Le régime d'heure d'été tire à
sa fin non sans mal et de grincements de dents. Depuis ce matin,
à 3h, les aiguilles des montres ont reculé d'une
heure au grand plaisir d'une partie de la population, mais d'autres
seront sans doute déçus lorsque le Central Electricity
Board (CEB) rendra public les résultats de cette expérience
renouvelée après 25 ans. Car ceux-ci ne seraient
pas à la hauteur des attentes en matière d'économie
d'électricité et d'énergies.
Déjà dans l'affaire de facturation excessive, où
les abonnés domestiques avaient vu leur facture d'électricité
accuser une hausse de plus de 40%, le CEB avait indiqué
une augmentation dans la consommation. 16%. C'est le chiffre qui
avait été communiqué pour démontrer
que la demande en électricité pendant la période
de décembre était en constante hausse. Ce qui avait
valeur de confirmation que le CEB arrive difficilement à
atteindre les objectifs fixés avec l'introduction de l'heure
d'été.
Pourtant, le nouveau directeur général du CEB, C.
Dabeedin, avait prédit des économies de Rs 400 millions
grâce à l'heure d'été. Or, selon les
premières indications, les gains escomptés sont
loin de faire le compte. La consommation d'électricité
entre le passage de l'heure d'été à ce jour
serait supérieure à la moyenne, et ce malgré
la vente de plus de 800 000 lampes économiques. Ces deux
éléments combinés auraient sans doute permis
d'espérer. " Non ", affirment des sources au
CEB, " les résultats ne sont pas à la hauteur
des attentes ."
Cela hausse inattendue dans la consommation, alors qu'elle devait
supposément baisser, se confirme par la mise en opération
des turbines à gaz du CEB pour répondre à
une croissance dans la demande - le coût de production est
aussi nettement plus élevé. Pour ceux qui avaient
lancé le régime d'heure d'été, l'objectif
était surtout d'économiser de l'électricité
et principalement de réduire les pics de consommation d'électricité
qui interviennent entre 6h et 7h. La mise en opération
de ces turbines confirment, dans des cas, que la période
de pointe aurait été déplacée. La
demande sur le réseau aurait été plus forte
en début d'après-midi. Certains attribuent cela
à la forte chaleur de décembre et une climatisation
excessive.
Le rapport du CEB, attendu ce lundi, devrait sans doute aider
à voir plus clair concernant les changements dans les "courbes
de consommation". Mais ce rapport déterminera-t-il
l'impact réel du régime d'heure d'été?
"Difficile de se prononcer dessus", disent les experts,
car insistent-ils, l'introduction des ampoules de basse consommation
en même temps que l'heure d'été risque de
rendre cet exercice plus difficile. Les plus sceptiques sont d'avis
que le régime heure d'été comporterait plus
de désavantages, estimant que c'était une mesure
" vouée à l'échec dès le départ".
Cette mesure a également provoqué des grincements
de dents chez une bonne partie de la population, aussi bien que
chez certains opérateurs économiques, dont les activités
auraient été perturbées à cause du
décalage du fuseau horaire avec les pays d'Europe principalement.
Pour le public, les conséquences du passage à l'heure
d'été a eu des incidences sur la santé, la
majorité des gens se plaignant de fatigue et de trouble
de sommeil. Il faut savoir que le principal avantage se joue sur
une heure d'éclairage additionnelle obtenue lorsque l'aiguille
de l'horloge est avancée d'une heure. A cela, d'autres
répondent aussi qu'il s'agirait aussi de prendre en compte
les économies perdues quand on a besoin d'éclairage
le matin.
Quoi qu'il en soit, l'heure du bilan a sonné. Annoncée
dans le budget de Rama Sithanen l'année dernière
et introduite le 29 octobre, l'heure d'été a pris
fin dans la nuit d'hier à dimanche. Il s'agira maintenant
de tirer les et enseignements de cette mesure. Ici, les aiguilles
ont reculé d'une heure. Dans certains pays, principalement
en Europe, elles ont avancé d'une heure pendant la même
soirée. Ce qui fait que le décalage horaire a été
réduit en moyenne par deux heures. Il faudra, par exemple,
compter un décalage de deux heures en moins entre la France
et Maurice; ou de trois heures entre Londres et Port-Louis. Par
contre en Australie, notamment à Melbourne, c'est à
partir du 5 avril que les aiguilles seront réajustées.
Société
Le GM force la réintégration "sans conditions"
des deux licenciés de Mauritius Telecom
Le combat a été dur et long pour les deux leaders
syndicaux de Mauritius Telecom, M. Raj Rughoonath (président
de la Mauritius Telecom Employees Association ) et Indiren Carpanen
( Telecom Workers Union ) et pour le mouvement syndical du pays
dans son ensemble qui les soutenait, mais, finalement, c'est un
combat presque gagné après sept mois. Les deux
leaders syndicaux devraient être bientôt réintégrés
" sans conditions " à leur poste respectifs
. Presque, parce que tout va aussi dépendre de la décision
que va prendre le Conseil d'administration de Mauritius Telecom
qui semble encore abasourdi sous le coup de boutoir que lui a
asséné le gouvernement ...
Le Conseil des ministres sous la présidence du Premier
ministre, a, en effet, dans son unanimité, finalement
tapé du poing sur la table, jeudi dernier, en ordonnant
à la compagnie de téléphonie nationale de
reprendre MM. Rughoonath et Carpanan. Les deux syndicalistes avaient
été, sommairement, licenciés il y a sept
mois pour avoir, selon ce que prétendait la direction
de MT "rompu la confiance entre employés et employeur".
Il faut faire remarquer que c'est la toute première fois,
depuis la mise sur pied à Maurice, de compagnies à
capitaux mixtes gouvernement - investisseurs étrangers
( dans le cas présent France Telecom ) que l' Etat
Mauricien exerce la préséance que lui confère
sa participation majoritaire au capital pour forcer une décision
au niveau du Conseil d'administration d'une telle compagnie. Il
était devenu un secret de polichinelle que les représentants
de France Telecom étaient opposés, à
mort, à la réintégration sans condition des
deux syndicalistes auxquels ils reprochaient d'être trop
critique de leur influence sur le conseil d'administration. La
position du gouvernement mauricien, dès qu'il avait été
compris que la direction de MT avait agi illégalement en
ne permettant pas aux syndicalistes licenciés de se défendre
devant un comité disciplinaire, avait été
favorable à la réintégration de MM. Rughoonath
et Carpanen. Cela même si en nommant un conciliateur en
la personne du Professeur V. P. Torul, le gouvernement lui-même
avait compliqué la tâche à ce dernier en lui
chargeant de trouver une solution de "réintégration
avec modalités" plutôt qu'une "réintégration
sans conditions" tout court.
Mais, mis devant les faits, et surtout, devant l'intransigeance
de la direction de MT qui n'était disposée qu'à
reprendre les deux licenciés que sous un nouveau contrat
avec, au passage, la perte de certains acquis considérables,
le gouvernement s'est vu dans l'obligation de trancher. Et le
mouvement syndical l'avait pressé pour agir dans ce sens
! C'est dans ce contexte, où il a dû faire preuve
d'autorité, en utilisant sa majorité sur le Conseil
d'administration que le gouvernement a fait dire par le ministre
du Travail et des relations industrielles à la télévision
jeudi soir, " qu'une réintégration sans
condition est une réintégration sans condition !"
Situation embarrassante
La démarche du gouvernement a mis dans un singulier embarras
ses propres représentants sur le Conseil d'administration
de Mauritius Telecom . A commencer par le président - nominé
de cette instance, M. Dass Thomas lui- même. Pas plus tard
que mercredi dernier dans une interview de presse, M. Dass Thomas
s'est permis d'affirmer que " une de mes prérogatives
est de veiller aux intérêts des actionnaires et France
Telecom est un actionnaire comme les autres". Avec MM.
Vishnu Jugdharree et Malleck-Amode, Jack Bizlall a été,
avec d'autres syndicalistes et des hommes politiques tant du gouvernement
que de l'Opposition, un soutien constant pour les deux licenciés.
Mais, selon Jack Bizlall, les jeux ne sont pas encore totalement
faits. "Mauritius Telecom étant régie par
le Company Act, il se peut que son Conseil d'administration n'accepte
pas l'injonction du gouvernement, l'actionnaire majoritaire, en
faveur de la réintégration de Rughoonath et Carpanen.
Mais, si d'aventure, le président du Conseil d'administration
et des représentants du gouvernement décidaient
de résister cette injonction, soit le gouvernement les
révoque, soit l'assemblée générale
de MT devra se tenir pour les révoquer et les remplacer.
Mais, dans tous les cas de figure, certains représentants
du gouvernement perdront la face. Ils doivent se soumettre ou
être démis et, pour leur propre dignité, ils
devraient plutôt démissionner", soutient Jack
Bizlall .
Stratégie de non - soumission
De leur côté, MM. Rughoonath et Carpanen savourent
pleinement leur bonheur. Le second nommé encore plus que
le premier. M. Rughonath, vaincu par l'usure et économiquement
accablé par une longue periode de chomage sans indemnités
avait cédé, dans un premier temps, en acceptant
des conditions de réembauche assez humiliantes que lui
avait imposé la direction de MT. Par la suite, il s'est
ravisé. Son compagnon d'infortune, Indiren Carpanen a déclaré,
hier à Week - End, qu'il ne lui tenait pas rigueur .
" Nous avions tous deux , Rughoonath et moi choisi une stratégie
de non-soumission parce que nous savions que nous étions
dans notre bon droit d'exercer notre liberté d'expression
en tant que syndicalistes. Il était essentiel que nous
prenions une position forte par les temps qui courent pour freiner
la dérive totalitaire. Les syndicats, les forces politiques,
gouvernement et opposition, les partis extra-parlementaire comme
Lalit et le Mouvement Premier Mai, Jack Bizlall, l'avocat Dev
Ramano, Vishnu Jugharree, la presse, tous ont été
à l'unisson derrière nous et nous avons pu mener
le combat jusqu'au bout. Sur la liberté d'expression, la
défense de l'emploi et la sauvegarde de l'intérêt
national du pays, il ne faut jamais faire de concession, courber
l'échine et la victoire, quand elle arrive, est plus que
savoureuse. C'est une victoire qui doit donner de l'espoir à
tous les travailleurs de tous les secteurs qui se battent pour
une vie meilleure". M. Carpanen pense que son ami Raghoonath,
qu'il connait de longue date, a eu une faiblesse toute à
fait humaine surtout qu'il a été confronté
à certaines méthodes. Mais l'essentiel, c'est que
lui aussi a grandement contribué dans ce qui a été
un très grand combat".
Primaire
La GPTU demande à Bunwaree de "congédier
ses hauts fonctionnaires incompétents"
Le ministre de l'Education, Vasant Bunwaree qui assistait à
la 22e Assemblée générale annuelle de la
General Purpose Teachers' Union (GPTU), hier matin à Vacoas,
a été invité par le syndicat à intervenir
auprès de ses hauts fonctionnaires. La raison évoquée,
selon le président, Sunil Jhugroo, et le conseiller technique,
Ashik Junglee, de la GPTU, est l'ingérence de hauts fonctionnaires
du ministère de l'Education dans le dossier des transferts.
Sunil Jhugroo et Ashik Junglee, déplorant "l'incompétence"
des cadres du ministère, n'ont pas manqué de
fustiger ceux-ci, lesquels selon eux, "n'arrivent pas
à assumer leurs responsabilités". Ashik
Junglee a même demandé au ministre de l'Education
de songer à "un plan de VRS pour ces fonctionnaires.
" La GPTU se dit aussi convaincue de l'ingérence
d'un autre syndicat, dans la question de transfert et déplore
la capacité qu'aurait celui-ci à influencer le cours
de l'exercice. "Nous sommes payés par les deniers
publics et c'est au ministère d'assumer ses responsabilités
envers nous. Le ministère doit pouvoir garantir des critères
objectifs et impartiaux", devait dire Ashik Junglee au
ministre Bunwaree. Se saisissant visiblement de la présence
de Vasant Bunwaree, le président et le conseiller technique
de la GPTU lui ont aussi lancé un appel afin de plaider
pour leur participation aux négociations conjointes. Car
si la GPTU défend les intérêts des enseignants
de matière générale, il demeure que la Government
Teachers' Union est le seul syndicat à détenir le
"sole recognition", lui permettant de mener les
négociations au nom des enseignants généralistes.
La GPTU qui n'a pas manqué de faire une sortie contre son
principal adversaire, lui reprochant d'exercer des pressions et
autre forme "de chantage" auprès de ses
membres et des enseignants, déplore les intimidations qui
vise à réduire le nombre de ses adhérents.
Ce qui affaiblirait ses chances de se retrouver à la table
des négociations, selon le syndicat.
Après avoir écouté les critiques adressées
à son ministère, le ministre de l'Education n'a
pas cherché à défendre ou justifier les cadres
pointés du doigt par la GPTU. "Quand je suis arrivé
je n'ai pas voulu bouleverser un système déjà
existant", devait déclarer Vasant Bunwaree. "I
have to be as just as possible. Your voice must not only be heard
but studied carefully (
) Je donne aux dirigeants des syndicats
la même attention, quand je sens qu'il y va du bon sens",
a assuré ce dernier à la GPTU. Quant à la
question de négociation conjointe, Vasant Bunwaree a affirmé
sa conviction dans le travail d'équipe et "au choc
des idées". Il a expliqué qu'il "a
parlé aux institutions responsables" et qu'il
y a un travail à faire pour aboutir à la négociation
conjointe. Entretemps, la question, dit-il, relève d'une
affaire de nombre de membres. En effet, la GPTU n'en compte qu'un
millier. Cependant, a souligné le ministre de l'Education,
cela ne devrait pas encourager "un groupe à procéder
à un système de débauchage ". Vasant
Bunwaree a donné la garantie de "trouver une voie
de sortie" dans l'optique de permettre à la GPTU
de participer aux négociations.
Lauréats
Enquête de l'Education sur les précédentes
cuvées
Que sont devenus les lauréats des précédentes
cuvées ? Sont-ils tous rentrés au pays après
leurs études tertiaires ? Ces questions ont été
soulevées dans une enquête commandée par le
ministère de l'Education. C'est ce qu'a révélé
le ministre de tutelle, Vasant Bunwaree, hier lors de son intervention
à l'Assemblée générale annuelle de
la General Purpose Teachers' Union (GPTU). "Nous avons
fait une enquête pour savoir ce qu'il est advenu des lauréats
depuis ces 25 dernières années. Je peux vous assurer
que les résultats risquent de choquer", a déclaré
le ministre de l'Education. "Plusieurs d'entre eux ne
sont pas rentrés au pays. Beaucoup ont connu des situations
d'échec, à un âge très jeune",
devait préciser ce dernier. Vasant Bunwaree qui n'a pas
annoncé la date de publication de ce rapport, a fait ressortir
que cette étude rappelle que malgré un parcours
académique de qualité et avancé, l'individu
n'échappe pas à l'échec.
Au large de l'île Plate mercredi
Exercices concluants de tirs d'artillerie air/mer pour la NCG
Les eaux territoriales mauriciennes, d'une superficie de 2
040 kilomètres carrés, sont une immensité
qui se doit d'être protégée de la pêche
illégale et des pirates qui ne sévissent pas si
loin que ça, notamment au large de la Somalie. Dans cette
optique, la National Coast Guard (NCG) a effectué
des exercices de tirs en mer, à partir d'équipements
d'artillerie placés sur le CGS Guardian (en mer) et du
Dornier (en altitude). Dans le cadre de cet exercice, qui s'est
avéré concluant, une cible flottante avaient été
placée à la surface de l'eau, à environ 70
kilomètres à l'est de l'île Plate. Suite à
cet exercice couronnée de succès, c'est un message
clair que la NCG "means business" qui est lancé
aux éventuels contrevenants de tout poil.
L'exercice, qui s'est déroulée sous le close
monitoring du commissaire de Police, Dhun Iswur Rampersad
et de tout l'état-major de la NCG, avait pour but de tester
la capacité de réaction de la NCG, sur mer, et en
l'air, afin de prévenir toute violation des eaux territoriales
mauriciennes, de même que des activités liés
à la pêche illégale. L'action simultanée
air/mer, a vu des tirs effectués à partir du Dornier
et du CGS Guardian, faire mouche. La cible, une petite balise
flottante, n'a pas résisté aux tirs précis.
Le CGS Guardian et le Dornier prennent part, sur une base
régulière, au maintien de la présence policière
en mer. Dans l'exercice de ces fonctions, l'on souligne, tant
aux Casernes centrales qu'au QG de la NCG, que ces unités
peuvent, à n'importe quel moment, être appelé
à faire un usage dosé de la force, afin de faire
prévaloir la paix, la sécurité et de faire
de sorte que la Zone Economique Exclusive (ZEE) de Maurice soit
préservée. Cette utilisation dosée de la
force inclut également l'utilisation de l'artillerie se
trouvant à bord des appareils de surveillance.
L'exercice de mercredi, selon le commandement de la NCG, avait
pour but de s'assurer que les armements des appareils sont en
bon état de marche, de mettre le staff technique et d'opération
en situation "réelle" et d'effectuer une
répétition des procédures précédant
la mise à feu. Cet exercice a été perçue
par tous comme étant "un bon exercice, qui permet
également la NCG de rester en contact avec toutes les procédures
d'usages, ainsi que les toutes dernières avancées
concernant le maintien de la sécurité en mer".
Avant le début de l'opération, la NCG a tenu à
s'assurer que toutes les procédures de sécurité
soient respectés. Ainsi, le directeur de l'Aviation Civile
a été appelé à donné son aval,
tant qu'une "Notice to airmen" devait être
émise, afin de prévenir les avions qui allaient
utiliser l'espace aérien des environs. En ce qu'il s'agit
des navires croisant dans les eaux avoisinantes, eux aussi ont
été avertis de la tenue de cet exercice. Pendant
que celui-ci se déroulait, un Monitoring radar ainsi
que visuel de tous les instants était maintenu. Ceci afin
de parer à toute éventualité.
Suite à cet exercice, le commissaire de police et ses proches
collaborateurs de la NCG estiment que cette unité a, une
fois de plus, renforcé la capacité de la force policière
à faire respecter la loi dans les eaux territoriales du
pays. "The NCG means business in maintaining maritime
security and this firing exercise is a step in that direction",
font-ils ressortir.
Par ailleurs, avec l'arrivée, au mois de mai, du nouvel
hélicoptère de la police, du type DHRUV, de quatorze
places, la force policière sera doté d'un outil
additionnel en ce qu'il s'agit des Searches and Rescue operations
en haute mer. Le financement de cet hélicoptère
s'inscrit dans le cadre de l'assistance financière obtenue
du gouvernement indien lors de la visite officielle effectuée
par le Premier ministre, Navin Ramgoolam, en Inde en 2005. New
Delhi avait mis à la disposition de Port-Louis une ligne
de crédits de US $ 75 M et une allocation de US $ 25 M.
Cet hélicoptère a un rayon d'autonomie de 660 kilomètres,
et peut ainsi assurer la couverture des îles Agaléga
et St-Brandon, entre autres, qui se situent dans notre ZEE. Sa
vitesse de croisière est de 250 km/h avec une maximale
de 270 km/h. Il est équipé de deux moteurs, est
long de 15,87 m et dispose d'un rotor d'un diamètre de
1,20 m et d'un habitacle de 7,33 m3, capable d'accueillir au moins
quatorze passagers.
Santé publique
Les infirmiers déplorent la mauvaise foi du ministère
de la Santé
Les infirmiers maintiennent leur disposition d'affronter les
autorités si leur doléance n'est pas prise en considération.
La réunion de jeudi dernier entre les hautes sphères
de la Santé et les syndicats des infirmiers, la Nurses'
Union (NU) et la Nursing Association (NA), n'a pas été
concluante, selon les syndicalistes. "La Santé
fait preuve de mauvaise foi. Elle compare la capacité de
travail dans les différents hôpitaux sans tenir compte
des réalités de chaque région. C'est inadmissible!
Nous ne nous laisserons pas faire", indique Cassam Kurreeman,
président de la NU. Cette colère des infirmiers
relève de leurs conditions de travail, principalement des
horaires de travail, inappropriés, selon eux, depuis quelque
temps. "Six nuits au lieu de quatre par mois n'est humainement
pas possible", déplorent les infirmiers. "Si
le ministère ne veut pas comprendre, malgré nos
explications, nous prévoyons de prendre des actions",
indique Cassam Kurreeman. L'exécutif des syndicats se rencontrera
cette semaine pour décider de la marche à suivre.
Au ministère de la Santé, l'attitude des syndicats
ne plaît pas. "Il n'y a aucun changement dans les
conditions de travail. Les nursing officers sont des
shift workers. Et il est tout à fait normal d'effectuer
6 nuits mensuellement. Nous n'avons rien changé",
indique la Senior Chief Executive Officer (SCEO) du ministère,
Jaya Veerapen. Le ministère, qui se dit ouvert au dialogue,
espère une prise de conscience des infirmiers pour agir
en personnes responsables au sein des services essentiels de la
Santé.
"Le ministère pense que les infirmiers sont des
working machines. Mais un infirmier ne peut pas faire autant
de nuits dans un mois, c'est fatigant", estime le président
de la NU. Si, dans le passé, un tel système
a prévalu, des études ont démontré
que ce système de 6 nuitées par mois est "tuant"
pour le personnel, avance-t-il. "Il avait été
décidé que les infirmiers travailleront une nuit
chaque semaine, soit 4 nuits dans un mois. C'est moins de fatigue
pour les infirmiers", explique Cassam Kurreeman. Selon
lui, pendant longtemps, ce système de quatre nuits mensuellement
a bien fonctionné. "Brusquement, en raison d'un
manque de personnel ou en raison des heures supplémentaires,
on demande aux infirmiers d'augmenter le nombre de nuits de travail
par mois. Ce n'est pas possible", indique le syndicaliste.
Cette situation est, depuis quelque temps, à l'origine
des tensions entre les infirmiers et l'administration. D'où
la réunion d'urgence de jeudi dernier avec les hautes sphères
du ministère de la Santé, en vue de revoir la question.
Réunion qui, malgré l'écoute des autorités,
n'aurait abouti à aucun consensus, selon les syndicalistes.
Lesquels se disent insatisfaits et déplorent "la
mauvaise foi du ministère".
L'hôpital de Poudre d'or n'est pas comparable à
celui de Victoria
"Le ministère nous a fait comprendre que dans plusieurs
départements, les infirmiers effectuent 6 à 7 nuits
par mois. Il a pris l'exemple de l'hôpital de Poudre d'Or.
C'est de la mauvaise foi pure et simple, car nous ne pouvons pas
comparer le lot de travail dans chaque hôpital. Chaque région
a sa spécificité. On ne peut comparer l'hôpital
de Poudre d'Or à celui de Victoria", s'insurge
Cassam Kurreeman. Les syndicats des infirmiers indiquent que tant
que l'option de travailler 6 nuits par mois demeure volontaire,
ils n'y voient aucune opposition. Toutefois, il faut corriger
le système car les infirmiers sont appelés à
effectuer ces 6 nuits. "On ne peut pas imposer cette fatigue
sur les infirmiers. Nous travaillons avec des vies. La santé
est un domaine délicat. Une simple erreur, en raison de
la fatigue, provoque un scandale. Le ministère doit revoir
ces conditions de travail", estime le président
de la NU.
Lors des discussions, confie-t-il, la SCEO de la Santé,
tout en affirmant que les conditions de travail n'ont pas changé,
a concédé qu'il existe une mauvaise répartition
du personnel infirmier dans les centres de Santé. "Jaya
Veerapen est d'accord qu'il faut aussi corriger cette distribution
du personnel. Mais le problème n'est pas là. Il
faut reconsidérer le nombre de nuits de travail à
effectuer par mois. Il y va de la santé de l'infirmier,
mais surtout des patients dont il doit s'occuper", indique
le syndicaliste.
Le ministère envisage une meilleure répartition
du personnel
La Santé, insiste-t-elle, n'a apporté aucun changement
dans les conditions de travail. Selon Jaya Veerapen, "il
est normal de faire 6 nuits par mois. Les Charge Nurses
et Nursing Supervisors effectuent même 7 nuits mensuellement.
C'est le cas pour les infirmiers à l'hôpital de Poudre
d'Or. Il n'y a rien d'anormal à cela. C'est le duty
de chaque shift worker". Elle souligne par
ailleurs que selon la spécificité de chaque département
de santé publique, certains employés sont emmenés
à faire plus de nuits de travail que d'autres. Par exemple,
selon le rooster établi, les infirmiers affectés
aux salles d'opérations effectuent 3 ou 2 nuits chaque
mois. D'autres, à l'instar de ceux affectés dans
les Area Health Centres ou Community Health Centres, n'effectuent
aucun shift de nuit. "Généralement, un Nursing
Officer travaille 16 jours sur les 28 jours tous les mois. Il
bénéficie de 12 jours de congé. Il est tout
à fait normal qu'on requiert qu'un infirmier effectue 6
nuits sur 16 jours de travail par mois", souligne Jaya
Veerapen.
Campant sur sa position, le ministère de la Santé
indique qu'il étudiera néanmoins le rooster
des infirmiers, afin de mieux cerner les doléances des
infirmiers. La SCEO de la Santé indique par ailleurs qu'une
répartition rationnelle du Nursing Staff serait
nécessaire, suivant les besoins et spécificités
de chaque département de santé publique. Une nouvelle
rencontre avec les syndicalistes est prévue vendredi prochain.
"Nous allons étudier, vendredi, avec les syndicalistes
le rooster et envisageons de revoir la distribution du
personnel soignant", confie Jaya Veerapen. Mais, pour
la NU, "la mise en pratique d'un tel changement sera difficile.
Il y a trop d'ingérence politique dans ces affaires. Le
ministère aura beaucoup de mal à bouger tel infirmier
de tel hôpital. C'est la réalité mauricienne.
Il y a des interventions politiques partout".
La NU fait ressortir qu'elle n'apprécie pas la manière
de gérer ces récentes doléances par le ministère.
Pour les syndicats, la nouvelle réunion prévue vendredi
prochain au ministère n'augure aucun changement. L'exécutif
des syndicats se rencontrera cette semaine pour décider
de la marche à suivre.
Contestations du rapport PRB
Renal Dialysis Unit : gain de cause des infirmiers pour une
allocation
Pour les heures de travail entre 17h et 21h, les infirmiers affectés
à ces départements de santé publique percevront
une allocation de Rs 570 quotidiennement. La décision leur
a été communiquée récemment par le
ministère de la Santé, qui, avec le Pay Research
Bureau (PRB) a soutenu la Nursing Association (NA) et la Nurses'
Union (NU) dans leur revendication.
Les syndicalistes des infirmiers travaillant dans les unités
de dialyses de nos hôpitaux sont satisfaits de la tournure
des événements. Après plusieurs mois de négociations,
ils ont obtenu gain de cause auprès des autorités.
Le High Powered Committee - seule instance disposant de la capacité
de revoir une décision du PRB - a tranché la semaine
dernière pour l'octroi d'une "Bank Nurse Allocation"
au personnel travaillant au-delà des heures normales dans
ces unités de dialyse. Le dernier rapport PRB recommande
en effet que les infirmiers qui y sont affectés opèrent
entre 07h et 17h et en contrepartie, reçoivent une "on
call allowance" pour les heures supplémentaires
effectuées après 17 h et jusqu'à 07h le lendemain.
Ces heures supplémentaires, selon le PRB, auraient été
destinées aux urgences relatives aux patients dialysés.
D'où la contestation des infirmiers qui rappellent que
depuis sa création la Renal Dialysis Unit opère
généralement de 07h à 21h. Cet horaire a
été établi face à l'accumulation de
cas à traiter quotidiennement dans toutes les régions,
soulignent les syndicats, maintenant que cette recommandation
du PRB n'était pas dans l'intérêt des patients.
"Si les infirmiers travaillent au-delà de 17h,
c'est par rapport aux besoins et à la grande demande que
les patients dialysés soient en traitement jusqu'à
21h", indique Cassam Kurreeman, président de la
NU. Dans cette optique, les syndicats des infirmiers se sont adressés
au ministère de la Santé pour que la recommandation
du PRB soit revue. Toutefois, le ministère maintenant les
recommandations du PRB, les infirmiers avaient menacé,
dans un premier temps, de stopper leur travail après 17h.
Et ce, au risque de pénaliser quelque 100 patients dialysés
chaque jour. Après maintes réunions et discussions
avec le ministère de tutelle, un consensus avait été
dégagé quant au paiement d'une "banking
session" pour les heures de travail au département
de dialyse quotidiennement, soit une somme de Rs 570 pour quatre
heures. La lenteur des autorités d'accéder à
cette demande avait donné lieu à une nouvelle menace
des syndicats en décembre dernier. D'où la décision
des autorités de référer l'affaire au HPC.
Logement
Petites mesquineries, mutuelles, mauriciano- rodriguaises
Un des plus épineux problèmes que rencontrent nos
compatriotes Rodriguais quand ils viennent à Maurice pour
de courtes missions ou pour des études universitaires a
toujours été celui de se trouver un logement. Pour
essayer d'y apporter un certain soulagement, le gouvernement -
central, bien intentionné, avait fait construire, il y
a une vingtaine d'années, une dizaine d'appartements (
flats ) à Floréal. Or, depuis plus de huit années,
ces appartements sont demeurés inoccupés beaucoup
parce que des responsables de l'administration du ministère
de Rodrigues, charger de leur gestion, sembleraient complètement
s'en désintéresser... Mais, tous les fonctionnaires
de ce ministère ne sont, heureusement, pas tous des irresponsables
et l'un d'eux, selon nos informations, aurait fini par bousculer
les choses et obtenir que les autorités concernées
remettent ces appartements en état. La méchanceté
dont sont toutefois capables certains haut - fonctionnaires mauriciens
à l'égard de leurs compatriotes de Rodrigues - censés
être aussi les enfants d'une seule et même république
- étant, apparemment, sans limites , il faudra encore patienter
pour que les appartements remis à neuf soient, cette fois,
alloués à leurs destinataires.
Selon nos informations, ce serait, effectivement, un fonctionnaire
consciencieux qui porte le même patronyme qu'un ancien parlementaire
et journaliste travailliste très actif durant les années
60 - 70 qui, par son sens de la justice et sa persévérance,
a finalement obtenu que le dossier des appartements destinés
aux Rodriguais soit réouvert. En prenant de l'emploi au
ministère de Rodrigues en décembre 2007, ce fonctionnaire
se serait rendu compte que les appartements de Floréal,
qui tombaient soit l'administration de ce ministère, étaient
en état de délabrement avancé depuis 2003
et ce pendant que de jeunes Rodriguais venus à Maurice
pour des études universitaires éprouvaient d'énormes
problèmes de logement quand ils n'étaient pas obligés
de chercher refuge chez des parents ou connaissances vivant eux-mêmes
dans des conditions précaires dans les quartiers défavorisés
de Port Louis. Tout cela dans une promiscuité intenable
surtout pour de jeunes Rodriguaises. Le plus imcompréhensible
dans cet état de chose était que le gouvernement
en place en 2003 avait alloué un budget de 10 millions
de roupies au ministère des Infrastructures publiques pour
l'amélioration des dits-appartements. Or, en 2008, soit
huit années après les travaux d'amélioration
prévus, étaient toujours en souffrance.
Nos informations sont que ce fonctionnaire, révolté
par le fait que le Top Management du ministère s'en fichait
totalement, se serait personnellement rendu auprès du ministère
des Finances, en Août de l'année dernière,
pour plaider que des fonds additionnels soient puisés
du Contingencies Fund afin que les travaux de réfections
nécessaires puissent être complétés.
Il nous revient, également, que le bon fonctionnaire avait
pris soin, au préalable le 23 Mai 2008, d'adresser une
lettre officielle au Premier ministre (en sa double capacité
de ministre de Rodrigues d'alors) pour lui tenir au courant de
la situation concernant les flats. Cependant, il paraît
que le Premier ministre n'aurait jamais pris connaissance de cette
lettre parce qu'elle aurait été tout simplement
... détruite en chemin. Toujours est-t-il que, par la suite,
des réunions express ont été organisées
entre le cadre du ministère de Rodrigues et ceux du ministère
des Infrastructures publiques pour que les travaux de réfection
soient accélérés. Mais, la question se pose
toujours s'il n'est pas nécessaire qu'une enquête
policière soit initiée pour faire la lumière
sur les circonstances qui ont menées à la destruction
de la lettre envoyée au Premier ministre. D'aucun ne pensent,
en effet, que la destruction d'un document officiel qui a pour
objectif de fournir au Premier ministre des informations importantes
ayant trait à la non-mise en pratique de " policy
decisions " du gouvernement relève d'un acte criminel
et d'une violation du Code d'Ethique de la Fonction Publique...
Les relations entre le gouvernement autonome de Rodrigues et le
gouvernement - central mauricien sont tendues en ce moment comme
elle ne l'auront peut-être jamais été depuis
l'Indépendance. Selon nombre d'employés du Service-civil
qui sont au courant du combat qu'a mené leur collègue
du ministère de Rodrigues pour faire avancer le dossier
des appartements de Floréal, bien souvent ce sont non pas
seulement les politiques qui enveniment les relations entre les
deux îles, mais de haut-cadres administratifs des gouvernements
respectifs eux-mêmes de par leurs attitudes de mépris
ou de confrontations inutiles. Et, à ce jeu malsain, il
semblerait que politiciens et administrateurs Rodriguais également
ne jettent pas leur part aux chiens.
Mme Beebee Rookeean Dilmahomed, une mauricienne domiciliée
à Stanley mais qui a de la famille à Rodrigues serait,
elle, être en train de subir les représailles anti-mauriciennes
de l'administration rodriguaise qui voudrait, à tout prix,
lui priver de la jouissance d'un terrain résidentiel qu'elle
a pourtant obtenu à bail à Plaine Corail depuis
Février 2004 ( dossier no. LI,S 200400489 ) A un certain
moment, l'administration rodriguaise avait indiqué à
Mme Dilmohamed une portion de terrain qu'elle s'était empressée
de clôturer. Mais, depuis, la Mauricienne attend en vain
que le contrat de cession à bail lui soit remis. Une tierce
personne aurait déjà commencé à occuper
la dite portion de terrain sans que l'administration autonome
rodriguaise ne lève le petit doigt.
D'aucun ne pensent également qu'il faudrait que beaucoup
de bonne volonté de la part de nos dirigeants respectifs
pour que les relations deviennent enfin ce qu'elles devraient
être entre îles d'une même nation.
Lancement de Fortis Clinique Darné
Nouvelle identité de la Clinique Darné
La Clinique Darné, basée à Floréal,
change de nom et de gestionnaire. Depuis décembre 2008,
suite à la signature d'un accord de partenariat entre Fortis
Health Care - deuxième groupe hospitalier privé
en Inde et Novelife - subsidiaire du Groupe CIEL, la clinique
est administrée par Fortis Health Care Ltd (FHL). Les deux
investisseurs détiennent désormais chacun, 28,89
% de Fortis Clinique Darné (FCD), le nouveau nom de la
clinique. Quelque Rs 150 M ont été investit en FCD,
dont l'identité a été dévoilée
la semaine dernière, en présence du Premier ministre,
Navin Ramgoolam et de Shivinder Mohan Singh, Managing Director
de FHL. Ce nouveau départ de la Clinique Darné,
permettra à la clinique de bénéficier de
la grande expertise du groupe dans les services hospitaliers de
pointe. Le Premier ministre a profité du lancement de FCD
pour réitérer son souhait de faire de Maurice un
Medical Hub. Navin Ramgoolam est d'avis que ce nouveau
partenariat sera bénéfique à la population
mauricienne, et également à l'industrie touristique,
notamment à travers le tourisme médical. Rappelant
le contexte économique difficile dans lequel opère
le monde, Navin Ramgoolam a salué l'initiative des deux
groupes d'investir dans ce projet. Il espère que
"d'autres groupes suivent le pas et continuent d'investir
afin de faire prospérer l'économie".
L'association de la Clinique Darné avec son partenaire
indien marque une nouvelle étape dans le développement
de la clinique, aujourd'hui présenté comme une polyclinique.
65 médecins y collaborent pour traiter toutes les spécialités
médicales. L'objectif pour la direction est en effet de
développer FCD, afin d'en faire un établissement
de santé complète, technologiquement avancée
et qui serait la référence incontestable des soins
médicaux de pointe pour toute la région Océan
Indien. La clinique comprend un bâtiment de cinq niveaux
avec quatre blocs opératoires, près de 120 lits
répartis dans les différents services, 70 chambres,
équipées de salle de bains, télévision
avec chaînes satellitaires et climatisées, ainsi
que trois unités de chambres communes avec un total de
14 lits. Ce centre hospitalier privé propose également
un service complet et professionnelle de soins intensifs (ICU
et HCU) au sein du Centre de Cardiologie des Mascareignes (CCM),
ainsi qu'une cafétéria. Raj Gore, le nouveau Chief
Operating Officer de Fortis Clinique Darné fait ressortir
que "le premier bénéficiaire de ce partenariat
est sans conteste le patient". Suivant l'association
avec un groupe comme Fortis Healthcare, dit-il, nous sommes confiants
de pouvoir amener une vraie plus-value aux services hospitaliers
à Maurice.
L'ambition de Fortis Healthcare est d'utiliser son expertise pour
moderniser et développer la clinique dans un programme
en deux phases. Lors de la première phase, la société
fera un investissement de Rs 66 M afin de moderniser les structures
actuelles à travers l'introduction de nouvelles spécialités
et l'amélioration des services disponibles. La deuxième
phase comprend le développement sur les trois hectares
d'une grande clinique spécialisée de 400 lits fournissant
une gamme complète de services médicaux. L'établissement
de santé compte aussi améliorer ses services médicaux,
notamment avec l'introduction d'un département de soins
intensifs de très haute technologie qui permettra des traitements
à la clinique de cas beaucoup plus compliqués. La
clinique envisage de même, le développement des services
d'urgences et ambulanciers. Avec ces investissements et la création
d'un centre médical aussi sophistiqué, les Mauriciens
n'auront plus à voyager à l'étranger pour
recevoir des traitements spécialisés. La Clinique
Darné pourra aussi attirer des patients des pays de la
région Afrique/Océan Indien. Lors de son allocution,
Shivinder Mohan Singh a rapellé que cette transaction marque
le premier investissement de Fortis Healthcare en dehors de l'Inde.
"Nous sommes très motivés par cette opportunité
de développer avec nos partenaires le secteur hospitalier
privé dans la région des Mascareignes. Cette transaction
est aussi le signe de la position croissante de l'Inde dans les
services hospitaliers dans le monde - une position que Fortis
Healthcare compte mener en tant que référence internationale",
a indiqué le Managing Director de Fortis Healthcare.
Navin Ramgoolam : "La restructuration de la santé
nationale est essentielle"