et entraîne une série de perturbations,
les maraîchers tout comme les éboueurs tentent bien
que mal de remplir des bouteilles d'eau. Certains comptent même
sur la solidarité du voisinage pour s'approvisionner en
eau dans toutes sortes de logements: gallons, poubelles et bouteilles.
" Fatigué dir ki pena dilo, inspecter pane fine
fair nanien. Kuma pu travay kan pena dilo ?(
) Koz hygiene
are ou, ben kuma pu fer pu nettoye la table?" D'après
le Government policy section 36: "The lessee shall
be bound to have his stall, block, pillars and tables as well
as the interior of his stall cleansed daily within half an hour
after the ringing of the market bell", explique un
marchand de poisson.
Ce dernier se dit révolté par la convention qui
stipule qu'on ne peut couper un poisson, ni le nettoyer et encore
moins être exposé avant l'aval d'un inspecteur sanitaire.
Or, des marchands de poissons pullulent les rues de Mahebourg.
"Nu nu paye bazar, nu travay dan propté ek gagne
pu tire lizié lor la. Bane marchands lor lari la, personne
pas coze pollution ni hygiene lerla", tempête-t-il,
avant qu'un boucher n'ajoute: "nou la ene fois par semaine
ek la osi zis pendan ene demi-journée. Nou bisin nettoye
buf, bisin tire trippe. Situation la difficile san dilo".
Même les toilettes sont dans un état déplorable.
Les éboueurs n'arrivent plus à faire leur travail
correctement et assurent leur nettoyage avec de l'eau transportée
en bouteilles.
"La semaine dernière, suite aux pluies diluviennes,
les conduits ont été bouchés. L'eau stagnante
et nauséabonde émane des drains", selon
Georges Ah-Yan, conseiller au district Council. Ce dernier ajoute
également que le problème de marchands ambulants
pose problème à Mahébourg. Il soutient qu'il
y a une politique de deux poids, deux mesures en raison du fait
que certains opèrent librement sans permis. "Ce
sont des agents politiques", allègue-t-il.
"Les actions sont prises à l'égard de ceux
qui ne sont pas en règle. Ils ont à payer des amendes
lorsqu'ils sont pris en contravention ", affirme pour
sa part M.Needhoo.
Contacté au téléphone vendredi après-midi,
M.Maunick affirme pour sa part qu'il était au courant
du problème. Il déclare: "Problem la ine fini
resoud. Ti ene problem technique, apré pas ti ena assez
pression delo". Cette situation a paralysé tout
le marché pendant dix jours. Mais en fin de semaine, les
maraîchers nous ont confirmé que la situation était
retournée à la normale.
Des internautes du vieux Quatre-Bornes à MT:
"Réduisez la vitesse de notre connection internet"
"Réduisez la vitesse de notre connection internet."
C'est la surprenante demande que plusieurs internautes de Quatre-
Bornes ont fait ces jours ci à Mauritius Telecom. Motif
de cette demande: l'augmentation de vitesse de la connection que
leur offre MT depuis le début de mars est erratique et
"clignotante" et ne permet pas de surfer avec satisfaction.
Quand les nouveaux tarifs sur les télécommunications
ont été promulgués par l'ICTA, selon la loi,
au lieu de baisser le prix de ses services, MT a augmenté
la vitesse de sa connexion. C'est ainsi que les abonnés
ADSL ont reçu un courrier les avisant que Orange/MT "
believe you should be getting more for your internet connection
at home. That's why, since the 1st March 2009, we have doubled
your internet speed from 512kbps to 1,024kbps " en maintenant
le prix de départ. Mais ce qui semblait au premier une
aubaine va vite se révéler une mauvaise affaire
pour les habitants du Vieux Quatre-Bornes. Pourquoi les habitants
de cette région particulière de la ville des fleurs?
Parce qu'ils se trouvent dans une espèce de " no internet
land" entre Candos et Rose- Hill pas encore raccordé
au réseau avec fibres optiques. Ceux qui sont plus haut
dans Quatre-Bornes sont reliés au centre de Candos, ceux
plus bas à celui de Rose Hill ou la connextion et la vitesse
est satisfaisante. Le problème des internautes du vieux
Quatre Bornes qui inondent de complaintes leurs Tele Shop, c'est
qu'il semblerait que l'ancien réseau supporte mal la nouvelle
vitesse de connexion. Du coup ou bien cette connexion est erratique
ou elle est " clignotante", c'est à dire qu'elle
est saccadée, dure quelques secondes et qu'il arrive à
des internautes de voir leur email être postés avant
même qu'ils en aient terminé la rédaction.
C'est pour cette raison que plusieurs abonnés ADSL ont
décidé de faire cette demande surprenante pour un
internaute à leur fournisseur d'accès: "
Diminuez notre vitesse de connexion internet."
Inondations à Vallée des Prêtres
Pétition adressée au PM
Une fois de plus, les inondations provoquées par les récentes
averses ont causé des dégâts importants à
Vallée des Prêtres. Les rivières traversant
cette région de la capitale sont sorties de leurs lits
pour envahir des maisons tout en provoquant des problèmes
d'érosion qui ont abîmé certains bâtiments.
Des accumulations de boue et d'eau ont aussi affecté l'ensemble
du quartier qui désespère. Cette fois, les forces
vives de la région ont décidé de faire appel
directement au Premier ministre dans l'espoir d'une solution.
"Nombre de fois, des pétitions ont été
adressées à différentes autorités
pour trouver une solution au problème. Malheureusement
aucune suite n'a été donnée. Et en attendant
le problème s'est détérioré",
précise Prem Dookee, président du Mouvement Civique
de Vallée des Prêtres (MCVP).
En effet, cela fait plusieurs années depuis que les habitants
de Vallée des Prêtres espèrent une solution
des autorités. Les travaux entrepris dans la région
n'ont toujours pas réglé le problème. Certaines
maisons ont été, entre-temps, considérablement
abîmées. La colère et la frustration générées
par cette situation ont été à la base de
plusieurs incidents dans le passé. Les habitants ayant
plusieurs fois manifesté pour se faire entendre. En 2007,
la député rouge Kalyanee Juggoo avait porté
plainte contre ses voisins de Vallée des Prêtres
pour séquestration. Elle était dans sa voiture quand
elle y avait été bloquée par des personnes
en colère qui déblayaient la route après
d'importants dégâts causés par l'eau. Un mouvement
de solidarité s'était plus tard organisé
autour d'elle. Vallée des Prêtres avait attiré
une fois de plus l'attention sur elle. Mais en vain, semble-t-il.
Hier, une rencontre entre les forces vives et les habitants était
prévue. Une pétition sera circulée pour réclamer
l'intervention des autorités compétentes. Des lettres
seront aussi envoyées aux députés de la région
- Kalyanee Juggoo, Joe Lesjongard et Mahen Jugroo - et au ministre
Baichoo.
En ce Dimanche des Rameaux
Début de la Semaine Sainte menant au Dimanche de Pâques
En ce Dimanche des Rameaux, les catholiques commémorent
l'entrée solennelle du Christ à Jérusalem
à la veille de sa Passion. Cette commémoration inaugure
aussi la Semaine Sainte qui culminera à la fête de
Pâques devant être célébrée dimanche
prochain, 12 avril. Lors des célébrations d'aujourd'hui,
des Rameaux seront bénites à l'église.
Jeudi prochain, Jeudi Saint, jour de commémoration de l'institution
de l'eucharistie, l'évêque de Port-Louis, Mgr Maurice
Piat présidera la Messe Chrismale en la cathédrale
Saint-Louis. Prévue à 10h00, cette messe sera retransmise
en direct sur MBCtv I. Au cours de cette célébration,
les Huiles Saintes servant aux sacrements durant toute l'année
suivante sont bénites par l'évêque. Dans les
paroisses lors des messes du Jeudi Saint, le prêtre célébrant
procède à la cérémonie du lavement
des pieds en mémoire du geste accompli par Jésus
Christ "venu pour servir et non être servi".
Le Vendredi Saint, les fidèles commémorent la Passion
du Christ et sa mort sur la croix. En ce jour, les fidèles
sont plus particulièrement appelés au jeûne
et à l'abstinence dans un souci de s'unir aux souffrances
subies par le Christ. Les fidèles participent normalement
en ce jour au Chemin de Croix et à la cérémonie
de la vénération de la Croix. Sur MBCtv I ce vendredi,
des paroissiens de Notre Dame de Lourdes de Rose-Hill présentent
une émission intitulée "Un Vendredi Saint à
Rose-Hill" à 21h15.
Dans la nuit du Samedi Saint au Dimanche de Pâques, les
chrétiens célèbrent la résurrection
du Christ au cours de la veillée pascale. C'est généralement
l'occasion de nombreux baptêmes dont ceux d'adultes. Cette
année, la veillée pascale de l'église du
Sacré-Coeur de Beau-Bassin célébrée
par le père Eddy Coosnapen sera retransmise en direct à
partir de 20h30. le dimcanche de Pâques, c'est la messe
de la chapelle Marie-Etoile-de-la-Mer de Quatre-Soeur dite par
le père Piotr Krystkowjak qui sera retransmise sur Radio
Maurice à partir de 9h00.
Une émission intitulée "Célébrer
la Vie avec Jésus ressuscité" avec la participation
des paroissiens de Ste Thérèse de Curepipe est prévue
sur MBC I après le message de l'évêque à
20h15.
Religion
Amma à Maurice le 7 avril
Sri Mata Amritanandamayi Devi, plus connue comme Amma que des
millions de gens à travers le monde honorent comme leur
Mère Divine, sera à Maurice, le 7 avril, pour des
prières, des causeries et des darshans. Amma donne
le darshan en serrant ses disciples contre elle pour leur souffler
un mantra à l'oreille. C'est ainsi qu'elle répand
son amour infini sur tous.
En 36 ans, Amma a pris dans ses bras et étreint plus de
26 millions de personnes à travers le monde. Elle parcourt
le monde pour répondre à l'appel des êtres
en quête de paix et d'harmonie. Amma propage un message
d'amour et de service désintéressé. Elle
a créé les temples Brahmasthanam où les dévots
accomplissent des rituels afin de soulager les souffrances causées
par les influences planétaires négatives.
Modèle d'humilité, de compassion, de simplicité
et de patience, elle a aussi créé le Mata Amritanandamayi
math, une institution de charité publique avec plusieurs
branches à travers le monde et en Inde.
En 1999, Amma a participé au Parlement des Religions du
monde, à Chicago où elle a été choisie
comme un des présidents de l'assemblée des Religions.
En 1995, elle a été invitée à prononcer
une allocution lors des rencontres interconfessionnelles qui se
sont déroulées à l'occasion du 50e anniversaire
des Nations unies, à New-York.
Le 26 décembre 2004, lorsque le tsunami a frappé
Amritapuri et les villages côtiers, Amma a organisé
la distribution de nourriture et de vêtements. Elle a aussi
procédé à la reconstruction de plus de 6
200 maisons, au Kerala. A Ajanta Nagar, Poona, le M.A. Math a
relogé près de 1 800 familles vivant dans un bidonville.
Dans le domaine de l'éducation, des universités
prestigieuses des Etats-Unis dont Harvard, Princeton, l'université
de Californie et de Yale se sont associées à l'université
Amrita pour rehausser le niveau de l'éducation universitaire.
A propos de l'éducation, Amma précise: "Il
existe deux sortes d'éducation: l'éducation qui
permet de gagner sa vie et celle qui nous apprend à vivre.
Quand nous étudions pour devenir médecin, avocat
ou ingénieur, nous obtenons un métier. Mais pour
vivre, il nous faut saisir les principes essentiels de la spiritualité
et mieux comprendre le monde, notre mental, nos émotions
et nous-mêmes".
Contestation de l'interdiction de fumer en voiture si accompagné
1er meeting d'explication du mouvement SDPP, le 16 avril à
Beau Bassin
L'interdiction de fumer en voiture si accompagné d'un passager
est une mesure anticonstitutionnelle et consiste une atteinte
aux Droits de l'homme, affirme le Mouvement pour Sauvegarder le
Droit à la Propriété Privée (SDPP).
Les membres de ce mouvement ont déposé plaintes
à cet effet à la Commission des Droits de l'Homme
contre le ministère de la Santé et l'État.
Un "Plaint of Summons" a aussi été
déposé auprès de la justice contre l'État.
Ce mouvement, visant à protéger la liberté
individuelle, organise le 16 avril prochain, un premier meeting
d'explications à la Place Taxi, Beau Bassin. L'objectif
est d'alerter l'opinion publique sur ce qu'il estime "une
entorse au Droit à la Propriété Privée
de certaines dispositions des Public Health (Restrictions
on Tobacco Products) Regulations 2008".
La section 3 (1) (c) du Public Health Act (PHA), stipulant que
"No person shall smoke a tobacco product - while driving
or travelling in a private vehicle carrying passengers
",
rencontre une forte opposition. Pour les membres du mouvement
SDDP, qui se réfèrent à la section 3 du
chapitre II de la Constitution, concernant " the right
of the individual to protection for the privacy of this home and
other property
", cette nouvelle mesure est une
violation de la Constitution et des droits de l'individu. Christian
Némorin, initiateur du mouvement souligne que "notre
voiture représente notre propriété privée.
Et nous ne forçons personne à y entrer pour voyager
avec nous. Nous ne pouvons pas laisser les autorités nous
imposer des mesures au sein de notre propriété privée,
alors même que la Constitution est claire sur ce point".
Depuis la mise en vigueur des nouvelles règlementations
du PHA, le SDPP a ainsi enclenché une série d'actions
pour sauvegarder le droit à la propriété
privé. "Le débat en lui-même n'est
pas tant le tabac. Mais la liberté individuelle. Il est
important de réagir afin qu'il n'y ait aucune entrave à
cette liberté garantie par la Constitution et la Commission
des Droits de l'Homme", fait ressortir notre interlocuteur.
La Commission des Droits de l'Homme a déjà pris
connaissance des plaintes déposées concernant cette
nouvelle mesure de la PHA. Toutefois, précise Christian
Némorin, nous ne sommes nullement satisfaits des réponses
de la Commission. Cette dernière, dans un courrier envoyé
aux plaignants indique en effet que "The State Law Office
has been consulted on this issue and its has verbally informed
this commission that it would not be an offence for a person to
smoke while he is driving alone in a private vehicle".
L'initiateur du mouvement SDPP fait ressortir que "là
n'est pas la question. Nous avons souhaité savoir s'il
y a effectivement, comme nous l'estimons, viole de nos droits
constitutionnels à la vie privée et à la
propriété privée. Si oui (ce que nous pensons
être le cas), que fait la Commission pour nous rétablir
dans nos droits?". Rappellant que la lutte enclenchée
par le mouvement SDPP est une action visant à protéger
la liberté individuelle, et non une lutte pour le tabac,
puisqu'il aurait pu s'agir d'un autre produit, Christian Némorin
appelle à la mobilisation citoyenne pour un rassemblement
que tiendra ce groupement le 16 avril prochain, à Place
des Taxis, Beau-Bassin. Le but de ce premier meeting, qui sera
suivi par d'autres manifestations régionales, est d'alerter
l'opinion publique sur "l'anticonstitutionnalité",
que représentent, selon le mouvement, certaines dispositions
du PHA. Le mouvement SDPP souhaite aussi expliquer à la
population que "cette nouvelle mesure, comme telle, est
une restriction à la liberté individuelle et à
la liberté des personnes consentantes". Selon
Jack Bizlall, dès lors que la liberté de l'individu
est en jeu, celle de la communauté l'est également.
Le mouvement SDPP lance un appel aux parlementaires de revoir
cette loi du point de vue de la liberté de la personne,
du droit constitutionnel de la personne. Il espère également
que les autorités agiront davantage au niveau de la prévention
et de l'éducation.
Université de Maurice
Accusations à très haut niveau
Une curieuse affaire fait la une des conversations des couloirs
de l'université de Maurice. Il s'agit d'une accusation
de "leakage" dans un exercice de promotion faite par
la doyenne de la faculté de " Law and Management"
contre le Pro Vice Chancellor de l'Université.
Cette curieuse affaire qui concerne un exercice de promotion
interne à l'université de Maurice commence à
la fin de l'année dernière. La doyenne de la faculté
" Law and Management" est informée par un enseignant
que sa femme venait d'être informée par le Pro Vice
Chancellor qu'elle serait promue Associate Professor lors du prochain
exercice de promotion. Cette conversation est faite en présence
de trois témoins, enseignants à l'université.
La doyenne fera état publiquement de cette conversation
au mois de février de cette année quand son rapport
d'évaluation sur les candidats à la promotion est
contestée par le Vice Pro Chancellor lors d'une réunion.
Invitée par le Staff Committee de l'université à
répéter ses accusations par écrit la doyenne
de la faculté de " Lax and Management" rédige
une lettre de six pages adressée au président du
Staff Committee avec copies au président de l'université
de Maurice et à son Vice Chancelier. Dans cette lettre
la doyenne renouvelle dans les détails ses accusations
en les replaçant dans leur contexte. Cette lettre comprend
également les signatures de témoins ayant entendu
le mari d'une des candidates à la promotion annoncer que
le Pro Vice Chancellor lui avait indiqué que sa femme ferait
partie des promus. Une réunion discrète, mais survoltée
- au cours de laquelle des arguments académiques et même
communalistes ont été échangés -
a eu lieu récemment sur cette affaire qui embarrasse la
direction de l'université mais aucune décision n'a
été prise ou en tout cas annoncée. Cette
affaire est d'autant plus embarrassante pour l'université
qu'elle survient à un moment où plusieurs importants
changements dans sa hierarchie sont annoncés. Affaire
à suivre.
Manifestation le 18 avril à Grand Baie
Droit d'accès gratuit au patrimoine national
L'accès aux différents sites faisant partie du patrimoine
national doit être gratuit pour les mauriciens. C'est l'avis
du Front Commun "Pa Touss Nu patrimoine", qui
milite également pour la sauvegarde de notre héritage.
Ce mouvement déplore les décisions de faire payer
l'entrée aux Mauriciens à certains sites. Après
le Jardin de Pamplemousses, l'Ile aux Aigrettes et l'Ilot Gabriel,
le mouvement lutte actuellement contre le paiement des mauriciens
pour visiter l'île Plate. "L'Île Plate fait
partie de notre patrimoine national. Tous les mauriciens doivent
pouvoir y aller. Il ne faut faire aucune distinction entre ceux
qui peuvent payer et ceux qui n'ont pas les moyens",
explique Georges Ah Yan, un des porte-parole du Front Commun.
Dans cette optique, le mouvement appelle à une mobilisation
nationale. Il organise, à cet effet, une première
manifestation le 18 avril prochain, au Débarcadère,
Grand Baie.
"Le patrimoine national appartient à chaque mauricien.
C'est notre héritage. Et pour visiter un des sites, nous
n'avons pas à débourser de notre poche",
estime Georges Ah Yan. Depuis quelques mois déjà,
l'accès à l'Île Plate est devenu payant, explique-t-il
et les raisons avancées demeurent encore floues. C'en est
trop pour le peuple mauricien, s'insurge le Front Commun. Selon
le groupement "à cause de cette nouvelle politique,
une grande partie des mauriciens, notamment les plus démunis,
ne pourront pas accéder à ces sites par manque de
moyens financiers". Avec l'augmentation du coût
de la vie, encore plus de personnes sont touchées, avance
le Front Commun. Déplorant le manque de loisirs dans plusieurs
régions, les membres du mouvement s'insurgent que "kot
ti ena enn de plass kot morisyen ti kapav ale detann en famille,
zordi, sa oussi pou fermé pou nu, parski nu pena kass pou
payé". Concédant qu'il faut nettoyer ces
sites et veiller à la protection de l'environnement ce
mouvement déplore méanmoins que "ce n'est
pas aux visiteurs mauriciens de mettre la main à la poche".
Georges Ah Yan rapelle que l'État dispose d'un budget pour
cela. "Il y a des organismes publics qui sont mandatés
avec l'argent des contribuables pour apporter ce service",
fait-il ressortir. Le Front Commun "Pa Touss Nu patrimoine"
souhaite alerter l'opinion publique à ce sujet. D'où
l'organisation d'un premier meeting au Débarcadère
de Grand Baie le samedi 18 avril prochain. D'autres rassemblements
suivront. "Il est inacceptable qu'en raison de certaines
décisions politiques ou autres, un groupe de mauriciens
ne puissent accéder à son patrimoine. Si ces sites
sont payants, ceux qui n'ont pas les moyens ne pourront jamais
voir la richesse de leur pays", soulignent les membres du
mouvement. Le Front Commun "Pa Touss Nu Patrimoine"
envisage une action concrète pour mobiliser la population
pour une visite prochaine "gratuite" sur l'île
Plate. Le mouvement compte enclencher la même mobilisation
qu'elle a faite pour l'accès à l'Îlot Gabriel.
De même, durant leur rassemblement le 18 avril prochain,
les intervenants au meeting lanceront un appel au vote d'une résolution
visant à réclamer au gouvernement une loi pour le
libre accès des mauriciens au patrimoine national.
Brèves
Audiovisuel - MBC : dénonciations présidentielles
Le nombre de lettres adressées au Premier ministre avec
copies à l'ICAC et à la presse accusant le président
du conseil d'administration de la MBC de conflits d'intérêt
se multiplie. La toute dernière fait état des activités
de deux compagnies de production audiovisuelle qui appartiendraient
au président de la MBC : Viditech et Digi Pro. Selon cette
lettre, "plusieurs productions privées sont montées
dans les studios de Digi Pro" par trois employés
de la MBC. Cette lettre fait également mention d'une série
d'affaires impliquant le président de la MBC qui agirait
plus souvent en tant que propriétaire d'un studio de production
que comme gestionnaire de la corporation. Il est bon de rappeler
que ces mêmes accusations ont été faites dans
un affidavit juré en cour dans le cadre d'un procès
en réclamation que l'animatrice Neelam Sharma intente à
la MBC et au président de son conseil d'administration.
Selon certaines sources, la dernière lettre de dénonciations
ferait partie de la guerre sans merci qui oppose la haute direction
de la MBC depuis 2005 et dans laquelle les uns et les autres font
tout pour déstabiliser et décrédibiliser
leurs adversaires.
C'est dans ce cadre que des accusations ciblées sur les
pratiques et passe-droits des uns et des autres feraient leur
apparition dans la presse à intervalles réguliers.
Mais en tout état de cause et compte tenu que ces dénonciations
mettent en cause l'utilisation des ressources de la MBC, il serait
temps que le Premier ministre initie une enquête pour faire
la lumière, une fois pour toutes, sur ce qui se passe à
la rue Pasteur.
Radio One : suspension à cause d'un poisson d'avril
À Radio One on prend tout au sérieux, même
les poissons d'avril. C'est la conclusion à laquelle on
est obligé d'arriver après ce qui s'est passé
mercredi dernier à la radio de la rue Brown-Séquard.
L'histoire commence le matin avec le lancement du journal de la
station concurrente, Radio Plus. En une elle annonce le
prochain lancement d'une télé privée à
Maurice. L'information paraît d'autant plus crédible
que la rédaction travaillait là-dessus depuis quelque
temps et que le sujet est assorti d'une déclaration du
premier président de l'IBA. C'est dans cette perspective
que le chef d'édition du jour inclut l'information dans
le journal du matin lu ce mercredi par Karishma Beeharree. Cette
reprise de " l'information" fait la joie de la rédaction
de Radio Plus qui diffuse alors en boucle le texte repris
par Karishma Beeharry en annonçant qu'il s'agissait en
fait d'un poisson d'avril.
Dans la logique des blagues du premier avril, ceux qui ont été
piégés félicitent le vainqueur et l'histoire
se termine là. Ce n'est pas le cas à Radio One
où dans la matinée du 1er avril Karishma Beeharree
reçoit un coup de téléphone du bureau des
ressources humaines du groupe La Sentinelle qui lui apprend sa
suspension pour avoir repris une information de la station concurrente.
Il faudra que la rédactrice en chef de la radio reçoive
sa lettre de suspension pour découvrir qu'il ne s'agissait
pas d'un autre poisson d'avril. La suspendue a été
sommée de donner des explications par écrit en attendant
de comparaître devant un comité disciplinaire.
Tout cela à cause d'un poisson d'avril...
Action commune: Une " marche du peuple " de Beau-Bassin
à Port-Louis le 24 avril
Les confédérations syndicales du pays feront cause
commune dans le projet d'organiser une marche pacifique de Beau-Bassin
à Port-Louis le vendredi 24 avril. Ayant pour thème
"la marche du peuple", cette manifestation, selon les
dirigeants syndicaux, est une démonstration de force et
de solidarité des travailleurs. "C'est un projet
du peuple. C'est une marche qui invite pecheurs, chauffeur, ouvrier,
machinistes, consommateurs ou employés de bureau à
y participer", soutiennent les syndicalistes. Cette manifestation
débutera à partir de Beau-Bassin à 15h30,
explique Reeaz Chutto, et les participants convergeront vers Port-Louis.
" L'objectif c'est que à mesure que nous avancerons
la foule grandira, car ceux qui ont fini de travailler se joindront
progressive à la foule. Ce sera la démonstration
d'un soulèvement populaire contre la politique de démocratisation
de la pauvreté que le Premier ministre a adoptée
", ajoute le président de la CTSP.
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