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Maurice île durable
Initiative 175, un plan en faveur de l'environnement
Le Groupe MCB a lancé depuis le 6 mars dernier, "Initiative
175", un plan d'action en faveur de l'environnement, de l'économie
et de la production d'énergie renouvelable. Ces initiatives,
qui seront étalées sur plus de quatre ans, culmineront
le 1er septembre 2013, date du 175ème anniversaire de la
MCB.
L'objectif "d'initiative 175" a pour but de
sensibiliser les gens face à la situation alarmante que
connaît l'écosystème. En effet, les nombreuses
études ne cessent de démontrer l'urgence et il est
grand temps de réduire le gaspillage d'énergie et
la pollution tout en migrant vers des ressources renouvelables.
La première phase démarre immédiatement
avec l'annonce d'une douzaine d'actions. Aux premiers abords,
'Motiver les clients': A partir de ce mois-ci, les clients
pourront aider à réduire le volume de papier utilisé
en optant pour "un balance certificate" semestriel
au lieu d'un relevé de compte trimestriel ou mensuel.
Il existe, annuellement, 6,5 millions de mini statements et plus
de 7 millions de relevés de solde sont imprimés
aux 145 guichets de la MCB. Pour éviter que l'on ne gaspille
les statements à la poubelle, l'impression de chaque mini-statements
sera facturée à deux roupies au-délà
des deux premières impressions gratuites offertes. En ce
qu'il s'agit, des relevés de solde, le client sera invité
à l'écran et une copie lui coûtera une roupie.
Des entreprises ou des particuliers désirant financer des
projets liés au développement durable en général,
la MCB, offre une ligne de credit suite à une convention
signée avec l'Agence Française de Développement.
Le bénéfice de cette ligne se traduira essentiellement
dans un "cash back" de 12% sur tout projet approuvé.
Les projets "verts" sont également invités
à se faire connaître. Chaque semestre, la MCB, choisira
un ou plusieurs projets qu'elle patronnera grâce à
un montage financier subventionné approprié. Notons,
que l'avis d'un panel d'experts sera recherché pour établir
la pertinence des projets choisis. Depuis le 2 mars, les frais
des lettres de crédit ont été réduits
de 50% pour toutes les importations de véhicules éléctriques
ou hyrides, de climatiseurs solaires et d'autres items permettant
l'économie d'énergie. Ces importations seront aussi
exceptionnellement assorties de facilités de credit à
l'importation (jusqu'à 120 jours, à un taux d'intérêt
subventionné (savings rate + 2%)
A partir d'avril, chaque client ouvrant un compte ou prenant un
"Personal Loan" d'une valeur maximale de Rs 500,000
recevra gratuitement trois ampoules économiques de la marque
Phillips.
La MCB compte également conscientiser le public en général.
En effet, une émission télé sera prochainement
diffusée sur les chaînes de la MBC. La MCB parrainement
également le premier annuaire vert de Maurice. Le Groupe
MCB, compte aussi donner le bon exemple en construisant une succursale
à Ebène. Le bâtiment sera un bijou architectural
et écologique qui consommera 32 % moins d'énergie
qu'un bâtiment conventionnel de la même envergure.
Relations industrielles
CSG-Solidarité saisit le BIT du dossier NPC
La grogne syndicale, plus particulièrement dans le camp
des syndicats défendant les intérêts des salariés
du privé, continue à se faire entendre. Alors que
certains syndicalistes sont préoccupés ces jours-ci
par la composition de la délégation dirigée
par le ministre du Travail et des Relations industrielles, Jean-François
Chaumière, pour la traditionnelle mission de Genève
au mois de mai, la Confédération Syndicale de gauche
(CSG-Solidarité) affûte ses armes pour traduire le
gouvernement devant les instances appropriées du Bureau
International du Travail (BIT) concernant le National Pay Council.
Par ailleurs, la mobilisation en vue du rassemblement syndical
de samedi prochain se poursuit ces jours-ci.
A quelques semaines du démarrage des consultations en vue
de déterminer le quantum de la compensation salariale (qui
sera effective à partir du 1er juillet), la légitimité
du National Pay Council revient avec force sur le tapis. Après
un premier succès syndical devant le BIT en 2007, Serge
Jauffret, président de CSG-Solidarité, revient à
la charge avec une nouvelle plainte contre l'Etat mauricien pour
non-respect des recommandations contenues dans le 349th Report
of the Committee on Freedom of Association du BIT.
"Le gouvernement n'a pas respecté et mis en uvre
les recommandations du BIT au sujet du National Pay Council suite
à la plaine logée par la General Workers' Federation
en 2007. A ce jour, ni le gouvernement n'a entamé des full
and frank consultations with representatives of the social partners
ni n'a-t-il modifié the functioning, composition and
objectives of the NPC so as to arrive at a conclusion in this
regard, which is satisfactory to all parties concerned",
a déclaré à Week-End le syndicaliste
Serge Jauffret. Le Bureau international du Travail n'a pas été
informé des développements par le gouvernement.
"Nous maintenons que les critères adoptés
par le NPC pour déterminer la compensation salariale n'a
fait qu'appauvrir les salariés à Maurice. Il ne
faut pas oublier que la population n'a pas bénéficié
de la baisse des prix alimentaires sur le plan international suite
aux agissements des cartels à Maurice", ajoute
le président de CSG-Solidarité, qui demande au BIT
de sanctionner le gouvernement.
D'autre part, CSG-Solidarité dénonce les centrales
syndicales, qui siègent sur le National Pay Council. "CSG-Solidarité
considère comme extrêmement regrettable que des centrales
syndicales continuent à administrer le sérum de
la légitimité au NPC et cela, en dépit des
insultes du gouvernement à la classe des travailleurs avec
le non-respect de la recommandation du BIT. Il n'y a aucune paralysie
du NPC car ce sont les syndicalistes qui y ont siégé
en 2007 et 2008 qui ont fait fonctionner le NPC", a-t-il
ajouté.
Par ailleurs, la campagne de mobilisation pour le rassemblement
syndical de samedi prochain se poursuit. La manifestation se déroulera
au Plaza à partir de 13 heures, avec des activités
parallèles se déroulant simultanément à
Rodrigues. Les principales revendications de CSG-Solidarité
portent sur la contestation de l'Employment Rights Act, qui favorise
les licenciements massifs et la déduction obligatoire de
1% dans les salaires des employés du secteur privé.
"CSG-Solidarité fer enn lapel a tu travayer pu
vini avek zot fami, pu ansam, nou dimann ki Parlman zel oubyen
amand ERIA. Dan kontext kriz ekonomik, li doubleman pli neseser
ki retablir kontrol piblik (kouma TCSB) lor tu lantrepriz avan
ki zot prosed avek lisansiman de mas. Dan kontext kriz li neseser
ki bann elit ekonomik pa nek transfer fardo kriz lor travayer,
san remet an kestyon privilez kapitalist", soulignent
les animateurs de cette centrale syndicale, qui réunit
la Federation of Progressive Unions, la Fédération
des Travailleurs Unis, la General Workers' Federation et la Rodrigues
Workers' Federation.
Commentant l'initiative du député du MMM, Alan Ganoo,
pour une réouverture des débats sur l'Employment
Rights Act, CSG-Solidarité en appelle à des ministres
et parlementaires de l'Alliance Sociale, entre autres Rama Valayden
et Nita Deerpalsing, pour qu'ils prennent position en faveur des
amendements à l'Employment Rights Act, réclamés
par des syndicalistes. "Ces parlementaires de la majorité,
dont des ministres, qui ont déjà émis des
réserves contre la loi Sithanen/Mansoor, ne peuvent reculer
devant l'occasion qui se profile pour se manifester sans ambigüité",
maintiennent les dirigeants syndicaux, qui dénoncent la
vague de licenciements affectant de manière sournoise les
employés.
Rodrigues - Le PRB et la privatisation de l'eau ciblés
par la RGEA
La Rodrigues Government Employees' Association (RGEA) dénonce
le Pay Research Bureau (PRB) pour le traitement réservé
aux fonctionnaires de Rodrigues et le projet de privatisation
de l'eau potable par l'Assemblée Régionale de Rodrigues.
C'est ce que confirme le président de la RGEA, Alain Tolbize,
dans l'édition de mars de RGEA News.
Une assemblée des délégués de la RGEA,
prévue pour ce mois, sera appelée à se prononcer
sur le projet visant à constituer un panel d'hommes de
loi pour contester la démarche du PRB avec son rapport
de mai 2008. "Nous contesterons l'utilité et la
légalité que le gouvernement donne à l'Option
Form et nous contesterons toutes les recommandations que nous
ne pouvons accepter. Nous irons jusqu'au Privy Council s'il le
faut", écrit Alain Tolbize.
La RGEA conteste la décision du PRB de ne pas faire de
déplacement à Rodrigues pour une évaluation
de la situation sur le terrain. "Il faudra nous mobiliser
pour que le PRB rende visite à Rodrigues pour discuter
avec nous des erreurs grossières contenues dans son rapport",
poursuit-il en souhaitant pouvoir bénéficier du
soutien de l'Assemblée Régionale de Rodrigues.
D'autre part, la RGEA a signifié son intention de s'opposer
au projet de privatisation de l'eau à Rodrigues. S'appuyant
sur un jugement de la Johannesburg High Court interdisant la facturation
de la consommation d'eau, la RGEA maintient que "l'eau
est gratuite dans le pays. C'est un élément essentiel
à la vie. A partir de là, aucun gouvernement ne
peut nous priver d'eau ou nous faire payer pour l'eau dont nous
avons besoin. Nous irons en Cour. Nous descendrons dans la rue.
Nous nous ferons entendre", affirme Alain Tolbize, qui
demande à l'opposition à l'ARR de faire entendre
sa voix sur cette question vitale pour les Rodriguais.
Nouvelles mesures prises
Producteurs et importateurs d'alcool dans l'attente d'un assouplissement
Parallèlement aux mesures antitabac, les nouvelles réglementations
autour de l'alcool sont entrées en vigueur le 1er mars
dernier ; des réglementations sous le Public Prohibition
on Advertisement and Sponsorship and Restriction on Sale and Consumption
in public places of Alcoholic Drinks Regulation 2009 - visant
à lutter contre le problème d'alcoolisme dans le
pays. Déjà, les premières contraventions
sont tombées la semaine dernière, apprend-on. Les
principaux contrevenants : les commerçants. Par ailleurs,
face aux nouvelles réglementations, le casse-tête
demeure pour les producteurs et importateurs de boissons alcoolisées.
Ces derniers, comme les agences de presse et les publicitaires,
sont toujours dans l'attente de l'issue des négociations
de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Maurice (CCIM), mandée
de soulever leurs doléances auprès du ministère
de la Santé. Enterprise Mauritius (EM) a aussi été
approchée pour débattre de ce sujet auprès
des autorités.
Depuis deux semaines, il est donc interdit de boire dans les lieux
publics, à l'exception des plages publiques et des commerces
dûment autorisés à vendre de l'alcool sur
place (bars, restaurants et boîtes de nuit). De même,
l'interdiction de la vente d'alcool aux mineurs a été
renforcée. Les commerçants sont désormais
tenus par la loi d'installer des panneaux clairement lisibles
en anglais, en français et en créole informant le
public que la vente d'alcool est interdite aux mineurs. Des avertissements
de santé en anglais et en français doivent obligatoirement
figurer sur chaque produit indiquant que la consommation excessive
d'alcool cause de sérieux problèmes de santé.
Tout contrevenant à la nouvelle législation est
passible d'une amende ne dépassant pas Rs 10 000 et d'un
emprisonnement ne dépassant pas 12 mois. Si les autorités
souhaitent, à travers ces nouveaux règlements, mieux
contrôler la vente et la consommation d'alcool à
Maurice, la pertinence de telles mesures quant à la véritable
lutte contre l'alcool fait toujours l'objet de certaines interrogations.
D'autant que les professionnels du domaine ne saisissent pas tous
les à-propos de ces mesures pour lutter contre l'alcoolisme,
principalement celle d'interdire toute publicité autour
de l'alcool. En effet, selon les nouvelles dispositions de la
Public Health Act, "No person shall advertise or cause
to be advertised an alcoholic drink for its sale or consumption".
Les autorités estimant que la publicité a une influence
néfaste sur le comportement du consommateur d'alcool. Toutefois,
cette réglementation ne fait pas l'unanimité. Au
niveau des agences de pub, cette mesure laisse pantois. "Notre
stratégie en tant que publicistes n'est pas de dire aux
gens qu'il faut consommer de l'alcool. Nous sommes là pour
informer la population des produits qu'ils peuvent trouver sur
le marché. Quitte à mettre des avertissements de
santé sur tous les produits. Mais interdire la publicité
", soutient un publicitaire.
Combattre l'alcool mais pas la pub
Comme l'avait fait remarquer Véronique d'Unienville, présidente
fondatrice de l'Ong Étoile d'Espérance, "certes,
il ne faut pas montrer des images avec des jeunes qui s'éclatent
avec des bouteilles d'alcool en main, mais penser à communiquer
autrement. Car dans le fond, l'interdiction de communication autour
de l'alcool résoudra-t-elle le problème de dépendance
chez d'autres ? Un fléau grandissant". Pour Véronique
d'Unienville, il importe de repenser la communication même
autour de l'alcool sans tomber dans l'extrême. D'ailleurs,
en France, les députés ont adopté, le 9 mars
dernier, un amendement autorisant la publicité pour l'alcool
sur internet si elle ne vise pas un public mineur. Toutefois,
comme mesure préventive pour lutter contre l'alcool, outre
l'interdiction de l'offre gratuite de boissons alcoolisées
dans les pubs et autres fêtes des jeunes, les autorités
françaises sont venues avec un plan d'éducation
dans les écoles. Au plan local, d'aucuns estiment que les
autorités devraient réfléchir à cette
stratégie française en vue de lutter contre l'alcoolisme.
La présidente d'Étoile d'Espérance faisait,
elle, ressortir que "l'accent doit être mis sur la
montée de la consommation d'alcool. Il faut une prise de
conscience de chaque citoyen, du plus petit au plus grand, et
de toutes les instances médicales, sociales, gouvernementales,
associatives et éducatives entre autres, en collaboration
avec les producteurs de boissons alcoolisées et les médias,
pour développer une stratégie de lutte".
Par ailleurs, le flou demeure toujours quant aux énoncés
de ces nouvelles réglementations. À ce jour, les
fabricants et importateurs de boissons alcoolisées attendent
toujours l'issue des discussions entamées entre la CCIM
et le ministère de la Santé, concernant les différents
points litigieux de ces nouveaux règlements. Parmi les
points avancés, l'interdiction de communication relative
à un "brand name" ou "brand"
associé à une boisson alcoolisée ; la stratégie
pour parrainer des activités socioculturelles ; les énoncés
des avertissements sur les bouteilles indiquant la nocivité
de l'alcool
Les producteurs et importateurs de boissons
alcoolisées s'interrogent également sur la publicité
qui peut être effectuée sur les boissons exportées.
"Estimant ambiguës les nouvelles mesures, les importateurs
et producteurs d'alcool autant que les agences de presse et les
publicistes déplorent que cette mesure ne touche pas les
chaînes satellitaires, qui diffusent les publicités
de boissons alcoolisées, et auxquelles le public mauricien
a accès. À ce sujet, au ministère de la Santé,
on indique qu'il s'agit là d'une publicité externe.
Quant aux publicités effectuées pour nos boissons
locales exportées, le ministère répond que
"la publicité n'est pas destinée à
inciter la population mauricienne à consommer de l'alcool".
Jusqu'ici le gouvernement maintient sa position sur les nouvelles
réglementations. Et selon nos informations, la réunion
interministérielle prévue pour discuter des revendications
faites à cet effet, renvoyée pour deux jours plus
tard, n'a toujours pas eu lieu. Mais les professionnels du domaine
ne baissent pas les bras, comptant sur le soutien de la CCIM et
d'EM pour obtenir un assouplissement des nouvelles réglementations
autour de l'alcool.
Nouvelles réglementations autour du tabac
Des voix s'élèvent en vue de sauvegarder le droit
à la propriété privée
Les nouveaux règlements de la Public Health Act concernant
la cigarette ne font pas l'unanimité. Si le flou perdure
quant aux lieux d'interdiction de fumer, malgré la campagne
de sensibilisation du ministère de la Santé, certaines
voix s'élèvent contre ces nouvelles mesures qui
s'attaquent selon elles "au droit constitutionnel du citoyen
mauricien". D'où la mise sur pied du groupement
Sauvegarder le droit à la propriété privée
(SDPP).
Ce regroupement estime en effet que l'interdiction de fumer dans
un véhicule privé, si accompagné, est une
atteinte à la Constitution et aux droits des individus.
Une plainte à cet effet a été déposée
à la Commission des Droits de l'Homme contre le ministère
de la Santé et l'État. 25 autres personnes se sont
jointes au premier plaignant pour déposer auprès
de la Commission des Droits de l'Homme. Le groupe SDPP, déplorant
cette restriction de ne pouvoir fumer en voiture que lorsque le
conducteur est seul, comme étant une violation des Droits
à la propriété privée, compte aussi
déposer un Plaint of Summons auprès de la
justice contre l'État. Le groupement tiendra une conférence
de presse cette semaine pour alerter l'opinion publique. Parmi
les intervenants, Christian Némorin, initiateur du groupe
SDPP, Georges Ah Yan, travailleur social, Jayen Chellum, directeur
de l'ACIM et le syndicaliste Jack Bizlall.
Industrie
Ferney Spinning Mills souffle ses 30 bougies
Ferney Spinning Mills (FSM), usine pionnière du textile
à Maurice est spécialisée dans la filature
de laine. La direction a dignement célébré
cette occasion sous la présence de sir Anerood Jugnauth
et d'un parterre de personnalités.
L'histoire de Ferney Spinning Mills commence par un procès
intenté par Floreal Knitwear à son principal client
de l'époque, la firme japonaise Marubeni et sa filiale
française qui ne respectaient pas les commandes passées
à l'usine. Ce procès, le tout premier intenté
par un groupe mauricien à une multinationale étrangère,
a été remporté de haute lutte par Floréal.
"La compensation de Rs 7 millions a été obtenue
et la decision d'investir en totalité cette somme dans
la création de la fillature a été sans nul
doute une pierre extrêmement importante de la fondation
de notre industrie et du développement de notre industrie
et du développement du groupe Ciel dans son emsemble",
déclare Arnaud Dalais, chairman de CIEL Textile. A
l'origine, cette filature qui devait se situer à Ferney
dans l'ancienne sucrerie près de Mahébourg avait
été créée par les fondateurs du Groupe
CIEL afin de pourvoir Floréal Knitwear, compagnie soeur
de FSM, qui devait importer son propre fil.
Arnaud Dalais poursuit: "A travers cet anniversaire que
nous fêtons avec fierté, c'est une excellente occasion
de comprendre pourquoi nous existons, pourquoi nous allons continuer
d'exister et pourquoi l'industrie textile à l'île
Maurice et dans la région va continuer à exister".
FSM, qui compte 600 employés et qui produit 1600 tonnes
de fils annuellement, dont plus de 20 variétés,
est la seule usine de ce type à Maurice. Elle est mondialement
reconnue pour sa performance et son savoir-faire, "ayant
su trouver l'équilibre entre la compétivité
asiatique et la qualité italienne" selon M Jean
Baptiste de Spéville, directeur de FSM.
Fort de ce succès, le CIEL Textile a adopté une
stratégie d'intégration verticale, que l'on retrouve
dans les autres secteurs de l'industrie textile que sont le T-Shirt
et la chemise avec la production de leur tissu et de leur propre
teinturerie, pour plus d'efficacité et de performance.
Journée internationale de la Femme
Les femmes médecins se regroupent en association
L'une des manifestations les plus originales des célébrations
organisées pour célébrer le jour international
de la Femme a eu lieu dimanche dernier au restaurant Imperial
China. Au cour d'un déjeuner- débat une quarantaine
de femmes médecins ont discuté de sujets d'actualité
médicale - dont l'avortement - et décidé
de constituer une association de professionnelles de la médecine.
En fin de compte, le déjeuner-débat est l'heureux
résultat d'une proposition remaniée. Au départ,
la pharmacie Unicorn souhaitait réunir les femmes médecins
mauriciennes pour un déjeuner dans le cadre de la célébration
de la journée internationale de la Femme. Quand la gynécologue
Zeenat Aumeerally est contactée pour aider à l'organisation
de ce déjeuner, qui réunit pour la première
fois les femmes médecins, elle suggère que l'on
fasse précéder le déjeuner par une partie
débat. La proposition est acceptée et des thèmes
et des intervenantes sont contactées et les invitations
lancées. C'est ainsi que dimanche dernier une quarantaine
de généralistes, de gynécologues, de dentistes,
de gynécologues entre autres se sont retrouvées
à l'Imperial China. Au menu de la manifestation des interventions
sur les maladies qui affectent les femmes à Maurice avec
comme plat de résistance un mini forum sur l'avortement,
avant le déjeuner. En accueillant les invitées,
le Dr Aumeerally a souligné "qu'en dépit
du fait que les Mauriciennes exercent la médecine depuis
plus de cinquante ans, c'est la toute première fois qu'une
telle réunion est organisée.This is the first time
that WOMEN in the medical field have been thought of and brought
together to share our knowledge, experiences and feelings and
thoughts over subject matters that beckon to us as female doctors".
Elle a également souligné le fait que si les femmes
médecins sont membres de divers groupes professionnels,
il n'existe pas d'association féminine de la médecine
à Maurice. Le Dr Aumeerally a plaidé pour la création
d'une association ou d'un mouvement qui pourrait regrouper les
professionnelles de la médecine et porter leur parole.
Le plat de résistance de la manifestation fut marqué
par les interventions des doctoresses Marie Christine Dubourg
Piat, Pascale Dinan et de l'avocate Nargis Bhundun et par une
brève apparition de la députée Nita Deerpalsingh.
Comme c'est toujours le cas sur ce sujet délicat pour ne
pas dire tabou il y eut quelques positions tranchées pour
ou contre l'avortement et des témoignages poignants amenant
de l'eau au moulin de chaque camp. Le forum eut lieu alors qu'une
diapositive projetée sur l'écran rappelait cette
déclaration de l'ancien président Bill Clinton :
"Je crois que la décision d'avorter concerne la
femmes, son médecin, sa conscience et sa foi."
Sans soutenir celles qui disent qu'il faut préserver la
vie à tout prix ou celles qui affirment que la femme est
libre de son corps, relevons des chiffres qui ont été
cités pendant le forum. Près de 200 avortements
sont pratiqués par mois à Maurice où le taux
de grossesses non désirées chez les adolescentes
est de 15 à 20% comparé à la Réunion
- où l'avortement est légal - où le taux
oscille entre 3 et 5%. Tous les intervenantes s'accordèrent
à dire que dans la mesure où l'avortement est illégal
à Maurice, tous les chiffres cités sont approximatifs
et probablement en-deçà de la réalité.
Une bonne partie du forum fut consacré à la loi
réprimant l'avortement qui met le praticien face à
un problème de conscience puisqu'elle lui fait obligation
de violer le code d'éthique des médecins. Il fut
aussi souligné que la loi était inégalitaire
dans la mesure où il permet aux femmes enceintes ayant
les moyens financiers nécessaires d'aller mettre fin à
une grossesse non désirée à l'étranger
tandis que les autres Mauriciennes doit ou garder l'enfant ou
se mettre entre les main de medecins-avorteurs et autres faiseuses
d'anges. Avec les risques médicaux que cela comporte comme
la mort récente d'une journaliste vient de la démontrer.
Il faudrait donc revoir la loi pour qu'elle soit plus adaptée
aux conditions et au contexte d'aujourd'hui et pour permettre
aux médecins d'accomplir leur travail dans les meilleures
conditions possibles. Si le forum fut très animé,
il ne fut pas marqué par une grande participation du public.
Comme c'est d'ailleurs le cas à chaque fois que cette question
est abordée en public. Cette majorité de silencieuses
de la médecine mauricienne se fera plus entendre, parfois
avec passion, pendant le déjeuner sur le même sujet.
En fin de forum, le Dr Aumeerally a fait un plaidoyer pour la
mise sur pied d'une forum/ association qui permettrait aux professionnelles
de la médecine non seulement de se retrouver entre elles,
mais aussi de se faire entendre sur les sujets de société
en général et ceux concernant les femmes en particulier.
A la suite du forum de dimanche dernier, un petit groupe qui aura
pour tâche de réfléchir sur une possible association
regroupant les femmes médecins, mais peut-être également
les infirmières et tout le personnel féminin du
secteur a été constitué. La constitution
de WIM (Women In Medecine) ou de FAMM (Femmes Médecins
de Maurice) - des noms qui ont été proposés
dimanche dernier, mais qui pourront être remplacés
par un autre plus approprié - semble en bonne voie. C'est
en tout cas le constat que faisait en milieu de semaine le Dr
Zeenat Aumerally cheville ouvrière de cette la manifestation
de dimanche dernier.
Education
Constance offre dix bourses aux élèves primaires
de Poste de Flacq
Le Groupe Constance, récompense les dix meilleurs
élèves de la CPE de Poste de Flacq. Ce projet mis
en place depuis 2002, a pour but d'encourager et de soutenir un
enfant financièrement durant la durée de son parcours
scolaire, jusqu'à la HSC.
Qu'importe si l'élève fréquente une école
gouvernementale ou pas; les meilleurs se verront discerner une
bourse. Ainsi, depuis que le projet a germé, une soixantaine
d'élèves ont été récompensés.
Les étudiants ont droit à une subvention substantielle
au début de l'année pour l'achat des matériels
scolaires et une allocation mensuelle qui varie de Rs 500 à
Rs 800 dépendant de la classe qu'ils étudient. Notons
que la boursière de la cuvée 2003 prendra part aux
examens de la HSC cette année.
Lors d'une cérémonie célébrée
jeudi dernier, pour la remise des documents aux bénéficiaires
en présence d'un parterre de personnalités, George
Dumbell, président du Groupe Constance, a énuméré
les différentes actions du Groupe dans le domaine éducatif
depuis plus de vingt ans avec le "Constance Education
Award". Le Groupe à travers la Fondation Constance
participe à l'amélioration de l'environnement scolaire
des écoles primaires à Poste de Flacq. George Dumbell
s'est particulièrement adressé aux parents pour
leur demander de suivre de près l'éducation de leurs
rejetons. "There is no greater gift you can give your
child than education", devait-t-il affirmer. Les
enseignants, quant à eux ont été salué
pour "l'effort prodigué dans la transmission de
la connaissance, les compétences sociales ainsi que les
valeurs citoyennes aux élèves". Jean Emmanuel
Chenel, Anne Sophie Myrthe et Siddish Lobin, trois des boursiers,
ont pris la parole pour exprimer leur gratitude tout en promettant
de s'appliquer sérieusement dans leurs études secondaires.
Insolite
Mieux vaut tard que jamais: le courrier est bien arrivé...
47 ans après
Mieux vaut tard que jamais. La carte postale d'une femme postée
dans le Montana il y a 47 ans... vient d'arriver à destination
dans le nord de l'Ohio.
Dave Conn ouvre sa boîte aux lettres la semaine dernière
et trouve le courrier de Helena, envoyé en 1962... à
Marion White, la locataire précédente.
Le courrier est signé "Fran", qui dit avoir "passé
un moment magnifique dans le Montana". L'enquête menée
par Dave Conn, agent d'assurances, montre qu'il s'agirait de Frances
Murphey, un ami de Marion White et grand reporter pour l'"Akron
Beacon Journal".
Les services postaux ont expliqué que la carte avait dû
rester coincée dans les machines ou se perdre dans l'avalanche
de courriers traités quotidiennement. Marion White est
décédée en 1988 à 75 ans, sans le
savoir.
Une femme qui hurlerait comme un loup depuis 26 ans
Hong, 42 ans, raconte : "Mes cris sont comme des éternuements
ou des bâillements, je ne peux pas les contrôler (...)
Parfois quand ça m'arrive dans la rue, les passants s'éloignent
de moi pensant que je suis une folle." D'après elle,
tout a commencé quand elle avait 16 ans. Elle souffrait
de maux de dos et a découvert qu'en hurlant ainsi, la douleur
s'en allait. Quand elle hurle, elle ressent comme une "libération
de gaz" en elle et ne peut l'arrêter. Au début,
Hong n'hurlait qu'une fois, tous les deux ou trois mois. Mais
aujourd'hui, cela lui arriverait jusqu'à 4 ou 5 fois par
jour et durerait de plus en plus longtemps.
Sciences
Les fleurs sont rouges "pour rebuter, pas pour séduire"
Les scientifiques se sont toujours accordés à expliquer
les couleurs vives des fleurs par la nécessité pour
elles d'attirer les insectes, les mammifères et les oiseaux
assurant leur pollinisation.
Des biologistes de trois universités australiennes viennent
cependant de publier un rapport dans lequel ils dénoncent
cette théorie, affirmant que les couleurs vives de certaines
fleurs visent en fait à repousser les herbivores, rebutés
par les hauts niveaux de cyanures qu'elles signalent.L'équipe
a en effet étudié la flore australienne et relevé
de plus hauts niveaux de cyanures dans les végétaux
arborant de grandes fleurs rouges, semblables à celles
des roses ou des coquelicots.
Le Dr Mick Hanley, directeur de l'étude, explique : "La
couleur rouge est un avertissement adressé aux vertébrés
herbivores comme les émeus, les perroquets ou les kangourous,
qui prévient que la fleur contient des composés
cyanurés ayant un mauvais goût, voire toxiques".
La pollution réduit la luminosité du ciel dans
le monde, confirme une étude
Une augmentation de la pollution atmosphérique a assombri
le ciel sur la majeure partie de la planète au cours des
30 dernières années, souligne une étude publiée
vendredi dans la revue "Science".
Le phénomène est déjà connu, mais
la nouvelle étude compile des données collectées
par satellite et au sol sur une période plus longue qu'auparavant.
"La création de cette base de donnée est un
grand pas en avant pour la recherche sur les changements à
long terme de la pollution atmosphérique et leur mise en
corrélation avec le changement climatique", explique
dans un communiqué Kaicun Wang, un chercheur de l'université
du Maryland.
"Et c'est la première fois que nous avons des informations
globales sur le long terme concernant les aérosols sur
terre pour compléter les informations déjà
disponibles sur les relevés d'aérosols au-dessus
des océans", précise-t-il.
Selon l'étude, la baisse de la luminosité céleste
se produit partout sauf en Europe, où des baisses du niveau
de pollution permettent d'avoir un ciel plus clair.
Les aérosols pourraient avoir un impact sur le climat,
même si cela n'a pas encore été prouvé.
Ces polluants peuvent conduire à un refroidissement en
réfléchissant la lumière du soleil vers l'espace,
mais ils peuvent aussi absorber l'énergie solaire et réchauffer
l'atmosphère.
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