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Démissionnaire du MMM
Ravi Gunnoo parle de "rajeunissement par 'outsourcing'"
Mécontent du "rajeunissement par 'outsourcing'"
de la direction de son parti alors que, dit-il, ceux qui ont toujours
été fidèles sont laissés sur la touche,
Ravi Gunnoo, membre du Comité Central et ancien président
de l'aile jeune du MMM a démissionné de ce parti.
Ne comptant pas, pour autant, abandonner la politique, il dit
regarder, dorénavant, dans la direction du MSM et du PTr.
M. Gunnoo rappelle s'être joint au MMM en 1997 à
l'âge de 22 ans. Actif depuis au niveau du comité
régional MMM du No 14, il adhérait dès 1998
au Comité Central et a présidé l'aile jeune
du MMM de 1999 à 2005. Il se dit "déçu"
du récent exercice de rajeunissement au cours duquel, selon
lui, les jeunes qui ont été "sincères
et fidèles" et qui ont fait preuve de "loyauté"
envers le MMM ont été "sacrifiés"
au bénéfice de "parachutés" de
la onzième heure. C'est ainsi que Ravi Gunnoo parle de
"rajeunissement par 'outsourcing'" du MMM.
Et le Bureau Politique et le Comité Central du MMM sont,
désormais, dit-il, dirigés par une majorité
de non-élus. Ce qui, selon M. Gunnoo, est en violation
de la Constitution de ce parti comme amendée le 13 novembre
2005. En raison de ce qu'il appelle les nombreux "zig-zag"
du MMM s'agissant, notamment, de l'éventualité ou
pas d'une démission collective de l'Assemblée nationale
ou encore de ses choix d'alliance, l'avenir de ce parti s'annonce
"très sombre", selon le démissionnaire.
"Alors que nous sommes à la veille des législatives,
l'on ne sait encore qui sera le candidat au poste de Premier
ministre. En réalité, au train où vont les
choses, le MMM va nulle part", dit-il. Ayant démissionné
de ce parti, Ravi Gunnoo dit s'accorder un temps de réflexion.
Il ne compte pas, pour autant, abandonner la politique mais envisage
de rejoindre, éventuellement, le parti qui, dit-il, sera
en phase avec ses idéaux de démocratie et de Justice
sociale.
"Je choisirai de me joindre à un parti qui a contribué
au développement économique et qui fait confiance
aux jeunes". Invité à être plus précis,
M. Gunnoo explique qu'il regarde en direction de "deux grands
partis" sur l'échiquier: le MSM et le PTr. A ceux
qui seraient tentés de l'accuser d'opportunisme, le démissionnaire
soutient que l'on devrait, plutôt, saluer sa décision
"courageuse" de dénoncer la "situation pourrie"
dans laquelle se trouve, dit-il, désormais, le MMM.
Prix des carburants
"Augmentations non-justifiées", estime Pravind
Jugnauth
"Les nouvelles augmentations des prix des carburants ne
sont pas justifiées", estime Pravind Jugnauth,
leader du MSM. Selon lui, plutôt que d'être la conséquence
logique de la hausse du cours des produits pétroliers sur
le marché mondial, ces nouvelles hausses s'expliquent par
l'opération "suicidaire" de hedging
sur les carburants achetés par la State Trading Corporation
(STC). Par ailleurs, M. Jugnauth condamne la brutalité
dont ont fait preuve certains policiers à l'encontre de
femmes manifestant contre leur licenciement devant l'assemblée
nationale, mardi dernier.
Se référant à son retour à l'assemblée
nationale à la reprise des travaux mardi, Pravind Jugnauth
soutient que pour cette séance le MSM a assumé comme
il se doit son rôle de parti "sérieux"
de l'opposition, "constructif" et "responsable".
"Nous avons à l'occasion défendu les intérêts
de la classe des travailleurs comme ce fut le cas lors de la PNQ
du leader de l'opposition quand j'ai interpellé le ministre
du Travail sur les possibilités d'abus qu'offrent les nouvelles
lois du Travail en matière de licenciements."
Pour le leader du MSM, il est "primordial" qu'en
cette période de "crise économique"
le dialogue et l'entente priment entre les différents partenaires
sociaux. Il convient, selon lui, de reconsidérer certains
aspects des nouvelles lois du Travail à la lumière
des 28 projets d'amendements, dans le temps proposés par
le député MSM Showkutally Soodhun lors des débats
sur les deux nouveaux projets de lois.
Évoquant ensuite les débats sur l'Insolvency Bill,
M. Jugnauth rappelle que sa collègue de parti Fazila Daureeawoo
et lui-même ont eu l'occasion d'accueillir "favorablement"
ce projet de loi qui, dit-il, est est une "séquelle"
du Companies Act. Il rappelle à ce propos que ce projet
de loi date en fait de l'ancien gouvernement et avait été
"travaillé" par le Professeur MacKenzie en compagnie
de l'ancien ministre Sushil Kushiram.
"C'est un projet de loi qui était longtemps attendu.
Il avait été approuvé par le précédent
cabinet sous la présidence de Paul Bérenger mais
n'avait pu être présenté à l'assemblée
nationale en raison des élections générales.
C'est pratiquement le même projet de loi qui a été
présenté et l'on ne pouvait faire de la démagogie
et le rejeter", explique le leader du MSM.
Il explique avoir quand même suggéré quelques
ajustements puisque le projet de loi aura été présenté
près de quatre ans après sa préparation.
Aussi, M. Jugnauth dit son appréciation que ses suggestions
concernant nommément le rehaussement du plafond pour déclarer
faillite ainsi que la vocation préventive à être
aussi donnée à l'Insolvency Service ont été
considérées par le ministre des Finances.
Sur le même sujet, le leader du MSM est d'avis que les responsables
d'entreprises doivent être "answerable" de
leurs éventuelles "incompétences"
ou "irresponsabilités" ou de toute décision
"délibérée" visant à
la perte de leurs entreprises. Il est tout aussi d'avis qu'en
cas de faillite les salaires des employés doivent avoir
préséance sur toute taxe à être payée
au gouvernement.
1er mai : militants MSM "gonflés à bloc"
Pravind Jugnauth estime par ailleurs que les nouvelles augmentations
des prix de l'essence et du diesel après l'exercice de
l'Atomatic Pricing Mechanism de cette semaine ne sont pas justifiées.
Il explique que le stock de produits pétroliers de la STC
a été acheté il y a trois mois et que c'est,
de ce fait, "malhonnête" pour elle de "brandir"
le cours de $46,50 le baril du mois de mars.
Pour le leader du MSM, la "vérité"
de ces nouvelles augmentations des prix des carburants s'explique
par l'opération "suicidaire" de "hedging"
sur les carburants qui, dit-il, aura occasionné des pertes
de Rs 160 millions pour la STC "en un mois seulement".
Évoquant la mobilisation en prévision du rassemblement
MSM du 1er mai, M. Jugnauth assure que les militants de son parti
son "gonflés à bloc", surtout après
son élection à la partielle du N°8. De manière
générale, il est d'avis qu'il y a un fort courant
qui estime que l'avenir est avec le MSM. C'est à Place
de la Gare à St-Pierre que le MSM, rappelle son leader,
tiendra son rassemblement du 1er mai "pour dire mille
fois merci" à l'électorat du N°8.
Par ailleurs, répondant à une question, le leader
du MSM a dénoncé la brutalité dont ont fait
preuve, dit-il, "certains policiers" à
l'encontre des femmes salariés manifestant contre les conditions
de leur licenciement mardi devant l'assemblée nationale.
Bien qu'il reconnaisse que la loi interdit à quiconque
de manifester devant le Parlement quand les élus sont en
session, Pravind Jugnauth dit comprendre la "tragédie"
que vivent ces licenciées et est d'avis que c'est "dans
un moment de désespoir" qu'elles auront exprimé
leur misère devant l'assemblée nationale.
"Je ne pense pas qu'il fallait, en la circonstance, faire
usage d'autant de force à leur encontre, même si
la police se devaient de maintenir l'ordre. Ils auraient pu parlementer.
En tout cas, ce n'était pas correct de la part de certains
policiers de brutaliser ainsi certaines des manifestantes",
déclare M. Jugnauth.
Abordant enfin le conflit qui oppose le MSM au journal l'express,
Pravind Jugnauth soutient que c'est son "droit démocratique"
de critiquer la ligne éditoriale de notre confrère.
Revenant à ses dernières critiques contre ce quotidien,
M. Jugnauth dit avoir déclaré à son auditoire
à Le Hochet que l'express "a son agenda"
et reconnaît avoir appelé au boycott de ce titre.
Il récuse en revanche avoir réclamé le bannissement
de ce journal. "En tant que démocrate, j'accepte
sa présence, même s'il m'est défavorable tout
comme, en tant que démocrate, j'ai le plus grand respect
pour Le Militant, le journal de mon adversaire",
dit-il.
Rassemblement du 1er mai
Maurice Allet souhaite "une opposition unie"
Les bleus ne tiendront pas de meeting politique le 1er Mai. Le
parti a décidé de soutenir la classe ouvrière
et appelle à la participation de ses partisans au rassemblement
des syndicalistes. "Le 1er Mai, c'est la journée
des travailleurs et c'est à leur côté que
nous serons", explique le leader du parti, Maurice Allet.
Il a profité de sa conférence de presse, vendredi
dernier, pour lancer un appel à "une opposition
unie pour le peuple et non une "opposition loyale" envers
le gouvernement".
"L'heure est au pardon," estime Maurice Allet.
Un pardon qui entraînerait la réunification d'une
alliance PMSD/MMM/MSM. C'est son souhait d'une opposition unie
à l'Assemblée nationale. Après la prise
du pouvoir de Navin Ramgoolam, Sir Anerood Juguauth a été
humilié, sur la place d'armes en 2005, mais ce dernier
a par la suite su pardonner", affirme Maurice Allet.
Citant cet exemple de pardon, le leader du PMSD demande
donc aux leaders du MMM et du MSM de tirer un trait sur le passé
afin de reconstruire ce gouvernement qui était, selon lui,
"un bel exemple d'unité". Ces propos,
soutenu par le leader adjoint du parti, Eric Gimbeau devait
déclarer que c'est le virus raciste et le "noubalisme"
qui séparent le PMSD du PTR. "Avan kot ti pe tann
sa bann group socio-ciltirel la? Kot ti ena sa? mo bann to bann?"
demande-t-il.
Le PMSD n'est pas insensible aux problèmes que rencontre
la classe ouvrière, soutiennent ses leaders. Ils appellent
en masse à une mobilisation en masse au rassemblement syndical,
le 1er mai prochain. Toutefois, aucun drapeau bleu ne figurera
au rassemblement des syndicalistes, avance Maurice Allet pour
la simple raison que le soutien PMSD n'est pas un gain politique.
Selon les leaders bleus, "Travayer p gagne tappé
kuma lissien (...) C'est innacceptable dit-il, les travailleurs
doivent lutter pour leurs droits". Par ailleurs, le PMSD
estime que le 1er mai, devrait être une occasion de rassemblement
familiale. Maurice Allet, invite de ce fait, la population à
assister au "PMSD Live Music Festival", qu'organise
le parti du 1er mai, dans l'après-midi à Malherbes,
Curepipe.
Dans un autre volet, Eric Gimbeau a lui abordé le boycott
de la presse écrite notamment, Week-End et
l'Express. "Depuis peu, ces deux journaux
ne bénéficient plus d'aucune publicité de
la part du gouvernement", indique Eric. "C'est
porter atteinte à la presse libre. Kot democratie ladan?"
Le PMSD est révolté par cette situation, qu'il
estime de "une porte ouverte à de la dictature",
selon lui. Plus révoltant encore, aux yeux des bleus, "Bane
publicités la payé par tax-payers. C'est nou bane
ti dimoun, ki paye tax".
Assemblée nationale
Mardi dernier: Grand calme pour une reprise
Une reprise dans un grand calme. En effet, aucune étincelle
pour la grande rentrée parlementaire de mardi dernier.
On en était au round d'observations, les uns guettant les
autres pour voir s'il y avait convergence entre une faction et
une autre, d'autant plus qu'a été assermenté
un tout nouveau député en la personne du leader
du MSM, Pravind Jugnauth. Entre l'officielle et la loyale, l'opposition
a tenté de jouer son rôle sans trop se forcer et
un gouvernement, plutôt content de ne pas être mis
en difficulté au tout début de cette année
parlementaire, les indépendants, à l'instar de Joe
Lesjongard qui a fait une sortie contre les avatars du transport
gratuit.
C'est par la prestation de serment du nouveau député
Pravind Jugnauth que les travaux ont commencé mardi. Les
applaudissements étaient très chauds dans les travées
du MSM, sans débordements sur les bancs du gouvernement
et plutôt tièdes dans les rangs du MMM, avec le leader
de l'opposition tambourinant la table du bout du doigt.
Cet événement a été marqué
par une forte présence des proches et activistes du MSM.
En sus de Kobita Jugnauth et de son frère Sanjeev Ramdamnee,
de nombreux apparatchik orange, tels les anciens ministres Emmanuel
Leung Shing et Ravi Yerrigadoo et les députés Rashid
Daureeawoo et Ashit Gungah, parmi lesquels avait pris place le
maire travailliste de Beau Bassin/Rose Hill, Rajkumar Aubeeluck,
ainsi que des activistes du MSM.
Place ensuite à une déclaration de Kailash Purryag
que la séance a commencé, le Speaker étant
visiblement fier des travaux réalisés dans l'hémicycle,
réfection du mobilier, remplacement de la moquette, installation
d'équipements digitaux et meilleure sonorisation. Il a
rappelé que cela fait 42 ans que tout cela n'avait pas
été changé et que, conformément aux
engagements pris dans des forums parlementaires, Maurice s'achemine
aussi au "e-parliament".
Ce coup de neuf est certes bienvenu, mais il ne concerne que l'hémicycle
et ses alentours. Les toilettes des femmes sont toujours dans
un état lamentable avec des sanitaires d'un autre siècle.
Ces travaux ont aussi, hélas, été accompagnés
d'un renforcement de la sécurité tous azimuts, proches
de la paranoïa, avec, par exemple, des portes électroniques,
même pour accéder au mess des messengers,
là où les journalistes se rendent pour récupérer
ordre du jour, textes et autres documents.
Dans l'hémicycle, on peut regretter que le fond blanc du
mur vis-à-vis de la chaire du Speaker détonne avec
le reste et qu'ils fassent très écran de cinéma.
Ceux qui ont travaillé à la rénovation du
lieu auraient pu mettre les artistes mauriciens à contribution
pour la réalisation d'une fresque retraçant les
grands moments de la vie du Parlement mauricien.
Hommage à Gaëtan Gangaram
Après les problèmes d'intendance, l'attaque de l'agenda.
Avec pour entame un hommage à l'ancien député
Gaëtan Gangaram, décidé le 15 février
dernier. Il avait été député de 1983
à 87 et avait aussi présidé, de 2000 à
2003, le conseil d'administration du Nelson Mandela Trust Fund
for African Culture. Le Speaker et le leader de l'opposition se
sont joints au Premier ministre par intérim, Rashid Beebeejaun,
pour présenter leurs condoléances et celles de la
chambre à la famille du défunt.
La Private Notice Question qui était consacrée à
un sujet de brûlante actualité, les deux nouveaux
textes sur les relations industrielles, s'est déroulée
dans une ambiance très civilisée. Si d'un côté
le leader de l'opposition a contesté l'abolition du Termination
of Contract of Service Board et a réclamé sa réouverture
dans un contexte marqué par les licenciements et les Rs
16,4 millions mensuels que représente la contribution de
1% des salariés, le ministre Jean-François Chaumière,
qui s'en est plutôt bien tiré, a dit qu'on ne peut
avoir un débat permanent sur ces textes et qu'il faut maintenant
voir comment ils fonctionnent.
Le nouveau député du MSM de même que ses collègues
ont pleinement participé à cet exercice qui a témoigné
d'interventions ponctuelles de Kailash Purryag pour écarter
toute interruption intempestive. À certains qui tentaient
de petites piques à l'endroit du leader de l'opposition,
un cinglant rappel du Speaker à l'effet qu'il n'y a "qu'un
seul ministre du Travail" dans cet hémicycle.
Si, d'un côté, l'absence de Rajesh Bhagwan, en visite
médicale à l'étranger, n'est pas passée
inaperçue, les animateurs habituels de la "shouting
brigade" gouvernementale, Nita Deerpalsing et James Burty
David, présents, eux, se sont comportés de manière
exemplaire mardi. Rashid Beebeejaun, pas tellement inquiété
lors de la tranche des questions pour le Premier ministre, sera
néanmoins mis à rude épreuve sur l'interpellation
de Nadarajen Pillay pour avoir essayé d'entrer en communication
avec le Premier ministre. À Ajay Gunness qui voulait savoir
si ce journaliste de la MBC n'avait pas pour habitude de converser
au téléphone avec Navin Ramgoolam, le chef du gouvernement
par intérim a dit ne pouvoir confirmer une telle chose.
À noter durant cette tranche le coup de gueule de Joe Lesjongard
sur l'accident qui a causé l'amputation d'une collégienne
de Terre Roue qu'il a mis sur le compte de la gratuité
du transport, ce qui a soulevé des cris indignés
des bancs de la majorité alors même que Rashid Beebeejaun
a énuméré les mesures prises pour venir en
aide à la jeune fille.
Attitudes policées et bastonnades policières
S'est également fait remarquer Mahen Jhugroo qui, publiant
qu'il fait partie de l'opposition loyale, a voulu poser une question
supplémentaire sur un membre de l'assemblée nationale
qui aurait été accusé de violence domestique.
"Pas bon", a déclaré le leader
de l'opposition alors que le Speaker annonçait qu'il rejetait
la question. Chiffres effarants sur ce problème de société,
1 933 cas rapportés en 2008 et 406 de janvier à
mars 2009 et 418 de violation du Protection Order.
Un seul texte débattu, le Insolvency Bill, annoncé
par le ministre du Développement économique et des
Services financiers Sushil Khushiram depuis 2002 et qui est venu
dans sa version finale. Rama Sithanen a expliqué que, dans
la conjoncture, c'est le texte qu'il fallait tandis que le leader
de l'opposition a regretté que le projet ne tienne pas
compte des nouvelles réalités nées de la
crise économique et que les travailleurs ne viennent qu'en
troisième position après les banques et le fisc.
Il a parlé de "debt recovery bill".
Même tonalité de son collègue Jayen Cuttaree.
Ton, par contre, plus loyal de la part de Pravind Jugnauth qui
s'est approprié une partie de la paternité du texte
pour y trouver une heureuse coïncidence que le texte est
présenté le jour même où il fait son
come-back à l'assemblée nationale.
Bilan de la séance : si l'opposition était bon enfant
dans l'hémicycle, les syndicats, dans la rue, étaient,
eux, très remontés contre le non-paiement des salaires
des licenciés de Shibani. Ici, les attitudes policées
et, là, les bastonnades policières.
Mardi prochain: Les Rs 300 millions de l'agent travailliste
Les Rs 300 millions avec lesquelles se balade, entre Grande Bretagne
et la Suisse, l'agent travailliste Heman Bangaleea intéressent
les députés. Deux questions à son sujet seront
adressées mardi prochain au Premier ministre, la première
de la député du MMM Arianne Navarre-Marie demandant
si la police mauricienne a été informée de
l'interpellation en Suisse du chauffeur de Mauritius Telecom et,
la seconde, de la même veine, de Mahen Jhugroo.
Les autres questions adressées au Premier ministre, Navin
Ramgoolam, porteront sur les tests ADN obligatoires (Maya Hanoomanjee),
les cours au sein de la force policière et les agressions
dans la région de St Pierre (Suren Dayal), le Fact Finding
Committee sur les inondations (Mahen Jhugroo), la réforme
électorale et la télévision privée
(Éric Guimbeau), les étrangers sans permis de résidence
à Maurice (Yatin Varma), le code de conduite électoral
(Sekar Naidu), la disparition des Rs 22 millions de la MPCB, la
disparition d'un bateau dans le port et les doléances contre
les policiers (Fazila Daureeawoo), la MBC (Ajay Gunness), les
promotions dans la police (Mireille Martin), les honoraires touchés
par Sir Victor Glover pour les travaux du Fact Finding Committee
sur Indira Manrakhan (Jean-Claude Barbier), la police et le changement
climatique (le Dr Ramloll), les délits sexuels sur mineurs
(Françoise Labelle), Madagascar, le problème de
Subutex (Nando Bodha), le poste de Coast Marine Commander dans
la police et la signature du Protocole sur le genre (Dany Perrier),
l'affectation d'un hélicoptère à Rodrigues
(Nicolas Von Mally) et les arrestations pour non-production de
permis de conduire (Sheila Grenade).
Pour les autres ministres, une palette d'interpellations dont
celles sur Air Mauritius de Shekar Naidu qui demandera au ministre
des Communications extérieures l'identité et les
conditions de service du nouveau président du conseil d'administration,
d'Ajay Gunness sur l'emprunt que cherche à contracter la
compagnie d'aviation nationale auprès du National Pension
Fund et de Nando Bodha sur d'éventuels licenciements.
Les terres de l'État intéressent toujours le député
du PMSD Éric Guimbeau qui demandera au ministre des Terres
et du Logement où en est le projet de révision des
conditions des baux industriels et commerciaux de même que
le détail des baux accordés à 46 fonctionnaires
du ministère.
L'avortement sera par ailleurs évoqué par la député
du MSM Mireille Martin avec une question pour la ministre de la
Femme sur les mesures envisagées pour aider les femmes
qui ont souffert de complications des suites d'une interruption
de grossesse. Son collègue Showkutally Soodhun s'intéresse
à l'Empowerment Programme et ses réalisations de
même que la restructuration en cours à la Banque
de Développement.
Joe Lesjongard a pour sa part trois questions sur les investissements
du NPF, sur le NRPT et sur deux enfants qu'aurait refusé
de prendre le CEDEM. La Corporation nationale de transport fait
par ailleurs l'objet de deux questions, l'une d'Ajay Gunness sur
un éventuel projet de privatisation et l'autre de Shekar
Naidu allant dans le même sens.
Mauritius Telecom reste d'actualité avec, cette fois, un
projet de départ à la retraite volontaire qui interpelle
le député Alan Ganoo, lequel réclame par
ailleurs la convocation des tripartites pour discuter de la compensation
salariale.
À l'item texte de loi, le Additional Stimulus Package Bill
de Rama Sithanen, qui contient un train de mesures pour faire
face à la crise économique. À l'ajournement
des travaux, le député Yatin Varma va poser le problème
du relogement de la cité de Union Vale.
Cà va se savoir
Ravi Gunnoo lorgne du côté du MSM
Démisionnaire du MMM pour n'avoir pas été
promu du comité central au bureau politique, Ravi Gunnoo
lorgnerait du côté du MSM. Ce parti s'intéresserait
à l'ancien président de l'aile jeune du MMM pour
combler un certain déficit au niveau de sa composition
sociologique dans la perspective de son attachement aux "réalités"
du pays. Cette approche fait partie de la stratégie du
MSM à attirer des seconds couteaux mauves - à défaut
des premiers comme le sont Sekar Naidu et Joe Lesjongard- au MSM.
L'intervention remarquée de Ahmad Jeewah
Intervention remarquée de Ahmad Jeewah au bureau politique
du MMM lundi dernier. Conscient qu'à l'instar d'un Pradeep
Jeeha, certains songent à communaliser jusqu'au choix de
la direction du parti, l'ancien président a fait quelques
mises au point pour demander que l'on en finisse avec certains
discours qui ne font pas honneur à ce que le MMM a historiquement
représenté sur l'échiquier. Ce fut une espèce
de remise à jour bienvenue du "à bas la lutte
des races" si chère aux membres fondateurs du MMM.
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