i n t e r v i e w WEEK-END --- dimanche 15 mars 2009



Cassam Uteem:

" Je suis pour une alliance PTr/MMM"

Cassam Uteem

L'interview que vous a llez lire va sans doute provoquer de multiples réactions, surtout dans la classe politique. Cassam Uteem nous l'a accordée en sa résidence à Beau Bassin vendredi matin, au lendemain de la célébration du 41éme anniversaire de l'Indépendance et des 17 ans de celle la République.

Peut-on dire en ce lendemain du 12 Mars qu'en dépit des quadricolores affichés en toutes tailles dans le pays que le mauricianisme est en régression?

C'est une question intéressante. Je pense que tous les Mauriciens sont des patriotes, aiment leur pays et sont conscients de l'enrichement que représente le fait de vivre dans une société multi raciale. Mais il existe malheureusement des petits groupes qui pensent que le pays leur appartient en toute propriété et que certains postes de responsabilité leur reviennent de droit. Ce sentiment, autrefois caché, s'exprime aujourd'hui publiquement sur les radios et dans la presse. On entend presque quotidiennement des voix dire que dans la mesure ou un tel représente la majorité c'est à lui de nommer les dirigeants de certaines institutions d'état. Ces déclarations provoquent des réactions de la part de ceux qui ne se retrouvent dans ces petits groupes et donnent le sentiment que le mauricianisme est en régression et le communalisme en hausse. Je pense qu'il existe dans ce pays une majorité de gens qui veulent ensemble, dans le dialogue et le partage.

Mais est-ce qu'en ne manifestant pas son désaccord la majorité silencieuse ne laisse pas le champ libre aux petits groupes qui savent se faire entendre?

- C'est que les petits groupes et sous groupes font plus que se faire entendre d'autant plus que, malheureusement, la presse écrite et parlée répercutent plus ces discours que celui de la grande majorité, dont la voix n'est pas entendue. C'est ce qui donne le sentiment que quand les groupuscules s'expriment ils parlent au nom d'une communauté.

Est-ce que ce silence, qui est aussi une forme de démission, n'arrange pas quelque part la grande majorité silencieuse ?

-C'est vrai et cela fait partie de l'évolution de notre société. Le Mauricien a de plus tendance à se dire que s'il s'exprime et est perçu comme un opposant au pouvoir en place, ses proches risquent d'en faire les frais. Rappelez vous de la politique sociale qui consistait à partir de 1983 à arracher les mauvaises herbes. Je crois que les Mauriciens sont conscients de la gravité de la situation mais pensent que c'est à la classe politique que revient la responsabilité de mettre fin à la dégradation de la situation.

Mais les Mauriciens ne savent-ils pas, comme vous et moi, que ce sont les politiciens, tous partis politiques confondus, qui entretiennent ce climat de dégradation sociale et communale dans le pays, ont des rapports plus ou moins secrets avec les gropuscules dont nous avons parlé ?

-Cela est vrai . La classe politique n'a fait aucun effort pour renverser la situation et a laissé aller, pour ne pas dire encourager, plus dans le sens de la division que dans celui de l'unité. Nous avons reculé et je vais vous donner des exemples précis: depuis l'indépendance aucun parti n'a présenté un musulman comme candidat à une élection à Plaine Verte et aucun non hindou comme candidat dans les circonscriptions dans le nord du pays. La responsabilité de ce recul incombe à la classe politique et c'est à elle de changer la situation en s'attaquant à une réforme électorale et en changeant de politique en ce qui concerne le choix communal des candidats aux élections.

Mais tous les politiciens vous diront qu'ils sont pour la réforme, contre le communalisme, pour le mauricianisme, pour plus de femmes au Parlement. Mais tout cela reste des discours.

-Vous avez raison mais la solution réside avec les partis politiques. Il faut que la société civile fasse pression pour une réforme de notre système électoral, qui est la base de tout. Tant que le système actuel perdurera nous serons à la merci de ces gropuscules qui savent faire pression. Grâce à eux nous sommes passés du communalisme au castéisme scientifique qui est devenue la première valeur pour le choix des candidats aux élections, des ministres, des ambassadeurs, des dirigeants des corps para-étatiques. Et pas uniquement dans la communauté hindoue: ce n'est plus "unity in diversity" mais "division in diversity".

Au lieu de construire Maurice ne sommes- nous pas plutôt en train de la morceller en petits bouts?

-C'est sans doute cela qui fait que l'on a tendance à occulter les choses positives que nous avons acquis depuis l'indépendance. Nous avons fait beaucoup de progrès économique mais en même temps le cloisonnement a augmenté. Nos institutions para- étatiques sont une de nos grandes faillites dans la mesure où les nominés politiques qui les dirigent pensent qu'ils sont redevables au premier ministre et au gouvernement et pas au cadre légal dans lequel ils sont censés évoluer. Ces institutions sont au service du Premier ministre et du gouvernement pas à celui de l'institution qu'ils dirigent et c'est là que se situe le problème et la faillite. Autre chose: la PSC délègue ses pouvoirs pour le recrutement des personnels non qualifiés au PS des ministères concernés. C'est donc le PS qui fait les nominations que la PSC se contente de ratifier.C'est là que se situe le problème car s'il existe quelques PS capable de dire non à leur ministre, il y a d'autres qui ne peuvent pas et ne savent pas le faire. C'est cette pratique, qu'il faut rapidement changer, qui explique l'exlusion des membres d'une communauté mauricienne dans certains départements du gouvernement.

Avez-vous que le sentiment qu'en cette période de crise la solidarité légendaire des Mauriciens a diminué, les gens se préoccupant plus de remplir leurs caddies que de venir en aide à leurs voisins comme autrefois?

-Je crois que nous sommes encore animés de l'esprit de solidarité mais que dans le concret ce n'est plus la même chose. Sans doute du fait que tous les Mauriciens sont dans des temps difficiles et pas uniquement les pauvres. Je l'ai dit et je le répète: la classe moyenne se retrouve aujourd'hui dans une situation extremêment difficile, surtout dans les familles avec des enfants en étude à l'étranger. Toutes les ressources de la famille en termes d'économie ou de terrain acquis ou de bijoux pour la mère sont réquisitionnés pour payer les frais d'études. Je vous cite un autre exemple précis: combien de Mauriciens peuvent aujourd'hui se payer à crédit un petit bout de terrain pour y faire construire plus tard grâce à un loan leur maison ? Quand j'étais pauvre avec un salaire de Rs 400 par mois je pouvais faire des économies pour acheter un bout de terrain. Aujourd'hui ceux qui touchent Rs 15,000 ou Rs 20,000 par mois sont dans l'incapacité de le faire. Cette catégorie de Mauriciens ne plus aspirer à devenir un jour propriétaire d'une maison: c'est un appauvrissement. Son seul espoir c'est de pouvoir un jour acheter en vente-location un appartement de la NHDC.

Quarante et un an après l'indépendance où en sommes-nous dans le combat contre la pauvreté à Maurice?

-Nou pe pille en place!!! Partant de bonnes intentions le Parlement a voté un Equal Opportunity Act, qui spécifie que dorénavant tous les Mauriciens quels que soient leurs communautés, leurs couleurs et leurs religions bénéficient des mêmes opportunités. Mais je crois que les chances égales n'existent pas et n'existeront pas à Maurice aussi longtemps que des enfants iront à l'école le ventre vide, sans le matériel scolaire requis et continueront à vivre dans des taudis. La pauvreté continuera aussi longtemps que les enfants n'auront pas un repas chaud à l'école pour leur permettre de suivre le programme scolaire comme les autres enfants. On dit que c'est à travers l'éducation qu'on sortira de la pauvreté, mais quelle éducation ? Ce système d'éducation qui exclut plus de 30% d'élèves du primaire au CPE tous les ans? Quand va t-on réaliser que nous avons besoin d'un système d'éducation qui inclut les enfants et pas le contraire? Je ne suis pas en train de dire non à la compétition et de proposer le nivellement par le bas mais un programme adapté à nos réalités. En commençant par l'introduction du créole, parlé par tous les Mauriciens, comme langue d'enseignement au pré-primaire, au primaire et au secondaire jusqu'à un certain niveau.

Vous êtes engagé dans le combat contre la pauvrété depuis plus de dix ans. Est-ce que depuis les choses ont évolué?

- Je suis dans ce combat parce que comme la majorité des gens de ma génération je viens d'une famille pauvre. Au cours de la période coloniale la pauvreté était plus sévère qu'aujourd'hui. Etre pauvre voulait dire ne pas avoir à manger, porter des vêtements rapiécés et aller à l'école pieds nus et ce n'est pas une image d'Epinal. Nous avons su traverser cette période de grande pauvrété grâce à l'éducation et la solidarité familiale et beaucoup d'entre nous sont aujourd'hui à des postes de responsabilités. Si nous avons réussi à le faire hier, les autres devraient pouvoir le faire aujourd'hui . Mais les problèmes sont d'une autre nature et nous ne pouvons pas persister avec un système scolaire qui exclut pour lutter contre la pauvrété. C'est le message qu'il faut passer aux politiciens car heureusement ou malheureusemnt ce sont eux qui peuvent changer le système. L'état doit assumer ses responsabilités dans le domaine social, éducatif, la santé et l'élimination de la pauvrété.

Abordons le deuxième volet politique de cette interview avec la partielle du numéro 8. Quelle est votre analyse de cette élection?

-Au niveau négatif il y a la prise de position des organisations socio-culturelles, qui sont plus des organisations socio-religieuses puisque il y a au moins un chef de tous les temples de Maurice qui s'est exprimé. La crainte que j'exprime est la suivante: allons nous au devant d'une guerre de religions dans ce pays? Que va t-il arriver si demain tous les temples prennent une position politique à travers leur président et que les mosques, les églises ou les pagodes font un choix opposé ? Est-ce ce genre de confrontation que nous envisageons pour l'avenir. Si on n'apporte pas un correctif immédiat à cette dérive nous allons vers un clash indescriptible, une destruction de notre société. Le premier ministre a dit qu'il ne va pas permettre la division. Je lui demande, avant de s'attaquer aux divisions, de mettre fin à cette guerre de religions qui s'annonce. Cette prise de position est le point le plus négatif de la dernière élection partielle.

Est-ce que la victoire de Pravin Jugnauth ne crédibilise pas son discours, qu'il repète depuis 2005, selon lequel il faut tenir compte des " réalités électorales" ?

-Je ne sais pas si sa victoire lui donne raison, mais je crois qu'une élection partielle devrait être marquée par des questions et des problèmes locaux, sur la gestion du pays et les problèmes majeurs du jour. Mais la seule "issue" de cette élection était est-ce que Paul Bérenger doit être ou non le prochain premier ministre du pays.

Il semblerait que quelle que soit l'élection: générale, partielle, municipale ou même villageoise c'est le seul débat qui focalise l'attention dans un sens dans un autre à Maurice . Et cela fait un quart de siècle que ça dure.

-Vous avez raison c'est un faux débat qui ne date pas d'hier et je pense que Paul Bérenger devrait en tirer les leçons. Nous avions réussi à mettre fin à ce débat en 1982 mais depuis et à chaque élection la question est revenue sur le devant de la scène. Et tous les partis politiques- dont le MMM - ont contribué à perpétuer ce débat malsain.

Mais alors Cassam Uteem que faut-il faire de Paul Bérenger l'envoyer dans une maison de retraite ou dans un musée?

- Certainement pas. J'ai déja abordé cette question dans une interview à Week-End et cela avait été très mal pris par le principal concerné. J'avais dit qu'il est malheureux que la situation politique locale était arrivée à un tel point qu'aussitôt qu'un non hindou , en particulier Paul Bérenger, était évoqué pour le poste de premier ministre toute l'attention était focalisé sur cette éventualité.

Soyons précis: c'est un non hindou qui provoque le débat ou la personne de Paul Bérenger?

-J'aimerais dire que ses qualités- plus particulièrement sa capacité de travail - sont reconnues de tous - même de ses plus farouches adversaires. Mais c'est la personne de Paul Bérenger qui cristallise cette attention malsaine . En partie en raison de sa façon de faire pendant ses deux ans de premier ministre qui a été très mal interprété. C'est pourquoi je pense que Paul Bérenger ne devrait pas se retirer de la politique - ni aller dans un musée, comme vous l'avez dit - mais continuer la lutte pour le mauricianisme - qui était un de ses objectifs politiques - en ne briguant pas le poste de premier ministre. Je crois que Paul Bérenger devrait sérieusement considérer cette éventualité.

Vous pensez qu'à chaque fois qu'il présentera sa candidature au poste de premier ministre le débat sera faussé ?

-Tout sera focalisé sur cette question et il n'y aura aucun débat d'idées, aucun débat tout court. Prenons la partielle: Bérenger n'était pas candidat, mais c'est sa personne et l'éventualité qu'il se présente comme candidat au poste de premier ministre qui a galvanisé les électeurs pour et contre. Le fait que Vishnu Lutchmeenaraidoo soit venu le présenter comme futur premier ministre n'a fait qu'attiser le feu de la campagne.

Comment expliquez - vous qu'un pays tout entier puisse se diviser politiquement, et depuis aussi longtemps, autour de l'accession ou non de Paul Bérenger au poste de premier ministre ?

-D'abord Bérenger n'est pas n'importe quel homme. Tous ceux qui le combattent aujourd'hui n'ont pas tous les torts. Bérenger est en partie responsable de cette situation à cause de ses stratégies. Tout ce que Bérenger a pu faire pour la communauté hindoue, et Dieu sait s'il en fait, a été perçu comme étant une tentative de division pour prendre la place qui selon elle doit légitimement revenir à un de siens. Elle a oublié toute la lutte syndicale qu'il a mené, tous les avantages qu'il a obtenu pour la classe des travailleurs. On a également oublié une chose fondamentale: qu'en tant que leader de l'Opposition Bérenger a tout fait pour calmer le jeu communal malgré le fait qu'il ait toujours eu plus de 45% de l'électorat derrière lui. D'autres avec moins de soutiens auraient mis le pays à feu et à sang avec une politique de confrontation. Lui a choisi le dialogue, a agi en tant que Mauricien pour empêcher le pays de sombrer dans la confrontation. Mais tous ses efforts, parfois au détriment de ceux qui lui ont toujours fait confiance, n'ont pas été reconnus.

Pour vous le dernier acte patriotique de Paul Bérenger pour le pays et son parti serait de ne pas être candidat au poste de premier ministre aux prochaines élections ?

-Je l'ai déja dit et je le maintiens. Et j'ajoute qu'il est lui même arrivé à cette conclusion après la défaite de 2005 et il me l'avait dit. Il avait constaté qu'il ne pouvait continuer à se présenter comme candidat au poste de Premier ministre ce qui ne veut pas dire qu'il doit disparaître de la scène politique. Il continuera a avoir un rôle éminamment important, je ne pense pas la ou poste de président de la République...

.. il y a déja un locataire au Réduit et au moins un candidat à sa sucession...

-... Moi je vois Bérenger continuer à enrichir la politique de son expérience.

Vous pensez que le fait que Paul Bérenger ne soit plus candidat au poste de premier ministre va décrisper la situation et forcer les politiciens a faire de la politique au lieu de se contenter de faire du Bérenger bashing ?

-J'en suis persuadé. Tout comme je le suis que cela va lui permettre d'acquérir une nouvelle dimension dans la vie politique où son caractère et sa capacité de travail seront plus apprécié.

Rassurez-moi Cassam Uteem: vous n'êtes pas en train de prononcer l'éloge politique -funèbre de Paul Bérenger ?

-Pas du tout. Je fais partie de ceux qui reconnaissent la contribution de Paul Bérenger à l'évolution de ce pays.

Mais est-ce que les propos que vous tenez ne sont pas un peu équivoque dans la mesure ou votre fils Reza fait partie du MMM que dirige encore Paul Bérenger ?

-J'ai déja eu l'occasion de vous dire que mes enfants sont libres de leurs choix politiques. D'ailleurs avons-nous réellement le choix à Maurice? Permettez-moi de souligner qu'il n'y a pratiquement pas de différence entre les deux partis politiques majeurs du pays.

Soyons précis: de quel partis politiques majeurs parlez-vous ?

-Du PTr et MMM....

.. et le MSM?

- C'est un parti jeune qui est en train d'émerger et qui deviendra peut être fort avec le temps. Mais pour revenir aux deux principaux partis il faut reconnaître qu'il n'y a pas de grande différence entre eux et qu'ils préconisent à peu près les mêmes choses.

Seriez-vous en train de prôner vous aussi un gouvernement d'unité nationale, Cassam Uteem ?

-Je ne serai pas contre un gouvernement d'unité nationale d'autant que je viens de vous dire qu'il n'y a pas de grande différence entre les deux principaux partis. Mais je suis plus en faveur d'une alliance électorale pour les prochaines élections. Voyons les choses en face: le PTr revendique un électorat traditionnel majoritairement composé d'hindous - et je le dis sans vouloir blesser qui que ce soit - et quelques éléments d'autres communautés. Pour sa part le MMM a son, comment disait-on déja, dépôt fixe. C'est à dire la population générale, les musulmans et une poignée d'hindous. Maurice ne peut pas être dirigé sur cette base, c'est ce qui empêche l'émergence du vrai mauricianisme dont nous parlions au départ. Si les deux principaux partis font alliance ils mettent ensemble toutes les composantes de la nation mauricienne. Ils peuvent alors travailler dans l'intérêt de tout un chacun et prendre les décisions difficiles nécessaires. Dans ce cadre on peut amener les réformes essentielles. Je ne parle pas en terme de gouvernement d'unité nationale mais d'alliance entre le PTr et le MMM avec un programme et des objectifs précis: faire reculer le communalisme, réformer la loi électorale et le système éducatif et mener une vraie lutte contre la pauvreté.

Une telle alliance mène aux 60-0 et aux risques d'un gouvernement trop fort qui peut se laisser tenter par les sirènes de la dictature...

-..je crois que fondamentalement les Mauriciens sont des démocrates y compris la plupart des dirigeants politiques. On a déja eu deux fois des 60-0 plus une fois un 57-3 et personne n'a touché à la Constitution. Il y a eu parfois des tentations totalitaires comme en 1969 mais on n'a jamais réussi à faire de notre pays une dictature parce que nous avons une tradition et une histoire derrière nous. On pourrait basculer dans la dictature aujourd'hui parce que les pouvoirs du premiers sont tels qu'il est, comme l'a souligné Mohamad Vayid cette semaine, un monarque constitutionnel. Et ce en raison d'un constitution taillé à la mesure de S.S. Ramgoolam que tous ceux qui sont venus après n'ont pas touché.

Si j'ai bien suivi votre pensée Cassam Uteem, la priorité des priorités pour changer positivement la société mauricienne passe par une réforme du système électoral, du système éducatif, des décisions pour la lutte contre la misère. Pour ce faire l'idéal est de constituer une alliance PTr/MMM dans laquelle Paul Bérenger ne serait pas présentée comme candidat au poste de premier ministre.

-Vous avez bien saisi ma pensée. Je pense qu'une telle alliance - qui ne sera conctractée ni pour revenir au pouvoir ni pour y accéder - est capable de sortir Maurice de la crise, de régler les problèmes majeurs du pays, d'amener une vraie entente entre les communautés. Mais à condition que cette alliance repose sur des objectifs et des engagements bien clairs et précis.



i n t e r v i e w WEEK-END --- dimanche 15 mars 2009