|
Nouvelle ONG
ARISE ouvre deux structures résidentielles pour enfants
négligés
Prendre en charge l'enfant en difficulté et l'accompagner
dans sa vie, tel est l'objectif de la nouvelle organisation non-gouvernementale,
Association pour l'accompagnement, la réhabilitation et
l'insertion sociale des enfants (ARISE). Cette dernière,
qui a ouvert deux foyers d'accueil à l'intention des enfants
victimes d'abus et nécessitant un encadrement, attend les
premiers pensionnaires.
Ces enfants seront référés par la Child Development
Unit (CDU) du ministère des Droits de la Femme. ARISE,
financée par l'Union européenne, est un projet qu'Elizabeth
Songor a conçu. Active sur le terrain social, celle que
tous ceux qu'elle côtoient appellent "sur Babeth"
est religieuse de la Congrégation des surs de Marie
Réparatrice. Mais si elle s'appuie sur sa foi pour venir
en aide aux enfants nécessiteux, Elizabeth Songor précise
cependant que ARISE n'est pas une ONG religieuse, mais sociale.
"ARISE accueillera des enfants indépendamment de
leur appartenance religieuse", souligne-t-elle. A Bain
des Dames, Cassis, c'est le foyer Soleil Levant qui ouvrira ses
portes à quatre garçons. Tandis qu'à Pointe
aux Sables, c'est Soleil d'Espérance qui sera la maison
d'accueil des filles. "Elles seront quatre également",
précise Elizabeth Songor. "Tout est prêt
pour recevoir les enfants dans les meilleures conditions",
poursuit-elle. Encore au stade embryonnaire, ARISE, indique notre
interlocutrice, a souhaité commencer par un programme basé
sur l'accueil d'un petit groupe d'enfants - qui seront encadrés
par un personnel formé et disposant d'une expérience
au plan social. Quant au suivi psychologique, il devrait être
assuré par la CDU, puisque c'est cette instance qui réfère
les cas à l'ONG. Selon le programme conçu pour les
deux structures résidentielles, les jeunes accueillis bénéficieront
d'un encadrement jusqu'à ce qu'ils atteignent la majorité.
"C'est pour cette raison que nous avons choisi de prendre
en charge des enfants qui ont entre 7 et 10 ans", explique
Mme Songor. Les enfants de Soleil Levant et Soleil d'Espérance
pourront poursuivre leur scolarité normalement et bénéficier
de rattrapage scolaire si besoin est. Des activités pédagogiques,
dont des sorties, feront aussi partie du programme des enfants.
A 53 ans, Elizabeth Songor voit son rêve, celui d'offrir
une structure d'accueil aux enfants négligés, se
concrétiser. Cela fait un bout de temps déjà
que l'idée lui trottait dans la tête. Le déclic,
confie-t-elle, survient au Kenya, précisément dans
un des bidonvilles de la capitale, Nairobi. On est en 2002 et
Elizabeth Songor est en mission. Pendant près d'une année,
elle est appelée à travailler avec des filles vivant
dans la rue. La plupart d'entre elles sont orphelines. L'expérience
acquise là-bas la pousse, à son retour au pays,
à s'intéresser de près au travail effectué
par les éducateurs de rue à Maurice. Elle participe
à une formation pour les éducateurs et commence
à envisager la mise sur pied d'un projet. "C'est
en lisant un article dans Week-End sur la réhabilitation
des enfants de rue que j'ai pu cerner ce que je voulais faire,
ouvrir une structure d'accueil pour palier une absence à
ce niveau", raconte la fondatrice d'ARISE. Evoquant le
projet avec un éducateur de rue, Elizabeth Songor s'installe
dans une maison à Pailles, région qu'elle connaît
bien en tant que travailleuse sociale. "Mais, une fois
sur place, j'ai vite réalisé que Pailles, pour des
raisons évidentes, avait besoin d'un grand projet. Je ne
pense pas que cela aurait été une bonne idée
de commencer d'emblée par un programme d'envergure. "
Le projet ARISE nécessite un financement de Rs 400 000
annuellement. Si pour l'instant l'Union européenne est
la seule source de soutien financier, ARISE espère approcher
et surtout convaincre d'autres bailleurs de fonds de lui prêter
main forte.
Infrastructures publiques
M. Raymond Rivet réitère ses contre-propositions
sur la route complémentaire de Port-Louis
Des consultants égyptiens étant au pays avec pour
mission de conseiller au gouvernement le meilleur choix concernant
la première phase du projet d'une route complémentaire
censée se connecter avec la future route circulaire de
Port Louis (le Port Louis Ring Road), M. Raymond Rivet, très
intéressé par le dossier, a réitéré,
cette semaine, des contre-propositions dans l'espoir, dit-t-il,
"que son point de vue soit, cette fois, entendu".
Selon M. Rivet, "ce projet de première phase de
la route complémentaire est d'une de la plus grande importance
pour le pays et, il faut réagir vite avant que le gouvernement
ne lance l' appel - d'offres pour la construction. Or, ce projet
est un non-sens, pour ne pas dire une vraie aberration".
Selon le plan officiel du gouvernement, la première phase
de la route complémentaire (une des quatre voies de 5 m
de large) partira de l'autoroute Nationale (M1) en empruntant
un passage souterrain (underpass) reliant Montebello à
Sorèze, juste avant la station-service Indian Oil. De là,
par de longs ponts rendus nécessaires à cause du
dénivellement de terrain, la route longera parallèlement
l'autoroute sur une très longue distance avant de tourner
de 90° vers la droite. Longue de cinq kilomètres avec
quatre voies de large, la route complémentaire prendrait
deux ans pour être tracée et, si les travaux devaient
démarrer en juillet prochain, ils prendraient fin décembre
2011, soit deux ans et demi.
"Graves lacunes"
Toujours selon le plan du gouvernement, la première phase
de la route s'arrêtera au pied de la montagne dite Quoin
Bluff. Dans une deuxième phase qui permettra de rallier
la route circulaire (le Ring Road), le gouvernement comptera alors
sur l'apport du secteur - privé pour mobiliser 3 milliards
de roupies. Il faudra creuser un tunnel de 775 mètres pour
rejoindre la route circulaire laquelle traversera Château
d'Eau, Tranquebar, Vallée Pitot pour finir aux environs
du rond-point du Quai D à l'entrée Nord de Port
Louis.
M. Raymond Rivet a, une fois de plus, relevé de graves
lacunes au projet gouvernemental ;
(i) les travaux pour la construction de l'Underpass sous l'autoroute
va poser de gros problèmes au trafic routier aux heures
de pointe et lorsqu'ils se feront sousla partie de l'autoroute
en direction du Réduit la station - service Indian Oil
devra cesser ses activités pendant assez longtemps
(ii) en raison de l'existence de résidences et de bureaux,
dont celui de la firme Brokers & Consultants Ltd, il sera
impossible d'aménager une route à quatre voies
(iii) Si, en cette periode de récession économique,
le gouvernement n'obtient pas, le moment venu, les 3 milliards
de roupies requis pour poursuivre la deuxième phase de
la route, aucun véhicule venant du Sud n'utilisera la première
phase de la route complémentaire parce qu'elle ne mènera
nulle part. De plus, aucun résident de Sorèze n'empruntera
le underpass de Sorèze - Montebello pour se rendre à
Port Louis car il préfèrera descendre directement
vers l'autre underpass qui existe déjà à
la jonction avec Grewals.Mais, le plus grave, toujours selon
M. Raymond Rivet, "c'est que le projet gouvernemental
a choisi de rejeter complètement la construction d'une
route subsidiaire qui, partant de Moka devait rejoindre directement
la route complémentaire aux Guibies, comme l'avait préconisé
Consulting Engineering services ( CES ), une firme indienne, en
2002". Selon M. Rivet, la décision du gouvernement
d'abandonner cette route subsidiaire découle de son insistance
à creuser sous le tunnel au Quoin Bluff.
La solution de Raymond RivetSelon M. Rivet, il y a tout
lieu d'appréhender que le projet gouvernemental n'aboutisse
sur un échec total bien que, rien que pour la première
phase de la route complémentaire, va coûter 950 millions
de roupies. Il affirme s'être évertué "à
démonter au gouvernement, et ce depuis que M. Deva Virahsawmy
occupait les fonctions de ministre des Infrastructures publiques
( avant les élections générales de l'an 2000
), qu'il existe une meilleur solution qui, en plus, se révèlera
moins coûteux" M. Rivet réclame que le gouvernement
opte pour " une décision portant sur l'exécution
des deux phases du projet". La première phase
du projet gouvernemental, fait-t-il ressortir, "s'arrêtera
au pied de Quoit Bluff et dépendra du secteur-privé
avec, nécessairement, l'imposition d'un droit de péage
de pas moins de 60 roupies réclamé à chaque
passage à celui qui empruntera le tunnel". "Ma
solution à moi mènera les automobilistes jusqu'au
lieu dit Château d'Eau, auprès du Champ de Mars,
d'où ils pourront, ensuite, soit entrer dans le centre-ville
de Port Louis ou rallier le nord du pays par la route circulaire!".Selon
M. Raymond Rivet, "il n'y a pas lieu d'un coûteux
underpass à Montebello ni de long pont, mais tout simplement,
d'ériger un auto-pont sur la partie de l'autoroute montant
vers Réduit pour entrer dans les Guibies en passant derrière
le centre Vivekananda. Cet autopont doit se situer juste avant
la passerelle actuellement érigée pour les piétons.
Il existe déjà, également, une route qui
pourra permettre à ceux qui quittent Port Louis en empruntant
la route complémentaire de s'engager sur l'autoroute en
direction de Réduit. A partir de l'autopont, au lieu de
tourner vers la gauche et au lieu de recourir au faramineux tunnel
de Quoin Bluff, on peut suivre une route beaucoup moins longue
jusqu'au Goat Rock où un tunnel beaucoup plus court (300-400
mètres seulement) peut permettre d'aboutir directement
à Château d'Eau". Toujours selon Raymond Rivet,
" le déplacement du tunnel de Quoin Bluff à
Goat Rock réduirait le trajet et permettrait également
de réduire le coût du projet".
Et Raymond Rivet insiste aussi pour que la route subsidiaire recommandé
par Consulting Engineering Services depuis 2002 soit maintenue.
"Cette route subsidiaire", prévoit-t-il,
" nécessitera d'abord un autre petit tunnel entre
le village de Roselyn Cottage, à St. Pierre, et Anse Courtois
et; ensuite, un viaduc près de Snail Rock. Mais, ce sera
toujours moins cher par rapport au projet gouvernemental et la
route facilitera l'accès direct à Port Louis aux
automobilistes venant de l' Est et du centre en les évitant
d'avoir à emprunter l'autoroute Nationale". M.
Raymond Rivet se bat pour ses solutions depuis l'an 2000. Il s'est
plaint, mercredi dernier, que, à l'exception de l'ancien
ministre Deva Virahsawmy, qui avait semblé le comprendre
et d'une brêve audience avec le Premier ministre Navin Ramgoolam,
sa contre-proposition n'a pas eu l'écoute qu'il aurait
souhaité dans l'intérêt public.
Santé
8 symptômes à ne pas ignorer
Migraines, malaises, maux d'estomac
Il nous arrive à
tous, de ressentir de temps à autres des petites douleurs
qui nous gênent, mais dont on ignore l'origine. Et on se
dit : "C'est rien, ça va passer?". Mais
certaines douleurs sont persistantes et si elles sont chroniques,
peuvent s'avérer chez beaucoup, handicapantes. Elles empêchent
souvent les gens de travailler et de goûter aux joies de
la vie. Elles peuvent même engendrer chez les gens un sentiment
d'isolement, de mécontentement, de frustration et de culpabilité.
Quels qu'en soient leurs effets ou leurs causes, certains signes
doivent vous conduire à consulter
Un appétit hors de contrôle
On a faim plus souvent que d'habitude, avec surtout des envies
de sucre. Et ça dure depuis au moins une à deux
semaines.
Ça peut cacher : un diabète. Surtout si ce
dérèglement s'accompagne d'une sensation de soif
constante, et d'envies de faire pipi fréquentes. Consultez
un médecin qui fera contrôler le taux de sucre dans
le sang et, si besoin, il faudra envisager un changement d'hygiène
de vie et des médicaments.
Le sentiment étrange de ne pas se sentir bien
Une baisse de moral qui s'attarde, comme un spleen persistant
que l'on ne sait à quoi attribuer.
Ça peut cacher : une dépression. On s'inquiète
si ce sentiment de tristesse dure depuis au moins deux semaines,
et s'accompagne d'anomalies du sommeil, de fatigue, de modifications
de l'appétit. Plus on attend, plus on risque de s'enfoncer,
et plus c'est long à guérir.
Un mal de tête inhabituel
Alors qu'on n'est pas du genre migraineux, on a soudain des maux
de tête assez fréquents qui résistent aux
traitements classiques.
Plutôt le matin, avec des douleurs pulsatiles et parfois
des troubles de la vision.
Ça peut cacher : une hypertension artérielle.
La cause reste la plupart du temps inconnue, mais il existe des
médicaments efficaces pour la faire baisser. Notez qu'une
élévation anormale de la pression artérielle
peut entraîner des accidents cardiaques et cérébraux
graves.
Des étourdissements
Un malaise vagal (sueur, pâleur, évanouissement bref),
ça arrive quand on reste trop longtemps dans une atmosphère
confinée, ou quand on subit un gros stress. Mais, si ça
se répète, c'est moins normal.
Ça peut cacher : une hypotension. Le système
nerveux végétatif se relâche, ce qui fait
chuter la tension artérielle et ralentir le rythme cardiaque.
Un traitement médicamenteux adapté remet vite les
choses en ordre.
Une toux persistante
On la traîne depuis beaucoup plus longtemps que celle qui
accompagne un rhume. Elle devient quasi chronique, et survient
même pendant la nuit.
Ça peut cacher : un asthme débutant, ayant pour
origine une allergie respiratoire. Là encore, on consulte
son médecin sans traîner. Et, s'il s'agit bien d'asthme,
il existe des solutions pour gérer les symptômes
gênants et contrôler son évolution avant qu'il
devienne handicapant.
Des douleurs dans la poitrine
On a mal à l'intérieur de la cage thoracique, c'est
lancinant, la douleur se répète et est majorée
pendant les séances de sport, ou la nuit. En plus, on se
sent essoufflée, et fatiguée.
Ça peut cacher : le début d'un souci cardiaque.
Oui, c'est flippant, mais on le sait : avec la cigarette, la pilule,
le stress, ça peut arriver même quand on est jeune.
Consultez votre médecin. Pris à temps, ça
se traite bien avec des médicaments. Voire avec une chirurgie,
s'il faut réparer une artère.
Un changement de poids
Sans raison particulière, on maigrit assez rapidement.
Ou, au contraire, on grossit.
Ça peut cacher : un dérèglement de
la thyroïde. Dans ce cas, on souffre aussi de fatigue, palpitations,
troubles du transit, sensation d'avoir toujours chaud, ou froid.
Il s'agira de déterminer le degré du problème,
et donc le traitement adéquat, médicamenteux ou
chirurgical.
Un grain de beauté modifié
Il a changé de couleur, de diamètre...
Ça peut cacher : un mélanome. Les grains
de beauté à surveiller (sans oublier le dos, les
ongles, les dessous de pieds) sont ceux qui présentent
une Asymétrie, des Bordures irrégulières,
une Couleur non uniforme, un Diamètre important, ou qui
subissent une Évolution rapide (ABCDE, pour se souvenir
des bases de l'autosurveillance). Au moindre doute, allez voir
le dermatologue.
Le miel aussi provoquerait des allergies
Si peu connue, l'allergie au miel concerne tout de même
2% à 3% de la population générale. Curieusement,
sa prévalence chez les allergiques aux venins d'hyménoptères
- grands producteurs de miel
- est faible. En revanche,
les allergiques aux pollens seraient particulièrement exposés.
Les protéines les plus allergisantes dans le miel sont
en effet les pollens, et dans une moindre mesure les protéines
contenues dans les sécrétions salivaires de l'abeille.
Dans le cas d'une allergie au miel, comme d'ailleurs pour toutes
les autres allergies alimentaires, le seul traitement efficace
repose sur l'éviction de l'allergène. Il faut donc
s'abstenir de consommer du miel, sous quelque forme que ce soit
et probablement aussi par contact. Pour ceux qui ont la chance
de ne pas y être allergiques, rappelons que le miel regorge
de bienfaits. Riche en polyphénols, en antioxydants donc,
il contribue à la réduction des risques cardio-vasculaires
et de certains cancers. Malgré tout, n'oubliez pas que
le miel, si bon et sain soit-il, est très sucré.
A consommer avec modération...
La clope, c'est déprimant!
Les méfaits du tabagisme sont innombrables : cancer, bronchite
chronique obstructive, maladies cardiovasculaire, prématurité
mais également altération de la peau, du moral et
de la libido
Et aujourd'hui, des chercheurs américains
révèlent que non seulement le tabac expose à
11 cancers, mais voilà qu'il augmenterait sérieusement
le risque de dépression. En tout cas, chez les adultes
fumeurs depuis l'adolescence.
Au cours de ses recherches, une équipe de scientifiques
américains, menée par le Pr. Carlos Bolanos (Université
d'Etat de Floride) a en effet retenu "un risque sérieux
de troubles psychiques" chez des rats "adolescents"
exposés à la nicotine. Et suivant les nombreuses
similitudes cérébrales entre l'homme et ce rongeur,
ils avancent que les adolescents fumeurs seraient également
plus enclin à la dépression. Cette conclusion faite
suite à des analyses d'injection de la nicotine à
des rats effectuées à raison de deux fois par jour,
pendant 2 semaines. D'autres rongeurs ont été testés
comme contrôle, et n'ont reçu qu'une solution de
sérum physiologique. Ces chercheurs estiment les résultants
inquiétants. Perte d'appétit, manque d'énergie,
stress
les pauvres muridés "traités"
à la nicotine ont souffert de dépression manifeste.
Et pour preuve, "nous les avons soignés avec succès
avec des antidépresseurs" précisent les
auteurs. Certes, il ne s'agit là que de recherche expérimentale,
mais le Pr. Carlos Bolanos voit là "un nouvel argument
pour faire réfléchir les adolescents qui voudraient
se lancer dans l'aventure du tabac".
Bien se nourrir pour bien vieillir
Avec l'âge, l'alimentation perd souvent de son attrait.
Mauvaise dentition, brûlures d'estomac, lenteur digestive...
les raisons de la baisse d'appétit sont diverses. Or pour
bien vieillir, il est important d'avoir une bonne hygiène
alimentaire. Contrairement aux idées reçues, une
personne âgée doit manger de tout, et en quantité.
Sauf avis médical, tout régime est donc à
proscrire. Car c'est le déséquilibre alimentaire
qui se révèle dangereux pour la santé.
Une alimentation équilibrée justement, passe par
trois à quatre repas quotidiens. Avec, une fois par jour,
des féculents. Mais également de la viande, des
ufs ou du poisson. Pas trop gras tout de même! N'hésitez
pas non plus à manger des fruits et légumes à
tous les repas, aussi bien crus que cuits, et des produits laitiers.
Là aussi à chaque repas, c'est un minimum. Idem
pour le pain, car contrairement à une idée tenace,
il ne fait pas grossir. Et pour être tout à fait
complet, pensez à varier les corps gras en assaisonnant
vos salades avec de l'huile d'olive par exemple. Enfin, buvez
1 litre à 1 litre et demi d'eau par jour. Même si
vous n'avez pas soif. Et soyez créatifs! Il ne faut surtout
pas que votre alimentation soit terne, répétitive.
Manger doit en effet rester une occupation attendue et agréable.
C'est le seul moyen pour continuer de se nourrir convenablement.
Et c'est connu, un petit tour au restaurant vaut toujours mieux
qu'un antidépresseur.
Santé News
Sexualité: Un verre d'alcool par jour améliorerait
les capacités érectiles à long terme
Une étude menée par des chercheurs de l'université
de West Australia montre qu'un verre d'alcool par jour peut éviter
des troubles de l'érection. Cette nouvelle étude
suggère qu'une consommation modérée d'alcool
protège des futurs troubles érectiles à long
terme. 1 700 hommes de l'Australie de l'Ouest ont répondu
anonymement à un questionnaire postal. En tenant compte
des facteurs connus de risques comme l'âge, le tabagisme,
ou le fait d'avoir une maladie cardiaque, l'équipe de l'épidémiologiste
Kew-Kim Chew a découvert que les hommes consommant modérément
de l'alcool ont 25 à 30 % de troubles érectiles
en moins que ceux qui n'en boivent jamais. Les chercheurs pensent
que les antioxydants contenus dans certains alcools pourraient
jouer un rôle dans la préservation de la fonction
érectile, comme le font les vins blancs et rouges pour
le coeur. Kew-Kim Chew pense qu'il peut y avoir une relation entre
l'impuissance et les maladies cardiaques, puisque les hommes souffrant
de troubles de l'érection ont plus de risques de développer
ce type de maladies. L'équipe de chercheurs ne veut surtout
pas encourager les hommes à boire : " Ce serait
socialement irresponsable de dire que même un grand buveur
peut avoir certains avantages. "
Cancer des testicules: Fumer du cannabis augmente les risques
Consommer du cannabis au moins une fois par semaine, ou régulièrement
depuis son adolescence, doublerait les risques de développer
la forme la plus agressive d'un cancer des testicules, estime
une étude américaine relatée par le quotidien
britannique Guardian.
Les scientifiques du centre de recherche sur le cancer Fred Hutchinson
de Seattle ont commencé cette étude après
avoir découvert que les testicules sont un des rares organes
munis de récepteurs pour la substance active du cannabis,
le tétrahydrocannabinol (THC).
Leurs résultats conduisent aussi à penser que l'usage
de la marijuana pourrait être spécifiquement lié
au développement de tumeurs des testicules dites germinales
non-seminomateuses. Cette forme très agressive frappe les
hommes entre 20 et 35 ans et compte pour environ 40 % de tous
les cas de cancer des testicules, qui reste très rare même
si les cas augmentent depuis ces dernières décennies.
Depuis les années 1950, le nombre de cas de cancer des
testicules a augmenté de 3 à 6 % par an aux Etats-Unis,
au Canada, en Europe, en Australie et en Nouvelle-Zélande.
Durant la même période, l'usage du cannabis a augmenté
dans les mêmes proportions. Ce sont ces chiffres qui, au
départ, ont conduit les chercheurs à avancer l'hypothèse
d'un lien entre cette drogue et le cancer des testicules.
Pour leur étude, les chercheurs ont interviewé 369
hommes atteint d'un cancer des testicules, âgés de
18 à 44 ans, sur leur consommation de cannabis. Ils ont
également interrogé sur le même sujet 979
hommes en bonne santé.
Protection des femmes - Sida: un gel prometteur
Un gel vaginal expérimental donne des résultats
prometteurs dans la prévention de l'infection des femmes
par le virus du Sida, ont annoncé, la semaine dernière,
des scientifiques américains. D'autres produits similaires
ont été testés sans succès par le
passé, alors qu'un gel microbicide permettrait aux femmes
de se protéger même si leur partenaire ne le fait
pas.
Les résultats de l'étude préliminaire menée
dans plusieurs pays ne sont pas concluants, mais ils laissent
penser que le gel fabriqué par les laboratoires Indevus
Pharmaceuticals, dans le Massachusetts, peut réduire légèrement
le risque d'infection par le VIH, a expliqué le chercheur
sud-africain Salim Abdool Karim, qui présentait les travaux
lors d'une conférence médicale à Montréal.
"C'est la première étude à ce jour
qui montre que nous avons un candidat prometteur", a-t-il
souligné.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu'en
attendant l'éventuelle mise au point d'un vaccin, la maîtrise
de leur protection par les femmes est cruciale dans la lutte contre
le Sida, comme l'a montré l'expérience de la contraception.
Le Sida a fait plus de 20 millions de morts en 20 ans et quelque
33 millions de personnes à travers le monde vivaient avec
le VIH en 2007, selon l'ONUSIDA. Pour 2007, l'ONUSIDA a recensé
2,7 millions de nouvelles infections et 2 millions de décès
liés au Sida. A l'échelle mondiale, les femmes représentent
la moitié de toutes les infections à VIH, pourcentage
stable depuis plusieurs années.
Environ 3.100 femmes ont participé à l'étude
présentée lundi, avant tout destinée à
voir si le produit est sans danger. Un quart des femmes a utilisé
le gel Indevus, censé empêcher le VIH de s'attacher
à certains globules blancs du sang; un autre quart a utilisé
un autre gel produit par les laboratoires ReProtect de Baltimore;
la deuxième moitié a reçu un placebo, ou
pas de gel du tout. Toutes les patientes étaient censées
avoir des rapports sexuels protégés avec préservatif.
L'étude, financée par les Instituts de santé
nationaux américains (NIH), a été menée
en Afrique du Sud, au Malawi, en Zambie, au Zimbabwe et aux Etats-Unis.
Résultat: les femmes ayant utilisé le gel Indevus
présentent un taux d'infection par le virus VIH inférieur
de 30% à celui des autres sujets de l'expérience.
La différence n'est toutefois pas statistiquement significative
et pourrait donc n'être que l'effet du hasard. Des études
plus vastes sont nécessaires, soulignent les autorités
médicales. L'une d'elles, menée avec le gel Indevus
auprès de 9.400 Africaines, doit s'achever en août.
Un microbicide peut se présenter sous la forme d'un gel,
d'une crème, d'un film, d'un comprimé ou d'une éponge,
ou encore être incorporé dans un anneau vaginal qui
libère progressivement une matière active.
Découverte de scientifiques japonais - Cancer du sein:
Une enzyme pourrait l'enrayer
Lueur d'espoir pour celles qui redoutent d'en être atteinte.
Des scientifiques japonais ont, en effet, identifié une
enzyme qui paraît comme étant capable de supprimer
le cancer du sein. Ils espèrent que cette découverte
stimulera de nouvelles thérapies pour contrôler ce
qui est la deuxième cause de cancer dans le monde.
Il s'agit de l'enzyme CHIP qui, selon les experts, pourrait retarder
la croissance du cancer en désagrégeant un certain
nombre de protéines normalement responsable du développement
du cancer du sein. Cet enzyme est naturellement présente
dans le tissu mammaire.
Dans un article publié dans le magazine Nature Cell Biology,
les chercheurs ont déclaré avoir injecté
des souris de deux types de cellules cancéreuses humaine.
Un groupe de souris portait l'enzyme CHIP alors que l'autre n'avait
pas été inoculé de ce produit chimique. Le
résultat était plus qu'encourageant. Les tumeurs
du premier groupe de souris avec l'enzyme CHIP étaient
moins développées qu celles de l'autre groupe sans
enzyme, a déclaré a l'agence Reuters, Junn Yanagisawa
de l'Université de Tsukuba Graduate School of Life and
Environmental Sciences au Japon.
Les mêmes résultats ont été observés
lors d'une expérience parallèle utilisant des cellules
humaines de cancer du sein plus agressives, a-t-il ajouté.
"Notre conclusion est que nous avons découvert
que la protéine CHIP empêche la croissance de la
tumeur du sein et de métastases", a déclaré
Yanagisawa.
Relations Publiques
La PRCPA-M propose un calendrier d'activités étoffé
La Public Relations and Communication Professionals Association
of Mauritius ( PRCPA-M), qui regroupe les professionels de la
communication, souhaite transmettre aux jeunes les valeurs nécessaires
pour réussir dans ce domaine. Dans cette optique, et aussi
afin de prodiguer à ses jeunes membres la formation nécessaire,
l'association a établi tout un programme d'activités.
Crée depuis peu, la PRCPA-M a été lancée
le 12 novembre 2008 par Sir Anerood Jugnauth, le président
de la République. L'association bénéficie
du soutien et des encouragements de la Public Relations Society
of India (PRSI) et de la Public Relations Institute of Southern
Africa (PRISA).
La PRCPA-M qui regroupe une trentaine de membres a dévoilé
mardi dernier sa liste d'activités prévue pour l'année
2009 lors d'une conférence de presse. Placé sous
le signe du partage et ayant pour thème "The Sharing
Minds" le coup d'envoi du calendrier d'activités sera
donné à travers un hommage rendu à Jay Hurry,
un des vétérans des relations publiques et de la
gestion du personnel à Maurice. Jean-Marie Richard, président
de la PRCPA-M a également insisté sur la nécéssité
de transmettre aux jeunes une formation et des valeurs nécessaires.
Touria Prayag, Head of Humanities au Charles Telfair Institute
(CTI) soutient que la PRCPA-M permet aux jeunes de travailler
en équipe pour réaliser des projets tels que les
logos, les expositions entres autres. Ainsi les jeunes mettent
en pratique les connaissances acquises dans un institut. Selon
Béatrice Benoit, events student au CTI la PRCPA-M crée
une synergie parfaite entre la formation scolaire et le monde
du travail. D'autres conférences sont à prévoir
dans le cadre des activités de l'association; une exposition
sur Maurice en tant que destination touristique, une conférence
à propos de Mohamed Vayid, une présentation du National
Empowerment Foundation. L'association s'intéresse aussi
au développement du pays et tiendra donc une conférence
sur "Maurice, île durable". La PRCPA-M compte
également créer un site internet suivi d'une newsletter
dans les semaines à venir pour se rapprocher du public.
Notons aussi que des forfaits spéciaux sont mis en place
pour des étudiants qui souhaiteraient en devenir membres.
Raymond Rivet, le visionnaire
Enseignant de physique de profession, ancien Recteur du collège
St. Esprit, ancien président du Conseil urbain de Beau
Bassin-Rose-Hill et, surtout, ancien parlementaire très
actif la soixantaine longtemps passée, M. Raymond Rivet
semble n'avoir rien perdu de sa passion pour la gestion des affaires
publiques. Déjà en 1967, bien que siégeant
dans l'opposition en tant que membre du Parti mauricien social
démocrate (PMSD), il s'était distingué à
l'Assemblée législative en apportant une remarquable
contribution aux débats portant sur la consolidation de
l'Université de Maurice, laquelle qui n'en était
alors qu'à ses premiers balbutiements. Il avait reçu
pour cela l'appréciation publique de feu Sir Seewoosagur
Ramgoolam et de la majorité travailliste.
Le combat que M. Rivet mène pour l'amélioration
de la circulation routière dans la capitale du pays, il
faut le lui reconnaître, cela ne remonte pas d'hier, c'est-à-dire,
qu'il n'a pas débuté avec le projet gouvernemental
d'exécution d'une première phase de la route circulaire
de Port-Louis, communément connu comme projet de Port-Louis
Ring Road. Le Hansard de l'Assemblée législative
témoigne, en effet, que l'idée même de cette
route circulaire avait émise par lui depuis le 27 juin
1975. Ce jour-là, les parlementaires débattaient
de l'aménagement du tronçon de l'autoroute Nationale
devant passer auprès port pour relier celui allant vers
le Nord du pays. Raymond Rivet n'était pas partant pour
ce projet, lequel, selon lui à l'époque, allait
nécessiter "la construction d'un Fly-Over Bridge
qui va défigurer complètement la vue du Port et
coûter 28 millions de roupies qui vont aller à des
firmes étrangères qui seront chargées de
l'exécution des travaux". Même après
que le ministre des Travaux, M. Abdool Hack Osman, lui avait
répondu qu'il n'allait pas avoir de Fly-Over parce que
la Motorway through Port-Louis route sera tracée au niveau
du sol depuis l'entrée sud de la capitale jusqu'à
la Place de l'Immigration", qu'il n'y aura pas d'atteinte
ainsi portée à l'esthétique parce que ce
n'est qu'après l'emplacement de la vielle Ferme du Rhum
que le Fly-Over sera érigé, M. Raymond Rivet avait
maintenu son "désaccord total avec ce projet".
"Ce projet ne va pas solutionner le problème réel",
avait-t-il martelé.
Avec recul, on constate que même si la position qu'avait
exprimé Raymond Rivet par rapport le tronçon de
l'autoroute qui passe dans Port Louis avait été
quelque un peu exagérée dans la mesure où
il serait injuste également de ne pas reconnaître
que ce tronçon à alléger la circulation routière
entre les entrées nord et sud de la capitale, toutefois,
en prenant connaissance de l'intégralité de son
argumentation lors de ces débats du 27 Juin 1975, il apparaissait
visionnaire ...
Tels furent ses propos
" M. le président, sur cette question de circulation
routière, il faut se rendre compte d'une chose; c'est que
la décision qui va être prise aujourd'hui est une
décision qui devrait être valable en l'an 2000 et
en l'an 2025. Prendre une décision qui serait un palliatif,
qui ne va pas résoudre le problème que temporairement
pour dix ans, et qu'on ait après dix ans à revoir
toute la question, n'est pas la bonne décision. S'il faut
dépenser, qu'on dépense l'argent nécessaire,
mais qu'on fasse ce qu'il faut faire; d'autant plus qu'avec les
années les prix vont augmenter et tout va coûter
de plus en plus cher. Ce que je propose, c'est qu'on ait un chemin
qui fasse plutôt le tour de Port Louis. Le chemin prendrait
de Pailles, suivrait la Montagne de Signaux, passerait derrière
Marie reine de la Paix, irait sortir près du Champ de Mars,
puis descendrait le chemin de la Vallée Pitot, qui est
suffisamment large pour aller sortir à Abercrombie. Voilà
la solution idéale, parceque si ce chemin est fait, les
voitures sortant de Port Louis à 3 heures de l'après-midi,
au lieu d'aller vers ce goulot d'étranglement qui est le
rond point que nous avons à droite, se dirigeraient vers
la montagne, emprunteraient le chemin et iraient sortir à
Pailles ou à Abercrombie". Le ministre Osman devait
d'emblée sportivement concéder que la contre-proposition
de Raymond Rivet d' une route circulaire était "a
good solution which will have to be studied". Trente-quatre
années sont près de s'écouler bientôt
depuis que Raymond Rivet a développé son idée
et le pays en est encore au même point. Et en ce 27 Juin
1975, il pesta également contre le gaspillage que constituait
l'engloutissement de plusieurs millions de roupies dans une route
parfaitement inutile jusqu'à nos jours qui mène
qu'au haut de la Montagne des Signaux ! Raymond Rivet entretient,
aujourd'hui, les mêmes craintes que la première phase
du Port Louis Ring Road du présent gouvernement, phase
qui bouffera plus de 950 millions de roupies d'argent public ne
s'arrête qu' à l'entrée du tunnel projeté
sous le Quoin Bluff,c'est-à-dire, qu'elle ne mène
à nulle part ! Surtout si en ces temps de crise financière,
le gouvernement ne parvient pas ensuite à mobiliser les
3 milliards de roupies auprès du secteur-privé pour
creuser le dit-tunnel afin d'amener les automobilistes de l'autre
côté de la montagne pour rallier le centre-ville
de Port Louis ! En conclusion, on ne peut que regretter qu'il
n'y ait pas encore à Maurice, un organisme techniquement
compétent qui pourrait permettre à des citoyens
avisés, comme M. Rivet, de venir avec des contre-propositions
à des projet gouvernementaux couteux et ensuite, après
examens, contraindre le gouvernement de retenir ces contre-propositions
s'ils s'avèrent qu'elles sont les plus appropriées
en la circonstance ... Le Conseil national économique et
social (NESC) a déjà considéré les
suggestions de Raymond Rivet depuis septembre 2006 dans son NESC
report 01 dans lequel il a proposé à la Road Development
Authority ( RDA ) d'en tenir compte. Mais, manifestement, cette
institution n'a, malheureusement, pas ce pouvoir de remettre
en cause la décision finale de ceux qui nous gouvernent
...
Pêche
Des pêcheurs artisanaux se recyclent dans la pêche
sur les bancs
En vue d'accroître l'offre de poisson frais sur le marché
et assurer une meilleure sécurité alimentaire pour
la population, des pêcheurs artisanaux, aidés par
les autorités, s'apprêtent à pousser vers
le large à la conquête, notamment, des bancs de pêche
de notre Zone économique exclusive (ZEE). Le Mouvement
Pour l'Autosuffisance Alimentaire (MAA) qui travaille en collaboration
avec le Syndicat des Pêcheurs vient, en effet, d'obtenir
du Food Security Comimittee le déblocage de fonds pour
l'acquisition de cinq bateaux - un navire semi-industriel de 15
m et quatre "outer fishing boats" de 11 m. Par ailleurs,
dans le cadre d'un autre projet celui-là financé
par l'Union Européenne (UE), des pêcheurs de Grande-Rivière-Sud-Est
(GRSE) et des environs s'apprêtent à mettre à
l'eau leur navire semi-industrtriel flambant neuf destiné
à la pêche sur les bancs. L'objectif visé
est de faire passer de 4 kg à 35 kg la prise moyenne journalière
par pêcheur.
Eric Mangar du MAA évoque le paradoxe de la cherté
du poisson dans notre île pourtant ceinturée de mer.
Ce paradoxe, dit-il, est d'autant plus étonnant que Maurice
se positionne comme un "seafood hub". Un "seafood
hub" qui importe, quand même, pour quelque 9500 tonnes
de poissons et autres fruits de mer et dont la consommation de
poisson par tête d'habitant est passée de 23.3 kg
en 2000 à 18.2 kg en 2003.
Pourtant, explique l'animateur du MAA, le poisson est une source
idéale de protéine et est, sur le plan nutritionnel,
un des aliments les plus sûrs. Le poisson a, déclare
M. Mangar, le potentiel d'être la principale alternative
au poulet pour la population mauricienne en cas de persistance
de la crise alimentaire mondiale ou de la survenue d'une épidémie
de grippe aviaire.
Sérieusement dégradé par la pollution simultanément
occasionnée par la forte urbanisation côtière
et le déversement de déchets industriels, agricoles
et ménagers, le lagon mauricien, il est vrai, ne nourrit
plus son homme. La prise moyenne quotidienne de poisson dans le
lagon qui était de 8 kg en 2000 est descendue à
4.4 kg en 2007 et les scientifiques laissent entrevoir que cette
tendance à la baisse ira en s'accroissant.
Toutefois, si la population de poisson dans le lagon se dépeuple
presque irrémédiablement, les observations des scientifiques,
explique M. Mangar, indiquent que les bancs, notamment, de Saya
de Malha, Nazareth, Soudan autour de St Brandon et les bancs d'Albatros
et autres petits bancs au Nord de Maurice regorgent encore de
poissons. Ainsi, explique-t-il, alors que les 17 navires de pêche
qui exploitent ces bancs, à ce jour, ont ramené
171 tonnes de poisson frais de ces bancs en 2007, Saya de
Malha, à lui seul, à une capacité de 2400
tonnes annuellement et Nazareth 1800 tonnes.
Aussi, pour l'animateur du MAA, il existe encore un fort potentiel
d'exploitation de ces bancs de pêche sans pour autant qu'il
y ait surexploitation. C'est dans cette perspective que ce mouvement
a suggéré au Food Security Committee chargé
de mettre à exécution le plan de sécurité
alimentaire annoncé dans le dernier budget que des moyens
soient mis à la disposition des pêcheurs artisanaux
pour qu'ils poussent vers le large et aillent à la conquête
de ces réserves de poissons encore sous-exploitées.
Une des catégories socioprofessionnelles les plus démunies,
les pêcheurs artisanaux exploitant, à ce jour, le
lagon sont au nombre d'un peu plus de 2000. Selon les estimations,
pour leur quelque 200 jours de pêche annuels, ils perçoivent
environ Rs 6000 mensuellement. Alors que sous l'effet de la pollution
marine, le llagon se dépeuple, ces pêcheurs artisanaux
ne sont pas capables d'aller hors-lagon en raison de leurs frèles
embarcations de fortune.
C'est dans ce contexte que le MAA avait suggéré
que des fonds soient mis à leur disposition pour qu'ils
s'équipent en navires bi-moteurs semi-industriels de 15
m de long et autres bateaux mono-moteurs de 11 m pour, selon le
cas, aller pêcher sur les bancs ou, tout au moins, hors-lagon.
De la proposition pour le déblocage de fonds pour l'acquisition
de dix-sept bateaux - sept navires semi-industriels et dix "outer
fishing boats" de moindre envergure _, le sous-comité
Pêche du Food Security Committee a, finalement, agréé
au déblocage d'une somme de quelque Rs 22 millions pour
l'acquisition de cinq bateaux - un navire semi-industriel pour
la pêche sur les bancs et quatre "outer fishing boats"
pour la pêche hors-lagon.
Le MAA travaille en étroite collaboration avec le Syndicat
des Pêcheurs de M. Judex Ramphul en vue de concrétiser
dans les faits ce projet. Mais déjà, un groupe de
pêcheurs de Grande-Rivière-Sud-Est (GRSE) et des
environs, toujours avec l'aide du MAA, sont à un stade
bien plus avancé dans leur projet d'abandonner le lagon
pour aller pêcher sur les bancs. Ces pêcheurs regroupés
au sein de l'Innovative Fishermen Association avaient soumis une
demande d'aide auprès de l'Union Européenne (UE)
dans le cadre du Decentralised Cooperation Programme.
Leur dossier préparé par le MAA pour la construction
d'un navire semi-industriel a été approuvé.
La construction de ce navire de 15.24 m par 4.57 m est en voie
d'achèvement au chantier naval de Fleury Marine Ltée
à Forbach, Labourdonnais. Devant coûter quelque Rs
5 millions, ce navire a été financé à
75% par l'Union Européenne (UE), à 24% par le Programme
des Nations Unies pour le Développement et le 1% restant
par les 18 membres de l'association.
Les promoteurs assurent qu'il s'agira d'un navire semi-industriel
répondant aux normes de navigabilité reconnues comprenant
des équipements de navigation et de communication en haute
mer et doté de deux moteurs "heavy duty" d'une
capacité de 220 hp. le navire qui pourra accommoder un
équipage de 15 marins-pêcheurs comprendra, bien sûr,
une chambre froide d'une capacité de cinq à six
tonnes de poissons.
Si tout marche comme prévu, le navire sera mis à
l'eau vers la mi-mars pour un premier essai et passer l'épreuve
de navigabilité sous l'inspection d'un "surveyor"
des services de Pêche. L'inauguration devrait, ainsi, se
faire vers fin mars. Vers le mois d'avril, quand les grands risques
cycloniques se seront largement écartés, le nouveau
navire devrait faire sa première sortie de pêche.
Il est prévu de l'équipage fasse deux campagnes
de pêche mensuellement. Les prises estimées sont
de l'ordre de 10 à 12 tonnes mensuellement.
Accroître l'offre de poisson frais sur le marché
tout en permettant aux artisans-pêcheurs de vivre bien plus
décemment de leur métier: c'est le double objectif
du projet de faire des pêcheurs artisanaux des pêcheurs
en haute mer. Selon les estimations, en allant pêcher sur
les bancs, ces pêcheurs devraient voir leurs prises journalières
s'accroître de quelque 4 kg par tête de pêcheur
à, au moins, 35 kg. Ce qui, s'il se concrétisait,
équivaudrait, ni plus ni moins, à de la pêche
miraculeuse
Brèves
Début, mercredi, du carême chrétien - "Parents,
bâtisseurs d'avenir": thème de la Lettre pastorale
de l'évêque de Port-Louis
Dans le cadre du carême chrétien qui démarre
ce mercredi avec la cérémonie d'imposition des cendres,
l'évêque de Port-Louis, Mgr Maurice Piat, rendra
publique, la veille, mardi sa traditionnelle Lettre pastorale
qui a pour thème, cette année, "Parents, bâtisseurs
d'avenir".
L'évêché explique qu'en choisissant de s'adresser
aux parents pour ce carême 2009, l'évêque catholique
entend parler à ceux qui, dans le quotidien de la vie,
sont en première ligne pour la transmission de la foi et
des valeurs. Mgr Piat estime que les parents méritent que
l'on s'interesse à eux et qu'on leur soutienne dans leur
difficile devoir de respecter, tout en éduquant, la liberté
de leurs enfants. Devant, donc, démarrer cette semaine
avec le Mercredi des cendres, le carême chrétien
aboutit, après 40 jours de jeûne, au dimanche de
Pâques qui célèbre la résurrection
de Jésus Christ. Pendant toute la durée du carême,
l'évêque de Port-Louis adressera un sermon de carême
chaque dimanche sur MBC 2 à 18h30. Pour le Mercredi des
cendres, le père Heriberto Cabrera animera une émission
sur MBC 3. Ceux désireux de connaître les horaires
des cérémonies dans l'ensemble des paroisses pour
le Mercredi des cendres peuvent se renseigner en se connectant
au site web du diocèse catholique (www.dioceseportlouis.org).
Ce site comprend aussi, notamment, une réflexion du père
Paschal Sundaram sur le jeûne de même que le programme
des XL heures dans les différentes paroisses.
Perte d'emploi - Workfare Program: une soixantaine de demandes
enregistrées
L'unité mise en place au sein du ministère du Travail
et des Relations industrielles pour mettre en application le Workfare
Program a fort à faire ces derniers jours. E attendant
un premier bilan du ministre du Travail à la fin du mois,
il est en effet indiqué qu'une soixantaine de personnes
ayant perdu leur emploi s'y sont déjà inscrit.
Selon les provisions de l'Employment Rights Bill, le Workfare
Programme offre plusieurs options à un salarié ayant
perdu son emploi. En sollicitant ce service du ministère,
il se voit la possibilité d'être redéployé
vers une autre entreprise du même secteur d'activité
dans lequel il excellait, de bénéficier d'une formation
afin de pouvoir intégrer une autre filière professionnelle
ou de bénéficier de facilités de la SEDA
en vue de créer une petite entreprise. Celui ayant perdu
son emploi peut également bénéficier d'une
allocation connue d'après la nouvelle loi comme la Transition
Unemployment Benefit sur une période ne dépassant
pas un an.
Décès de Marie-Noëlle Derby
La photographe de presse, Marie-Noëlle Derby âgée
de 37 ans, est décédée, jeudi, des suites
d'une septicémie. Marie-Noëlle Derby était
demeurée dans une clinique privée pendant plusieurs
jours. Son état nécessitait plusieurs pintes de
sang et plusieurs donneurs avaient généreusement
offert leur sang afin de lui venir en aide. Par la suite, elle
avait été transférée à l'Intensive
Care Unit de l'hôpital Sir Seewoosagur Ramgoolam, à
Pamplemousses, où elle devait rendre son dernier soupir
jeudi. Photographe de presse qui avait fait ses premières
armes à 5 Plus, au début des années
90, Marie-Noëlle était particulièrement connue
et appréciée pour son caractère jovial, sa
bonne humeur et son rire légendaire. A L'Express,
elle sillonnait les différentes régions de l'île
pour des reportages sur ces différents endroits. Le Dr
Satish Boolell, Chief Police Medical Officer (CPMO), a
,comme dans les cas semblables, recommandé une enquête
policière approfondie sur les circonstances de son décès.
La rédaction de Week-End exprime ses sincères
condoléances à sa famille, à ses proches
et amis.
Nécrologie: RAJ MUDHOO !
Raj Mudhoo, s'en est allée, cette semaine, du sommeil du
juste. Nous l'avions côtoyé, ici même, à
Week-End, dans les années 70, alors qu'il collaborait
dans la rubrique "Place Aux Jeunes" aux côtés
de Coll Venkatasamy, de Breejan Burrun, de Roselyne Lanfray, de
Ram Mareeachalee, entre autres.
"Libéré" de nos colonnes, Raj a poursuivi
une carrière exemplaire dans la fonction publique, le propulsant
aux plus hautes fonctions qui ont fait de lui un des plus grands
commis de l'Etat que notre pays ait produits.
La dernière fois que nous nous sommes entretenus au téléphone,
c'était le 25 novembre 2007, quatre jours après
mon arrestation. C'était un dimanche matin, au moment où
je me déplaçais pour aller chercher du pain. Raj
me disait : "Je suis triste pour ce qui t'est arrivé.
Nous avions discuté, Dan (Callikan) et moi. Il n'avait
jamais été question d'arrestation, mais d'une enquête..."
A quoi je lui répondit : "Mais, vous agissiez
comme une police parallèle, vous décidiez, au bureau
du Premier ministre, de l'arrestation ou pas d'un rédacteur
en chef..."
Notre conversation téléphonique s'est arrêté
là !
A tous ceux que ce deuil afflige, la rédaction de Week-End
leur présente leurs vives condoléances.
| ||||||||||