s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 22 février 2009



  Energie - Incinérateur à La Chaumière: Dernière ligne droite dans les négociations Gamma-CEB-Etat
  Nouvelle ONG - ARISE ouvre deux structures résidentielles pour enfants négligés
  Infrastructures publiques - M. Raymond Rivet réitère ses contre-propositions sur la route complémentaire de Port-Louis
  Santé - 8 symptômes à ne pas ignorer
  Relations Publiques - La PRCPA-M propose un calendrier d'activités étoffé
  Raymond Rivet, le visionnaire
  Pêche - Des pêcheurs artisanaux se recyclent dans la pêche sur les bancs
  Brèves


Energie

Incinérateur à La Chaumière: Dernière ligne droite dans les négociations Gamma-CEB-Etat

Les choses s'accélèrent en ce qui concerne la signature de plusieurs accords entre le gouvernement, le Central Electricity Board (CEB) et le promoteur du projet d'incinérateur à La Chaumière, Gamma-Covanta. Alors que le Conseil des ministres prenait note de l'avancement de ce projet la semaine dernière, il se confirme au niveau du CEB qu'une deuxième round des négociations allait être ouverte cette semaine avec le promoteur. Un deuxième volet de négociation est parallèlement en cours au State Law Office depuis une quinzaine de jours en vue de finaliser une accord au sujet de la vente des déchets pour les besoins de production d'électricité.

Même si le Premier ministre, Navin Ramgoolam, avait reconnu lors dde sa conférence de presse marathon le 29 janvier dernier que le projet d'incinérateur de déchet comporterait quelques problèmes - mais pas autant que la central à charbon de CT Power -, cela n'empêche pas les parties concernées de poursuivre les discussions devant aboutir à plusieurs accord, dont un Power Purchase Agreement entre Gamma-Covanta et le CEB et un Waste Supply Agreement entre le ministère des Administrations régionales et les Finances, ainsi qu'un Project implementation Agreement avec les autorités concernées. Le PM qui devait rencontrer le professeur Joël de Rosney à la fin du mois pour discuter sur plusieurs questions ayant trait l'énergie et l'environnement, dont le projet Gamma, ne le fera finalement pas. Du moins dans l'immédiat, avons -nous appris des sources autorisées. D'ailleurs le Conseil des ministres indiquait dans son communiqué hebdomadiare la semaine dernière qu'il avait Cabinet "taken note of developments in the implementation of the Gamma Waste to Energy project."

Quels sont ces développement dans l'implémentation de ce projet? Peu d'informations officielles sont disponibles dans les différents milieux concernés si ce n'est que les négociations avancent à grand pas. Comme indiqué plus haut, le SLO avait été mis à contribution dans le cadre de la signature des accords avec le promoteur. La portée légale de la chose, impliquant d'autant plus les fons public font que les haut fonctionnaires des ministères concernés, principalement les Finances, veulent éovuler avec prudence sur ce dossier. Car il est d'autant pluis vrai que le promoteur veut des garanties en béton pour assurer la viabilité financière de son entreprise pour ces 25 prochaines années. D'où les frais de 39 US Dollars réclamés pour chaque tonnes de déchets qui seront brûlés pour produire de l'électricité.

Ce qui devrait rapporter au promoteur dans les Rs 375 millions annuellement pour les 300 000 tonnes de déchets alloués. Il ressort également que le gouvernement aurait rejeté sa demande pour l'obtention de 25 000 tonnes de déchets additionnelles dans le cadre de ce projet.

Les négociations portent également sur les ganranties recherchées par le promoteur. Elles porteraient sur la qualité et la valeur calorifique des déchets et aussi de l'engagement des Administrations régionales de fournir un volume déterminé quotidiennement afin de maintenir son engagement vis-à-vis du CEB. Du côté du CEB, il nous a été indiqué qu'un deuxième volet des négociations devrait démarrer cette semaine. Les parties concernées devraient examiner certaines conditions relatives à la vente d'électricité au CEB. Les 5,21 KW/h proposées par le promoteur seraient estimées trop élevées par certains au CEB. D'où l'idée d'utiliser les fonds du Maurice île durable pour compenser une partie de ces frais. Cette idée aurait été abandonnée après le tollé soulevée par des ONG et les protestations de certaines personnes proches du pouvoir.

Il n'est donc pas à écarter que le CEB soit obligé de casquer les Rs 5,21 compte tenu de l'intransigeance du promoteur. Le prix proposé dès le départ par le promoteur n'a en fait jamais changé. C'est pour cette raison que l'idée de puiser dans le MID Fund avait été évoqué, car les frais auraient alors été partagés entre le CEB (Rs 3,80) et le gouvernement (Rs 1,41). A ce prix là, le CEB aura à payer quelque Rs 900 millions par an à Gamma-Covanta pour un projet qui représentera vers 2010 6% de la production globale d'électricité dans le pays.


Façon de voir: Miss! Pourquoi brûle t-on toutes les saletés à La Chaumière?

Dans son dernier communiqué, le Conseil des ministres nous informe qu'il a pris "note" de la mise la mise en œuvre du projet de séparation des déchets dans les écoles. Le communiqué indique que le ministère de l'Environnement et le National Unité de développement distribuera des brochures dans toutes les écoles primaires en vue de sensibiliser les étudiants sur les problèmes associés, (i) l'élimination des déchets, la nécessité de réduire, ré-utiliser et recycler les déchets; (ii) l'importance du tri des déchets pour les besoins de recyclage ou de compostage, et (iii) la manière de faire le tri des déchets en les disposant dans des poubelles adaptées à chaque type de déchets. Une excellente initiative pourrait-on dire dans un contexte où la question de gestion des déchets est une problématique que le monde entier a eu à faire face avant de découvrir que la meilleure solution, au delà des techniques de traitement et d'élimination, était de promouvoir les 3-R, c'est à dire réduire, recycler et ré-utiliser. C'est un concept qui fait recette dans tous les pays développés. Il est donc réconfortant, voire encourageant de constater que l'Environnement a décidé de développer ce concept comme on le dit souvent "at grass root level". Car les enfants d'aujourd'hui, c'est la génération de demain. Et il n'y a pas meilleure formule pour les encourager dès leur plus jeune âge à prendre conscience de l'importance et de la nécessité de protéger notre environnement. Mais il n'en est pas moins vrai que la démarche du ministère de l'Environnement perd toute sa signitifcation quand on pense à la politique de l'Etat en matière de gestion de déchets. Elle est même contradictoire. Car n'est-il pas vrai également que le gouvernement, dans sa politique brouillonne, pense à faire brûler plus de trois quarts des déchets - tous types confondus - produits par le pays? Le pays en produit autour de 400 000 par an (selon les statistiques 2008). 300 000 tonnes seront allouées à l'incinérateur de Gamma-Covanta pour y être brûlées. Et 106 000 tonnes seront octroyées au Solid Waste Recycling pour faire du compostage. Ce qui nous fait penser que, mathématiquement, le premier principe du 3-R (réduire) ne peut s'appliquer. Au contraire. Il faudra en augmenter pour honorer les engagements que le pays s'apprête à signer avec Gamma-Covanta. Sinon les pénalités pour cause d'incapacité de fournir le volume agréé selon leur accord - sur une durée de 25 ans - risquent de coûter très chères à l'Etat. Quant aux deux autres principes du 3-R (réutiliser et recycler), leur sort est tributaire à la disponibilité des déchets. Comment réutiliser et recycler si la totalité, voire plus que ce que nous en produisons, ont été alloués à des promoteurs du privé? Donc, ils sont tout aussi voués à l'échec. Et il reste à savoir ce que nous répondrions à nos enfants, quand ils se tournerons vers nous dans deux ou trois ans, pour nous demander à quoi ont servi toutes ces brochures que le gouvernement a distribuées dans les écoles pour encourager les 3-R. Car, il auront, sans doute, flairé l'anomalie - ou mensonge? A l'école, qui les éclairera quand ils demanderont candidement à leur Miss - ou "Monsieur" -: pourquoi brûle-t-on toutes les saletés à La Chaumière alors qu'on nous apprend qu'il faut réduire, recycler et ré-utiliser?

A méditer...


Nouvelle ONG

ARISE ouvre deux structures résidentielles pour enfants négligés

Prendre en charge l'enfant en difficulté et l'accompagner dans sa vie, tel est l'objectif de la nouvelle organisation non-gouvernementale, Association pour l'accompagnement, la réhabilitation et l'insertion sociale des enfants (ARISE). Cette dernière, qui a ouvert deux foyers d'accueil à l'intention des enfants victimes d'abus et nécessitant un encadrement, attend les premiers pensionnaires.

Ces enfants seront référés par la Child Development Unit (CDU) du ministère des Droits de la Femme. ARISE, financée par l'Union européenne, est un projet qu'Elizabeth Songor a conçu. Active sur le terrain social, celle que tous ceux qu'elle côtoient appellent "sœur Babeth" est religieuse de la Congrégation des sœurs de Marie Réparatrice. Mais si elle s'appuie sur sa foi pour venir en aide aux enfants nécessiteux, Elizabeth Songor précise cependant que ARISE n'est pas une ONG religieuse, mais sociale. "ARISE accueillera des enfants indépendamment de leur appartenance religieuse", souligne-t-elle. A Bain des Dames, Cassis, c'est le foyer Soleil Levant qui ouvrira ses portes à quatre garçons. Tandis qu'à Pointe aux Sables, c'est Soleil d'Espérance qui sera la maison d'accueil des filles. "Elles seront quatre également", précise Elizabeth Songor. "Tout est prêt pour recevoir les enfants dans les meilleures conditions", poursuit-elle. Encore au stade embryonnaire, ARISE, indique notre interlocutrice, a souhaité commencer par un programme basé sur l'accueil d'un petit groupe d'enfants - qui seront encadrés par un personnel formé et disposant d'une expérience au plan social. Quant au suivi psychologique, il devrait être assuré par la CDU, puisque c'est cette instance qui réfère les cas à l'ONG. Selon le programme conçu pour les deux structures résidentielles, les jeunes accueillis bénéficieront d'un encadrement jusqu'à ce qu'ils atteignent la majorité. "C'est pour cette raison que nous avons choisi de prendre en charge des enfants qui ont entre 7 et 10 ans", explique Mme Songor. Les enfants de Soleil Levant et Soleil d'Espérance pourront poursuivre leur scolarité normalement et bénéficier de rattrapage scolaire si besoin est. Des activités pédagogiques, dont des sorties, feront aussi partie du programme des enfants.

A 53 ans, Elizabeth Songor voit son rêve, celui d'offrir une structure d'accueil aux enfants négligés, se concrétiser. Cela fait un bout de temps déjà que l'idée lui trottait dans la tête. Le déclic, confie-t-elle, survient au Kenya, précisément dans un des bidonvilles de la capitale, Nairobi. On est en 2002 et Elizabeth Songor est en mission. Pendant près d'une année, elle est appelée à travailler avec des filles vivant dans la rue. La plupart d'entre elles sont orphelines. L'expérience acquise là-bas la pousse, à son retour au pays, à s'intéresser de près au travail effectué par les éducateurs de rue à Maurice. Elle participe à une formation pour les éducateurs et commence à envisager la mise sur pied d'un projet. "C'est en lisant un article dans Week-End sur la réhabilitation des enfants de rue que j'ai pu cerner ce que je voulais faire, ouvrir une structure d'accueil pour palier une absence à ce niveau", raconte la fondatrice d'ARISE. Evoquant le projet avec un éducateur de rue, Elizabeth Songor s'installe dans une maison à Pailles, région qu'elle connaît bien en tant que travailleuse sociale. "Mais, une fois sur place, j'ai vite réalisé que Pailles, pour des raisons évidentes, avait besoin d'un grand projet. Je ne pense pas que cela aurait été une bonne idée de commencer d'emblée par un programme d'envergure. " Le projet ARISE nécessite un financement de Rs 400 000 annuellement. Si pour l'instant l'Union européenne est la seule source de soutien financier, ARISE espère approcher et surtout convaincre d'autres bailleurs de fonds de lui prêter main forte.


Infrastructures publiques

M. Raymond Rivet réitère ses contre-propositions sur la route complémentaire de Port-Louis

Des consultants égyptiens étant au pays avec pour mission de conseiller au gouvernement le meilleur choix concernant la première phase du projet d'une route complémentaire censée se connecter avec la future route circulaire de Port Louis (le Port Louis Ring Road), M. Raymond Rivet, très intéressé par le dossier, a réitéré, cette semaine, des contre-propositions dans l'espoir, dit-t-il, "que son point de vue soit, cette fois, entendu".

Selon M. Rivet, "ce projet de première phase de la route complémentaire est d'une de la plus grande importance pour le pays et, il faut réagir vite avant que le gouvernement ne lance l' appel - d'offres pour la construction. Or, ce projet est un non-sens, pour ne pas dire une vraie aberration".

Selon le plan officiel du gouvernement, la première phase de la route complémentaire (une des quatre voies de 5 m de large) partira de l'autoroute Nationale (M1) en empruntant un passage souterrain (underpass) reliant Montebello à Sorèze, juste avant la station-service Indian Oil. De là, par de longs ponts rendus nécessaires à cause du dénivellement de terrain, la route longera parallèlement l'autoroute sur une très longue distance avant de tourner de 90° vers la droite. Longue de cinq kilomètres avec quatre voies de large, la route complémentaire prendrait deux ans pour être tracée et, si les travaux devaient démarrer en juillet prochain, ils prendraient fin décembre 2011, soit deux ans et demi.

"Graves lacunes"

Toujours selon le plan du gouvernement, la première phase de la route s'arrêtera au pied de la montagne dite Quoin Bluff. Dans une deuxième phase qui permettra de rallier la route circulaire (le Ring Road), le gouvernement comptera alors sur l'apport du secteur - privé pour mobiliser 3 milliards de roupies. Il faudra creuser un tunnel de 775 mètres pour rejoindre la route circulaire laquelle traversera Château d'Eau, Tranquebar, Vallée Pitot pour finir aux environs du rond-point du Quai D à l'entrée Nord de Port Louis.

M. Raymond Rivet a, une fois de plus, relevé de graves lacunes au projet gouvernemental ;

(i) les travaux pour la construction de l'Underpass sous l'autoroute va poser de gros problèmes au trafic routier aux heures de pointe et lorsqu'ils se feront sousla partie de l'autoroute en direction du Réduit la station - service Indian Oil devra cesser ses activités pendant assez longtemps

(ii) en raison de l'existence de résidences et de bureaux, dont celui de la firme Brokers & Consultants Ltd, il sera impossible d'aménager une route à quatre voies

(iii) Si, en cette periode de récession économique, le gouvernement n'obtient pas, le moment venu, les 3 milliards de roupies requis pour poursuivre la deuxième phase de la route, aucun véhicule venant du Sud n'utilisera la première phase de la route complémentaire parce qu'elle ne mènera nulle part. De plus, aucun résident de Sorèze n'empruntera le underpass de Sorèze - Montebello pour se rendre à Port Louis car il préfèrera descendre directement vers l'autre underpass qui existe déjà à la jonction avec Grewals.Mais, le plus grave, toujours selon M. Raymond Rivet, "c'est que le projet gouvernemental a choisi de rejeter complètement la construction d'une route subsidiaire qui, partant de Moka devait rejoindre directement la route complémentaire aux Guibies, comme l'avait préconisé Consulting Engineering services ( CES ), une firme indienne, en 2002". Selon M. Rivet, la décision du gouvernement d'abandonner cette route subsidiaire découle de son insistance à creuser sous le tunnel au Quoin Bluff.

La solution de Raymond RivetSelon M. Rivet, il y a tout lieu d'appréhender que le projet gouvernemental n'aboutisse sur un échec total bien que, rien que pour la première phase de la route complémentaire, va coûter 950 millions de roupies. Il affirme s'être évertué "à démonter au gouvernement, et ce depuis que M. Deva Virahsawmy occupait les fonctions de ministre des Infrastructures publiques ( avant les élections générales de l'an 2000 ), qu'il existe une meilleur solution qui, en plus, se révèlera moins coûteux" M. Rivet réclame que le gouvernement opte pour " une décision portant sur l'exécution des deux phases du projet". La première phase du projet gouvernemental, fait-t-il ressortir, "s'arrêtera au pied de Quoit Bluff et dépendra du secteur-privé avec, nécessairement, l'imposition d'un droit de péage de pas moins de 60 roupies réclamé à chaque passage à celui qui empruntera le tunnel". "Ma solution à moi mènera les automobilistes jusqu'au lieu dit Château d'Eau, auprès du Champ de Mars, d'où ils pourront, ensuite, soit entrer dans le centre-ville de Port Louis ou rallier le nord du pays par la route circulaire!".Selon M. Raymond Rivet, "il n'y a pas lieu d'un coûteux underpass à Montebello ni de long pont, mais tout simplement, d'ériger un auto-pont sur la partie de l'autoroute montant vers Réduit pour entrer dans les Guibies en passant derrière le centre Vivekananda. Cet autopont doit se situer juste avant la passerelle actuellement érigée pour les piétons. Il existe déjà, également, une route qui pourra permettre à ceux qui quittent Port Louis en empruntant la route complémentaire de s'engager sur l'autoroute en direction de Réduit. A partir de l'autopont, au lieu de tourner vers la gauche et au lieu de recourir au faramineux tunnel de Quoin Bluff, on peut suivre une route beaucoup moins longue jusqu'au Goat Rock où un tunnel beaucoup plus court (300-400 mètres seulement) peut permettre d'aboutir directement à Château d'Eau". Toujours selon Raymond Rivet, " le déplacement du tunnel de Quoin Bluff à Goat Rock réduirait le trajet et permettrait également de réduire le coût du projet".

Et Raymond Rivet insiste aussi pour que la route subsidiaire recommandé par Consulting Engineering Services depuis 2002 soit maintenue. "Cette route subsidiaire", prévoit-t-il, " nécessitera d'abord un autre petit tunnel entre le village de Roselyn Cottage, à St. Pierre, et Anse Courtois et; ensuite, un viaduc près de Snail Rock. Mais, ce sera toujours moins cher par rapport au projet gouvernemental et la route facilitera l'accès direct à Port Louis aux automobilistes venant de l' Est et du centre en les évitant d'avoir à emprunter l'autoroute Nationale". M. Raymond Rivet se bat pour ses solutions depuis l'an 2000. Il s'est plaint, mercredi dernier, que, à l'exception de l'ancien ministre Deva Virahsawmy, qui avait semblé le comprendre et d'une brêve audience avec le Premier ministre Navin Ramgoolam, sa contre-proposition n'a pas eu l'écoute qu'il aurait souhaité dans l'intérêt public.


Santé

8 symptômes à ne pas ignorer

Migraines, malaises, maux d'estomac… Il nous arrive à tous, de ressentir de temps à autres des petites douleurs qui nous gênent, mais dont on ignore l'origine. Et on se dit : "C'est rien, ça va passer?". Mais certaines douleurs sont persistantes et si elles sont chroniques, peuvent s'avérer chez beaucoup, handicapantes. Elles empêchent souvent les gens de travailler et de goûter aux joies de la vie. Elles peuvent même engendrer chez les gens un sentiment d'isolement, de mécontentement, de frustration et de culpabilité. Quels qu'en soient leurs effets ou leurs causes, certains signes doivent vous conduire à consulter…

Un appétit hors de contrôle

On a faim plus souvent que d'habitude, avec surtout des envies de sucre. Et ça dure depuis au moins une à deux semaines.

Ça peut cacher : un diabète. Surtout si ce dérèglement s'accompagne d'une sensation de soif constante, et d'envies de faire pipi fréquentes. Consultez un médecin qui fera contrôler le taux de sucre dans le sang et, si besoin, il faudra envisager un changement d'hygiène de vie et des médicaments.

Le sentiment étrange de ne pas se sentir bien

Une baisse de moral qui s'attarde, comme un spleen persistant que l'on ne sait à quoi attribuer.

Ça peut cacher : une dépression. On s'inquiète si ce sentiment de tristesse dure depuis au moins deux semaines, et s'accompagne d'anomalies du sommeil, de fatigue, de modifications de l'appétit. Plus on attend, plus on risque de s'enfoncer, et plus c'est long à guérir.

Un mal de tête inhabituel

Alors qu'on n'est pas du genre migraineux, on a soudain des maux de tête assez fréquents qui résistent aux traitements classiques.

Plutôt le matin, avec des douleurs pulsatiles et parfois des troubles de la vision.

Ça peut cacher : une hypertension artérielle. La cause reste la plupart du temps inconnue, mais il existe des médicaments efficaces pour la faire baisser. Notez qu'une élévation anormale de la pression artérielle peut entraîner des accidents cardiaques et cérébraux graves.

Des étourdissements

Un malaise vagal (sueur, pâleur, évanouissement bref), ça arrive quand on reste trop longtemps dans une atmosphère confinée, ou quand on subit un gros stress. Mais, si ça se répète, c'est moins normal.

Ça peut cacher : une hypotension. Le système nerveux végétatif se relâche, ce qui fait chuter la tension artérielle et ralentir le rythme cardiaque. Un traitement médicamenteux adapté remet vite les choses en ordre.

Une toux persistante

On la traîne depuis beaucoup plus longtemps que celle qui accompagne un rhume. Elle devient quasi chronique, et survient même pendant la nuit.

Ça peut cacher : un asthme débutant, ayant pour origine une allergie respiratoire. Là encore, on consulte son médecin sans traîner. Et, s'il s'agit bien d'asthme, il existe des solutions pour gérer les symptômes gênants et contrôler son évolution avant qu'il devienne handicapant.

Des douleurs dans la poitrine

On a mal à l'intérieur de la cage thoracique, c'est lancinant, la douleur se répète et est majorée pendant les séances de sport, ou la nuit. En plus, on se sent essoufflée, et fatiguée.

Ça peut cacher : le début d'un souci cardiaque. Oui, c'est flippant, mais on le sait : avec la cigarette, la pilule, le stress, ça peut arriver même quand on est jeune. Consultez votre médecin. Pris à temps, ça se traite bien avec des médicaments. Voire avec une chirurgie, s'il faut réparer une artère.

Un changement de poids

Sans raison particulière, on maigrit assez rapidement. Ou, au contraire, on grossit.

Ça peut cacher : un dérèglement de la thyroïde. Dans ce cas, on souffre aussi de fatigue, palpitations, troubles du transit, sensation d'avoir toujours chaud, ou froid.

Il s'agira de déterminer le degré du problème, et donc le traitement adéquat, médicamenteux ou chirurgical.

Un grain de beauté modifié

Il a changé de couleur, de diamètre...

Ça peut cacher : un mélanome. Les grains de beauté à surveiller (sans oublier le dos, les ongles, les dessous de pieds) sont ceux qui présentent une Asymétrie, des Bordures irrégulières, une Couleur non uniforme, un Diamètre important, ou qui subissent une Évolution rapide (ABCDE, pour se souvenir des bases de l'autosurveillance). Au moindre doute, allez voir le dermatologue.


Le miel aussi provoquerait des allergies

Si peu connue, l'allergie au miel concerne tout de même 2% à 3% de la population générale. Curieusement, sa prévalence chez les allergiques aux venins d'hyménoptères - grands producteurs de miel… - est faible. En revanche, les allergiques aux pollens seraient particulièrement exposés. Les protéines les plus allergisantes dans le miel sont en effet les pollens, et dans une moindre mesure les protéines contenues dans les sécrétions salivaires de l'abeille. Dans le cas d'une allergie au miel, comme d'ailleurs pour toutes les autres allergies alimentaires, le seul traitement efficace repose sur l'éviction de l'allergène. Il faut donc s'abstenir de consommer du miel, sous quelque forme que ce soit et probablement aussi par contact. Pour ceux qui ont la chance de ne pas y être allergiques, rappelons que le miel regorge de bienfaits. Riche en polyphénols, en antioxydants donc, il contribue à la réduction des risques cardio-vasculaires et de certains cancers. Malgré tout, n'oubliez pas que le miel, si bon et sain soit-il, est très sucré. A consommer avec modération...


La clope, c'est déprimant!

Les méfaits du tabagisme sont innombrables : cancer, bronchite chronique obstructive, maladies cardiovasculaire, prématurité mais également altération de la peau, du moral et de la libido… Et aujourd'hui, des chercheurs américains révèlent que non seulement le tabac expose à 11 cancers, mais voilà qu'il augmenterait sérieusement le risque de dépression. En tout cas, chez les adultes fumeurs depuis l'adolescence.

Au cours de ses recherches, une équipe de scientifiques américains, menée par le Pr. Carlos Bolanos (Université d'Etat de Floride) a en effet retenu "un risque sérieux de troubles psychiques" chez des rats "adolescents" exposés à la nicotine. Et suivant les nombreuses similitudes cérébrales entre l'homme et ce rongeur, ils avancent que les adolescents fumeurs seraient également plus enclin à la dépression. Cette conclusion faite suite à des analyses d'injection de la nicotine à des rats effectuées à raison de deux fois par jour, pendant 2 semaines. D'autres rongeurs ont été testés comme contrôle, et n'ont reçu qu'une solution de sérum physiologique. Ces chercheurs estiment les résultants inquiétants. Perte d'appétit, manque d'énergie, stress… les pauvres muridés "traités" à la nicotine ont souffert de dépression manifeste. Et pour preuve, "nous les avons soignés avec succès avec des antidépresseurs" précisent les auteurs. Certes, il ne s'agit là que de recherche expérimentale, mais le Pr. Carlos Bolanos voit là "un nouvel argument pour faire réfléchir les adolescents qui voudraient se lancer dans l'aventure du tabac".


Bien se nourrir pour bien vieillir

Avec l'âge, l'alimentation perd souvent de son attrait. Mauvaise dentition, brûlures d'estomac, lenteur digestive... les raisons de la baisse d'appétit sont diverses. Or pour bien vieillir, il est important d'avoir une bonne hygiène alimentaire. Contrairement aux idées reçues, une personne âgée doit manger de tout, et en quantité. Sauf avis médical, tout régime est donc à proscrire. Car c'est le déséquilibre alimentaire qui se révèle dangereux pour la santé.

Une alimentation équilibrée justement, passe par trois à quatre repas quotidiens. Avec, une fois par jour, des féculents. Mais également de la viande, des œufs ou du poisson. Pas trop gras tout de même! N'hésitez pas non plus à manger des fruits et légumes à tous les repas, aussi bien crus que cuits, et des produits laitiers. Là aussi à chaque repas, c'est un minimum. Idem pour le pain, car contrairement à une idée tenace, il ne fait pas grossir. Et pour être tout à fait complet, pensez à varier les corps gras en assaisonnant vos salades avec de l'huile d'olive par exemple. Enfin, buvez 1 litre à 1 litre et demi d'eau par jour. Même si vous n'avez pas soif. Et soyez créatifs! Il ne faut surtout pas que votre alimentation soit terne, répétitive. Manger doit en effet rester une occupation attendue et agréable. C'est le seul moyen pour continuer de se nourrir convenablement. Et c'est connu, un petit tour au restaurant vaut toujours mieux qu'un antidépresseur.


Santé News

Sexualité: Un verre d'alcool par jour améliorerait les capacités érectiles à long terme

Une étude menée par des chercheurs de l'université de West Australia montre qu'un verre d'alcool par jour peut éviter des troubles de l'érection. Cette nouvelle étude suggère qu'une consommation modérée d'alcool protège des futurs troubles érectiles à long terme. 1 700 hommes de l'Australie de l'Ouest ont répondu anonymement à un questionnaire postal. En tenant compte des facteurs connus de risques comme l'âge, le tabagisme, ou le fait d'avoir une maladie cardiaque, l'équipe de l'épidémiologiste Kew-Kim Chew a découvert que les hommes consommant modérément de l'alcool ont 25 à 30 % de troubles érectiles en moins que ceux qui n'en boivent jamais. Les chercheurs pensent que les antioxydants contenus dans certains alcools pourraient jouer un rôle dans la préservation de la fonction érectile, comme le font les vins blancs et rouges pour le coeur. Kew-Kim Chew pense qu'il peut y avoir une relation entre l'impuissance et les maladies cardiaques, puisque les hommes souffrant de troubles de l'érection ont plus de risques de développer ce type de maladies. L'équipe de chercheurs ne veut surtout pas encourager les hommes à boire : " Ce serait socialement irresponsable de dire que même un grand buveur peut avoir certains avantages. "

Cancer des testicules: Fumer du cannabis augmente les risques

Consommer du cannabis au moins une fois par semaine, ou régulièrement depuis son adolescence, doublerait les risques de développer la forme la plus agressive d'un cancer des testicules, estime une étude américaine relatée par le quotidien britannique Guardian.

Les scientifiques du centre de recherche sur le cancer Fred Hutchinson de Seattle ont commencé cette étude après avoir découvert que les testicules sont un des rares organes munis de récepteurs pour la substance active du cannabis, le tétrahydrocannabinol (THC).

Leurs résultats conduisent aussi à penser que l'usage de la marijuana pourrait être spécifiquement lié au développement de tumeurs des testicules dites germinales non-seminomateuses. Cette forme très agressive frappe les hommes entre 20 et 35 ans et compte pour environ 40 % de tous les cas de cancer des testicules, qui reste très rare même si les cas augmentent depuis ces dernières décennies. Depuis les années 1950, le nombre de cas de cancer des testicules a augmenté de 3 à 6 % par an aux Etats-Unis, au Canada, en Europe, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Durant la même période, l'usage du cannabis a augmenté dans les mêmes proportions. Ce sont ces chiffres qui, au départ, ont conduit les chercheurs à avancer l'hypothèse d'un lien entre cette drogue et le cancer des testicules.

Pour leur étude, les chercheurs ont interviewé 369 hommes atteint d'un cancer des testicules, âgés de 18 à 44 ans, sur leur consommation de cannabis. Ils ont également interrogé sur le même sujet 979 hommes en bonne santé.

Protection des femmes - Sida: un gel prometteur

Un gel vaginal expérimental donne des résultats prometteurs dans la prévention de l'infection des femmes par le virus du Sida, ont annoncé, la semaine dernière, des scientifiques américains. D'autres produits similaires ont été testés sans succès par le passé, alors qu'un gel microbicide permettrait aux femmes de se protéger même si leur partenaire ne le fait pas.

Les résultats de l'étude préliminaire menée dans plusieurs pays ne sont pas concluants, mais ils laissent penser que le gel fabriqué par les laboratoires Indevus Pharmaceuticals, dans le Massachusetts, peut réduire légèrement le risque d'infection par le VIH, a expliqué le chercheur sud-africain Salim Abdool Karim, qui présentait les travaux lors d'une conférence médicale à Montréal. "C'est la première étude à ce jour qui montre que nous avons un candidat prometteur", a-t-il souligné.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu'en attendant l'éventuelle mise au point d'un vaccin, la maîtrise de leur protection par les femmes est cruciale dans la lutte contre le Sida, comme l'a montré l'expérience de la contraception. Le Sida a fait plus de 20 millions de morts en 20 ans et quelque 33 millions de personnes à travers le monde vivaient avec le VIH en 2007, selon l'ONUSIDA. Pour 2007, l'ONUSIDA a recensé 2,7 millions de nouvelles infections et 2 millions de décès liés au Sida. A l'échelle mondiale, les femmes représentent la moitié de toutes les infections à VIH, pourcentage stable depuis plusieurs années.

Environ 3.100 femmes ont participé à l'étude présentée lundi, avant tout destinée à voir si le produit est sans danger. Un quart des femmes a utilisé le gel Indevus, censé empêcher le VIH de s'attacher à certains globules blancs du sang; un autre quart a utilisé un autre gel produit par les laboratoires ReProtect de Baltimore; la deuxième moitié a reçu un placebo, ou pas de gel du tout. Toutes les patientes étaient censées avoir des rapports sexuels protégés avec préservatif. L'étude, financée par les Instituts de santé nationaux américains (NIH), a été menée en Afrique du Sud, au Malawi, en Zambie, au Zimbabwe et aux Etats-Unis.

Résultat: les femmes ayant utilisé le gel Indevus présentent un taux d'infection par le virus VIH inférieur de 30% à celui des autres sujets de l'expérience. La différence n'est toutefois pas statistiquement significative et pourrait donc n'être que l'effet du hasard. Des études plus vastes sont nécessaires, soulignent les autorités médicales. L'une d'elles, menée avec le gel Indevus auprès de 9.400 Africaines, doit s'achever en août.

Un microbicide peut se présenter sous la forme d'un gel, d'une crème, d'un film, d'un comprimé ou d'une éponge, ou encore être incorporé dans un anneau vaginal qui libère progressivement une matière active.

Découverte de scientifiques japonais - Cancer du sein: Une enzyme pourrait l'enrayer

Lueur d'espoir pour celles qui redoutent d'en être atteinte. Des scientifiques japonais ont, en effet, identifié une enzyme qui paraît comme étant capable de supprimer le cancer du sein. Ils espèrent que cette découverte stimulera de nouvelles thérapies pour contrôler ce qui est la deuxième cause de cancer dans le monde.

Il s'agit de l'enzyme CHIP qui, selon les experts, pourrait retarder la croissance du cancer en désagrégeant un certain nombre de protéines normalement responsable du développement du cancer du sein. Cet enzyme est naturellement présente dans le tissu mammaire.

Dans un article publié dans le magazine Nature Cell Biology, les chercheurs ont déclaré avoir injecté des souris de deux types de cellules cancéreuses humaine. Un groupe de souris portait l'enzyme CHIP alors que l'autre n'avait pas été inoculé de ce produit chimique. Le résultat était plus qu'encourageant. Les tumeurs du premier groupe de souris avec l'enzyme CHIP étaient moins développées qu celles de l'autre groupe sans enzyme, a déclaré a l'agence Reuters, Junn Yanagisawa de l'Université de Tsukuba Graduate School of Life and Environmental Sciences au Japon.

Les mêmes résultats ont été observés lors d'une expérience parallèle utilisant des cellules humaines de cancer du sein plus agressives, a-t-il ajouté.

"Notre conclusion est que nous avons découvert que la protéine CHIP empêche la croissance de la tumeur du sein et de métastases", a déclaré Yanagisawa.


Relations Publiques

La PRCPA-M propose un calendrier d'activités étoffé

La Public Relations and Communication Professionals Association of Mauritius ( PRCPA-M), qui regroupe les professionels de la communication, souhaite transmettre aux jeunes les valeurs nécessaires pour réussir dans ce domaine. Dans cette optique, et aussi afin de prodiguer à ses jeunes membres la formation nécessaire, l'association a établi tout un programme d'activités.

Crée depuis peu, la PRCPA-M a été lancée le 12 novembre 2008 par Sir Anerood Jugnauth, le président de la République. L'association bénéficie du soutien et des encouragements de la Public Relations Society of India (PRSI) et de la Public Relations Institute of Southern Africa (PRISA).

La PRCPA-M qui regroupe une trentaine de membres a dévoilé mardi dernier sa liste d'activités prévue pour l'année 2009 lors d'une conférence de presse. Placé sous le signe du partage et ayant pour thème "The Sharing Minds" le coup d'envoi du calendrier d'activités sera donné à travers un hommage rendu à Jay Hurry, un des vétérans des relations publiques et de la gestion du personnel à Maurice. Jean-Marie Richard, président de la PRCPA-M a également insisté sur la nécéssité de transmettre aux jeunes une formation et des valeurs nécessaires.

Touria Prayag, Head of Humanities au Charles Telfair Institute (CTI) soutient que la PRCPA-M permet aux jeunes de travailler en équipe pour réaliser des projets tels que les logos, les expositions entres autres. Ainsi les jeunes mettent en pratique les connaissances acquises dans un institut. Selon Béatrice Benoit, events student au CTI la PRCPA-M crée une synergie parfaite entre la formation scolaire et le monde du travail. D'autres conférences sont à prévoir dans le cadre des activités de l'association; une exposition sur Maurice en tant que destination touristique, une conférence à propos de Mohamed Vayid, une présentation du National Empowerment Foundation. L'association s'intéresse aussi au développement du pays et tiendra donc une conférence sur "Maurice, île durable". La PRCPA-M compte également créer un site internet suivi d'une newsletter dans les semaines à venir pour se rapprocher du public. Notons aussi que des forfaits spéciaux sont mis en place pour des étudiants qui souhaiteraient en devenir membres.


Raymond Rivet, le visionnaire

Enseignant de physique de profession, ancien Recteur du collège St. Esprit, ancien président du Conseil urbain de Beau Bassin-Rose-Hill et, surtout, ancien parlementaire très actif la soixantaine longtemps passée, M. Raymond Rivet semble n'avoir rien perdu de sa passion pour la gestion des affaires publiques. Déjà en 1967, bien que siégeant dans l'opposition en tant que membre du Parti mauricien social démocrate (PMSD), il s'était distingué à l'Assemblée législative en apportant une remarquable contribution aux débats portant sur la consolidation de l'Université de Maurice, laquelle qui n'en était alors qu'à ses premiers balbutiements. Il avait reçu pour cela l'appréciation publique de feu Sir Seewoosagur Ramgoolam et de la majorité travailliste.

Le combat que M. Rivet mène pour l'amélioration de la circulation routière dans la capitale du pays, il faut le lui reconnaître, cela ne remonte pas d'hier, c'est-à-dire, qu'il n'a pas débuté avec le projet gouvernemental d'exécution d'une première phase de la route circulaire de Port-Louis, communément connu comme projet de Port-Louis Ring Road. Le Hansard de l'Assemblée législative témoigne, en effet, que l'idée même de cette route circulaire avait émise par lui depuis le 27 juin 1975. Ce jour-là, les parlementaires débattaient de l'aménagement du tronçon de l'autoroute Nationale devant passer auprès port pour relier celui allant vers le Nord du pays. Raymond Rivet n'était pas partant pour ce projet, lequel, selon lui à l'époque, allait nécessiter "la construction d'un Fly-Over Bridge qui va défigurer complètement la vue du Port et coûter 28 millions de roupies qui vont aller à des firmes étrangères qui seront chargées de l'exécution des travaux". Même après que le ministre des Travaux, M. Abdool Hack Osman, lui avait répondu qu'il n'allait pas avoir de Fly-Over parce que la Motorway through Port-Louis route sera tracée au niveau du sol depuis l'entrée sud de la capitale jusqu'à la Place de l'Immigration", qu'il n'y aura pas d'atteinte ainsi portée à l'esthétique parce que ce n'est qu'après l'emplacement de la vielle Ferme du Rhum que le Fly-Over sera érigé, M. Raymond Rivet avait maintenu son "désaccord total avec ce projet". "Ce projet ne va pas solutionner le problème réel", avait-t-il martelé.

Avec recul, on constate que même si la position qu'avait exprimé Raymond Rivet par rapport le tronçon de l'autoroute qui passe dans Port Louis avait été quelque un peu exagérée dans la mesure où il serait injuste également de ne pas reconnaître que ce tronçon à alléger la circulation routière entre les entrées nord et sud de la capitale, toutefois, en prenant connaissance de l'intégralité de son argumentation lors de ces débats du 27 Juin 1975, il apparaissait visionnaire ...

Tels furent ses propos

" M. le président, sur cette question de circulation routière, il faut se rendre compte d'une chose; c'est que la décision qui va être prise aujourd'hui est une décision qui devrait être valable en l'an 2000 et en l'an 2025. Prendre une décision qui serait un palliatif, qui ne va pas résoudre le problème que temporairement pour dix ans, et qu'on ait après dix ans à revoir toute la question, n'est pas la bonne décision. S'il faut dépenser, qu'on dépense l'argent nécessaire, mais qu'on fasse ce qu'il faut faire; d'autant plus qu'avec les années les prix vont augmenter et tout va coûter de plus en plus cher. Ce que je propose, c'est qu'on ait un chemin qui fasse plutôt le tour de Port Louis. Le chemin prendrait de Pailles, suivrait la Montagne de Signaux, passerait derrière Marie reine de la Paix, irait sortir près du Champ de Mars, puis descendrait le chemin de la Vallée Pitot, qui est suffisamment large pour aller sortir à Abercrombie. Voilà la solution idéale, parceque si ce chemin est fait, les voitures sortant de Port Louis à 3 heures de l'après-midi, au lieu d'aller vers ce goulot d'étranglement qui est le rond point que nous avons à droite, se dirigeraient vers la montagne, emprunteraient le chemin et iraient sortir à Pailles ou à Abercrombie". Le ministre Osman devait d'emblée sportivement concéder que la contre-proposition de Raymond Rivet d' une route circulaire était "a good solution which will have to be studied". Trente-quatre années sont près de s'écouler bientôt depuis que Raymond Rivet a développé son idée et le pays en est encore au même point. Et en ce 27 Juin 1975, il pesta également contre le gaspillage que constituait l'engloutissement de plusieurs millions de roupies dans une route parfaitement inutile jusqu'à nos jours qui mène qu'au haut de la Montagne des Signaux ! Raymond Rivet entretient, aujourd'hui, les mêmes craintes que la première phase du Port Louis Ring Road du présent gouvernement, phase qui bouffera plus de 950 millions de roupies d'argent public ne s'arrête qu' à l'entrée du tunnel projeté sous le Quoin Bluff,c'est-à-dire, qu'elle ne mène à nulle part ! Surtout si en ces temps de crise financière, le gouvernement ne parvient pas ensuite à mobiliser les 3 milliards de roupies auprès du secteur-privé pour creuser le dit-tunnel afin d'amener les automobilistes de l'autre côté de la montagne pour rallier le centre-ville de Port Louis ! En conclusion, on ne peut que regretter qu'il n'y ait pas encore à Maurice, un organisme techniquement compétent qui pourrait permettre à des citoyens avisés, comme M. Rivet, de venir avec des contre-propositions à des projet gouvernementaux couteux et ensuite, après examens, contraindre le gouvernement de retenir ces contre-propositions s'ils s'avèrent qu'elles sont les plus appropriées en la circonstance ... Le Conseil national économique et social (NESC) a déjà considéré les suggestions de Raymond Rivet depuis septembre 2006 dans son NESC report 01 dans lequel il a proposé à la Road Development Authority ( RDA ) d'en tenir compte. Mais, manifestement, cette institution n'a, malheureusement, pas ce pouvoir de remettre en cause la décision finale de ceux qui nous gouvernent ...


Pêche

Des pêcheurs artisanaux se recyclent dans la pêche sur les bancs

En vue d'accroître l'offre de poisson frais sur le marché et assurer une meilleure sécurité alimentaire pour la population, des pêcheurs artisanaux, aidés par les autorités, s'apprêtent à pousser vers le large à la conquête, notamment, des bancs de pêche de notre Zone économique exclusive (ZEE). Le Mouvement Pour l'Autosuffisance Alimentaire (MAA) qui travaille en collaboration avec le Syndicat des Pêcheurs vient, en effet, d'obtenir du Food Security Comimittee le déblocage de fonds pour l'acquisition de cinq bateaux - un navire semi-industriel de 15 m et quatre "outer fishing boats" de 11 m. Par ailleurs, dans le cadre d'un autre projet celui-là financé par l'Union Européenne (UE), des pêcheurs de Grande-Rivière-Sud-Est (GRSE) et des environs s'apprêtent à mettre à l'eau leur navire semi-industrtriel flambant neuf destiné à la pêche sur les bancs. L'objectif visé est de faire passer de 4 kg à 35 kg la prise moyenne journalière par pêcheur.

Eric Mangar du MAA évoque le paradoxe de la cherté du poisson dans notre île pourtant ceinturée de mer. Ce paradoxe, dit-il, est d'autant plus étonnant que Maurice se positionne comme un "seafood hub". Un "seafood hub" qui importe, quand même, pour quelque 9500 tonnes de poissons et autres fruits de mer et dont la consommation de poisson par tête d'habitant est passée de 23.3 kg en 2000 à 18.2 kg en 2003.

Pourtant, explique l'animateur du MAA, le poisson est une source idéale de protéine et est, sur le plan nutritionnel, un des aliments les plus sûrs. Le poisson a, déclare M. Mangar, le potentiel d'être la principale alternative au poulet pour la population mauricienne en cas de persistance de la crise alimentaire mondiale ou de la survenue d'une épidémie de grippe aviaire.

Sérieusement dégradé par la pollution simultanément occasionnée par la forte urbanisation côtière et le déversement de déchets industriels, agricoles et ménagers, le lagon mauricien, il est vrai, ne nourrit plus son homme. La prise moyenne quotidienne de poisson dans le lagon qui était de 8 kg en 2000 est descendue à 4.4 kg en 2007 et les scientifiques laissent entrevoir que cette tendance à la baisse ira en s'accroissant.

Toutefois, si la population de poisson dans le lagon se dépeuple presque irrémédiablement, les observations des scientifiques, explique M. Mangar, indiquent que les bancs, notamment, de Saya de Malha, Nazareth, Soudan autour de St Brandon et les bancs d'Albatros et autres petits bancs au Nord de Maurice regorgent encore de poissons. Ainsi, explique-t-il, alors que les 17 navires de pêche qui exploitent ces bancs, à ce jour, ont ramené 171 tonnes de poisson frais de ces bancs en 2007, Saya de Malha, à lui seul, à une capacité de 2400 tonnes annuellement et Nazareth 1800 tonnes.

Aussi, pour l'animateur du MAA, il existe encore un fort potentiel d'exploitation de ces bancs de pêche sans pour autant qu'il y ait surexploitation. C'est dans cette perspective que ce mouvement a suggéré au Food Security Committee chargé de mettre à exécution le plan de sécurité alimentaire annoncé dans le dernier budget que des moyens soient mis à la disposition des pêcheurs artisanaux pour qu'ils poussent vers le large et aillent à la conquête de ces réserves de poissons encore sous-exploitées.

Une des catégories socioprofessionnelles les plus démunies, les pêcheurs artisanaux exploitant, à ce jour, le lagon sont au nombre d'un peu plus de 2000. Selon les estimations, pour leur quelque 200 jours de pêche annuels, ils perçoivent environ Rs 6000 mensuellement. Alors que sous l'effet de la pollution marine, le llagon se dépeuple, ces pêcheurs artisanaux ne sont pas capables d'aller hors-lagon en raison de leurs frèles embarcations de fortune.

C'est dans ce contexte que le MAA avait suggéré que des fonds soient mis à leur disposition pour qu'ils s'équipent en navires bi-moteurs semi-industriels de 15 m de long et autres bateaux mono-moteurs de 11 m pour, selon le cas, aller pêcher sur les bancs ou, tout au moins, hors-lagon. De la proposition pour le déblocage de fonds pour l'acquisition de dix-sept bateaux - sept navires semi-industriels et dix "outer fishing boats" de moindre envergure _, le sous-comité Pêche du Food Security Committee a, finalement, agréé au déblocage d'une somme de quelque Rs 22 millions pour l'acquisition de cinq bateaux - un navire semi-industriel pour la pêche sur les bancs et quatre "outer fishing boats" pour la pêche hors-lagon.

Le MAA travaille en étroite collaboration avec le Syndicat des Pêcheurs de M. Judex Ramphul en vue de concrétiser dans les faits ce projet. Mais déjà, un groupe de pêcheurs de Grande-Rivière-Sud-Est (GRSE) et des environs, toujours avec l'aide du MAA, sont à un stade bien plus avancé dans leur projet d'abandonner le lagon pour aller pêcher sur les bancs. Ces pêcheurs regroupés au sein de l'Innovative Fishermen Association avaient soumis une demande d'aide auprès de l'Union Européenne (UE) dans le cadre du Decentralised Cooperation Programme.

Leur dossier préparé par le MAA pour la construction d'un navire semi-industriel a été approuvé. La construction de ce navire de 15.24 m par 4.57 m est en voie d'achèvement au chantier naval de Fleury Marine Ltée à Forbach, Labourdonnais. Devant coûter quelque Rs 5 millions, ce navire a été financé à 75% par l'Union Européenne (UE), à 24% par le Programme des Nations Unies pour le Développement et le 1% restant par les 18 membres de l'association.

Les promoteurs assurent qu'il s'agira d'un navire semi-industriel répondant aux normes de navigabilité reconnues comprenant des équipements de navigation et de communication en haute mer et doté de deux moteurs "heavy duty" d'une capacité de 220 hp. le navire qui pourra accommoder un équipage de 15 marins-pêcheurs comprendra, bien sûr, une chambre froide d'une capacité de cinq à six tonnes de poissons.

Si tout marche comme prévu, le navire sera mis à l'eau vers la mi-mars pour un premier essai et passer l'épreuve de navigabilité sous l'inspection d'un "surveyor" des services de Pêche. L'inauguration devrait, ainsi, se faire vers fin mars. Vers le mois d'avril, quand les grands risques cycloniques se seront largement écartés, le nouveau navire devrait faire sa première sortie de pêche. Il est prévu de l'équipage fasse deux campagnes de pêche mensuellement. Les prises estimées sont de l'ordre de 10 à 12 tonnes mensuellement.

Accroître l'offre de poisson frais sur le marché tout en permettant aux artisans-pêcheurs de vivre bien plus décemment de leur métier: c'est le double objectif du projet de faire des pêcheurs artisanaux des pêcheurs en haute mer. Selon les estimations, en allant pêcher sur les bancs, ces pêcheurs devraient voir leurs prises journalières s'accroître de quelque 4 kg par tête de pêcheur à, au moins, 35 kg. Ce qui, s'il se concrétisait, équivaudrait, ni plus ni moins, à de la pêche miraculeuse…


Brèves

Début, mercredi, du carême chrétien - "Parents, bâtisseurs d'avenir": thème de la Lettre pastorale de l'évêque de Port-Louis

Dans le cadre du carême chrétien qui démarre ce mercredi avec la cérémonie d'imposition des cendres, l'évêque de Port-Louis, Mgr Maurice Piat, rendra publique, la veille, mardi sa traditionnelle Lettre pastorale qui a pour thème, cette année, "Parents, bâtisseurs d'avenir".

L'évêché explique qu'en choisissant de s'adresser aux parents pour ce carême 2009, l'évêque catholique entend parler à ceux qui, dans le quotidien de la vie, sont en première ligne pour la transmission de la foi et des valeurs. Mgr Piat estime que les parents méritent que l'on s'interesse à eux et qu'on leur soutienne dans leur difficile devoir de respecter, tout en éduquant, la liberté de leurs enfants. Devant, donc, démarrer cette semaine avec le Mercredi des cendres, le carême chrétien aboutit, après 40 jours de jeûne, au dimanche de Pâques qui célèbre la résurrection de Jésus Christ. Pendant toute la durée du carême, l'évêque de Port-Louis adressera un sermon de carême chaque dimanche sur MBC 2 à 18h30. Pour le Mercredi des cendres, le père Heriberto Cabrera animera une émission sur MBC 3. Ceux désireux de connaître les horaires des cérémonies dans l'ensemble des paroisses pour le Mercredi des cendres peuvent se renseigner en se connectant au site web du diocèse catholique (www.dioceseportlouis.org). Ce site comprend aussi, notamment, une réflexion du père Paschal Sundaram sur le jeûne de même que le programme des XL heures dans les différentes paroisses.

Perte d'emploi - Workfare Program: une soixantaine de demandes enregistrées

L'unité mise en place au sein du ministère du Travail et des Relations industrielles pour mettre en application le Workfare Program a fort à faire ces derniers jours. E attendant un premier bilan du ministre du Travail à la fin du mois, il est en effet indiqué qu'une soixantaine de personnes ayant perdu leur emploi s'y sont déjà inscrit.

Selon les provisions de l'Employment Rights Bill, le Workfare Programme offre plusieurs options à un salarié ayant perdu son emploi. En sollicitant ce service du ministère, il se voit la possibilité d'être redéployé vers une autre entreprise du même secteur d'activité dans lequel il excellait, de bénéficier d'une formation afin de pouvoir intégrer une autre filière professionnelle ou de bénéficier de facilités de la SEDA en vue de créer une petite entreprise. Celui ayant perdu son emploi peut également bénéficier d'une allocation connue d'après la nouvelle loi comme la Transition Unemployment Benefit sur une période ne dépassant pas un an.

Décès de Marie-Noëlle Derby

La photographe de presse, Marie-Noëlle Derby âgée de 37 ans, est décédée, jeudi, des suites d'une septicémie. Marie-Noëlle Derby était demeurée dans une clinique privée pendant plusieurs jours. Son état nécessitait plusieurs pintes de sang et plusieurs donneurs avaient généreusement offert leur sang afin de lui venir en aide. Par la suite, elle avait été transférée à l'Intensive Care Unit de l'hôpital Sir Seewoosagur Ramgoolam, à Pamplemousses, où elle devait rendre son dernier soupir jeudi. Photographe de presse qui avait fait ses premières armes à 5 Plus, au début des années 90, Marie-Noëlle était particulièrement connue et appréciée pour son caractère jovial, sa bonne humeur et son rire légendaire. A L'Express, elle sillonnait les différentes régions de l'île pour des reportages sur ces différents endroits. Le Dr Satish Boolell, Chief Police Medical Officer (CPMO), a ,comme dans les cas semblables, recommandé une enquête policière approfondie sur les circonstances de son décès. La rédaction de Week-End exprime ses sincères condoléances à sa famille, à ses proches et amis.

Nécrologie: RAJ MUDHOO !

Raj Mudhoo, s'en est allée, cette semaine, du sommeil du juste. Nous l'avions côtoyé, ici même, à Week-End, dans les années 70, alors qu'il collaborait dans la rubrique "Place Aux Jeunes" aux côtés de Coll Venkatasamy, de Breejan Burrun, de Roselyne Lanfray, de Ram Mareeachalee, entre autres.

"Libéré" de nos colonnes, Raj a poursuivi une carrière exemplaire dans la fonction publique, le propulsant aux plus hautes fonctions qui ont fait de lui un des plus grands commis de l'Etat que notre pays ait produits.

La dernière fois que nous nous sommes entretenus au téléphone, c'était le 25 novembre 2007, quatre jours après mon arrestation. C'était un dimanche matin, au moment où je me déplaçais pour aller chercher du pain. Raj me disait : "Je suis triste pour ce qui t'est arrivé. Nous avions discuté, Dan (Callikan) et moi. Il n'avait jamais été question d'arrestation, mais d'une enquête..." A quoi je lui répondit : "Mais, vous agissiez comme une police parallèle, vous décidiez, au bureau du Premier ministre, de l'arrestation ou pas d'un rédacteur en chef..."

Notre conversation téléphonique s'est arrêté là !

A tous ceux que ce deuil afflige, la rédaction de Week-End leur présente leurs vives condoléances.



s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 22 février 2009