p o l i t i q u e WEEK-END --- dimanche 16 novembre 2008



  Divulgation de contenus de questionnaires du HSC sur le net - M. Paul Bérenger, leader de l'Opposition et du MMM: "Que les questions 'polluées' divulguées sur le net soient éliminées"
  Assemblée Nationale — Mardi dernier - Les questions économiques enflamment l'hémicycle
  Mardi prochain - Pas de "Question Time" pour cause de budget supplémentaire de Rs 335 millions
  Ça va se savoir


Divulgation de contenus de questionnaires du HSC sur le net

M. Paul Bérenger, leader de l'Opposition et du MMM: "Que les questions 'polluées' divulguées sur le net soient éliminées"

Commentant la divulgation des contenus de questionnaires des examens 2008 du Higher School Certificate (HSC) sur Internet, le leader de l'Opposition et du MMM, Paul Bérenger, évoque comme "possible solution acceptable" l'identification et l'élimination des questions "polluées". Même si, selon lui, l'idéal aurait été l'organisation de nouveaux examens, en tenant compte du stress tant des candidats que de leurs parents, il sera difficile de l'envisager. Pour M. Bérenger, coupable, "comme le gouvernement mauricien et le Mauritius Examinations Synidcate (MES)" d'avoir sous-évaluer les risques de divulgation avec les nouvelles technologies, l'institution britannique ne saurait se dérober de ses responsabilités.

M. Bérenger rend, à la fois, Cambridge, d'une part, et le gouvernement mauricien et le Mauritius Examinations Syndicate (MES), de l'autre, responsables de la situation au niveau des examens 2008 du Higher School Certificate (HSC). Il soutient que les questionnaires pour les étudiants mauriciens sont semblables à ceux d'autres pays dont Singapour, la Nouvelle Zélande ou la Malaisie même s'il concède qu'ils ne sont pas "identiques à 100%".

Pour lui, cela est "inacceptable" car le gouvernement et le MES auraient dû s'assurer que les questionnaires d'examens soient "country specific", ce qui, affirme le leader du MMM, a été le cas dans le passé. Selon lui, une telle spécificité s'imposait encore plus compte tenu du facteur de décalage horaire mais aussi de l'adoption, cette année, de l'heure d'été.

Paul Bérenger s'en prend particulièrement aux autorités de Cambridge qui, dit-il, en substance, au lieu de reconnaître leurs torts "se révoltent et ont le culot de s'ériger en cour de Justice et de menacer d'identifier ceux qui auraient été cherché des informations sur le net". Il critique cette volonté de l'institution britannique de vouloir, selon lui, être "juge et partie à la fois" et rappelle que le ministre de l'Education, le Dr Vasant Bunwaree, a été, tout aussi, irrité par cela.

M. Bérenger lance un appel aux étudiants et à leurs parents "qui passent par des moments difficiles" de ne pas se laisser "destabiliser" par la situation. Il demande aux candidats de continuer, malgré tout, de se présenter aux centres d'examens pour le reste du concours et cela, jusqu'à la fin. Pour lui, l'idéal aurait été que de nouveaux examens soient organisés. "Toutefois, compte tenu du stress occasionné, ce sera difficile de l'envisager".

Une "possible solution acceptable" que le leader de l'Opposition dit avoir discuter avec des spécialistes des examens et des spécialistes de l'informatique serait, pour les autorités mauriciennes, d'exercer des pressions sur Cambridge pour que cette dernière cible, en collaboration avec Facebook, les questions qui ont, effectivement, été discutées sur le net et d'éliminer ces seules épreuves "polluées".

"Il y a un risque que Cambridge et Facebook n'arrivent pas à l'identification de l'ensemble des questions "polluées" mais, compte tenu de la situation de stress autrement occasionnée, cela paraît une solution acceptable", estime Paul Bérenger. Il souligne qu'à ce stade, il n'y a pas eu de déclaration formelle claire et nette à l'effet s'il y avait, ou pas, de questions contenues dans des questionnaires de la Malaisie et autres dans les papiers de Maurice. Le leader du MMM explique qu'il s'agit, là, du point-clé de départ.

En vue que cesse le stress et pour que les étudiants ne soient, davantage, déstabilisés, M. Bérenger demande à ce que la solution qu'il a suggérée soit considérée. Pour que cela aboutisse, il convient, reconnaît-il, que Cambridge "joue le jeu". De manière plus générale, le leader du MMM laisse comprendre qu'il est ouvert à l'idée que l'on considère, à l'avenir, d'autres alternatives à Cambridge pour les examens de fin d'études secondaires. "Mais il faudra consulter l'ensemble des pédagogues. "Faudré pa oussi ki nou sorte dan karay pou tom dan difé", explique-t-il encore en soulignant le fait, qu'en dépit de tout, "Cambridge est une institution". Pour Paul Bérenger, l'institution britannique ne peut, quand même, se dérober en menaçant de sanctions ceux qui auraient été sur le net en quête d'informations car, en substance, en sous-évaluant les risques que représentent les nouvelles technologies, c'est Cambridge, lui-même, qui a laissé entrouverte la porte.

Situation économique: "Sithanen qui persiste à cacher les chiffres"

Revenant, par ailleurs, sur sa PNQ de mardi dernier à l'Assemblée nationale, le leader de l'Opposition réitère que le ministre des Finances persiste à "manipuler les chiffres" en refusant toute prévision contrairement à la Banque Mondiale (BM), le Fonds Monétaire International (FMI), la Banque Africaine de Développement (BAD) et l'OCDE. Il rappelle que jeudi, cette dernière organisation a confirmé les chiffres du FMI quant à l'avènement d'une ère de récession en 2009 aux Etats-Unis, en Europe et au Japon avec un recul du taux de croissance au niveau de tous les pays riches.

"Chez nous, dit-il, Sithanen et Duval persistent à cacher les chiffres du tourisme". Or, citant les chiffres de l'Association des Hôteliers et Restaurateurs de l'île Maurice (AHRIM), Paul Bérenger soutient que le nombre de nuitées par touriste a "dégringolé" par 8.6%, en moyenne, durant le mois d'octobre. Sur cette base, il est clair, selon lui, que le nombre d'arrivées touristiques en octobre dernier a diminué par rapport à octobre de l'année dernière. M. Bérenger estime même que la situation sera encore pire pour novembre et décembre. Quant à la situation au niveau des prix, le leader du MMM explique que, puisqu'il n'y a pas de PNQ de prévu à l'agenda de mardi prochain à l'Assemblée nationale, il ne pourra revenir "en force" à la charge sur la question. Toujours est-il que, explique Paul Bérenger, les prix sur le marché mondial dégringolent. Il cite, notamment, les exemples du pétrole qui a chuté par -60% depuis le moins de juillet, le blé par -50%, le riz "ration" par -25%, l'huile de soja par -50%, le ciment par -70% et le fret maritime par -95%.

Or, explique M. Bérenger, sur le plan local, les prix ne baissent pas comme ils se doivent. Ainsi, il trouve "ridicule" que Rama Sithanen vienne affirmer que le diesel a baissé par 20% "alors même que ce produit avait augmenté le 1er octobre dernier par 20%". "Nous ne sommes, dit-il, que 'back to square one" dans le cas du diesel. Tout cela fait, déclare le leader de l'Opposition, que ce sont, tout à la fois, les consommateurs, le public voyageur, les planteurs, les taximen, les propriétaires d'autobus et les pêcheurs qui en font les frais. Par rapport à la situation des deux syndicalistes licenciés à Mauritius Telecom (MT), Paul Bérenger trouve qu'il n'y a pas lieu "de chercher des boucs-émissaires". Il rappelle, à cet effet, que le gouvernement est majoritaire au Conseil d'administration de cette entreprise à capitaux publics et que et le chairperson et le CEO sont "nommés par le Premier ministre". Il affirme même que le chairperson de MT est "un grand ami du Premier ministre" et que malgré tout, "deux syndicalistes continuent d'être victimisés". Pour lui, le gouvernement "a les moyens" de rétablir à leurs postes les deux syndicalistes.

Le leader du MMM affirme, d'autre part, qu'après avoir observé le "body-language" du Premier ministre à l'Assemblée nationale, mardi, il ne pense pas que ce dernier ira de l'avant avec la réforme électorale avant les prochaines législatives. "J'espère avoir tort mais s'il n'y a pas cette réforme, ce sera dommage pour Maurice et la démocratie".


Élection de la direction de l'aile jeune du MMM: M. Seedoo désigné président

C'est un jeune ingénieur, membre du comité régional du MMM du No 2, Port Louis Sud/Port Louis Central, M. Seedoo qui a été élu, hier, président de l'aile jeune. Il succède à Danen Beemadoo. C'est hier qu'a eu lieu ces élections à la direction de l'aile jeune en présence du secrétaire général du MMM, Rajesh Bhagwan, son adjoint, Deven Nagalingum, Jai Prakash Meenowa et Reza Uteem. Pas moins de 40 jeunes militants avaient fait acte de candidature pour les 12 postes à pouvoir. Il est à noter que parmi les élus, il y a pas moins de 5 jeunes filles.


Assemblée Nationale - Mardi dernier

Les questions économiques enflamment l'hémicycle

Ce sont les questions économiques qui ont enflammé l'hémicycle à la reprise des travaux de l'Assemblée Nationale, mardi dernier. La Private Notice Question du leader de l'opposition concernant les effets de la crise internationale sur l'économie mauricienne et son incidence sur les perspectives de croissance pour l'année prochaine n'ont pas obtenu de réponses précises, Rama Sithanen indiquant que la situation ne permettait pas de faire des prévisions justes. Sur la question des prix tant des produits pétroliers qu'alimentaires qui dégringolent sur le marché mondial, le ministre a laissé entendre que la baisse devrait être répercutée sur le marché local à la mi-décembre prochain.

L'Assemblée Nationale a, en début de séance, approuvé à l'unanimité l'élection au poste de Deputy Chairman of Committees de Anand Rucktooa sur une proposition du Premier ministre qui a été secondée par le leader de l'opposition. Dans une brève allocution pour remercier la Chambre, le deuxième député de Grand Baie/Poudre d'Or s'est dit très honoré de cette élection et de la confiance placée en lui et a assuré qu'il exercera ses fonctions au mieux de ses possibilités. Le taquinant, Rajesh Bhagwan lui a dit que "bizin faire l'usage aster ! ", ce qui a amusé des parlementaires des deux côtés de la chambre.

La Private Notice Question aura été exceptionnellement longue avec près d'une heure consacrée à cette tranche. Le Speaker, Kailash Purryag a expliqué que les procédures prévoient le prolongement du temps imparti lorsque le sujet évoqué couvre aussi des interpellations sur le même thème inscrites à l'agenda. Il y avait, en effet, trois questions du député du MSM, Showkutally Soodhun sur les répercussions de la crise internationale sur l'économie mauricienne.

Rama Sithanen, à qui la PNQ de Paul Bérenger était adressée, s'est, comme d'habitude, fendu d'une longue introduction sans vraiment donner les informations réclamées dans la question originale en déclarant que la situation étant incertaine il était impossible de faire des projections exactes. Il a, toutefois, dit que les exportations pour le troisième trimestre 2008 étaient de Rs 18,2 milliards contre Rs 17,6 Md pour la période correspondante, l'année dernière. Pour le tourisme, la progression pour la même période a été de 4,6 %.

Rama Sithanen s'en prend à la MCB

Cela dit, le ministre des Finances a fini par reconnaître que "operators in the textiles and tourism industries are facing a difficult situation. They reckon that the year 2009 could be very testing, depending on the depth, breadth and duration of the recession in the trading partners countries". Le ministre a aussi affirmé que les secteurs de la technologie et de l'informatique devraient bien se maintenir avec la décision des opérateurs internationaux de délocaliser leurs activités.

Avec ses répétitions sur son "expansionary fiscal policy", le climat dans l'hémicycle ne tardera pas à se dégrader, les députés du MMM come du MSM protestant contre sa propension à resasser les mêmes arguments et à faire perdre du temps pour les questions supplémentaires. Il s'est même emporté lorsque des députés de l'opposition ont commencé à ricaner au point où Rajesh Bhagwan, encore lui, l'a invité à "met enn taxe lor riyé ! ".

Le ministre ne sera, par ailleurs, pas content de l'insistance du leader de l'opposition pour obtenir les prévisions pour 2009. "I am an economist by training," dira-t-il avant d'ajouter que c'est très difficile de faire des projections dans un contexte aussi volatile et les échanges se poursuivront dans le même climat avec de temps en temps un affrontement verbal avec Nando Bodha.

Toutes les questions supplémentaires du leader de l'opposition sur les prévisions de croissance sectorielle et générale, sur les chantiers publics et sur la banque de Maurice n'obtiendront que des réponses partielles. C'est dans la dernière partie de l'exercice que Rama Sithanen donnera quelques indications sur ce à quoi il s'attend. Il a ainsi dit qu'il s'attendait à une baisse de prix à la mi-décembre et a affirmé que lors du dernier exercice de l'Automatic Pricing Mechanism, la State Trading Corporation a perdu Rs 800 millions qu'elle compte éponger dans les 8 prochains mois.

Le ministre sera au centre de nouveaux accrochages lorsque viendront les questions sur les placements en Bourse des fonds du NPF. Paul Bérenger insistera pour connaître tous les détails autour de cette transaction, avec des réponses de Rama Sithanen qui lui ont attiré des remontrances du Speaker.

"Go to the answer," lui dira Kailash Purryag alors que le ministre insistait que "I have to explain". Mais comme il revenait sur les mêmes arguments, le Speaker l'interrompera "this we know, members have a right to put questions and ministers have a right to reply".

Si le ministre a insisté sur le fait qu'il ne pouvait pas révéler de telles informations sensibles, il a, néanmoins, laissé échapper que c'est suite à la vente des actifs de la Mauritius Commercial Bank que le NPF est intervenu. Cette révélation a été ponctuée de commentaires que l'on devine de la part de Nita Deerpalsing et du Dr Rihun Hawoldar.

Paul Bérenger a dit que c'est parce qu'il ne sait pas ce qui s'est passé qu'il veut, en tant que parlementaire obtenir toutes les informations.

Le leader de l'opposition, passablement énervé que le ministre donne des informations au compte-gouttes, va le traiter de "lâche et hypocrite", termes que Rama Sithanen renverra à Paul Bérenger qui, clôturera cet échange en lançant "communal, pourri, malade ! ".

La tranche des questions pour le Premier ministre aura été autrement plus calme même si il y avait pas mal de questions au sujet des délits sexuels sur les enfants. Elle a, en fait, été dominée par l'actualité politique du moment. Le Dr Navin Ramgoolam a profité des questions de Eric Guimbeau sur la réforme électorale et le financement des partis politiques pour dire qu'il n'y aura pas d'élections générales l'année prochaine mais bel et bien une partielle à Quartier Militaire/Moka et qu'il s'attend à ce qu'il y ait un code de conduite avant sa tenue.

Le chef du gouvernement a aussi annoncé qu'il allait reprendre les discussions sur la réforme électorale et a ajouté que même s'il y avait quelques différends fondamentaux entre les partis, il espérait qu'un consensus serait trouvé à tout le moins sur certains aspects. Quant à savoir si c'est vraiment pratique de prendre tout en même temps, réforme, organisation, financement et code de conduite, il dit qu'elles devraient être étudiées en parallèle.

Répondant, par ailleurs, à une question de Sam Lauthan, le Premier ministre a révélé qu'il y a eu pas moins de 124 agressions sur des agents de police de novembre 2007 à ce jour. A Mahen Jhugroo qui l'interrogeait sur les vols de voitures, Navin Ramgoolam a révélé qu'il y a 199 cas depuis novembre 2006 et que 101 voitures ont pu être retrouvées. Cet exercice s'est terminé sur une plaisanterie, le leader de l'opposition disant au Premier ministre que lui au moins est rassuré, personne ne songerait à cannibaliser son Aston Martin pour la vendre sur le marché local, les perspectives de revente étant nulles.

Le licenciement de deux syndicalistes de Mauritius Telecom était également à l'agenda et le nouveau ministre du Travail, Jean François Chaumière, applaudi comme les autres nouveaux ministres Lormesh Bundhoo et Dev Anand Rittoo a, malgré le tir de barrage des députés de son propre camp, gardé son sang froid. Aux députés rouges, Nita Deerpalsing, Suren Dayal qui traitaient Mauritius Telecom et France Telecom de tous les noms, la première déplorant que la compagnie française traite Maurice comme une "french colony", le leader de l'opposition a soutenu "Chairman MT tous les jours dans biro Navin", une manière de leur dire d'aller s'adresser à celui qui a nommé Dass Thomas et Sarat Lallah à MT.

Un seul projet de loi en deuxième lecture, The Construction Industry Development Bill présenté par le ministre Anil Baichoo. Ce texte prévoit un Construction Industry Development Board dont la responsabilité est d'enregistrer les consultants et les contracteurs et de veiller au bon déroulement des activités dans le secteur de la construction. Pas de grande divergence exprimée si ce n'est le délai pour l'étudier. Après les interventions de Paul Bérenger, de Sekar Naidu et de Nando Bodha, le texte a été adopté.


Mardi prochain

Pas de "Question Time" pour cause de budget supplémentaire de Rs 335 millions

Pas d'item questions, mardi prochain, les Standing Orders prévoyant qu'il n'y en a pas lorsqu'il y a débats sur un budget. Or, Rama Sithanen présentera un budget supplémentaire de Rs 335,822,238 millions pour l'exercice 2007/2008. C'est le ministère de la Santé qui se taillera la part du lion de ces dotations additionnelles avec Rs 181,120,758 millions.

Les autres dotations sont comme suit : ministère de l'Agro-Industrie (Rs 38,816,134 millions) ministère du Tourisme (Rs 24,050,676 M), Transport Intérieur (Rs 18,903,678 M), Affaires Étrangères (Rs 18,788,012 M), Prisons (Rs 13, 418,437 M), Commerce (Rs 13,324,840 M), Central Tender Board (Rs 8,425,048 M), Jeunesse et Sports (Rs 6,163,893 M), Arts et Culture (Rs 4,239,848 M) Bureau de l'Audit (Rs 4,219,828 M), Assemblée Nationale (Rs 2,426,081 M), La Commission des Droits de l'Homme (Rs 1,840,048 M) et le bureau de l'Ombudsman (Rs 84,193 M).

Autre projet de loi qui sera débattu, mardi, le Judicial Provisions Bill présenté par l'Attorney General, texte qui vise à renforcer les amendes et peines d'emprisonnement pour divers délits comme les délits sexuels. Il donnera aussi la possibilité à la Cour Intermédiaire et aux cours de district d'infliger des peines plus sévères. Rama Valayden en profite aussi pour abolir les peines fixes. Il rétablit ainsi les pouvoirs discrétionnaires des tribunaux de décider par eux-mêmes.

L'on note en première lecture, le Equal Opportunities Commission Bill - texte qui crée une Equal Opportunities Commission qui serait appelée à trancher dans des cas de discrimination sur la base du sexe, de l'orientation sexuelle, de la couleur de la peau, de la race et de la caste.

Autre texte qui sera présenté en première lecture seulement, The Lavims (Project Implementation) Bill qui réglemente les études cadastrales. Il est inscrit au nom du ministre du Logement, le Dr Abu Kasenally.


Ça va se savoir

Congrès du PTr: les centres sociaux sollicités

Les préposés affectés aux centres sociaux ont été étonnés de recevoir depuis vendredi des cartes du Parti Travailliste les invitant à tout faire pour remplir les bus qui, ce matin, seront mis à proximité de leurs centres respectifs pour le ramassage de 25 personnes au moins en vue de les transporter au Centre Swami Vivekananda de Pailles où se tient le congrès annuel du PTr. Il est aussi indiqué sur ce carton d'invitation que chacune des 25 personnes qui entreront dans le bus aura droit à un "refreshment voucher". Les employés de ces centres qui se considèrent fonctionnaires ont décidé d'alerter leur syndicats pour connaitre la marche à suivre. Les rabatteurs du Ptr qui étaient à pied d'oeuvre dans l'Ouest, hier, ont invité les gens à venir à ce congrès qui, pour la circonstance, a été rebaptisé "fête de l'amitié".

Mobilisation générale

Toujours en marge du congrès de ce matin, ministres et députés travaillistes ont été à pied d'œuvre cette dernière semaine pour faire le plein. A Quatre-Bornes, Rama Sithanen et Nita Deerpalsing ont battu le rappel des troupes depuis le week-end dernier, le ministre des Finances a ainsi été vu, samedi, en train de faire du porte à porte à l'avenue Ollier à Quatre-Bornes pendant que des femmes vêtues de mauve se rendaient à une réunion du MMM dans la localité.

Nouvelle récompense pour Zul

Promotion pour Zul Ramiah. Après avoir enfin obtenu l'année dernière sa récompense en échange de son soutien actif à l'Alliance sociale aux dernières élections générales sous la forme, d'abord, de la présidence de la MASA et un poste de relations publiques à la Mauritius Tourism Promotion Authority, à Londres, Zul Ramiah a, depuis peu, été fait Officier in charge du bureau de la capitale britannique avec tout ce qui va avec en termes d'allocations et autres avantages. De quoi inspirer une autre sirandane.

Mahen Gowressoo insatisfait de la SEHDA

En panne, ces derniers cinq mois, depuis le départ de son ancien directeur, Vijay Ramgoolam, la SEHDA a été secouée par le nouveau ministre de tutelle Mahen Gowressoo. Lors d'une réunion, si le ministre a été très attentif aux griefs exprimés par les employés, il n'a pas non plus manqué de déplorer que cet organisme censé aider les PME ne soit pas à la hauteur. Il leur a demandé des résultats concrets à brève échéance.

Licenciement de syndicalistes à MT: Alan Ganoo revient à la charge au Parlement mardi

Le premier député de Savanne/Rivière Noire, Alan Ganoo reviendra à la charge, mardi prochain, au Parlement sur le dossier de licenciement de deux syndicalistes à Mauritius Telecom. Il évoquera, à l'ajournement des travaux, toute la question de "dismissal and reinstatement of the two employees of Mauritius Telecom". C'est une bonne opération du député dans la mesure où il réussit à porter de nouveau cette affaire à l'Assemblée Nationale malgré le fait qu'il n'y aura pas de Question Time étant donné que Rama Sithanen présente un budgetsupplémentaire pour 2007/2008.



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