s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 29 mars 2009



  Heure d'été - L'heure du bilan a sonné
  Société - Le GM force la réintégration "sans conditions" des deux licenciés de Mauritius Telecom
  Primaire - La GPTU demande à Bunwaree de "congédier ses hauts fonctionnaires incompétents"
  Lauréats - Enquête de l'Education sur les précédentes cuvées
  Au large de l'île Plate mercredi - Exercices concluants de tirs d'artillerie air/mer pour la NCG
  Santé publique - Les infirmiers déplorent la mauvaise foi du ministère de la Santé
  Contestations du rapport PRB - Renal Dialysis Unit : gain de cause des infirmiers pour une allocation
  Logement - Petites mesquineries, mutuelles, mauriciano- rodriguaises
  Lancement de Fortis Clinique Darné - Nouvelle identité de la Clinique Darné
  Economiser l'énergie - Soirée de l'éco-citoyenneté : une heure pour la planète
  AHRIM - 66 employés de restaurants/hôtels réussissent leur formation
  Aviation - Le service clientèle accessible via portable chez Emirates
  Pauvreté et prostitution - CEDEM: l'expérience bangladaise pour soutenir la sensibilisation
  Nouveau board des médecins privés - Dr. I. Jowahir : "La PMPA a réussi à créer une solidarité entre le privé et le public"
  Vague de licenciements - CSG-Solidarité réclame des sauvegardes avant le 1er mai
  Environnement - Grand-Baie sur brousse ...
  Portrait - Danièle Le Normand, femme d'affaires
  NHDC Camp-Levieux - Entretien négligé: les résidents menacent de descendre dans la rue
  La GPTU en assemblée générale samedi
  Pendant les vacances scolaires - Deux jours d'atelier de travail pour les enseignants des Std III et IV


Heure d'été

L'heure du bilan a sonné

Le régime d'heure d'été tire à sa fin non sans mal et de grincements de dents. Depuis ce matin, à 3h, les aiguilles des montres ont reculé d'une heure au grand plaisir d'une partie de la population, mais d'autres seront sans doute déçus lorsque le Central Electricity Board (CEB) rendra public les résultats de cette expérience renouvelée après 25 ans. Car ceux-ci ne seraient pas à la hauteur des attentes en matière d'économie d'électricité et d'énergies.

Déjà dans l'affaire de facturation excessive, où les abonnés domestiques avaient vu leur facture d'électricité accuser une hausse de plus de 40%, le CEB avait indiqué une augmentation dans la consommation. 16%. C'est le chiffre qui avait été communiqué pour démontrer que la demande en électricité pendant la période de décembre était en constante hausse. Ce qui avait valeur de confirmation que le CEB arrive difficilement à atteindre les objectifs fixés avec l'introduction de l'heure d'été.

Pourtant, le nouveau directeur général du CEB, C. Dabeedin, avait prédit des économies de Rs 400 millions grâce à l'heure d'été. Or, selon les premières indications, les gains escomptés sont loin de faire le compte. La consommation d'électricité entre le passage de l'heure d'été à ce jour serait supérieure à la moyenne, et ce malgré la vente de plus de 800 000 lampes économiques. Ces deux éléments combinés auraient sans doute permis d'espérer. " Non ", affirment des sources au CEB, " les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes ."

Cela hausse inattendue dans la consommation, alors qu'elle devait supposément baisser, se confirme par la mise en opération des turbines à gaz du CEB pour répondre à une croissance dans la demande - le coût de production est aussi nettement plus élevé. Pour ceux qui avaient lancé le régime d'heure d'été, l'objectif était surtout d'économiser de l'électricité et principalement de réduire les pics de consommation d'électricité qui interviennent entre 6h et 7h. La mise en opération de ces turbines confirment, dans des cas, que la période de pointe aurait été déplacée. La demande sur le réseau aurait été plus forte en début d'après-midi. Certains attribuent cela à la forte chaleur de décembre et une climatisation excessive.

Le rapport du CEB, attendu ce lundi, devrait sans doute aider à voir plus clair concernant les changements dans les "courbes de consommation". Mais ce rapport déterminera-t-il l'impact réel du régime d'heure d'été? "Difficile de se prononcer dessus", disent les experts, car insistent-ils, l'introduction des ampoules de basse consommation en même temps que l'heure d'été risque de rendre cet exercice plus difficile. Les plus sceptiques sont d'avis que le régime heure d'été comporterait plus de désavantages, estimant que c'était une mesure " vouée à l'échec dès le départ".

Cette mesure a également provoqué des grincements de dents chez une bonne partie de la population, aussi bien que chez certains opérateurs économiques, dont les activités auraient été perturbées à cause du décalage du fuseau horaire avec les pays d'Europe principalement. Pour le public, les conséquences du passage à l'heure d'été a eu des incidences sur la santé, la majorité des gens se plaignant de fatigue et de trouble de sommeil. Il faut savoir que le principal avantage se joue sur une heure d'éclairage additionnelle obtenue lorsque l'aiguille de l'horloge est avancée d'une heure. A cela, d'autres répondent aussi qu'il s'agirait aussi de prendre en compte les économies perdues quand on a besoin d'éclairage le matin.

Quoi qu'il en soit, l'heure du bilan a sonné. Annoncée dans le budget de Rama Sithanen l'année dernière et introduite le 29 octobre, l'heure d'été a pris fin dans la nuit d'hier à dimanche. Il s'agira maintenant de tirer les et enseignements de cette mesure. Ici, les aiguilles ont reculé d'une heure. Dans certains pays, principalement en Europe, elles ont avancé d'une heure pendant la même soirée. Ce qui fait que le décalage horaire a été réduit en moyenne par deux heures. Il faudra, par exemple, compter un décalage de deux heures en moins entre la France et Maurice; ou de trois heures entre Londres et Port-Louis. Par contre en Australie, notamment à Melbourne, c'est à partir du 5 avril que les aiguilles seront réajustées.


Société

Le GM force la réintégration "sans conditions" des deux licenciés de Mauritius Telecom

Le combat a été dur et long pour les deux leaders syndicaux de Mauritius Telecom, M. Raj Rughoonath (président de la Mauritius Telecom Employees Association ) et Indiren Carpanen ( Telecom Workers Union ) et pour le mouvement syndical du pays dans son ensemble qui les soutenait, mais, finalement, c'est un combat presque gagné après sept mois. Les deux leaders syndicaux devraient être bientôt réintégrés " sans conditions " à leur poste respectifs . Presque, parce que tout va aussi dépendre de la décision que va prendre le Conseil d'administration de Mauritius Telecom qui semble encore abasourdi sous le coup de boutoir que lui a asséné le gouvernement ...

Le Conseil des ministres sous la présidence du Premier ministre, a, en effet, dans son unanimité, finalement tapé du poing sur la table, jeudi dernier, en ordonnant à la compagnie de téléphonie nationale de reprendre MM. Rughoonath et Carpanan. Les deux syndicalistes avaient été, sommairement, licenciés il y a sept mois pour avoir, selon ce que prétendait la direction de MT "rompu la confiance entre employés et employeur".

Il faut faire remarquer que c'est la toute première fois, depuis la mise sur pied à Maurice, de compagnies à capitaux mixtes gouvernement - investisseurs étrangers ( dans le cas présent France Telecom ) que l' Etat Mauricien exerce la préséance que lui confère sa participation majoritaire au capital pour forcer une décision au niveau du Conseil d'administration d'une telle compagnie. Il était devenu un secret de polichinelle que les représentants de France Telecom étaient opposés, à mort, à la réintégration sans condition des deux syndicalistes auxquels ils reprochaient d'être trop critique de leur influence sur le conseil d'administration. La position du gouvernement mauricien, dès qu'il avait été compris que la direction de MT avait agi illégalement en ne permettant pas aux syndicalistes licenciés de se défendre devant un comité disciplinaire, avait été favorable à la réintégration de MM. Rughoonath et Carpanen. Cela même si en nommant un conciliateur en la personne du Professeur V. P. Torul, le gouvernement lui-même avait compliqué la tâche à ce dernier en lui chargeant de trouver une solution de "réintégration avec modalités" plutôt qu'une "réintégration sans conditions" tout court.

Mais, mis devant les faits, et surtout, devant l'intransigeance de la direction de MT qui n'était disposée qu'à reprendre les deux licenciés que sous un nouveau contrat avec, au passage, la perte de certains acquis considérables, le gouvernement s'est vu dans l'obligation de trancher. Et le mouvement syndical l'avait pressé pour agir dans ce sens ! C'est dans ce contexte, où il a dû faire preuve d'autorité, en utilisant sa majorité sur le Conseil d'administration que le gouvernement a fait dire par le ministre du Travail et des relations industrielles à la télévision jeudi soir, " qu'une réintégration sans condition est une réintégration sans condition !"

Situation embarrassante

La démarche du gouvernement a mis dans un singulier embarras ses propres représentants sur le Conseil d'administration de Mauritius Telecom . A commencer par le président - nominé de cette instance, M. Dass Thomas lui- même. Pas plus tard que mercredi dernier dans une interview de presse, M. Dass Thomas s'est permis d'affirmer que " une de mes prérogatives est de veiller aux intérêts des actionnaires et France Telecom est un actionnaire comme les autres". Avec MM. Vishnu Jugdharree et Malleck-Amode, Jack Bizlall a été, avec d'autres syndicalistes et des hommes politiques tant du gouvernement que de l'Opposition, un soutien constant pour les deux licenciés. Mais, selon Jack Bizlall, les jeux ne sont pas encore totalement faits. "Mauritius Telecom étant régie par le Company Act, il se peut que son Conseil d'administration n'accepte pas l'injonction du gouvernement, l'actionnaire majoritaire, en faveur de la réintégration de Rughoonath et Carpanen. Mais, si d'aventure, le président du Conseil d'administration et des représentants du gouvernement décidaient de résister cette injonction, soit le gouvernement les révoque, soit l'assemblée générale de MT devra se tenir pour les révoquer et les remplacer. Mais, dans tous les cas de figure, certains représentants du gouvernement perdront la face. Ils doivent se soumettre ou être démis et, pour leur propre dignité, ils devraient plutôt démissionner", soutient Jack Bizlall .

Stratégie de non - soumission

De leur côté, MM. Rughoonath et Carpanen savourent pleinement leur bonheur. Le second nommé encore plus que le premier. M. Rughonath, vaincu par l'usure et économiquement accablé par une longue periode de chomage sans indemnités avait cédé, dans un premier temps, en acceptant des conditions de réembauche assez humiliantes que lui avait imposé la direction de MT. Par la suite, il s'est ravisé. Son compagnon d'infortune, Indiren Carpanen a déclaré, hier à Week - End, qu'il ne lui tenait pas rigueur . " Nous avions tous deux , Rughoonath et moi choisi une stratégie de non-soumission parce que nous savions que nous étions dans notre bon droit d'exercer notre liberté d'expression en tant que syndicalistes. Il était essentiel que nous prenions une position forte par les temps qui courent pour freiner la dérive totalitaire. Les syndicats, les forces politiques, gouvernement et opposition, les partis extra-parlementaire comme Lalit et le Mouvement Premier Mai, Jack Bizlall, l'avocat Dev Ramano, Vishnu Jugharree, la presse, tous ont été à l'unisson derrière nous et nous avons pu mener le combat jusqu'au bout. Sur la liberté d'expression, la défense de l'emploi et la sauvegarde de l'intérêt national du pays, il ne faut jamais faire de concession, courber l'échine et la victoire, quand elle arrive, est plus que savoureuse. C'est une victoire qui doit donner de l'espoir à tous les travailleurs de tous les secteurs qui se battent pour une vie meilleure". M. Carpanen pense que son ami Raghoonath, qu'il connait de longue date, a eu une faiblesse toute à fait humaine surtout qu'il a été confronté à certaines méthodes. Mais l'essentiel, c'est que lui aussi a grandement contribué dans ce qui a été un très grand combat".


Primaire

La GPTU demande à Bunwaree de "congédier ses hauts fonctionnaires incompétents"

Le ministre de l'Education, Vasant Bunwaree qui assistait à la 22e Assemblée générale annuelle de la General Purpose Teachers' Union (GPTU), hier matin à Vacoas, a été invité par le syndicat à intervenir auprès de ses hauts fonctionnaires. La raison évoquée, selon le président, Sunil Jhugroo, et le conseiller technique, Ashik Junglee, de la GPTU, est l'ingérence de hauts fonctionnaires du ministère de l'Education dans le dossier des transferts. Sunil Jhugroo et Ashik Junglee, déplorant "l'incompétence" des cadres du ministère, n'ont pas manqué de fustiger ceux-ci, lesquels selon eux, "n'arrivent pas à assumer leurs responsabilités". Ashik Junglee a même demandé au ministre de l'Education de songer à "un plan de VRS pour ces fonctionnaires. " La GPTU se dit aussi convaincue de l'ingérence d'un autre syndicat, dans la question de transfert et déplore la capacité qu'aurait celui-ci à influencer le cours de l'exercice. "Nous sommes payés par les deniers publics et c'est au ministère d'assumer ses responsabilités envers nous. Le ministère doit pouvoir garantir des critères objectifs et impartiaux", devait dire Ashik Junglee au ministre Bunwaree. Se saisissant visiblement de la présence de Vasant Bunwaree, le président et le conseiller technique de la GPTU lui ont aussi lancé un appel afin de plaider pour leur participation aux négociations conjointes. Car si la GPTU défend les intérêts des enseignants de matière générale, il demeure que la Government Teachers' Union est le seul syndicat à détenir le "sole recognition", lui permettant de mener les négociations au nom des enseignants généralistes. La GPTU qui n'a pas manqué de faire une sortie contre son principal adversaire, lui reprochant d'exercer des pressions et autre forme "de chantage" auprès de ses membres et des enseignants, déplore les intimidations qui vise à réduire le nombre de ses adhérents. Ce qui affaiblirait ses chances de se retrouver à la table des négociations, selon le syndicat.

Après avoir écouté les critiques adressées à son ministère, le ministre de l'Education n'a pas cherché à défendre ou justifier les cadres pointés du doigt par la GPTU. "Quand je suis arrivé je n'ai pas voulu bouleverser un système déjà existant", devait déclarer Vasant Bunwaree. "I have to be as just as possible. Your voice must not only be heard but studied carefully (…) Je donne aux dirigeants des syndicats la même attention, quand je sens qu'il y va du bon sens", a assuré ce dernier à la GPTU. Quant à la question de négociation conjointe, Vasant Bunwaree a affirmé sa conviction dans le travail d'équipe et "au choc des idées". Il a expliqué qu'il "a parlé aux institutions responsables" et qu'il y a un travail à faire pour aboutir à la négociation conjointe. Entretemps, la question, dit-il, relève d'une affaire de nombre de membres. En effet, la GPTU n'en compte qu'un millier. Cependant, a souligné le ministre de l'Education, cela ne devrait pas encourager "un groupe à procéder à un système de débauchage ". Vasant Bunwaree a donné la garantie de "trouver une voie de sortie" dans l'optique de permettre à la GPTU de participer aux négociations.


Lauréats

Enquête de l'Education sur les précédentes cuvées

Que sont devenus les lauréats des précédentes cuvées ? Sont-ils tous rentrés au pays après leurs études tertiaires ? Ces questions ont été soulevées dans une enquête commandée par le ministère de l'Education. C'est ce qu'a révélé le ministre de tutelle, Vasant Bunwaree, hier lors de son intervention à l'Assemblée générale annuelle de la General Purpose Teachers' Union (GPTU). "Nous avons fait une enquête pour savoir ce qu'il est advenu des lauréats depuis ces 25 dernières années. Je peux vous assurer que les résultats risquent de choquer", a déclaré le ministre de l'Education. "Plusieurs d'entre eux ne sont pas rentrés au pays. Beaucoup ont connu des situations d'échec, à un âge très jeune", devait préciser ce dernier. Vasant Bunwaree qui n'a pas annoncé la date de publication de ce rapport, a fait ressortir que cette étude rappelle que malgré un parcours académique de qualité et avancé, l'individu n'échappe pas à l'échec.


Au large de l'île Plate mercredi

Exercices concluants de tirs d'artillerie air/mer pour la NCG

Les eaux territoriales mauriciennes, d'une superficie de 2 040 kilomètres carrés, sont une immensité qui se doit d'être protégée de la pêche illégale et des pirates qui ne sévissent pas si loin que ça, notamment au large de la Somalie. Dans cette optique, la National Coast Guard (NCG) a effectué des exercices de tirs en mer, à partir d'équipements d'artillerie placés sur le CGS Guardian (en mer) et du Dornier (en altitude). Dans le cadre de cet exercice, qui s'est avéré concluant, une cible flottante avaient été placée à la surface de l'eau, à environ 70 kilomètres à l'est de l'île Plate. Suite à cet exercice couronnée de succès, c'est un message clair que la NCG "means business" qui est lancé aux éventuels contrevenants de tout poil.

L'exercice, qui s'est déroulée sous le close monitoring du commissaire de Police, Dhun Iswur Rampersad et de tout l'état-major de la NCG, avait pour but de tester la capacité de réaction de la NCG, sur mer, et en l'air, afin de prévenir toute violation des eaux territoriales mauriciennes, de même que des activités liés à la pêche illégale. L'action simultanée air/mer, a vu des tirs effectués à partir du Dornier et du CGS Guardian, faire mouche. La cible, une petite balise flottante, n'a pas résisté aux tirs précis.

Le CGS Guardian et le Dornier prennent part, sur une base régulière, au maintien de la présence policière en mer. Dans l'exercice de ces fonctions, l'on souligne, tant aux Casernes centrales qu'au QG de la NCG, que ces unités peuvent, à n'importe quel moment, être appelé à faire un usage dosé de la force, afin de faire prévaloir la paix, la sécurité et de faire de sorte que la Zone Economique Exclusive (ZEE) de Maurice soit préservée. Cette utilisation dosée de la force inclut également l'utilisation de l'artillerie se trouvant à bord des appareils de surveillance.

L'exercice de mercredi, selon le commandement de la NCG, avait pour but de s'assurer que les armements des appareils sont en bon état de marche, de mettre le staff technique et d'opération en situation "réelle" et d'effectuer une répétition des procédures précédant la mise à feu. Cet exercice a été perçue par tous comme étant "un bon exercice, qui permet également la NCG de rester en contact avec toutes les procédures d'usages, ainsi que les toutes dernières avancées concernant le maintien de la sécurité en mer".

Avant le début de l'opération, la NCG a tenu à s'assurer que toutes les procédures de sécurité soient respectés. Ainsi, le directeur de l'Aviation Civile a été appelé à donné son aval, tant qu'une "Notice to airmen" devait être émise, afin de prévenir les avions qui allaient utiliser l'espace aérien des environs. En ce qu'il s'agit des navires croisant dans les eaux avoisinantes, eux aussi ont été avertis de la tenue de cet exercice. Pendant que celui-ci se déroulait, un Monitoring radar ainsi que visuel de tous les instants était maintenu. Ceci afin de parer à toute éventualité.

Suite à cet exercice, le commissaire de police et ses proches collaborateurs de la NCG estiment que cette unité a, une fois de plus, renforcé la capacité de la force policière à faire respecter la loi dans les eaux territoriales du pays. "The NCG means business in maintaining maritime security and this firing exercise is a step in that direction", font-ils ressortir.

Par ailleurs, avec l'arrivée, au mois de mai, du nouvel hélicoptère de la police, du type DHRUV, de quatorze places, la force policière sera doté d'un outil additionnel en ce qu'il s'agit des Searches and Rescue operations en haute mer. Le financement de cet hélicoptère s'inscrit dans le cadre de l'assistance financière obtenue du gouvernement indien lors de la visite officielle effectuée par le Premier ministre, Navin Ramgoolam, en Inde en 2005. New Delhi avait mis à la disposition de Port-Louis une ligne de crédits de US $ 75 M et une allocation de US $ 25 M.

Cet hélicoptère a un rayon d'autonomie de 660 kilomètres, et peut ainsi assurer la couverture des îles Agaléga et St-Brandon, entre autres, qui se situent dans notre ZEE. Sa vitesse de croisière est de 250 km/h avec une maximale de 270 km/h. Il est équipé de deux moteurs, est long de 15,87 m et dispose d'un rotor d'un diamètre de 1,20 m et d'un habitacle de 7,33 m3, capable d'accueillir au moins quatorze passagers.


Santé publique

Les infirmiers déplorent la mauvaise foi du ministère de la Santé

Les infirmiers maintiennent leur disposition d'affronter les autorités si leur doléance n'est pas prise en considération. La réunion de jeudi dernier entre les hautes sphères de la Santé et les syndicats des infirmiers, la Nurses' Union (NU) et la Nursing Association (NA), n'a pas été concluante, selon les syndicalistes. "La Santé fait preuve de mauvaise foi. Elle compare la capacité de travail dans les différents hôpitaux sans tenir compte des réalités de chaque région. C'est inadmissible! Nous ne nous laisserons pas faire", indique Cassam Kurreeman, président de la NU. Cette colère des infirmiers relève de leurs conditions de travail, principalement des horaires de travail, inappropriés, selon eux, depuis quelque temps. "Six nuits au lieu de quatre par mois n'est humainement pas possible", déplorent les infirmiers. "Si le ministère ne veut pas comprendre, malgré nos explications, nous prévoyons de prendre des actions", indique Cassam Kurreeman. L'exécutif des syndicats se rencontrera cette semaine pour décider de la marche à suivre. Au ministère de la Santé, l'attitude des syndicats ne plaît pas. "Il n'y a aucun changement dans les conditions de travail. Les nursing officers sont des shift workers. Et il est tout à fait normal d'effectuer 6 nuits mensuellement. Nous n'avons rien changé", indique la Senior Chief Executive Officer (SCEO) du ministère, Jaya Veerapen. Le ministère, qui se dit ouvert au dialogue, espère une prise de conscience des infirmiers pour agir en personnes responsables au sein des services essentiels de la Santé.

"Le ministère pense que les infirmiers sont des working machines. Mais un infirmier ne peut pas faire autant de nuits dans un mois, c'est fatigant", estime le président de la NU. Si, dans le passé, un tel système a prévalu, des études ont démontré que ce système de 6 nuitées par mois est "tuant" pour le personnel, avance-t-il. "Il avait été décidé que les infirmiers travailleront une nuit chaque semaine, soit 4 nuits dans un mois. C'est moins de fatigue pour les infirmiers", explique Cassam Kurreeman. Selon lui, pendant longtemps, ce système de quatre nuits mensuellement a bien fonctionné. "Brusquement, en raison d'un manque de personnel ou en raison des heures supplémentaires, on demande aux infirmiers d'augmenter le nombre de nuits de travail par mois. Ce n'est pas possible", indique le syndicaliste.

Cette situation est, depuis quelque temps, à l'origine des tensions entre les infirmiers et l'administration. D'où la réunion d'urgence de jeudi dernier avec les hautes sphères du ministère de la Santé, en vue de revoir la question. Réunion qui, malgré l'écoute des autorités, n'aurait abouti à aucun consensus, selon les syndicalistes. Lesquels se disent insatisfaits et déplorent "la mauvaise foi du ministère".

L'hôpital de Poudre d'or n'est pas comparable à celui de Victoria

"Le ministère nous a fait comprendre que dans plusieurs départements, les infirmiers effectuent 6 à 7 nuits par mois. Il a pris l'exemple de l'hôpital de Poudre d'Or. C'est de la mauvaise foi pure et simple, car nous ne pouvons pas comparer le lot de travail dans chaque hôpital. Chaque région a sa spécificité. On ne peut comparer l'hôpital de Poudre d'Or à celui de Victoria", s'insurge Cassam Kurreeman. Les syndicats des infirmiers indiquent que tant que l'option de travailler 6 nuits par mois demeure volontaire, ils n'y voient aucune opposition. Toutefois, il faut corriger le système car les infirmiers sont appelés à effectuer ces 6 nuits. "On ne peut pas imposer cette fatigue sur les infirmiers. Nous travaillons avec des vies. La santé est un domaine délicat. Une simple erreur, en raison de la fatigue, provoque un scandale. Le ministère doit revoir ces conditions de travail", estime le président de la NU.

Lors des discussions, confie-t-il, la SCEO de la Santé, tout en affirmant que les conditions de travail n'ont pas changé, a concédé qu'il existe une mauvaise répartition du personnel infirmier dans les centres de Santé. "Jaya Veerapen est d'accord qu'il faut aussi corriger cette distribution du personnel. Mais le problème n'est pas là. Il faut reconsidérer le nombre de nuits de travail à effectuer par mois. Il y va de la santé de l'infirmier, mais surtout des patients dont il doit s'occuper", indique le syndicaliste.

Le ministère envisage une meilleure répartition du personnel

La Santé, insiste-t-elle, n'a apporté aucun changement dans les conditions de travail. Selon Jaya Veerapen, "il est normal de faire 6 nuits par mois. Les Charge Nurses et Nursing Supervisors effectuent même 7 nuits mensuellement. C'est le cas pour les infirmiers à l'hôpital de Poudre d'Or. Il n'y a rien d'anormal à cela. C'est le duty de chaque shift worker". Elle souligne par ailleurs que selon la spécificité de chaque département de santé publique, certains employés sont emmenés à faire plus de nuits de travail que d'autres. Par exemple, selon le rooster établi, les infirmiers affectés aux salles d'opérations effectuent 3 ou 2 nuits chaque mois. D'autres, à l'instar de ceux affectés dans les Area Health Centres ou Community Health Centres, n'effectuent aucun shift de nuit. "Généralement, un Nursing Officer travaille 16 jours sur les 28 jours tous les mois. Il bénéficie de 12 jours de congé. Il est tout à fait normal qu'on requiert qu'un infirmier effectue 6 nuits sur 16 jours de travail par mois", souligne Jaya Veerapen.

Campant sur sa position, le ministère de la Santé indique qu'il étudiera néanmoins le rooster des infirmiers, afin de mieux cerner les doléances des infirmiers. La SCEO de la Santé indique par ailleurs qu'une répartition rationnelle du Nursing Staff serait nécessaire, suivant les besoins et spécificités de chaque département de santé publique. Une nouvelle rencontre avec les syndicalistes est prévue vendredi prochain. "Nous allons étudier, vendredi, avec les syndicalistes le rooster et envisageons de revoir la distribution du personnel soignant", confie Jaya Veerapen. Mais, pour la NU, "la mise en pratique d'un tel changement sera difficile. Il y a trop d'ingérence politique dans ces affaires. Le ministère aura beaucoup de mal à bouger tel infirmier de tel hôpital. C'est la réalité mauricienne. Il y a des interventions politiques partout".

La NU fait ressortir qu'elle n'apprécie pas la manière de gérer ces récentes doléances par le ministère. Pour les syndicats, la nouvelle réunion prévue vendredi prochain au ministère n'augure aucun changement. L'exécutif des syndicats se rencontrera cette semaine pour décider de la marche à suivre.


Contestations du rapport PRB

Renal Dialysis Unit : gain de cause des infirmiers pour une allocation

Pour les heures de travail entre 17h et 21h, les infirmiers affectés à ces départements de santé publique percevront une allocation de Rs 570 quotidiennement. La décision leur a été communiquée récemment par le ministère de la Santé, qui, avec le Pay Research Bureau (PRB) a soutenu la Nursing Association (NA) et la Nurses' Union (NU) dans leur revendication.

Les syndicalistes des infirmiers travaillant dans les unités de dialyses de nos hôpitaux sont satisfaits de la tournure des événements. Après plusieurs mois de négociations, ils ont obtenu gain de cause auprès des autorités. Le High Powered Committee - seule instance disposant de la capacité de revoir une décision du PRB - a tranché la semaine dernière pour l'octroi d'une "Bank Nurse Allocation" au personnel travaillant au-delà des heures normales dans ces unités de dialyse. Le dernier rapport PRB recommande en effet que les infirmiers qui y sont affectés opèrent entre 07h et 17h et en contrepartie, reçoivent une "on call allowance" pour les heures supplémentaires effectuées après 17 h et jusqu'à 07h le lendemain. Ces heures supplémentaires, selon le PRB, auraient été destinées aux urgences relatives aux patients dialysés. D'où la contestation des infirmiers qui rappellent que depuis sa création la Renal Dialysis Unit opère généralement de 07h à 21h. Cet horaire a été établi face à l'accumulation de cas à traiter quotidiennement dans toutes les régions, soulignent les syndicats, maintenant que cette recommandation du PRB n'était pas dans l'intérêt des patients. "Si les infirmiers travaillent au-delà de 17h, c'est par rapport aux besoins et à la grande demande que les patients dialysés soient en traitement jusqu'à 21h", indique Cassam Kurreeman, président de la NU. Dans cette optique, les syndicats des infirmiers se sont adressés au ministère de la Santé pour que la recommandation du PRB soit revue. Toutefois, le ministère maintenant les recommandations du PRB, les infirmiers avaient menacé, dans un premier temps, de stopper leur travail après 17h. Et ce, au risque de pénaliser quelque 100 patients dialysés chaque jour. Après maintes réunions et discussions avec le ministère de tutelle, un consensus avait été dégagé quant au paiement d'une "banking session" pour les heures de travail au département de dialyse quotidiennement, soit une somme de Rs 570 pour quatre heures. La lenteur des autorités d'accéder à cette demande avait donné lieu à une nouvelle menace des syndicats en décembre dernier. D'où la décision des autorités de référer l'affaire au HPC.


Logement

Petites mesquineries, mutuelles, mauriciano- rodriguaises

Un des plus épineux problèmes que rencontrent nos compatriotes Rodriguais quand ils viennent à Maurice pour de courtes missions ou pour des études universitaires a toujours été celui de se trouver un logement. Pour essayer d'y apporter un certain soulagement, le gouvernement - central, bien intentionné, avait fait construire, il y a une vingtaine d'années, une dizaine d'appartements ( flats ) à Floréal. Or, depuis plus de huit années, ces appartements sont demeurés inoccupés beaucoup parce que des responsables de l'administration du ministère de Rodrigues, charger de leur gestion, sembleraient complètement s'en désintéresser... Mais, tous les fonctionnaires de ce ministère ne sont, heureusement, pas tous des irresponsables et l'un d'eux, selon nos informations, aurait fini par bousculer les choses et obtenir que les autorités concernées remettent ces appartements en état. La méchanceté dont sont toutefois capables certains haut - fonctionnaires mauriciens à l'égard de leurs compatriotes de Rodrigues - censés être aussi les enfants d'une seule et même république - étant, apparemment, sans limites , il faudra encore patienter pour que les appartements remis à neuf soient, cette fois, alloués à leurs destinataires.

Selon nos informations, ce serait, effectivement, un fonctionnaire consciencieux qui porte le même patronyme qu'un ancien parlementaire et journaliste travailliste très actif durant les années 60 - 70 qui, par son sens de la justice et sa persévérance, a finalement obtenu que le dossier des appartements destinés aux Rodriguais soit réouvert. En prenant de l'emploi au ministère de Rodrigues en décembre 2007, ce fonctionnaire se serait rendu compte que les appartements de Floréal, qui tombaient soit l'administration de ce ministère, étaient en état de délabrement avancé depuis 2003 et ce pendant que de jeunes Rodriguais venus à Maurice pour des études universitaires éprouvaient d'énormes problèmes de logement quand ils n'étaient pas obligés de chercher refuge chez des parents ou connaissances vivant eux-mêmes dans des conditions précaires dans les quartiers défavorisés de Port Louis. Tout cela dans une promiscuité intenable surtout pour de jeunes Rodriguaises. Le plus imcompréhensible dans cet état de chose était que le gouvernement en place en 2003 avait alloué un budget de 10 millions de roupies au ministère des Infrastructures publiques pour l'amélioration des dits-appartements. Or, en 2008, soit huit années après les travaux d'amélioration prévus, étaient toujours en souffrance.

Nos informations sont que ce fonctionnaire, révolté par le fait que le Top Management du ministère s'en fichait totalement, se serait personnellement rendu auprès du ministère des Finances, en Août de l'année dernière, pour plaider que des fonds additionnels soient puisés du Contingencies Fund afin que les travaux de réfections nécessaires puissent être complétés. Il nous revient, également, que le bon fonctionnaire avait pris soin, au préalable le 23 Mai 2008, d'adresser une lettre officielle au Premier ministre (en sa double capacité de ministre de Rodrigues d'alors) pour lui tenir au courant de la situation concernant les flats. Cependant, il paraît que le Premier ministre n'aurait jamais pris connaissance de cette lettre parce qu'elle aurait été tout simplement ... détruite en chemin. Toujours est-t-il que, par la suite, des réunions express ont été organisées entre le cadre du ministère de Rodrigues et ceux du ministère des Infrastructures publiques pour que les travaux de réfection soient accélérés. Mais, la question se pose toujours s'il n'est pas nécessaire qu'une enquête policière soit initiée pour faire la lumière sur les circonstances qui ont menées à la destruction de la lettre envoyée au Premier ministre. D'aucun ne pensent, en effet, que la destruction d'un document officiel qui a pour objectif de fournir au Premier ministre des informations importantes ayant trait à la non-mise en pratique de " policy decisions " du gouvernement relève d'un acte criminel et d'une violation du Code d'Ethique de la Fonction Publique...

Les relations entre le gouvernement autonome de Rodrigues et le gouvernement - central mauricien sont tendues en ce moment comme elle ne l'auront peut-être jamais été depuis l'Indépendance. Selon nombre d'employés du Service-civil qui sont au courant du combat qu'a mené leur collègue du ministère de Rodrigues pour faire avancer le dossier des appartements de Floréal, bien souvent ce sont non pas seulement les politiques qui enveniment les relations entre les deux îles, mais de haut-cadres administratifs des gouvernements respectifs eux-mêmes de par leurs attitudes de mépris ou de confrontations inutiles. Et, à ce jeu malsain, il semblerait que politiciens et administrateurs Rodriguais également ne jettent pas leur part aux chiens.

Mme Beebee Rookeean Dilmahomed, une mauricienne domiciliée à Stanley mais qui a de la famille à Rodrigues serait, elle, être en train de subir les représailles anti-mauriciennes de l'administration rodriguaise qui voudrait, à tout prix, lui priver de la jouissance d'un terrain résidentiel qu'elle a pourtant obtenu à bail à Plaine Corail depuis Février 2004 ( dossier no. LI,S 200400489 ) A un certain moment, l'administration rodriguaise avait indiqué à Mme Dilmohamed une portion de terrain qu'elle s'était empressée de clôturer. Mais, depuis, la Mauricienne attend en vain que le contrat de cession à bail lui soit remis. Une tierce personne aurait déjà commencé à occuper la dite portion de terrain sans que l'administration autonome rodriguaise ne lève le petit doigt.

D'aucun ne pensent également qu'il faudrait que beaucoup de bonne volonté de la part de nos dirigeants respectifs pour que les relations deviennent enfin ce qu'elles devraient être entre îles d'une même nation.


Lancement de Fortis Clinique Darné

Nouvelle identité de la Clinique Darné

La Clinique Darné, basée à Floréal, change de nom et de gestionnaire. Depuis décembre 2008, suite à la signature d'un accord de partenariat entre Fortis Health Care - deuxième groupe hospitalier privé en Inde et Novelife - subsidiaire du Groupe CIEL, la clinique est administrée par Fortis Health Care Ltd (FHL). Les deux investisseurs détiennent désormais chacun, 28,89 % de Fortis Clinique Darné (FCD), le nouveau nom de la clinique. Quelque Rs 150 M ont été investit en FCD, dont l'identité a été dévoilée la semaine dernière, en présence du Premier ministre, Navin Ramgoolam et de Shivinder Mohan Singh, Managing Director de FHL. Ce nouveau départ de la Clinique Darné, permettra à la clinique de bénéficier de la grande expertise du groupe dans les services hospitaliers de pointe. Le Premier ministre a profité du lancement de FCD pour réitérer son souhait de faire de Maurice un Medical Hub. Navin Ramgoolam est d'avis que ce nouveau partenariat sera bénéfique à la population mauricienne, et également à l'industrie touristique, notamment à travers le tourisme médical. Rappelant le contexte économique difficile dans lequel opère le monde, Navin Ramgoolam a salué l'initiative des deux groupes d'investir dans ce projet. Il espère que "d'autres groupes suivent le pas et continuent d'investir afin de faire prospérer l'économie".

L'association de la Clinique Darné avec son partenaire indien marque une nouvelle étape dans le développement de la clinique, aujourd'hui présenté comme une polyclinique. 65 médecins y collaborent pour traiter toutes les spécialités médicales. L'objectif pour la direction est en effet de développer FCD, afin d'en faire un établissement de santé complète, technologiquement avancée et qui serait la référence incontestable des soins médicaux de pointe pour toute la région Océan Indien. La clinique comprend un bâtiment de cinq niveaux avec quatre blocs opératoires, près de 120 lits répartis dans les différents services, 70 chambres, équipées de salle de bains, télévision avec chaînes satellitaires et climatisées, ainsi que trois unités de chambres communes avec un total de 14 lits. Ce centre hospitalier privé propose également un service complet et professionnelle de soins intensifs (ICU et HCU) au sein du Centre de Cardiologie des Mascareignes (CCM), ainsi qu'une cafétéria. Raj Gore, le nouveau Chief Operating Officer de Fortis Clinique Darné fait ressortir que "le premier bénéficiaire de ce partenariat est sans conteste le patient". Suivant l'association avec un groupe comme Fortis Healthcare, dit-il, nous sommes confiants de pouvoir amener une vraie plus-value aux services hospitaliers à Maurice.

L'ambition de Fortis Healthcare est d'utiliser son expertise pour moderniser et développer la clinique dans un programme en deux phases. Lors de la première phase, la société fera un investissement de Rs 66 M afin de moderniser les structures actuelles à travers l'introduction de nouvelles spécialités et l'amélioration des services disponibles. La deuxième phase comprend le développement sur les trois hectares d'une grande clinique spécialisée de 400 lits fournissant une gamme complète de services médicaux. L'établissement de santé compte aussi améliorer ses services médicaux, notamment avec l'introduction d'un département de soins intensifs de très haute technologie qui permettra des traitements à la clinique de cas beaucoup plus compliqués. La clinique envisage de même, le développement des services d'urgences et ambulanciers. Avec ces investissements et la création d'un centre médical aussi sophistiqué, les Mauriciens n'auront plus à voyager à l'étranger pour recevoir des traitements spécialisés. La Clinique Darné pourra aussi attirer des patients des pays de la région Afrique/Océan Indien. Lors de son allocution, Shivinder Mohan Singh a rapellé que cette transaction marque le premier investissement de Fortis Healthcare en dehors de l'Inde. "Nous sommes très motivés par cette opportunité de développer avec nos partenaires le secteur hospitalier privé dans la région des Mascareignes. Cette transaction est aussi le signe de la position croissante de l'Inde dans les services hospitaliers dans le monde - une position que Fortis Healthcare compte mener en tant que référence internationale", a indiqué le Managing Director de Fortis Healthcare.


Navin Ramgoolam : "La restructuration de la santé nationale est essentielle"

Les établissements hospitaliers de Maurice nécessitent un coup de neuf. Du moins, une restructuration, afin de garantir de meilleurs services à la population. C'est l'avis du Premier ministre qui a insisté, dans son discours, à l'occasion du lancement de FCD, sur la nécessité de restructurer la santé nationale. Selon Navin Ramgoolam, à l'exemple de la Clinique Darné, dorénavant gérée par Fortis Health Care Ltd, "nos établissements de santé devraient être gérés par les managers profesionnels, et non par des médecins". Le Premier ministre a aussi émis le souhait d'une collaboration entre le secteur public et le secteur privé dans l'intérêt des patients.

L'objectif gouvernemental est d'offrir de meilleurs services de santé à la population mauricienne et de se positionner comme un centre régional de santé, a rapellé Navin Ramgoolam. Cette configuration doit se faire en collaboration avec le secteur public et du privé, qui selon le Premier ministre, "peuvent s'épanouir l'un à côté de l'autre". Mais pour ce faire, une restructuration de la santé nationale est nécessaire, dit-il. D'où son appel pour que les centres de santé soient gérés par des managers professionnels. Il a pris pour exemple, le système de santé national singapourien. Confiant qu'il a été impressionné, lors de ses visites à Singapour, par le niveau et la qualité des services de santé qui y sont dispensés, Navin Ramgoolam a demandé au ministre de la Santé, Rajesh Jeetah, d'avoir recours à un consultant singapourien pour l'évaluation de nos établissements de santé. Il espère que les recommandations qui seront faites seront bénéfiques à la santé mauricienne. Selon Navin Ramgoolam, il est primordial que chaque citoyen mauricien bénéficie du "best medical care of the highest standard à un prix raisonnable pour les contribuables".


Economiser l'énergie

Soirée de l'éco-citoyenneté : une heure pour la planète

Les touristes résidents dans les hôtels du groupe Veranda Resorts, se sont tous réunis, hier, sur la plage. Une rencontre visant un partage commun, celui de l'éco-citoyenneté. Cette heure de partage a été organisée suivant l'engagement du groupe Veranda Resorts en termes d'environnement. Dans cette optique, le groupe a profité de l'opération "Earth Hour 2009", pour inviter son personnel et sa clientèle à donner une heure pour la planète. "Earth Hour" est en effet, une mobilisation internationale et symbolique en faveur des économies d'énergie et contre le réchauffement climatique.

Organisée par le Fonds mondial pour la nature (WWF), la 3e édition de cette opération a été programmée cette année pour le samedi 28 mars (hier) de 20h30 à 21h30, heure locale, dans chaque pays. Les participants à cet événement sont ainsi invités à éteindre les lumières pendant une heure afin de promouvoir la lutte contre le changement climatique. En 2008, quelque 50 millions de personnes dans plus de 370 villes de 35 pays différents avaient participé à cette opération. Le groupe Veranda a ainsi souhaité mobiliser son personnel et sa clientèle à cet effet, en initiant un plan de sensibilisation. Ainsi, hier, les bureaux et back offices du groupe sont entrés dans l'obscurité à 20h30 tandis que les jardins et espaces publics ont laissés place aux Emergency Lights (dans le respect du confort et des normes de sécurité des employés et clients). Les clients ont été conviés, dans leurs chambres, à éteindre lampes et climatiseurs, et à se retrouver sur la plage pour partager 60 minutes ensemble. Le temps de cette soirée spéciale sous le signe de l'éco-citoyenneté, les touristes ont eu droit à un programme incluant flambeaux, feux de camp, lanternes et chandelles, avec buffet froid et grillades au son d'une musique acoustique.


AHRIM

66 employés de restaurants/hôtels réussissent leur formation

66 employés des petits et moyens hôtels et restaurants de l'Association des hôtels et restaurants de l'Ile Maurice (AHRIM), ont reçu la semaine dernière leur certificat. Des certificats obtenus à l'issue de leur réussite aux formations qu'ils ont suivies ces derniers mois, à travers les cours que l'IVTB et l'École Hôtelière Sir Gaëtan Duval tiennent conjointement.

La flexibilité accordée aux petits et moyens hôteliers et restaurateurs concernant les horaires et lieux divers des cours a ainsi permis à un maximum d'employés de bénéficier de ces formations et d'accroître leurs connaissances. Ces sessions, rappelons-le, sont adaptées aux caractéristiques et besoins du milieu concerné.

72 certificats ont ainsi été émis à ces 66 employés de douze établissements différents ayant suivi des formations en Basic English and French for Hospitality Trade, Service à Table et Basic Food Safety. L'objectif : permettre un meilleur fonctionnement des établissements à tous les niveaux. L'AHRIM rappelle que l'orientation et la vision, partagées par les opérateurs, privilégient le positionnement d'une destination de qualité. Et la qualité des prestations offertes à Maurice s'applique de ce fait à tout le secteur hôtelier local.

Par le biais de cette formation, l'AHRIM vise donc la polyvalence du personnel de ses hôtels et restaurants membres.


Aviation

Le service clientèle accessible via portable chez Emirates

Pour accéder aux informations et services de la compagnie, les clients d'Emirates Airlines disposent d'un nouvel outil. Cette compagnie aérienne internationale a en effet, procédé au lancement d'un nouveau service en ligne, en proposant Mobile Emirates.com. Ceci permet aux voyageurs de consulter le portail de la compagnie d'aviation, à travers leurs portables. Que ce soit d'un téléphone portable ou d'un PDA, à travers Mobile Emirates.com, la clientèle est automatiquement redirigée vers toutes les fonctions disponibles des services sur Emirates.com. Ces fonctions ont été formatées pour une utilisation par mobile. Le service est compatible avec plus de 3 000 appareils cellulaires et permet aux clients d'interagir avec Emirates Airlines de presque partout à travers le monde. Outre leur check-in en ligne jusqu'à 24h avant le départ, le choix d'un siège préféré, ou la demande d'un repas spécial, la consultation en temps réel des horaires de vols…, les voyageurs peuvent aussi se renseigner sur l'historique d'Emirates, les facilités offertes dans les cabines, et les dernières informations sur la compagnie, entre autres. Les promoteurs d'Emirates Airlines confient que dans un proche avenir, Mobile Emirates.com sera proposé en différentes langues, et offrira la possibilité à ses clients d'effectuer leur réservation de billets de leurs portables tout en gérant les détails de leurs vols.


Pauvreté et prostitution

CEDEM: l'expérience bangladaise pour soutenir la sensibilisation

Au Bangladesh, l'ONG Society for Social Service a implémenté une structure d'accueil pour les enfants dont les mères vivent et travaillent dans les maisons closes, opérant dans des villages crées autour du commerce sexuel. A Maurice, le CEDEM qui milite déjà contre l'exploitation sexuelle des enfants et qui collabore étroitement avec la Society for Social Service, veut s'inspirer des bonnes pratiques de l'ONG bangladaise pour mener une sensibilisation de l'opinion publique sur la prostitution. D'autre part, la pauvreté étant un des impacts de la crise économique, le CEDEM, qui intervient demain à la municipalité de Quatre-Bornes, axera sa conférence autour du thème: Prostitution, est-ce une conséquence inévitable de la pauvreté?

La prostitution au Bangladesh est un problème social aigu. Elle s'est implantée, depuis des années, dans le paysage local au point où des villages ont été crées autour du commerce sexuel. C'est le cas à Tangail et dans neuf autres régions de l'Etat. La situation de l'exploitation sexuelle des femmes, des enfants et des adolescentes à des fins commerciales, dans ce pays touché par la pauvreté, sera au centre d'une conférence, demain à partir de 10 h à la municipalité de Quatre-Bornes. Celle-ci sera animée par l'équipe de l'organisation non-gouvernementale du Centre d'Education et de Développement pour les Enfants Mauriciens (CEDEM), dont la directrice, Rita Venkatasawmy, rentrée récemment de mission du Bangladesh. D'autres intervenants de même que des témoignages sont attendus.

Bangladesh: une école préprimaire pour les enfants des travailleuses du sexe

"La problématique de la prostitution est la même partout dans le monde, à Bangladesh ou à Maurice. Mais quand il est question de combattre le problème, il est intéressant de voir ce qui se fait ailleurs et de s'inspirer de bonnes pratiques", explique Rita Venkatasawmy. Depuis plusieurs années déjà, l'ONG Society for Social Service du Bangladesh et le CEDEM travaillent en étroite collaboration dans ce sens. "Nous sommes engagés dans un échange de compétences. Le CEDEM apporte son expertise dans le domaine de l'animation comme outil de prévention et de sensibilisation auprès des enfants. La Society for Social Service qui fait partie des ONG les plus importantes de l'Etat du Bangladesh dispose d'une école préprimaire, au village même, qui accueille les enfants des travailleuses du sexe", poursuit la directrice du CEDEM. En effet, cette organisation, qui opère au village de Tangail, milite pour la réhabilitation des enfants des victimes du commerce sexuel. Sa structure d'accueil prend en charge une centaine d'enfants, les scolarise et les accompagne jusqu'à leur majorité. Les mères qui ont l'autorisation de visiter leurs enfants, renoncent cependant à les récupérer durant leur réhabilitation. Le placement des enfants, observe Rita Venkatasawmy, est impératif dans un contexte où ceux-ci sont vite repérer par les gérants des maisons closes intégrées dans le village. De plus, la prostitution est une activité légale au Bangladesh et il n'est pas rare que des filles sont exploitées dès 10 ans…

La pauvreté, conséquence de la crise économique, encouragera davantage la prostitution

"Nous avons beaucoup à apprendre de la Society for Social Service dans le domaine de l'intervention auprès des enfants de travailleuses du sexe" insiste Rita Venkatasawmy. Selon cette dernière, Maurice devrait procéder à une étude quantitative auprès des travailleuses du sexe. "L'objectif d'une telle étude serait de cerner le nombre d'enfants dont les mères se prostituent et qui se retrouvent d'une certaine manière dans le milieu de la prostitution", explique-t-elle. Ces données pourraient être utile dans l'élaboration d'une prise en charge des enfants. "Nous devons réagir promptement dans ce domaine, car la crise économique contribuera à l'appauvrissement de certaines familles, des femmes… La pauvreté, plus que jamais, encouragera la prostitution et les conséquences qu'on connaît, avec. " Le CEDEM qui est déjà actif dans la lutte contre la prostitution des mineurs, commence dès demain la sensibilisation de l'opinion publique sur l'exploitation sexuelle des femmes. "Maurice est plus petite en superficie que le Bangladesh. Ce qui veut dire que le problème est plus gérable, d'autant que là-bas, contrairement à chez nous, les ONG ne sont pas soutenues dans leurs actions par le gouvernement!"


Nouveau board des médecins privés

Dr. I. Jowahir : "La PMPA a réussi à créer une solidarité entre le privé et le public"

Les médecins privés ont un nouveau président. Il s'agit du Dr D. Goordyal, médecin spécialiste anesthésiste. La Private Medical Practitionners' Association (PMPA) a en effet, tenu, le 6 mars dernier, son assemblée générale durant laquelle a eu lieu l'élection du nouveau bureau exécutif de l'association pour l'année 2009-2010. Après quatre années consécutives passées à la présidence de la PMPA, le Dr I. Jowahir, président sortant et actuellement secrétaire de l'association fait un bilan positif du dernier comité exécutif. "Le plus grand achievement est d'avoir réussi à créer une solidarité entre le privé et le public". L'actuel président de l'association des médecins privés compte, lui, se concentrer sur la mise sur pied de la Doctors House. Établissement qui servira de lieu de rencontres entre autres, pour ceux de la profession.

La PMPA est satisfaite de sa contribution dans le domaine médical. D'autant qu'avec son soutien, la solidarité règne désormais, selon l'association, entre les médecins privés et ceux du public. "Nous avons aujourd'hui une entente entre le privé et le public. Cette solidarité a même débouché sur un front commun des médecins qui a vu le jour lors d'une mobilisation du secteur au Plaza". C'est le bilan du président sortant, le Dr. I. Jowahir, ajoutant que de nombreux problèmes de santé nationale, à l'instar de l'éradication du Chikungunya, ont été menés à bout, grâce à cet élan de la PMPA. Le Dr. I. Jowahir rappelle par ailleurs que les objectifs de l'association, à long terme, se concrétisent. Actuellement, l'association planche sur la construction d'une Doctors' House sur un terrain de 600 toises à Beaux Songes. Ce bâtiment servira de lieu de rencontres et d'échanges d'idées, entre autres, entre notamment les professionnels du secteur privé et ceux du secteur public. Le nouveau président de la PMPA mise beaucoup sur la mise sur pied de cet établissement, qui sera le premier du genre à Maurice. "La construction se fera par étape. En premier lieu, nous établirons le Lecture hall. Le but c'est de disposer d'un espace pour la Continuous Medical Education destinée à tous les médecins mauriciens, ainsi qu'aux visiting doctors", explique le Dr. D. Goordyal. Il confie également que l'objectif de la PMPA est de mettre en place un lieu pour les conférences médicales. Une bibliothèque y sera également construite. Le président de la PMPA indique que l'association étudie actuellement les moyens pour réunir les fonds nécessaires, soit quelque Rs 15 M, pour concrétiser ce projet. La PMPA envisage d'organiser des loteries et compte sur la contribution de ses membres, le parrainage des compagnies privées, ainsi que l'aide d'autres associations pour réunir la somme nécessaire. Le Dr. D. Goordyal fait aussi ressortir que parmi le plan d'action de la PMPA, l'association continuera à effectuer ses sessions de medical check-up, dans les régions défavorisées. La prochaine session aura lieu à Mare Chicose. Par ailleurs, afin d'améliorer les conditions de travail des médecins privés, la PMPA envisage de prochainement rencontrer le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, ainsi que la Mauritius Revenue Authority. "Nous souhaitons que certaines conditions soient revues. Parmi ces conditions, celle du droit au duty free cars", explique le Dr. D. Goordyal. La PMPa réitère également, sous la nouvelle présidence, son souhait de contribuer à la décongestion des hôpitaux. Comme souligné par le Dr. I.Jowahir, la PMPA demande aux autorités de considérer sa requête pour que les médecins privés s'occupent des patients atteints de diabète, hypertension et maladies caardiovasculaires. La PMPA est d'avis que ce soutien du privé aiderait nos hôpitaux à réduire son lot de patients quotidiens.

Le comité exécutif pour l'année 2009-2010

Président : Dr. D. Goordyal

Vice Président : Dr . A. Foondun

Secrétaire : Dr. I. Jowahir

Assistant secrétaire : Dr. D. Li Kan Wa

Trésorier : Dr. P. How

Assistant Trésorier : Dr. H. Soreefan

PRO et Scientific Coordinator : Dr. Z. Joomaye


Vague de licenciements

CSG-Solidarité réclame des sauvegardes avant le 1er mai

Avec la poursuite de la mobilisation syndicale contre l'absence de sauvegarde lors des licenciements à caractère économique, la Confédération Syndicale de gauche (CSG-Solidarité) a écrit officiellement au Premier ministre Navin Ramgoolam, pour réclamer des amendements à l'Employment Rights Act avant le 1er mai prochain. Par ailleurs, les dirigeants de cette centrale, en l'occurrence Serge Jauffret, Atma Shanto, Alain Tolbize, Giandeo Peeharry et Ashok Subron, demandent au Premier ministre de confirmer ses intentions lors des prochains débats sur l'Additional Stimulus Package Bill à l'Assemblée nationale.

La CSG-Solidarité met en avant le fait que la promulgation de l'Employment Rights Act représente un blanc-seing pour les employeurs de procéder à des compressions du personnel sous le prétexte économique et sans avoir à apporter de justificatifs. "At a time of economic crisis it is the duty of any responsible government to control mass dismissals of workers and protect their standard of living. There is a blatant contradiction in the approach of your government to tackle the impact of the economic crisis. On the one hand, your Minister of Finance is providing a Stimulus Package in the name of the protection of employment and on the other hand your government has proclaimed the Employment Rights Act, which undoubtedly facilitates mass dismissals of workers", soulignent les dirigeants syndicaux.

Tout en énumérant les lacunes majeures de ce texte de loi en matière de protection des acquis des travailleurs, entre autres l'élimination du préavis de licenciement de quatre mois, celle du Termination of Contracts Service Board, l'élimination du droit à une Severance Allowance et la déduction obligatoire de 1% des salaires des employés du privé, la CSG-Solidarité soutient que la reprise des travaux parlementaires représente une occasion pour le gouvernement de se rattraper. "We call you to bring in these amendments during the National Assembly session that is opening on the 31st march 2009. Workers of the country will very much appreciate if amendments to ERIA were voted prior to the celebrations of the Labour day 2009", affirment-ils.

Par ailleurs, les dirigeants de CSG-Solidarité ont confirmé leur intention de participer pleinement à toute campagne de dénonciation de l'Employment Rights Act organisée par d'autres centrales syndicales. Néanmoins, ils ont exprimé le souhait que les syndicalistes siégeant sur le National Pay Council se retirent se cette instance, dont la principale attribution est de déterminer le quantum de la compensation salariale chaque année. "Nous demandons à ces syndicalistes de prendre un engagement public à cet effet. Nous maintenons qu'une telle démarche s'impose en vue de faciliter les actions de contestation de masse à l'avenir", ajoutent-ils.

"CSG-Solidarité pa an faver linité ou la fasad. SCG-Solidarité anfaver linité pu devlop ban aksyon de mas initer. Li néceser devlop bann aksyon de mas pu opoz politik ékonomik ek sosyal proné par Sithanen ek klas kapitalis, pu opoz ERIA, pu milit pu full konpansasyon saler an 2009 ek pu develop ène ripost à solisyon guvernma ek klas kapitalis fas à la kriz", affirment les dirigeants de CSG-Solidarité.

Cette confédération syndicale prévoit une manifestation à la Place Pierre Renaud le 1er mai pour marquer la fête du Travail. A cette occasion, les dirigeants syndicaux envisagent d'entériner la formule de contestation syndicale, soit une demi-journée ou une journée de grève,voire une désobéissance pacifique sur les lieux du travail. Dans le cadre de sa campagne de mobilisation à travers l'île, CSG-Solidarité prévoit trois rassemblements régionaux, soit à Flacq (samedi 18 avril), à Rivière-des-Anguilles et à Triolet.


Environnement

Grand-Baie sur brousse ...

Quand vous vous dirigez vers Grand-Baie, avant d'atteindre le chemin des Vingt-Pieds et la station d'essence de Shell, un petit sentier, sur votre gauche, vous conduira vers "Grand-Baie-sur-brousse" : une cuvette où pousse dans une anarchie la plus totale, la broussaille la plus folle. Les maisons qui s'y trouvent n'ont, pour horizon, qu'un amoncellement d'arbustes jamais taillés, jamais élagués, par des propriétaires qui répondent depuis longtemps aux abonnés absents.

C'est à se demander ce que font les autorités qui ont la charge d'assainir cet environnement qui ne mérite un tel état d'abandon. Et pourtant, les autorités aux appellations ronflantes ne semblent pas s'intéresser outre mesure à ce qui constitue une négation de la problématique environnementale. Des questions s'imposent : que fait la Police de l'environnement ? Que fait le Conseil de district du Nord ? Il doit, certainement, y exister un cadastre pour traquer les propriétaires qui ont laissé leurs terrains à l'abandon...

Quand il y a eu les récentes grosses pluies et avec la montée de l'humidité, les moustiques étaient aussi gros que les ... bourdons !

De grâce, les habitants de Grand-Baie méritent mieux que cette baie de ... brousse !


Portrait

Danièle Le Normand, femme d'affaires

A été officiellement lancée mercredi soir, à Pamplemousses, la Rhumerie des Mascareignes, un projet conjoint du groupe mauricien la Compagnie Agricole de Labourdonnais et du groupe réunionnais Isautier. Assistait au lancement, la cheville ouvrière de ce projet, Danièle Le Normand, directrice générale adjointe du groupe Isautier dont voici le portrait.

Née dans une vieille famille réunionnaise qui a compté dans ses rangs des hommes d'affaires et des politiques, Danièle Le Normand est une femme d'affaires imposante. Dans le bon sens du terme. Y a-t-il plus de femmes d'affaires à la Réunion qu'à Maurice ? "Je crois qu'il y a un peu plus de femmes d'affaires à la Réunion qu'à Maurice dans la mesure où la loi française impose la parité homme/femme. Bien sûr, ce n'est pas quelque chose qui se décrète, mais c'est quelque chose, par contre, qui est en train d'entrer dans les esprits." De toutes les manières, ajoute notre interlocutrice, "une augmentation des femmes dans tous les postes de responsabilités est dans l'air du temps quand on sait que depuis des années des économistes de renom ont dit que c'est la femme qui sauvera l'Afrique. Ce qui veut dire qu'à un moment donné, la femme évoluant à sa place dans la société du travail, il n'y aura aucune raison qu'elle n'ait pas de responsabilités. Mais toutes les femmes n'ont pas envie de travailler douze, quatorze heures par jour pour assumer des responsabilités. Par contre, c'est aujourd'hui naturel pour une femme de faire des études - secteur ou les femmes réunissent mieux globalement que les hommes - et de travailler. Par contre, et probablement pour des raisons culturelles, il y a des domaines où les femmes vont plus se lancer que dans d'autres, elles ne sont pas nombreuses à la Réunion à vouloir se lancer dans le monde des affaires". Danièle Le Normand est aujourd'hui femme d'affaires parce qu'au départ, elle était douée pour les mathématiques. Ce qui la pousse à suivre une filière scolaire menant à l'obtention d'un diplôme d'ingénieur. Après ses études tertiaires en gestion, elle travaille quelque temps à Chicago, aux États-Unis, avant de revenir à la Réunion pour des raisons personnelles, parmi lesquelles figurent en bonne place le soleil et la douceur de vivre des îles. Elle crée avec des amis une petite entreprise qui va rapidement faire faillite. "C'était une grave erreur, car on ne se lance pas dans l'entrepreunariat comme ça de but en blanc. C'était une erreur, mais également une excellente expérience formatrice." Elle enseigne ensuite à l'université de la Réunion, puis rejoint les rangs de la Chambre de Commerce, qui gère le port et l'aéroport, et se retrouve, assez rapidement, directeur adjoint du Port. Ingénieur, puis directeur du port est-ce que Danièle Le Normand serait tentée par des métiers d'hommes ? "Ce sont des métiers qui ont été surtout exercés par des hommes. Diriger le port est un métier d'homme que j'ai eu plaisir à pratiquer pendant des années en fréquentant régulièrement mes camarades du port de Maurice comme le capitaine Toy. J'y suis allée parce que c'est un travail avec une forte dimension sur l'économie qui m'a passionnée. On ne le réalise pas assez : nos ports font partie, au-delà du fait d'être d'une importance vitale pour nos îles, d'un ensemble régional qui va de l'Afrique de l'est à l'Australie et au sein duquel on analyse le flux des marchandises et du transport maritime, donc de tous les aspects des économies de nos pays. Contrairement à ce que l'on pense, en général, il y a de plus en plus de femmes capitaines de ports. C'est le cas à Papeete et en Afrique-du-Sud et on voit émerger un certain nombre de femmes dans ce métier d'homme parce qu'elles sont bonnes en gestion, en négociation et en administration." Est-ce qu'il a été facile de se faire accepter par les manutentionnaires, les dockers, les marins ? "Cela n'a pas été simple, parce que c'est effectivement un monde d'hommes assez macho, mais passées les trois premières réunions j'ai été acceptée. Ça n'a pas été facile dans la mesure où le port c'est un travail très physique dans lequel la femme ne se sent pas, au début, à la hauteur. Mais la fragilité féminine provoque dans les affrontements une forme de retenue et de respect qui est, quelque part, un avantage." Pourquoi a-t-elle quitté dix ans plus tard le port pour entrer dans le secteur privé ? "Parce que c'est tout de même petit le port d'une petite île et j'avais besoin de diversité, de changement. Dans un port, tout projet s'inscrit dans la durée, c'est-à-dire au moins dix, quinze ans. C'est long. C'est ce qui explique que quand on m'a proposée d'aller dans le secteur privée pour faire de la redynamique de développement, j'ai accepté toute de suite. "

Danièle Le Normand est nommée secrétaire générale du groupe Isautier dont elle deviendra, en 2007, la directrice générale adjointe. "Le groupe Isautier, est une entreprise familiale réunionnaise avec un poids dans l'histoire de la Réunion, qui développe son patrimoine mais en préservant la qualité du passé. Très ancrée dans le sucre, le groupe se redéveloppe depuis les années 90 dans une série d'activités variés. Il s'agissait pour la direction de prendre quelqu'un qui ne soit pas de la famille pour faire ce travail de ré développement. " Est-il plus facile de gérer une entreprise familiale ancrée dans l'histoire que le port d'une île ? "Ce n'est pas la même difficulté. Dans un port, on est un acteur, un initiateur, le porteur d'une réflexion et on gère dans le cadre d'une logique économique. Quand on est dans un groupe privé, familial de surcroît, les préoccupations sont un peu différentes. Le groupe est le résultat d'une histoire avec des actionnaires qui font partie d'une famille et la personne qui gère le groupe doit prendre des décisions économiques tout en respectant cette dimension familiale et historique. Il existe à ce niveau une forme de pression qui s'inscrit avec le pouvoir du passé. Cela fait une espèce de grand écart continuel. " Ce n'est pas ça qui rend le métier de gestionnaire d'un groupe familial passionnant ? "Concrètement, cela fait avancer et donne une grande fierté quand on se présente à l'assemblée générale avec des résultats concrets comme la mise en opération de la Rhumerie des Mascareignes avec une possibilité d'envoyer ses produits sur le marché américain dans un proche avenir. " Peut-on dire que la fragilité féminine, dont nous avons parlé, est également un avantage pour gérer une entreprise familiale ? "Cette fragilité est un avantage en générale. Je pense qu'une femme gère avec parfois plus d'émotion, mais sans perdre de vue les règles du business et du management. Mais il n'y a pas de business et de management sans analyse et humanité. Et c'est là que les femmes ont un avantage, car elles ont une sensibilité et une empathie plus forte naturellement que les hommes. Cela dit, elles doivent le faire tout en sachant prendre les décisions difficiles pour la bonne marche de l'entreprise - virer un collaborateur inefficace, par exemple - et en les assumant." Peut-on envisager que cette passion professionnelle que Danièle Lenormand ressent chez Isautier va durer longtemps où risque-t-elle un beau jour de ressentir le besoin d'aller faire autre chose ? "Il faut savoir que le groupe Isautier a des activités très diversifiées qui me font passer d'un secteur à un autre dans la même journée : des produits de la canne à l'immobilier avec parfois des opérations extrêmement importantes ; de la pétro chimie jusqu'au secteur énergétique avec des fermes photo voltaïques, sans compter les finances et d'autres projets de développement en collaboration avec des partenaires mauriciens. Nous sommes également dans un nouveau schéma de réflexion liés à l'environnement, au développement durable. Donc, j'ai encore plusieurs longues années de passions professionnelles en vue au sein du groupe Isautier. " Arrive-t-il à cette femme d'affaires de sentir ses batteries s'épuiser ou est-elle toujours d'attaque ? "Mes batteries se déchargent comme celles de tous ceux qui font entre douze et quatorze heures de travail par jour. Car prendre des décisions qui engagent une entreprise nécessitent non seulement du travail et de la réflexion, mais également l'acquisition de connaissances indispensables. " Travailler entre douze et quatorze heures par jour permet-il d'avoir une vie de famille, des enfants ? "Je n'ai pas d'enfant, ce qui me permet probablement de consacrer beaucoup de temps au travail. "

Finalement, est-ce que Danièle Le Normand a envisagé l'éventualité de mettre ses compétences, sa passion et son enthousiasme au service de la politique qui permet de faire avancer une société, un pays ? " Les femmes en politique sont aujourd'hui nécessaires et recherchées. Mais je ne crois pas qu'on puisse faire du business et de la politique en même temps. Aujourd'hui, je suis dans l'économie, dans ma famille il y a eu un certain nombre de personnages politiques (*) C'est un engagement important qui n'est pas possible pour moi aujourd'hui, et je travaille dans des milieux associatifs sur des projets pour faire avancer la société. Mais honnêtement la porte menant à la politique n'est pas fermée. Encore que ma mère m'a fait promettre de ne pas m'engager en politique tant qu'elle est vivante et que j'espère qu'elle vivra longtemps encore. "

(*) Il s'agit de Raymond Barre, ancien Premier ministre français.


NHDC Camp-Levieux

Entretien négligé: les résidents menacent de descendre dans la rue

Pour les résidents des appartements de la NHDC de Camp-Levieux, à Rose-Hill, c'est un ultime appel qu'ils lancent en direction du gouvernement. Des appartements sont sur le point de devenir inhabitables. Malgré les différentes requêtes des habitants auprès les autorités concernées, rien, disent-ils, n'a été fait pour résoudre le problème de suintement. "Nous ne comptons plus le nombre de lettres que nous avons envoyées aux autorités et le nombre de fois que nous avons fait entendre, publiquement, nos griefs", se désespère Ken Fong, le président des forces vives de la NHDC de Camp-Levieux. "C'est pour cette raison que nous pensons sérieusement à manifester ouvertement dans la rue pour exprimer nos inquiétudes et réclamer l'attention des autorités. Nous ne l'avons pas fait jusqu'ici. Mais au stade où nous sommes arrivés, l'attente a été trop longue", explique Ken Fong.

Les problèmes de suintement et de dalles en décrépitude dans certains appartements de la NHDC de Camp-Levieux ne date pas d'hier. La majorité des 936 appartements touchés sont ceux situés au dernier étage des cinq blocs de la NHDC. Selon Ken Fong, il y aurait quelque 200 appartements qui nécessiteraient de travaux d'étanchéité. "Cependant, il y a un appartement qui est devenu inhabitable en temps de grosses averses. La famille qui y vit doit aller dormir chez les voisins. Ce qui rend sa situation encore plus grave, c'est que l'eau filtre dans les conduits d'électricité. D'ailleurs, c'est aussi le cas pour d'autres appartements. Les risques d'électrocution sont réels", explique encore Ken Fong. Selon ce dernier, la NHDC aurait affirmé qu'elle ne peut assumer les travaux de réfection. "On nous a conseillés de faire appel au syndic. Mais ces travaux coûtent très chers et il n'est pas de la responsabilité du syndic d'effectuer ce genre de réparation." Depuis l'arrivée des premiers habitants, en 1994, le président des forces vives explique que l'entretien des cinq blocs se faisait de manière régulière. "Mais cela fait plusieurs années que l'entretien des appartements a été complètement négligé", ajoute Ken Fong.


La GPTU en assemblée générale samedi

Le partage des responsabilités à l'école, la mise en pratique du plan stratégique de l'éducation, le rôle des Mentors, entre autres, seront à l'agenda lors de l'assemblée générale de la General Purpose Teachers Union (GPTU) samedi prochain. Celle-ci se tiendra à 11 heures à la salle des fêtes Le Printemps à Vacoas. Pour l'occasion, le ministre Bunwaree sera l'invité de la GPTU, laquelle évoquera ce jour-là la reconnaissance de son statut.


Pendant les vacances scolaires

Deux jours d'atelier de travail pour les enseignants des Std III et IV

Les quatre jours d'ateliers de travail prévus pour les enseignants des Stds III et IV durant les prochaines vacances scolaires ont été ramenés à deux jours. En effet, les enseignants concernés seront réunis pour un travail de réflexion axé autour des manuels au programme dans ces classes du primaire. Toutefois, la Government Teachers Union, qui n'était pas d'accord avec le nombre de jours prévus initialement pour l'atelier de travail, a lors d'une rencontre avec le ministre de l'Education, Vasant Bunwaree, en fin de semaine, plaidé pour deux jours au lieu de quatre, car les prochaines vacances scolaires ne durent que deux semaines. Par ailleurs, le syndicat des enseignants généralistes du primaire estime que le niveau des manuels de la Std I est trop élevé. La GTU compte aborder ce sujet avec le ministre Bunwaree au cours d'une rencontre prévue cette semaine.



s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 29 mars 2009