o p i n i o n WEEK-END --- dimanche 15 mars 2009



  Faits et effets - Question de loyauté…
  Humeur - Bling bling
  Pris sur le vif - L'Australie
  Carnet - Quelle économie ?


Faits et effets...

Question de loyauté…
Josie Lebrasse


C'est vrai que l'on entend de tout et de rien sur les ondes des radios privées. Des meetings politiques, l'apologie du sectarisme mais des propos souvent très mesurés. Il y a des auditeurs qui ont aussi un sacré sens de l'humour comme ceux qui sont intervenus au cours de l'émission Controverse animée par Finlay Salesse sur Radio One lundi dernier, avec, pour invité, Manish Gobin, l'ancien Chief Legal Adviser de l'ICAC, celui que l'ancien Chef Juge incrimine dans son Fact Finding Committee visant à établir la responsabilité de Indira Manrakhan dans le complot allégué visant à faire partir l'ancien CEO d'Air Mauritius, Nirvan Veerasamy.

S'il y a un auditeur qui a dit que s'il fallait trouver un qualificatif pour le document qu'a produit Sir Victor Glover il dirait qu'il s'agit d'un "rapport loyal" tandis qu'un autre, moins subtil, a carrément traité l'instance qui a "blanchi" la commissaire de l'ICAC de "Farce Finding Committee". Voilà ce qu'inspirent au mauricien moyen les conclusions de ce FFC. "Loyal" était bien envoyé et était particulièrement sarcastique étant donné que c'est le mot utilisé par le Premier ministre pour décrire le style d'opposition qu'il souhaite voir le MSM exercer maintenant que son leader a trouvé un siège à l'Assemblée nationale. Un brin péremptoire, un tantinet condescendant même.

Et, en parlant de loyauté, on voit bien ce qu'il en coûte à une opposition de s'en réclamer. Le MSM n'a rien trouvé à dire, à sa rencontre avec la presse, samedi dernier, sur le rapport Glover dont l'enquête touchait au fonctionnement d'une institution censée être au coeur de la lutte contre la corruption. Heureusement que la vraie opposition a, elle, à la première occasion, dénoncé comme "choquant" le rapport Glover, son leader Paul Bérenger s'insurgeant contre le fait que les dires de la commissaire de l'ICAC aient été pris "pour paroles d'évangile" et que Manish Gobin, l'incriminé sans autre forme de procès, n'ait pas eu l'occasion de s'expliquer et de donner sa version des faits. Voilà qui confirme, s'il le fallait encore, l'mpérieuse nécessité, dans une démocratie qui se respecte, d'avoir une opposition et des contre-pouvoirs.

Ce qui étonne avec les conclusions de l'ancien Chef Juge Glover, c'est qu'il ne semble pas avoir retenu les leçons du précédent très récent de Business Parks of Mauritius Limited avec son Fact Finding Committee, un vrai Farce Finding Committee, composé de l'ancien Juge Harris Balgobin et de deux agents politiques du PTr, Bruno Dumazel, un proche parent du ministre de tutelle d'alors, Etienne Sinatambou et Vinod Busgeet. Cette démarche politicienne visait à accréditer la thèse du gouvernement de l'alliance sociale à l'effet que celui qui l'avait précédé avait laissé des "squelettes dans le placard", une position qui avait pour but de justifier la politique d'austérité et d'érosion des acquis sociaux introduite depuis le budget de 2006.

Résultat des courses, tous ceux blâmés dans le rapport à l'emporte-pièce et aux objectifs manifestement partisans et politiciens, de Pravind Jugnauth à Jean Mée Desveaux en passant par le couple Saha, ont obtenu de la Cour Suprême que les passages du rapport les concernant soient expurgés étant donné qu'aucune des personnes incriminées n'avait eu l'occasion d'aucune réfutation des charges portées contre eux. Le jugement du Chef Juge Bernard Sik Yuen et du Senior Puisne Judge, Keshoe Parsad Matadeen a même, été annexée à une copie du rapport du comité-bidon Balgobin déposé au Parlement par le ministre Sinatambou sur demande de la vraie opposition auprès du Speaker, Kailash Purryag.

Manish Gobin a annoncé la contestation du rapport qui le blâme sur la base des dires de la seule Indira Manrakhan. En attendant que les tribunaux décident, un important rendez-vous est à l'agenda de la semaine prochiane, celui de la réunion, mardi courant, du comité parlementaire de l'ICAC, que préside l'avocat-parlementaire Yatin Varma, ses collègues de l'alliance sociale et des députés du MMM, ceux de l'opposition "loyale" ayant décidé de se se retirer de tous les comités de l'Assemblée Nationale après que Paul Bérenger ait récupéré son poste de leader de l'opposition en septembre 2007, lequel passé entre les mains de Nando Bodha pendant quelques mois.

On sait d'ores et déjà que le directeur de l'ICAC, Anil Kumar Ujodha sera appelé à confronter sa version donnée devant le même comité le 20 janvier dernier et celle qui lui est attribuée par le comité Glover. S'il maintient ses dires, lesquels avaient conduit le comité parlementaire de l'ICAC à unanimement réclamer que Mme Manrakhan se retire. Ce comité pourrait, corrigeant une erreur commise lors de sa dernière réunion, décider de convoquer Indira Manrakhan pour des explications et être confrontée aux déclarations de son supérieur, Anil Kumar Ujodha. Et si, après les auditions des uns et des autres, ce comité décidait une nouvelle fois de demander que la dame se retire?

Le comité parlementaire, faut-il le rappeler une nouvelle fois, a un fondement légal qui est très clairement défini dans le Prevention of Corruption Act de 2002, ce qui n'a pas été le cas pour cette structure ad-hoc de Fact Finding Committee dont nous dénoncions, ici même, le 25 janvier dernier qu'il se tenait, à huis clos, au siège du bureau du Premier ministre, au Batiment du Trésor, à côté d'un protagoniste, Suresh Seebaluck, cité par Sanjay Bhuckory dans le complot allégué. Que fera le Premier ministre face à un éventuel conflit de compétences, comité parlementaire, comité ad-hoc ? Un autre comité pour produire un autre rapport …mais tout aussi loyal comme dit l'autre! C'est à voir…




Humeur

Bling bling
Jean-Claude Antoine


J'apprends que le gouvernement mauricien continue à attendre que Nicolas Sarkozy accepte enfin l'invitation de venir en visite officielle à Maurice que Navin Ramgoolam lui a faite à chaque fois qu'il en a eu l'occasion. Il semble que les choses se faisaient plus rapidement avec Jacques Chirac. On se souvient de la conversation enregistrée par la MBC - pas par l'ICAC - à Madagascar au cours de laquelle on entendit la président français dire au premier ministre mauricien "mais mon vieux vous venez à Paris quand vous voulez." En ces temps là comme diraient les autres les invitations étaient claires et précises. Selon un confrère local les conseillers en communication du président français sont d'avis qu'une visite à Maurice pourrait passer pour un déplacement " bling bling" de trop de Nicolas Sarkozy. C'est vrai qu'il avait hérité de ce surnom quand il avait célébré sa victoire le lendemain de son élection dans un restaurant haut de gamme de Paris entouré de people. Et qu'il avait enchaîné avec une tournée sur un yatch d'un ami milliardaire avant de se faire prêter une villa américaine louée plusieurs dizaine de milliers d'euros la semaine. Les français qui sont beaucoup plus regardants que les mauriciens sur ces choses là ont rapidement commencé à critiquer les vacances luxueuses de leur président. Qui leur répétait par ailleurs qu'il fallait travailler plus pour gagner plus tout en se faisait voter une augmentation de ses salaires de président. Mais au fur et à mesure que la crise s'est installée et que ses effets se sont font sentir sur leur quotidien les français ont de moins en moins apprécié que leur président se la coule douce dans des destinations de rêve alors qu'ils sont obligés de se serrer la ceinture. C'est vrai que cela fait mal de devoir reduire la liste de ses commissions quand le président se paye quelques jours de vacances à Rio ou prolonge une mission au Mexique comme c'est le cas actuellment où il se serait fait prêter une villa par un supposé narco trafiquant.

Notre Navin à nous il ne fait pas de ces escapades dans les endroits à la mode du monde. Tenez pour son dernier voyage au lieu d'aller se trémousser avec les danseuses de samba du Brésil ou d'aller chanter avec les mariachis du Mexique comme Sarkozy il s'est contenté d'aller à une " prayer breakfast" aux Etats Unis. C'est pas sérieux, çà! Bien sûr on peut se demander à quoi ça sert à un premier ministre mauricien - et à son pays - d'aller prier à un petit déjeuner en Amérique? Bien sûr ça fait loin et cher la séance de prière, mais c'est une toute autre question. Mais pour revenir à la crainte des conseillers de Sarkozy je crois que les directeurs de communication du président français se trompent c'est peut être parce que Navin Ramgoolam n'est pas assez bling bling que Nicolas Sarkozy ne veut pas venir en visite officielle à Maurice. Non je blague ce n'est pas parce que Navin n'est pas assez bling bling que Sarkozy ne vient pas à Maurice, mais à cause de la situation dans les DOM TOM où la société civile est non seulement descendue dans la rue, mais y est restée de longues semaines - surtout en Guadeloupe - et a obtenu que le gouvernement, le patronnat et les collectivités donnent une augmentation de 200 euros à ceux qui sont au bas de l'échelle. En effet les Réunionnais pourraient ne pas apprécier du tout que leur président vienne à Maurice sans passer par la Réunion. Et comme ils sont rapides dans l'organisation de manifestations de rue, il est plus prudent de ne pas les exciter.

On comprend donc que Nicolas Sarkozy ait d'autres chats à fouetter que de venir visiter officiellement Maurice. D'autant plus que la presse française commence à lui tirer dessus et qu'un des dernières édition du magazine le Point titrait en une " Est-il dépassé?" Je comprends la déception de Navin Ramgoolam de ne pas pouvoir montrer aux Mauriciens qu'il est ami avec tous les grands de ce monde. Il a eu des visiteurs de marque mais on peut pas dire que les présidents chinois et botswanais étaient bling bling. On peut encore moins le dire de la gouverneure générale de l'Australie qui nous arrive ces jours ci. Mais ce que le premier ministre ne semble pas avoir encore réalisé c'est qu'aujourd'hui les grands de ce monde ne sont plus que les politiques. Avec l'avènement des people les politiques sont passés au deuxième cédant la place aux vedettes. Comme Carla Bruni l'épouse de Nicolas Sarkozy. Je l'avais déja écrit en 2007 quand Maurice était à la recherche d'un invité d'honneur pour les fêtes de l'indépendance: ce n'est pas Nicolas qu'il fallait inviter, c'est son épouse. Je maintiens cette position Vous imaginez le coup médiatique: Carla à Maurice. La MTPA n'aura plus besoin d'inventer tous les matins des nouvelles sur son site web pour dire que Maurice est toujours une destination prisée et haut de gamme. Si Carla vient toute la presse internationale la suivra sans qu'on ait besoin d'organiser des incentives tours pour journalistes.

Je le répète il ne faut pas regretter que Nicolas ne puisse pas venir. Il faut au contraire l'encourager à rester chez lui et lui demander, comme si de rien n'était, de se faire remplacer par Carla.




Pris sur le vif

L'Australie
Jean-Claude Antoine


- Tu as encore ta figure de boxeur là. Qu'est-ce qui t'arrive encore ?

- Je viens de passer une journée d'enfer. J'ai été bloquée par le président, je suis arrivée en retard au travail et je n'ai pas pu faire mon shopping dans un endroit où il y a des mari promotions là. Sans compter la pluie. Je suis plein de ce pays, je te dis. Je viens de foutre une baise à mon mari…

-… mais tu es injuste toi, il n'est pas responsable de la pluie et de la visite du président ?

-Quand on a eu l'occasion de demander un visa pour l'Australie, monsieur a fait la fine bouche. Il ne voulait pas quitter sa maman chérie… et voilà où on est aujourd'hui : à chaque fois qu'un président vient en visite à Maurice, on ferme les routes et tu te retrouves pendant deux heures dans un embouteillage à écouter la voiture de devant qui est une discothèque ambulante qui joue à fond la caisse…

-… mais il faut bien que le gouvernement invite un invité pour l'indépendance, non ?

-…mais alors qu'on le fasse habiter près de l'aéroport, comme ça il ne bloquera pas les routes quand il va repartir pour chez lui. Après, on vient nous dire qu'il faut augmenter la productivité !!! avec deux visites de présidents par mois qui bloquent tout le pays.

- Mais là tu exagères, toi. Comme toujours.

- Mais pas du tout, toi. Il faut construire une route juste pour les présidents en visite, les ministres et Premiers ministres et leurs cortèges. Comme ça, les Mauriciens pourront travailler en paix et arriver à l'heure.

To konné à quel heure je suis arrivée au bureau ? A dix heures. Et pas besoin de te dire que ce b…de…s…. m de mon chef de section, qui est toujours sur mon dos là, il était comme par hasard, avec son espèce de sourire jean-foutre là..

- Il t'a dit quelque chose…

- Pire, toi: il a regardé sa montre… mais s'il avait dit quelque chose, je lui aurais flanqué son paquet, je te dis… déjà qu'il y a la pluie, ensuite l'embouteillage du président et en plus tu dois subir ça… seulement je te dis, pas aujourd'hui, pas demain, marqué gardé, je vais lui dire que tout le monde sait que c'est à cause de sa femme qu'il a eu sa promotion…

-…si tu lui dis ça, tu vas perdre ta place, toi…

-… je sais, toi. Ça même je mange mon coup pour le moment… Si c'était comme avant quand tu pouvais avoir un job facilement, il aurait eu son paquet avec moi ce matin même… mais là je ne peux pas faire ça…je vais attendre mais mo bizin dire li ça, sinon mo pou gagne ene ulcère, je te dis. Je vais attendre… comme disait ma belle-mère cent ans pour le voleur, un jour pour le maître…

-- Aio, laisse le toi, c'est un pauvre con… ils sont tous un peu comme ça dans sa famille… laisse-le donc… mais dis moi pourquoi tu n'a pas pu aller faire ton shopping à midi ?

- Soi-disant qu'il y avait des dossiers urgents à finir… pas besoin de te dire sur qui c'est tombé… j'avais à peine le temps de mettre mon derrière sur ma chaise que le chef de section m'a envoyé le panier de dossier urgent. Ça même je ne peux pas avec ce travail là, je te dis… comme qui dirait qu'il n'y a que moi qui peut faire le travail… mais quand tu parles d'augmentation, on te dit qu'il y a la crise et que si on t'augmente, il faut augmenter tout le monde… mais on ne demande pas à tout le monde de faire autant de travail que toi !!!

- Enfin, qu'est-ce que je vais te dire, moi... Alors à quelle heure tu as fini ?

- J'ai fait vite vite même, mais je n'ai pas pu finir avant midi et demie. Le temps de marcher sous cette pluie et en faisant attention pour ne pas tomber dans les trous, quand je suis arrivée pour faire mon shopping tout ce qui était en promotion était fini. Pendant que je finissais le dossier urgent, tout le monde faisait tranquillement son shopping à l'aise. Je suis retournée au bureau trempée et dans une rage bleue, sans même manger mon pain, je te dis. C'est la que j'ai appelé mon mari pour lui foutre un baise. S'il m'avait écoutée au lieu de penser à sa maman qui, tout le monde le sait, à des préférences pour son frère… zordi nou ti pou dans bien en Australie…

- Avec des si … tu sais…tu crois vrai même que tu serais bien en Australie avec la crise, les feux, la sècheresse, tout ça ?

-En tout ça, il y au moins une chose qu'il y a Maurice et qu'il n'y a pas en Australie !

- Quoi donc ?

- Là-bas, on n'est pas bloqué sur l'autoroute à chaque fois qu'un président étranger vient en visite. Comme ça, on peut aller normalement à son travail et on ne rate pas les promotions de l'heure du déjeuner !




Juste un mot

Quelle économie ?
Patrick Jean-Louis


Telle une lame de fond, le ministère de la Jeunesse et des Sports est frappée de plein fouet par la crise financière que subit l'économie mauricienne. Une crise, de surcroît, mondiale et à laquelle Maurice n'échappe pas malgré certains propos politiques contradictoires enregistrés depuis l'année dernière à ce sujet. Dans notre dernière édition la question a été évoquée au grand jour et nul besoin de vous dire que l'inquiétude s'est déjà installée au sein du mouvement sportif mauricien. Puisque à forte raison la crise financière que connaît le MJS a, au moins quelque choses de bon : elle n'est ni discriminatoire ni de deux poids, deux mesures. Elle frappe en fait tout le monde petites ou grosses fédérations. Tout le monde crie sur tous les toits que les MJS est en train d'appliquer la guillotine, face aux demandes de déplacement à l'étranger.

Depuis la semaine dernière la liste des fédérations qui en font les frais et qui sont choquées par cette soudaine baisse de régime du ministre Devanand Ritoo ne cesse de s'allonger. Bien évidemment le choc est d'autant plus ressenti puisque pour l'heure il y a comme un sentiment que la crise financière frappe plus le ministère de la Jeunesse et des Sports que les autres ministères de la République de Maurice. Justifié ou pas ? Toujours est-il, que la crise financière du MJS arrive à un moment où les fédérations ont retrouvé le goût et la motivation dans l'organisation de leurs activités sur le plan locale et ont placé la barre assez haute sur la scène internationale.

Le cas de l'Association mauricienne de Boxe (AMBA) qui a dû revoir à la baisse sa participation dans l'ASK Misra International Tournament est la preuve flagrante que la crise est bel et bien là. Et elle risque fort de s'installer. La boxe et le kick boxing sont les premières victimes et certainement elles ne sont pas les seules. D'autre, comme le tennis de table, l'athlétisme et natation, qui ont fait des économies, eu égard à leur contrat d'objectif, pour des projets importants par rapport à leurs objectifs sportifs, se retrouvent comme ces pauvres épargnants face à la faillite de leur banque. Et de toute évidence il n'y aura pas de " stimulus package " pour eux.

Il est vrai que jusqu'à présent le ministre Devanand Ritoo, essaie tant bien que mal pour se défendre et s'y s'accommoder à sa nouvelle situation de critiquable. Lui qui avait depuis le départ affiché ses intentions de redorer le blason du sport mauricien se voit soudainement l'herbe couper sous ses pieds. Puisque la décision de couper les vives au MJS vient d'en haut et que face à la crise financières, " on doit se serrer la ceinture. "

La question est maintenant de savoir si ce " mot d'ordre " s'applique à tout le monde ? Un rapide coup d'œil dans les journaux il est à constater que les appels d'offres venant de l'Etat sont omniprésents. Avec des enveloppes financier les unes plus importantes que les autres. Sans entrer dans un mélange des genres, il y a dans la démarche du ministère des Finances une politique d'économie qu'on peut qualifier de " lékonomi chandel lors roche chaud". Indéniablement faire des " l'économies " sur le dos des sportifs est certainement le plus mauvais signale qu'à choisi d'envoyer le gouvernement, par ricochet du ministère des Sports, à la jeunesse de ce pays. A bien des égards, il ne faut surtout pas oublier qu'au 3e étage de l'Emmanuel Anquetil Building on ne s'occupe pas que du sport, mais aussi la jeunesse de ce pays. Doit-on comprendre que l'Etat veut " économiser " sur ce qui a plus symbolique pour ce pays : son avenir …

Est-ce ainsi qu'on arrivera à combattre tous les maux et les maladies qui rongent la jeunesse de ce pays ? Dont une qu'on appelle le diabète qui fait, selon les statistiques, ravage à Maurice et dont le Premier ministre a fortement diabolisé lors de sa conférence de presse marathon. En plaçant le sport dans la ligne de mire pour réaliser des soi-disant économies pour financer d'autres secteurs en difficulté, l'Etat est en train de commettre une grossière erreur.

Le ministère de la Jeunesse et des Sports dispose, sans aucun doute, de la plus petite enveloppe de tous les ministères confondus. A ce titre, on se demande quelle économie le MJS va pouvoir permettre aux Finances de faire ? Venir dire aussi que le secrétaire permanent ne se rendra pas au Burundi pour assister à la réunion des experts de la CONFEJES en signe de " solidarité " n'est pas à notre avis une bonne initiative. Un sportif qui part à l'étranger a, au préalable, mouillé son maillot et mouillera certainement plusieurs autres en compétitions pour une médaille. Par ricochet pour l'honneur du pays. Ce ne sera certainement pas le cas pour M. Kumar Ballah qui part s'asseoir autour d'une table pour discuter sur de dossiers dont les décisions ont été déjà prises.

Il est important donc que, dans une situation de crise, Devanand Ritoo ne se trompe ni de discours ni de cible. Mardi dernier, lors de sa rencontre avec le président du Comité National Olympique Mauricien (CNOM), Philippe Hao Thyn Voon, le ministre a lancé un appel à la compréhension en attendant le prochain budget. On peut bien comprendre la position du ministre face à ce qu'il appelle la " solidarité de l'exécutif ", mais le sportif qu'il a était devrait mouiller son maillot pour défendre un sport mauricien qui a retrouvé la joie des conquêtes et des défis. Et jusqu'ici il n'existe aucune garantie que le prochain budget fera preuve de largesse vis-à-vis du MJS.

La cause sportive mérite amplement qu'on remue ciel et terre pour trouver les moyens de le financer, le sport. Pourquoi le ministre des Finances ne se retrouve pas sur une même table avec le mouvement sportif pour essayerr d'éviter un autre crash économique comme dernièrement sous le gouvernement Travailliste ?






o p i n i o n WEEK-END --- dimanche 15 mars 2009