m a g a z i n e WEEK-END --- dimanche 15 mars 2009



  Une crise qui perdure
  Aquarium de Maurice - Fenêtre ouverte sur le monde marin
  Aux Mauriciennes de 15-45 ans - "Women we can…as long as we know"
  Histoire - L'histoire toponymique et locale mauricienne se porte bien, merci !
  Massage du cuir chevelu : - La santé de vos cheveux au bout des doigts
  Cuisine - Tout… ou presque sur le cake
  Festival Reggae Donn Sa 4 - Mais où chantera Tiken Jah Fakoly?
  CONCERT JAZZ - Dean Nookadu Jazz Trio : Inventivité, sensualité...
  Jazz avec zot Festival 2009 - Le Moz'ar Jazz Band : au-delà du jazz
  Rencontre — Stéphane Moutou - Le maquillage, une expression créative
  Journée Mondiale des Consommateurs 2009 - Junk Food Generation
  Semaine Nationale de la Philosophie - La philo à l'épreuve
  Formation de danse - Les enseignements d'Anne Marie Porras
  Cycle "débats d'idées" - Les politiques culturelles selon Bernard Faivre d'Arcier
  Ciné/Focus - Milk
  Focus - Jeena To Hai
  Dhoondte Reh Jaaonge
  Amitabh Bachchan évite Rekha


Une crise qui perdure

Dans un article publié dans le Week-End du 2 novembre 2008 intitulé : La crise financière, l’accent a été mis sur les origines de celle-ci et sur ses effets néfastes pour l’économie mondiale.  L’impact sur l’économie mauricienne a aussi retenu l’attention.  Quatre mois après ce premier constat, où en sommes-nous ?  Essayons d’y apporter un éclairage, en espérant qu’il est encore possible de voir à travers le brouillard qui s’épaissit de jour en jour, dans les pays développés d’Amérique du Nord et d’Europe, avec la chute des valeurs boursières, les menaces d’insolvabilité de l’industrie automobile, l’extension du chômage, les recours des banques à l’aide des Etats, et ainsi de suite. 

La grande incertitude 

Comme l’a rappelé récemment Olivier Blanchard, l’économiste en chef du Fonds Monétaire International (The Economist, 31 janvier 2009), le monde baigne dans l’incertitude sur la durée et l’intensité de la récession qui frappe déjà les pays développés.  Blanchard emprunte  à Donald Rumsfeld, l’ancien Secrétaire d’Etat à la Défense aux USA, deux expressions que ce dernier avait utilisées, mais dans un tout autre contexte.  L’incertitude  actuelle,  rappelle Blanchard, a deux composantes : 

  • Il y a les known unknowns.  Il s’agit de circonstances ou d’événements  que l’on sait être possibles, sans toujours savoir si elles se réaliseront ;
  • Puis, il y a les unknown unknowns, qui sont des circonstances ou des événements  qu’aucun observateur n’est en mesure de concevoir à un moment donné. 
  • Les known unknowns sont des inconnus identifiables ; les unknown unknowns sont des inconnus insoupçonnables. 

Pour Olivier Blanchard, les insoupçonnables sont dans une position dominante, et c’est pourquoi les agents économiques – investisseurs, industriels, banquiers, rentiers, consommateurs – sont d’une extrême prudence et sont paralysés par rapport aux prises de décisions.  

Un combat sur deux fronts  

Dans un tel climat d’incertitude, baisser les bras, c’est s’avouer vaincu d’avance et c’est faire preuve d’irresponsabilité.  Il y a un défi majeur à relever, c’est celui de relancer le moteur de l’économie mondiale.  C’est un combat auquel nous sommes appelés à prêter main forte dans chacun de nos pays.  Deux fronts se présentent à nous : ce sont le technique et le politique. 

C’est ce que cet article tâchera de développer en s’appuyant sur de récentes communications du Fonds Monétaire International (FMI) en amont de la réunion, le 2 avril prochain, des pays du G 20*.  Dans un dernier volet, des opinions personnelles seront exprimées par rapport aux conséquences pour Maurice de ce qui parait être une évolution inéluctable de l’économie mondiale en ce début du 21ème siècle.  

* Le G 20 se compose des Ministres des Finances et des Gouverneurs des banques centrales de 19 pays industrialisés ou en émergence, ainsi que de la présidence de l’Union Européenne.

Parmi les pays en émergence, on retrouve l’Argentine, le Brésil, la Chine, l’Inde, l’Indonésie, le Mexique, la Russie, l’Arabie Saoudite, la Corée du Sud et l’Afrique du Sud.  Le FMI et la Banque Mondiale assistent aux délibérations. 

Les propositions techniques d’abord 

C’est devenu un lieu commun que d’écrire qu’il faut rétablir la confiance.  Mais comment y parvenir ?  Revenons à Olivier Blanchard et à l’article cité ci-dessus. 

En premier lieu, il est impérieux de redresser les bilans des banques en attribuant aux actifs contaminés leur juste valeur pour ensuite les isoler ou les confier à une institution séparée qui les gérera séparément. 

En deuxième lieu, il faut relancer la consommation :

  • à travers la stimulation fiscale, ce qui veut dire des aides ou des dépenses financées par l’argent publicà partir des budgets nationaux ; et
  • à travers la politique monétaire, ce qui veut dire le recours à la planche à billets puisque les taux d’intérêt fixés par les grandes banques centrales sont quasiment à zéro.

 

Des exemples de relance de la consommation comprennent, entre autres, la « prime à la casse » pratiquée en France pour encourager les automobilistes à changer de voiture et la mise à exécution rapide de projets d’infrastructure afin de suppléer aux déficiences de l’investissement privé. 

Troisièmement, pour contrer les méfaits de l’incertitude, il faut réorienter les capitaux vers l’acquisition d’actifs comportant des risques.  Car si on ne veut prendre aucun risque, on se fige dans l’attentisme: pas d’investissement, pas de production, pas de consommation.  Constatant que les capitaux continuent de se réfugier dans les bons du Trésor américain, Olivier Blanchard suggère que ces fonds soient ré-acheminés par ce même Trésor américain vers des pays émergents aujourd’hui affectés par des rapatriements de capitaux étrangers.  Il s’agit de relancer les investissements non seulement dans les pays riches, mais aussi dans les pays émergents et les pays pauvres.  Par ailleurs, le financement du commerce international requiert des crédits et c’est encore à des capitaux, devenus excessivement peureux de s’aventurer, qu’il faut faire appel. Il faut savoir qu’il est prévu que le commerce international subira une décroissance de 3%  en 2009, un taux qui n’avait pas été enregistré depuis 1982. 

Un fil directeur relie les diverses prescriptions de l’économiste en chef du FMI : c’est d’adopter des politiques claires et d’agir de manière décisive.  Il n’y a pas de place pour des atermoiements et des délais d’exécution. 

Corriger les erreurs 

S’il est urgent de relancer l’investissement, la production et la consommation pour vaincre l’incertitude, il faut aussi corriger les erreurs du passé afin qu’elles ne se répètent pas.  Une récente étude du FMI a identifié cinq faiblesses du système et fait des propositions pour les corriger et ainsi éliminer des risques systémiques. 

  • Tout en restant flexible, les régulateurs doivent se focaliser non sur des institutions, mais sur toutes les activités susceptibles de comporter des risques pour l’économie, celle du pays concerné  comme celle d’autres pays. Le périmètre régulateur doit être suffisamment large pour tout  englober. 
  • Il faut renforcer la discipline des marchés.  Les agences de notation doivent se ressaisir et éviter des conflits d’intérêt.  Il serait aussi souhaitable qu’elles utilisent des notations différentes pour des produits financiers complexes, tels que les dérivés.
  • Afin de minimiser les risques, les banques sont appelées à constituer des réserves durant les périodes de booms, ce qui les aidera à mieux faire face aux risques associés aux périodes creuses.  Les surveillants des institutions financières doivent porter une attention particulière à des situations où la prise de risque est excessive. L’évaluation comptable erronée est aussi un risque à prendre en considération..
  • La transparence doit être à l’ordre du jour pour les évaluations des produits financiers inscrits au bilan.  De plus, il faut trouver des moyens de communiquer les renseignements sur les transactions et les engagements hors bilan.  L’objectif est de tout révéler, de faciliter un coup d’œil global afin de permettre une évaluation correcte des risques.
  • Les banques centrales doivent aller au-delà de leur rôle traditionnel de gardiennes de la stabilité des prix.  C’est vers la stabilisation de la macro-économie et du secteur financier qu’elles doivent s’atteler, afin d’aider à combattre les risques systémiques.

 A cette liste de suggestions à considérer pour une action en profondeur, s’ajoute un appel pour une politique fiscale responsable, soucieuse de maîtriser les déficits budgétaires et l’endettement public à outrance.  De plus, le déséquilibre entre les taux d’épargne et d’investissement de certains pays est déploré : on sait, par exemple, combien les Etats-Unis avec un taux d’épargne très bas, a continué d’investir grâce à l’épargne asiatique, surtout celle de la Chine.  Cela a créé un déséquilibre et des prises de risque excessif, dont les méfaits se font sentir maintenant. 

Considérations politiques 

Voilà donc pour les solutions techniques que propose le FMI.  Quelles sont les chances qu’elles soient acceptées par la communauté internationale, à commencer par les pays du G 20 à leur prochaine rencontre du 2 avril prochain ?  C’est ici qu’interviennent les considérations politiques constituant le deuxième front où le combat pour la fin de la crise doit être mené. 

En premier lieu, le FMI plaide pour la coopération internationale.  Encore un lieu commun, pensera-t-on, mais il faut bien se rendre à l’évidence qu’une crise économique mondiale ne peut être dénouée qu’à travers une action globale.  Des décisions unilatérales pourraient, pour un temps, bénéficier au premier pays les ayant adoptées, mais elles seront vite neutralisées par d’autres décisions unilatérales prises dans d’autres pays afin de les contrer ou les neutraliser. 

Deuxièmement, il y a un pressant appel au leadership pour prévenir et combattre les risques systémiques.  Les institutions multilatérales (FMI, OCDE, Forum de Stabilité Financière….) doivent travailler ensemble, s’échanger des informations et se partager leurs compétences.  Il ne doit pas y avoir de place pour des chasses gardées, ni pour un orgueil national ou des intérêts particuliers. 

Une troisième et dernière proposition a trait au rôle de fonds de réserve multinationale que voudrait remplir le FMI, surtout au service des pays émergents. Quand ces derniers accumulent des réserves, ils n’ont d’autre choix que de les convertir en dollars ou en euros – ce qui a pour avantage de faciliter des emprunts par les Etats-Unis et des pays de la zone euro.  On a vu où cela a mené l’économie mondiale, lorsque l’endettement est devenu excessif.  C’est pourquoi le FMI annonce qu’il considère les moyens pour devenir lui-même un fonds de réserve crédible auquel des pays pourraient confier leur surplus, avec l’assurance de pouvoir y accéder librement en cas de besoin. 

Un monde en pleine mutation 

Sans aucun doute, ces considérations d’ordre politique seront âprement discutées par les membres du G 20 à leur prochaine réunion.  De leur décision dépendra, dans une certaine mesure, la possibilité d’une sortie de crise à plus ou moins longue échéance.  Mais ne nous leurrons pas : il faut aller encore plus loin dans la réflexion car la crise est si profonde qu’elle remet en cause des idées reçues et jusqu’ici largement acceptées.

En ces temps où nous nous plaisons à rappeler le souvenir de Darwin, le père de l’évolution et de la survie des mieux adaptés et des plus forts, il y a lieu de se poser des questions sur le devenir respectif des pays développés, des pays en émergence et des pays pauvres.  Le monde est en pleine mutation et il est tout à fait possible que les riches d’hier aient éventuellement à céder la place à de nouveaux arrivants.  Naguère, la livre sterling a dû céder sa suprématie au dollar ; demain, le dollar sera-t-il talonné par l’euro, sinon par le yuan ?  Le centre économique du monde sera-t-il toujours l’Amérique du Nord et l’Europe de l’Ouest ?  Ce sont des questions que suscite la crise que nous vivons, car celle-ci pourrait bien être la douloureuse manifestation de changements socio-économiques profonds à l’œuvre dans le monde. 

Hors des sentiers battus 

Dès lors, penser et agir hors des sentiers battus peut être salutaire.  Ici, à Maurice, nous ne cessons de nous poser la question de savoir quand aura lieu la sortie de la crise.  Cette fin ne dépend guère de nous, vu notre situation à la périphérie du vaste monde.  Il vaut mieux donc nous préparer à rebondir, en saisissant les opportunités que nous procure la situation actuelle.  Soucions-nous  du comment plutôt que du quand. Voici quelques exemples d’opportunités a saisir. 

  • Nous ne savons pas exploiter à l’optimum nos ressources.  En dix ans, la  productivité du capital et celle des facteurs de gestion et de technologie ont enregistré une décroissance moyenne négative.  Celle de la main-d’œuvre n’a cru que de 3,2% en moyenne annuelle.  Qu’attendons-nous pour hausser la productivité, c’est-à-dire pour mieux tirer avantage de nos ressources forcément limitées ?
  • Le risque du protectionnisme est à nos portes, ou plus exactement à nos frontières.  Grâce à l’existence de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce), il n’y a pas eu, jusqu’ici, beaucoup de décisions de type protectionniste et anti-commerce international dans nos marchés  d’exportation. Mais il n’y a aucune garantie que ce phénomène ne se produira pas, si la crise  perdure. Les Présidents Obama et Sarkozy, ainsi que le Premier ministre Gordon Brown, ont récemment donné des signes qu’ils pourraient succomber à la tentation du protectionnisme.  C’est pourquoi nous, qui comptons beaucoup sur le maintien de l’ouverture des marchés étrangers, devons nous préparer à l’éventualité du protectionnisme.  Une diversification de nos produits et de nos marchés pourrait devenir impérieuse, ce qui nécessiterait le recours à  l’innovation et à l’autonomisation(empowerment). C’est pourquoi il faut encourager et promouvoir l’entrepreneuriat , d’abord chez les femmes car elles sont les principales victimes du chômage  Mais aussi chez les jeunes afin qu’ils apprennent à devenir autonomes. Le secteur privé, et encore moins le secteur public, ne peuvent pas être des pourvoyeurs illimités d’emplois  productifs.  Comme l’a écrit un spécialiste de la question, Paul-Arthur Fortin, inculquer la culture entrepreneuriale, c’est fournir un ‘antidote à la pauvreté ».  A méditer et à  prendre acte
  • Le ministre des Finances avoue franchement que le déficit budgétaire risque de subir de sévères contrecoups, puisque les rentrées fiscales sont en baisse à cause de la croissance réduite et que le plan de stimulation économique, de l’ordre de 10,4 milliards de roupies sur deux ans , accroît considérablement les dépenses.  Ce recours au keynésianisme, qui consiste à suppléer aux déficiences de l’investissement privé par la dépense publique, ne doit pas être un blanc-seing pour du gaspillage.  C’est une occasion en or qui se présente aux autorités pour inculquer aux gestionnaires des fonds publics le sens de la responsabilité fiscale.
  • La consommation est élevée à Maurice, l’épargne suit une tendance baissière.  Nous sommes aujourd’hui en présence des méfaits de l’endettement excessif, surtout vis-à-vis de l’étranger, comme pratiqué par les Etats-Unis.  Nous ne sommes pas dans une telle impasse, nous avons même réduit notre endettement public depuis 2005, mais ne nous y méprenons pas : si nous ne contrôlons pas notre consommation, avec son impact significatif sur les importations, alors que les exportations piétinent, nous risquons, en cas de crise prolongée, d’éponger nos réserves en devises étrangères et d’avoir à solliciter des fonds venus d’ailleurs.  Ce n’est pas jouer aux Cassandre, c’est simplement une mise en garde contre des excès qui pourraient nous coûter cher.
  • Rappelons, enfin, que l’heure est au respect des principes de la gouvernance notamment l’intégrité, la fidélité, le professionnalisme, la responsabilité, l’esprit de service et le partage dans la solidarité.  La bonne gouvernance est requise aussi bien dans le secteur public que dans le secteur privé.  Des progrès ont été accomplis, mais il y a encore beaucoup à faire pour que les codes d’éthique et de conduite soient universellement appliqués.  C’est la bonne gouvernance qui aidera à sauver des entreprises, y compris celles appartenant à l’Etat, en ces moments difficiles.  C’est encore elle qui  protégera les finances nationales et celles des collectivités locales des maux tels que la dilapidation et le gaspillage.
  •  

Conclusion

Pour sortir de la crise, il y a deux combats à mener,l’un au niveau technique et l’autre au plan politique.  Certaines mesures sont urgentes, d’autres sont à court ou moyen terme.  Elles concernent l’économie mondiale et les acteurs principaux seront les pays du G 20. Maurice, située à la périphérie, n’a guère de prise directe sur ces décisions.  Cela n’empêche que nous devons nous armer contre les retombées d’une crise dont nous n’avons jusqu’ici enregistré que les premières rafales.  N’attendons pas l’arrivée des vents cycloniques avant de chercher refuge.  Agissons dès maintenant et identifions les opportunités que nous procurent ces circonstances inédites. 

                                                      Pierre Dinan

                                                      Le 10 mars 2009 


Aquarium de Maurice

Fenêtre ouverte sur le monde marin

Des bacs de taille identique disposés dans quatre salles offrent au visiteur une infinité de variétés aquatiques de nos côtes. Bientôt, l'Aquarium de Maurice va connaître une innovation. Un grand bassin à requins d'une profondeur de 5m pourrait être construit au milieu du jardin se trouvant à l'arrière de l'établissement et accueillerait de nouveaux pensionnaires, dont des requins marteaux. Il logerait d'autres grandes espèces ainsi que les squales, murènes et tortues qui évoluent actuellement dans un grand espace fonctionnant en circuit ouvert.

"Nous envisageons introduire d'autres grandes espèces dont des requins marteaux mesurant 4m", affirme Jean-Paul Bouquet, Managing Director de l'Aquarium de Maurice. Si ce projet se réalise, les petits squales comme les requins à pointes blanches, les requins gris de récif, les murènes (léopard et javanaise), les bourse barrois, les tortues (imbriquée et verte), les poissons por-épic à nageoires tâchées se trouvant dans l'espace couvert de 15m par 5m avec 2 m de fond y seront alors transférés pour céder la place aux poissons des bacs. "C'est aussi pour leur donner suffisament d'espace pour se mouvoir," dit-il.

Des plus petits aux plus gros, des plus beaux aux plus laids, l'Aquarium de Maurice abrite les animaux marins, dont poissons, mollusques, crustacés- les plus spectaculaires de nos côtes. "L'aquarium abrite au moins 150 espèces de poissons", précise Jean-Paul Bouquet.

Il est onze heures. C'est l'heure du repas pour les requins, murènes et tortues- ceux-ci qui vivent dans des conditions de vie aussi proches de celles trouvées dans la mer et qui n'ont pas de besoins nutritionnels spéciaux, bénéficie d'un seul repas par jour. Au bord du grand bassin appelé le Grand Bleu, Sébastien Marie-Jeanne, employé à l'Aquarium, tend des morceaux de poissons aux requins pendant que Jean-Paul Bouquet fait des clapotements dans l'eau pour attirer une bourse barrois. "Elle adore les caresses", dit-il. Celle-ci se presse pour être caressée. Et les visiteurs sont tellement enchantés de cette insolite complicité. Néanmoins, le bassin n'étant pas tactile, seul le responsable peut nourrir les poissons à la main. Un écriteau avertit: Ne mettez pas la main dans l'eau, les requins peuvent la manger et tomber malade. Un "bassin à caresses" se trouvant à quelques pas de la boutique artisanale est conçu pour que les jeunes visiteurs puissent y caresser les paisibles poissons qui y évoluent.

Quant aux petits poissons des aquariums, ils sont nourris 3 fois par jour. Présentés dans un ensemble de 40 bacs vitrés- une dizaine de bacs répartis dans quatre salles-, la plupart des poissons ont été prélevés par les bâteaux de pêcheurs et les plongeurs de l'établissement dont Bernard Bardin, Sébastien Marie-Jeanne ainsi que Jean-Paul Bouquet."Le but est de faire connaître la faune marine locale dans un environnement aussi proche que possible de la réalité."

Situé face à la mer pour un approvisionnement régulier en eau de mer naturelle, l'ensemble de l'aquarium est bordé de jardins et embelli de plantes décoratives. Dans les salles aux planchers sablonneux, un enregistrement de fond (déferlement des vagues) transporte immédiatement le visiteur en pleine mer.

Parmi tous ces poissons venus des eaux du littoral nord, nous pouvons admirer dans la première salle le laffe cochon, l'antennaire géant, le maquereau fond, la chapelle appelée cabo, le "lalo", la demoiselle marimoutou, laffe volant, la langouste, les crevettes nettoyeuses, la chapelle, entre autres.

La deuxième salle permet de découvrir les domino, les chirurgiens bleu, les anguilles deux tâches, la murène ondulante appelée "anguille lamandia", la murène liseré jaune appelée "anguille gros race", des poissons clowns, des anemones aux tentacules blanches aux extrémités jaunâtres. Mesurant de10 à 40 cm, elles sont très venimeuses. "Elles donnent refuge aux poissons clowns qui, avec des corps enduits d'une membrane spéciale sont les seuls à ne pas être affectés par le poison.

Autres découvertes dans une autre salle: la bourse corail, connu pour être très agressif, le homard savatte, Bernard l'ermite, appelé "solda". "Les plus petits aident à la filtration", dit Jean-Paul Bouquet. Puis, quand il grandit, il déménage et loue une coquille plus vaste. Comme ses cousins les crabes, le Bernard-l'ermite se nourrit de débris d'animaux morts, de plantes et de toutes sortes de petites proies.

Une maquette du St-Géran ainsi que deux pièces de monnaie provenant du navire naufragé en 1737 au nord de Maurice est présenté dans un autre bac. Des morceaux de l'épave se trouvent au Musée naval de Mahébourg.

Aussitôt capturés, les poissons et autres animaux aquatiques sont immédiatement placés en quarantaine. "Chaque poisson est gardé en observation dans cette zone de quarantaine à son arrivée. Car nous devons d'abord nous assurer qu'ils sont en bonne santé, autrement ils contaminent les autres. Aussi qu'ils s'acclimatent à leur nouvel environnement et qu'ils mangent bien.", dit le directeur de l'Aquarium. Ce n'est qu'après deux ou trois mois qu'ils sont placés avec d'autres camarades. Dans le monde marin, la cohabitation est cruciale. "Certains poissons ne supportent pas de vivre dans le même bassin. Il est important de connaître la compatibilité de ces animaux avant de les placer dans un aquarium", dit-il. À côté de ces petits problèmes de rivalité, les employés de l'établissement veillent à la bonne température des bassins et à l'oxygénation de l'eau, qui est filtrée 24h sur 24 en circuit fermé.


Tarif et heures d'ouverture

L'Aquarium de Maurice est ouvert du lundi à samedi de 9h30 à 17h. Le dimanche et jours fériés de 10h à 16h. Les tarifs sont de Rs 195 par adulte et Rs 95 par enfant de deux à douze ans, Rs 35 pour les écoliers du primaire et pré-primaire, et Rs 60 pour les étudiants du secondaire.


Aux Mauriciennes de 15-45 ans

"Women we can…as long as we know"

Le slogan du Ministère de la Femme en cette journée Internationale de la Femme est riche de convictions. Nous pouvons tellement plus quand nous connaissons et comprenons.

Sur une population féminine totale de 615 000 femmes, il y a quelque 325 00 Mauriciennes qui ont entre 15-45 ans. Elles représentent l'avenir du pays car elles peuvent être fécondées et porter la vie.

Grâce aux progrès de la modernité, nous les femmes sommes actuellement riches de beaucoup de connaissances qui étaient encore insoupçonnées, il y a quelque 30 ans.

Nous pouvons connaître le sexe de l'enfant qu'on attend dès le 3ème mois de grossesse.

Nous pouvons écouter son cœur battre quand il n'a que 21 jours de vie.

Nous pouvons savoir dès les premiers jours, grâce aux tests de grossesse, si bébé s'est annoncé.

Toute cette connaissance n'existait pas encore quand mon dernier enfant s'annonçait, il y a quelque 30 ans.

Cette connaissance plus précise de la fertilité féminine est devenue possible grâce aux progrès pharmaceutiques et aux échographies qui reflètent ce qui se passe à l'intérieur.

Toutefois, il y a aussi toute une somme nouvelle d'informations que toute femme moderne doit pouvoir interpréter par elle-même, sans avoir à être à 100% dépendante du contexte médical. Les progrès de la médecine lui permettent, si elle se met sérieusement à l'écoute et à l'observation des changements qui interviennent au cours de son cycle, de savoir le déroulement intérieur de ce qui se passe de façon précise entre les règles.

Combien de femmes savent observer et interpréter leur glaire fertile ?

C'est le meilleur témoin de leur période fertile.

En ont-elles seulement entendu parler et savoir la différencier d'une sécrétion vaginale ?

Combien de femmes font cet effort personnel de se mettre à l'écoute de leur corps pour arriver à bien connaitre leur cycle ?

Toute femme moderne doit pouvoir établir une relation personnelle avec son corps pour comprendre et interpréter ses périodes fertiles et infertiles. Elle est plus à même de gérer sa sexualité dans une connaissance de base qui la libère. Elle ne subit plus aveuglément sa fertilité. L'idéal est qu'elles soient informées et conscientisées dès leur entrée en puberté. Et surtout avant que la contraception ne vienne masquer les signes extérieurs de la glaire fertile. Le programme Teen Star qu'Hanna Klaus est venue instaurer à Maurice en 1999 et en 2000 s'inscrivait dans cette ligne mais n'a pas eu malheureusement de suivi. A quand une éducation claire et précise offerte à tous sur ce sujet ?

Médecins et gynécologues peuvent témoigner de l'ignorance souvent surprenante qu'ils constatent chez leurs patientes dans ce domaine. La maîtrise de la reproduction nécessite un minimum d'information afin d'avoir une attitude positive par rapport à sa sexualité.

La femme moderne qui sait se mettre à l'écoute de son corps et comprendre ce qui se passe en elle peut dénoter toute anomalie quand quelque chose ne va pas. Elle peut surtout comprendre toute la richesse de sa féminité et mieux gérer sa capacité de transmettre la vie. Forte de toute cette connaissance de base qu'elle s'est donné la peine de maitriser, elle comprend mieux ce qu'elle vit. Libérée, elle habite mieux son corps et son cœur. Combien de nos 325 000 Mauriciennes de 15 à 45 ans sont riches de cette connaissance ?

Monique Dinan


L'évolution de la glaire fertile, aussi appelée glaire cervicale, qui s'annonce dès que l'ovule commence à mûrir, est un baromètre qui permet de reconnaître les étapes de la maturation de l'ovule.

A chaque cycle, pendant quelques jours, la glaire fertile constitue un écoulement au niveau du vagin que toute femme doit savoir reconnaître. Cela lui permet de savoir que l'ovulation est en cours. Cette glaire est très importante car elle permet aussi de garder en vie les spermatozoïdes pendant 3-5 jours dans le corps féminin. Cette glaire cervicale évolue dans sa consistance, devient claire et filante, au point de pouvoir être étirée entre deux doigts, signe de la période de fertilité maximale, pour s'épaissir par la suite. Le test du verre d'eau permet de différencier la glaire qui reste compacte si elle est plongée dans un récipient d'eau de toute autre sécrétion vaginale qui se dissout. La femme qui a appris à suivre l'évolution de sa glaire fertile sait de façon certaine que c'est la période critique de l'ovulation. Quand l'ovule (l'oeuf) est relâché par l'ovaire, il vit entre 12 et 24 heures seulement à moins qu'il ne soit fécondé. Dans la période post-ovulatoire, aucune fécondation n'est possible du fait qu'il n'y a plus d'ovule en attente.

Un site très explicatif et bien illustré en anglais : http://www.woomb.org/bom/cervix/cervixImages.html


Histoire

L'histoire toponymique et locale mauricienne se porte bien, merci !

Après " La Rivière Noire 400 ans d'histoire 1601-2001 ", Benjamin Moutou vient d'apporter une nouvelle contribution à l'histoire locale avec son dernier ouvrage " Pamplemousses Rivière du Rempart ". Ce livre, en vente en librairie à Rs 450 l'exemplaire, enrichit sans doute la somme de connaissance déjà disponible sur l'histoire et l'évolution de nos centaines de localités aux noms les uns plus pittoresques que les autres et dont les origines ont fait l'objet de plusieurs études sommaires ces dernières années, notamment avec la sortie aux Editions Le Printemps de " Randonnées au cœur des localités mauriciennes " de Bhurdwaz Mungur et de Breejan Burrun en 1993, et de quatre fascicules de La Société de l'Histoire de l'lle Maurice, entre 1997 et 2007, sous le titre de " Dictionnaire Toponymique de l'Ile Maurice - Origine des noms de lieux ". Grâce à ces études, Mauriciens et étrangers ont pu mieux appréhender la genèse des localités faisant partie tant de notre monde rural que de notre monde urbain.

" Randonnée au cœur des localités mauriciennes " explique, tour à tour, à travers des faits historiques ou anecdotiques, l'origine des noms de 275 lieux de Maurice, tout en soulignant que ces noms ont souvent été dictés par " l'influence ou l'importance d'une certaine activité ou d'une certaine personnalité dans les milieux en question". (1) Nombre des lieux répertoriés tiennent leurs noms des personnes ayant vécu à Maurice dans le passé, des lieux à l'étranger qui ont eu quelque connection avec Maurice ou des spécificités qui leur sont propres. De son côté, le Dictionnaire Toponymique de l'Ile Maurice (DTM) s'est vu confier la tâche de " relever et annoter les noms de lieux ", de les " enregistrer et, de la sorte, perpétuer la toponymie mauricienne à partir de l'occupation hollandaise".(2) Toutefois, c'est la documentation réunie par le DTM qui s'est prévalue d'une approche beaucoup plus scientifique en consultant des sources cartographiques couvrant toutes les périodes de colonisation de l'île jusqu'à nos jours.

Ainsi, pour la période hollandaise trois cartes produites entre 1638 et 1727 permettent à ce que " la toponymie hollandaise parait à peu près complètement couverte " alors que pour la période française " les cartes et textes anciens constituent un fonds abondant où l'on puise, sinon l'origine de tous les noms, du moins la période la plus reculée où un nom se trouve cité à ses débuts".(Idem) Le DTM souligne ensuite l'influence prépondérante que l'industrie sucrière est parvenue à exercer sur la toponymie mauricienne : " Tandis que les cartographes français continuaient…à répéter la toponymie du XVIIIème siècle, l'industrie sucrière ne tarda pas à recouvrir toute l'île de ses quelque 250 " moulins ", que la cartographie devait indiquer au fur et à mesure, enrichissant encore la toponymie. "(Idem) Ainsi, " la première de ces cartes nouvelles, celle de J. Maisonneuve " publiée à Port Louis en 1854 situe les principales sucreries, les routes et les limites des divers quartiers de l'île. Le DTM indique les diverses sources que l'on peut consulter (où figure, bien évidemment, le classique de Guy Rouillard, " Histoire des domaines sucriers de l'île Maurice, 1979) pour établir le rapport entre le monde sucrier qui a longtemps été le nôtre et la toponymie mauricienne:

" La toponymie " sucrière " peut être directement complétée par une carte des " Sucreries de l'Ile Maurice " établie par Octave Wiehe et publiée dans la Revue Agricole en 1943 (vol. XXII). Ces deux cartes (ndlr: incluse la carte de J.Maisonneuve mentionnée plus haut), l'indispensable Histoire des Domaines Sucriers de Guy Rouillard et la carte savamment détaillée de Descubes, publiée en 1880 à Londres, constituent un fonds très riche où puiser l'ensemble des renseignements recherchés pour le Dictionnaire. Comme plusieurs sites portent des noms de plantes, l'Histoire des Plantes de Guy Rouillard et Joseph Guého doit également fournir les éléments requis. "(Idem)

Autre évolution majeure dans la cartographie, elle arrive avec l'avènement des chemins de fer dans la seconde moitié du XIXe siècle, qui fait que l'on ajoute " à la liste des noms de lieux, celles des gares et " plateformes " des différentes lignes autour desquelles se construisaient des villages. "(Idem) Il en sera ainsi avec la carte de E.J. Evans (1879) et celle du War Office (1905).

Une pléiade d'auteurs et de chercheurs

Sans doute les études toponymiques récentes sont redevables à toute une pléiade d'auteurs et de chercheurs qui, depuis que l'Ile Maurice a fait l'objet des publications ont, tant soit peu, apporté un éclairage sur le comment et le pourquoi du peuplement et de l'évolution de nos multiples localités. Ce qui suit est un relevé sommaire des ouvrages de ces auteurs-chercheurs qui ont apporté leur concours à l'écriture de l'histoire toponymique de Maurice:

. Early Place-names of Mauritius: Some Comments and Queries (P.J. Barnwell, 1957)

. The Place-names of Mauritius (P.D. Hollingworth, 1961)

. Mauriceguide: Guide commercial, industriel et touristique de Maurice, (Camille Moutou, de 1969 à 1976)

. " Origine des noms de lieux à Maurice " par Antoine Chelin in " La Gazette des Iles, numéros 25 et 26 "

. " Maurice à vol d'oiseau " (Henri Magny fils)

De ces ouvrages celui signé P.D. Hollingworth a sans doute son pesant d'or pour la toponymie mauricienne avec son relevé de 151 de 567 villes, villages et hameaux recensés en 1952 et dont il décortique l'origine du nom, tout en soulignant que sa sélection a porté seulement sur " those place-names which have special historical interest".(3) On ne peut s'empêcher de mettre en exergue ce que P.D. Hollingworth considère comme étant la contribution de l'étude toponymique à la promotion de l'histoire du pays : " A study of place-names gives a miniature history of the island. There are Dutch, French, Malagasy, English, Hindi and Arabic names. Some of the place-names refer to men who have lived on the island, others refer to towns and villages in various parts of the world, or they commemorate battles and military posts. Some are named after trees and shrubs, others after caves, rivers, lakes and mountains. A great many of the place-names in the island were given to sugar estates and factories which no longer exist. They have been absorbed by bigger estates or else parceled out in smallholdings." Et mieux encore: " A study of the place names of Mauritius can teach other things besides the history of the island. The beauty and diversity of the names leads to a deeper appreciation of its rich and varied past."

D'autres ouvrages, plus focalisés sur une localité ou un district, ont aussi apporté leur contribution dans cette œuvre de reconstitution historique. On citera volontiers " Guirlande pour une capitale " (G.A. Decotter), " Connaissance de Port Louis " (G. Raynal), " Grand Port à vol d'oiseau " (G.H. Leal, 1865), La Grande Rivière de Port Louis " (Léon Huet de Froberville, 1912), " Histoire de la ville de Curepipe "(C.G. Ducray), " Le vieux Flacq - une page d'histoire ancienne " (Mlle M. Gazet du Chatellier), " Port Louis, A Tropical City " (Auguste Toussaint, 1976), " Histoire : La Genèse d'une ville : Vacoas-Phoenix ", (Sydney Selvon, 1984), " L'île Maurice à travers ses villages : l'histoire du village de Triolet " Nivriti (Seetohul, 1990), "Histoire de Curepipe des Origines à 1890 "(Guy Rouillard, 1992), " Le Ravin " (Goswami Seetohul, 1996), " Mahébourg, ville virtuelle "(Liliane Berthelot, 2000), " Vieux-Grand-Port. Un trésor du patrimoine mauricien "(Amédée Nagapen, 2005), " History of Grand Bay : little village facing an ocean " (Abdool Rashid Nujjoo, 2007), " Pamplemousses - Un Quartier chargé d'histoire " (Pierre Claite et le comité du vieux cimetière, 2008).

Une contribution remarquée de la presse écrite

Mais il n'y pas que les imprimés sous forme de livre ou de fascicule qui ont fait la promotion de l'histoire locale. De nombreuses rubriques de presse dont " L'Ile Maurice Rurale " animé par Sooresh Ram et Breejan Burrun, dans les colonnes de Le Mauricien à la demande de son rédacteur en chef d'alors, Lindsay Rivière, et aujourd'hui, dans le même quotidien, avec " Vie associative " ; avec " Villages " dans le quotidien l'Express apportent leur concours pour faire connaître ce monde rural et local mauricien aux prises avec ses espoirs et ses problèmes, fier de ce qu'il a acquis à ce jour et revendique pour un meilleur devenir. Mais plus que l'utilité pratique de ces rubriques, c'est leur valeur documentaire qui a de l'importance pour la mémoire. Le regretté André Masson, ancien rédacteur en chef de Le Mauricien et chroniqueur de Week-End, écrivait naguère à propos de la rubrique " L'Ile Maurice Rurale " (qui, soit dit en passant, a tenu la gageure d'une animation hebdomadaire de 1975 à 1993) que ceux qui la parcourront aux archives dans un siècle auront une idée de la vie qu'ont mené leurs ancêtres et prédécesseurs dans les différentes localités mauriciennes.

D'autre part, un travail formidable est abattu en ce moment par Monique Dinan animant, semaine après semaine, les jeudis, dans Le Mauricien une page fort bien documentée sur les différents districts de l'île sous le titre " Randonnées à travers nos districts ". Animée depuis février 2008, la rubrique complètera le cycle avec le district de Rivière Noire dans l'édition de Le Mauricien du 19 mars 2009. Cette rubrique s'est révélée une véritable invitation au voyage où le guide a savamment distillé histoire, géographie, statistiques, sociologie, religion, économie et tourisme, et a tous les ingrédients pour plusieurs livres sur le modèle travaillé jusqu'ici par, entre autres écrivains mauriciens, Liliane Berthelot, Benjamin Moutou, Sydney Selvon. Mais ne passons pas sous silence la télévision locale qui fait tant soit peu le tour des lieux.

L'apport substantiel de Benjamin Moutou à l'histoire locale

Benjamin Moutou qui a longtemps côtoyé l'île Maurice profonde de par sa profession, a été bien inspiré de traduire cet intérêt en passion de chercheur et d'historien qui, sous le couvert d'une démarche visant à faire connaître les localités d'un district mauricien ainsi que leurs attraits et leurs spécificités, brasse large pour mettre en lumière les grands courants de l'histoire mauricienne. En fait, les deux volumes que Benjamin Moutou a produit jusqu'ici sur les districts mauriciens : " La Rivière Noire : 400 ans d'histoire, 1601-2001 "(2003) et " Pamplemousses Rivière du Rempart : Quatre siècles d'histoire, 1598-2006 "(2008), vont au-delà de la frontière géographique de ces ensembles régionaux pour démontrer comment des événements qui y ont eu lieu (émeutes, grèves, fusillades, création d'usines, d'écoles, d'hôtels, etc.) ont influé sur le destin national et, dans l'autre sens, comment les défis et enjeux nationaux tels le suffrage universel, l'indépendance, etc. ont marqué les comportements locaux. On n'a qu'à lire ce que Benjamin Moutou lui-même consigne dans son avant-propos pour faire comprendre que les contours de nos districts, leur peuplement et leur évolution, émanent d'un contexte économique et géopolitique colonial déterminé dans les officines du pouvoir dans les grandes métropoles européennes:

" Pour les besoins de cette étude, nous sommes allés à la recherche de tout ce qui durant les 400 ans écoulés a fait l' événement dans les deux districts proclamés quartiers en vertu d'un décret proclamé par Louis XV Ie 1er août 1768.

Tout devait prendre corps pour cette région septentrionale avec l'arrivée de Mahé de La Bourdonnais comme gouverneur des Iles de France et de Bourbon, quand celui-ci décida d'élire sa résidence au quartier des Pamplemousses. C'est lui qui donna le ton pour entreprendre les premières activités culturales et eut l'idée de fonder la première usine sucrière du pays à la Villebague.

Au demeurant, tout commença lorsque le Conseil Supérieur de l'Ile de France devait allouer des concessions aux colons qui, au terme d'un périple long de 12,000 km dans les navires à voile de l' époque, sont venus s'établir dans cette vieille France en mer indienne dans 1'espoir d'un meilleur devenir.

Quelle a été 1'histoire de ces colons intrépides qui allaient plus tard devenir de fidèles sujets de sa Majesté britannique de par leur sens aigu des affaires pour faire de cette colonie une des plus riches de l'Empire britannique ?

Quelle a été celle de ces esclaves venus de force dans les négriers pour fructifier cette terre encore vierge par leur sueur et leur sang et qui, au lendemain de l'abolition de l'esclavage, étaient devenus indésirables sur les domaines qu'ils avaient fructifiés?

Quelle a été, enfin, celle de cette masse de travailleurs engagés venus du Royaume des Indes dans ces nombreux bateaux à voiles en échange de quelques moques de riz, pour prendre la relève de la population servile libérée et qui sont devenus des successful migrants grâce à leur dur labeur et leur sens poussé de l'épargne jusqu'à constituer la majorité des habitants de cette région de l'île ?

Comment cette région à faible précipitation s'est-elle transformée en pays de cocagne pour sa production sucrière et, plus tard, devenir Ie fleuron de l'industrie touristique du pays et Ie lieu d'implantation avec succès de tant d'usines de la zone franche manufacturière ? Enfin, quel a été son poids politique dans Ie pays?

Le présent ouvrage tente d'apporter des réponses à ces questions… "(4)

En somme, l'étude approfondie de Benjamin Moutou sur les districts du pays apporte une dimension macroscopique à l'histoire locale, et on ne peut que souhaiter que cette aventure se poursuive pour le plus grand bien des Mauriciens et de l'histoire nationale dont l'étude en milieu scolaire est si malmenée.

A lire et à conserver précieusement pour la postérité…


Bibliographie

Bhurdwaz Mungur & Breejan Burrun, Randonnée au cœur des localités mauriciennes (An Invitation to the Charms of Mauritian Localities), Editions Le Printemps, 1993.

Dictionnaire Toponymique de l'Ile Maurice - No 1 (Société de l'Histoire de l'Ile Maurice, 1997)

P,D. Hollingworth, The Place-names of Mauritius, Government Printing, 1961

Benjamin Moutou, Pamplemousses / Rivière du Rempart - Quatre siècles d'histoire (1598-2006), Alfran Co Ltd, 2008


" Pamplemousses/Rivière du Rempart - Quatre siècles d'histoire (1598-2006) "

La thématique préférée à la chronologie

Avec ses 415 pages organisées en 7 parties et 21 chapitres, le livre " Pamplemousses /Rivière du Rempart - Quatre siècles d'histoire (1598-2006) " signé Benjamin Moutou laisse au lecteur une large flexibilité dans le choix des thèmes qu'il voudrait aborder prioritairement, l'auteur ayant choisi de privilégier l'approche thématique, limitant la chronologie aux seules deuxième et troisième parties, soit 1/7 de l'ouvrage. Sera particulièrement appréciée la table des matières très élaborée qui pallie sans doute à l'absence d'un index (ce manquement dans tout livre digne de ce nom, équivaut toujours à un manque d'égard pour le lecteur).

Certes, ceux qui se passionnent pour la toponymie ne rateront pas la centaine de pages que l'auteur consacre aux villages du nord, avec en prime l'histoire passionnante de chacun d'eux. Seront aussi servis les passionnés de la photographie qui trouveront dans ce livre des photos d'archives de valeur.


Massage du cuir chevelu :

La santé de vos cheveux au bout des doigts

Pour la beauté de nos cheveux les professionnels ne cessent de concevoir de nouveaux produits, masques, shampoings, huiles… D'autres, estimant que la beauté des cheveux commencent par le soin accordé au cuir chevelu ont glissé dans leur programme un temps de massage qui n'a rien à voir avec celui que vous faites au bac pendant le shampoing. Le massage du cuir chevelu est en effet, une action bénéfique pour l'équilibre de vos cheveux. En prime, sensation de bien-être garantie. Avec nos conseils, découvrez tous les bienfaits du massage et vous saurez comment le pratiquer à la maison en suivant certains mouvements fondamentaux très simples à mettre en œuvre.

"Souvent malmené par les produits agressifs, la fumée de cigarettes ou la poussière, le cuir chevelu peut être sensible, tendu, inconfortable et manquer de souplesse", indiquent certains professionnels. Comme la peau de notre visage, il peut également montrer des signes de sècheresse. Le massage a pour effet premier d'activer la micro-circulation du cuir chevelu. Vos cheveux reconnaissants n'en seront que plus brillants et soyeux. Sur un cuir oxygéné, la coupe est souvent plus réussie, le brushing tient plus longtemps. Par ailleurs les bienfaits sont liés à la détente. Il suffit que la peau se décolle du crâne sous une pression précise pour que déjà la sensation de bien-être vous envahisse. Dans le cas où le cuir chevelu est très irrité le massage doit impérativement être très doux.

Sept gestes spécifiques

Un massage professionnel est bien sûr complexe. Selon les professionnels, un massage repose sur 7 gestes spécifiques : roulage de la nuque, rotations concentriques, percussions latérales, pincements, vibrations et drainage. Chaque mouvement provoque un afflux de sang vers le cuir, l'assouplit, et stimule l'épiderme. Ce soin capillaire trois étoiles fait l'unanimité. D'autres salons empruntent aux méthodes orientales des techniques à visée relaxantes mais également revitalisantes. Au Japon, faire travailler son cuir chevelu est considéré comme le meilleur des anti-stress. Le massage capillaire japonais, issu du shiatsu, stimule lui, les points d'acupuncture le long des méridiens du crâne. Celui-ci se fait avec la pulpe des doigts par des séries de pressions.

A la maison

Pour votre pause douceur, ne tergiversez plus, découvrez le plaisir des soins capillaires à la maison.rien de tel que le coup de brosse au moral et le massage détente du cuir chevelu. "Brossez-vous énergiquement les cheveux, mais sans tirer sur les racines, ni agresser le cuir chevelu", préconisent les professionnels. Pour nettoyer, aérer les cheveux et vos idées avec. Puis pratiquez un auto massage. Deux sortes de mouvements, très simples, ont fait, selon les professionnels, leurs preuves : les deux coudes sur une table, vous pouvez masser le cuir chevelu en bougeant la peau sous vos doigts écartés. Essayez de remonter de la nuque vers le sommet du crâne. Puis refaites le chemin inverse en imprimant des vibrations, du front jusqu'à la nuque. Insister sur la zone frontale et le dessus du crâne. Un vrai petit bonheur beauté.

Attention

Masser ne signifie pas frictionner! Les doigts ne doivent pas déraper mais bien rester fixés sur l'endroit de la tête où ils sont posés. Le principe consiste en effet à faire glisser la peau du cuir chevelu le long du crâne et non les doigts le long de la peau. Derniers conseils : la fréquence de vos séances est à moduler en fonction de votre nature de cheveux. Pour les cheveux normaux : 3 fois par semaine, cheveux secs : tous les jours, cheveux gras : 2 fois par semaine (avant shampoing). Surtout, ne pas faire les trois mouvements pendant un shampoing, une fois que celui-ci a été appliqué. Si peu agressif que soit le produit lavant, il est inutile de le faire pénétrer au niveau des racines. En l'occurrence cela n'ajouterait rien, ni à la beauté ni à la santé des cheveux. Hormis cette restriction, les mouvements peuvent être exécutés à n'importe quel moment de la journée, sur cheveux secs ou humides. Une séance complète ne prend pas plus de 2, 3 minutes.


Des cheveux en pleine forme

Les cheveux revêtent une importance capitale et font l'objet de beaucoup d'attention et de soins chez bon nombre d'entre nous. Parure féminine par excellence, atout de séduction indéniable, les cheveux nous rendent en général ce qu'on leur accorde. Souvent, mis à mal par le soleil, le sel de mer ou les désordres alimentaires, les cheveux deviennent ternes, secs, cassants sur les longueurs et fourchus au niveau des pointes. Aucune femme n'est épargnée par ce véritable casse-tête. A chaque problème de cheveux sa solution. Et c'est au quotidien que la santé de vos cheveux s'entretient.

Du shampoing au masque hydratant, votre chevelure demande la même attention que votre peau. Voici quelques bons gestes de base pour apprendre à entretenir ces cheveux. Ces règles participeront à l'éclat de votre coiffure et vos efforts seront récompensés.

A nettoyer en douceur :

Lavez vos cheveux deux fois par semaine, car il est essentiel de nettoyer les cheveux sans les décaper. En effet, la brillance, la souplesse et la résistance des cheveux nous les devons à des graisses. Un cuir chevelu agressé par des lavages trop fréquents et des shampoings trop décapants va produire davantage de sébum afin de compenser celui perdu lors du lavage, le cuir chevelu sera donc de plus en plus gras. Si au contraire, vos cheveux sont secs, vous pouvez les nourrir grâce à des crèmes adaptées. Pour laver tout en douceur et éviter de décaper vos cheveux, choisissez un shampoing avec une base lavante douce. Optez pour un produit adapté à votre nature de cheveux (secs, gras, etc.).

Utiliser les après-shampooings :

Pour reconstituer le film protecteur du cheveu, le régénérer en profondeur et le rendre plus beau, foncez pour les après-shampoings. Vous avez l'embarras du choix concernant les textures ou les modes d'emploi (avec/sans rinçage). Dans tous les cas, laissez pauser votre produit le temps indiqué sur vos cheveux (entre deux et quinze minutes en général). À utiliser toute l'année et après chaque lavage pour les cheveux secs ou abîmés ; sous forme de cure pour les autres (deux fois par semaine pendant un mois), lorsque la chevelure manque de tonus.

Attention au rinçage!

Après votre shampoing ou votre masque, il est essentiel de bien rincer vos cheveux sous peine de les alourdir et de favoriser des problèmes de pellicules et cheveux gras. Pour éliminer toute trace de cosmétique, rincez-les longuement à l'eau chaude, jusqu'à ce que l'eau coule parfaitement claire. Finissez avec un jet d'eau fraiche, idéal pour resserrer les écailles des cheveux et redonner un bon coup de brillance.

Les bons outils :

Pour sécher vos cheveux dans les règles de l'art, commencez par les essorer avec une serviette et n'utilisez votre sèche-cheveux que lorsqu'ils ne sont plus qu'humides - et toujours sur thermostat moyen. Lorsque vous choisissez vos brosses et peignes, préférez les modèles en matières naturelles qui respectent la fibre capillaire. Enfin, évitez d'utiliser chaque jour un produit coiffant : à la longue, cela risque d'étouffer le cuir chevelu et de rendre les cheveux ternes et sans pep.

Apportez leur une nourriture appropriée :

Comme tout organisme qui pousse et grandi, une alimentation appropriée est indispensable. Bien nourrir ses cheveux au moment de leur pousse les rendra robustes, souples et brillants plutôt que fragiles, cassants et ternes. Des compléments alimentaires sont spécialement conçus pour apporter aux cheveux les acides aminés (comme la méthionine et ceux généralement présent dans la levure), les vitamines (notamment les Vitamines E, H, B5, B6) et les sels minéraux (notamment le zinc et le magnésium) dont ils ont besoins.

No stress!

La santé de nos cheveux dépend étroitement de notre propre état de santé, et notamment de notre niveau de stress. Lorsque nous sommes fatigués et stressés, nos cheveux sont parmi les premiers à en pâtir. Pour éviter le stress, ou le gérer au mieux si l'on ne peut pas l'éviter, prenons de bonnes résolutions pour nous faire également un mental en pleine forme.


Trucs et astuces de grand-mères

Plus faciles à mettre en œuvre et surtout efficaces, souvenons-nous des remèdes de nos grands-mères pour avoir de beaux cheveux :

Pour des cheveux éclatants de brillance : rincer avec un mélange vinaigre de cidre et jus de citron.

Pour des cheveux plein de vigueur : ajouter un jaune d'œuf à votre shampoing, laver la chevelure et rincer.


Cuisine

Tout… ou presque sur le cake

Catherine, une fidèle lectrice de Cuisine Sunlights tente en vain de confectionner une spécialité qu'on retrouve dans toutes les pâtisseries mauriciennes, notamment le carré rouge ou le Jam Francis. Notre passionnée de cuisine a essayé de réaliser cette recette en préparant pour base une pâte génoise. Mais le résultat, dit-elle, n'est pas très concluant. Normal! Puisque la base du carré rouge est une pâte à cake (ou quatre-quart). La génoise, de texture plus spongieuse, se ramollie davantage lorsqu'elle absorbe une certaine quantité de sirop. Avec le chef Feizal Chaumoo, nous vous livrons la recette, simple à réaliser, du carré rouge. Catherine aura donc de quoi se rattraper. C'est aussi l'occasion pour nous de mieux connaître le "cake" et de ses variantes. Généralement sucré, le cake peut aussi se déguster en version salé: jambon/olives, légumes… Remplacez le sucre par le sel (à volonté).

Alors que chez les anglo-saxons, "cake" désigne le "gâteau" en général, le mot "cake" pour nous évoque plutôt ce gâteau long et bombé, truffé de petits fruits confits oranges, verts et rouges. Mais c'est pourtant bien aux Anglais que nous devons le fameux cake, créé pour nourrir les marins des bateaux commerçant avec l'Inde: aliment complet contenant oeufs, farine, graisse et sucre, le cake se conservait plusieurs mois grâce au rhum dans lequel avait macéré les fruits confits. Le cake se décline à l'infini: fruits, chocolat…


Carré rouge ou Jam Francis

Ingrédients: 500g de farine (self-raising), 500 g de beurre doux (sans sel), 500 g de sucre, 10 oeufs et 1 cuil.à café d'essence de vanille. Pour le sirop: 1.5 litre d'eau, 1 250 g de sucre et 1 cuil.à soupe de colorant alimentaire rouge.

Méthode: Mettez le sucre et le beurre dans un grand bol. Fouettez à l'aide d'un batteur électrique jusqu'à ce que le mélange devienne crémeux. Ajoutez les oeufs, un à un tout en continuant à fouetter. Après l'obtention d'un appareil homogène, incorporez la vanille. Ajoutez petit à petit la farine tamisée. Attention, procédez par petite quantité pour éviter la formation de grumeaux. Beurrez un moule à cake. Versez-y la pâte. Enfournez à 220°c. Après 40 minutes, enfoncez la lame d'un couteau dans le gâteau, pour vérifier la cuisson. Si la lame n'est pas sèche, continuez la cuisson pendant 15-20 minutes. Si la lame est sèche, retirez le gâteau du four. Démoulez et réservez. Versez le sucre et l'eau dans une casserole. Portez à ébullition. Laissez refroidir avant d'ajouter le colorant. Découpez le cake en carré régulier. Plongez les carrés, un à un, dans le sirop. Saupoudrez de noix de coco en poudre. Décorez avec de la crème et un peu de confiture aux fruits rouges.

Conseils

Utilisez un beurre ramolli. Vous pouvez aussi passez le beurre au micro-ondes pendant 20 secondes.

Cassez les oeufs un à un dans un bol avant de les incorporer toujours un après l'autre à la préparation. Cela vous évitera de mauvaises surprises: tâche de sang, oeuf impropre à la consommation

La levure chimique est facultative dans cette recette, puisque la farine suggérée en contient déjà. Mais pour améliorer le résultat, vous pouvez rajouter 2 cuil. à café de levure chimique (baking powder)


Cake à l'ananas

Ingrédients: 200 g de farine,150 g de beurre ,150 g de sucre glace, 3 oeufs, 1 cuil. à café de vanille liquide, 1/2 sachet de levure chimique, 1/2 cuil. à café de sel, 1/2 ananas frais, épluché et coupé en dés et 2 cuil. à soupe de rhum.

Préparation: Mélangez les dés d'ananas avec 1 cuil. à soupe de rhum. Fouettez le sucre et le beurre. Ajoutez les oeufs un par un, puis la vanille, tout en continuant de battre la pâte. Incorporez la farine tamisée avec la levure et le sel. Egouttez l'ananas, puis mixez-en la moitié de manière à obtenir de la purée. Ajoutez, à votre pâte, la purée d'ananas, puis le reste des morceaux d'ananas, égouttés. Versez la pâte dans un moule à cake. Faites cuire votre cake à l'ananas à 180° C, pendant environ 45 minutes. A sa sortie du four, arrosez votre cake à l'ananas avec 1 cuil. à soupe de rhum. Patientez 15 min, puis démoulez votre cake.


Cake aux fruits secs

Ingrédients: 160 g de farine, 125 g de beurre, 125 g de sucre glace, 3 oeufs, 1/2 cuil. à café de sel, 1/3 de sachet de levure chimique, 80 g de papayes confites, coupées en petits dés, 80 g de fruits secs (ananas, raisins etc.), 80 g d'abricots secs, coupés en petits dés, 2 cuil. à café de vanille liquide et 2 cuil. à soupe de rhum (blanc, de préférence).

Préparation: Mélangez ensemble les dés de fruits, farinez-les s'ils sont "gluants", puis ajoutez 1 cuil. à café de vanille et remuez le tout. Fouettez le beurre et le sucre glace en mousse. Ajoutez les oeufs un par un, puis 1 cuil. à café de vanille, tout en continuant de battre la pâte. Incorporez la farine tamisée avec la levure et le sel. Ajoutez les dés de fruits confits et mélangez. Versez votre pâte dans un moule à cake. Faites cuire votre cake pendant 5 min à 240° C, puis encore 40 min à 180° C

Arrosez votre cake avec le rhum dès la sortie du four. Démoulez après 15

minutes.

Boîte à questions

Vous souhaiteriez connaître des astuces pour améliorer vos recettes préférées? Vous avez des questions sur la pâtisserie? Faites-nous parvenir toutes vos questions au téléphone: 2078200 ou 2078286 ou par e-mail:cuisinesunlights@lemauricien.com. Week-End Sunlights vous répondra avec le concours du chef Feizal Chaumoo de Bake Master QSC


Festival Reggae Donn Sa 4

Mais où chantera Tiken Jah Fakoly?

Le stade Anjalay accueillera-t-il Tiken Jah Fakoly et ses collègues de la région en mai prochain? Les Otentik Street Brothers (de OSB Co. Ltd) , organisateurs de la quatrième édition du Festival Reggae Donn Sa, sont toujours dans l'attente d'une réponse. Le stade qui ne serait, semble-t-il, pas disponible durant cette période, avait été une option idéale pour un festival d'ampleur international, grâce à la participation de Tiken Jah Fakoly. Mais, à ce jour les OSB poursuivent encore les démarches administratives pour concrétiser la tenue du concert dans ce stade. Cette situation remet à nouveau la question de structure spécialisée pour l'accueil de concerts en plein air sur le tapis! Cette question ne devrait pas pour autant préoccuper les instances concernées par la culture, car la crise économique freinerait tout investissement privé en concert populaire de la catégorie Reggae Donn Sa. Et si le stade Anjalay ouvre ses portes aux artistes du festival, ce serait peut-être le seul événement musical du genre de l'année!

Pour l'instant, la date annoncée, soit le 9 mai, est maintenue. Le festival débutera à 18 heures et sont attendus des artistes de la région, en l'occurrence Jakim du groupe seychellois Red, Gold and Green et Gangsta 6tem de Rodrigues. Quant au reggae, ragga et seggae made in Mauritius, il sera défendu par Mystik Dan Zil, Rasinn et les OSB. La quatrième édition du festival aura aussi un caractère social avec le lancement, le 8 mai, du collectif Revey Twa. C'est Tiken Jah Fakoly, lui-même, qui sera le parrain du collectif. Celui-ci, composé de Bruno Raya, des OSB et des Zarbiens, a pour objectif de mener une campagne de sensibilisation axée sur le VIH/Sida, la pauvreté… à chaque édition du festival. Le thème choisi pour la soirée du 9 mai est "Reggae kont Sida." Par ailleurs, OSB Co. Ltd a renouvelé son association avec le comité AIDS Candlelight Mauritius; dans le cadre du International Aids Candlelight Memorial 2009. Dans cette optique le festival donnera le ton à cette commémoration.


Albums

Pop Lekonomi, Menwar

L'album n'est pas une nouveauté. Harbour Music qui appose son label sur cette réédition nous renvoie en 1998, année où Pop Lékonomi sort sur le marché. Cette réédition comprend toutefois, deux autres titres, notamment Lavi Rodrigues et Lévénement 80. Si l'album n'est pas une découverte il donne cependant l'occasion de faire un retour en arrière. L'on voit défiler l'époque où le griot Menwar sortait de sa tanière pour faire entendre ses sons nés de différentes influences et expériences acquises ailleurs. Pop Lékonomi est arrivé après plus d'une décennie creuse en matière discographique. Menwar qui reviendra un peu plus tard (en 2002) avec Léko Rivyer Nwar, dans les bacs gratifie d' un style peaufiné. Pour rappel Pop Lékonomi renferme des morceaux tels Pansé, Damorel, sa la vi la, Silos, Zoli Simé…

Imigré, Gangsta Familia

La grande famille de Clency Marie propose un album red, gold and green avec Imigré. Gangsta Familia, le groupe mené par Clency Marie ou Tonton Rasta, pour sa tribu, a fait de la place à deux invités qui assurent quatre morceaux, donc le titre éponyme. Il s'agit de T-East et Wachano duo de Gangsta Beach. Avec Imigré, la bande à Clency Marie, produite par Harbour Music offre 10 titres, notamment Oh Jah, Mo ti zil, Manque confiance, Doudou, Fatigue vivre dan tapaz, Marylene

Exzilé, Mighty Jah

Il n'y a pas longtemps, Double K, la voix de Mighty Jah, nous annonçait le retour du trio chez les disquaires. C'est chose faite. Kayaman qui donne le tempo est le titre phare du deuxième album, Exzilé (Harbour Music), de Mighty Jah. Double K, Jah Mike et Nasty Kool donnent donc rendez-vous à leurs inconditionnels avec une douzaine de nouveautés: Esclavage, Exilé, Soif pouvoir, Ou dan mo lavi, Zenn fi, Nou kontan…

ReKreasyon, 31 ti parfin nu memwar, Abaim

Décor thématique pour la circonstance, costumes recherchés, accords traditionnels et modernes à la fois… le ton ne pouvait être autrement pour le lancement du septième album, ReKreasyion, d'Abaim, le 7 dernier au MGI. Les figures de proue du groupe, en l'occurrence Marousia Bouvery et Alain Munean ont, avec toutes les voix et les musiciens d'Abaim, ramené avec brio les parfums d'autrefois sur scène. ReKreasyon, 31 ti parfin nu memwar est pour rappel disponible en deux versions: CD et collector respectivement


News

Bonnto Awards en Suspens-

La troisième édition des Bonnto Awards est en suspens. Pour cause, faute de sponsorship les organisateurs Independant Productions Ltd, frappent toujours à plusieurs portes pour financer l'évènement. Pour expliquer son retrait, le principal sponsor de l'évènement a évoqué la crise financière. Independant Productions Ltd qui demeure optimiste, espère trouver le budget nécessaire pour récompenser de manière grandiose ceux qui ont contribué dans la musique locale.

Par ailleurs, il revient que la Mauritius Society of Authors n'a pas encore pris de décision quant à l'organisation de la deuxième édition des MASA Awards. Là aussi, il serait question de budget limité!


Chanson de la semaine

Ballade teintée aux couleurs de zouk, Je t'aime toujours place Tcheky pour la deuxième semaine consécutive au sommet du classement Bonnto Klip. Et ce après avoir occupé la deuxième place pendant trois semaines. Tcheky qui signe, ici, avec le succès, ne pense pas dormir sur ses lauriers. Le jeune homme qui s'est associé à d'autres artites planche sur une compilation, laquelle devrait être suivie par un album solo…

Tcheky: Je t'aime toujours

(Aut.comp.int J.E.Nicolas Fanny)

Refrain:

Je t'aime toujours
Aussi fort
Que le premier jour
Où j'ai croisé ton regard
Je t'ai avoué mon amour
Je brulais comme une flamme
En te faisant des yeux de velours
Pour que tu sois ma femme

Couplet 1

Si je t'ai écrit ces mots doux
C'est pour te faire réaliser
Combien je suis fou de toi (fou de toi)
Tu m'as ensorcelé, hypnotisé et envoûté
Pour que je reste à toi pour l'éternité (l'éternité)
Je n'ose même pas imaginé si tu t'en allé
Car mon coeur est ensoleillé rien que par toi
Tu es tout ce que j'ai de plus précieux dans la vie
Pour que tu restes à mes côtés j'en implore les cieux
(j'en implore les cieux)

Refrain

Couplet 2

Tous les horizons
Je franchirai pour toi
Même si je perds la raison
Tant pis pour moi
Même si tu n'es qu'un mirage
Je ne regretterai pas
Car je sais de toutes les femmes
C'est toi que j'aime de toute mon âme

Refrain

Couplet 3 (x2)

Je voudrais passer le plus beau printemps à tes côtés
Tous les instants me sont comptés
Et jamais je ne les oublieraient
Je serai ton alizée
Quand les autres voudront s'opposer
Pour toi je conquerrai
Toutes les merveilles que Dieu a créée

Je veux que tu sois ma femme...
Que tu combles mon âme...
Je veux que tu sois ma femme...
Que tu combles mon âme...
Je veux que tu sois ma femme...
Que tu combles mon âme...
Je veux que tu sois ma femme...
Que tu combles mon âme...


Agenda

Samedi 21 mars: Projection de film: Vipère au poing. À la médiathèque du Centre Culturel Charles Baudelaire, Rose-Hill à 11h

Samedi 21 mars: Concert jazz. Au Conservatoire François Mitterand à 20h

Dimanche 22 mars: Atelier animé par Anne-Marie Porras. Dans la salle polyvalente du Centre Charles Baudelaire, Rose-Hill. De 10h à 11h30

Samedi 28 mars: Concert : Neshen Teeroovengadum. Au Conservatoire François Mitterand à 20h

Lundi 2 mars : Expo : Ciel miroir des cultures. Au Centre Charles Baudelaire. Jusqu'au samedi 14 mars

Samedi 7 mars : Projection: Boule de Suif de Christian Jacque. Au médiathèque du Centre Centre Baudelaire à 11h


CONCERT JAZZ

Dean Nookadu Jazz Trio : Inventivité, sensualité...

Jazzin N Jammin' with Lions, c'est le concert tant attendu le 21 mars 2009 au Conservatoire François Mitterrand à 20h. Le trio formé par Dean Nookadu (Dean Nookadu Jazz Trio) donnera un aperçu de son talent. Il est composé de Dean lui-même, Gérard Ravat et Denis Serret.

L'idée de ce grand concert est de relancer les manifestations autour du jazz à Maurice et de permettre aux jeunes musiciens de côtoyer les plus expérimentés. La particularité : un jazz inventif, sensuel avec quelques accents de blues, gospel et même de R&B. Un mélange savant pour offrir un jazz qui innove. Les amateurs de jazz auront le plaisir de voir évoluer sur scène d'autres grandes pointures du jazz à Maurice : Ernest Wiéhé, Philippe Thomas et Patrick Desvaux. Cette formation jouera ses propres compositions et accompagnera les chanteuses Adeline Forget et Véronique Zuël-Bungaroo, qui reprendront des standards du jazz. Le musicien Eric Triton se joindra à l'expérience et offrira le meilleur de son répertoire. A signaler aussi sur scène des talents émergents qui évolueront sur scène dans un style jazzy.

Jazzin N Jammin' with Lions, c'est l'amour et le partage de la musique doublé d'une bonne cause: une lévée de fonds pour les projets du Lions Club de Pamplemousses dans son combat contre la pauvreté et la toxicomanie.

Infos pratiques : Jazzin N Jammin' with Lions, billets disponibles sur le Rézo Otayo à Rs 500. Réservation sur le 466 99 99.


Jazz avec zot Festival 2009

Le Moz'ar Jazz Band : au-delà du jazz

Jazz avec zot Festival 2009 (les 26, 27, 28, 29 novembre) à Saint-Pierre, la Réunion ou le temps de vivre le jazz autrement. La première édition de cette manifestation à l'initiative de Tony Manglou, organisateur avec la participation de la mairie de Saint-Pierre, s'annonce riche en événements. D'abord, l'idée de porter le jazz plus loin, plus fort sous une forme improvisée. José Thérèse et les jeunes musiciens de l'Atelier Moz'ar feront le déplacement à la Réunion pour le festival. Le pari de cet engagement est de franchir un pas supplémentaire et de mettre en avant les aspects création, développement, lien social. Dans quel axe envisager ce festival ? La réponse collective prend écho chez des groupes de jeunes de la Nouvelle Orléans, de Maurice, de Madagascar, d'Australie, de la Nouvelle Zélande, la Nouvelle Calédonie et la Réunion qui vont tenter de repousser les limites dans le jeu et le son. Une vraie liberté sera donnée à chaque musicien et à la musiquue produite par chaque groupe. Pendant cinq jours et cinq nuits le festival s'ouvrira sur l'échange, le partage et le respect de l'expression de l'autre. A ce stade la scène représente le terrrain d'exploration idéal pour des jeunes d'origines difféentes. Ce n'est pas seulement un festival de jazz mais aussi l'occasion pour des jeunes de vivre ensemble. Quand on réunit sur une île une population de jeunes musiciens, il se passe forcément quelque chose. Des rencontres ont lieu, la musique vient à son heure. Il y a des liens quui se tissent entre les musiciens.

L'idée, le fantasme de Jazz avec zot festival, c'est trouver la magie pour que les jeunes puissent affirmer la force de leur art devant un public enthousiaste. Le projet, selon l'organisateur, implique une participation désintéressée de la part des musiciens. L'idée est de créer avant tout du lien social.

José Thérèse, chef d'orchestre du Moz'ar Jazz Band sera présent au rendez-vous. A cette occasion, un saxophoniste-arrangeur Alexandre desanfant fera le déplacement à la Réunion. José Thérèse l'avait rencontré lors d'un stage avec le Paris Jazz Band.


Rencontre - Stéphane Moutou

Le maquillage, une expression créative

Toute la conversation avec Stéphane Moutou est entrecoupée d'appels de commandes. Rencontré jeudi, il nous fait découvrir dans l'interview qui suit, son métier : maquilleur professionnel. Fort de ses 15 ans d'expérience et de ses diverses collaborations (des mannequins d'agence aux personnalités d'horizons divers, campagnes de publicité, tournage de courts-métrages, mariages, entre autres) Stéphane Moutou a su apporter dans le domaine du maquillage à Maurice sa magic touch personnelle. La liste des visages passés entre ses mains témoigne de son talent. Tel un peintre et munit de ses pinceaux et de ses couleurs, il arrive à égayer et à embellir la vie des femmes. Mariages de couleurs osées et harmonieuses : les résultats parlent d'eux-mêmes. Imagination, sensibilité et culture artistique caractérisent cet homme qui est très attaché à la maîtrise technique de son art, un atout qui lui permet d'être à la fois libre et créatif. Inspiré, c'est avec une détermination sans cesse renouvelée qu'il s'est construit un parcours.

Qu'est-ce qui vous a poussé à embrasser la carrière de maquilleur?

Je me suis essayé très jeune au maquillage en m'inspirant des photos glanées dans des magazines de mode et de beauté. Tout ce qui était beau et harmonieux m'émerveillait. Après une formation en Hospitality Management, je me suis orienté vers le domaine de l'hôtellerie. Mais trop de conformisme, dans le circuit hôtelier, m'a rebuté. Ma passion naissante pour le maquillage prend alors une autre ampleur. Je décide d'entamer des études dans cette branche et entreprend une formation d'un an et demi dans une école spécialisée à Paris.

Qu'est-ce que vous préférez dans votre métier?

Ce que je préfère, c'est l'intimité qui se crée avec les personnes que je maquille. La séance de maquillage, c'est une tranche de vie de la femme que je maquille, qui a besoin de parler et d'être rassurée. Je peux voir les états d'âmes de la femme au niveau de l'harmonie du visage. Le dénouement est que je parvienne à lui donner du caractère à travers le maquillage. Elle et moi devons être complices dans la créativité. La satisfaction de ce dénouement est qu'elle est décomplexée et plus épanouie après une séance.

Qu'est-ce que l'art du maquillage, selon vous? Qu'est-ce qu'il représente pour une femme?

Pour la femme moderne, je le vois comme une thérapie pour se sentir bien dans sa peau ou pour être plus séduisante. Je rêve de rendre le maquillage plus accessible et plus ludique afin que chaque femme devienne indépendante et rassurée sur sa beauté et son embellissement. Pour les femmes, l'art de maquiller doit rester un choix, jamais une obligation, mais davantage un moment d'épanouissement où l'éclat, l'élégance et la sobriété sont les maître mots. Le maquillage est un outil qui permet de s'exprimer, c'est une expression créative.

Qu'aimez-vous manipuler dans le maquillage?

Les couleurs. J'ai une prédilection pour le noir, le pourpre et le beige. Le toucher est ce qu'il y a de plus naturel. Le toucher permet de tisser des liens, créer une proximité avec le modèle.

Quel regard portez-vous sur la mode à Maurice?

Mon plus grand regret, c'est qu'il n'y ait pas assez de magazines de mode à Maurice. Autrement, le make-up que j'aurais proposé pour la prochaine saison hivernale serait le grand retour de la séductrice influencée par les années 20, 30, 40. Avec toutes les palettes que j'ai, je me serais inspiré d'Alcôve Baroque chargé de velours pourpre et de satin noir sans ignorer les couleurs institutionnelles du maquillage. Un teint parfait, uni et lumineux avec beaucoup d'accent sur les yeux.

Quelles sont vos sources d'inspiration?

Mes sources d'inspiration se trouvent autour de moi. C'est ce que je vois dans les magazines ou des films. Des gens que je rencontre ou encore d'une fleur, des bijoux.

Qu'est-ce qui fait un bon maquilleur?

Il doit être affranchi de l'abécédaire des soins de peaux. Toujours être efficace dans la confession de la femme, avoir le sens de la couleur, apprivoiser les bonnes lumières, son originalité, utiliser moins d'artifices, avoir une conception de la séduction, celle que l'on remarque par ce juste équilibre entre la tradition, l'audace, la modernité, la délicatesse des textures, la sophistication des couleurs, la profusion des harmonies aussi diverses que le goût ou la fantaisie de la femme. Après 15 ans, j'espère que mes maquillages ont été le reflet des aspirations de la femme, une lumière qui donne de la couleur à leur vie.

Qu'est-ce qui vous intéresse en dehors du maquillage?

L'art sous toutes ses formes: le cinéma, les bijoux, les visages d'actrices. Je suis subjugué par les peintures de Salvadore Dali et Warhol, par exemple. J'ai une fascination pour Faye Dunaway dans China Town, les films d'Hitchcock, où le noir et blanc deviennent perfection.

Un conseil à ceux qui veulent exercer le métier de maquilleur?

D'être d'une curiosité maladive sur l'artistique même en étant un peu dans le fantasme, lire beaucoup de magazines. Il y a toujours un vent de nouveauté qui souffle sur la planète mode et beauté.


Journée Mondiale des Consommateurs 2009

Junk Food Generation

Trop gras, trop sucré, trop salé : Piqure de rappel des mauvaises habitudes alimentaires

Génération Malbouffe (Junk Food Generation) : c'est autour de ce thème que se commémore en ce dimanche 15 mars 2009 la Journée Mondiale des Droits des Consommateurs. Nouvelle occasion pour une prise de conscience des dangers des mauvaises habitudes alimentaires consistant à consommer des aliments trop riches en graisses, en sucre ou en sel. Avec non rang peu enviable en matière de prévalence des maladies non-transmissibles dont le diabète et les maladies cardiovasculaires, cette prise de conscience est d'autant plus nécessaire.

C'est le 15 mars de l'an dernier qu'a été lancé, à l'occasion de la précédente Journée Mondiale des Droits des Consommateurs, la campagne Génération Malbouffe (Junk Food Generation) de Consumer International (CI). Pour cette fédération internationale des associations de consommateurs, un régime alimentaire malsain notamment constitué d'aliments trop gras, trop sucrés ou trop salés occasionne un certain nombre de problèmes dont l'obésité et le surpoids.

La fédération explique que des études ont établi le lien entre le marketing alimentaire et les habitudes de consommation. Dans le cas particulier des enfants, explique encore la fédération des associations de consommateurs, ce qu'ils voient est ce qu'ils cherchent. "Les enfants sont des cibles faciles des spécialistes du marketing", soutient CI.

Ainsi, selon cette organisation, pour chaque dollar dépensé par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour l'amélioration de la nutrition de la population mondiale, l'industrie alimentaire mondiale dépense US$ 500 dans la promotion d'aliments industriels. "De nombreux enfants sont toujours exposés à de la publicité agressive d'aliments et de boissons riches en graisses, en sucre et en sel", estime CI.

Pour l'ONG de défense des consommateurs, même une exposition de seulement 30 secondes peut influencer significativement les préférences alimentaires d'enfants aussi jeunes que de deux ans. CI cite, notamment, une étude de UFC Que Choisir en France qui a établi que 77% des enfants préfèrent prendre pour le petit déjeuner un céréale dont ils connaissent la publicité.

En règle générale, un régime alimentaire sain est constitué de plusieurs portions journaliers de fruits et de légumes. Parallèlement, ce que les nutritionnistes estiment néfaste pour la santé est la consommation d'aliments trop gras, trop sucrés ou trop salés. C'est dans cette perspective que CI inscrit sa campagne contre le marketing d'aliments et de boissons malsains auprès d'enfants de moins de 16 ans.

Dans ce contexte, la fédération internationale des associations de consommateurs a élaboré un Code susceptible d'établir une base légale en vue de recours à l'encontre de sociétés promouvant des aliments et des boissons non-aocoolisées malsains auprès des enfants. CI demande à l'OMS d'adopter ce code.

Aliments industriels : haro sur le marketing

Mais déjà, des pays ont adopté des mesures allant dans le sens d'un contrôle du marketing auprès des jeunes consommateurs des produits alimentaires trop riches en graisses, en sucre ou en sel. Ainsi, depuis le 1er janvier 2008, les publicités télévisées pour de tels aliments et boissons sont interdites de diffusion lors d'émissions de télévision destinés aux moins de 16 ans en Grande-Bretagne.

Cette décision fait suite à l'interdiction, depuis le 1er avril 2007, de la diffusion de publicités télévisées de boissons et d'aliments trop riches en sucre, en graisses et en sel lors d'émissions télé destinées aux 4 à 9 ans. Parallèlement, en France, le collectif "Obésité : Protégeons nos enfants" milite dans le même sens d'un encadrement de la publicité de produits trop gras, trop salés ou trop sucrés aux heures de grande écoute à la télévision.

Sur le plan local, en marge de cette Journée Mondiale des Droits des Consommateurs commémorée en ce dimanche 15 mars, l'Institute for Consumer Protection (ICP) a adressé des correspondances aux ministres de l'Education, de la Santé et de la Protection des consommateurs respectivement les invitant, en substance, à prendre des mesures allant dans le même sens d'une réglementation du marketing des aliments et boissons non-alcoolisées trop riches en graisses, en sucre et en sel.

On sait, néanmoins, que depuis le début de l'année scolaire 2007, les boissons gazeuses réputées riches en sucre ont été interdites de vente dans les cantines scolaires. Par ailleurs, lors du dernier budget, le ministre des Finances a annoncé l'introduction d'un Anti-dumping and Countervailing Measures Bill de même que des amendements au Food Act et au Dangerous Chemicals Act.

Ces mesures de renforcement légal vont, certainement, dans le sens d'un plus grand contrôle sur, notamment, la vente de produits alimentaires dont ceux destinés surout aux enfants. Plus d'une fois, ces derniers mois, des snacks et autres confiseries destinés aux jeunes ont fait l'objet de récriminations de la part de parents d'enfants.

Avec se forte prévalence de maladies non-transmissibles dont le diabète et les maladies cardio-vasculaires, Maurice a intérêt à redoubler de vigilance quant à ce que consomme sa population et, en particulier, ses jeunes enfants. Il y va, en effet, de la vitalité de sa population de demain.


Semaine Nationale de la Philosophie

La philo à l'épreuve

En quoi la philosophie peut-elle contribuer à faire mieux comprendre les problèmes qui se posent aux hommes aujourd'hui ? Ces problèmes sociaux, environnementaux, existentiels ne semblent-ils pas réfractaires à l'analyse philosophique, ne rendent-ils pas dérisoires l'assurance sereine de la compréhension morale ? La seule réponse qu'on peut apporter à ce genre de questions est de mettre la philosophie (perçue comme difficile et éloignée des gens) à l'épreuve. Quelle est la pertinence de la philosophie des lumières aujourd'hui ? La philosophie comme médecine ? Qui n'a pas curiosité ou plaisir à réfléchir à ces questions quand les transformations mêmes de notre monde ne cessent de rendre plus aiguë la nécessité d'une réflexion précise, informée qui argumente, analyse et revienne aux grand sujets d'actualité, aux problèmes existentielles. La semaine nationale de la philosophie, à l'initiative de l'Université Populaire de l'Ile Maurice) veut témoigner de ces nouvelles orientations, de la réflexion philosophique. De nombreuses activités seront organisées du 18 au 25 mars pour tenter de rendre le monde plus intelligible sinon plus familier.

Joseph Cardella

"Se forger ses propres outils pour comprendre le monde"

La semaine nationale de la philosophie 2009 est à sa troisième édition. L'événement s'adresse à tous, tant au grand public qu'à la petite communauté des passionnés de la philosophie. Joseph Cardella, initiateur de l'Université Populaire de Maurice, dit d'emblée que cette semaine sert à faire la promotion de la philosophie en tant que discipline propre et aussi de sensibiliser un large public à cette discipline. Les activités ont été décidées à Maurice et abordent des problématiques générales, poursuit-il. La semaine de la philosophie sollicite une participation active du public pour ne pas reléguer la philosophie à son habituel cadre institutionnel. Elle constitue une occasion pour tous ceux intéressés par la philosophie de se réunir autour d'un vaste éventail d'activités : conférences, cafés philosophiques, projection de film. Plusieurs conférences traiteront d'enjeux actuels comme "la différence : source de conflit ou d'enrichissement ?"

Les activités sont libres et pour la plupart gratuites et ouvertes à tous. L'événement s'adresse tant au grand public, qu'aux étudiants et enseignants désireux d'initier des 'café-philo' dans leurs différents établissements. La semaine de la philosophie vise aussi l'intégration d'autres disciplines afin de mettre l'accent sur l'ouvertuure de la philosophie envers les autres domaines de connaissance. Joseph Cardella, enseignant de philosophie et principal intervenant de cette semaine insiste sur la forme des activités : le dialogue et le débat pour permettre à chacun de forger ses propres outils pour comprendre le monde et développer l'esprit critique.

Tous les sujets abordés sont proches des réalités quotidiennes et des questions que nous nous posons. Par exemple, aborder la philosophie des Lumières aujourd'hui c'est rappeler que la liberté des individus vient de là. C'est aussi une démarche face au repli identitaire et à des courants intégristes.

La semaine de la philosophie servira de tribune publique pour la philosophie en faisant sa promotion dans l'espace restreint où nous vivons.

Priya Baligadoo: Responsabiliser les jeunes

Elle est enseignante et membre du Réseau International des Femmes Philosophes. Elle interviendra lors de la semaine nationale de la philosophie sur le thème de la différence. L'originalité de sa démarche consiste en ce café philo qu'elle va initier au Port Louis SSS, une première à Maurice. Priya Baligadoo nous dit que ce sera une manière de responsabiliser les jeunes. Le fait de développer le sens critique, d'aider les jeunes à réfléchir sur eux-mêmes et sur le monde est une façon de les aider à faire face aux réalités quotidiennes. Car la philosophie se transmet dans la pratique, nous dit Priya. Elle est une des rares femmes mauriciennes à faire partie du Réseau International de Femmes Philosophes de l'UNESCO. Elle a adhéré à ce réseau en envoyant ses articles sur la philosophie, les thèmes sociaux et éducatifs dans l'idée de vulgariser ses travaux. Ce réseau des femmes philosophes a été créé le 8 mars 2007 pour que les femmes soient plus visibles dans les activités liées à la philosophie. Priya Baligadoo fait remarquer qu'il n'y a pas de distinction de sexe en philosophie. Ce réseau permet au faible nombre de femmes philosophes d'avoir une certaine légitimité et de travailler avec leurs confères.

Pour ce qui est de la philosophie à Maurice, Priya ajoute qu'il y a une certaine tendance ici à sous-estimer l'importance de la philosophie à la considérer comme une discipline éloignée des gens. Mais on ne peut vivre sans la philo fait parttie intégrante de notre existence et nous aide à faire face aux problèmes qui se posent à nous.


La programmation 2009 (calendrier dans table de montage)

légendes

1. Joseph Cardella, initiateur de l'Université polulaire de Maurice

2. Priya Baligadoo, enseignante


Formation de danse

Les enseignements d'Anne Marie Porras

Anne Marie Porras, qui on le sait, voue une grande passion pour la danse et les danseurs, n'est pas à sa première visite à Maurice. La chorégraphe a formé des danseurs mauriciens et les mette en scène dans ses chorégraphies. Elle n'a rien perdu de son exigence artistique et les qualités sensibles du jeu, de l'expression de la personnalité et de la poésie. Anne Marie Porras revient à Maurice pour animer un atelier de danse du 22 au 26 mars 2009 de 10h à 11h30 dans la salle polyvalente du Centre culturel Charles Baudelaire à Rose Hill.

Anne-Marie Porras a acquis par son travail et ses diverses expériences artistiques une réputation de chorégraphe et de formatrice. Sa formation et son parcours ont été largement marqués par la danse jazz. Elle semble ne pas se préoccuper des tendances et poursuivre son travail pour développer la personnalité artistique de chaque danseur. Ce sont autant de bonnes raisons pour ne pas bouder sa venue à Maurice. Les chorégraphes mauriciens et autres passionnées de danse trouveront dans son atelier de danse des aspects de la recherche chorégraphique et un thème choisi pour l'épanouissement des danseurs. Le travail qu'elle propose est basé "sur des accents doux et présents, une énergie dense émergeant d'un chemin intérieur trace une danse de contrastes et raconte à l'unisson la continuité, l'écho du mouvement dans la courbe... L'équilibre atteint dans l'arc de la spirale dessine dans l'espace avec une liberté d'expression la poésie du ressenti..." La chorégraphe sera accompagnée de son musicien Stéphane Richard.

Renseignements CCB : 454 7929. Frais d'inscription pour toute la session, Rs 500.


Cycle "débats d'idées"

Les politiques culturelles selon Bernard Faivre d'Arcier

Bernard Faivre d'Arcier connaît parfaitement l'action culturelle puisqu'il a exercé de longues années au Ministère français de la Culture, notamment au Ministère de la Culture auprès de Jack Lang. Il interviendra sur divers sujets dont les politiques culturelles, les théâtre français et francophone, lors de son séjour à Maurice (du 19 au 25 mars) et dans le cadre de la semaine de la Francophonie.

Bernard Faivre d'Arcier, ancien directeur du Festival d'Avignon et actuellement président des Biennales de Lyon donnera une conférence sur le thème "Le Festival d'Avignon" le vendredi 20 mars à 17h30 au Centre culturel Charles Baudelaire à Rose-Hill. Ce conférencier (organisateur de séminaires internationaux de formation à la direction de projets culturels) possède une grande expérience dans le domaine culturel. Il a d'abord été formé à la double école du secteur privé et du secteur public (Hautes Etudes Commerciales, Institut d'Etudes Politiques de Paris, Littérature à la Sorbonne et Ecole Nationale d'Administration). Il a dirigé le Festival d'Avignon deux fois avec 16 éditions conçues. Il a aussi travaillé dans le domaine de l'audiovisuel (au Centre National du Cinéma, à l'Institut National de l'Audiovisuel). Il a également organisé les manifestations du bicentenaire de l'Assemblée nationale en 1989. Bernard Faivre d'Arcier est toujours consultant international pour l'organisation d'activités culturelles. Il interviendra dans le cycle "débats-d'idées" organisé par le SCAC de l'ambassade de France et le Centre culturel français Charles Baudelaire.


Ciné/Focus

Milk

Sean Penn en icône gay

Quand un acteur disparaît derrière son personnage, cela relève de l'art dramatique. Dès les premières séquences de Milk, Sean Penn se transforme en Harvey Milk, personnage historique, martyr de la cause gay et héros du nouveau film de Gus Van Sant.

Harvey Milk fut le premier homme politique américain ouvertement homosexuel à détenir un mandat électoral (il fut conseiller municipal de San Francisco). En 1977, un an après son élection, il fut assassiné par Dan White, un autre conseiller municipal.

Dans le portrait d'Harvey Milk que font Gus Van Sant et Sean Penn, il y a un soin particulier à mettre en évidence sa force de conviction, son humanité, sa fragilité. Il faut oublier la connotation péjorative qui s'est attachée au terme d'icône, et se souvenir qu'une icône, c'est d'abord une oeuvre d'art.

Le scénario de Dustin Lance Black présente Harvey Milk en 1970, le soir de ses 40 ans, draguant un garçon dans le métro new-yorkais. Scott Smith (James Franco) est un hippie qui emmène Milk vers San Francisco, qui à ce moment était en passe de devenir la capitale gay des Etats-Unis.

Dès l'arrivée à San Francisco, le film prend de ampleur, mettant en scène l'irrésistible libération de ceux qui, non seulement n'ont plus besoin de se cacher, mais décident de prendre des places au premier rang. C'est cette métamorphose qui fait la grandeur de l'interprétation de Sean Penn. Il maîtrise les mimiques, les maniérismes d'un gay des années 1970, mais ce ne sont que des outils qui font prendre conscience du charisme de Milk, son apprentissage du jeu politique.

Autour de la figure de Milk-Penn, Gus Van Sant fait graviter ses amants (joués par James Franco, puis Diego Luna), ses alliés politiques et ses adversaires.

Gus Van Sant cinéaste ambivalent

Dan White, l'assassin de Milk et du maire Moscone, est l'incarnation de l'opposition à la reconnaissance du droit des homosexuels. Gus Van Sant a donné le rôle de l'assassin à Josh Brolin, qui était encore il y a quelques mois président des Etats-Unis dans W., le film d'Oliver Stone. Brolin en fait un personnage sombre, ambigu, à la fois fasciné et révulsé par Milk.

Le film continue de prendre de l'ampleur au fil du succès de son héros. Celui-ci doit affronter la violente campagne antigay lancée par la chanteuse Anita Bryant, dont les émules californiens tentent de faire interdire, par référendum, l'accès de l'enseignement public aux professeurs homosexuels.

Les séquences consacrées à la campagne pour ce scrutin sont chargées d'adrénaline, et sont comme l'image heureuse de la défaite subie par les homosexuels lors de l'adoption, en novembre 2008, de la proposition 8 interdisant le mariage homosexuel en Californie.

Gus Van Sant est un cinéaste parfaitement ambivalent, capable du radicalisme formel le plus intransigeant (Last Days (2005) comme de la soumission la plus totale au langage hollywoodien (A la rencontre de Forrester (2001). Harvey Milk est peut-être le premier film dans lequel il réconcilie les deux versants de son talent, mettant au service du spectacle la maîtrise formelle de ses expérimentations,

Les morceaux de bravoure sont filmés avec le panache nécessaire. Les scènes d'intérieur, qui mettent en scène la vie privée tumultueuse du politicien, sont plus incisives, souvent cruelles. Et, pour le finale tragique, Gus Van Sant utilise avec une assurance stupéfiante les acquis d'Elephant (2003) et Last Days, filmant à nouveau une tragédie américaine, avec ce mélange de détachement et de colère qui est devenu sa marque.


Welcome :

Le lot quotidien des migrants

Ce que montre le film est la triste vérité. Matraquage, gazage, sont le lot quotidien de ces migrants, y compris les femmes enceintes et les enfants. Même si ces derniers temps ça s'est un peu calmé, ce qu'on a vu depuis six ans est inimaginable.

Le beau film réalisé par Philippe Lioret, pourrait s'appeler "dans ce pays". Lioret a porté son regard sur la dernière étape des clandestins qui veulent gagner Londres et s'entassent sur le rivage de la mer du Nord, en France, à Calais.

Dans la ville des Bourgeois et de la dentelle se joue depuis la fermeture du centre de Sangatte en 2002 un drame sans fin, dans lequel les migrants attendent des jours, des semaines, des mois, dans la misère et la persécution, le moment de risquer leur vie pour passer le Channel.

Cette tragédie, il suffit de lire les journaux ou d'aller au cinéma pour la connaître. Mais comment la faire voir ? Welcome de Philippe Lioret raconte bien l'histoire de Bilal, adolescent kurde qui a fui Mossoul (Irak) pour échapper aux attentats et à la guerre larvée, et surtout pour retrouver la fille qu'il aime, partie pour Londres. Et c'est à travers les yeux d'un homme ordinaire, un Français moyen, que Lioret la dévoile, la fait partager.


La Manche à la nage

Simon (Vincent Lindon) est maître-nageur à la piscine municipale de Calais. Un quinquagénaire que sa femme est en train de quitter. Marion milite dans une association qui tente d'atténuer le dénuement des migrants, engagement auquel Simon a opposé une indifférence que seule la perspective du départ de sa femme va déchirer.

Le déclic qui fait que Simon s'attache au destin de Bilal, venu lui demander des leçons de crawl, tient plus au désir de se rapprocher de sa femme qu'à des considérations politiques ou éthiques.

Le projet insensé de Bilal est de traverser la Manche, jusqu'à Douvres, à la nage, et Simon le fait bientôt sien. L'implication croissante du maître-nageur relève aussi bien de la prise de conscience politique que de l'ivresse de l'inconnu. C'est un homme ordinaire, habitué au renoncement, soudain habité par la volonté de mener au moins une entreprise à son terme, au mépris des conséquences.

Dans la description de ces dernières, Welcome est nourri d'une colère qui va croissant au fil de séquences de plus en plus tendues. Le Calais de Philippe Lioret semble vivre une occupation étrangère. Dans les "jungles", les migrants survivent dans des communautés régies par la violence des passeurs, sous la menace du harcèlement permanent des hommes en uniforme.

Au milieu de cette ville au bord de la barbarie, Lioret filme les îlots de résistance animés par les militants associatifs. Eux aussi sont en butte aux tracasseries, parce qu'ils attirent d'autres candidats à l'entrée au Royaume-Uni comme l'explique un policier qui s'intéresse à l'amitié de Simon pour Bilal.

La réussite de Welcome, sa faculté à rendre évidente l'aspiration de Bilal à franchir la mer et la résolution de Simon à l'aider, tient aussi aux acteurs. Vincent Lindon incarne comme la solitude, le désarroi, le désenchantement. Ce bloc de tristesse se fissure lentement au contact de la passion juvénile de Bilal.

Kurde à peine anglophone, sans expérience d'acteur, Firat Ayverdi fait preuve de l'aisance indispensable devant la caméra. En plus, il porte son personnage au-delà de la seule vraisemblance. Bien sûr, qu'il fuit la guerre. Mais à imaginer que la paix s'installe définitivement en Irak, il serait quand même tenaillé par la nécessité de gagner Londres, puisque c'est là que vit la femme qu'il aime.

Welcome est le dernier d'une portée de films sur le sujet de l'immigration clandestine. Le film de Philippe Lioret se distingue de ses prédécesseurs par son projet, mené à bien, de placer le spectateur aux côtés du candidat au voyage et de l'obliger à se poser la question du jour : "Que ferais-je, moi, à la place de Simon ?"


Focus

Jeena To Hai

Film de Milind Swamy

Avec: Ravi Chettiah, Rishabh Takoo, Needhi Gill

Il n'est pas donné à tout le monde de nos jours, de produire un film. Swadeck Mutoola et Ravi Chettiah, deux Mauriciens, ont tenté ce lourd pari et le film a été à la hauteur des espérances surtout au niveau des décors car le film a été tourné en grande partie en Angleterre. Des prises de vue ont également ont été réalisées à Maurice et en Inde. Malgré quelques faiblesses au niveau du scénario, le réalisateur réussit à montrer les dérives d'une société sombre et désenchantée où l'argent joue un rôle prépondérant. Un film qui suscite différents degrés de lecture et qui mérite d'être encouragé.

Une jeune fille frappe à la porte de Rishi (Ravi Chettiah). Il s'agit de Jeeva dont le frère Pankaj, l'ami de collège de Rishi, a été enlevé. Les ravisseurs réclament une forte rançon et Jeeva est dans l'impossibilité d'amasser la somme réclamée par les kidnappeurs. Rishi et Jeeva font appel à des amis communs pour constituer le fonds nécessaire à être versé aux bandits. Alors que tout semblait rentrer dans l'ordre, une série d'événements vient troubler la vie de ce groupe d'amis.


Dhoondte Reh Jaaonge

Avec: Kunal Khemu, Paresh Rawal, Johnny Lever, Soha Ali Khan

Ce film possède une légèreté et une douceur qui désamorcent le pathos et favorisent l'humour. Cette dimension comique, jamais gratuite, enrichit, au contraire, l'action et donne une densité particulière aux protagonistes. Paresh Rawal et Johnny Lever, les deux meilleurs acteurs comiques du moment dérident l'atmosphère avec un enchaînement de gags. Kunal Khemu change de registre après Trafic Signal et Superstar pour la comédie romantique. Soha Ali Khan, après Rang De Basanti s'affirme de film en film.

Anand Pawar (Kunal Khemu) a connu des pires ennuis dans sa vie. Souvent malchanceux, il songe à produire un film qui serait un désastre au box-office. Il propose à Raj Chopra (Paresh Rawal), un producteur endetté jusqu'au cou, de produire un film valant Rs 5 millions. Les deux compères arnaquent les financiers en leur faisant croire que le film nécessite un budget de Rs 100 millions. Ils pensent déjà à empocher Rs 95 millions et s'enfuir avec le pactole, le jour même de la sortie du film. En voulant piéger Raj, c'est Anand qui se retrouve en prison. Il perd son travail et sa douce dulcinée ne voudrait pas épouser un loser. Anand retourne vers Raj et lui propose de devenir millionnaire du jour au lendemain avec un autre échec au box-office. Ils font appel cette fois, à Aryan Kapoor (Sonu Sood), un acteur qui rêve de devenir une grosse pointure de l'écran indien et à Parvez Asharraf (Johnny Lever), un spécialiste des histoires farfelues.


Amitabh Bachchan évite Rekha

Amitabh Bachchan s'est retrouvé dans une situation fort embarrassante lors de la cérémonie des remises de prix des Filmfare Awards. La sulfureuse Rekha s'approcha des rangées des invités pour échanger des civilités avec la famille Bachchan.

Rekha dépose un baiser sur la joue d'Abhisekh et son épouse Aishwarya. Il ne restait qu'à Rekha de serrer dans ses bras, son amour de toujours, le magnifique Big B. Amitabh, voyant la démarche de Rekha, s'éloigna rapidement de son siège afin d'éviter le contact direct avec Rekha. Sacré Big B !

Ayesha Takia met fin à son célibat

L'actrice Ayesha Takia a épousé en justes noces ce dimanche 1er mars son petit ami de longue date, le restaurateur Farhan Azmi. La cérémonie de mariage a eu lieu à Colaba au restaurant de Farhan en présence des proches et des amis de la famille. Une somptueuse réception le lendemain a réuni le gratin de Bollywood. On a remarqué la présence entre autres, d'Abhisekh et Aishwarya Bachchan, Sanjay Dutt et son épouse Manyata, Suneil Shetty et Dino Morea.

Kareena et Saif dans Harper's Bazaar, India

La première édition de Harper's Bazaar, India a été consacrée au couple le plus glamour de Bollywood, Kareena Kapoor et Saif Ali Khan. Ils étaient à Maurice récemment pour des séances de photos devant figurer dans le magazine, cela à l'initiative de la Mauritius Tourism Promotion Authority.



m a g a z i n e WEEK-END --- dimanche 15 mars 2009