Faits et effets
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Question de loyauté…
Humeur
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Bling bling
Pris sur le vif
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L'Australie
Carnet
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Quelle économie ?
Faits et effets...
Question de loyauté
C'est vrai que l'on entend de tout et de rien sur les ondes des
radios privées. Des meetings politiques, l'apologie du
sectarisme mais des propos souvent très mesurés.
Il y a des auditeurs qui ont aussi un sacré sens de l'humour
comme ceux qui sont intervenus au cours de l'émission Controverse
animée par Finlay Salesse sur Radio One lundi dernier,
avec, pour invité, Manish Gobin, l'ancien Chief Legal Adviser
de l'ICAC, celui que l'ancien Chef Juge incrimine dans son Fact
Finding Committee visant à établir la responsabilité
de Indira Manrakhan dans le complot allégué visant
à faire partir l'ancien CEO d'Air Mauritius, Nirvan Veerasamy.
S'il y a un auditeur qui a dit que s'il fallait trouver un qualificatif
pour le document qu'a produit Sir Victor Glover il dirait qu'il
s'agit d'un "rapport loyal" tandis qu'un autre, moins
subtil, a carrément traité l'instance qui a "blanchi"
la commissaire de l'ICAC de "Farce Finding Committee".
Voilà ce qu'inspirent au mauricien moyen les conclusions
de ce FFC. "Loyal" était bien envoyé et
était particulièrement sarcastique étant
donné que c'est le mot utilisé par le Premier ministre
pour décrire le style d'opposition qu'il souhaite voir
le MSM exercer maintenant que son leader a trouvé un siège
à l'Assemblée nationale. Un brin péremptoire,
un tantinet condescendant même.
Et, en parlant de loyauté, on voit bien ce qu'il en coûte
à une opposition de s'en réclamer. Le MSM n'a rien
trouvé à dire, à sa rencontre avec la presse,
samedi dernier, sur le rapport Glover dont l'enquête touchait
au fonctionnement d'une institution censée être au
coeur de la lutte contre la corruption. Heureusement que la vraie
opposition a, elle, à la première occasion, dénoncé
comme "choquant" le rapport Glover, son leader Paul
Bérenger s'insurgeant contre le fait que les dires de la
commissaire de l'ICAC aient été pris "pour
paroles d'évangile" et que Manish Gobin, l'incriminé
sans autre forme de procès, n'ait pas eu l'occasion de
s'expliquer et de donner sa version des faits. Voilà qui
confirme, s'il le fallait encore, l'mpérieuse nécessité,
dans une démocratie qui se respecte, d'avoir une opposition
et des contre-pouvoirs.
Ce qui étonne avec les conclusions de l'ancien Chef Juge
Glover, c'est qu'il ne semble pas avoir retenu les leçons
du précédent très récent de Business
Parks of Mauritius Limited avec son Fact Finding Committee, un
vrai Farce Finding Committee, composé de l'ancien Juge
Harris Balgobin et de deux agents politiques du PTr, Bruno Dumazel,
un proche parent du ministre de tutelle d'alors, Etienne Sinatambou
et Vinod Busgeet. Cette démarche politicienne visait à
accréditer la thèse du gouvernement de l'alliance
sociale à l'effet que celui qui l'avait précédé
avait laissé des "squelettes dans le placard",
une position qui avait pour but de justifier la politique d'austérité
et d'érosion des acquis sociaux introduite depuis le budget
de 2006.
Résultat des courses, tous ceux blâmés dans
le rapport à l'emporte-pièce et aux objectifs manifestement
partisans et politiciens, de Pravind Jugnauth à Jean Mée
Desveaux en passant par le couple Saha, ont obtenu de la Cour
Suprême que les passages du rapport les concernant soient
expurgés étant donné qu'aucune des personnes
incriminées n'avait eu l'occasion d'aucune réfutation
des charges portées contre eux. Le jugement du Chef Juge
Bernard Sik Yuen et du Senior Puisne Judge, Keshoe Parsad Matadeen
a même, été annexée à une copie
du rapport du comité-bidon Balgobin déposé
au Parlement par le ministre Sinatambou sur demande de la vraie
opposition auprès du Speaker, Kailash Purryag.
Manish Gobin a annoncé la contestation du rapport qui le
blâme sur la base des dires de la seule Indira Manrakhan.
En attendant que les tribunaux décident, un important rendez-vous
est à l'agenda de la semaine prochiane, celui de la réunion,
mardi courant, du comité parlementaire de l'ICAC, que
préside l'avocat-parlementaire Yatin Varma, ses collègues
de l'alliance sociale et des députés du MMM, ceux
de l'opposition "loyale" ayant décidé
de se se retirer de tous les comités de l'Assemblée
Nationale après que Paul Bérenger ait récupéré
son poste de leader de l'opposition en septembre 2007, lequel
passé entre les mains de Nando Bodha pendant quelques mois.
On sait d'ores et déjà que le directeur de l'ICAC,
Anil Kumar Ujodha sera appelé à confronter sa version
donnée devant le même comité le 20 janvier
dernier et celle qui lui est attribuée par le comité
Glover. S'il maintient ses dires, lesquels avaient conduit le
comité parlementaire de l'ICAC à unanimement réclamer
que Mme Manrakhan se retire. Ce comité pourrait, corrigeant
une erreur commise lors de sa dernière réunion,
décider de convoquer Indira Manrakhan pour des explications
et être confrontée aux déclarations de son
supérieur, Anil Kumar Ujodha. Et si, après les auditions
des uns et des autres, ce comité décidait une nouvelle
fois de demander que la dame se retire?
Le comité parlementaire, faut-il le rappeler une nouvelle
fois, a un fondement légal qui est très clairement
défini dans le Prevention of Corruption Act de 2002, ce
qui n'a pas été le cas pour cette structure ad-hoc
de Fact Finding Committee dont nous dénoncions, ici même,
le 25 janvier dernier qu'il se tenait, à huis clos, au
siège du bureau du Premier ministre, au Batiment du Trésor,
à côté d'un protagoniste, Suresh Seebaluck,
cité par Sanjay Bhuckory dans le complot allégué.
Que fera le Premier ministre face à un éventuel
conflit de compétences, comité parlementaire, comité
ad-hoc ? Un autre comité pour produire un autre rapport
mais tout aussi loyal comme dit l'autre! C'est à
voir
Humeur
Bling bling
J'apprends que le gouvernement mauricien continue à attendre
que Nicolas Sarkozy accepte enfin l'invitation de venir en visite
officielle à Maurice que Navin Ramgoolam lui a faite à
chaque fois qu'il en a eu l'occasion. Il semble que les choses
se faisaient plus rapidement avec Jacques Chirac. On se souvient
de la conversation enregistrée par la MBC - pas par l'ICAC
- à Madagascar au cours de laquelle on entendit la président
français dire au premier ministre mauricien "mais
mon vieux vous venez à Paris quand vous voulez."
En ces temps là comme diraient les autres les invitations
étaient claires et précises. Selon un confrère
local les conseillers en communication du président français
sont d'avis qu'une visite à Maurice pourrait passer pour
un déplacement " bling bling" de trop de Nicolas
Sarkozy. C'est vrai qu'il avait hérité de ce surnom
quand il avait célébré sa victoire le lendemain
de son élection dans un restaurant haut de gamme de Paris
entouré de people. Et qu'il avait enchaîné
avec une tournée sur un yatch d'un ami milliardaire avant
de se faire prêter une villa américaine louée
plusieurs dizaine de milliers d'euros la semaine. Les français
qui sont beaucoup plus regardants que les mauriciens sur ces choses
là ont rapidement commencé à critiquer les
vacances luxueuses de leur président. Qui leur répétait
par ailleurs qu'il fallait travailler plus pour gagner plus tout
en se faisait voter une augmentation de ses salaires de président.
Mais au fur et à mesure que la crise s'est installée
et que ses effets se sont font sentir sur leur quotidien les français
ont de moins en moins apprécié que leur président
se la coule douce dans des destinations de rêve alors qu'ils
sont obligés de se serrer la ceinture. C'est vrai que cela
fait mal de devoir reduire la liste de ses commissions quand le
président se paye quelques jours de vacances à Rio
ou prolonge une mission au Mexique comme c'est le cas actuellment
où il se serait fait prêter une villa par un supposé
narco trafiquant.
Notre Navin à nous il ne fait pas de ces escapades dans
les endroits à la mode du monde. Tenez pour son dernier
voyage au lieu d'aller se trémousser avec les danseuses
de samba du Brésil ou d'aller chanter avec les mariachis
du Mexique comme Sarkozy il s'est contenté d'aller à
une " prayer breakfast" aux Etats Unis. C'est pas sérieux,
çà! Bien sûr on peut se demander à
quoi ça sert à un premier ministre mauricien - et
à son pays - d'aller prier à un petit déjeuner
en Amérique? Bien sûr ça fait loin et cher
la séance de prière, mais c'est une toute autre
question. Mais pour revenir à la crainte des conseillers
de Sarkozy je crois que les directeurs de communication du président
français se trompent c'est peut être parce que Navin
Ramgoolam n'est pas assez bling bling que Nicolas Sarkozy ne veut
pas venir en visite officielle à Maurice. Non je blague
ce n'est pas parce que Navin n'est pas assez bling bling que Sarkozy
ne vient pas à Maurice, mais à cause de la situation
dans les DOM TOM où la société civile est
non seulement descendue dans la rue, mais y est restée
de longues semaines - surtout en Guadeloupe - et a obtenu que
le gouvernement, le patronnat et les collectivités donnent
une augmentation de 200 euros à ceux qui sont au bas de
l'échelle. En effet les Réunionnais pourraient ne
pas apprécier du tout que leur président vienne
à Maurice sans passer par la Réunion. Et comme ils
sont rapides dans l'organisation de manifestations de rue, il
est plus prudent de ne pas les exciter.
On comprend donc que Nicolas Sarkozy ait d'autres chats à
fouetter que de venir visiter officiellement Maurice. D'autant
plus que la presse française commence à lui tirer
dessus et qu'un des dernières édition du magazine
le Point titrait en une " Est-il dépassé?"
Je comprends la déception de Navin Ramgoolam de ne pas
pouvoir montrer aux Mauriciens qu'il est ami avec tous les grands
de ce monde. Il a eu des visiteurs de marque mais on peut pas
dire que les présidents chinois et botswanais étaient
bling bling. On peut encore moins le dire de la gouverneure générale
de l'Australie qui nous arrive ces jours ci. Mais ce que le premier
ministre ne semble pas avoir encore réalisé c'est
qu'aujourd'hui les grands de ce monde ne sont plus que les politiques.
Avec l'avènement des people les politiques sont passés
au deuxième cédant la place aux vedettes. Comme
Carla Bruni l'épouse de Nicolas Sarkozy. Je l'avais déja
écrit en 2007 quand Maurice était à la recherche
d'un invité d'honneur pour les fêtes de l'indépendance:
ce n'est pas Nicolas qu'il fallait inviter, c'est son épouse.
Je maintiens cette position Vous imaginez le coup médiatique:
Carla à Maurice. La MTPA n'aura plus besoin d'inventer
tous les matins des nouvelles sur son site web pour dire que Maurice
est toujours une destination prisée et haut de gamme. Si
Carla vient toute la presse internationale la suivra sans qu'on
ait besoin d'organiser des incentives tours pour journalistes.
Je le répète il ne faut pas regretter que Nicolas
ne puisse pas venir. Il faut au contraire l'encourager à
rester chez lui et lui demander, comme si de rien n'était,
de se faire remplacer par Carla.
Pris sur le vif
L'Australie
- Tu as encore ta figure de boxeur là. Qu'est-ce qui t'arrive
encore ?
- Je viens de passer une journée d'enfer. J'ai été
bloquée par le président, je suis arrivée
en retard au travail et je n'ai pas pu faire mon shopping dans
un endroit où il y a des mari promotions là. Sans
compter la pluie. Je suis plein de ce pays, je te dis. Je viens
de foutre une baise à mon mari
-
mais tu es injuste toi, il n'est pas responsable de la
pluie et de la visite du président ?
-Quand on a eu l'occasion de demander un visa pour l'Australie,
monsieur a fait la fine bouche. Il ne voulait pas quitter sa maman
chérie
et voilà où on est aujourd'hui
: à chaque fois qu'un président vient en visite
à Maurice, on ferme les routes et tu te retrouves pendant
deux heures dans un embouteillage à écouter la voiture
de devant qui est une discothèque ambulante qui joue à
fond la caisse
-
mais il faut bien que le gouvernement invite un invité
pour l'indépendance, non ?
-
mais alors qu'on le fasse habiter près de l'aéroport,
comme ça il ne bloquera pas les routes quand il va repartir
pour chez lui. Après, on vient nous dire qu'il faut augmenter
la productivité !!! avec deux visites de présidents
par mois qui bloquent tout le pays.
- Mais là tu exagères, toi. Comme toujours.
- Mais pas du tout, toi. Il faut construire une route juste pour
les présidents en visite, les ministres et Premiers ministres
et leurs cortèges. Comme ça, les Mauriciens pourront
travailler en paix et arriver à l'heure.
To konné à quel heure je suis arrivée au
bureau ? A dix heures. Et pas besoin de te dire que ce b
de
s
.
m de mon chef de section, qui est toujours sur mon dos là,
il était comme par hasard, avec son espèce de sourire
jean-foutre là..
- Il t'a dit quelque chose
- Pire, toi: il a regardé sa montre
mais s'il avait
dit quelque chose, je lui aurais flanqué son paquet, je
te dis
déjà qu'il y a la pluie, ensuite l'embouteillage
du président et en plus tu dois subir ça
seulement
je te dis, pas aujourd'hui, pas demain, marqué gardé,
je vais lui dire que tout le monde sait que c'est à cause
de sa femme qu'il a eu sa promotion
-
si tu lui dis ça, tu vas perdre ta place, toi
-
je sais, toi. Ça même je mange mon coup pour
le moment
Si c'était comme avant quand tu pouvais
avoir un job facilement, il aurait eu son paquet avec moi ce matin
même
mais là je ne peux pas faire ça
je
vais attendre mais mo bizin dire li ça, sinon mo pou gagne
ene ulcère, je te dis. Je vais attendre
comme disait
ma belle-mère cent ans pour le voleur, un jour pour le
maître
-- Aio, laisse le toi, c'est un pauvre con
ils sont tous
un peu comme ça dans sa famille
laisse-le donc
mais dis moi pourquoi tu n'a pas pu aller faire ton shopping à
midi ?
- Soi-disant qu'il y avait des dossiers urgents à finir
pas besoin de te dire sur qui c'est tombé
j'avais
à peine le temps de mettre mon derrière sur ma chaise
que le chef de section m'a envoyé le panier de dossier
urgent. Ça même je ne peux pas avec ce travail là,
je te dis
comme qui dirait qu'il n'y a que moi qui peut
faire le travail
mais quand tu parles d'augmentation, on
te dit qu'il y a la crise et que si on t'augmente, il faut augmenter
tout le monde
mais on ne demande pas à tout le monde
de faire autant de travail que toi !!!
- Enfin, qu'est-ce que je vais te dire, moi... Alors à
quelle heure tu as fini ?
- J'ai fait vite vite même, mais je n'ai pas pu finir avant
midi et demie. Le temps de marcher sous cette pluie et en faisant
attention pour ne pas tomber dans les trous, quand je suis arrivée
pour faire mon shopping tout ce qui était en promotion
était fini. Pendant que je finissais le dossier urgent,
tout le monde faisait tranquillement son shopping à l'aise.
Je suis retournée au bureau trempée et dans une
rage bleue, sans même manger mon pain, je te dis. C'est
la que j'ai appelé mon mari pour lui foutre un baise.
S'il m'avait écoutée au lieu de penser à
sa maman qui, tout le monde le sait, à des préférences
pour son frère
zordi nou ti pou dans bien en Australie
- Avec des si
tu sais
tu crois vrai même que
tu serais bien en Australie avec la crise, les feux, la sècheresse,
tout ça ?
-En tout ça, il y au moins une chose qu'il y a Maurice
et qu'il n'y a pas en Australie !
- Quoi donc ?
- Là-bas, on n'est pas bloqué sur l'autoroute à
chaque fois qu'un président étranger vient en visite.
Comme ça, on peut aller normalement à son travail
et on ne rate pas les promotions de l'heure du déjeuner
!
Juste un mot
Quelle économie ?
Telle une lame de fond, le ministère de la Jeunesse et
des Sports est frappée de plein fouet par la crise financière
que subit l'économie mauricienne. Une crise, de surcroît,
mondiale et à laquelle Maurice n'échappe pas malgré
certains propos politiques contradictoires enregistrés
depuis l'année dernière à ce sujet. Dans
notre dernière édition la question a été
évoquée au grand jour et nul besoin de vous dire
que l'inquiétude s'est déjà installée
au sein du mouvement sportif mauricien. Puisque à forte
raison la crise financière que connaît le MJS a,
au moins quelque choses de bon : elle n'est ni discriminatoire
ni de deux poids, deux mesures. Elle frappe en fait tout le monde
petites ou grosses fédérations. Tout le monde crie
sur tous les toits que les MJS est en train d'appliquer la guillotine,
face aux demandes de déplacement à l'étranger.
Depuis la semaine dernière la liste des fédérations
qui en font les frais et qui sont choquées par cette soudaine
baisse de régime du ministre Devanand Ritoo ne cesse de
s'allonger. Bien évidemment le choc est d'autant plus ressenti
puisque pour l'heure il y a comme un sentiment que la crise financière
frappe plus le ministère de la Jeunesse et des Sports que
les autres ministères de la République de Maurice.
Justifié ou pas ? Toujours est-il, que la crise financière
du MJS arrive à un moment où les fédérations
ont retrouvé le goût et la motivation dans l'organisation
de leurs activités sur le plan locale et ont placé
la barre assez haute sur la scène internationale.
Le cas de l'Association mauricienne de Boxe (AMBA) qui a dû
revoir à la baisse sa participation dans l'ASK Misra International
Tournament est la preuve flagrante que la crise est bel et bien
là. Et elle risque fort de s'installer. La boxe et le kick
boxing sont les premières victimes et certainement elles
ne sont pas les seules. D'autre, comme le tennis de table, l'athlétisme
et natation, qui ont fait des économies, eu égard
à leur contrat d'objectif, pour des projets importants
par rapport à leurs objectifs sportifs, se retrouvent comme
ces pauvres épargnants face à la faillite de leur
banque. Et de toute évidence il n'y aura pas de "
stimulus package " pour eux.
Il est vrai que jusqu'à présent le ministre Devanand
Ritoo, essaie tant bien que mal pour se défendre et s'y
s'accommoder à sa nouvelle situation de critiquable. Lui
qui avait depuis le départ affiché ses intentions
de redorer le blason du sport mauricien se voit soudainement l'herbe
couper sous ses pieds. Puisque la décision de couper les
vives au MJS vient d'en haut et que face à la crise financières,
" on doit se serrer la ceinture. "
La question est maintenant de savoir si ce " mot d'ordre
" s'applique à tout le monde ? Un rapide coup d'il
dans les journaux il est à constater que les appels d'offres
venant de l'Etat sont omniprésents. Avec des enveloppes
financier les unes plus importantes que les autres. Sans entrer
dans un mélange des genres, il y a dans la démarche
du ministère des Finances une politique d'économie
qu'on peut qualifier de " lékonomi chandel lors roche
chaud". Indéniablement faire des " l'économies
" sur le dos des sportifs est certainement le plus mauvais
signale qu'à choisi d'envoyer le gouvernement, par ricochet
du ministère des Sports, à la jeunesse de ce pays.
A bien des égards, il ne faut surtout pas oublier qu'au
3e étage de l'Emmanuel Anquetil Building on ne s'occupe
pas que du sport, mais aussi la jeunesse de ce pays. Doit-on comprendre
que l'Etat veut " économiser " sur ce qui a
plus symbolique pour ce pays : son avenir
Est-ce ainsi qu'on arrivera à combattre tous les maux et
les maladies qui rongent la jeunesse de ce pays ? Dont une qu'on
appelle le diabète qui fait, selon les statistiques, ravage
à Maurice et dont le Premier ministre a fortement diabolisé
lors de sa conférence de presse marathon. En plaçant
le sport dans la ligne de mire pour réaliser des soi-disant
économies pour financer d'autres secteurs en difficulté,
l'Etat est en train de commettre une grossière erreur.
Le ministère de la Jeunesse et des Sports dispose, sans
aucun doute, de la plus petite enveloppe de tous les ministères
confondus. A ce titre, on se demande quelle économie le
MJS va pouvoir permettre aux Finances de faire ? Venir dire aussi
que le secrétaire permanent ne se rendra pas au Burundi
pour assister à la réunion des experts de la CONFEJES
en signe de " solidarité " n'est pas à
notre avis une bonne initiative. Un sportif qui part à
l'étranger a, au préalable, mouillé son maillot
et mouillera certainement plusieurs autres en compétitions
pour une médaille. Par ricochet pour l'honneur du pays.
Ce ne sera certainement pas le cas pour M. Kumar Ballah qui part
s'asseoir autour d'une table pour discuter sur de dossiers dont
les décisions ont été déjà
prises.
Il est important donc que, dans une situation de crise, Devanand
Ritoo ne se trompe ni de discours ni de cible. Mardi dernier,
lors de sa rencontre avec le président du Comité
National Olympique Mauricien (CNOM), Philippe Hao Thyn Voon,
le ministre a lancé un appel à la compréhension
en attendant le prochain budget. On peut bien comprendre la position
du ministre face à ce qu'il appelle la " solidarité
de l'exécutif ", mais le sportif qu'il a était
devrait mouiller son maillot pour défendre un sport mauricien
qui a retrouvé la joie des conquêtes et des défis.
Et jusqu'ici il n'existe aucune garantie que le prochain budget
fera preuve de largesse vis-à-vis du MJS.
La cause sportive mérite amplement qu'on remue ciel et
terre pour trouver les moyens de le financer, le sport. Pourquoi
le ministre des Finances ne se retrouve pas sur une même
table avec le mouvement sportif pour essayerr d'éviter
un autre crash économique comme dernièrement sous
le gouvernement Travailliste ?
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o p i n i o n
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WEEK-END --- dimanche 15 mars 2009
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