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Scénario optimiste
Tourisme : une logique de croissance zéro en 2009
En attendant les prochaines vacances de Pâques, qui représentent
normalement une reprise des activités, l'industrie touristique
est entrée depuis le début de cette année
dans une logique confirmée de croissance zéro pour
2009. C'est du moins un scénario optimiste face au refus
du Bureau central des statistiques (BCS) de s'engager dans des
prévisions pour les prochains mois. Néanmoins, des
risques d'une croissance négative planent sur ce secteur
économique, dont la performance en 2008 n'a été
guère reluisante.
Malgré les efforts de promotion touristique avec un budget
additionnel de Rs 100 millions alloué à la Mauritius
Tourism Promotion Authority (MTPA), l'incertitude est toujours
de mise en ce début d'année. D'ailleurs, la confirmation
est apportée par le BCS, qui en date du 18 février,
trouve que "a slowdown in the number of tourists is expected
in 2009 due to the economic downturn observed in our main markets.
At this point in time, lack of visibility does not allow for a
reasonable forecast".
Entre-temps, l'inquiétude gagne le secteur de l'hôtellerie
où les menaces de licenciements pour raison économique
ou encore de fermeture d'hôtels faute de clients se font
de plus en plus précises et les premiers départs
annoncés. Des spécialistes de l'industrie touristique
supputent que le second trimestre, soit après la première
pointe de la saison touristique avec les vacances de Pâques,
risque d'être déterminant au niveau des emplois et
du niveau d'activités dans ce secteur.
Les dernières données statistiques officielles confirment
le marasme qui affecte l'industrie touristique depuis septembre
dernier au moins. Les recettes générées par
cette industrie n'ont guère progressé en 2008 comparativement
à 2007. En effet, les statistiques compilées par
la Banque de Maurice indiquent que les recettes brutes du tourisme
étaient de Rs 41,2 milliards en 2008 contre Rs 40,7 Md
en 2007, soit une croissance nominale de 1,3%. La croissance des
recettes au cours de ces dernières années a été
nettement plus substantielle, soit de Rs 9 milliards de plus en
2007 comparativement à 2006 et de Rs 6 milliards de plus
en 2006 en comparaison à 2005.
"Cette augmentation dans les recettes brutes ne constitue
nullement une indication de la bonne santé de ce secteur
économique. Si ces recettes sont reconverties en devises
étrangères, notamment en dollars américains
ou en euros aux taux de change en vigueur, le tableau est complètement
différent dans la mesure où nous allons nous retrouver
avec une régression dans les recettes car le taux ne peut
même pas compenser celui de la dépréciation
de la roupie", avance-t-on dans les milieux du tourisme,
qui cachent difficilement leur pessimisme dans la conjoncture.
Les recettes de Rs 10,4 milliards engrangées au cours du
quatrième trimestre sont quasiment inférieures à
celles du deuxième trimestre de l'année alors que
jusqu'ici, la période d'octobre à décembre
constituait "la coupe de l'hôtellerie".
Ces recettes trimestrielles sont inférieures d'au moins
Rs 2 milliards à celles de la période correspondante
en 2007 où le montant était de Rs 12,3 Md.
Le nombre de touristes visitant Maurice l'année dernière
a été de 930 456, soit une hausse de 2,6%, bien
loin des "Double-Digit Figures" de 2007. L'Europe,
qui est affectée par la récession, représente
le plus important marché avec 65,4% des arrivées.
Le taux de croissance sur ce marché n'a été
que de 2,1% avec la France représentant une progression
honorable de 8,3% alors que le statu quo est de mise pour ce qui
est de la Grande-Bretagne.
Par contre, l'Italie et l'Allemagne sont en régression
dans la fourchette de 4,4% et 5,6%. Le marché de la Réunion
et de l'Afrique du Sud reste sous la barre des 100 000 visiteurs
chacun, avec des croissances respectives de 0,4% et de 3,3%.
La période allant de septembre à décembre
de l'année dernière, représentant la pointe
de la saison touristique, a été nettement plus difficile.
La déception est encore plus grande pour le mois de décembre
où le nombre de touristes est tombée sous la barre
fatidique des 100 000 en un mois, soit 97 388. Les mois de septembre
et de novembre ont été également déficitaires
par rapport à la période correspondante en 2007.
Les premiers chiffres d'arrivées touristiques pour 2009
sont attendus avec impatience en vue de mieux dessiner les contours
de cet important secteur économique avec 28 534 emplois
directs, dont un peu plus de 22 000 dans les hôtels sans
oublier les 4188 dans le réceptif et les milliers autres
emplois indirects mais lucratifs...
Avec la crise - La Bourse : exode de Rs 195,9 millions jusqu'ici
Les valeurs-phare cotées à la Bourse de Maurice
continuent à subir les contrecoups de la crise financière
internationale. En sept semaines cette année, le principal
indice boursier, le Semdex, a essuyé une baisse de 16,25%
avec la capitalisation boursière bien calée sous
la barre des Rs 100 milliards. A la clôture de la séance
boursière du 31 décembre 2008, cet important indicateur
boursier était à Rs 109,3 milliards.
Mais la tendance qui suscite des inquiétudes concerne l'intérêt
des étrangers dans des placements à la Bourse de
Maurice. Depuis le début de cette année, la Bourse
de Maurice a déjà connu un exode de Rs 195,9 millions,
soit des investisseurs étrangers cherchant à liquider
leurs investissements à Maurice pour aller chercher des
placements dits "Safe Havens".
Le marché boursier n'a pas connu ce genre de situation
depuis une dizaine d'années déjà car le rapatriement
le plus conséquent par des investisseurs à la Bourse
sur une année s'élève à Rs 385,3 millions
en 1999. Cette situation a commencé à se développer
depuis l'année dernière car les placements nets
des étrangers sur la Bourse de Maurice avaient été
réduits de plus de moitié, soit Rs 654,9 millions
contre Rs 1,5 milliard en 2007.
D'autre part, l'évolution des cours des "Blue Chips"
à la Bourse de Maurice ajoute à la déprime
si les spécialistes boursiers ne cessent d'affirmer qu'il
faut investir à la Bourse que quand les cours sont au bas
niveau. L'une des valeurs boursières ayant pris le plus
gros coup est l'action de Naïade Resorts Limited dans le
secteur hôtelier avec une baisse de 31,97% à la Bourse
depuis le début de l'année.
Profitant de la crise en Guadeloupe
Maurice accueille les touristes français sans passeport
À cause des grèves et des mouvements sociaux qui
secouent la Guadeloupe actuellement, les touristes français,
contraints d'y annuler leur séjour peuvent venir à
Maurice sans passeport. Maurice profite de cette crise pour tendre
les bras aux touristes français, leur permettant de déroger
à la procédure normale pour les voyageurs en provenance
de l'Hexagone. Cette décision du Prime minister's office
fait suite à la requête du ministère du Tourisme
et de la Mauritius Tourism and Promotion Authority (MTPA) et vise
à booster notre secteur touristique, indique le ministre
Xavier Duval. L'opération Maurice sans passeport, valide
jusqu'au 31 mars 2009, pourrait s'étendre aux autres voyageurs
européens, se retrouvant dans cette situation, confie-t-il.
Actuellement, la demande se fait sentir principalement au niveau
de l'Italie.
Avec les nouvelles dispositions prises par la MTPA, les touristes
français n'auront qu'à présenter leur carte
d'identité valide et un billet d'avion pour séjourner
à Maurice. Ces touristes, en l'occurrence ceux qui projetaient
de visiter la Guadeloupe, mais contraints de revoir leur destination
à cause des tensions qui y règnent, devront s'être
au préalable inscrits en ligne sur le site www.mauricesanspasseport.com.
Ils devront remplir un formulaire d'identification (valide jusqu'au
31 mars 2009 pour l'identification en ligne) qui requiert le lieu
de séjour annulé, l'état civil, le lieu de
séjour à Maurice et le numéro de carte d'identité,
entre autres. Ce document individuel devra être rempli dans
un délai minimum de trois jours ouvrables et un maximum
de sept jour avant le départ. Une fois à Maurice,
les passagers seront orientés vers un comptoir qui leur
est réservé. "Nous avons été
réactifs dans cette démarche et nous en sommes fiers.
La décision a été prise en 24 h et le site
monté en 48 h. Il y a des milliers de français qui
sont contraints d'annuler leur voyage. Pourquoi ne pas en profiter",
explique Xavier Duval. À ce stade, indique le ministre
du Tourisme, nous avons 100 personnes qui sont déjà
arrivées. "1 000 autres sont in the pipeline. C'est
fantastique, et pour notre tourisme et pour Air Mauritius",
fait ressortir Xavier Duval. Actuellement, au départ
des aéroports français, les avions sont presque
à 100% remplis, indique-t-il. Il rappelle que généralement
en DOM TOM, 80% des touristes français voyagent sans passeport.
D'où la décision des autorités mauriciennes
de mettre en place de nouvelles procédures.
En ce qu'il s'agit de la question de sécurité, le
ministre fait ressortir que "le passeport n'est qu'une
pièce d'identification. Avec une carte d'identité
valide, nous assurerons le même service aux passagers".
D'où les procédures d'identification du formulaire
en ligne qui sont ensuite adressées à l'office du
Tourisme de Maurice qui effectue le transfert aux autorités
pour le suivi. Notons que le formulaire d'identification individuelle
devra être rempli par le voyageur ou son intermédiaire,
notamment le tour opérateur, l'agent de voyage, la compagnie
aérienne
Avec cette mesure, indique le ministre du
Tourisme, Maurice veut encourager les touristes français
à venir profiter des nombreux atouts de notre destination
et renforcer davantage les liens culturels et historiques avec
la France. Selon le ministre, la démarche des autorités
mauriciennes a été très bien accueillie.
Il souligne que "cette réactivité du gouvernement
a fait que nous avons obtenu un grand boost touristique dans la
presse française, mais également la presse internationale".
Rappelons selon la procédure normale pour les voyageurs
en provenance de l'Hexagone est que tous les passagers doivent
présenter à leur arrivée à Maurice
un passeport devant être valide six mois après la
date de retour, ainsi qu'un billet retour. Cette nouvelle mesure
pour l'entrée de certains touristes français sur
le territoire mauricien pourrait être étendue à
d'autres pays d'Europe. Selon les indications de l'office du Tourisme,
il existe une grande demande des touristes italiens, se trouvant
dans cette même situation que les touristes français,
en quête d'une nouvelle destination. Dans cette optique,
les autorités envisagent fortement de revoir les procédures
d'entrées. L'objectif est de redynamiser le marché
du tourisme en provenance de l'Hexagone et de positionner Maurice
comme la destination de choix.
Emploi
Hôtel Ambre: la direction précisera ses intentions
ce mercredi
Un centaine de salariés au sein de l'hôtel Ambre,
établissement appartenant au groupe Apavou, devraient être
fixés sur leur sort ce mercredi après que la direction
a annoncé qu'il communiquera un plan contenant les mesures
envisagées vis-à-vis de son personnel. Selon les
premières indications, il n'est pas à écarter
que d'autres employés, après les douze personnes
licenciées la semaine dernière, puissent perdre
leur emploi. Une partie sera également redéployée
vers d'autres hôtels, et d'autres pourraient être
contraints au chômage technique ou à un congé
sans solde.
Cette réunion tripartite prévue ce mercredi à
12h30 sera ainsi déterminante quant à l'avenir d'une
centaine de travailleurs. Valeur actuelle, l'hôtel situé
dans l'est de l'île emploie 240 personnes. Cette réunion
est la deuxième en une semaine. vendredi après-midi,
et c'est le ministre du Travail et des Relations industrielles,
Jean-François Chaumière, qui l'avait présidée.
Ce dernier a exprimé le souhait qu'une solution rapide
soit trouvée après les deux manifestations organisées
par les travailleurs la semaine dernière. Le gouvernement
n'aurait également pas apprécié la démarche
des travailleurs, syndiqués au sein de la Hotel and Restaurant
Employees' Union (HREU) et l'Organisation of Hotel Catering Workers'
Unity.
Durant ces deux semaines la situation a été relativement
tendue au sein du personnel de l'hôtel, la direction ayant
même à un moment donné évoqué
la l'éventuelle fermeture de l'hôtel lors des discussions
bipartites. C'est d'ailleurs la question qui a provoqué
un arrêt brutal des discussions. "Nous avons décidé
de stopper les négociations avec la direction de l'hôtel
lorsqu'elle a évoqué la possibilité de fermer
l'établissement. Nous avons immédiatement informé,
à travers une lettre conjointe, le ministre du Travail",
explique Atma Shanto, négociateur pour le compte des employés.
En l'absence d'informations concernant le nombre de travailleurs
qui seront concernés par les différentes options
envisagées par le direction, les parties concernées
n'ont pu poursuivre les discussions vendredi après-midi.
D'où la tenue d'une deuxième réunion tripartite
ce mercredi. "La direction a indiqué qu'il communiquera
des chiffres au cours de cette réunion. De toute évidence,
nous sommes contre l'éventualité d'imposer des congés
sans solde ou l'option de chômage technique. Si certains
sont mis au chômage technique, il faudra continuer à
payer les employés. De toute façon, elle n'est pas
claire dans ses explications. Nous nous attendons à des
propositions concrètes ce mercredi", fait ressortir
le syndicaliste.
Ce dernier estime, par ailleurs, que cette situation découle
de la proclamation de la nouvelle loi qui est venu remplacer le
Labour Act, l'Employment Rights Bill. "Il est important
de savoir que la direction d'Ambre Hôtel voulait licencier
des travailleurs en décembre dernier", avance notre
interlocuteur. Et Atma Shanto de mettre en avant : "C'est
suite à nos protestations qu'ils ont gelé leur décision.
Or quelques jours après la proclamation de la nouvelle
loi, les menaces de licenciement reviennent sur la table. Cela
se passe actuellement dans d'autres secteurs d'activités
comme le textile."
Rodrigues
Pour faire face à la crise
Pour faire face à la situation catastrophique de l'industrie
touristique à Rodrigues, les opérateurs se sont
réunis pour envisager les mesures à prendre. Une
des solutions pour atténuer la crise serait une baisse
du billet d'avion Maurice/Rodrigues.
Les opérateurs touristiques réunis au sein des quatre
associations rodriguaises ont commencé une serie de rencontres
pour conscientiser les forces vives de Rodrigues sur l'importance
de l'industrie touristique dans l'économie du pays et
la nécessité de tout mettre en uvre pour éviter
que la situation ne se dégrade davantage. Ces rencontres
ont débouché sur une réunion d'explication
qui a eu lieu à l'hôtel Les Cocotiers, le vendredi
13 fevrier, avec les responsables des associations non-gouvernementales.
Lors de cette réunion, Aurel André, Benoit Jolicoeur
et Jean Pierre Lim Kin ont, tour à tour, expliqué
qu'avec la crise que connaît l'industrie touristique, c'est
toute l'économie de Rodrigues qui sera affectée.
On constate déjà une baisse de 27% des touristes
mauriciens qui constituent le plus gros marché dans le
secteur touristique. Les hôtels menacent de licencier ou
de diminuer les salaires. Les produits artisanaux et agricoles
auront moins de débouchés ce qui représente
un sérieux manque à gagner pour de nombreuses familles
rodriguaises. Mais pire, ont souligné les animateurs de
la réunion, cette situation peut entraîner une crise
sociale dans le pays.
Pour les opérateurs, une des plus grosses contraintes au
développement de l'industrie touristique de Rodrigues est
le coût du billet d'avion entre Maurice et Rodrigues qui
est trop élevé. Ils demandent au gouvernement central
de mettre en place une mesure spéciale pour Rodrigues en
puisant Rs 200 millions dans le Stimulus Package de Rs10
milliards pour subventionner le fuel tax pour une période
de 18 mois. Cette mesure provoquera une baisse de Rs 3024 sur
le billet d'avion Maurice/Rodrigues/Maurice. Les différents
syndicats, le Rodrigues Council of Social Services, le Centre
Carrefour ainsi que les autres associations d'éleveurs
et de pécheurs soutiennent cette demande. Les présidents
des communautés villageoises soutiennent la proposition
pour réclamer une baisse du billet d'avion entre Maurice
et Rodrigues.
Les représentants des associations touristiques comptent
poursuivre leur campagne de sensibilisation auprès de la
population avant de demander une réunion spéciale
de l'Assemblée Regionale sur cette question d'intérêt
nationale . C'est seulement après un travail approfondi
sur le terrain qu'une délégation rodriguaise se
rendra à l'île Maurice pour présenter cette
demande au gouvernement mauricien.
Road-show conjoint Emirates/MTPA
Maurice à la conquête du Moyen-Orient
Emirates Airlines renforce et consolide sa campagne pour vanter
les mérites touristiques de Maurice au Moyen-Orient. Dans
cette optique, conjointement avec la Mauritius Tourism Promotion
Authority (MTPA), la compagnie aérienne y tiendra un road-show
du 1 au 5 mars prochain.
Le road-show débutera au Koweït pour ensuite se diriger
vers Riyad, Djeddah (Arabie Saoudite) ainsi qu'à Dubayy.
Les différents sites d'attractions de Maurice seront présentés
aux agences de voyages ainsi qu'aux médias. Le pays sera
mis en valeur auprès de quatre cités potentielles
en vue de les inciter à choisir Maurice comme destination.
Selon une étude réalisée par ArabianBusiness.
com en 2008, en moyenne les touristes du Moyen-Orient sont ceux
qui voyagent le plus dans le monde. Cette étude révèle
que quatre sur cinq touristes du Moyen-Orient visiteraient au
moins deux pays annuellement. Selon le directeur de la MTPA, Karl
Mootoosamy, le marché du Moyen-Orient a un énorme
potentiel. Rappelons qu'en 2008, Maurice a accueilli 4000 visiteurs
en provenance des Emirats Arabes Unis. Chiffre équivalent
à une hausse de 108,5 . Il faut noter qu'Emirates Holidays,
la branche tour-opérateur d'Emirates Airlines, n'en est
pas à sa première promotion de Maurice. En 2004,
en collaboration avec la MTPA et le ministère du Tourisme,
à travers son road-show Discover Mauritius, elle avait
fait la promotion auprès de 5 pays notamment la Jordanie,
l'Egypte, le Koweït et le Liban. Pour le prochain road-show,
qui se tiendra début mars, une délégation
mauricienne, composée des officers de la MTPA et d'Emirates
Airlines se rendra aux Emirats Arabes Unis. Cette délégation
sera présidée par le vice-Premier ministre et ministre
du Tourisme, Xavier Duval.
15e anniversaire de la présence de la compagnie d'aviation
réunionnaise à Maurice
Air Austral augmente ses fréquences quotidiennes sur
Maurice
À compter du 6 avril 2009, les fréquences de la
desserte Air Austral sur Maurice passeront de 4 à 6 quotidiennement.
La compagnie d'aviation réunionnaise prendra, en effet,
livraison de son troisième ATR 72-500. Ce nouvel appareil,
immatriculé F-OMRU, en clin d'il à l'île
Maurice - d'une capacité de 64 sièges, disposant
des dernières évolutions technologiques en termes
de confort pour ses passagers - permettra de renforcer la desserte
régionale de la compagnie. Et Air Austral mise davantage
sur la ligne Réunion/Maurice. C'est l'annonce faite par
le directeur général d'Air Austral, Gérard
Éthève, vendredi dernier, lors d'une conférence
de presse autour du 15e anniversaire de la compagnie. Ces 15 ans
de relations bilatérales avec Maurice sont qualifiées
de fructueuses par Air Austral, qui compte également sur
ces relations pour optimiser sa nouvelle desserte vers Sydney
et Nouméa, prévue à partir du 12 avril 2009.
Les vols supplémentaires prévus entre la Réunion
et Maurice, avec six vols quotidiens entre les deux îles
permettront aux voyageurs de choisir l'horaire idéal pour
se rendre dans l'île sur, d'offrir des correspondances
optimales vers les autres destinations d'Air Austral au départ
de St-Denis, indique Gérard Éthève. Air Austral
consolide ainsi sa position sur le marché régional.
Quant au projet d'une première liaison régulière
vers Sydney et Nouméa, à raison de deux vols hebdomadaires,
il relève d'une décision prise depuis 2006, assure
Gérard Ethève. Il répondait aux questions
de la presse qui faisait le parallèle avec la décision
d'Air Mauritius d'arrêter son propre vol direct sur Sydney.
"Cela n'a rien à voir avec Air Mauritius",
fait ressortir Gérard Éthève, ajoutant qu'Air
Austral entretient de très bonnes relations avec la compagnie
d'aviation nationale et l'île Maurice. Avec ce projet certes,
la compagnie d'aviation réunionnaise récupérera
logiquement son propre marché, à savoir sa clientèle
réunionnaise, qui passait jusqu'ici par Maurice pour se
rendre à Sydney. Mais il existe aussi une possibilité
inverse, notamment avec des Mauriciens choisiraient le transit
vers la Réunion. En effet, Air Austral proposera à
partir du 12 avril 2009, deux liaisons hebdomadaires entre Paris
Charles de Gaules et Nouméa, via Saint Denis et Sydney,
avec un temps de voyage de 27h20 entre Paris et Nouméa.
Les correspondances sont assurées avec les vols Maurice
- Réunion - Maurice avec un temps de transit optimal. Le
départ de Paris est prévu pour les mercredis et
les dimanches et celui de Nouméa et de Sydney les mardis
et samedis.
En 15 ans de desserte, Air Austral a effectué 2 000 vols
entre La Réunion et Maurice, a indiqué Gérard
Ethève. Le nombre de passagers pour 2008 sur Réunion/Maurice
s'élève à 242 679 contre 110 193 en 1994.
Air Austral a gagné plus de 20 % de part de marché
sur sa desserte Réunion/Maurice, shiftant de 30 % en 1994,
pour atteindre 53 % en 2008. La compagnie, qui date de plus de
30 ans déjà, se positionne comme un acteur majeur
de la desserte de l'Océan Indien entre la France Métropolitaine
et la Réunion, tout comme sur les liaisons régionales.
Interrogé sur d'éventuelles difficultés de
la compagnie face au choc financier mondial, Gérard Ethève
indique qu'il y a six mois, Air Austral craignait le pire avec
l'augmentation du prix du kérosène. Cependant, comme
la compagnie assure une desserte de nature plutôt domestique,
elle n'a pas été vraiment touchée par la
crise internationale. Il fait aussi ressortir qu'Air Austral,
qui procède par petits pas, mesure ses risques avant d'investir
dans un projet. La stratégie de la compagnie c'est d'ouvrir
de nouvelles lignes après s'être assurée de
la profitabilité de l'entreprise et de la viabilité
des nouvelles dessertes. Notons qu'au cours des 12 derniers mois,
la compagnie d'aviation réunionnaise a transporté
789 837 passagers, 322 625 sur les dessertes long courrier de
et vers la France Métropolitaine et 457 512 sur son réseau
régional. Le taux d'occupation des vols, toutes destinations
confondus est de 83%. Il atteint 85 sur le long courrier et 71
% sur le régional. Corollaire de l'évolution de
l'activité, le chiffres d'affaires de l'entreprise atteint
à ce jour, 263 millions d'euros, soit plus du double du
chiffre réalisé il y a cinq ans et le quintuple
de celui d'il y a six ans, lorsque ma compagnie exploitait uniquement
un réseau régional.
Textile - Shibani Inwear : 532 personnes licenciées
Coup dur pour les 532 employés de Shibani Inwear. Placée
sous administration judiciaire cette semaine, l'usine n'est plus
en mesure de poursuivre ses activités, alors que les employés,
dont 468 Mauriciens et 64 étrangers, nourrissent encore
l'espoir d'obtenir une indemnité de licenciement. Selon
les premiers éléments disponibles, l'usine de textile
n'arrivait pas à honorer ses dettes estimées à
un peu moins de Rs 300 millions auprès de ses différents
créanciers. La Mauritius Leasing Company a mis sous scellés
les machines de l'entreprise qui, indique-t-on, se trouvait financièrement
dans la zone rouge depuis quelque temps, notamment à cause
d'un carnet de commandes réduit et de l'absence d'un plan
pour remonter à la surface. D'ailleurs, les démarches
en vue d'obtenir le soutien du gouvernement à travers le
"Stimulus Package" n'ont pas abouti. C'est le
Receiver Manager, Mustaq Osman de Pricewaterhouse qui a
pris en charge ce dossier. Des démarches ont été
entreprises au ministère du Travail et des Relations industrielles
en vue de faciliter le paiement des indemnités des travailleurs.
Les licenciés prévoient de se rencontrer cette semaine.
Une manifestation n'est pas à écarter.
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