f a i t s   d i v e r s WEEK-END --- dimanche 15 mars 2009



  Tôt hier matin - Une fuite de gaz provoque une explosion au Food Court d'Ebène Way
  Drame en mer à Rodrigues - Un déferlement de houles géantes emporte deux pêcheurs
  Trafic de voitures - Un des Wanted suspects appréhendé suite à un Hit and Run dans une voiture volée


Tôt hier matin

Une fuite de gaz provoque une explosion au Food Court d'Ebène Way

Le Food Court d'Ebène Way ressemblait, tôt hier matin, à une zone sinistrée en temps de guerre

Une violente explosion survenue aux alentours de 6h hier matin dans une cuisine de restaurant a provoqué d'importants dégâts matériels au Food Court d'Ebène Way. Selon les recoupements effectués par Week-End sur place, les dégâts matériels - à plusieures centaines de milliers de roupies - ont été provoqués par une fuite de gaz. Fort heureusement, aucune perte de vie humaine, ni de blessés n'auront été à déplorer. A partir des indices recueillis sur place, il s'agira désormais pour les éléments de la Criminal Investigation Division (CID) de Rose-Hill, emmenés par l'assistant-surintendant de Police (ASP) Roland Dabeesing de déterminer l'origine de la fuite de gaz; à savoir si elle est de nature accidentelle (négligence humaine) ou criminelle. Pour sa part, le propriétaire des restaurants Zen et Tikka Masala, Atma Bumma, s'est dit "soulagé" à l'effet qu'aucune perte de vie humaine n'a été à déplorer. Il a déclaré à Week-End hier que ses cuisiniers lui avaient affirmé avoir fermé le gaz correctement.

Le Food Court d'Ebène Way ressemblait, tôt hier matin, à une zone sinistrée en temps de guerre. Des débris partout, des pans de mur qui ont littéralement volé en éclats avec l'explosion de gaz, des chaises et tables projetées jusqu'à l'aire de stationnement qui fait face au Food Court. C'est le spectacle de désolation qui s'offrait à la vue des pompiers, premiers arrivés sur les lieux du sinistre. Leur arrivée a rapidement fait suite à celle de la Bomb Disposal Team (BDT) de la Special Mobile Force (SMF). Après s'être assurés qu'il n'y a pas de fuite de gaz, les enquêteurs de la Criminal Investigation Division (CID) de Rose-Hill, les Scene of Crime Officers (SOCO), ainsi que les éléments de la policière régulière de Rose-Hill ont été à pied d'œuvre afin de rassembler les premiers indices.

Les premiers indices recueillis par les pompiers et les éléments de la BDT sont qu'il y a eu une explosion provoquée par une importante fuite de gaz, émanant d'une des cuisines de restaurant du Food Court. Mais la principale question qui turlupine les enquêteurs est de savoir si la fuite de gaz a été provoquée délibérément ou si elle aura été causée par un oubli ou une négligence. Une chose est certaine: si l'explosion avait eu lieu ne serait-ce qu'une heure plus tard, ou pis encore, à une heure de grande affluence dans le Food Court, les conséquences auraient été plus graves encore, voire être chiffrées à des dizaines de pertes de vie humaine. C'est du reste, le principal sentiment qui anime Atma Bumma, propriétaire des restaurants Zen et Tikka Masala. "Je dois dire que j'ai été choqué et impressionné par l'ampleur des dégâts, mais le plus important, c'est d'avoir constaté qu'il n'y a eu ni victimes, ni blessés à déplorer. Si l'explosion avait eu lieu ne serait-ce qu'une heure plus tard, cela aurait été plus grave", a-t-il déclaré en substance à Week-End hier.

A partir de lundi, les enquêteurs de la CID de Rose-Hill s'attèleront à interroger tout le personnel de tous les restaurants qui opèrent dans le Food Court. "Ce sera un gros travail, dans la mesure qu'il faudra recueillir tous les témoignages de tout le monde, à commencer par les employés, de même que tous les propriétaires d'emplacements, de même que les pompiers qui étaient les premiers à être arriver sur place. We will leave no stone unturned. Il s'avère de déterminer la nature de cette fuite de gaz avec le maximum de précision possible", a fait comprendre à Week-End un responsable de l'enquête. Du côté des pompiers, l'on fait comprendre qu'il est clair et net que l'explosion a été provoquée par le gaz. "De ce que nous avons pu constater sur place, nous pouvons dire que la déflagration a été causée par une fuite de gaz. A partir de là, notre enquête continue, de même que celle de la police", a déclaré un responsable sur le terrain.

En ce qu'il s'agit de la fuite de gaz qui aurait été la cause de l'explosion, Atma Bumma souligne, de son côté, avoir interrogé ses employés à ce sujet. Ces derniers, dit-il, affirment que tous les conduits de gaz étaient bien fermés. "Les employés m'ont dit que la fuite de gaz ne provient pas de nos restaurants. Mes cuisiniers m'ont assuré que les conduits étaient bien fermés. Attendons voir ce que l'enquête policière va révéler," a-t-il ajouté.

Le restaurateur, visiblement choqué par l'ampleur des dégâts, insiste cependant sur le fait qu'aucun de ses employés ne sera ni licencié, ni mis en chômage technique. "Nous avons une vingtaine d'employés, qui ne seront ni licenciés, ni mis en chomage technique. Nous les redéploierons dans les autres restaurants que nous possédons", a-t-il dit. La garantie est ainsi donnée à ces pères et mères de famille que leur emploi ne sera aucunement menacé, quoi qu'il arrive.

Sur place, badauds et clients d'Ebène Way, venus faire leurs emplettes hier matin, n'en croyaient pas leurs yeux à la scène qui s'offraient à leurs yeux. Debesh, 41 ans, de Belle-Rose, qui vient faire régulièrement ses courses sur place, dit avoir constaté la même chose à Grand-Baie il y a quelques années, lors de l'explosion de gaz qui avait fait deux victimes. "J'ai poussé un ouf de soulagement en apprenant qu'il n'y avait ni victimes, ni blessés ce matin (NDLR: hier matin). Quand il y avait eu l'explosion de Grand-Baie, j'avais été sur place. Et ce matin, je me suis rappelé Grand-Baie", a-t-il fait ressortir.

Jean-François, 22 ans, étudiant, fait ressortir, pour sa part, n'avoir jamais vu une telle chose. "C'est en cours de route, en écoutant la radio, que j'ai appris pour l'explosion. Mais je ne m'attendais pas à voir une pareille scène", a-t-il souligné. Madeleine, 57 ans, ajoute: "Dieu merci, il n'y a pas eu de victimes. C'est tout ce qui compte. Cela prendra du temps pour reconstruire, mais il n'y a pas eu de perte de vie. Et pour cela, je suis contente".


Drame en mer à Rodrigues

Un déferlement de houles géantes emporte deux pêcheurs

Un nouveau drame en mer est survenu en fin d'après-midi de vendredi au large de Rodrigues, plus particulièrement dans la région appelée Bassin Carangue. Bilan à hier après-midi : deux pêcheurs, Rody Perrine (29 ans), skipper aguerri et très connu des gens de la mer de l'île, et Nino Jolicoeur (38 ans), aussi connu sous le nom de Zhuk, aide-skipper, habitant Mourouk dans la région est de Rodrigues, sont portés disparus en mer quand leur embarcation, le "Rod Charter" s'est retrouvé sens dessus-dessous à cause d'un déferlement de houles géantes en fin de journée au large de La Passe-Carangue. Deux survivants, des touristes allemands, Klaus Liedke (55 ans), et Stephan Kreupp (45 ans), qui logent à l'hôtel Mourouk Ebony, ont pu s'agripper à l'embarcation au plus fort du drame. Ils ont été secourus vers 1 heure samedi matin par des éléments des Fisheries Marine Services, alertés en début de soirée par des responsables de l'hôtel. Le bateau a pu être remorqué à terre dans la journée d'hier. Les recherches doivent reprendre en principe aujourd'hui en vue de retrouver les deux pêcheurs disparus.

Les recoupements d'informations effectués par Week-End indiquent que le drame se serait produit entre 18 h et 19 h. Les deux rescapés, qui sont en vacances à Rodrigues depuis deux vacances, étaient encore sous l'effet du choc, hier après-midi. Seul Klaus Liedke a pu accompagner, dans la journée d'hier, les policiers sur les lieux du sinistre à environ huit kilomètres de la côte de Mourouk. Il a participé à une reconstitution des faits menée sous la supervision du Chief Officer of Police Jean-Claude Gunga. Le second, Stephan Kreupp, a préféré, après avoir donné sa version des faits, maintenir un "Low Profile" tant il était affecté par ce drame.

"C'était en fin de journée. Nous étions occupés à faire du casting en mer. Nous n'avions pas vu venir cette succession de houles géantes. Notre embarcation a été brusquement soulevée par une énorme vague avant d'être projetée à l'intérieur du lagon. Puis une autre énorme vague est venue s'abattre sur nous", ont raconté les deux rescapés allemands à ceux qui sont venus leur porter secours en mer dans la nuit de vendredi à samedi.

Ils n'étaient que trois à l'intérieur du lagon à La Passe-Carangue. En constatant que Nino Jolicoeur manquait à l'appel, Rody Perrine, n'a pas voulu abandonner son compagnon en pleine mer. "Rody a quitté le lagon pour partir chercher Zhuk. Il a nagé vers la haute mer. Depuis, nous ne l'avions plus revu. Ni Zhuk ni lui. Ce drame en mer est un véritable choc pour nous. Nous ne comprenons pas ce qui s'est produit, et aussi rapidement. Nous ne comptons plus retourner pêcher en mer", ont fait ressortir Klaus Liedke et Stephan Kreupp, les larmes aux yeux alors qu'ils regagnaient la terre vers les 2 heures du matin, hier.

Alors que Rody Perrine tentait d'aller porter secours à Nino Jolicoeur en haute mer, les deux rescapés allemands essayaient de remettre à flots le "Rod Charter". Ils parvinrent à retourner l'embarcation et y prirent place dans l'espoir de pouvoir récupérer le skipper et son adjoint. Mais ce fut en vain. "Nous avons crié, hurlé en vue de signaler notre présence. Mais nous n'avions eu aucune réponse. Le Rod Charter avait commencé à prendre l'eau. A un certain moment de la nuit, nous avons utilisé des fusées éclairantes, qui se trouvaient à bord de l'embarcation pour signaler notre position", font-ils comprendre dans leur premier récit des événements douloureux de ce vendredi 13. Ils sont inconsolables devant la disparition cruelle de Rody Perrine, père d'un enfant en bas âge, et de Nino Jolicoeur.

Le "Rod Charter", avec les quatre personnes à son bord, avait quitté Mourouk vers les 10 heures, ce vendredi, pour une partie de pêche au lieu dit Bassin Carangue. "Le skipper avait prévu de rentrer à l'hôtel vers les 18 heures", indique Willie Auguste de l'hôtel Mourouk Ebony. "J'ai toujours eu une admiration profonde pour Rody Perrine, l'un des rares pêcheurs de Rodrigues à pratiquer le Catch and Release (des carangues) dans le souci de préserver l'environnement. La préservation de l'environnement était sa passion", ajoute le patron de Mourouk Ebony.

La dernière conversation téléphonique de Rody Perrine remonte à 17 h 45. Il avait appelé le skipper d'un autre bateau de pêche au gros, qui était sorti ce jour-là. "Rody avait téléphoné à Teddy Clair, qui se trouvait sur une autre embarcation en haute mer. Ils s'étaient donné rendez-vous à 20 heures à l'entrée de La Passe de Port-Sud-Est pour regagner Mourouk ensemble. Cette rencontre n'allait jamais se faire", explique Willie Auguste à Week-End.

En effet, vers les 19h30, Teddy Clair devait téléphoner à Rody Perrine pour les derniers arrangements et la confirmation de ce rendez-vous en mer. "Teddy n'a jamais pu se mettre en contact avec Rody. Le Rod Charter avait déjà chaviré en mer. Quand Teddy est arrivé à l'hôtel, il a donné l'alerte et nous avons commencé à organiser les recherches. Mais je dois ici faire état de la réticence de la National Coast Guard à s'engager dans les recherches dans la nuit de vendredi. Heureusement que les membres des Fisheries ont mis les canots à l'eau ", ajoute-t-il.

L'équipe de volontaires partant de Mourouk Ebony, profitant de leur connaissance de cette partie de la mer, devait mettre le cap sur La Passe Petite-Butte. "Mais les bateaux des Fisheries nous avaient précédés sur les lieux et ont pu récupérer les deux touristes allemands. Une heure après, le Rod Charter était submergé d'eau. Nous avons poursuivi les recherches en vue d'essayer de retrouver Rody et Zhuk pendant le reste de la nuit", raconte Willie Auguste, exténué après plus de 12 heures en mer. L'embarcation avec les deux survivants avait dérivé jusqu'à l'île-aux-crabes.

Dans la matinée d'hier, les éléments de la NCG, des Fisheries à bord des deux "Avon Crafts", d'un "Heavy Duty Boat" et du bateau de pêche Diego aussi bien que les volontaires à bord de bateaux de pêche au gros avaient bénéficier du soutien logistique du Dornier, avec à son bord le commandant Mahlawat, les lieutenants-commandants Mattiew et Kalia, aussi bien que les constables Jujadhur et Teruthoy. Les quatre plongeurs du centre à l'hôtel Mourouk Ebony ont également participé à la "Search and Rescue Operation" dans la journée d'hier.

A la tombée de la nuit, les participants aux recherches ont regagné la terre ferme en remorquant le "Rod Charter". Les recherches devront reprendre aujourd'hui avec la marée montante...


Reconversion professionnelle

Constitution du Front Pêcheurs rodriguais

Le Front Pêcheurs rodriguais est venu soutenir la démarche de l'Assemblée Régionale de Rodrigues pour le paiement d'une retraite volontaire aux pêcheurs de l'île. Le ministre des Finances objecte formellement au déboursement d'une somme de Rs 10 millions en faveur des pêcheurs, qui devront se reconvertir au plan professionnel. Le président de ce front, Jasmin Sirious, a animé un point de presse à Port-Mathurin, mercredi dernier, pour apporter son soutien à l'initiative de l'ARR pour le paiement.

Le Front des Pêcheurs rodriguais déplore le fait que depuis 2007 des pêcheurs ne perçoivent pas d'allocation de mauvais temps, avec l'établissement du système de "Zoning". Il conteste la formule que les autorités ont établie. Cette situation cause beaucoup de peine aux pêcheurs rodriguais. "Banne pêcheurs pé gagne gros problèmes financiers. Zot népli coné qui direction pou prend."

Le président du Front avance que le gouvernement central doit comprendre que l'Assemblée Régionale a voté un budget pour la retraite volontaire des pêcheurs. "Ena éne buget ki fine voté pou retraite volontaire. Gouvernement central besoin consider sa. Mais nanien pas pé faire et pas pé met banne procédure en pratique. L'Assemblée Régionale li autonome dans secteur la pêche. Et cela li prouvé par la section 26 du Regional Assembly Act. Et Gouvernement central li supposé respecté décision qui prend ici, besoin aboli Zoning. Et nou demande Gouvernement central respecté sa bidget ki fine voté par l'Assemblée Régionale", a-t-il dit.

Le président déplore qu'en dépit du fait que des pêcheurs aient obtenu une formation, ils n'ont pas encore reçu leurs cartes de pêcheurs professionnels. "Nu net tane discours ici et la mais nanien pas pé faire pou pêcheurs. Nou éna ene Ministre la Peche et ene Ministre la Peche, zot dire qui Rodrigues faire parti de la République de Maurice. Mais nous pa pé trouve nanien. Ki faire zot pa reconnait contribution pêcheurs rodriguais. Zot tout lé deux concerné par ca", ajoute-t-il.

Bernardin Meunier, secrétaire du Front, laisse entendre qu'il n'est pas logique d'encourager les pêcheurs à aller contracter des prêts auprès des banques pour la réalisation des projets. Des pêcheurs éprouvent des difficultés à rembourser les prêts, et bien souvent ils sont endettés, affirme-t-il.

Le président a lancé une invitation au ministre responsable de la Pêche et celui de Rodrigues pour qu'ils fassent le déplacement dans l'île, ou sinon de recevoir une délégation de Rodrigues afin de pouvoir négocier et parvenir à un consensus pour les problèmes auxquels font face les pêcheurs rodriguais. Une solution dans les meilleurs délais est souhaitée.


Trafic de voitures

Un des Wanted suspects appréhendé suite à un Hit and Run dans une voiture volée

Les éléments de la Major Crime Investigation Team (MCIT), qui poursuivent leur enquête en ce qui concerne l'important réseau de voitures volées, a encore frappé en joli coup en fin de semaine, en procédant à l'arrestation d'un suspect recherché depuis des semaines. Jean Paul Rodney Parsooramen, 30 ans, habitant Pointe-aux-Sables, qui semblait glisser entre les doigts des enquêteurs jusque-là, a été arrêté des suites d'un Hit and Run qu'il aurait commis samedi dernier dans la région de la capitale. Ce Hit and Run, avons-nous appris dans la soirée d'hier, a fait une victime. Le suspect, qui a été maintenu en détention policière, aurait été retrouvé dans une Mitsubishi Lancer volée lorsqu'il a été arrêté. Il nie les allégations portées contre lui.

Selon les recoupements effectués par Week-End en fin de semaine, il ressort que c'est à l'issue d'une enquête minutieuse que les limiers de la MCIT, emmenée par l'inspecteur Ranjit Jokhoo et placée sous la supervision générale du surintendant Yousouf Soopun est parvenue à remonter jusqu'au suspect, et ce suivant le Hit and run survenu samedi dernier. Lorsque le suspect a été appréhendé, il se trouvait dans une Mitsubishi Lancer garée dans une aire de stationnement de la capitale. Après vérification minutieuse, il s'est avéré que la plaque d'immatriculation du véhicule était fausse et que la voiture aurait été, en fait, volée, vers la fin du mois de février dernier.

Le suspect, qui a comparu en cour relativement à l'affaire de Hit and Run ainsi que du vol de voitures, a nié en bloc les accusations portées contre lui et a affirmé aux enquêteurs qu'il avait loué le véhicule en question. Cependant, sa situation est appelée à se corser singulièrement, dans la mesure qu'à hier soir, il s'avérait que la victime du Hit and Run avait rendu l'âme.

Dans les girons de l'enquête policière, l'on soulignait hier que l'arrestation de ce suspect donne une nouvelle impulsion à cette vaste investigation qui dure depuis des semaines. "En fonction des renseignements dont nous disposions, le suspect recherché est un maillon capital de la chaîne. Son arrestation pourrait éventuellement nous mener vers d'autres suspects", a-t-on affirmé.

Jean Paul Rodney Parsooramen, 30 yrs, self employed, residing at Paille en Queue Street, Petit Verger, Pointe aux Sables for being involved in a case of hit and run and larceny of car. Case reported on 07.03.09 and 25.02.08 (OB 882/09 Line Barracks Police and 568/09 Pope Hennessy Police).



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