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Bilan financier se terminant à décembre 2008
Bank One parle de "revirement réussi" de l'état
des finances de l'ex-First City Bank
Présentant à la presse, mardi, le premier bilan
financier de Bank One pour les 18 mois se terminant à décembre
2008, la direction de cette institution bancaire parle de "revirement
réussi" de l'état des finances de l'ex-First
City Bank. Les pertes opératoires ont commencé à
diminuer progressivement depuis mars de l'année dernière
et la banque rachetée conjointement par CIEL Investment
Ltd et I&M Bank du Kenya en février 2008 a renoué
avec une situation de profitabilité depuis décembre
dernier. "Cela nous permet d'envisager l'avenir avec une
très grande confiance", déclare le Chief
Executive Officer (CEO) de Bank One, M. Raj Dossoye. Il prévoit
"une bonne croissance" pour l'année en cours
même s'il reconnait que, globalement, 2009 s'annonce comme
une année "difficile".
Sur les Rs 120 millions de pertes accumulées sur 18 mois,
seules des pertes de Rs 5 millions correspondent aux mois de post-acquisition
par les nouveaux actionnaires. Après 10 mois d'opération
suivant le rachat le 22 février 2008, l'ex-First City Bank
renoue avec une situation de protitabilité. Ce "revirement
réussi", la direction de Bank One l'explique par divers
facteurs: l'entrée en scène d'une équipe
de "jeunes gestionnaires talentueux"; le règlement
de la question salariale en suspens; l'exercice de "re-branding"
de l'institution en vue d'une nouvelle image et le lancement de
nouveaux départements dont ceux d'International Banking
et de Private Banking. La direction dit s'est aussi appuyé
sur la bonne base de dépôts de la banque ainsi que
sur son réseau bien déployé de succursales
et son système informatique fiable.
Le bilan laisse entrevoir, notamment, une croissance de Rs 2.9
milliards à l'item "loans & advances"; la
récupération de Rs 150 millions de mauvais débiteurs;
l'accroissement du nombre de clients par au moins 10%; la croissance
de l'actif global de la banque par plus de 55%, passant de Rs
4.4 milliards en février 2008 à Rs 6.8 milliards
en décembre 2008 et l'augmentation des dépôts
par Rs 2 milliards. En terme de projets pour 2009, après
la mise en opération du service de transfert rapide d'argent
(Moneygram), de la mise en exécution des opérations
de crédit-bail et de la distribution d'assurances, Bank
One projette en juillet le lancement de l'Internet Banking, de
nouvelles cartes de crédit et de nouveaux comptes d'épargne
s'inspirant de son compte Emma destiné aux femmes. Le mois
d'octobre verra la mise sur pied du Wealth Management Service
en collaboration avec des gestionnaires de fonds.
Ainsi, même s'il reconnaît qu'avec la récession
globale, 2009 s'annonce une année "très difficile",
M. Raj Dussoye qui présentait le bilan financier de Bank
One à la presse en compagnie, notamment, de MM. Roger Leung
et Thierry Hugnin, membres du Conseil d'administration de la banque
prévoit une "bonne croissance" pour l'année
en cours en se basant sur la performance financière de
l'institution bancaire ces derniers mois, notamment, depuis décembre
2008 quand elle a renoué avec une situation de profitabilité.
"Cela nous permet d'envisager l'avenir avec une grande confiance",
dit-il.
Face à la crise
Les petits hôtelliers craignent une 'cut throat competition'
"Avec -3,8 % en termes de taux d'arrivées touristiques
en janvier 2009, les chiffres sont positifs pour le pays".
Propos du vice-Premier ministre et ministre du Tourisme, Xavier
Duval, qui s'exprimait jeudi dernier, au lancement du projet Improving
Sustainability of Small & Medium Hotels through Forward Maketing
& Improved Backward Integration with local Communities,
par l'Association des Hôtels de Charme (AHC). En comparaison
avec nos compétiteurs (- 12 % aux Seychelles et - 4,8 %
aux Maldives), Maurice, quoiqu'avec un taux négatif, se
positionne plus ou moins bien, soutient Xavier Duval. Selon lui,
ce dynamisme insuflé à l'industrie touristique résulte
de l'apport des croisièristes en janvier dernier. Le ministre
a profité de l'occasion pour "rappeler aux opérateurs
présents qu'en ces temps difficiles, il est primordial
de rester près de la clientèle". Mais les
petits hôteliers membres de l'AHC, craignent, eux, une "cut
throat competition".
En comparaison avec nos compétiteurs, l'industrie touristique
mauricienne se débrouille bien, estime le ministre de tutelle.
Xavier Duval confie que les campagnes marketing de son ministère
et de la MTPA, en collaboration avec les opérateurs du
secteur, sans compter les différentes initiatives enclenchées
à différents niveaux, contribuent à booster
l'industrie et à la positionner sur tous les marchés.
"Face à la situation économique et à
nos compétiteurs, nous devons tous travailler ensemble
pour la promotion de l'image de marque de Maurice", estime
le ministre. Conscient que l'ensemble de l'image de Maurice est
vendu à différents prix, selon les prérogatives
des opérateurs, Xavier Duval insiste sur l'image de marque
de Maurice qui doit néanmoins demeurée la même.
"Pour vanter une Mercedes, il existe le choix entre les
différentes séries. Mais la marque reste la même,
la référence demeure la Mercedes. L'image de Maurice
c'est pareil. Nous avons d'un côté les grands hôtels,
les moyens hôtels et de l'autre les petits hôteliers.
Les prix varient, mais l'image de qualité demeure toujours
celle de notre île", explique le ministre. D'où
son appel aux membres de l'AHC, de rester près de la clientèle.
La participation des petits hôteliers est aussi nécessaire
dans les différentes campagnes de promotion organisées
par les autorités, dit-il.
Un appel qui n'est pas tombé dans l'oreille des sourds.
Le Président de l'AHC, Bissoon Mungroo, a profité
de son allocution pour demander au ministre du Tourisme de considérer
la demande de l'association d'obtenir un budget spécifique
de la MTPA, pour effectuer le marketing. Bissoon Mungroo a également
souhaité que Xavier Duval agisse comme porte-parole de
cette association - qui regroupe une quarantaine de membres (y
compris Rodrigues) -auprès du ministre des Finances. L'objectif
est de réclamer au Grand Argentier de considérer,
lors du prochain exercice budgétaire, une baisse de la
TVA, si ce n'est son abolition sur une année. "Nous
passons par des moments difficiles. Une baisse de la TVA sera
plus que bénéfique pour nous tous", a indiqué
le président de l'AHC. Selon Bissoon Mungroo, "si
la situation actuelle dans les petits hôtels de l'association
n'est pas mauvaise, les membres craignent une 'cut throat
competition'". Cet opérateur soutient que suivant
la situation économique difficile, plusieurs grands hôtels
bradent le prix de leurs chambres. "Là où
les chambres se vendent généralement à Rs
7 000, les opérateurs font des promotions ramenant leurs
prix à Rs 2 500. Prix auquel, nous, petits opérateurs,
nous opérons généralement. Si cela continue,
nous n'allons plus pouvoir travailler", explique le président
de l'AHC. Il confie par ailleurs que l'association compte sur
le lancement du projet Improving Sustainability of Small &
Medium Hotels through Forward Maketing & Improved Backward
Integration with local Communities, financé par le
Decentralised Cooperation Programme de l'Union Européenne,
pour mieux se positionner dans le secteur. À travers ce
projet, qui bénéficie de l'expertise d'EMS Consulting,
l'AHC envisage un plan stratégique de responsabilité
sociale, un programme de marketing agressif en vue d'une meilleure
visibilité sur le marché, la promotion des informal
businesses, ainsi que d'autres projets de développement
durable. Un annuaire des petits hôtels sera également
créé. Bissoon Mungroo confie également que
l'association compte mettre en place un Central Booking System,
afin de réunnir tous ses membres sur une même plate-forme,
en vue d'assurer la pratique d'un même prix compétitif
pour le secteur. D'ailleurs, pour mieux gérer les opérations,
l'association dispose désormais d'un bureau au St James
Court, dont l'inauguration a été faite, jeudi dernier,
par le ministre du Tourisme.
47e Assemblée générale annuelle de la
MEF
Jean-François Chaumière: "Le licenciement
ne doit être considéré qu'en dernier recours"
"Le poids de la crise économique doit être
équitablement partagé par tous et le licenciement
de travailleurs ne doit être considéré qu'en
dernier recours", a estimé, mercredi, le ministre
du Travail, des Relations industrielles et de l'Emploi, Jean-François
Chaumière. Il intervenait à la 47e Assemblée
générale annuelle de la Mauritius Employers' Federation
(MEF).
Le ministre rappelle que, comme l'a souligné le Bureau
international du travail (BIT), ce qui, au départ, était
une crise des marchés financiers a vite fait de devenir
une crise globale de l'emploi. "Nous apprenons, presque
chaque jour, des nouvelles choquantes de licenciements en masse
dans des pays à travers le monde". Tous sont concernés,
souligne le ministre; des Etats-Unis à la Chine en passant
par les pays européens ou le Japon.
Jean-François Chaumière indique qu'au train où
vont les choses, le BIT estime que le taux de chômage global
en 2009 augmentera, dans le meilleur des cas, de 6,1% par rapport
aux chiffres de 2007. Ce qui, dit-il, équivaudra à
18 millions de chômeurs de plus et un total de 198 millions
de sans-emploi à travers le monde. M. Chaumière
indique que les effets de la récession mondiale nous affectent
déjà, parlant des répercussions dans différents
secteurs de l'économie dont le tourisme et l'industrie.
Le ministre du Travail souligne que, dans ce contexte, notre principal
défi consiste non seulement à atteindre nos objectifs
de création d'emplois mais, plus important encore, à
protéger les emplois existants. Aussi estime-t-il que les
entreprises qui prennent avantage du "Stimulus Package"
de Rs 10,4 milliards présenté par le gouvernement
doivent, en retour, s'engager à se restructurer, être
plus efficient, à maintenir l'emploi et diminuer les coûts
d'opération.
"Le gouvernement s'attend à ce qu'une partie des
gains en efficience découlant du Stimulus Package
soit passée à la population", déclare
M.Chaumière. Pour lui, le poids de la crise économique
doit être équitablement réparti sur tout un
chacun. Il en appelle à la MEF pour qu'elle s'assure que
les entreprises en difficulté n'envisagent le licenciement
de leurs employés qu'en tout dernier ressort.
Pour M. Chaumière, les efforts nécessaires doivent
être faits en vue de protéger l'emploi "particulièrement
compte tenu de la perception à l'effet qu'il y aurait abus
par certaines entreprises en matière de licenciements".
Le ministre a aussi indiqué le fait que pas moins de 16
800 plaintes ont été enregistrées l'an dernier
auprès du ministère, notamment, au sujet de non-respect
par des entreprises de la législation du Travail.
Au total, Rs 54,7 millions ont été payées
à des salariés, à savoir Rs 36,7 millions
au terme d'efforts de médiation et de conciliation et Rs
18 M à travers la Cour industrielle. D'autre part, le ministre
a invité l'ensemble des entreprises à bien saisir
les implications des nouvelles lois du Travail.
Notons que Anwar Joonas a été réélu
président de la MEF au terme de cette 47e Assemblée
générale annuelle.
Ahmed Parkar (président sortant de la CCI) : "En
période de crise, l'on ne peut sauver des emplois à
tout prix"
"En période de crise économique, des entreprises
réduisent leur personnel et d'autres ferment leurs portes.
L'on ne peut, en une telle période, se permettre le luxe
de sauver des emplois à tout prix". Tels sont
les propos que le président sortant de la Chambre de commerce
et d'industrie (CCI), Ahmed Parkar, a tenus, mardi, lors de la
160e Assemblée générale annuelle de la Chambre.
L'intervenant explique qu'il est parfaitement légitime
pour tout gouvernement responsable de promouvoir l'emploi et de
combattre le chômage ; mais faire de la préservation
de l'emploi l'objectif principal de l'Additional Stimulus Package
et le pilier central de la lutte contre la crise économique
c'est, selon Ahmed Parkar, "envoyer de mauvais signaux
au pays".
"L'objectif raisonnable devrait être de sauver des
entreprises viables capables de continuer à employer des
gens sur le moyen terme", dit-il. Et de poursuivre :
"En période de crise économique, certaines
entreprises doivent réduire leur personnel tandis que d'autres
doivent fermer leurs portes. Des emplois sont sacrifiés".
Aussi, pour M. Parkar, le gouvernement devrait mettre l'accent
sur l'assistance aux entreprises viables et faciliter la fermeture
et le redéploiement des effectifs d'entreprises qui n'ont
pas d'avenir. "Lançons les bons signaux à
la communauté des affaires, aux travailleurs et à
la population en général", argue le président
sortant de la CCI.
"Job Fair" de samedi dernier
Quelque 700 emplois créés grâce à
l'initiative de BPML
Ils étaient nombreux à s'être déplacés
samedi dernier, à Ebène, à la Cyber Tour
1, pour la deuxième édition du "Job Fair".
Cet événement avait pour principal objectif de favoriser
l'interaction entre des employeurs et ceux à la recherche
d'un emploi. Selon les indications qui nous sont parvenues, quelque
700 emplois ont été générés
grâce à cette manifestation.
"Il y a souvent des mismatch entre les employeurs et les
demandeurs d'emploi", affirme Dharam Naugah, Executive
Chairman du Business Parks of Mauritius Ltd (BPML). En effet,
des demandeurs d'emploi ne correspondent pas nécessairement
au profil recherché par des entreprises. Néanmoins,
qui dit emploi dit aussi formation. D'où la présence
de prestataires dans ce contexte.
En vue de guider les "school-leavers" entre autres
motifs, Dharam Naugah a jugé bon de tenir le deuxième
salon des métiers. Le "Job Fair" a réuni
sous un seul toit, des clients du secteur Business Process Outsourcing
(BPO), des Call Centres et de la Technologie de l'Information
et de la Communication (TIC). La satisfaction est de mise parmi
"les concepteurs, les promoteurs aussi bien que les prestataires
chargés du recrutement et de la formation", poursuit
notre interlocuteur.
L'Executive Chairman de BPML souligne également
que le salon des métiers a été un "franc
succès" vu le nombre de visiteurs, estimé
à plus de 4 000. Par ailleurs, d'après M. Naugah,
les prestataires engagés dans le secteur BPO "souhaitent
réduire leurs coûts d'opération et de production,
et Maurice en tant qu'île durable est une destination très
prisée en termes d'investissement".
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