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Ashock Jugnauth, candidat MMM/UN/PMSD en campagne
Escale à cité Sainte Catherine
Dans une élection, aucun vote n'est jamais de trop à
prendre et il n'y a pas de localité trop petite pour intéresser
un candidat. Outre Côte d'Or et Bois Chéri et en
attendant Camp Samy, Ashock Jugnauth était, ainsi, à
cité Sainte Catherine, vendredi après-midi. C'était
pour un exercice de porte-à-porte à la rencontre
des quelques 360 électeurs de cette cité EDC dont
la construction remonte aux lendemains du Cyclone Carol.
Pour cet exercice de contact direct avec les électeurs
de ce quartier situé à la lisière de L'Agrément,
le candidat du MMM/UN/PMSD avait choisi de se faire, notamment,
accompagné de la députée et ancienne ministre
MMM, Ariane Navarre-Marie et de son campaign manager et colistier
dans la circonscription, Deven Nagalingum. 17h00, à côté
de la grotte. Quelques activistes sont déjà sur
place quand arrive le candidat Ashock Jugnauth. Il est vite rejoint
par une vingtaine de sympathisants habitant la cité dont
un nombre important de dames et de jeunes filles. Ariane Navarre-Marie
arrive dans la foulée suivie, quelque temps après,
de Deven Nagalingum. L'exercice peut démarrer. Les sympathisants
et sympathisantes conduisent le cortège.
Le prétexte pour cette tournée dans la cité
à la rencontre des habitants est la distribution d'une
invitation pour une réunion en marge de la partielle. Réunion
prévue pour mardi prochain à 19h30 en présence,
notamment, du candidat Ashock Jugnauth et de Paul Bérenger.
"Bonzour madam. Nou vinn invit ou pou rénion MMM//UN/PMSD
mardi. Pa manké vini."
Dès le premier pâté de maisons visitées,
le "response" semble positif. Il faut dire que l'ambiance
y est. Les jeunes militantes et militants de la cité semblent
dynamiques et paraissent rompus à cet exercice consistant
à ouvrir la voie à leur candidat. Mme Navarre-Marie,
très décontractée, joue de son charme et
n'hésite, surtout, pas à faire la bise aux mères
de famille sollicitées pour assister à la réunion
devant avoir lieu mardi.
"Missié Ashock", le candidat, on le connaît
dans la cité. De même que son colistier Deven Nagalingum.
Jean-Noël témoigne: "Dan cité, simé
napa ti koltaré, napa ti ékléré. Zot
mem ki finn met nou dan korek!" A propos de points de
lumière, une dame, devant sa porte d'entrée, montre
à Ashock Jugnauth un lampadaire décroché
de son support et qui ne tient plus qu'à un fil. "Akot
Suren Dayal? Li pa trouvé bizin sanz sa?", s'indigne
le candidat.
Légèrement crispé au départ de l'exercice,
le candidat Ashock Jugnauth et nettement plus détendu à
mi-parcours et arbore un large sourire. Il invite électeurs
et électrices de la cité à ne pas confondre
entre l'emblème du livre sur le coeur de l'Alliance MMM/UN/PMSD
et celui du "soleil couchant" du MSM. "Moi mo
préfer soley lévan ki soley koussan!"
Plus loin, la file des canvasseurs du candidat Ashock croise un
autre candidat en campagne en solo dans la cité: François
Ecroignard, attaché de presse renvoyé de l'Attorney
General, Rama Valayden. Petit accrochage verbal heureusement
sans gravité qui ne dégénère pas.
Des militants MMM/UN/PMSD lui reprochent de mener, dans la
cité, une campagne communale pour s'attirer des votes.
François Ecroignard s'en défend. L'incident s'achève
aussi vite qu'il n'avait commencé.
La tournée de la cité achevée au bout d'une
heure environ, les jeunes militantes et militants entourent leur
candidat et laissent éclater leur joie. Pour eux, en effet,
de même que pour leurs dirigeants, compte tenu de l'accueil
des habitants, l'exercice aura été un succès.
Pour le candidat MMM/UN/PMSD, à cité Sainte Catherine,
au moins, vendredi, il a, en effet, semblé que c'était
presque comme "kouto dan diber
" Shanti,
militante MMM de la localité voisine de Petit Verger, venue
prêter main forte à ses amis pour cet exercice de
porte-à-porte le confirme.
En marge de son 73e anniversaire
PTr : "Le droit de vote : une responsabilité civique"
Dans un communiqué en marge de son 73e anniversaire devant
être célébré, demain, lundi 23 février,
le Parti travailliste (Ptr) rappelle que le droit de vote est
"une responsabilité civique". "Plusieurs
se sont sacrifiés - certains jusqu'au sacrifice suprême
- pour que ce droit soit accordé à tous",
rappelle dans le communiqué James Burty David, directeur
de communication du PTr.
M.David parle de "l'audace" des pères
fondateurs du PTr d'avoir le 23 février 1936 "osé
réclamer l'avènement d'une société
où toutes les cultures, toutes les couleurs de peau, toutes
les classes auraient droit au respect". "L'audace"
qui, dit-il, "fait la différence entre les hommes
de caractère et ceux qui traversent la vie comme des paillassons".
Le directeur de communication du Ptr souligne que l'une des premières
revendications des pionniers du PTr fut le droit de vote "pour
tous et non exclusivement pour quelques privilégiés
du système colonial". Ce fut, dit-il, "une
rude bataille" et "une grande victoire"
quand, en 1947, le gouverneur Donald Mackenzie-Kennedy étendit
le droit de vote à des dizaines de milliers de travailleurs.
"Sir Seewoosagur Ramgoolam alla encore plus loin pour
les élections du 20 décembre 1976 en ramenant le
droit de vote de 21 à 18 ans", argue le porte-parole
du PTr. Et de rappeler l'appel de Navin Ramgoolam aux électeurs
de la circonscription N°8 (Quartier-Militaire/Moka) à
exercer leur droit civique en allant voter le 1er mars.
Partielle au n°8
Le MACOSS réclame une campagne "intègre
et transparente"
Le Mauritius Council of Social Services (MACOSS) en appelle à
la responsabilité citoyenne de tous ceux concernés
par la partielle prévue dimanche 1er mars à Quartier-Militaire/Moka
(N°8) et demande que le pays sorte gagnant de cette joute
électorale. Le MACOSS demande, notamment, aux intéressés
à s'engager à mener une campagne "intègre
et transparente" qui se départit de toute forme
de corruption et de fausses promesses; à centrer la campagne
électorale sur un débat d'idées "et
non sur des attaques personnelles"; à ne pas propager
de fausses nouvelles et à éviter toute action et
tout propos à caractère communal.
Le MACOSS, qui rappelle être signataire de la Résolution
de la SADC-EISA Electoral Support Network relative aux élections,
attire l'attention de tous ceux concernés sur les clauses
de cette résolution se rapportant, en substance, à
la tolérance politique et à la non-politisation
de l'identité sociale dont l'ethnicité, la race
et la religion et des institutions publiques.
Ils ont dit
Dolip Aleem : "Choisissez celui qui sera proche de vous"
Bhye Aleem Dolip est un habitué des élections. Il
en est à sa quatrième participation. Travailleur
social, cet habitant de Dagotière, âgé d'une
cinquantaine d'années, est populaire dans sa région.
"Je connais le No 8, ses citoyens et ses problèmes.
Nous avons toujours travaillé pour améliorer les
conditions au No 8", dit-il. Présent tous les
jours sur le terrain, il est d'avis que la campagne électorale
se déroule sur une base communale. "C'est pourquoi,
je demande aux citoyens de bien réfléchir avant
de donner leur vote à n'importe qui". Son message
: "choisissez celui qui sera toujours proche de vous et prêt
à vous soutenir".
Dookhee Mohamade : "Les palabres des politiciens n'intéressent
plus"
Pour ces partielles, Mohamade Dookhee estime que la politique
doit être axée sur le progrès. Ce candidat,
avocat et businessman, habitant Port-Louis, croit lui dans l'économie
énergétique. Sur le terrain, il dit chaque jour
constater que "les citoyens ne sont pas intéressés
avec les palabres des partis traditionnels". Il note également
qu'il y a encore parmi les votants, des nombreux indécis,
ceux-là mêmes qui feront la différence lors
de ces élections. Et cette différence sera incarnée
par la politique d'économie énergétique qu'il
prône. "Avec la crise économique mondiale,
Maurice doit crée un 4ème créneau dans notre
économie. Et nous devons économiser l'énergie
judicieusement", explique ce candidat. Face au response
qu'il obtient sur le terrain, Mohamade Dookhee est d'avis que
les citoyens souhaitent également voir le progrès
de leur pays, et non pas les zigzags des partis politiques habituels.
Écroignard François : "Moraliser la scène
politique"
"Il est temps de changer les visages sur la scène
politique. Il faut éliminer ceux qui depuis des années
se moquent du peuple". C'est le message de François
Écroignard, ancien attaché de presse de l'Attorney
Genéral, Rama Valayden. Pour François Écroignard,
aujourd'hui directeur d'une compagnie à vocation touristique,
"il faut faire une moralisation de la scène politique.
Ces partielles représentent une occasion de donner une
véritable correction aux deux Jugnauth, Ashock et Pravind".
À chaque élection, dit-il, les partis traditionnels
montent sur le terrain, pour déblatérer des mensonges,
faisant croire qu'ils sont dignes des votes des citoyens, mais
après les élections ils abandonnent sans scrupules
leur électorat. "Ces magouilles politiques doivent
cesser", estime ce candidat indépendant. Dans
cette optique, dit-il, il a déjà contesté
la candidature d'Ashock Jugnauth et dénoncé "les
réunions sectaires" tenues par Pravind Jugnauth et
la participation de la Voice of Hindu à ses côtés.
Il a également réclamé la démission
du Président de la République pour ingérence
dans la politique. François Écroignard, qui mise
sur une campagne de proximité, avec des porte-à-porte
quotidiens, compte également sur les nouvelles technologies
; téléphone, sms et internet pour atteindre son
électorat. François Écroignard est "confiant
de faire une percée pour ces partielles".
Jugnarain Dulari : "Changer le visage politique de Maurice"
Elle figure parmi les rares femmes qui ont posé leur candidature
à ces partielles. Et elle compte justement sur le vote
de citoyennes pour faire la différence à ces élections.
Dulari Jugnarain, femme entrepreneur et travailleur social, en
est à sa 3ème participation à des élections.
Son objectif, motiver le maximum de femmes du No 8 à s'intéresser
à la politique. Cette candidate, militante des victimes
du Sale by Levy, estime qu'il est primordial de revoir la politique
économique de Maurice, en vue d'alléger le fardeau
des familles pauvres. "Aujourd'hui, vu la manière
dont se déroulent les choses à Maurice, nous ne
sommes pas loin d'un éclatement social. C'est pourquoi
nous devons tous opter pour une 'selfless vision' pour notre pays.
Nous devons changer le visage politique de Maurice",
dit-elle.
Cehl Meeah (leader du Front Solidarité Mauricien) :
"Nous pouvons choisir le vainqueur"
Vous faites de la politique depuis trop longtemps pour ne pas
savoir que l'électorat mauricien vote pour les candidats
des "grands partis". Donc, que fait le Front Solidarité
Mauricien (FSM) dans cette élection partielle qu'il n'a
aucune chance de remporter ?
C'est vrai que compte tenu de la réalité politique
mauricienne le FSM ne peut remporter ce scrutin mais il peut choisir
celui qui va gagner. Le premier mai dernier, j'ai dit que le FSM
est la force déterminante pour la formation du prochain
gouvernement et nous allons le démontrer dans l'élection
au n°8. Nous allons démontrer aux autres partis politiques
que le FSM aura son mot à dire dans le résultat
final.
Êtes-vous en train de dire que l'ensemble de l'électorat
de la circonscription n°8 et de toutes les autres circonscriptions
vous soutient à 100% ?
Nous ne sommes pas en train de parier sur 5 000 votants dans une
circonscription qui compte plus de 45 000 électeurs. Nous
faisons appel à la conscience de l'ensemble de l'électorat
pour leur dire qu'ils ne peuvent cautionner une guerre familiale,
qu'ils ne doivent pas entrer dans un conflit entre un oncle et
son neveu.
Vous posez-vous comme représentant de la communauté
musulmane à Maurice ?
Je ne me suis jamais présenté de la sorte. Mais
il est vrai que les leaders des grands partis pensent que la communauté
musulmane est derrière moi. Si cette responsabilité
m'est donnée je l'assumerai.
Quel est le principal adversaire du FSM dans cette élection
?
L'immoralité et l'indécence des deux "grands
partis". Il y a d'un côté la corruption et de
l'autre la dynastie et la puissance de l'argent. Je demande à
l'électorat de voter pour la moralité.
Pour quelles raisons les électeurs du n°8 devraient
voter pour vous ?
Parce que les deux "grands" candidats sont en train
de demander aux électeurs de leur donner du poids pour
négocier leur prochaine alliance. Voter pour Ashock Jugnauth
va lui permettre de négocier sa place de Premier ministre
avec le MMM. Voter pour Pravind Jugnauth c'est lui donner de l'énergie
en vue d'obtenir vingt tickets au lieu de dix avec Ramgoolam aux
prochaines élections générales. Voter pour
moi me donnera l'occasion d'influencer sur les résultats
des prochaines élections générales dans le
bon sens.
N'êtes-vous pas en train de jouer le rôle d'un
candidat qui pourrait à la veille de l'élection
partielle donner un mot d'ordre de voter en faveur d'un des deux
"grands" candidats ?
Absolument pas. Je prends l'engagement devant le créateur
de ne pas changer de discours. Au contraire, dans le dernier tournant
de la campagne je vais révéler une surprise qui
va faire basculer l'opinion en notre faveur.
Rada Kistnasamy (candidat de Lalit) : " Nous sommes un
courant politique différent"
Nous vivons dans un pays où l'électorat privilégie
les candidats des "grands partis" pour les élections.
Pourquoi est-ce que Lalit se présente dans cette partielle
?
Lalit est le seul parti politique qui représente dans cette
élection un courant politique différent des autres,
des soi-disant grands partis. Nous sommes le seul parti à
parler de la crise économique et de ses répercussions
sur la vie de tous les jours. Les deux grands candidats disent
qu'ils faut voter pour eux afin de donner une leçon à
Paul Bérenger ou à Navin Ramgoolam. Nous sommes
le seul parti à proposer un programme cohérent pas
un simple règlement de comptes. Dans notre système
que Ramgoolam et Sithanen présentent comme un modèle
économique les licenciements et les fermetures dans les
secteurs-clé se multiplient. Lalit est le seul parti dans
cette campagne à dire qu'il existe une autre politique
possible à Maurice. Par ailleurs, Lalit est en train de
construire au n°8 une véritable opposition pour s'attaquer
aux vrais problèmes du pays et défendre les travailleurs
et ceux au bas de l'échelle sociale.
Quel est le principal adversaire de Lalit dans cette campagne
?
L'autre manière de faire la politique, celle qui est au
pouvoir depuis des années et d'où viennent les deux
Jugnauth. L'élection de l'oncle Jugnauth a été
annulée en raison de fraudes électorales commises
dans un cabinet ministériel où siégeait le
neveu Jugnauth et que présidait Bérenger au sein
d'un gouvernement MMM/MSM. Nos adversaires sont les deux Jugnauth
qui sont semblables - même si aujourd'hui ils sont adversaires
- et utilisent les électeurs du n°8 pour augmenter
leur "Bargaining Power" aux prochaines élections
générales. L'un avec le MMM et l'autre avec l'Alliance
sociale sur le dos des électeurs.
Pour quelles raisons les électeurs du n°8 devraient
vous élire dimanche prochain ?
Premièrement pour dire non à la politique d'Ashock
et de Pravind Jugnauth. Deuxièmement pour élire
un véritable député d'opposition qui va se
battre contre les licenciements, les lois du travail de plus en
plus dures que l'on fait voter pour protéger les intérêts
des patrons contre ceux des travailleurs.
L'électorat de Quartier-Militaire/Moka comprend-il et
apprécie-t-il le langage de Lalit ou préfère-t-il
les slogans de la politique classique et son folklore ?
Nous avons eu un accueil particulièrement chaleureux des
électeurs du n°8. Beaucoup plus chaleureux que pour
les précédentes élections. Les gens nous
écoutent, nous questionnent et finissent par conclure qu'il
n'y a aucune différence entre les deux "grands candidats".
Je crois que face à la crise et à ses conséquences
sur leur vie de tous les jours ils sont disposés à
voter pour un véritable changement.
Anil Gayan (leader du Front national mauricien) : " Les
partis traditionnels sont dépassés "
Nous vivons dans un pays où le "mindset"électoral
est en faveur des candidats des "grands partis". Alors
que faites-vous dans cette élection
juste un peu
de publicité pour votre nouveau parti ?
Je ne suis pas d'accord avec ce "mindset" qui existe
surtout pour les législatives. Concernant la prochaine
élection partielle, l'Alliance sociale n'est pas officiellement
présente et il en est de même pour le MMM. Et les
principaux candidats sont les deux Jugnauth, dont les électeurs
n'en veulent plus. Je le sais d'autant plus que j'ai déjà
travaillé avec l'oncle et le neveu, et même le père
du neveu, et je sais comment ils fonctionnent au sein de cette
famille. Les Jugnauth ont un "mindset" selon lequel
tout doit leur appartenir dans ce pays et utilisent toutes les
armes pour le faire, même en violant les codes de conduite
qu'ils ont signés. Je pense que les électeurs du
n°8 ont décidé de voter des candidats ayant
à cur l'intérêt national et pas des
objectifs sectaires fragmentant le pays en castes et communautés.
Quel est le principal adversaire de votre nouveau parti dans
cette élection ?
Le castéisme, le communalisme et le pouvoir de l'argent
de certains candidats. J'ai demandé à tous les candidats
de déclarer leurs avoirs et les aides de ceux qui les soutiennent
afin que l'on puisse savoir qui paye ces bases, ces photos, ces
banderoles et ce qu'ils attendent en retour.
Pour quelle raison les électeurs du n°8 devraient-ils
voter pour vous ?
Parce que je suis le plus compétent sur le plan professionnel.
Parce que je défends les mêmes idées politiques
depuis toujours sans avoir peur de qui que ce soit. Parce que
je mène, en tant qu'avocat, des combats dans lesquels certains
de mes confrères n'osent pas entrer. Je ne cite qu'un seul
exemple : l'affaire qui a obligé le gouvernement à
faire que Rama Sithanen et Rama Valayden prêtent serment
à nouveau et qu'on enlève à ce dernier son
titre de ministre des Droits humains. Et parce que j'ai un rayonnement
politique et juridique international que ni Ashock, ni Pravind
Jugnauth ne possèdent.
N'êtes-vous pas en train d'utiliser cette partielle pour
faire de la publicité pour votre nouveau parti ?
Ce n'est pas vrai. C'est une coïncidence qui a fait que le
groupement de réflexion que je préside est devenu
un mouvement politique avec la partielle du n°8. Nous avons
profité de l'occasion pour nous présenter et faire
connaître nos idées.
Est-ce que vous ne seriez pas un parti "sous-marin"
qui pourrait à la toute dernière minute donner un
mot d'ordre en faveur d'un des deux "grands" candidats
de cette partielle ?
Je l'ai dit dès la naissance de notre nouveau parti : je
ne suis pas intéressé à conclure une alliance
avec n'importe lequel des partis traditionnels. Les partis traditionnels
sont dépassés. Ces partis ont tellement fait d'alliance
en politique qu'ils en sont aujourd'hui réduits à
défendre l'indéfendable. C'est une chose que je
ne sais pas faire ni juridiquement, ni politiquement.
Échos de campagne
Le VPM présent à l'Avenir hier
Le vice-Premier ministre et ministre des Services Publics a été
vu, hier, à l'Avenir. Rashid Beebeejaun, dit-on, en a profité
pour inviter les électeurs de cette région à
voter pour Pravind Jugnauth. Ce serait à la demande du
secrétaire général du MSM, Nando Bodha, que
le numéro 2 du gouvernement serait descendu sur le terrain.
Nando Bodha entretient des relations privilégiées
avec Rashid Beebeejaun. C'est ce que les observateurs appellent
la "Chutney connection". Ils avaient récemment
été vus au restaurant Chutney en grande et longue
conversation.
Les candidats réagissent
Les réactions ont été très vives suite
à la virulente sortie du président de la République.
Deux candidats à la partielle ont condamné ces propos,
Anil Gayan qui a estimé que Sir Anerood Jugnauth est sorti
de sa position de neutralité pour se mêler de la
campagne, François Ecroignard qui a carrément réclamé
la démission du président pour son ingérence
dans la politique partisane et le fait que "les Jugnauth
se croient les propriétaires du pays".
Harish Boodhoo aussi
Autre réaction enregistrée, celle de Harish Boodhoo
qui a condamné la sortie intempestive du président
de la République comme étant "injuste et malhonnête".
Pour l'observateur politique, cette sortie ne relève pas
du hasard mais d'un calcul politique qui vise à "help
his son, Pravind Jugnauth and his behind-the-curtain guru- The
Prime minister". Pour lui, on veut rééditer
les épisodes de 67, de 83 et de 87 avec une tentative de
réunir "Hindu leaders under one umbrella". Harish
Boodhoo dit cependant que "thinking hindus will never
tolerate cheap politics and cheap politicians". Il s'en
prend à SAJ pour avoir l'avoir fait partir, mais qui a
aussi exclu d'autres comme Madan Dulloo, Anil Baichoo, Anil Gayan
et Mahen Utchanah pour pouvoir installer son fils à la
tête du MSM. Harish Boodhoo profite aussi d'un communiqué
adressé à la presse pour critiquer la VOH.
Pas d'excuses, dit Anil Gayan
Anil Gayan ne présentera pas d'excuses à Pravind
Jugnauth après la mise en demeure que ce dernier lui a
adressée après qu'il l'ait dénoncé
auprès de l'Electoral Supervisory Commission pour violation
du code de conduite. Au contraire, le candidat Gayan a écrit
à l'avoué de Pravind Jugnauth pour lui demander
s'il y a seulement deux items qu'il a portés à l'attention
de l'ESC.
Vendredi soir à Grand-Bassin
Navin Ramgoolam met en garde contre les démagogues et
le manque de discipline
S'adressant aux pèlerins vendredi soir à Grand-Bassin,
lors d'une cérémonie organisée par la Mauritius
Sanatan Dharma Temples Federations dans le cadre de la fête
de Maha Shivaratree, le Premier ministre Navin Ramgoolam a mis
en garde contre les démagogues qui aiment détruire
au lieu de construire car dit-il, construire, c'est plus difficile.
Le chef du gouvernement a constaté qu'il y a un manque
de discipline dans le pays. "Faudré pas gaspille
le temps dans palabres et veille zaffaires dimounes",
a-t-il déclaré. Il a insisté sur la nécessité
de préserver l'unité, la discipline et de transmettre
les valeurs morales à la nouvelle génération.
Selon le PM, il faut comprendre le sens des rituels et de se servir
de l'intelligence dans la vie. "Nous bizin conne nou dévoirs
et nous obligations. Nous bizin fer nous bilan ek rectifier kan
nous faire erreurs". Il a déclaré que "l'erreur
est humaine. Si ou pas faire erreurs, soit ou ène paresse
ou ène saint", a-t-il souligné. Le PM a
dit qu'il faut faire preuve de bhakti (la foi) dans tout ce qu'on
entreprend dans la vie et que les hommes sur la terre sont les
enfants du Bon Dieu et "qu'il faut traite ou voisins comment
nous mêmes".
Navin Ramgoolam devait aussi s'appesantir sur la nécessité
de préserver notre diversité culturelle car toutes
les grandes religions se côtoient à Maurice. "C'est
dans l'unité ki nou fort, pas dans la désunion".
Il a souligné qu'il faut être constamment vigilants
pour ne pas détruire cette unité. Le président
de la République populaire de Chine, Hu Jintao, lui avait
confié avoir été émerveillé
par l'harmonie qui existe entre les différents courants
religieux à Maurice. Elaborant sur l'unité, il a
fait un clin d'oeil à son camarade Krit Manohur de la Voice
Of Hindu, qui était parmi les invités, il a dit
qu'il faut utiliser les cinq doigts pour donner des coup de poings
en précisant qu'avec un seul doigt, ce n'est pas possible
de le faire. Le PM a parlé de certains fléaux qui
affectent la population. "En 2008, nous avons consommé
37 millions de litres de rhum et presque 18 millions de litres
de whisky et 1 milliard de cigarettes". C'est trop, a-t-il
dit et il est l'heure d'augmenter les taxes sur ces items. Il
a rendu un vibrant hommage à Raj Mudhoo, le secrétaire
aux Affaires intérieures, décédé lundi
dernier pour son sens de dévouement et de patriotisme même
s'il était malade depuis longtemps. Les ministres Anil
Baichoo et Vasant Bunwaree ont parlé du symbolisme de la
fête Maha Shivaratree. Somduth Dulthummun, le président
de la MSDTF s'est également adressé à l'assistance.
Le VPM Rashid Beebeejaun ainsi que plusieurs ministres étaient
présents à cette occasion. Des milliers de pèlerins
ont convergé à Grand-Bassin, vendredi et hier matin.
Ce qui a occasionné un embouteillage monstre sur la route
de La Marie menant au lac sacré.
A Madagascar hier
Le dégel!
Le président de la République Marc Ravalomanana
et son farouche opposant, le maire d'Antananarivo, Andry Rajoelina
se sont rencontrés hier. Cette rencontre est la première
depuis que le conflit qui les oppose a dégénéré
en crise politique majeure. Cette première rencontre qui
visait à "faciliter le dialogue futur"
pour régler la crise s'est déroulée dans
"le respect, la cordialité et le calme",
a indiqué un bref communiqué du Conseil des Eglises
chrétiennes de Madagascar (FFKM), principale cheville ouvrière
derrière cette rencontre de 45 minutes, qui s'est déroulée
au siège de l'épiscopat à Antananarivo.
Selon le Conseil, qui regroupe quatre Eglises, catholique et protestantes,
les deux hommes ont pris cinq engagements, et ce dans l'intérêt
supérieur de la nation. Ces engagements sont : "L'arrêt
des propos provocateurs dans les médias, l'arrêt
de la diffusion de fausses nouvelles, l'arrêt des violences
et des pillages, l'arrêt des meetings publics et la fin
des arrestations à caractère politique". Les
deux hommes ont, tous deux, fait état de leur volonté
de respecter ces "engagements".
Compte tenu de ce développement qualifié de "majeur"
dans la Grande Ile, l'espoir est de mise dans les deux camps,
ainsi qu'au sein de la population, pour un assainissement rapide
de la crise politique malgache. Il est à noter que, durant
la semaine, des "ministres" désignés par
Andry Rajoelina avaient pris leurs fonctions au sein de différents
ministères, mais que, par la suite, le président
Ravalomanana avait pris les mesures nécessaires afin que
les titulaires à ces postes respectifs puissent reprendre
leurs fonctions.
Ca va se savoir
"Pas touche mo prénom"
On pensait que c'est au niveau du nom de famille que certaines
susceptibilités pouvaient exister. On sait depuis une semaine
que cette susceptibilité-là existe également
au niveau du prénom chez un ministre. L'histoire fait hurler
de rire depuis une semaine dans le milieu de la publicité.
Elle devrait également donner la mesure de la dimension
de certains ego. Elle est celle d'un coup de téléphone
qu'aurait passé un ministre à un responsable d'agence
de publicité. Motif de cet appel : le mécontentement
ministériel en raison d'une publicité pour une marque
de bière dont le ministre a demandé l'arrêt
immédiat. Motif de ce mécontentement : cette publicité
se moque de son prénom... ministériel.
Cette publicité comporte quarante-sept étiquettes
de bières remplaçant la marque du produit par autant
de prénoms utilisés à Maurice. En dehors
de ce ministre, semble-t-il, aucun R. n'a protesté contre
l'utilisation de ce prénom dans la publicité. Faut-il
comprendre que les prénoms des ministres mauriciens sont
désormais protégés par un copyright spécial
ou encore que cette protestation n'est que l'expression de la
folie des grandeurs de certains cerveaux ministériels...
?
Un ministre bousculé au No 10
Une promesse de don de nattes en marge des célébrations
de la fête Maha Shivaratri non honorée peut entraîner
de graves conséquences pour son auteur. Un ministre en
a fait l'amère expérience, hier, puisqu'il a été
bousculé par ceux à qui il avait promis de faire
un don dans ce sens bien avant la fête.
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