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Des candidats du RCC
"Our plans to become successful individuals have been
thwarted by unexpected occurrence"
Le ministre de l'Education, Vasant Bunwaree, se veut rassurant
envers les candidats qui participent toujours aux examens de fin
de cycle du secondaire. Ils leur demande de ne pas céder
à la panique et se concentrer sur leurs épreuves.
A la lumière du rapport de Cambridge, assure le ministre,"tout
sera fait dans l'intérêt des étudiants".
Pour sa part, le directeur, Lucien Finette, du Mauritius Examination
Syndicate, rappelle que cette affaire est survenue en dehors du
contrôle de son institution. Mais, dorénavant, dit-il,
le MES consultera de façon régulière les
sites d'interaction axés sur les échanges de données
académiques. "Nous attendons à ce que Cambridge
préconise des mesures préventives, dans son rapport",
déclare Lucien Finette. Cependant, malgré l'assurance
donnée par le ministre de l'Education, un bon nombre de
collégiens réclament l'annulation des examens en
cours. Hier matin, un groupe d'étudiants du collège
Royal de Curepipe s'est réuni pour réclamer d'une
seule voix, l'organisation de nouveaux examens. "Près
de 97% d'entre nous comptete pour une bourse anglaise.
Nous avons pris part aux épreuves dont les matières
ont fait l'objet de fuite", explique Hanish Charitar,
élève du collège Royal de Curepipe. Dans
un communiqué le groupe qu'il représente écrit:
"Our main focus, at present is to ensure that all students
sitting for the exams are on equal footing. Therefore, to re-create
a level playfield and instill confidence, as exams are a highly
sensitive issue, the wisest course of action would be to organise
fresh exams for all the papers. This is the only option to leave
everyone - the MES, Cambridge University, the Government, parents,
students and teachers with a clear conscience (
)Today, our
plans to become successful and respected individuals have been
thwarted by unexpected occurrence." Toutefois, précise
ce dernier, "si de nouveaux examens sont organisés,
Cambridge est tenu à informer les différentes universités
qui accueilleront les étudiants mauriciens de la situation,
vue que nous risquons d'être en retard pour les inscriptions".
Le groupe d'étudiants composé de Jaysen Seerungun
et Kowen Lecoquin (Collège Eden) et Warren Seerugun et
Yvon Leste (Collège La Confiance), qui a rencontré
le directeur du MES vendredi dernier, a aussi réclamé
la tenue de nouveaux examens. Se disant "frustrés"
et "pas satisfaits" de la rencontre avec Lucien
Finette, des membres du groupe estiment que le certificat de HSC
2008, éclaboussé par cette affaire, "ne
sera pas crédible". Kowen Lecoquin d'avis "que
les étudiants qui ont triché devraient être
sanctionnés."
Intoxication alimentaire
Aucune salmonelle dans les ingrédients de la mousse
de marlin
Les résultats d'analyses sont tombés cette semaine
et le ministère de la Santé confirme qu'il n'y a
aucune trace de salmonelle - la bactérie à l'origine
des problèmes de santé d'une quarantaine de personnes
la semaine dernière - dans les ingrédients utilisés
dans la mousse de marlin. Certes, les échantillons de la
mousse de marlin récoltés dans les supermarchés
contenaient cette bactérie, mais l'analyse de ceux pris
chez le fabricant, ainsi que les ingrédients utilisés
par ce dernier, ne révèlent rien de fâcheux.
Le ministère de la Santé indique toutefois que d'autres
analyses sont en cours, en vue de déterminer si le fabricant
ou son employeur seraient porteurs de la bactérie, d'où
peut-être l'origine de la contamination. D'aucuns pensent
néanmoins, que si les ingrédients sont mis hors
de cause, l'intoxication provoquée par la mousse de marlin
tirerait peut-être son origine d'une rupture de la chaîne
de froid. Ceci tant au niveau des supermarchés que lors
du transport chez les consommateurs. A cette question, le ministère
indique qu'il n'est pas en mesure d'y répondre.
Malgré l'intoxication alimentaire qu'aurait causée
la consommation de la mousse de marlin par une quarantaine de
personnes il y a deux semaines, les ingrédients utilisés
dans la fabrication de ce produit ne sont pas en cause. C'est
ce qu'indique le rapport du ministère de la Santé,
suivant les analyses du laboratoire de bactériologie de
l'hôpital Victoria qui confirment qu'il n'y a aucune trace
de salmonelle dans d'autres échantillons de marlin surgelé,
les ufs, les boîtes de Dessert Cream, d'huile et de
la gélatine entrant dans la fabrication du produits recueillis
chez le fabricant de mousse de marlin. À ce stade, les
autorités ne peuvent toutefois toujours pas se prononcer
sur l'origine de la salmonelle dans la mousse de marlin qu'avaient
consommé les personnes contaminées. Toutefois, si
les résultats des échantillons récoltés
chez le fabricant s'avèrent négatifs à la
salmonelle, il demeure que le fabricant n'est toujours pas mis
hors de cause. Un haut gradé du ministère de la
Santé indique que d'autres analyses sont en cours en vue
de déterminer si le fabricant ou son employeur seraient
porteurs de la bactérie, d'où peut-être l'origine
de la contamination. "Il arrive que certaines personnes
portent la bactérie sans montrer des signes d'intoxication.
Ils sont des "carriers of salmonella", et peuvent
contaminer d'autres personnes ou des aliments qu'ils touchent",
explique ce haut gradé du ministère. Les résultats
de ces analyses seront connus sous peu. D'autres sources indiquent,
elles, que l'origine de salmonelle dans cette affaire serait due
à une rupture de la chaîne de froid. En effet, il
faut savoir qu'une fois sorties du réfrigérateur
ou du congélateur, les bactéries se multiplient.
Davantage si l'aliment cru est congelé une nouvelle fois.
Elles sont alors tellement nombreuses que notre système
immunitaire et les acides de notre estomac ne peuvent rien contre.
La bactérie "la plus connue et la plus redoutée"
est la salmonelle. Pour d'aucuns une rupture de la chaîne
de froid - entre le transport du supermarché jusqu'au domicile
du consommateur ou encore dans le cadre d'une supercherie au niveau
des supermarchés pour économiser l'énergie
- pourrait être la source de la présence de la salmonelle
dans la mousse de marlin analysés par les officiers du
ministère. D'ailleurs, en début de la semaine dernière,
une opération-surprise de la Flying Squad du bureau sanitaire,
a donné lieu à l'émission d'un Prohibition
Order contre le gérant d'un libre-service de Quatre-Bornes
qui éteignait son congélateur le soir et le rallumait
le matin. Une façon de voir se multiplier les bactéries.
Mais cette vérification en ce qu'il s'agit d'une éventuelle
rupture de la chaîne de froid dans le cas de la mousse de
marlin n'est pas du ressort du ministère de la Santé,
nous a-t-on fait comprendre.
Le fabricant de mousse de marlin : "Cette affaire nous
porte préjudice"
"Ce sont les produits prélevés chez les
victimes qui contenaient de la salmonelle. Jusqu'ici, ma fabrication
n'est pas mise en cause. Pourtant, toute cette histoire cause
d'énormes préjudice à mon business, à
un produit sain", explique le fabricant de mousse de
marlin. S'il est resté dans l'ombre pendant tout ce temps,
le fabricant de mousse de marlin accepte aujourd'hui de parler
de ce problème qui affecte son business. "A cause
de ces problèmes d'intoxication, déplore-t-il, c'est
un employé, parents de deux enfants, qui se retrouve au
chômage technique."
Depuis une dizaine d'années, ce Mauricien confectionne
de la mousse de marlin pour le plaisir de ses proches et amis.
"Nous n'avons jamais eu de problèmes avec cet aliment.
Il n'y a aucun de nos proches qui s'est retrouvé malade
après avoir consommé de la mousse de marlin",
dit notre interlocuteur. En 2006, il décide d'en faire
un business. Mais, aujourd'hui, après le "Prohibition
Order" que lui a servi les autorités, il s'en trouve
désenchanté. En effet, outre ce Prohibition Order
lui interdisant toute fabrication ou vente de produit alimentaire,
ce fabricant de mousse de marlin a aussi écopé de
deux contravention pour (1) "no possession of Premarket Approuval
Permit", et (2) "distribution d'aliments contaminés".
"Mais les produits que les autorités ont recueillis
chez nous ne sont pas contaminés. Les analyses le confirment.
Comment peut-on dire que nous avons mis sur le marché un
produit impropre à la consommation", s'indigne
notre interlocuteur. Le ministère parle d'encourager les
petites entreprises, mais le manque d'informations lorsqu'on va
ouvrir un business est flagrant, déplore-t-il.
Le fabricant de mousse de marlin fait par ailleurs ressortir qu'avant
la mise sur le marché de son produit, il a entamé
des démarches formelles pour avoir un permis d'opération.
"Nous avons même fait faire des analyses par le
government analysis department à Réduit. Ils n'ont
rien trouver de compromettant et nous avons obtenu les permis
nécessaire pour ouvrir notre business. À aucun moment,
on nous a parlé de Premarket Approuval Permit, que nous
devons posséder avant de mettre notre produit sur le marché",
fait ressortir le fabricant de mousse de marlin. Ce dernier s'indigne
également du laxisme au niveau des supermarchés.
"Combien de home made products, dans les rayons des supermarchés
disposent d'un Premarket Approuval Permit?", s'interroge-t-il.
Il relève d'autres cas de figure pouvant faire état
d'intoxication alimentaire à l'instar du commerce de kebab,
mais sur lesquels, déplore-t-il, le ministère ne
se penche pas. D'ailleurs, plusieurs médecins du privé
ont noté, ces dernières semaines, des pathologies
semblables à celles d'une intoxication par la salmonelle.
Pourtant, ces patients n'auraient pas consommé de la mousse
de marlin. "Il faut tenir compte que la salmonelle peut
être partout. Et surtout en cas de rupture de la chaîne
de froid, cette bactérie se multiplient. On ne doit pas
négliger ce détail", estime le fabricant
de mousse de marlin.
Rupture de la chaîne de froid: Le gérant d'un
libre service pris en flagrant délit d'infraction
L'inspectorat sanitaire a saisi "très tôt"
lundi dernier, 220 kilos de viande et autres produits congelés
dans un libre-service de Quatre-Bornes. Le gérant de ce
commerce a été pris en flagrant délit d'infraction.
Ce dernier éteignait son congélateur le soir et
le rallumait le matin. En débarquant "très
tôt" lundi dernier au supermarché, les inspecteurs
sanitaires ont constaté que le congélateur était
bien branché, mais que la viande et autres produits qu'il
contenait n'étaient pas tout à fait décongelés.
Les autorités leur ont servi une contravention. Depuis
quelques temps, apprend-on, les inspecteurs sanitaires ont des
soupçons quant à la pratique du "alime-teigne"
chez certains commerçants. C'est ainsi que la visite surprise
de la Flying Squad du Sanitaire a pris en flagrant délit
ce commerçant dont ils soupçonnaient que les congélateurs
du libre-service étaient éteints la nuit pour n'être
rebranchés que le lendemain matin. Une opération
plus ou moins bien planifiée, car en débarquant
lundi matin, sachant que le libre-service avait fermé ses
portes depuis dimanche, midi, ils étaient plus à
même de trouver des "produits à risques".
Un haut cadre de l'inspectorat sanitaire souligne que les "surprise
checks" dans les supermarchés seront désormais
réguliers.
Lutte contre le VIH/SIDA
La mauvaise gouvernance, meilleure alliée du virus
Il n'existe toujours pas de médicament pour guérir
du SIDA, ni de vaccin. Mais les moyens pour vaincre la maladie
et le virus sont là. Les Professeurs Rozenbaum et Lang
citent les avancées au niveau du traitement, de la prise
en charge, de la prévention, de la connaissance. Mais la
mauvaise gouvernance et des politiques inadaptées permettent
toujours au virus de se propager.
"Aujourd'hui la recherche médicale ne sert à
rien. On a tous les outils qu'il faut. Mais on n'a pas les politiques
adaptées pour combattre la maladie", dit le Pr
Willy Rozenbaum. L'efficacité des traitements, les avancées
dans les domaines touchant à la prise en charge des malades,
à la prévention et autres rendent optimiste le co-découvreur
du virus du SIDA. Pour vaincre le VIH/SIDA : "La solution,
on l'a. Mais on n'a pas les politiques qu'il faut pour que les
moyens appropriés soient utilisés pour éradiquer
la maladie."
De son côté, le Pr Jean-Marie Lang rappelle un
fait : si le SIDA est connu depuis 25 ans, cela fait bien une
cinquantaine d'années que l'épidémie existe.
"Pendant les 25 premières années ça
a été une épidémie silencieuse, sournoise
et dévastatrice qui a envahi le monde." Depuis
que le virus a été identifié de nombreux
progrès ont été réalisés. Mais
l'après-SIDA, le scientifique ne croit pas le vivre. Pire
: "Préparez-vous, le SIDA, même nos petits
enfants devront en parler", dit l'hématologue
CHU de Strasbourg. Ses observations rejoignent celles du Pr Rozenbaum.
Si certaines avancées permettent un optimisme réel,
des "dysfonctionnements" dans la gestion de la situation
par les politiques s'érigent en obstacles. À travers
le monde c'est aujourd'hui la mauvaise gouvernance qui est l'un
des plus fidèles complices du VIH. Sans démocratie,
sans le respect des droits de tout un chacun, "On ne soignera
pas une telle épidémie", dit le scientifique
à Week-End. Pour le Pr Jean-Marie Lang : "La
clé du succès c'est l'engagement des autorités
politiques."
"Le virus ne pardonne rien"
Cependant, il s'inquiète "face à la vitesse
à laquelle se développent les facteurs de risque
dans un contexte où s'installe une lassitude et que le
SIDA n'est plus une priorité. Le virus lui, en profite!"
Alors que les questions liées au SIDA restent d'actualité,
en France, par exemple, cette lassitude a amené une baisse
dans la vigilance avec pour résultat une hausse dans l'incidence.
"Le virus ne pardonne rien. Il est ainsi devenu un indicateur
des dysfonctionnements dans la manière dont sont gérés
les pays." D'où l'importance, ajoute-t-il, que
la situation soit constamment suivie afin que chacun soit ramené
devant ses responsabilités. Au niveau de la région,
les Professeurs Rozenbaum et Lang déclarent à Week-End
avoir noté des améliorations. "Les choses
avancent. Déjà, le colloque a été
une occasion de poser les problèmes sur la table et d'en
discuter. Je note que l'on n'a pas hésité à
parler de sujets comme la drogue, des hommes ayant des relations
sexuelles avec les hommes et autres. C'est déjà
un pas vers la solution", dit le Professeur Rozenbaum.
Selon ce dernier : "Il faut arriver à démystifier
la maladie."
Drogue : "Pénaliser ne fait pas partie de l'arsenal
thérapeutique"
Par ailleurs le Pr Lang rappelle la nécessité d'apporter
le soutien approprié aux personnes souffrant de dépendance
aux drogues. Il avait aussi fait mention en conclusion de l'atelier
qu'il avait animé sur les actualités thérapeutiques,
lundi. À cette occasion, il avait fait un plaidoyer pour
que l'usager de drogue soit avant tout considéré
comme un malade avec des besoins spécifiques en matière
de traitement médical. "Pénaliser est dangereux
et ne fait pas partie de l'arsenal thérapeutique."
Il a aussi rappelé que si la politique de réduction
des risques a montré son efficacité "Il
a été démontré que la répression
conduit à une augmentation de prises de risques auprès
des usagers." Interrogé par Week-End, le
Pr Lang invite Maurice à la vigilance à tous les
niveaux. "Il faut sortir de l'idée que l'épidémie
s'arrête aux toxicomanes." L'étendue du
problème, pense-t-il, peut être encore plus importante
derrière cette façade. L'observation de ce dernier
rejoignant les craintes exprimées par des acteurs de la
lutte quant à une éventuelle propagation de l'épidémie
à travers des relations sexuelles non-protégées.
Dépistage
Remettre en question pour banaliser: Au niveau du dépistage,
il y a aujourd'hui un besoin essentiel qui se fait ressentir pour
la banalisation de ce service. Cette approche désormais
prônée par les spécialistes remet en cause
l'existence même des Voluntary Councelling and Testing (VCT)
Centres encouragés à travers le monde depuis des
années. Tout comme il en existe à Maurice il s'agit
de centres spécialement conçus pour les prises de
sang sur des personnes souhaitant connaître leur statut
sérologique. Les officiers attachés au VCT ont aussi
le devoir (légalement obligatoire à Maurice selon
le AIDS Act) de procéder à un counselling auprès
des volontaires avant la prise de sang et au moment de l'annonce
des résultats. Et ce, qu'importe ces résultats.
Les avancées dans le traitement et la nécessité
de démystifier le VIH/SIDA rendent aujourd'hui les VCT
obsolètes avancent le Pr Rozenbaum et le Dr Catherine Gaud.
La méthode présente, tient, selon le professeur,
du"non-sens."
Dr Gaud : "Le patient doit être dépisté
pour être traité" - Selon le Pr Rozenbaum
: "Il a été noté que le counselling
n'apporte par de modification dans le comportement ou sinon il
ne dure que quelques semaines." Pour le Dr Gaud l'étape
du pre-counselling peut en elle-même représenter
un obstacle si la personne ne souhaite pas parler des choses de
sa vie. "L'objectif du dépistage aujourd'hui est avant
tout le traitement" dit le Pr Rozenbaum. "Si une
personne est trouvée positive, il suffit simplement de
lui dire qu'elle sera traitée et qu'elle pourra vivre normalement."
Le Dr Gaud précise que si la confidentialité des
résultats doit demeurer, l'anonymat doit être banni
"parce qu'il crée une rupture dans le suivi. Le
patient doit être dépisté pour être
traité."
Ce dernier rappelle qu'un test réalisé le plus tôt
possible permet un traitement plus efficace. Ce qui a un impact
direct sur la réduction des risques et la prévention.
Il est donc nécessaire dit-il de rendre le dépistage
accessible au plus grand nombre à travers les services
de santé en général. Banalisé le dépistage,
ajoute-t-il, sert aussi à combattre les préjugés
et les discriminations associés au VIH/SIDA. Comptant parmi
les premiers scientifiques engagés dans la lutte contre
le VIH, le Pr Rozenbaum rappelle que tout au long de l'histoire
de telles remises en question ont été nécessaires.
"Au tout début je ne voyais pas la nécessité
du dépistage parce que de toute manière, il n'y
avait pas de traitement et que tout le monde devait se soumettre
aux mêmes règles de prévention."
L'idée des VCT avait ensuite été développée
et acceptée pour éviter la discrimination et le
respect des droits des malades. Aujourd'hui, le contexte a changé:
"Il faut savoir déconstruire pour reconstruire",
dit le Pr Rozenbaum.
Méthadone: La triste parade du gouvernement
C'est pour limiter l'accès à la Méthadone
que le gouvernement a pris la décision de revoir la période
d'induction de 15 à 30 jours. Cette étape marquant
le début du programme pour tout patient c'est donc un nombre
encore plus restreint d'usagers de drogue qui pourra y avoir accès.
L'objectif de cette décision vise à régler
les problèmes qui se posent dans les quelques points de
distribution où se regroupent un nombre croissant de patients.
Officiellement c'est, bien entendu, une autre réponse qui
est apportée, le ministère affirmant qu'une étude
est actuellement en cour. Reste que la meilleure solution face
au problème d'engorgement au niveau des centres de dispensation
aurait consisté à décentraliser le service
et à professionnaliser l'ensemble du système où
de graves lacunes persistent. La décision gouvernementale
bafoue les principes du programme qui s'en retrouve mis en péril.
La Méthadone a été introduite à Maurice
avec pour objectif de réduire les risques de contamination
à VIH, aux hépatites et autres infections auprès
des consommateurs de drogues injectables (DCI). Il espère
aussi réduire la consommation des drogues et les problèmes
associés à la toxicomanie. Si proprement appliqué
il devrait rendre obsolète le trafic. Des objectifs qui
ne peuvent être atteints qu'à partir du moment où
la Méthadone est rendue accessible à une majorité.
Depuis son entrée en vigueur, la Méthadone a permis
à un certain nombre de patients de retrouver une vie normale.
Ce qui a convaincu de nombreux autres à réclamer
ce même traitement à travers les trois ONGs qui font
le lien avec le centre d'induction de Beau-Bassin. Entre-temps,
les listes d'attente s'allongent, le Centre Goomany, par exemple,
ayant déjà fait savoir que certains des CDI enregistrés
récemment ne seront reçus que dans près un
an. Aucune autre solution ne leur est offerte par l'État
qui refuse toujours le dialogue avec la société
civile sur cette question. Alors que le gouvernement se vante
d'avoir été proactif face à l'épidémie
du SIDA, sa manière de gérer le programme de substitution
à la Méthadone laisser planer de sérieux
doute quand à sa sincérité. Depuis 2006,
sur les 17 000 CDI mauriciens (RSA 2004) 1994 ont été
admis sur Méthadone. 92% continuent le programme de maintenance,
10 se sont désintoxiqués avec succès. Côté
échange de seringues, la situation n'est pas meilleure,
ce service - visant aussi la réduction des risques - ne
touchant qu'une poignée.
Autant d'espace laissé au VIH pour qu'il continue sa progression
alors que la drogue modifie sans cesse le profil du pays.
Traitement: " Il y a une normalisation dans l'espérance
de vie des patients "
En 25 ans, les avancées dans le traitement médical
des personnes vivant avec le VIH ont été permanentes.
Depuis 2006 ont été développés des
médicaments qui " permettent de remettre debout
des gens qui étaient couchés ", explique
le Pr Lang. Il existe aujourd'hui jusque 22 molécules pouvant
être combiné pour le traitement des patients touchés
par le VIH. " Cela permet plusieurs combinaisons. On peut
même en faire à la carte ", ajoute le scientifique.
Pour résultat, grâce au traitement médical:
" Il y a normalisation dans l'espérance de vie
des patients", ajoute le Pr Lang. Mais le traitement,
rappelle-t-il est efficace du moment qu'il est respecté
et, bien-entendu, disponible. Parce que les inégalités
du système font qu'à travers le monde un nombre
important de patients n'a toujours pas accès aux antiretroviraux
(ARV). De son côté, le Pr Rozenbaum rappelle à
Week-End que le traitement médical fonctionne que
lorsqu'il y a l'encadrement social approprié. "Entre-temps,
un autre défi se pose: il est estimé que sur chaque
patient placé sur traitement aux antiretroviraux (TARV)
2 à 3 nouvelles infections interviennent", dit
le Pr Lang. Le Pr Rozenbaum explique que des liens étroits
existent entre le traitement et la prévention. En effet,
les risques de transmission du VIH se retrouvent considérablement
amoindris chez les patients sur TARV. Dans le cas de couples séro-différents,
la procréation peut être envisagée, mais doit
se faire en consultation avec le médecin traitant. Dans
tous les cas de figure l'usage du préservatif reste vivement
conseillé. Par ailleurs, il est désormais chose
établie que " Le traitement peut réduire
la contamination " affirme le Dr Catherine Gaud. "Plus
il y aura de gens qui seront traités il y aura moins de
morts et moins de contamination" dit le Pr Lang. Autant
de raisons pour lesquelles le traitement devrait être rendu
disponible au plus grand nombre. Dans son discours à la
fin du colloque la présidente de Rive a aussi demandé
que les patients soient traités " rapidement et correctement."
Au cas contraire, les conséquences seront lourdes. Maurice,
pour rappel a reçu, lundi, un appareil destiné à
mesurer la charge virale des patients. Ce qui permettra aux médecins
des prescriptions médicales mieux adaptées. Jusqu'ici,
avec les moyens dont nous disposons, Maurice mesurait uniquement
le taux de lymphocytes CD4 restant dans le sang des personnes
infectées. Pour précision, en progressant, le VIH
augmente en nombre dans le sang du patient alors que son système
de défense (CD4) baisse. S'appuyant sur les résultats
des tests sanguins, le meilleur traitement consiste ainsi à
diminuer la virémie et de, parallèlement, restaurer
le système immunitaire.
Moncef Mouhoudhoire (Mayotte): " Je ne me suis
jamais senti autant exclu "
Mercredi, il espérait prononcer un discours devant les
participants au colloque. Pour dire que la situation chez lui
ressemble à celle qui prévaut dans les autres îles
de la région. Qu'en raison de la proximité et des
voyages, ses problèmes sont aussi les nôtres, et
vice-versa. Qu'il a des solutions à suggérer et
des conseils à prendre. Mais quand il s'est approché
du micro : " La parole m'a été refusée
sans la moindre explication. " Moncef Mouhoudhoire l'attribue
à un fait : il vient de Mayotte : " Pour des raisons
politiques nous sommes exclus. Dans les discours, ils ont pourtant
dit que les îles de la région devraient unir leurs
forces pour combattre ce problème qui est commun. Mais
là, c'est comme-çi on choisissait de ne rien dire
au Mahorais alors qu'il y a une alerte à la bombe.
" Si que Mayotte n'a pas été invité
au colloque " Je m'y suis invité, j'y suis venu
de moi-même dans l'espoir de participer. C'est la quatrième
fois que je le fais. "
Se disant profondément blessé il ajoute : "
Je ne me suis jamais senti aussi exclu. C'est de l'hypocrisie
et ce n'est pas ainsi que l'on va vaincre le SIDA. Le virus fait
son job. Moi, je fais le mien, j'exhorte les politiciens à
faire le leur. " Moncef Mouhoudhoire est le président
de l'association Nariké M'sada. "Il y a 173 patients
dans la file active, mais seulement 1073 personnes se sont faites
dépistées en 2007 sur une population de 186 452
habitants."Dans son discours il espérait entre
autre dire : "Je ne veux aucunement embarrasser les organisateurs
de ce 7ème colloque à qui j'adresse mes remerciements
et mes félicitations. Mais il y a une telle concentration
d'énergie et d'intelligence réunie ici, que je n'arrive
pas à comprendre pourquoi et comment nous n'arrivons pas
à dépasser la politique politicienne. Je suis associatif
et j'avance avec force que, pour l'instant, la politique nous
handicappe. Il y a une interpénétration régionale
avec Mayotte qui est avérée. Même si cela
est fait avec beaucoup de courtoisie, L'ignorer serait criminel,
l'ignorer serait irresponsable, l'ignorer serait de l'exclusion,
de la stigmatisation"
7è Colloque VIH de l'Océan Indien: Les avancées
notées, les lacunes décriées
La situation dans la région de l'océan Indien peut
encore être contrôlée. Mais d'importantes failles
dans le système inquiètent. Tenu du 10 au 12 novembre
à Maurice le 7è Colloque de l'OI a permis aux acteurs
de la lutte dans la région de faire le point et de resserrer
les liens.
Sur une population de 1. 2M, Maurice compterait 13 000 personnes
vivant avec le VIH (pvvih). La prévalence locale a été
calculée à 1. 8%. Depuis 1987, 3133 cas ont été
officiellement enregistrés dans le pays. À Madagascar,
on compte 577 cas officiels. Les estimations parlent d'une prévalence
de 0.13%, soit 14 000 individus sur une population de 19.7M. À
la Réunion, la prévalence est à 0. 2%, 0.
5% aux Seychelles et 0. 8% aux Comores. La région a une
population estimée à 22. 6M et le nombre de pvvih
est estimé à 30 000, la prévalence à
0. 2%. Pour Yves Bourny, de l'ONUSIDA ; "La situation
dans la région est encore gérable. Les systèmes
de santé doivent pouvoir absorber le choc et offrir les
services nécessaires." La région a les
moyens pour faire face : "Ce serait inadmissible si on
n'y arrive pas." Si ce 7è Colloque VIH de l'Océan
Indien a donné l'occasion aux acteurs de la lutte de noter
les progrès réalisés, il a aussi permis à
tout un chacun de s'exprimer sur les lacunes qui persistent. D'où
la situation de vulnérabilité dans laquelle demeure
l'océan Indien. Autour du thème "Réduisons
les risques", le colloque aura permis de situer les priorités
qui demeurent. Cet exercice imaginé par le Dr Catherine
Gaud de Rive, il y a 7 ans, garde tout son sens.
Du 10 au 12 novembre quelques 500 acteurs de la lutte étaient
réunis à La Plantation pour discuter. Les objectifs
étant l'harmonisation des actions contre le VIH, le SIDA,
l'ignorance, la discrimination et la stigmatisation. L'exercice
a été une occasion de franc dialogue tout en ayant
été une opportunité pour les participants
de se tenir informés des développements dans différents
secteurs : traitement, prévention, dépistage, communication,
entre autres. Ce colloque a vu la participation de quelques éminents
scientifiques engagés dans la lutte contre le VIH au niveau
mondial. Parmi, les Professeurs Jean-Marie Lang, Willy Rozenbaum,
Eric Oksenhendler, de même que le Dr Catherine Gaud, présidente
de RIVE, entre autres. Plusieurs ONG étaient aussi représentés.
Et cette année, une trentaine de personnes vivant avec
le VIH étaient aussi présentes pour faire entendre
leurs voix.
"Un message d'amour et d'humanité"
À travers les îles, des défis majeurs demeurent
pour rendre efficace la réponse qui doit être apportée
pour contrer le VIH. Au cas contraire, ont précisé
les différents intervenants, les conséquences seront
lourdes. Compte tenu de la gravité de la situation à
Maurice, un appel spécial a été lancé
au gouvernement pour que les mesures appropriées soient
prises afin de permettre au système de fonctionner. Lors
du colloque, les approximations dans le traitement des patients
et pour la réduction des risques à Maurice ont été
décriées.
Présent pour la cérémonie d'ouverture, Navin
Ramgoolam a parlé de la nécessité de coordonner
les actions. À cette même occasion le Dr Gaud a rappelé
: "Nous avons une responsabilité écrasante
pour chaque vie qui est unique. C'est de la qualité de
notre travail dont dépend la vie de ceux que nous soignons."Et
lors de la clôture du colloque elle a lancé un appel
à tout un chacun pour "donner un message d'amour et
d'humanité qui manque de plus en plus dans notre société."
En 2009, c'est Madagascar qui accueillera le colloque.
PVVIH: Témoigner pour le respect
Ils se prénomment Sabrina, Niven, Regi, Cindy, Josianne,
Albertine, Patrick, Paul. Ils viennent des Comores, de Maurice,
de la Réunion, des Seychelles, de Madagascar. Mercredi,
ils ont été de la trentaine de femmes et d'hommes
à s'être mis debout devant les participants au colloque
pour parler. Parce qu'en se faisant entendre, ils espèrent
voir les choses changer. Et ces changements, c'est dans leur quotidien
déjà qu'ils veulent les voir intervenir.
Les préjugés, la stigmatisation, la discrimination
qui entourent les personnes vivant avec le VIH apportent des blessures
profondes aux âmes de ces dernières. Certains parlent
de suicides, d'autres cherchent les mots pour exprimer le désespoir
profond, las d'être jugés, d'être critiqués
parce que malades. Plusieurs souffrent aussi de l'extrême
précarité dans laquelle les a plongés la
pauvreté ou encore la consommation de drogue. Et les défaillances
du système les y ont abandonnés. Comment alors penser
à se soigner?
Derrière chaque visage, une histoire. Parfois des drames
qui en cachent d'autres. Il y a ceux que les circonstances avaient
conduits à la drogue ou à la prostitution. Ils ont
ensuite choisi de refaire surface, pour leurs enfants, par amour.
D'autres ont été contaminés à cause
de l'amour. Le SIDA se transmet beaucoup chez des partenaires
vivant en couple. Il y a aussi ceux qui s'efforcent d'avancer
en dépit de l'injustice. Parmi ceux qui ont témoigné,
une collégienne adolescente contaminée après
un viol. Parce que la société tend trop souvent
à se croire en position de juger pour mieux rejeter, nombreux
sont-ils à choisir la clandestinité. Y compris vis-à-vis
de ceux qui leur sont proches. D'autres vivent des regrets et
tentent de trouver la force pour avancer.
Il n'y a pas lieu d'offrir de la pitié, avait précisé
plus tôt, le Dr Gaud. Ceux qui vivent avec le VIH, avait
dit Nicolas Ritter, ont avant tout besoin que leurs droits et
leur dignité soient respectés. L'encadrement reste
primordial. L'appui et le soutien doivent exister dans l'ensemble
du système appelé à se professionnaliser.
Pour bousculer les choses, Vivre +, l'association des pvvih de
Maurice a été relancée. Au niveau de l'OI,
Ravanne + battra le tambour pour faire monter leurs voix de ceux
qui vivent avec le virus. Il y a eu de l'émotion, des larmes.
Mais aussi de l'espoir. Lundi, Elysa avait raconté comment
tout en étant séropositive, elle a voulu être
mère. D'origine malgache, elle a été vigilante
sur son traitement. Dans trois mois, elle accouchera.
Indignés de la politique du ministère quant au
paiement des heures supplémentaires
Les infirmiers se préparent à la confrontation
au risque de pénaliser les patients, dont ceux nécessitant
des sessions de dialyse
Les horaires de travail des infirmiers est de nouveau source de
problème dans les hôpitaux. Après leurs représentations
concernant les recommandations du dernier rapport du Pay Research
Bureau (PRB), cette fois la Nursing Association (NA) déplore
le manque de considération du ministère de la Santé
à l'égard des infirmiers qui effectuent des heures
supplémentaires dans les Area Health Centres (AHC) et certains
dispensaires. Depuis juillet 2008, malgré les nombreuses
doléances faites auprès du ministère, les
infirmiers n'ont pas perçu leur paiement d'heures supplémentaires,
indique le président de l'association, Cassam Kureeman.
De même, les infirmiers postés dans les centres de
dialyse se retrouvent avec une "on call allowance",
alors qu'ils effectuent leur travail de routine. Trop c'est trop,
estime la NA qui lance un ultimatum au ministère de la
Santé. "Si, d'ici quinze jours, aucune solution
n'est trouvée pour nous payer correctement, nous irons
en confrontation. Les infirmiers arrêteront de travailler
à partir de 16 h, cela au risque de pénaliser les
patients", indique Cassam Kureeman.
La politique gouvernementale d'étendre les heures de travail
dans les AHC et certains dispensaires dans les régions
à forte agglomération pose aujourd'hui problème
aux infirmiers qui y sont affectés. En effet, si auparavant
les infirmiers touchaient un overtime selon un overtime rate entre
16 h et 18 h de lundi à samedi et de 8 h à 12 h
le dimanche, aujourd'hui ils se retrouvent avec une Allowance,
au même titre qu'un autre cadre d'employés soit,
les Dispenser. "Ceci est injuste car le dernier rapport
PRB ne préconise pas ce type de paiement", explique
Cassam Kureeman. Il fait ressortir que si le rapport PRB ne soulève
aucun point en ce sens, cela signifie que les anciennes clauses
devraient demeurer telles quelles. "Mais à cause
des représentations des dispensers qui n'étaient
pas d'accord de percevoir une allowance pour les overtime, le
ministère a proposé une allowance pour les infirmiers
également au lieu d'un overtime payment", indique
le président de la NA. Plusieurs représentations
ont été faites au ministère pour contester
cette démarche, avance Cassam Kureeman. Mais jusqu'ici
le ministère persiste avec sa nouvelle politique, dit-il,
ajoutant que depuis juillet 2008, les infirmiers ne perçoivent
plus d'overtime. Outre un sentiment de frustration, les infirmiers
affectés dans les AHC craignent également que lors
dans le prochain PRB, cette nouvelle politique du ministère
soit appliquée à l'ensemble des infirmiers.
La même frustration est perceptible au niveau des centres
de dialyse. Cette fois ce sont les recommandations du PRB qui
sont contestées. Le "on call allowance", perçue
pour les heures de travail supplémentaires, soit de 17
h à 21 h, n'est pas appréciée. Les heures
de travail dans ces centres sont de 7 h à 21. Auparavant,
de 17 h à 21 h, les infirmiers percevaient un overtime
payment pour les heures supplémentaires effectuées
entre 17 h et 21 h. Mais le dernier rapport PRB a changé
la donne, recommandant une "on call allowance" pour
le travail effectué entre 17 h et 21 h. "Quand
on est "on call" cela signifie qu'on s'occupe des cas
urgents. Or, ce n'est pas le cas après 17 h. Nous travaillons
toujours jusqu'à 21 h selon la routine. Soit avec le même
nombre de patients à dialyser que durant la journée",
explique Cassam Kureeman. C'est injuste de nous payer une "on
call allowance" alors que nous sommes "on duty",
s'indigne le président de la NA. Une fois de plus, dit-il,
malgré les nombreuses doléances faites au ministère
à ce sujet, ce dernier persiste avec la "on call allowance".
Outrée du manque de considération du ministère
à l'égard de ces infirmiers, la NA lui lance un
ultimatum. "Nous ne pouvons pas continuer ainsi. Si aucune
solution n'est trouvée, nous irons en confrontation",
indique le président de l'association. Cassam Kureeman
fait ressortir que si d'ici quinze jours le ministère n'a
pas rectifier le tir ou trouver une solution arrangeante, les
infirmiers affectés dans les AHC rentreront chez eux à
16 h. Ceux dans les centres de dialyse fermeront boutique à
17 h. Cela au risque de pénaliser les patients. Conscient
des conséquences d'une telle réaction, le syndicat
des infirmiers indique qu'il est ouvert au dialogue et espère
que le ministère prendra une décision qui ne mettra
pas en danger la santé de la population mauricienne.
Licenciement de deux syndicalistes chez MT
L'intervention du président Sarkozy auprès de
France Telecom sollicitée
Dans une déclaration à la presse, vendredi après-midi,
le premier conseiller près de l'ambassade France, M. Blattes,
a démenti avoir affirmé, jeudi dernier, aux représentants
du Comité de soutien syndical pour la réintégration
des deux syndicalistes licenciés par Mauritius Telecom
que "que la balle est dans le camp du gouvernement mauricien
concernant la décision de réintégration".
Selon M. Blattes, ce qui, par contre, a été assuré
aux deux représentants du Comité de soutien, en
l'occurrence MM. Rashid Imrith et Ashok Subron, c'est que les
deux lettres adressées au président français,
M. Nicolas Sarkozy, et à son ministre de l'Economie, Mme
Christine Lagarde, " parviendront à leurs destinataires".
Les lettres, rédigées par M. Vishnu Jugdhurry, porte-parole
du Comité de Soutien comprenant toutes les fédérations
et confédérations syndicales de la République
de Maurice, sollicitent l'intervention de M. Sarkozy auprès
de France Telecom, actionnaire minoritaire chez Mauritius Telecom,
pour que les deux syndicalistes licenciés, Raj Raghoonath
et Indiren Carpanen, retrouvent enfin leurs postes.
Les lettres ont été remises à l'ambassade
de France à l'issue d'une manifestation symbolique, jeudi
matin, au cours de laquelle on a vu revenir au front également
des syndicalistes à la retraite comme Malleck-Amode et
Auguste Follet, qui ont tenu à témoigner de leur
solidarité.
Le Comité de soutien avance que "le Conseil d'administration
de Mauritius Telecom a pris la décision de limoger les
deux syndicalistes, respectivement président de la Mauritius
Telecom Employees'Association et secrétaire de la Telecommunication
Workers'Union, pour des raisons d'ordre politique et afin de se
débarrasser de voix qu'il savait gênantes pour la
mise en place d'une éminente opération de dégraissage
portant atteinte aux droits acquis des travailleurs mauriciens".
Et de soutenir par ailleurs "qu'un peu partout dans le
monde (au Guatemala, en Pologne, au Salvador et au Kenya) la société
France Telecom, bien que minoritaire dans des sociétés
nationales, s'attaque à des droits à l'expression
et d'association pourtant si chers au peuple français qu'au
peuple mauricien".
Ce Comité de soutien, qui a reçu le concours de
parlementaires, tous partis confondus, mardi à l'Assemblée
nationale accuse France Telecom de la non-réintégration
des deux syndicalistes et parle de " pressions "
sur des représentants nommés par le gouvernement
de Maurice au sein du Conseil d'administration de MT. France Telecom
est actionnaire à 40 % du capital de MT - contre 60 % au
gouvernement mauricien - mais ses 4 représentants - contre
cinq Mauriciens - constitueraient une minorité de blocage.
L'instance de soutien aux deux syndicalistes licenciés
argue dans la lettre destinée au président Sarkozy
et son ministre de l'Economie, que, "du fait que le gouvernement
français est lui-même un partenaire majoritaire de
France Telecom, la France est donc indirectement impliquée
dans cette affaire". Selon le Comité, "M.
Sarkozy doit agir pour mettre un terme à ce qui ne peut
être qualifiée autrement qu'une politique systématique
de la part de la Société France Telecom de museler
les syndicalistes et de bafouer les droits fondamentaux des travailleurs
en se rendant ainsi coupable du non-respect des Conventions internationales
ratifiées par la France et aussi par France Telecom elle-même".
" Que la Constitution de Maurice soit respectée"
Le Comité de soutien invoque par ailleurs que c'est "sous
l'influence apparente de France Telecom que la direction de Mauritius
Telecom a délibérément choisi de décapiter
les syndicats dans le but de faciliter un plan de restructuration
qui élimine des droits sociaux, fruits de longues années
de luttes, fragilise l'emploi et introduit de l'emploi contractuel
et précaire". Par ailleurs, l'on met en avant
dans ce courrier : "Vous-même, Monsieur le Président,
vous n'auriez jamais accepté que ce genre de politique
soit appliqué dans la République française
et l'ensemble du mouvement syndical français et des associations
de droits humains français n'aurait jamais accepté
cela."
En guise de conclusion, le Comité de soutien syndical a
demandé à Nicolas Sarkozy, de "veiller i)
au respect de la Convention 87 de l'Organisation internationale
du travail à laquelle ont souscrit et la République
française et la société France Telecom ii)
au respect des dispositifs de la Constitution de la République
de Maurice sur le libre exercice des droits d'expression et d'association
iii) au respect des droits sociaux acquis de haute lutte par les
travailleurs à travers l'histoire de l'Humanité
et enfin iv) d'exiger que MM. Indiren Carpanen et Raj Raghoonath
soient réintégrés sans conditions dans leurs
droits et leurs postes".
La grande responsabilité du gouvernement mauricien
Il faut relever que le Comité de soutien syndical a tenu,
jeudi, à " féliciter les représentants
élus du peuple mauricien - ministres et députés
du gouvernement et de l'Opposition confondus - pour avoir clairement
exprimé leur solidarité et réclamer la réintégration
immédiate et sans condition des deux syndicalistes cette
semaine". Toutefois, selon le regroupement, cette solidarité
très appréciée ne décharge pas le
gouvernement de sa grande part de responsabilité dans toute
l'affaire. Ainsi, le premier veut que le gouvernement rappelle
à l'ordre - quitte à les révoquer et les
remplacer - ses représentants sur le Conseil d'administration
de Mauritius Telecom en leur rappelant leur devoir de faire respecter
sa propre volonté (celle du gouvernement) que les syndicalistes
soient réintégrés et que les lois du travail
de la République de Maurice, Etat souverain, ne soient
pas bafouées. Le Comité veut également que
le gouvernement accorde la protection qui est due sous le POCA
à M. Raghoonath. Celui-ci a déposé une plainte
en bonne et due forme auprès de la Commission indépendante
contre la corruption (l'ICAC) concernant "des transactions
douteuses effectuées par certains chez MT au détriment
du peuple mauricien", avance-t-on. M. Raghoonath se plaint
d'avoir été victime de représailles et de
tentative d'intimidation. Enfin, l'on réclame qu'un rapport
salarial rédigé par M. Appanah ne soit pas considéré
en raison du coup fatal porté aux droits acquis des travailleurs
de MT.
Il faut souligner que, malgré le feu croisé Comité
de soutien syndical/parlementaires de tous bords qu'elle subit,
la direction de Mauritius Telecom prétend encore que "des
négociations sont en bonne voie pour trouver une solution
qui satisferait toutes les parties". C'est ce qu'a répondu,
M. Delphine, responsable du service des relations publiques de
la compagnie à Week-End qui l'interrogeait. Or, le Comité
de soutien affirme, pour sa part, "qu'il n'y a pas de
négociation ! "
Tour du monde en solitaire
Le jeune Zac Sunderland à mi-chemin de l'exploit
Ce navigateur, qui s'est pointé en rade de Port-Louis seul
à bord de son voilier de 36 pieds, baptisé l'Intrepid,
n'a pas encore fêté ses 17 ans. Il devra le faire
à la fin de ce mois quand il se retrouvera entre ciel et
mer et naviguant vers Durban, sa prochaine escale. Pourtant depuis
le 14 juin dernier, Zac Sunderland, ressortissant américain,
s'est engagé dans une expédition pas comme les autres
en mer. Il veut devenir le plus jeune navigateur à avoir
effectué le tour du monde en voilier et en solitaire. Il
ambitionne de battre le record détenu par l'Australien,
David Hicks, soit un tour du monde en solitaire à 18 ans.
Avec l'escale à Port-Louis, Zac Sunderland se retrouve
presque à mi-parcours de son expédition. Mais au
fond de lui-même, ce jeune Américain sait que l'heure
de vérité sonnera quand il reprendra la mer au cours
de la semaine prochaine en vue de contourner la partie méridionale
de l'Afrique dans les meilleures conditions possibles. "Zac
must get underway soon to improve the odds of rounding Cape of
Good Hope beyond South Africa en route to Cape Town in good weather,"
peut-on lire sur le Website réservé au récit
des différentes étapes de son voyage.
"After I'll reach Cape Town, then I'll be able to feel
like it's downhill, because it'll be pretty much a straight shot
across the Atlantic and through Panama Canal", devait-il
concéder à sa mère, Marianne Sunderland,
lors des échanges téléphoniques via satellite.
En attendant de pouvoir franchir cette étape cruciale et
se retrouver dans les temps pour rallier la côte californienne,
en particulier la Marina Del Rey, son point de départ aux
Etats-Unis, Zac Sunderland devra retrouver les forces nécessaires,
procéder aux réparations requises à son bateau,
assurer le ravitaillement et reprendre la mer à bord de
son Intrepid.
Depuis son arrivée, mercredi, le jeune navigateur solitaire
a pu retrouver son père, qui a fait le déplacement
à Maurice pour les réparations au bateau et a pu
se reposer quelque peu. Zac Sunderland se félicite de l'aide
obtenue jusqu'ici par son père Laurence Sunderland pour
les réparations. "Laurence hooked up with a bunch
of ex-Vendée Globe racers in Mauritius who will assist
with the rigging repairs. The people in Mauritius have been extremely
hospitable and friendly towards Laurence and Zac," notent
encore les responsables de ce site internet.
Mais avant d'arriver à Maurice, le navigateur solitaire
a dû faire une escale non-prévue à Rodrigues.
Il a obtenu une précieuse collaboration de la part des
responsables de l'Office du Tourisme de Rodrigues pour lui faciliter
la tâche. Depuis son départ de Darwin en Australie,
il a rencontré de nombreuses difficultés en mer.
Il s'est retrouvé projeté par-dessus bord en au
moins deux occasions. Son harnais de sauvetage fut d'un grand
secours dans ces situations des plus critiques.
"The previous few weeks of cruising after leaving Darwin,
Australia offered smooth sailing, after Sunderland had faced harsh
conditions in the Indian Ocean. High winds died down, allowing
him to cruise at 12 to 15 knots. Intrepid took quite a thrashing
in the Indian Ocean, as 8 to 10-foot swells and 20 knots of wind
beat against the forestay, causing it to come undone. With his
harness on tight, the teen skipper attempted to remedy the situation
and almost fell overboard twice", raconte sa mère
sur le Website, qui ajoute que "during this period, the boat's
genoa became badly damaged, causing the teen to attempt a makeshift
repair during the stormy conditions".
Avant d'affronter de grosses intempéries dans l'océan
Indien, Zac Sunderland a dû faire preuve de sang-froid pour
se défaire d'un bateau pirates. C'était au large
des côtés d'Indonésie avant l'escale australienne.
Avant de pouvoir se présenter comme étant le plus
jeune navigateur à avoir effectué le tour du monde
en solitaire, Zac Sunderland doit prendre son mal en patience
et s'armer de courage pour la seconde partie du trajet car ne
dit-on pas que "sailing/cruising is 99 % boredom punctuated
by 1 % sheer terror ?" Ce ne sera qu'en avril prochain
quand le voilier Interprid accostera la Marina Del Rey que Zac
Sunderland pourra confirmer si à l'escale de Maurice, il
avait déjà affronté "the 1 % of sheer
terror". Bon courage pour le reste de l'expédition
Depuis mardi - Une unité de pêche à la
dérive à St-Brandon
Avec le démarrage de la campagne de pêche sur les
bancs, l'Amina II, unité de pêche avec huit membres
d'équipage, se trouve en difficultés au large des
îles de l'archipel de Saint-Brandon. Les autorités
mauriciennes, entre autres le National Coast Guard (NCG) et le
ministère qui s'occupe de la Pêche suivent de très
près l'évolution de la situation en mer. Elles soutiennent
que l'armateur, Hossen Kinoo, doit prendre les mesures qui s'imposent
pour le remorquage de son bateau.
Dans la matinée d'hier, le commissaire de police, Dhun
Iswur Rampersad, a passé en revue la situation de la dérive
d'Amina II avec le commandement général de la NCG.
"Les faits indiquent que le bateau de pêche est
à la dérive en raison d'un problème mécanique.
Le monitoring à travers le VMS Transponder au Sir Seewoosagur
Ramgoolam International Airport et au Centre de Recherches d'Albion
permet d'établir de manière régulière
les positions de cette unité de pêche. L'armateur
du bateau a été informé des procédures
à être enclenchées pour le remorquage de ce
bateau de pêche. Cette opération ne relève
nullement d'une opération de sauvetage", affirme-t-on
du côté des Casernes centrales.
De ce fait, l'armateur aura à encourir les frais de cette
opération, qui pourrait être mise en uvre par
des bateaux se trouvant déjà sur la zone. Mais Hossen
Kinnoo s'offusque du fait que depuis mardi quand il a alerté
les autorités des problèmes rencontrés par
l'équipage d'Amina II, rien n'a été fait
par la NCG concernant son bateau de pêche. Il avance que
deux des membres d'équipage seraient souffrants. Affaire
à suivre sur les bancs de pêche
Projet de route à 3,2 milliards
Terre Rouge-Verdun: Les offres chinoises évaluées
par le CPB
Le Central Procurement Board (CPB) a mis en place un comité
en vue d'évaluer les offres soumises par les compagnies
chinoises concernant le projet d'infrastructure routière,
la Terre Rouge-Verdun Link Road. Comme souligné dans notre
édition de la semaine dernière, ce projet d'autoroute,
d'après ces mêmes offres, coûtera Rs 2 milliards
additionnelles par rapport à son évaluation initiale
(Rs 1,2 milliard), réalisée par la compagnie française,
BCEOM, l'année dernière. Sur cette affaire, qui
commence à prendre des allures de scandale en raison d'une
possible surévaluation, pourrait se greffer un deuxième
scandale entourant le projet Port-Louis Ring Road dans lequel
un politicien serait lié.
"Rs 3,2 milliards pour 15,7 kilomètres de goudron!",
avions-nous indiqué dans l'article qui révélait
que le gouvernement était en présence d'une offre
qui dépassait largement son budget, constitué, d'ailleurs,
à travers un emprunt auprès de l'Export Import Bank
of China (EXIM). Une des conditions du bailleur de fonds pour
concrétiser cet emprunt était que l'appel d'offres
lancé pour la réalisation de cette infrastructure
routière devait être exclusivement réservé
aux compagnies chinoises. Quatre compagnies sont aujourd'hui dans
la course pour décrocher ce méga-contrat. A savoir,
Beijing Construction Engineering Group (Rs 3,2 milliards ), China
International Water and Electric Corporation (Rs 3,4 milliards),
Beijing Zhuzong Group (Rs 3,4 milliards) et China Jiangsu International
(Rs 3,6 milliards).
Nous apprenons cette semaine que le CPB compte aller de l'avant
avec l'exercice d'évaluation financière et technique.
Un comité d'évaluation, présidé par
un professionnel du secteur privé, a été
mis sur pied pour évaluer les offres des quatre compagnies
chinoises présélectionnées. "Normalement,
l'exercice d'évaluation devrait prendre une quinzaine de
jours", fait comprendre un haut cadre du CPB.
Compte tenu du coût élevé de ce projet par
rapport à une première estimation faite l'année
dernière par les experts de BCEOM, la Road Development
Authority (RDA) aurait également envisagé de faire
une contre évaluation des offres chinoises. Cependant,
les nouvelles dispositions du Public Procurement Act n'autorisent
plus l'organisme ayant présenté le projet d'avoir
accès aux documents soumis par les entreprises qui ont
coté pour le même projet. Dans un premier temps,
les responsables de la RDA avaient demandé à un
expert de BCEOM de procéder à une réévaluation
du projet.
Dans le milieu de la construction et de la RDA, on indique que
le gouvernement reculera s'il est avéré que les
estimations faites par les compagnies soumissionnaires sont trop
élevées. Les dispositions de la loi autorisent d'autant
plus un "public body" d'annuler l'exercice d'appel d'offres
s'il est estimé que les "bids" sont supérieures
aux estimations initiales. Il reste à savoir qu'elle sera
la décision du gouvernement concernant ce projet de route,
même si à la RDA ils sont nombreux à penser
qu'un nouvel exercice d'appel d'offres devrait être lancé.
"Tout va dépendre des conditions qui sont liées
à cet emprunt, car l'idéal aurait été
d'ouvrir l'exercice d'appel d'offres et de donner l'occasion à
d'autres, dont les compagnies mauriciennes, d'y participer",
déclare un haut cadre de la RDA.
Il reste que le coût de ce projet, consistant à construire
une autoroute pour relier Verdun à Terre Rouge, a alimenté
les conversations dans les différents milieux concernés.
"Nous avons compris que les compagnies chinoises étaient
peu enclines à revoir leurs offres", fait-on comprendre
dans le milieu des ingénieurs, alors que du côté
des compagnies de construction, on maintient que les "bids"
ne reflètent pas les tarifs qui sont actuellement pratiqués
sur le marché.
Deuxième scandale à venir?
Des estimations faites par des compagnies expertes dans la construction
des routes indiquent que le projet, en tenant compte du taux d'inflation
et des facteurs influençant le prix des matières
premières, ne devrait pas dépasser les Rs 2,2 milliards.
Ils n'écartent ainsi pas la possibilité que la Terre
Rouge-Verdun Link Road ait pu faire l'objet d'une surévaluation,
d'autant que le kilomètre de route dans les projets les
plus récents a coûté en moyenne Rs 50 millions
(route à deux voies) et Rs 100 millions (route à
quatre voies).
Pour rappel, le projet Terre Rouge-Verdun Link Road est appelé
à jouer un rôle important dans la stratégie
du gouvernement de décongestionner la capitale. Le but
est de construire une route alternative qui permettra aux automobilistes
d'éviter de passer par la capitale pour accéder
ou quitter le nord de l'île. La première phase de
ce projet consiste à construire 15,7 kilomètres
de route. L'autre partie du tronçon, long de 7,2 kilomètres,
devrait permettre de relier Verdun à Ebène. Les
experts estiment qu'une fois opérationnelle, la nouvelle
route devrait absorber entre 15% à 20% le flot de véhicules
utilisant actuellement le corridor Caudan-Quai D pour atteindre
d'autres destinations autres que la capitale.
Par ailleurs, les informations qui nous sont parvenues, cette
semaine, tendent à faire croire qu'un deuxième scandale
pourrait se greffer sur celui-ci. Il s'agit du Port-Louis Ring
Road, une route périphérique que le gouvernement
ambitionne de construire pour décongestionner les entrées
sud et nord de la capitale. Il se chuchote qu'un politicien proche
du pouvoir aurait tenté d'influencer les conclusions d'un
exercice d'évaluation de "bids" au CPB. Affaire
à suivre...
PC Dome 2008, du 21 au 22 novembre au Caudan Waterfront
Une mini-foire pour choisir le Right PC
Une pléiade de revendeurs d'ordinateurs réunie sur
une même plateforme, le 21 et 22 novembre prochain, pour
permettre aux Mauriciens de choisir l'ordinateur qui leur convient
le mieux. C'est l'objectif de PC Dome 2008, organisé par
Microsoft Océan Indien. L'événement, qui
se tiendra au Caudan Waterfront, de 10 h à 19 h, est une
première à Maurice. Il est organisé en collaboration
avec les partenaires certifiés de Microsoft à Maurice
et devrait permettre au public mauricien de bénéficier
des conseils de plusieurs revendeurs agréés de Microsoft,
dont Task Computers, Pascal Computers, Leal Informatics, Computer
Vision, Connoisseur, Megabyte, Galaxy et Maurisystems Ltd.
À travers cette initiative, Microsoft souhaite offrir à
la clientèle mauricienne le choix d'acquérir, lors
de ces deux jours de mini-foire, le Right PC. C'est à dire
: l'ordinateur qui semble le mieux convenir à leurs besoins
spécifiques : Education, Loisirs ou Petite Entreprise.
Deux catégories de visiteurs sont ciblées, notamment
les home users et les petites entreprises. À travers cet
événement, Microsoft vise à permettre aux
familles ainsi qu'aux entreprises mauriciennes d'avoir en un même
toit, un choix plus large des différents ordinateurs disponibles
sur le marché mauricien. Mais aussi à simplifier
l'expérience de l'achat d'un ordinateur, surtout pour ceux
qui ont une connaissance technique limitée de l'informatique.
PC Dome 2008 devrait permettre au public mauricien de bénéficier
des conseils de plusieurs revendeurs par rapport à leurs
besoins spécifiques. Microsoft a procédé
à la formation du personnel de ses partenaires à
cet effet. Le concept de PC Dome 2008 répond, selon Microsoft,
aux aspirations de trois catégories de Mauriciens. "Il
y a les familles qui veulent investir dans l'éducation
de leurs enfants ; il y a ceux qui veulent utiliser l'informatique
dans le cadre de leur petite entreprise et finalement il y a ceux
qui ont besoin d'un PC pour leur besoin de loisirs",
a rappelé le représentant de Microsoft Océan
Indien, Paul Bunting, lors d'une conférence de presse à
l'hôtel Labourdonnais, la semaine dernière. Il devait
aussi souligné qu'il y a aujourd'hui sur le marché
des ordinateurs qui sont abordables en termes de prix : il faut
savoir qu'il y a même des ordinateurs de grande qualité
qui sont montés à Maurice. "Chez Microsoft,
nous avons les logiciels correspondant aux besoins de ces populations.
Il suffisait que les différents acteurs se mettent ensemble
et grâce à notre réseau de partenaires certifiés,
c'est aujourd'hui une réalité", a indiqué
Paul Bunting. Le représentant de Microsoft Océan
Indien, Paul Bunting, a fait valoir que cette initiative vient
renforcer la politique de Microsoft de contribuer à rendre
la technologie informatique accessible au plus grand nombre. "Dans
la mesure où il y a des familles et des individus de milieux
modestes qui y consacrent une large part de leur économie,
nous considérons qu'il est de notre devoir de mieux les
orienter dans le choix de l'outil qui leur sera le plus utile,
de les conseiller dans le choix du Right PC", a-t-il
expliqué. Les visiteurs de la mini-foire disposeront ainsi
d'un large choix au niveau d'ordinateurs portables, des ordinateurs
desktop ou encore des téléphones portables compatibles
avec la technologie Windows Mobile. Durant les deux jours, le
public pourra également assister à des démonstrations
de fonctionnalités des différents logiciels Microsoft
par des techniciens de Microsoft. Ceci dans le but de familiariser
davantage le public et les petites entreprises avec les nouvelles
technologies.
Prévention
Attention ! Un canular dans vos mails
On n'est jamais trop prudent avec nos enfants
Certes, mieux
vaut prévenir que guérir, mais dans certains cas,
on se passerait bien de conseils visant surtout à alarmer
inutilement la population. C'est le cas de ce courriel qui circule
depuis quelques temps, autour d'une "Nouvelle drogue dans
les écoles". La nouvelle drogue porterait le nom de
"Strawberry quick", ou "Strawberry Met" et
ressemblerait à une fraise en cristaux durcis. Il s'agirait
selon le correspondant "d'un bonbon qui grésille
et qui sautille dans votre bouche. Les enfants ingèrent
cette drogue en pensant que c'est un bonbon et se précipitent
rapidement à l'hôpital dans un piteux état".
Le courriel indique également que "cette drogue"
peut aussi être "à la saveur de chocolat,
de beurre d'arachide, de cola, de raisin et d'orange". L'auteur
avise également les internautes de faire circuler ce courriel
à autant de personnes possible, même s'ils ne sont
pas des enfants de sorte à ce que nous puissions sensibiliser
les gens et espérer éventuellement prévenir
les tragédies de se produire. Selon certaines sources ce
courriel circulerait depuis décembre 2007. D'autres avancent
qu'il s'agit d'une mise en garde datant d'octobre 2008. Face à
une telle présentation, il est facile de comprendre la
peur véhiculée par un tel courriel. Et si ce fléau
était réellement présent dans les écoles
? Largement de quoi inquiéter les parents
et les
autorités, indique le site francophone sur les canulars
du web, hoaxbuster.com. En effet, au risque de créer une
psychose au sein de la population, il faut savoir que "cette
drogue" n'existe pas. Les autorités mauriciennes contactées
affirment n'avoir jamais entendue parler d'une telle drogue, et
encore moins de cas d'enfants malades après avoir mangé
un "Strawberry quick". Il s'agirait d'une rumeur. D'ailleurs,
ce courriel ne contient aucun élément contextuel
: pas de nom d'école, ni de référence d'hôpital,
ni de symptômes
Rien. On se passerait bien de ce type
de canular, provenant d'internautes mal inspirés ou encore
d'adultes qui peuvent parfois perdre tout esprit critique au point
de diffuser ce genre de nouvelles sans fondement. Par conséquent,
cette rumeur, très exagérée, joue sur la
peur bien compréhensible des dangers encourus par les enfants.
Elle a au moins le mérite de rappeler qu'il faut les sensibiliser
à ne pas accepter n'importe quoi de n'importe qui.
Solidarité estudiantine
Les élèves du LLB remettent un chèque
à RIVE
En apprenant en 2007 qu'un de leur camarade, la jeune Axelle,
est atteinte d'une maladie génétique qui affecte
le système immunitaire et que son état nécessite
des soins vitaux et coûteux à la Réunion,
les élèves du Lycée La Bourbonnais (LLB)
se sont mobilisés pour lui venir en aide. Ils ont ainsi
organisé une tombola en décembre 2007 et un grand
concert en février 2008, réunissant une pléiade
d'artistes tels Eric Triton, Linzy Bacbotte, Christophe Rey, Thierry
Béchard, Bérengère Couve,entre autres). Les
recettes obtenues de ces deux activités (plus de Rs 500
000) vont permettre de rembourser une bonne partie des soins d'Axelle.
Le reliquat de la somme obtenue, soit un chèque de quelque
6 700 Euros, a été remis mardi dernier par le Proviseur
du LLB, Christian Guyomard, au Dr Catherine Gaud (Médecin
chef du service d'Immunologie clinique au CHR de la Réunion
et Présidente de la Conférence Régionale
de Santé), en sa qualité de Présidente de
l'Association RIVE Océan Indien, qui aide notamment à
la Réunion à la prise en charge de personnes dans
le cas d'Axelle. Lors de cette cérémonie, qui s'est
faite en présence de l'Ambassadeur de France, Jacques Maillard,
du Directeur de RIVE, Jacques Rolin, du directeur de PILS, Nicolas
Ritter et d'Axelle et de sa famille, le Dr Catherine Gaud a adressé
aux élèves ses félicitations pour l'esprit
de solidarité dont ils ont témoigné. "Nous
dépendons tous les uns des autres, et il est encourageant
de voir que vous avez su donner de votre temps et de votre énergie
pour aider à sauver une élève qui avait besoin
de vous", a fait ressortir le Dr Catherine Gaud.
Étant présente à Maurice dans le cadre du
septième Colloque VIH Océan Indien, elle a aussi
tenu à profiter de cette occasion pour mettre vivement
en garde le millier de jeunes présents contre le SIDA.
"Maurice connaît aujourd'hui une situation catastrophique
avec quelque 2% de la population touchée par le SIDA, soit
le plus fort pourcentage régional. Le SIDA se transmet
par contamination sanguine et sexuelle. Vous pouvez l'éviter",
a fait ressortir le Dr Catherine Gaud dans un discours direct
et très apprécié. "En tant que jeunes,
vous êtes appelés tôt ou tard à être
sollicités par des pourvoyeurs de drogues diverses. Sachez
leur dire non. Ne vous laissez pas entraîner dans l'argumentation
qui veut que vous devez en consommer pour faire comme les copains,
être dans le coup, et que ça ne portera pas à
conséquence. Vous le regretterez toute votre vie. Par ailleurs,
vous aurez tôt ou tard des relations sexuelles. Sachez vous
protéger et faire en sorte que votre sexualité soit
épanouie en non débridée", a déclaré
la présidente de l'Association RIVE Océan Indien.
CEB
700 000 lampes économiques distribuées à
partir de cette semaine
Le Central Electricity Board (CEB) devrait mettre 700 000 ampoules
additionnelles à la disposition de ses abonnés à
partir de cette semaine. La distribution se fera ainsi selon la
même formule que celle appliquée lors du lancement
de ce projet. Profitant également de la présence
des représentants de Electricité de France (EDF)
à Maurice, le CEB travaille actuellement sur la mise en
uvre d'un programme pour l'élimination de ces lampes
une fois qu'elles seront inutilisables, cela en raison de leur
teneur en mercure.
"C'est une mesure qui commence déjà à
porter ses fruits", fait-on ressortir au CEB en marge
de son projet de distribuer Rs 1 million d'ampoules économiques
à ses abonnés. A ce jour, 300 000 lampes fluorescentes
compactes (LFC) ont été distribuées aux abonnés
qui, pour s'en procurer, doivent obligatoirement présenter
trois "vieilles" ampoules pour en obtenir un maximum
de trois lampes économiques moyennant une somme de Rs 40.
"Nous notons un grand engouement au niveau du public,
car les gens viennent faire la queue pour s'en procurer. C'est
une mesure qui marche partout et qui devrait apporter des résultats
très vite", souligne un dirigeant du CEB.
A l'île de la Réunion, ce projet semble connaître
un succès retentissant. La majorité des foyers en
sont dotés. C'est ainsi l'objectif que compte atteindre
le CEB qui n'écarte pas la possibilité de renouveler
l'expérience une fois que l'objectif de distribuer 1 million
d'ampoules sera atteint. "Nous visons principalement les
abonnés résidentiels. Il y a quelque 320 000 abonnés
qui peuvent en tirer avantage. Donc, notre objectif est de toucher
le maximum d'abonnés et de leur permettre de réduire
leur facture d'électricité. Chaque famille peut
économiser environ Rs 20 mensuellement sur sa facture d'électricité",
fait-on comprendre.
Le CEB travaille également en partenariat avec EDF pour
la mise en uvre d'un programme d'élimination des
(LFC) une fois qu'elles seront inutilisables ou transformées
en déchet. Car au-delà des avantages que procurent
les lampes économiques - elles consomment entre 4 et 5
fois moins d'énergie, contribuent à réduire
les émissions de gaz à effet de serre produites
par des centrales électriques à combustibles fossiles
-, il est primordial que le consommateur soit informé sur
comment l'utiliser et s'en débarrasser une fois qu'elle
aura terminée son cycle de vie où brisée
accidentellement. D'après les recherches effectuées
et les pratiques adoptées dans les pays soucieux de leur
environnement et de la santé des populations, des programmes
de recyclages ont été mis en uvre pour se
départir de ce type de déchets, qui contiennent
du mercure, classifiée comme une matière toxique.
Nous apprenons, par ailleurs, que le CEB compte revoir sa structure
tarifaire. Cela aura-t-il une incidence sur le tarif d'électricité?
A cette question, on laisse entendre que la révision des
tarifs n'est pas d'actualité, ceux qui travaillent sur
ce projet déclarant que le but est de proposer une grille
tarifaire mieux adaptée à la situation actuelle.
"Nous avons 22 types de tarifs qui sont appliqués
par rapport à la catégorie de l'abonné. Il
peut être résidentiel, commercial ou industriel.
Nous avons un besoin de rationaliser le système",
explique-t-on. Les recommandations d'un consultant étranger
sont ainsi attendues le mois prochain.
La russe déclarée persona aux Seychelles
Extension jusqu'au 31 décembre
Le Bureau du Premier ministre a accédé à
la demande de la resssortissante russe Yulia Timonina qui est
soutenue par Amnesty International (Mauritius). Son visa de séjour
a été étendu jusqu'au 31 décembre.
En effet, le visa de séjour de la ressortissante russe
qui arrive à expiration, cette semaine, a été
étendu jusqu'à la fin du mois de décembre
2008. Une lettre du PMO explique que cette extension a été
accordée " on humanitarian grounds". Rappelons
que Yulia Timonina était venue se marier à Maurice
avec Gaëtan Pierre, un ressortissant seychellois, membre
d'un parti politique d'Opposition, avec qui elle a un enfant.
Auparavant, cette ressortissante russe avait constesté
en cour un ordre d'expulsion à son endroit. Elle avait
perdu en première instance, mais avait eu gain de cause
devant la cour d'appel. Lorsqu'elle a voulu retourner aux Seychelles,
où elle a engagé plusieurs procès contre
l'état seychellois elle a appris qu'elle a été
déclaré persona non grata dans l'archipel.
C'est pour attendre les décisions de la cour seychelloise,
concernant ses procès que Yulia Timonina a demandé
une extension de son visa de séjour à Maurice.
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