m a g a z i n e WEEK-END --- dimanche 14 décembre 2008



  Festival international kreol 2008 - clôture - La grande nuit de la diaspora créole
  Portrait - Jan Maingard, poète et pamphlétaire
  Publications - Un dictionnaire trilingue signé G. Reddy Luthmoodoo
  Au Morne: Sware tipik - Le Morne au rythme des musiques créoles
  Galerie d'art - Un photographe ouvre sa galerie
  Au Centre Swami Vivekananda à Pailles - Dernière représentation de Bharati
  Sware poesi au Domaine Les Pailles - Des percussions et des mots pour évoquer la créolité
  À la Citadelle, lundi - Métissage coloré
  King - Abonné aux tubes de l'été
  Histoire - Fais ta prière Tolmie !
  Bien-être - Petit guide de survie pour oublier les excès de nourriture et d'alcool!
  Gastronomie - La maison du canard lance le chapon
  - Aux fourneaux pour la Noël!
  Brèves


Festival international kreol 2008 - clôture

La grande nuit de la diaspora créole

Hier soir ,à Les Salines, Port-Louis, un grand concert gratuit réunissant les meilleurs artistes du monde créole a clôturé la 3ème édition du Festival international kreol. Comme les deux années précédentes, le concert, à l'initiative du ministère du Tourisme et des Loisirs a connu un succès d'affluence. Les Mauriciens sont venus des quatre coins de l'île pour acclamer leurs chanteurs favoris, locaux ou étrangers.

C'est le chanteur Wilson Félix qui a ouvert le concert animé par Linzy Bacbotte, Nicolas Martin et Guillaume. Nathalie Couty de Rodrigues lui succèdera pendant 10 minutes. Suivra ensuite Ravanne sans Frontière, l'un des groupes à chanter la misère des ancêtres. Mo mam twa a quant à lui concocté une chorégraphie appelée Villaz peser. Les musiciens de talents accompagneront Cathy Martin et le groupe Ksimik de Pointe-aux-Piments sur quelques morceaux. Clarel Armel prêtera sa vivacité sur des chansons que le public chantonnera avec lui les bras levés. Geda Muzik accompagnera les voix comme System R et Sandra Mayotte. Les paroles et mélodies de Cabaret créole de l'île de la Réunion entraîne le public sur le parcours de l'harmonie métisse. Quant à Crossbreed, il perpétue l'écriture créole dans le rock et prête le charme de sa voix éraillée pour quelques instants. Pendant toute une nuit, d'autres artistes comme Eric Triton, Zot sa, Linzy Bacbotte, OSB, Lord Kossity et Lynsha convergeront à l'unisson, dans un même élan artistique et poseront leur créole dans un message de paix et de fraternité.


Portrait

Jan Maingard, poète et pamphlétaire

Jan Maingard vient de faire paraître, à compte d'auteur Sud-Est en l'île poème, une suite de poèmes en français inspirés par le Sud-Est de Maurice où il a toujours vécu. Mais loin d'être une série de textes sur la pureté du ciel, la profondeur des verts de la mer et de la magnificence du paysage, ce recueil comprend également des textes sur la situation sociale du pays. Des textes pamphlétaires, selon la définition de l'auteur, dont voici le portrait.

Fils de feu Amédée Maingard de la Ville Es Offrans, riche propriétaire, fondateur de l'industrie touristique mauricienne et de la compagnie d'aviation nationale, Jan Maingard est un riche et original héritier. Au lieu de se contenter de faire fructifier l'héritage familial, il a fait des études pour acquérir la science des vitraux et s'est lancé, avec succès, dans la peinture, puis l'écriture. Qui plus est : en créole. En effet, après un premier recueil de poèmes en 1977, il publie deux ouvrages en créole, Lagrin tambarin et Kanbar, une suite de petites histoires sur les gens du village de Tamarin et des environs. Un descendant de Blanc avec un nom à particule et à rallonges écrire en créole, c'est de la provocation ! "Pas du tout, c'est une affirmation, une revendication identitaire. Ne vous laissez pas abuser par les noms et les particules : il s'agit de noms de lieux. Je revendique aussi une ascendance malgache. Je suis créole, terme qui vient de "criolos", désignant les descendants des blancs installés aux colonies. Je me sens créole comme l'étaient mes ancêtres et la langue créole était ma langue maternelle à égalité avec le français." C'est pour défendre la langue créole que Jan Maingard dit avoir écrit Lagrin tambarin et Kanbar. Mais il s'est rendu compte, par la suite, que la lecture du créole posait un problème à certains lecteurs. "J'ai choisi d'écrire en français, cette fois, parce que les gens me disaient avoir des difficultés à lire le créole. Ils me disaient : c'est trop compliqué, il faut lire à haute voix, ça prend du temps. Un chauffeur de Tamarin m'a dit une fois : arrête écrire en créole, missié, nous napa comprend. La prochaine fois rane moi enn service ecrire en français. Je l'ai écouté pour ce présent recueil." Qui s'inscrit pour l'auteur dans une démarche entamée en 1977 avec la publication de l'Ile Poème, un long poème invitant à faire le tour de l'île. "Je m'étais dit, à l'époque, qu'il me fallait faire une suite sur Mahébourg avant de finir par Port-Louis." Les textes qui composent Sud-Est sont prêts depuis plusieurs années et devaient être publiés l'année dernière, tandis que ceux consacrés à Port- Louis le seront l'année prochaine, peut-être sous le titre Nord-Ouest. Pour rester dans le style géographique. Ce recueil sera de la même veine que Sud-Est. Autrement dit, une espèce de road movie poétique dans Port- Louis avec des critiques sur la vie et les gens de la capitale.

Mais restons sur Sud-Est, qui n'est pas qu'une suite de poèmes sur la nature, le climat, les paysages de cette partie de Maurice. Elle comprend aussi des textes politiques que l'on pourrait qualifier de remise en perspective de la colonisation et du peuplement de l'île Maurice. Les termes ne conviennent pas à l'auteur. "Ce n'est pas une remise en perspective, mais un rappel des faits historiques. Ce rappel est fort parce qu'on n'arrête pas d'entendre une révision de l'histoire de notre pays qui donne un rôle plus important à certains en minimisant, en faisant disparaître les autres. Une remise en cause qui veut faire oublier que le vrai père de l'ile Maurice, celui qui a construit le pays et jeté les bases qui existent encore aujourd'hui est Mahé de Labourdonnais. Sir Seewoosagur Ramgoolam est sans doute le père de l'Indépendance, il n'est pas celui de l'île Maurice, ni de la nation mauricienne, car je trouve qu'il n'y a pas encore une nation mauricienne, mais des nations à Maurice. Je le dis dans le poème, car on ne peut pas d'un revers de la main balayer tout ce qui s'est passé à Maurice depuis des siècles. Ce sont mes racines, c'est mon histoire et je la raconte dans mon poème." Est-ce que cette revendication, on pourrait même dire : ce combat, ne donnerait pas de meilleurs résultats dans le cadre d'une démarche politique plutôt que dans une expression poétique ? "Non, je ne suis pas un tribun et je ne fais pas de la politique. Je ne demande qu'un chose: que l'on respecte les gens. On ne peut pas du jour au lendemain, nier l'histoire et l'existence d'une partie des Mauriciens. On ne peut pas se permettre de dire : si ou vote pou ca blanc la ou pénan disang dans ou la veine. Ce sont des insultes à toute une communauté et à un pays et qu'on ne peut accepter. Moi, je ne les acceptes pas et je réagis." De quand date cette réaction poétique dont certains textes semblent avoir été inspirés par une très récente actualité ? "Cette longue suite de poèmes a été écrite depuis des années et elle était prête pour la publication depuis trois, quatre ans. J'y ai ajouté quelques petits paragraphes, disons, pamphlétaires et d'actualité juste avant la publication. J'ai beaucoup corrigé, car j'avais dit des choses très fortes, mais qui étaient peut-être très violentes." Même corrigés, certains des textes de Sud-Est sont tous très bien écrits, mais il faut quand même le dire, risquent de fâcher certains et de provoquer des réactions. "Je m'y attends un peu. Il y a des gens qui font de la poésie en disant que le ciel est toujours bleu et les flamboyants d'un rouge éclatant en décembre, tant mieux pour eux. Moi, j'avais envie de dire ce que j'avais sur le cœur et je l'ai fait." Peut-on dire que Jan Maingard est un poète engagé? "Non. Je n'aime pas le terme engagé, qui ne veut pas dire grand-chose, à mon sens, surtout dans le domaine artistique. Non, je suis un Mauricien qui a écrit, sous une forme poétique, des choses que beaucoup d'autres Mauriciens pensent et vivent mais ne disent pas. Ou alors dans leurs salons."

Pour Jan Maingard, la publication de Sud-Est est une énorme satisfaction personnelle. "C'est un travail très important pour moi, même s'il peut susciter des réactions et des critiques. Je suis sûr qu'une partie du contenu de ce recueil va déplaire à certains. Jusqu'à maintenant, le feedback est bon, mais ceux qui l'ont lu, me disent que si tout ce que je dis est vrai, il ne faut pas oublier que la vérité blesse toujours. Je pose la question : faut-il arrêter de dire la vérité parce qu'elle peut blesser,gêner?"


J'ai mal à mon pays

Quand je vois les tout-puissants

Réserver les planques publiques

Pour leurs amis impudiques.

J'ai mal à ma patrie

où l'inventaire des ethnies

Est tenu secret parce qu'inavouable.

Ainsi les mêmes clans officiels

tirent éternellement les ficelles

en se faisant la courte échelle

J'ai mal à mon pays

Où l'Etat impose ses choix

Pour favoriser ses anchois

Et faire que ses bourgeois

Se gavent de foie gras.

J'ai mal à ma population générale

où l'on entasse en vrac

Ceux qui ne sont issus d'un pays oriental.

J'ai mal à mon pays

où tous les Blancs sont condamnés

à la haine capitale.

J'ai mal à mon pays

où les Noirs,

marrons, bruns ou moins

n'ont pas droit aucun

à la manne patrimoniale.

J'ai mal à mon pays

ou les bourgeois couleur café

pavoisent leur mal être

à fleur de leur peau jolie.

J'ai mal à mon pays

où les Jaunes jouent à l'ombre

ou s'enfuient à Montréal.

J'ai mal à mon pays

où les indécents

n'envoient jamais leurs petits

surpeupler les bleds de leur sous-continent.

J'ai mal à mon pays

où tous, petits et grands

veulent aller planter leurs dents

seulement en pays d'occident

J'ai mal et je pousse un cri :

pierre qui roule n'amasse pas mousse

comme

merde qui s'écoule n'accumule pas mouches.

Roulez cailloux!

Bouge île à genoux!

Roulez enfants de ma patrie,

bougez, allez-y et vous verrez

là-bas en blanchisserie

par mousses et mouches

vous ne serez assaillis.

Allez-y jeunes gens d'ici

enlevez vos œillères

imprégnez-vous de ces autres valeurs

qui ventileront vos partis pris.

Mais revenez ici enfants du pays,

non pas pour vous engluer en acquis.

Non.

Revenez bousculer vos galaxies,

revenez écarquiller les esprits

avec d'autres idées jolies


Publications

Un dictionnaire trilingue signé G. Reddy Luthmoodoo

Dr G. Reddy Luthmoodoo, Senior Lecturer au Centre des Etudes Mauriciennes à l'Institut Mahatma Gandhi, a fait paraître chez Star Publications (P) Ltd à New Delhi, un dictionnaire trilingue (télégou-anglais-français) que le Professeur P. Ramanarasimham, l'auteur de l'avant-propos, juge utile pour les personnes apprenant le télégou à Maurice, en Inde et en Europe. L'ouvrage a été lancé par le président du 'Mahatma Gandhi Institute/Rabindranath Tagore Institute', M. R. Dwarka.

Avec ses 5 000 mots télégous et ses équivalents en anglais et en français, le dictionnaire vient faciliter l'apprentissage du télégou ou du français comme une seconde langue ou une langue étrangère. Le dictionnaire qui se décline en 125 pages, et dont on peut s'en procurer en téléphonant au 911-4217, est en vente à Rs 150 l'exemplaire.


Dictionnaire de Biographie Mauricienne, No. 59

Le 59e numéro du Dictionnaire de Biographie Mauricienne près de 125 pages, est accessible, et, comme c'est le cas à la sortie de chacun des numéros, les lecteurs sont bien servis par les divers notices, les unes aussi intéressantes et documentées que les autres, qui y paraissent. Le No 59 compte plus de trente entrées consacrées à des figures d'origines et d'occupations diverses, ayant chacune, d'une manière ou d'une autre, modestement ou substantiellement, contribué aux progrès de l'humanité.

On lira volontiers les notices sur Guy Balancy, journaliste et homme politique, Sir Dayendranath Burrenchobay, grand commis de l'Etat, Jean Fanchette, médecin et homme de lettres (on connaît bien le Prix Jean Fanchette), Félix Laventure, homme politique et maire de Port Louis, Laurent Lavocat, pépiniériste et concierge au Jardin du Roi à Pamplemousses, l'Ecossais Hugh John Robert de Lingen-Kilburn, homme de lettres et homme de Dieu (un numéro spécial de la revue trilingue Indradhanush de Pahlad Ramsurrun vient de lui être consacré, sans oublier la sortie récente d'une réédition de son livre 'The Golden Threshold' paru pour la première fois dans les années 1930), Sir René Maingard, pilote de la RAF et homme d'affaires de grande envergure, Sir Rampersad Neerunjun, avocat et chef-juge.

Le Dictionnaire de Biographie Mauricienne est une publication de la Société de l'Histoire de l'Ile Maurice. Son comité de publication comprenant Raymond d'Unienville, Guy Rouillard et Alain Mathieu, accueille toute collaboration valable.


A paraître: "Pamplemousses/Rivière du Rempart - Quatre siècles d'histoire" de Benjamin Moutou

Le sixième livre d'histoire de Benjamin Moutou sera bientôt sur les rayons des librairies. Le lancement se fera à l'Alliance Française à Bell Village le jeudi 18 décembre.

Dans les 400 pages que compte le nouvel ouvrage, Benjamin Moutou s'intéresse aux 36 villages du nord, les temps forts de leur histoire et leurs spécificités, leur contribution à la vie et à l'économie nationales, depuis les Hollandais à nos jours. Les événements décisifs qui ont influé sur la destinée du pays ou marqué la mémoire collective, du naufrage du Saint Géran en 1744 au débarquement des Anglais sur la côte nord en novembre 1810, sont traités comme il se doit.


Au Morne: Sware tipik

Le Morne au rythme des musiques créoles

Les villageois et autres habitants des régions avoisinantes ont investi la plage du Morne mercredi soir pour redécouvrir la culture créole à travers sa musique et écouter l'histoire de ce village des pêcheurs et celle de sa montagne à travers une Sware tipik autour d'instruments traditionnels, rythmes du séga et feux de camp.

Les chasseurs d'images ont fixé leurs trépieds et armé leurs appareils photos et caméras pour piéger les instants magiques de cette soirée. Ici et là, les barbecues lâchent des filets de fumées blanches et une odeur appétissante de grillades. Touristes ou locaux, en famille ou en groupe d'amis, des personnes de tous âges qui n'ont pas voulu manquer ce rendez-vous incontournable de cette troisième édition du festival international kreol s'installent autour des chanteurs, danseuses, musiciens et conteurs. Le grand cercle se dessine sur la plage pendant qu'arrive le bluesman Eric Triton déguisé le temps de cet événement en pêcheur. Portant un chapeau de paille et transportant du poisson sur une vieille bicyclette noire, il accueille aux côtés d'Annabelle Volbert tour à tour conteurs et chanteurs. Tout le monde écoutera avec attention l'histoire tragique des esclaves, histoire qui s'est révélée encore plus terrible par Zanane Lolo, la plus vieille habitante du village. Infatigables, les musiciens enchaînent séga et autres musiques typiques. Des chansons et devinettes populaires appelées "sirandanes" égayant l'ambiance déjà joyeuse qui régnait sur la plage.

Ainsi se succèdent pendant plus de deux heures les grands noms du séga comme Serge Lebrasse, Michel Legris, le musicien Marclaine Antoine, le chanteur Ram Joganah, les conteurs Georges Armelle, Pierre Cangy et Zanane Lolo ainsi que les groupes typiques de plusieurs régions de Maurice qui feront revivre les rythmes d'antan.


Galerie d'art

Un photographe ouvre sa galerie

À l'entrée de la galerie Evershine à Rose-Hill, à quelques mètres du couvent de Lorette, Id'+, une coquette boutique abrite un studio photographique mais aussi un petit espace principalement consacré à l'art où le photographe Lelio Quessy accueillera des artistes de toutes disciplines.

Une fois le seuil franchi, c'est un sympathique espace, aux murs et aux objets chatoyants qui s'offre au visiteur. Il s'agit d'une boutique inspirée de la carterie de Paris. "Créer une galerie d'art a toujours été mon rêve", dit Lelio Quessy, ancien photographe de presse. "Avoir ma propre boutique a toujours été mon rêve", renchérit son épouse Marie-Hélène. C'est ainsi que le couple a décidé d'unir leurs désirs et leur passion en créant ce concept de galerie dans une boutique pour faire découvrir à la fois un espace dédié à l'art et en même temps des objets de décoration chinés lors de leurs nombreux voyages à travers le monde.

Fort de son expérience- il a travaillé pendant 17 ans pour le quotidien L'Express-, Lelio Quessy qui a interrompu sa carrière présentera en permanence des tableaux qu'il a ramenés lors de ses voyages, des oeuvres d'artistes de talent ainsi que ses propres photographies. "La galerie peut accomoder 50 à 75 tableaux", dit-il. Cette galerie a plus d'un tour dans son sac. Le studio photographique est également une spécialité du lieu. Le photographe alterne le décor selon les désirs du client pendant que son épouse reçoit dans sa boutique. Id+ suit la mode et les tendances de consommation, notamment celles de la décoration d'intérieur. Ainsi, on retrouve un rideau inspiré des couleurs orientales assorti à un abat-jour et d'autres objets exclusifs pour faire craquer le consommateur. Un des atouts de cet endroit cosy est qu'un travail soigné est présenté selon les désirs exprimés. "Nous faisons de la personnalisation sur tout support: tasse, assiette, cartes de souhaits ainsi que sur les t-shirts", affirme Marie-Hélène.


Au Centre Swami Vivekananda à Pailles

Dernière représentation de Bharati

Les feux de la rampe de l'épopée Bharati s'éteignent aujourd'hui à Maurice pour se rallumer dans quelque temps en Allemagne. Le calendrier est déjà chargé jusqu'à 2012, avec des spectacles aux États-Unis et au Canada. Selon Javed Bholah, le Communication Manager de Marcom, société de marketing et filiale du groupe British American Investment, l'accueil du public a été au-delà des espérances pour ces dix jours de représentations.

Bharati, célèbre l'Inde sous toutes ses facettes, dans un magnifique écrin de danses bien synchronisées et des chansons mélodieuses. Les voix agréables des chanteurs et l'interprétation, sans fausse note, du répertoire populaire, un excellent encadrement musical et une sonorisation impeccable ont conquis le public mauricien. Les décors et les costumes chatoyants et les chorégraphies bien exécutées ont été tout simplement époustouflants.

A travers le conteur Sutradhar (Rahul Vohra), le public a été convié à un voyage dans l'Inde millénaire à travers plusieurs tableaux. Il nous raconte avec un brin d'humeur, l'histoire de Siddharta, ingénieur venant des États-Unis et son amour pour une adorable et énergique orpheline, Bharati. Elle possède une telle élégance et une telle gravité qu'on sort ébahi.

Il ne reste au public que la journée d'aujourd'hui pour se laisser embarqué dans un voyage avec un mélange tellement intense de chorégraphes, d'équilibre, de force et d'agilité. Les séances sont prévues à 14 h 30 et à 20 h 30. Les billets sont disponibles pour le rézo Otayo (466 9999).


Sware poesi au Domaine Les Pailles

Des percussions et des mots pour évoquer la créolité

Un petit cercle de poètes s'est donné rendez-vous, jeudi soir, au Domaine Les Pailles, pour une sware poesi, dans le cadre du festival kreol. La force de cette rencontre réside dans la diversité des thèmes abordés, des vers et des mots qui sont représentatifs, à divers degrés, d'une certaine forme d'expression. Les amoureux des lettres et des airs créolophones ont écouté avec une attention particulière les poètes qui laissent couler les mots pour canaliser les souffrances de la vie. C'est sans ambiguïté qu'ils s'imposent comme des authentiques observateurs de la société mauricienne.

Les textes de François Chrestien, Michel Ducasse, Khal Torabully, Sedley Assonne, Dev Virahsawmy, Jocelyn Louise, Jeanne Gerval-Arouff, ont prouvé que l'acte d'écriture n'est jamais banal chez eux. Ces magiciens du vers et de la prose ont fait voler en éclats les compartiments qui nous tiennent prisonniers. Il y avait également un hymne à la nature à travers une musique de fond, des chorégraphies bien synchronisées exécutées par les élèves de Sandhip Bhimjee et Anna Patten. Eric Triton en se mêlant avec les poètes a trouvé sa musique intérieure. Pas une symphonie avec grand orchestre, mais une petite musique sublime avec ravanne et triangle et une voix grave pour exprimer son amour pour la créolité. Des notes et cette ferveur aussi dans la voix de Véronique Zuël Bungaroo.

Les textes lus par Véronique Lacombe, Davidsen Kamanah, Gavin Poonoosamy, Paola Latour, Véronique Zuël Bungaroo, Sandhip Bhimjee, Prisca Manikion, Yousouf Manjoo et Norbert Planel, prouvent que l'émancipation de la poésie créole est en bonne voie.

Les poèmes de Michel Ducasse sont d'une surprenante fluidité. Le public est saisi par le vertige lorsque le poète évoque son Goodlands natal où, dans la cour de l'école de la localité, les enfants jouaient avec de la graine poc-poc et avec dix sous nou ti ène le roi. C'était l'école de la vie où chacune était à sa manière, un magicien et un musicien des mots. Khal Torabully fait la satire de Porlwi, une ville où béton pe faire grimace avec ferraille et avec racine pied lafourche, pé faire parking souterrain. Cot to pé allé mo Porlwi, lance-t-il. Sedley Assonne avec Osmoz évoque la diversité mauricienne, nou osmoz li unique, nou créolité li magique. Dev Virahsawmy, lui, parle de Mornn créé par un tourdissement difé et qui est devenu le gardien de l'océan Indien et le lien entre le ciel et la terre. Dans un langage flamboyant, il chante ses mots dans le silence avec Lalimyer, Poz to lalev et Tamtam, gitar, sitar.

Vasant Bunwaree, le ministre de la Culture, a déclaré que le créole est une langue vivace, originale, pas piraté. La langue créole, c'est nous carte d'identité, dit-il, pour évoquer la richesse de cette langue. Pour Xavier-Luc-Duval, VPM et ministre du Tourisme, le créole est le ciment pour créer un vrai mauricianisme.


À la Citadelle, lundi

Métissage coloré

Lundi à la Citadelle a été présenté un spectacle des plus détonnants de cette 3e édition du Festival international Kreol où énergie, rythme et créations étaient au rendez-vous...Ce soir-là, les artistes ont convié à redécouvrir les racines créoles et le métissage.

Le Festival international kreol initié par le ministère du Tourisme et des Loisirs a déroulé son fil à la Citadelle lundi soir lors duquel les artistes ont offert un spectacle fascinant, pleine de couleurs, un métissage musical à travers l'Afrique et l'Inde, insufflant un style unique.

La soirée débute avec une exploration de quatre esthétiques musicales, à la fois éloignées et pourtant si proches: chanson lyrique, orientale, blues, et le séga. Le public est immédiatement conquis et emporté par l'énergique présence et gracieuse aisance des artistes telle que la soprano Véronique Zuël-Bungaroo, Eric Triton et Sangeeta Deerpaul. Ces derniers parviennent à marier les musiques de l'Inde et influences tournées vers l'Afrique sans les dénaturer. Dotés de qualités vocales remarquables, les chanteurs alternent avec les compositions très colorées. Cette rencontre entre musique occidentale et sonorités orientales rappelle le thème de la soirée.

Ondulations des hanches, volutes du bassin et arabesques des mains donnent la réplique aux rythmes des musiciens, entraînant le public dans un circuit festif ayant comme étapes imaginaires l'Inde et l'Afrique.

Les chorégraphes Anna Patten et Sandhip Bhimjee ainsi que leurs élèves, les danseurs de l'Art Academy ou encore du SR Dance et les élèves de Nicolas Cerdor investissent la scène se laissant tour à tour porté par les tempos endiablés de musiciens, mêlant les diversités ethniques. Fidèles au poste, les chanteurs accompagnent les mannequins d'Events Mauritius, qui présentent les créations de Siven Ramen, celles d'Emilien Jubeau et de IV Play, les chemises d'île de fleurs, les bijoux en swarovski de Véronique de Guardia et ceux de Ravior.

Métissage culturel et musical

Sans perdre ses racines, Véronique Zuel-Bungaroo entraîne le spectateur dans le sillage d'autres origines. Avec sa voix puissante et riche de modulations, elle créolisera L'amour est un oiseau rebelle, extrait de Carmen de Georges Bizet pour lui donner une dimension nouvelle pendant que les mannequins présentent les magnifiques toilettes incrustées de cristaux de swarovski de la Maison Taf'ta. Avec délicatesse, ses interprétations se posent parfaitement sur les rythmes entraînants des musiciens qui l'accompagnent:Yohan Leste, Slanèder Beaugendre, Steven Bernon, Nitish Boojhawon, Devi Prasad Sharma, Nishal Boojhawon, Norbert Planel, Kurwin, Jeff Armand. Le charme et l'élégance font le reste.


King

Abonné aux tubes de l'été

Avec Sunset Jam, King signe un nouveau tube de l'été. Le single qui cartonne depuis sa sortie, devrait figurer sur un album de quatre titres. "Les chansons prévues pour l'album sont déjà prêtes" confie d'emblée l'artiste. Ce dernier espère être présent dans les bacs avec son tout dernier opus, avant la fin de cette année. Une semaine après son dernier grand spectacle, King qui est encore imprégné par l'émotion, envisage de reprendre le concept de la comédie musicale en 2009. Le projet sur lequel il travaille sera, dit-il, adapté au contexte local. Et en attendant de monter sur une grande scène, c'est sur le terrain social qu'il oeuvre activement. Engagé auprès de deux organisations non-gouvernementales, King explique qu'il veut aussi contribuer à renforcer la capacité des plus vulnérables, dont des enfants. Au village d'Anoska où il est actif, il sensibilise sur des questions portant sur l'importance de l'éducation, entre autres.

2009, sera visiblement une année de défis pour le jeune homme qui compte également accorder du temps à sa carrière sur le plan international. En d'autres mots, King ficèlera une compilation d'électro-gospel, avec des titres variés. Cependant, dit-il, "je prendrai le temps qu'il faut pour peaufiner ce projet. Je ne veux pas précipiter les choses. J'aurais pu, par exemple, faire une promotion à l'étranger avec Let me fly. Mais, à elle seule, cette chanson ne suffit pas pour défendre mon dossier! " explique-t-il. Une fois, sa compilation prête, le roi d'électro-gospel mauricien s'envolera vers d'autres horizons pour décrocher une place sur les rayons des disquaires étrangers…


King est le roi incontesté de l'électro gospel mauricien

Paroles

Sunset Jam

Living in the sunshine

Where rivers of love just flow along

Heaven is in my heart

Am gone rock it jam so hard tonight

We gone Jam jam

Jam into the Lord ziska soleil li coucher

Lor nou ti l'ile


News

Formation: La MASA, appelée à devenir un centre pour la région

La récente nomination de Gérard Louise, directeur de la Mauritius Society of Authors (MASA) à la présidence du comité exécutif africain de la Confédération Internationale des Sociétés d'Auteurs et Compositeurs (CISAC) ne peut qu'avoir des retombées positives pour la société locale. Du coup la MASA prend du gallon et sera appelée à devenir un centre de formation pour la région. Rentré de Rodrigues où il a participé à une conférence sur la créolité, dans le cadre du festival kreol organisé dans l'île, Gérard Louise et son personnel ne tarderont pas à mettre les bouchées doubles pour l'organisation de différentes conférences sur la réprographie, entre autres…

Disque de l'année, MBC: Un producteur retire ses succès de la compétition

Le concours radiophonique du disque de l'année, est depuis des décennies, un rendez-vous ponctuel, initié par la station nationale. Sa popularité a même encouragé les radios privées à emboîter le pas à la MBC. Mais, celle-ci selon un producteur, ferait depuis quelques temps impasse sur l'objectivité qui la guidait, auparavant, dans le choix de ses propositions. Ainsi, il revient qu'après avoir noté que les morceaux à succès, interprétés par différents artistes de son label, ne figuraient pas sur la liste initiale de la radio nationale, ce producteur n'a pas manqué d'en aviser les concernés. Cependant, après que cet "oubli" ait été rectifié, notre producteur, pour des raisons de principe a t-il laissé entendre, a insisté pour retirer toutes les chansons de son escarcelle de la liste du concours du disque de l'année 2008. Ce n'est pas la première fois qu'il est confronté à ce genre de situation!

Le steel drum fait son entrée à Rodrigues

Le festival kreol à Rodrigues a été une occasion pour les artistes locaux de s'initier aux techniques de steel drums. L'île ne compte que deux instruments du genre. C'est Désiré Saramandif, leader des Steel Boyz Band qui a assuré la formations des artistes de Rodrigues.

Mais où est donc le ministre de la Culture?

Cette question, qui revient souvent ces derniers temps dans la communauté des artistes et ailleurs dans d'autres sphères culturelles, traduit la surprise suscitée par l'absence fort remarquée de Vasant Bunwaree sur le front artistique. Si le ministre de la Culture, pris par des obligations familiales, n'a pu assister aux différentes activités: ne serait-ce aux cérémonies protocolaires, marquant le festival Kreol (et ce même si l'initiative revient ministère du Tourisme!), il demeure que depuis qu'il occupe le siège de son prédécesseur, Mahen Gowressoo, il s'est peu fait entendre sur son nouveau dossier. Entretemps, des artistes rouspètent… Et à la Mauritius Society of Authors, on attend avec impatience que Vasant Bunwaree, franchisse le seuil de la société de Beau-Bassin. D'abord pour qu'il fasse connaissance avec ce maillon incontournable du secteur et aussi pour qu'il jauge des dossiers, estimés importants, qui l'attendent. Notamment l'amendement du Copyright Act, dont la présentation au Parlement est prévue en février prochain. Toutefois, reconnaissant que Vasant Bunwaree est appelé à gérer un autre ministère clé, celui de l'Education, ses interlocuteurs, défenseurs de la culture locale sous toutes ses formes, lui trouvent des circonstances atténuantes. Car depuis son installation à l'IVTB House, à Phoenix, Vasant Bunwaree a eu à faire face à des situations, difficiles, complexes et urgentes que lui impose le secteur éducatif. Jongler entre deux ministères n'est pas chose évidente. Cependant la compréhension ne dure pas longtemps…

Jeu concours Week-End/Sunlights-Festival Reggae Donn Sa 4: Remportez des prix en votant pour votre artiste préféré!

Votez pour l'artiste international que vous voulez voir sur scène le 9 mai 2009, lors de la quatrième édition du Festival Reggae Donn Sa. Ceux qui auront désigné l'artiste qui a fait l'unanimité auprès des fans des Otentik Street Brothers, organisateurs du festival et du public, participeront à un tirage au sort. Cinq gagnants seront désignés. Ils remporteront chacun un billet d'entrée au Festival Reggae Donn Sa 4, un T-Shirt (du festival ou de leur choix) et un CD audio live du Festival Reggae Donn Sa 3.

Les artistes en lice pour être l'invité vedette du Festival Reggae Donn Sa 4 sont: Wyclef Jean, Jimmy Cliff, Tiken Jah Fakoly, Gentleman et Buju Banton.

Pour voter, envoyez un message à Week-End Sunlights par SMS, sur le 8208 pour les abonnés d'Orange (Re 1.20 prépayé et Re 1 abonné) ou le 8150 pour les abonnés d'Emtel (Rs 1.50 par SMS) en tapant MSG (espace) suivi du nom de l'artiste de votre choix. Un nom uniquement sera validé. Important: veuillez aussi indiquer votre nom et votre adresse.

La date limite pour voter est le mardi 20 janvier 2009. Les noms des gagnants seront publiés dans notre édition du 25 janvier 2009.


Histoire

Fais ta prière Tolmie !

Le 19 septembre 1840 parut dans le journal Le Cernéen, un reportage qui, à n'en pas douter, a dû beaucoup faire pleurer dans les chaumières. C'est le compte rendu de l'exécution, la veille, par un peloton de soldats britanniques d'un des leurs qui avait attenté à la vie d'un caporal. Un peu comme dans la complainte du célèbre cow-boy brigand, Tom Dooley, qui sait que, quoi qu'il arrive, il balancera immanquablement au bout d'une corde, le soldat Tolmie, le meurtrier manqué, avait eu plus d'une semaine de sursis pour faire sa prière et ainsi se préparer à l'éternité... La page d'Histoire de Week-End, cette semaine, invite ses lecteurs à découvrir cet événement survenu à une époque, heureusement révolue, où primait la justice du dent pour dent...

Charles Castellan, le reporter du Cernéen raconte que les environs du Fort William sont, en ce 18 septembre 1840, "témoins d'un spectacle comme on n'en reproduit - Dieu merci ! - que rarement dans notre colonie". "Nous voulons parler", écrit-il, "de l'exécution militaire ce jour-là". Le journaliste s'empresse toutefois d'ajouter que "le maintien de la discipline et une infraction aussi positive aux lois militaires, et civiles, que celle qui a amené la condamnation de l'accusé appelleraient impérieusement cet exemple qui fut de nature à empêcher le retour de pareils crimes".

Le coupable était un simple soldat du 87ème régiment, nommé John Tolmie, qui avait été accusé d'avoir, le 8 du mois dernier, tiré sur le caporal John Maher du même régiment, avec l'intention de le tuer. Le coup n'avait cependant pas causé la mort, mais l'état de la victime était de nature à faire craindre pour sa vie. Cet acte avait été commis à midi environ au moment où le caporal était occupé à distribuer la ration et aucun motif n'avait poussé Tolmie à se rendre coupable de ce crime. Devant ses juges de la Cour martiale, il déclarera qu'il avait le désir de "cesser de vivre". La sentence dès lors n'étonna personne: condamner à être fusillé !

...précédé par son cercueil !

L'instruction de l'affaire et la sentence de la Cour avaient d'abord été approuvées par le Commandant de la garnison et par son Excellence le Gouverneur qui, dans sa qualité de Commandant en chef, avait autorisé l'exécution de l'arrêt. Mais, à la prière instante du prisonnier, le Gouveneur avait consenti à ajourner l'exécution à une semaine suivante. Du moment où la sentence a été prononcée et lui a été communiquée, le prisonnier a reçu de constantes visites du révérend Perring, aumônier militaire de la colonie, qui s'est efforcé, par ses saintes exhortations, de le préparer à mourir.

Selon Castellan, le répit que Tolmie avait demandé étant expiré, il a été conduit au point du jour, de sa prison du Corps de garde, aux Casernes, escorté par l'officier et les soldats de garde, musique en tête, et immédiatement précédé... du cercueil destiné à renfermer ses restes. Contrairement à l'usage, le prisonnier n'était pas revêtu des habits lugubres que portent ordinairement les militaires qui vont subir la peine capitale. Arrivé aux Casernes, il a été rejoint par l'aumônier militaire qui a marché à ses côtés, et lui a fait entendre des paroles de consolation pendant toute la route et jusqu'au moment où le cortège s'est arrêté à l'endroit où Tolmie devait recevoir le châtiment de son crime. Pour ne pas éveiller la curiosité publique, la musique n'a commencé à se faire entendre qu'à l'avenue de filaos qui mène au cimetière.

Au premier roulement de tambour et aux premiers sons de la marche funèbre exécutée par la musique, cinq ou six jeunes soldats faisant partie des nouvelles recrues qui viennent d'arriver à Maurice se sentirent défaillir et tombèrent à terre sans connaissance.

Selon Charles Castellan, "le coupable, au contraire, a conservé tout le temps la même fermeté et le même sang-froid, et a continué à s'avancer d'un pas ferme et assuré. Une fois arrivé sur le champ de mort où il avait été précédé par toute la garnison, il marcha avec calme entre les deux régiments, le 12ème et le 87ème qui forment une double haie. On remarqua cependant qu'au moment où il allait atteindre la fosse qui avait été creusée pour recevoir son corps et près de laquelle avait été déposé son cercueil, son visage devint extrêmement pâle. Mais, il retrouva bientôt toute sa sérénité, se mit à genoux sur son cercueil, se laissa bander les yeux et se soumit à son sort avec résolution et une énergie dignes d'une meilleure cause". L'émotion était générale parmi les assistants. Quand l'ordre de faire feu eut été donné, un des 12 hommes à qui était dévolue cette pénible mission, n'eut pas la force d'obéir et s'évanouit bientôt après.

...une balle à la tête pour abréger les souffrances

A ce stade de son reportage, Charles Castellan apprit aux lecteurs du Cernéen un fait qui, à son avis, ils ne devaient ne pas être au courant concernant les exécutions par fusillade (sans doute, nombre d'entre nous l'apprends aussi aujourd'hui ): "Dans le but de laisser ignorer aux soldats qui sont appelés à tirer sur leurs compagnons d'armes condamnés à mort lesquels d'entre eux qui ont pu porter le coup fatal, on ne leur permet pas de charger eux-mêmes leurs fusils. Leurs armes leur sont remises indistinctement et parmi il y en a quelques fusils qui ne sont chargés qu'à blanc".

Pour l'exécution de Tolmie, il n'y avait que huit fusils chargés à balles réelles et sept d'entre eux avaient atteint leur cible. Le condamné à mort fut tué sur le coup. Mais, les règles d'exécution de ce genre sont cruelles. En effet, de crainte que la mort ne fut pas instantanée et pour lui épargner d'horribles souffrances, le Sergent du peloton d'exécution s'approcha du malheureux et, selon l'usage, lui a tiré une balle à bout portant d'un fusil à la tête.

La besogne accomplie, les deux régiments défileront près du corps de John Tolmie, les yeux fixés sur son cadavre selon l'ordre que les soldats avaient reçu dans le but précis de les pénétrer de l'horreur des châtiments qui sont réservés à des crimes de même nature...

Ainsi dispensait-on de la justice en ces temps barbares et, heureusement,

il n'y plus à Maurice de nœud coulant, de peloton d'exécution ni de guillotine!

L'Histoire ne dit pas si, en fin de compte, le malheureux caporal Maher survécut ou pas longtemps après l'exécution de son agresseur.


Bien-être

Petit guide de survie pour oublier les excès de nourriture et d'alcool!

La période des fêtes est toujours difficile à négocier pour nos estomacs et nos intestins... Dans un temps restreint, notre corps est soumis à des nourritures très riches, très sucrées, des mélangées d'alcool, le tout à un moment de l'année où il est plus vulnérable. Et cette année encore vous avez prévu de faire des menus festifs qui plairont à tous vos proches. Pour traverser les jours de fête en restant en forme, nous vous livrons quelques conseils astucieux. Ceux-ci vous éviteront de prendre des kilos et empêcheront que les fêtes ne se transforment pas en mauvais souvenir pour votre poids…

Avant les festivités

Pas question de vous mettre au régime draconien avant les fêtes sous prétexte de ne pas prendre de kilos. Mangez plus léger (légumes verts, jambon, blanc de poulet), mais équilibré, tout en gardant trois vrais repas par jour. Évitez de grignoter et ne mangez pas trop de chocolat avant l'heure! Buvez de l'eau, au moins 1,5 L quotidiennement.

Équilibrez votre menu

Combien de fois n'a-t-on pas entendu après un repas de fête "on a trop mangé". C'est peut-être le moment de rompre avec les bonnes vieilles traditions alimentaires. Pourquoi cette année ne lanceriez-vous pas comme idée : "On ne s'empiffre pas, mais on déguste". On peut tout à fait prévoir un menu avec des choses délicieuses et peu caloriques comme des coquilles St-Jacques, des poissons, des coquillages ou des huîtres. À condition toutefois pour ces dernières de ne pas manger trop de tartines beurrées, une seule suffit. Les charcuteries, consommées en excès à cette période, après les petits fours apéritifs, sont les pires ennemis de notre organisme... Essayez de vous passer de foie gras, galantine ou boudin blanc pour un repas sur deux et remplacez-les par des coquillages ou crustacés frais. Si vous ne voulez pas faire l'impasse sur ce met typique de Noël, le mieux est de le servir le foie gras en petite quantité avec une belle salade mélangée (roquette, mâche, pousses d'épinards...). Le côté festif est garanti sans trop de calories. Prévoyez peut-être dans ce cas un poisson en plat principal et un dessert léger comme une salade de fruits. La présence de légumes verts et de fruits permet, de surcroît, de limiter l'absorption des graisses et donc de prendre quelques kilos.

Pas d'opulence, attention aux grosses portions

Ne faites pas à manger pour 12 alors que vous n'êtes que 6. Vous n'êtes pas non plus obligé de resservir les invités, dans ce cas servez à l'assiette. Surtout si vous optez pour un repas plutôt traditionnel. Si les plats principaux sont des plats en sauce, ne prenez pas de pain pour "saucer" ; ne reprenez pas d'un plat et faites l'impasse sur le plateau de fromages. Dégustez votre menu lentement en savourant chaque bouchée et en discutant avec vos voisins de table, cela facilitera votre digestion.

Apéritif et vin à table

Les repas de fête sont synonymes d'excès d'alcool, cela commence à l'apéritif, qui traîne en attendant tous les invités, puis au cours du repas on vous propose du vin blanc pour le foie gras ou les coquillages, ensuite un bon petit rouge pour accompagner le plat principal, enfin le champagne pour le dessert jusqu'au digestif, qui vous achève directement. L'alcool fait grossir, environ 7 calories par gramme. Plus l'alcool est fort (Whisky, Martini), plus il en contient. Quant au champagne, c'est une légende que de dire qu'il est moins calorique. Dans la mesure du possible, ne buvez pas votre vin quand vous avez soif, préférez-lui de l'eau qui vous désaltérera beaucoup plus. Trempez les lèvres dans votre vin de temps en temps. Ne mélangez jamais les alcools. Première règle : faites l'impasse sur l'apéritif et le digestif. Si vous êtes un adepte de bons vins, vous ne goûterez qu'une larme de champagne, l'inverse si vous êtes plutôt fan de champagne. En fin de repas, buvez de l'eau plate après la salade et le dessert.

Quels amuse-gueule choisir?

On oublie les cacahuètes et autres amuse-gueules hypercaloriques et on pense aux crudités qui en plus donnent de jolies couleurs à la table. Vous pouvez aussi faire de petits toasts de pain complet avec des œufs de poisson ou du saumon fumé, en fonction, bien sûr, des moyens de chacune.

Une alternative aux chocolats et Cie

Chocolats, pâtes de fruits, bonbons pralinés... c'est évidemment la période où l'on en mange plus et où l'on se sent parfois obligé d'en offrir par tradition. Pourquoi ne pas plutôt offrir des petits objets de décoration, bougies ou autres, toujours très appréciés. Vous pouvez aussi arriver avec un joli panier de fruits, c'est coloré et gai. Pour plus d'originalité, concevez-le vous-même. Si vous souhaitez quand même consommer du chocolat, notre conseil : optez pour du chocolat noir de bonne qualité. Il vaut mieux en déguster moins, mais contenant plus de cacao. Évitez le chocolat au lait qui se digère plus difficilement.

Du côté des fromages, pains et desserts

Modérer le fromage en fonction du reste du menu. Dans un repas de fête, il n'est pas indispensable. Où alors n'en mettez qu'une seule sorte sur la table accompagnée d'une belle salade verte. Évitez le pain blanc, préférez-lui du pain aux céréales. Attention aux bûches trop riches. Pensez aux sorbets ou à une salade de fruits frais.

Un repas qui ne s'éternise pas

Ne traînez pas quatre heures à table et quand le repas est terminé proposez une balade digestive.

Le lendemain

- Buvez beaucoup d'eau, du thé ou de la tisane pour digérer.

- Privilégiez des aliments plus légers et pauvres en calories : jambon blanc, blanc de poulet, poisson, crudités, de laitages maigres type yaourt nature ou fromage blanc 0%, fruits.

- Limitez votre consommation d'alcool et de sucre.

- Privilégiez des cuissons à l'eau, à la vapeur, en papillote ou au grill.

- Consommez des soupes qui sont rassasiantes et hydratantes.

Surtout ne sautez pas de repas sous prétexte d'éliminer. C'est l'effet inverse qui va se produire. Votre corps va stocker les calories apportées par le seul repas de la journée.

Entre les repas de fête, optez pour la diète!

En dehors de ces repas trop riches, adoptez un régime à base de bouillon de légumes léger, à base de poireaux, carottes et pommes de terre, sans graisse, ou de soupes mixées. Terminez le repas avec un yaourt nature et sans sucre pour nettoyer les intestins. Si vous tenez à manger un peu plus consistant, autorisez-vous des filets de poissons maigres, mais évitez la viande rouge. Buvez beaucoup d'eau, 1 litre et demi par jour.


Trucs et astuces pour enrayer la gueule de bois

Les lendemains de fête sont parfois très durs à vivre, surtout si vous avez consommé de l'alcool sans modération! À peine réveillé, vous êtes envahi par des maux de tête et quand vous vous levez, oups... le vertige vous guette! Tout le monde le sait, pour éviter la gueule de bois, il vaut mieux éviter de boire trop d'alcool, mais, bien sûr, certains soirs, il est très difficile de modérer sa consommation. Vous pouvez limiter les effets avec quelques précautions pour ne pas vous retrouver le lendemain en vrac. Pour éviter ce "naufrage", voici quelques conseils pour contrer les séquelles des soirées bien arrosées.

Si vous ne pouvez réduire votre consommation, essayez d'alterner un verre d'alcool et un grand verre d'eau. L'alcool ayant un effet maximal pendant une heure environ, en espaçant vos verres d'alcool, vous évitez une montée d'alcoolémie.

Vous pouvez manger également tout au long de la soirée, à condition d'éviter les aliments salés qui risquent de vous donner soif. Les alcools à éviter pour ne pas se réveiller avec la gueule de bois... tous les vins contenant des sulfites, et puis les mélanges à base de whisky, vins rouges, vins blancs ou rosés, qui provoquent des migraines, difficiles à éliminer.

Pour limiter les effets de la gueule de bois, couchez-vous au moins une heure après le dernier verre d'alcool et en buvant avant de dormir un grand verre d'eau. Si vous devez vous lever la nuit pour uriner, buvez encore de l'eau. Si vous sentez encore des nausées, vous pouvez aussi provoquer des vomissements en buvant une tasse de café un peu salé, c'est une méthode radicale.

Reposez-vous ensuite et ne buvez que de l'eau pendant ce repos. Au matin, mangez des tartines de miel ; le fructose contenu dans le miel favorise l'élimination de l'alcool dans l'organisme et apaise l'estomac.

Notre conseil : Évitez le paracétamol qui ne fait pas bon ménage avec l'alcool pour le foie et optez plutôt pour les compresses de camomille tiède sur le front et les tempes.

L'eau chaude : anti-bouffissures: Si vous avez les yeux bouffis au réveil, buvez un verre d'eau chaude puis recouchez-vous dix minutes, allongée sur le dos. Les reins sont stimulés et l'eau du visage drainée.


Gastronomie

La maison du canard lance le chapon

Depuis quelques années, Aldo et Béatrix Rambert jouent pour de vrai aux fermiers en combinant des techniques d'élevage artisanales avec un matériel de cuisson à la pointe du progrès. Leur compagnie Albéa proposent aux professionnels de la restauration et aux Mauriciens des produits de qualité commercialisés sous le label La Maison du Canard. Après le foie gras et la charcuterie fine, ils ajoutent en cette fin d'année un nouveau produit à leur liste : le chapon.

Petits entrepreneurs dans le sens noble du terme, les époux Rambert ont associé leurs spécialités professionnelles pour monter une petite entreprise de produits d'alimentation haut de gamme. Paysagiste de formation, Aldo s'est associé à la spécialiste de la gastronomie qu'était Béatrix pour se lancer, avec succès, dans la fabrication du foie gras à Maurice. En dépit des lenteurs administratives qui jalonnent le parcours des petits entrepreneurs et surtout malgré les difficultés découlant des conséquences sanitaires de la grippe aviaire, ils ont su faire de la maison du canard un label reconnu à Maurice. Après la petite fermette de Trianon et l'élevage de 16e mille, les Rambert sont maintenant installés dans leur ferme de Solférino, sur la route de Bel Air. Un terrain d'une dizaine d'arpents où Aldo plante le gazon dont il a besoin pour les jardins qu'il dessine ainsi qu'une multitude de fruits, d'épices et de légumes. Et où le couple Rambert et leurs dix employés élèvent, dans le cadre d'un projet soutenu pour l'Empowerment Programme, des canards, poulets, lapins, cochons et, depuis le mois d'août, une nouvelle espèce de volaille : le chapon. " Nous avons choisi le chapon dans le cadre de notre activité qui est de proposer aux spécialistes de la restauration et aux gastronomes mauriciens des produits uniques de grande qualité. Après avoir été les pionniers dans la production du foie gras fermier, nous proposons pour cette fin d'année le chapon. " Comme le foie gras, le chapon est le résultat d'une méthode d'élevage qui remonte à l'antiquité. Les ouvrages spécialisés nous apprennent que " pratiquée et appréciée des Romains, le chaponnage a été longtemps une des spécialités de la ville du Mans en France. Cette méthode d'élevage eut même son heure de gloire littéraire puisqu'elle inspira Jean de La Fontaine qui en fit le sujet d'une de ses fables : " Le faucon et le chapon ". Par la suite, le chapon avait plus ou moins disparu de la gastronomie française, puisque cette méthode d'élevage était chère et fastidieux avant de réapparaitre il y a une vingtaine d'années.

Quelle est donc cette méthode d'élevage que pratiquent les fermiers de Solférino depuis le mois d'août ? " Il s'agit de pratiquer une opération sur un jeune coq élevé en plein air de quatre semaines. L'opération consiste à enlever les attributs sexuels du jeune coq. " En d'autre termes, il s'agit donc de castrer l'animal. C'est une opération médicale pratiquée par un spécialiste qui ne dure que quelques secondes sur un animal à jeun. Le lendemain de l'opération il est sur pattes et on continue son élevage en pleine nature jusqu'à ce qu'il atteigne un poids de 4 à 4 kilos et demi. Les premières opérations de la maison du canard ont été pratiquées par un des cinq chaponneurs labellisés qui pratiquent ce métier en France. A quoi sert cette opération médicale sur un coq d'élevage ? " A donner une saveur et une tendresse exceptionnelle à la chair de cet animal qui aura été d'autre part élevé en plein air avec des céréales et sans aucun produit chimique et sans aucun antibiotique utilisé pour faire engraisser artificiellement les animaux", expliquent Aldo et Beatrix Rambert. L'enlèvement des attributs sexuels du coq, le prive de ses sécrétions hormonales mâles et modifie par conséquent son métabolisme. Elle facilite l'accumulation de la graisse qui, ne se situe pas, comme dans d'autres animaux d'élevage entre la chair et la peau. Chez le chapon, la graisse se dépose en couches successives dans la chair de l'animal, " persille " ses muscles et donne à sa chair un fondant et un goût très particuliers. " En fin de compte, le chapon est à la gastronomie ce que le castrat était, autrefois, au chant classique. Dans les deux cas, on enlève à un jeune mâle ses attributs sexuels. Dans le deuxième pour donner à sa voix un timbre extraordinaire, dans le premier pour donner à sa chair une tendresse et une saveur particulière. Qualifiée de " persillée " par les gastronomes. Et comment cuisine-t-on ce coq châtré ? Tout simplement à petit feu au four en veillant bien à ce qu'il soit régulièrement arrosé de son jus de cuisson, cette graisse qui persille sa chair et lui donne son goût si particulier.

Les premiers chapons des Rambert seront disponibles à partir de la semaine prochaine à un prix de lancement dans les boutiques de la maison du canard. Avis aux amateurs de bonne chère.


Aux fourneaux pour la Noël!

Revoilà la Noël! Sortez le tablier, les ustensiles, la farine, les oeufs, la crème liquide… Cette année, vous allez réaliser une bûche de Noël. Et pourquoi pas après tout? Vous pourrez même la décorer avec des figurines en sucre, pâte d'amande, des cerises confites et même des petites babioles en tout genre qui évoquent la Noël. La bûche de Noël, traditionnelle, vous verrez, est très facile à préparer. Suivez la recette de Zulfekar Ali Mossafeer et de Martine Ah Heng de Bake Master QSC. Sur la base de votre feuille de génoise, vous pouvez imbiber le gâteau de sirop de votre choix. Pour la garnir, vous avez le choix entre une crème au beurre, de la crème montée, une ganache, voire une mousse au chocolat ou aux fruits.

Incontournable à cette période de l'année, la bûche serait devenue un dessert dans les années 1940. Mais, il est dit que le gâteau roulé de Noël avait fait son apparition depuis le XIXe siècle en Poitou-Charentes, en France. Ainsi, de la bûche de bois que l'on mettait dans la cheminée avant d'aller à la messe de minuit au gâteau traditionnel, il y a eu entretemps, la bûche glacée. A notre avis c'est sans doute celle-ci qui nous convient le mieux. En cette saison estivale, une bûche glacée, au parfum de votre choix sied parfaitement à un menu de Noël sous les tropiques! La bûche glacée est encore plus facile à réaliser. Et si vous ne disposez pas d'un moule cylindrique adapté pour la forme recherchée ici, vous pouvez utiliser un moule rectangulaire. La décoration se chargera de donner l'apparence souhaitée! Chemisez votre moule de papier film. Remplissez le fond d'une glace au chocolat (ou de votre choix). Faites un creux au centre avec le dos d'une cuillère à soupe et remplissez d'une autre glace. Recouvrez avec de la glace au chocolat, lissez bien. Découpez une bande de génoise de la largeur du moule et positionnez la sur la glace. Laissez prendre au congélateur. Démoulez. Décorez votre bûche avec des copeaux de chocolat entre autres.


Bûche de Noël:

Ingrédients: 175 g de farine, 175 g de sucre, 5 oeufs, 100 g de crème montée, 500 ml de sirop, 1-2 cuil.à soupe de ganache (chocolat)

Méthode: Préchauffez le four. Battez les oeufs et le sucre au bain-marie, jusqu'à ce que le mélange s'épaissit et devienne mousseux. Ajoutez la farine. Placez du papier sulfurisé sur une plaque légèrement graissée. Répartissez et étalez la pâte sur la plaque. Enfournez 10-12 minutes à 180°C. Après cuisson, laissez la feuille de biscuit refroidir sans enlever le papier. Montez la crème liquide-ajoutez du sucre si celle-ci n'est pas sucrée- et réservez 100 g. Imbibez la génoise de sirop. Etalez une partie de la crème montée sur la génoise. Enroulez, fermement, le biscuit tout en décollant le papier (voir photo). Coupez les deux extrémités en biseau (réservez). Etalez l'autre partie de la crème sur la bûche. Déposez une des deux rondelles sur la bûche et recouvrez de crème. Plongez une fourchette dans la ganache avant de faire des stries sur la bûche. Décorez avec les figurines en pâte d'amande (voir plus loin) et de sucre glace.

-Pour la ganache: mélangez 50g de chocolat fondu, 50 g de crème liquide et 5 g de beurre.

-Ajoutez une goutte d'essence de vanille dans la crème

-Utilisez une feuille de génoise, que vous aurez conserver à température ambiante pendant quelques jours, comme socle pour votre bûche.


Figurines: conseils express de Martine Ah Heng

-Pétrissez la pâte d'amande (achetée dans le commerce) pour confectionner de petites boules, à partir desquelles vous pourrez faire différentes formes et figurines

-Optez pour une pâte de couleur neutre. Vous pourrez ainsi ajouter du colorant alimentaire si nécessaire

-Pour faire un sapin: donnez une forme conique à la pâte. Découpez tout autour, avec des ciseaux (voir photo) pour faire les branches.

-Pour les feuilles de houx: aplatissez la pâte avant de la découper en cercle, puis en ovale. Découpez les extrémités et faites des veinures au centre à l'aide d'une pointe. Formez de minuscules boules rouges pour les baies.

-Pour le père Noël: Divisez la pâte en plusieurs parties pour faire le corps, la tête, le chapeau, les manches, les mains etc… Fixer la tête à l'aide d'un cure-dent.

-Pour vous aider à faire les personnages et autres, ayez recours à des illustrations.

Amateurs de cuisine: Vous êtes passionnés de cuisine? Partagez vos recettes avec nous. Contactez- nous au téléphone: 2078200 ou 2078286 ou par e-mail: cuisinesunlights@lemauricien.com

Boîte à questions: Vous souhaiteriez connaître des astuces pour améliorer vos recettes préférées? Vous avez des questions sur la pâtisserie? Faites-nous parvenir toutes vos questions au téléphone: 2078200 ou 2078286 ou par e-mail:cuisinesunlights@lemauricien.com. Week-End Sunlights vous répondra avec le concours du chef Feizal Chaumoo de Bake Master QSC


Brèves

Magazine 2008: Les professionnels des Resources Humaines publient leurs idées

L'Association des Professionnels des Resources Humaines a publié son magazine pour l'année 2008, en Anglais. Ce dernier contient 35 pages, est d'une lecture facile et aborde plusieurs sujets en relation avec le Human Resource Managament (HRM). Vous verrez parmi les articles les plus informatives, des sujets tels que, "Knowledge management, theories, issues and challenge", "Concepts of People management", "Global HR challenge", "Interpersonal skills", "how to handle difficult people", "60 HR predictions for 2009", entre autres. Ce magazine contient également des blagues et d'autres illustrations. Il y a de plus un mot du président de l'association, Areff Salauroo, en première page, qui fait état des préoccupations du HRM. Ce dernier considère "qu'une stratégie effective intégrée dans l'ensemble aidera définitivement les compagnies a avoir les personnes appropriées, dans des positions adéquates, avec les compétences exactes et au bon moment."

Concours canin: Du sport avec votre chien

La MSPCA (Mauritius Society for the Prevention of cruelty towards Animals) organise une journée Cani Walk et Cani Cross, aujourd'hui, à 8h, au Champ de Tirs de la Special Mobile Force, à Candos. Le Cani Walk consiste en une marche compétitive d'un kilomètre, où les chiens doivent se positionner devant leurs maîtres. Cette épreuve est ouverte au grand public. Le Cani Cross est une course de trois kilomètres, toujours, avec le chien qui mène le participant. Le port d'une laisse est obligatoire. Le Dog Training Unit de la police et la MSPCA Dog Training School y participeront également. Les gagnants obtiendront des prix de Pedigree et d'Animal Care. "L'objectif de ces compétitions est de faire prendre conscience aux Mauriciens qu'ils peuvent pratiquer un sport et s'occuper de la santé de leurs chiens simultanément", a déclaré Sashi Santho, président de la MSPCA, lors d'un point de presse, mercredi.

A Rodrigues: Semaine festive intense

La dixième édition du Festival créole de Rodrigues ayant pour thème "Fierté et diversité culturelles des îles", a été clôturée dimanche dernier sur la plage de Mourouk avec le konser lambians bann zil, qui a réuni une très grande affluence. La semaine de festivités, qui a débuté le jeudi 4 décembre, a été vécue intensément dans diverses régions de l'île: atelier de vannerie, foire artistique, sware sirandann, zourné gastronomi, konferans kiltirel, konkour ségatambour, zwe lontan, manzé kreol, regat pirog tradisyonel, eleksyon miss/mr Festival kreol.

À Mon Choisy, dimanche: Une riche journée de la femme

Art culinaire, artisanat, mode, musique. La culture était à l'honneur dimanche dernier à Mon Choisy. Cette première manifestation dédiée à la femme créole a aussi varié les plaisirs à découvrir, dont les activités nautiques, équestres ou encore châteaux gonflables et dressage de chiens.

Saveurs, musique, couleurs, rythmes...l'âme créole s'est manifesté dans divers domaines à Mon Choisy dimanche dernier où ont été célébrées la culture mais aussi la femme créole. Le festival qui a réuni une très forte affluence issue de toutes les régions de l'île a permis aux visiteurs de s'intéresser à la femme et à ce qu'elle sait faire. Ainsi cette manifestation a été l'occasion pour 600 femmes entrepreneurs de faire connaître leurs produits : art culinaire, artisanat, objets de décoration, entre autres. L'expo vente a permis à l'armada de Mauriciens et d'étrangers de goûter aux traditions culinaires créoles dont le curry tang, curry ourite, achards, chutney accompagné de riz, de légumes et de succulents fruits exotiques. Des mets puisant leur inspiration dans la diversité des origines de la culture africaine et indienne.

Traditions culinaires, musicales mais aussi vestimentaires étaient à l'honneur sur la plage de Mon Choisy pour cette 3e édition du Festival International Créole. Entre les rythmes chauds de différents styles musicaux créole, de nouvelles créations de vêtements d'été et tenues de plages ont été présentées au cours de cette journée de festivités. Dans cette ambiance conviviale, petits et grands ont aussi profité de diverses attractions: activités nautiques dont pédalo, bateaux à fond de verre, parasailing, ski nautique, sous-marin, activités équestres, chateaux gonflables et démonstration de dressage de chiens.



m a g a z i n e WEEK-END --- dimanche 14 décembre 2008