m a g a z i n e WEEK-END --- dimanche 16 novembre 2008



  Prix du roman 2008 - Aucun lauréat mais bel hommage à Jean-Fanchette
  Rencontre - Le Clézio : La nécessité de la relation interculturelle
  Ecrits - Le Clézio et la traversée des signes
  Patrimoine - "Malcom's paintings back to Mauritius"
  Au Centre Culturel Charles Baudelaire - Jeanine Cammilleri de la GLFF: "La franc-maçonnerie est une formidable école d'éveil…"
  Lancement - "No Man is an Island:
  Les 21, 22 et 23 novembre - Une série d'activités pour l'anniversaire d'Indradhanush
  Portrait - Victor Bongi Sibeko: "La bonne communication est le contraire de la propagande"
  Artisanat et espèces végétales - Le savoir-faire qui embellit le vacoas
  Santé - Manger léger cet été
  Masso-kinésithérapie au Centre Loïs Lagesse - Le toucher : un autre regard sur la vie
  L'harmonie après 60 ans - Leur petite part de bonheur
  Reggae Dancehall Festival 09 - Entre Jimmy Cliff et d'autres pointures, le choix est large
  Chanson du patrimoine - ABAIM fer kado Banane...
  Disparition de Myriam Makeba - La "Mama Afrika" laisse un grand vide
  Festival kreol 2008 - Fête "grandiose" annoncée
  Le 28 novembre au Lakepoint - Debojit Saha en concert pour le VIH/Sida
  Photokina Cologne 2008 - A l'ère de la photo intelligente
  Cuisine traditionnelle - A la faveur de l'authenticité
  Cinéma - Fermeture des salles de cinéma fin janvier en raison du piratage
  Cinéma — A l'affiche - Dostana
  Cinéma - EMI
  Cinéma - Un jour peut-être


Prix du roman 2008

Aucun lauréat mais bel hommage à Jean-Fanchette

La 4ème édition du Prix Jean-Fanchette a brillé par l'hommage rendu au grand poète mauricien, "homme d'amitié," en l'absence de lauréat pour manque de "qualités requises pour une publication" par le jury présidé par le dernier Nobel J.M.G Le Clézio. Le jury a, en revanche, salué l'abondance de la production littéraire du sud-ouest de l'océan Indien en espérant que le Prix continuera à encourager la création littéraire de notre région. La soirée s'est déroulée vendredi à la salle du Conseil Municipal de Beau Bassin-Rose Hill.

On a parlé de lui sur la foi du souvenir et avec l'appui de textes lus par Jemia et Jean-Marie Le Clézio; du moins on a pu voir par là que le rayonnement de Jean Fanchette demeure. Tel éclairage de Philippe Rey, éditeur à Paris et qui a édité le grand poète, a montré un homme d'amitié dont les liens de vérité sont encore intactes aujourd'hui. Philippe Rey a connu Jean Fanchette dans les années 80. Il incarnait, dit-il, "la douceur, la vivacité espiègle du mauricien..." Philippe Rey a évoqué quelques épisodes du parcours de Jean Fanchette : la rencontre avec Henry Miller et Anaïs Nin, la création de la revue bi-lingue "Two Cities" et la publication d'un volume posthume l'Ile Equinoxe après le décès du poète en 1992.

J.M.G a rendu le poète à la poésie et l'homme à son humanité. Il a parlé du voyage comme point commun entre Rimbaud et Jean Fanchette. Rimbaud a bouleversé la langue française et a ensuite voyagé. Jean a fait le voyage inverse. Il a chosi de voyager pour devenir quelqu'un d'autre. Le Clézio a parlé de deux aventuriers qui se rencontrent dans la valeur des mots, des mémoires qui se fondent sur la jeunesse, de l'appétit de la vie et du goût des sensations liées à l'enfance. Témoignages, lectures de textes : le public s'est retrouvé en présence de fragments de miroir dont chacun reflète un aspect particulier de Jean Fanchette, enfant de Rose-Hill. L'exil du poète condamné à une Identité Provisoire, titre d'un recueil de 1965 : "Je vous l'ai dit je ne suis pas d'ici/ le jeu sourd de mes muscles me l'apprend chaque jour..."

Lisez ses poèmes, ils sont d'actualité... l'identité c'est savoir qui nous sommes, a conclu Le Clézio.

Il continuera à présider le Prix Jean-Fanchette, sauf si le statut et l'organisation de ce prix demande un changement, a-t-il déclaré la veille de l'événement. Le jury qu'il a présidé pour l'édition 2008 a encouragé deux auteurs dans leur travail d'écriture en attribuant à chacun une mention. Il s'agit de Mme Pyndiah Vidyawatee pour son texte Les gens comme les autres et Bruno Clifford Cunniah pour Les intermittences de l'aube.


Rencontre

Le Clézio : La nécessité de la relation interculturelle

Du Morne, ce monument entré au patrimoine mondial de l'humanité "très utile pour nous rappeler une histoire trop longtemps cachée" J.M.G Le Clézio parle un peu de lui-même, de son Nobel, et beaucoup d'interculturalité. L'écrivain adhère totalement au projet d'un institut interculturel pour la paix mais décline le projet de donner son nom à la Bibliothèque nationale "honneur réservée aux personnes décédées". Le Clézio semble justifier l'idée que "le prix Nobel c'est juste un micro qu'on me donne pour parler plus fort". Il a rencontré la presse jeudi à l'hôtel le Paradis.

"Il y a une sorte de voix multiples qui s'expriment à Maurice... dans la littérature il y a des évidences de l'interculturalité... Maurice a cette qualité d'être une terre de liberté pour des œuvres originales dans une langue très forte", affirme J.M.G Le Clézio. La nécessité de la relation interculturelle et l'intensité de la création restent la valeur ultime de sa démarche. L'écrivain franco-mauricien rappelle ce qui scande sa trajectoire : "Mon identité mauricienne est une part très importante de ma personne... j'utilise la langue française, je comprends le créole... je suis redevable à Maurice de ce regard porté aux autres cultures... je suis très sensible à cette nécessité de la relation interculturelle..." Le Clézio fait aussi référence à sa forme de pensée et à son inspiration mauricienne : "...les origines ne me passionnent pas véritablement... c'est plutôt comprendre qui je suis... Maurice fait partie de mon éducation. J'ai été élevé en France par des parents mauriciens... mon grand-père parlait créole... j'écris avec ce bagage-là..." Evoquant la différence, la bulle mauricienne dans la ville de Nice pendant son enfance, l'écrivain dit que c'est cette difficulté d'être différent qu'il écrit. Le Clézio situe, par ailleurs, la littérature mauricienne en citant des écrivains de langues différentes : Dev Virahsawmy, qui écrit en créole, Edouard Maunick, en français, avec un rythme créole, Robert Edward Hart, poète très influencé par la philosophie indienne, Abhimanyu Unnuth, Carl de Souza, Ananda Devi, qui parle de la situation des femmes. Le dernier Nobel met en avant les points communs aux écrivains mauriciens: la référence au devenir de Maurice, la situation politique et sociale...

Le Clézio a aussi parlé de sa consécration comme une reconnaissance "quelque chose qui vous donne une justification intérieure". Les écrivains écrivent dans la solitude. les réponses apportées par les lecteurs et les récompenses donnent du réconfort, a-t-il ajouté. Et de mentionner "la médiocrité envieuse" de ceux qui ont critiqué sa récompense.

Je ne peux accepter un tel projet...

Le Clézio a décliné le projet des autorités de donner son nom à la Bibliothèque nationale : "J'ai été très étonné par ce projet... D'habitude, on s'adresse à des personnes décédées... Il faut honorer la mémoire d'un écrivain mauricien, d'un poète décédé..."

En revanche, le dernier Nobel est en faveur d'un institut interculturel de la paix pour favoriser les échanges entre groupes humains. L'idée est lancée. "C'est un projet admirable auquel j'adhère totalement", dit l'écrivain. Issa Asgarally, l'initiateur du projet, a ajouté que cela vise à transcender le monoculturalisme. Autre projet évoqué par l'écrivain : celui de sa femme Jemia, qui rêve de créer un tribunal international de l'écologie et du droit des peuples de disposer d'eux-mêmes.

Il ne faut pas supprimer la commémoration de l'abolition de l'esclavage

"Je suis très heureux d'apprendre que le Morne a été inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO", a déclaré Le Clézio. Une inscription qui tombe à un bon moment alors qu'on parle en France de supprimer certaines dates commémoratives. "S'il y a une commémoration à ne pas supprimer en France, c'est celle de l'abolition de l'esclavage." Il est très important de dire la vérité, a déclaré l'écrivain. L'inscription du Morne est très utile pour nous rappeler une histoire trop longtemps cachée. Le Clézio a ajouté qu'il faudrait même élever un monument à Port-Louis à la mémoire de Ratsitatane.

L'écrivain a annoncé dans son intervention son prochain livre écrit sur une très longue journée: "Le passé, le présent, le futur, tout es là..." Évidemment, la source d'inspiration est mauricienne.


Ecrits

Le Clézio et la traversée des signes

La consécration de Le Clézio est une chance formidable pour la littérature mauricienne, écrit Khal Torabully. Le Clézio nous montre la voie de l'imaginaire et de la mise en relation des identités multiples, qui est potentiellement notre héritage mauricien. Voici le texte intégral du poète Khal pour saluer le dernier Nobel.

Le Clézio, le dernier Nobel n'est pas cet errant qui s'égare sans profondeur ou sans but dans les cultures ou les lieux. Il est un passeur d'imaginaires, un liant de signes qui se joue des frontières. Et en les cherchant dans divers lieux de la terre, il mêle des discours, des paroles, des langages qui sont sous-tendus par un référent commun : le texte obsédant d'une humanité qui varie sur le mode de ses ressentis, de son élaboration culturelle face au réel. Mais aussi dans une sorte de mouvement fluide, permettant d'agglutiner les dires et faire que d'un espace à un autre, les mêmes paradigmes (migrations, liberté, rêve d'un monde meilleur, la confrontation entre l'individu et la société, la nature menacée, la dénonciation de l'oppression, l'exil, le déracinement culturel, la globalisation, la sauvegarde des cultures traditionnelles…) trouvent des voix/voies divergentes et complémentaires.

Ecrire l'altérité en s'écrivant

En s'écrivant, lui qui se sent " déplacé ", il développe une écriture nomade, forcément en prise avec la nature dans ses langages intimes et avec l'altérité dans ses mémoires plurielles. On n'accorde pas sa voix aux autres si l'autre n'est pas déjà un paysage inscrit en soi.

On se rappelle, par exemple, que dans L'Africain, il va, à 6 ans, à la rencontre de son père mythique en Afrique de l'Ouest, voyage crucial qui est inséparable de cette quête et cette construction de la mémoire essentielle qui parcourt l'œuvre du dernier Nobel de Littérature. Le voyage leclézien, dans cette optique, met en relation un corps qui expérimente le récit, authentifie la narration en s'inspirant de la mémoire du lieu, des gestes des peuples - les Aroussiliyne au Maroc, les indiens au Nouveau-Mexique, les africains, les engagés ou coolies - sans réduire l'autre à être un " exotique ". S'il commence souvent par un texte écrit par un autre, Le Clézio poursuit son écriture au contact de la réalité et la vie. Les signes lus sont alors remis dans une perspective thématique que Le Clézio développe dans ses romans, et ils obéissent à sa vision du monde nomade, sensible, respectueuse.

Le Clézio et l'engagisme

Parallèlement à l'histoire de son grand-père et de Rimbaud, Le Clézio suit magistralement les coolies qui fuient la révolte des cipayes, la disette… pour s'exiler vers cette île que ses ancêtres ont foulée. Il utilise chaleureusement le lexique hindi et bhojpuri, mâtinant la langue française de termes proches de l'imaginaire et de l'histoire de ces sans-voix. Il est important de signaler que les mots " étrangers " sont cités dans la narration de l'auteur franco-mauricien, comme faire valoir et comme symbole d'un statut conféré à l'autre dans sa parole propre. Mais ce qu'il nous est aussi donné à comprendre, c'est que Le Clézio s'identifie à l'exclu de la mémoire, de l'histoire, qu'il " s'autochtonise " aussi en quelque sorte, rompant du coup avec une vision dominante de l'Histoire et de l'écriture. Il honnit " la prétention du centre " des cultures dominatrices, mettant le centre en mouvement, le relativisant dans la mouvance des imaginaires et des cultures dites périphériques. Par exemple, dans Le Rêve mexicain, Le Clézio renverse la donne coloniale, en mettant au centre de la civilisation la culture aztèque dominée, et la culture des dominants espagnols du côté de la férocité d'une conquête motivée par la cupidité.

Dans ce basculement, Le Clézio prend fait et cause : lui-même souffrant dans l'identité, " exilé " de l'île Maurice à Nice, il se conçoit comme aux antipodes du courant dominant, auquel il oppose une vision complexe et composite du monde, rétablissant le lien avec la nature. De fait, il établit une quête du paradis perdu sans cesse dans les ailleurs, chez les marginaux ou oubliés de l'Histoire, où il cherche une partie de lui-même, et cette harmonie avec la nature et l'environnement mental que le libéralisme a abîmés. Le Clézio est partisan de la circulation des paroles, surtout celles des vaincus, pour que l'Histoire, fictionnalisée ou non, soit l'espace où une catharsis planétaire puisse s'opérer, entre aztèques, coolies ou esclaves et, en coin de mire, ceux qui ont opprimé. En ce sens, Le Clézio accomplit une traversée de textes et aussi une traversée de signes de l'autre dans sa cosmogonie et culture.

Les leçons à retenir

La consécration de Le Clézio est une chance formidable pour la littérature mauricienne, celle en gestation, celle encore à surgir. Car elle met en avant une poétique corallienne, une esthétique du Divers qui ne saurait être étrangère à l'histoire de Maurice. Le désir d'histoire de Le Clézio traduit notre relation en souffrance avec l'écriture de celle-ci, car la diversité de peuplements de cette île, source de richesse incontestable, est encore à ses balbutiements discursifs. L'île doit se prévaloir d'une mise en relation de ces imaginaires et mémoires à l'intérieur même du pays, afin qu'elle soit le prélude à la mise en relation aux imaginaires du monde. Sans en faire une caractéristique particulièrement mauricienne - car les littératures du monde foisonnent de ces traversées des signes.

Le Clézio nous montre la voie de l'imaginaire de la mise en relation qui est potentiellement notre héritage mauricien : ne sachant pas souvent où sont enterrés nos arrière-grands parents, nous sommes condamnés à les inventer, à les fictionnaliser dans les ailleurs qui s'offrent à nous. Ce faisant, notre aîné me fait penser à un autre mauricien sans frontières, Malcolm de Chazal, qui se disait nègre et hindou, swendenborgien et surréaliste déiste, lémurien et poète universel.

L'auteur mauricien ne peut pas être un porte-parole de visions étriquées. Il doit être en rupture avec les idéologies d'enfermement et conjuguer la relation, les ailleurs, car c'est lui qui peut encore ouvrir la voie à des mondes inouïs, nés des mises en présence des imaginaires aussi disparates, en apparence, que ceux que Le Clézio a brassés, pour nous convaincre qu'il n'est pas un errant mais un agglutinant des cultures, à l'image du corail qui est à la fois plancton mouvant et structure enracinée. Le Clézio nous ouvre à cette complexité, loin de l'identité " figée ", en homme libre respectant les altérités qui sont le miroir de sa propre présence au monde.

Que le pays prenne donc l'opportunité du Nobel de Le Clézio pour se réconcilier avec les choses de l'esprit et de l'art, pour rehausser son développement économique, pour l'humaniser, pour rompre avec son vieil enracinement utilitariste. Les récentes crises bancaire et alimentaire, toutes deux liées à la spéculation sans âme, devraient nous aider à aussi " investir " en nous-mêmes, à créer un devoir d'épanouissement du mauricien, en non seulement une course pour l'enrichissement. Il nous appartient de ne pas laisser passer cette consécration de Le Clézio, qui est aussi celle de notre littérature et de notre capacité d'imaginer. Jean-Marie, merci de ce Nobel !


Patrimoine

"Malcom's paintings back to Mauritius"

La princesse Indira Devi Dharajgiriji de l'Etat d'Hyderabad effectue ces jours-ci son quatrième séjour à Maurice en quarante ans. Objectif principal de ce dernier déplacement : remettre à l'Etat mauricien les peintures que Malcom de Chazal lui avait offertes en 1968.

C'est au lendemain de l'indépendance que la princesse Indira Devi Dharajgiriji de Hyderabad avait fait la connaissance de Malcom de Chazal. Lors de son premier séjour, organisé dans le cadre d'une visite de la Rajya Sabha de l'Inde, la princesse, qui est également poétesse, avait demandé à rencontrer les artistes et écrivains mauriciens. Le Dr Kissoonsingh Hazareesingh, secrétaire du Premier ministre, avait alors arrangé une rencontre entre la princesse et l'un des plus célèbres artistes de l'île Maurice, Malcom de Chazal. Interrogée par Week-End en 2006, la princesse avait décrit en ces termes sa rencontre avec le poète mauricien : "Il était indéniablement un grand intellectuel qui avait beaucoup lu. Il parlait beaucoup de lui, de son œuvre, de sa peinture et de sa vision du monde. Il avait un niveau de pensée exceptionnel et des théories révolutionnaires, en tout cas, très en avance sur son temps, ce qui explique qu'il n'était pas compris par la majeure partie de ses contemporains. Il était, comme le sont les êtres exceptionnels, passionnants et passionnés avec des contradictions. Il disait ne pas avoir besoin de décorations tout en voulant être reconnu pour ses pensées et ses écrits et aimait, par ailleurs, la publicité. " Au cours de cette même rencontre avec Week-End, la princesse avait raconté sa découverte des peintures de Malcom de Chazal. "Il m'a ensuite emmenée dans une partie de l'hôtel où il peignait, m'a montré quelques-uns de ses dessins et m'a demandé de lui dire ce que j'en pensais. Je lui ai dit que j'étais incapable de le faire et il m'a demandé de choisir une de ses peintures, qui, à mon avis, se ressemblaient toutes. J'en ai choisi une et il m'a demandé la raison de mon choix. Diplomatiquement, je lui ai dit que cette peinture me rappellerait mon passage au Morne et surtout ma rencontre avec Malcom de Chazal. Il a semblé très satisfait de ma réponse et m'a dit : "Ah je vois que vous comprenez ma peinture", et m'a offert plusieurs autres peintures en me demandant à chaque fois de lui dire ce que j'en pensais. Il a été satisfait de mes réponses et je suis repartie avec, je crois, une demi-douzaine de peintures." Quarante ans plus tard, la princesse considère que ces peintures constituent un trésor artistique inestimable qui fait partie du patrimoine mauricien. C'est pour remettre ces peintures à l'Etat mauricien que Srimati Indira Devi se trouve actuellement à Maurice. Elle souhaite que ces peintures soient exposées dans des endroits qui permettent au maximum de Mauriciens de pouvoir les admirer. "Je ne voudrais pas que ces peintures soient conservées dans des armoires fermées, mais exposées en pleine lumière, comme elles le méritent." Elle souhaite offrir ces peintures à travers l'Etat mauricien aux institutions locales suivantes : Le Réduit, le bureau du Premier ministre, l'Assemblée nationale, le musée qui se trouve au jardin des Pamplemousses et la municipalité de Port-Louis. La princesse indienne envisage également d'offrir deux peintures de Malcom de Chazal au musée du Louvre et à celui des arts modernes, à Paris.

Cette décision d'une princesse étrangère de restituer les peintures de Malcom de Chazal à son pays natal met en exergue le fait que Maurice perpétue mal - ou pas du tout - la mémoire d'un de ses plus illustres fils. Sait-on, par exemple, que la fondation Malcom de Chazal, créée par un vote au Parlement pour perpétuer l'oeuvre du poète-peintre, est sans comité de direction depuis que le précédent a été révoqué après les élections de juillet 2005 ?


Au Centre Culturel Charles Baudelaire

Jeanine Cammilleri de la GLFF: "La franc-maçonnerie est une formidable école d'éveil…"

Jeanine Cammilleri, Grande Maîtresse Adjointe de la Grande Loge Féminine de France (GLFF), a animé une conférence publique sur le thème "La Grande Loge Féminine de France, ses principes et ses valeurs", lundi après-midi, au Centre Culturel Charles Baudelaire à l'invitation de la loge féminine mauricienne Rose de L'Aurore.

Dans ses propos tenus devant un auditoire attentif (qui n'a pas hésité à poser des questions à l'issue de l'exposé) Jeanine Cammilleri a surpris en présentant une image différente, voire attrayante de la franc-maçonnerie en la décrivant comme une institution ouverte à tous, puisque démocratique, bien qu'un certain bagage intellectuel est un atout pour celui ou celle qui veut y adhérer. Et loin d'être une société secrète fermée, elle s'engage pleinement dans les débats qui animent la société civile et l'Eglise.

Faisant table rase des stéréotypes du genre race, classe, sexe, etc la franc-maçonnerie se positionne comme un espace de convivialité et d'accueil où l'initié/e apprend l'écoute et le silence pour permettre à l'autre de s'exprimer et à s'épanouir. De ce fait, la Grande Loge Féminine de France s'attache à rassembler des femmes de tous les horizons, de toutes conditions et toutes cultures. Chacune est libre de ses convictions religieuses ou politiques, du moment qu'elle les garde pour elles en loge. Mais cela ne signifie nullement que les adhérentes sont confinées à l'inaction et à l'inertie, la franc-maçonnerie se nourrissant d'une tradition qui veut qu'elle soit active, et non seulement spéculative.

Un activisme de bon aloi fait partie de l'idéal de la GLFF qui est, selon l'article 1 de sa Constitution," la recherche constante et sans limite de la vérité et de la justice dans le respect d'autrui", afin de contribuer au "perfectionnement de l'humanité". Ainsi, la GLFF s'engage activement dans les débats citoyens: laïcité, parité, lutte contre les discriminations, bioéthique, accompagnement de fin de vie, avortement… En tant qu'association représentative d'un courant de pensée, elle intervient dans des colloques et est régulièrement auditionnée par les acteurs institutionnels sur des sujets de société, dès lors qu'ils ressortissent de ses valeurs fondatrices. Ainsi a été créé l'Institut Maçonnique Européen comme un corps consultatif, au même titre que les églises. Le GLFF a un statut de OING (Organisation Internationale Non-Gouvernementale) auprès de l'Union Européenne.


Lancement

"No Man is an Island:

The Irish Presence in Isle de France/ Mauritius, 1715-2007" de Serge Rivière

Le Premier ministre, Dr Navin Ramgoolam, qui fait partie de quelque 150 médecins mauriciens à avoir eu leur formation en Irlande, a eu le privilège de lancer le dernier ouvrage en date du Professeur Marc Serge Rivière, "No Man is and Island: The Irish Presence in Isle de France/Mauritius, 1715-2007", à la Bibliothèque Carnegie à Curepipe. De nombreux compatriotes qui ont étudié en Irlande, de nombreuses personnalités qui ont des liens avec l'Irlande, d'Irlandais habitant Maurice, de conjoints de ces Irlandais, de représentants des Lorettes et des collèges St. Esprit et St. Joseph et bon nombre d'amateurs d'histoire, étaient présents au lancement de ce livre qui marie si bien histoire, souvenirs et actualité.

Ce nouveau livre est sans doute la première étude culturelle et historique de son genre, consacrée entièrement aux Irlandais à Maurice. Son style agréable le rend accessible aux étudiants, aux chercheurs, aux historiens et au grand public mauricien en général. On y trouve des profils d'une série de personnages historiques et modernes, originaires d'Irlande, dont les Mauriciens connaissent les noms sans bien connaître leur histoire et leurs accomplissements. Cette étude où la rigueur d'historien du Professeur Rivière se confirme, se fonde sur des matériaux inédits qui proviennent des archives et bibliothèques irlandaises et européennes.

Dans son allocution de circonstance, le Professeur Rivière a justifié son intérêt pour une telle étude. "Several scholars have studied our national debt to immigrants from other countries; Drs Teeluck and Reddi have analysed the Indian Diaspora; Dr. Huguette Ly-Tio-Fane, Dr. Marina Carter and Joseph Tsang Man Kin have published extensively on the Chinese Diaspora; early French and British settlers have been the subject of many studies; Drs Chan Low and Duyker have explored the Dutch period. And of course, our African heritage has recently been given international recognition when Le Morne obtained the status it so richly deserved." a-t-il observé avant de souligner que "the contribution of Irish-born individuals and groups was sadly neglected, and that Administrators, Governors, soldiers, politicians, members of religious orders, sportsmen, writers and artists, had not left their mark sufficiently on our cultural memory." Le nouvel ouvrage de Professeur Rivière, publié aux Ediions de l'Océan Indien et qui se vend à Rs 450 en librairie, vient pallier à ce manquement.


Les 21, 22 et 23 novembre

Une série d'activités pour l'anniversaire d'Indradhanush

Dans le cadre de la commémoration du 20ème anniversaire du magazine trilingue Indradhanush, la Indradhanush Sanskritic Parishad a prévu une série d'activités les 21, 22 et le 23 novembre, à son siège, Beau-Bassin.

Le 21 novembre, à 17 h, aura lieu l'ouverture d'une exposition par le Chief Guest, le PM, Navin Ramgoolam, le maire de Beau-Bassin/Rose-Hill, Ramalingum Maistry et sa majesté, Rajkumari Saheba Indira Devi, de Hyderabad. Seront exposés, 300 livres en hindi, des journaux, magazines, journaux et périodiques publiés de 1920 à ce jour. L'exposition comprend également des photos rares et des documents sur la promotion de l'hindi à Maurice écrits par sir Seewoosagur Ramgoolam, le pandit Atmaram, swami Swatantranand, le Dr Jhugroo Seegobin, Madhukar Bhagat, Sahadeo et Basdeo Bissondoyal, Mohunlall Mohit, entre autres.

Le samedi 22 novembre aura lieu le lancement de deux livres, An introduction to the Hindu Faith de John de Lingen, Pahlad Ramsurrun Sahitya Marmej and Ithas Veta, édité par le Dr Rajendra Singh Kushwaha et le Dr Bhavanilal Bharatiya. Aura lieu également, le lancement d'une édition spéciale du magazine Indradhanush édité par Pahlad Ramsurrun et dans l'après-midi, l'ouverture d'un séminaire sur le creative writing.

Le dimanche 23 novembre aura lieu l'ouverture d'un séminaire sur le hindi journalism.

Ces activités sont organisées en collaboration avec Arya Sabha, le Hindi Pracharini Sabha, le Human Service Trust et le Hindi Speaking Union.


Portrait

Victor Bongi Sibeko: "La bonne communication est le contraire de la propagande"

A été lancé vendredi de la semaine dernière au Gold Crest en présence du président de la République, la Public Relations and Communication Professionnal Association( Mauritius). Assistait à cette cérémonie de lancement Victor Bongi Sibeko, président de la Public Relations Institute of Southern Africa, dont voici le portrait.

Victor Bongi Sibeko est donc le president de la Public Relations Institute of Southern Africa, l'institution qui veille au respect du code d'éthique en matière de relations publiques en Afrique du Sud. Au départ Victor Bongi Sibeko voulait devenir médecin, mais la situation politique dans son pays le contraignit à changer d'orientation professionnelle. "Je ne le dis pas avec un esprit de revanche mais je réponds à votre question en faisant une constatation. A l'époque de l'apartheid, les Noirs ne faisaient pas forcément ce qu'ils avaient envie et pas uniquement au niveau des études en Afrique du Sud. Les conditions politiques et économiques de l'époque ne m'ont pas permis de faire des études de médecine. Je me suis consolé, si on peut dire, en faisant des études dans le domaine para-médical, après avoir exercé plusieurs métiers et j'ai attéri dans le management au Johannesburg Emergency Management Services." A partir de là, il se lance dans l'étude du management des relations publiques et la communication en accumulant diplômes et expériences professionnelles pour finalement être nommé responsable de la Communication au Metropolitan Retirement Association, après avoir occupé plusieurs postes de responsabilité dans diverses entreprises. Membre du conseil d'administration de la PRISA depuis cinq ans il en a été élu le président en juillet de cette année. Il est le quatrième président noir de cette institution qui existe depuis un demi siècle, comme le souligne son CV. Pourquoi ? " C'est un fait qui doit être souligné pas à cause de moi, mais parce qu'il est important dans l'Afrique du Sud d'aujourd'hui que l'on sache que les choses sont en train de changer positivement, à tous les niveaux de la hiérarchie." Souligner ce fait serait donc une forme de communication ? "Oui, c'est une forme de communication positive qui s'inscrit dans le processus du nation building de mon pays." Victor Bongi Sibiko représente la PRISA sur le comité national chargé d'organiser la coupe du monde de football qui aura lieu en 2010 en Afrique du Sud. Et il a des choses passionnantes à dire à ce sujet. Nous aurons l'occasion de parler de cet événement sportif avec lui dans notre prochaine édition. Pour cette semaine nous l'avons interrogé sur la communication et les relations publiques en commençant par lui demander de définir ce métier de plus en plus répandu et celui qui le pratique. "C'est un professionnel chargé de veiller à ce que les relations soient excellentes au sein de l'entreprise et que la communication passe bien entre les différents acteurs. La communication est essentielle pour la bonne marche d'une entreprise. En interne elle permet aux employés informés de la stratégie et de la situation au jour le jour de participer activement, de s'impliquer totalement dans le fonctionnement de l'entreprise. En externe la communication permet de faire connaître la politique de l'entreprise et d'entretenir son image de marque." Restons un moment sur cette image publique devenue primordiale dans cette ère de la communication tous azimuts. Parfois, face à certaines opérations médiatiques, on pourrait croire que pour les directions d'entreprises la "bonne" communication consiste surtout à vendre une image parfaite. Celle du ou des responsables toujours souriants et sympathiques. Pour ce faire certains n'hésitent pas à retoucher l'image pour quelle soit bien perçue, ce qui peut ressembler à de la réclame, pour ne pas dire de la propagande. "Je suis obligé de reconnaître que cette tendance vers l'image retouchée existe en soulignant tout de suite que c'est un travers de la profession. Cette tendance est le résultat de stratégies de communication mal faites, en tout cas pas faite de manière professionnelle. Le responsable de la communication n'est pas là pour fabriquer une fausse image, ça c'est le travail des "spin doctors" qui travaillent sur des coups, sur une campagne médiatique, bien souvent pour corriger quelque chose de mal fait. Pour essayer de ratrapper une erreur, une stratégie qui a foirée. Le travail du professionnel c'est de bâtir une image reposant sur la réalité de l'entreprise et de la montrer, pas de la vendre. De toutes les manières les images fausses ou très retouchées ne durent pas très longtemps. La bonne, la vraie communication est le contraire de la propagande ou des théories des spin doctors et doit respecter une certaine éthique." Mais j'imagine qu'il doit exister des chefs d'entreprises qui confondent image et réclame pour essayer de vendre un service ou un produit ? " Cela existe partout dans le monde. Pour ne pas être victime de cette situation le professionnel doit dès le départ, tracer des lignes et faire bien comprendre son rôle, ses responsabilités et ses limites au sein de l'entreprise et mettre en avant le code d'éthique de sa profession qu'il ne saurait violer." Est-ce qu'en Afrique du Sud l'éthique est respectée dans le domaine de la communication ? "Comme partout dans le monde nous avons une majorité de professionnels qui fonctionnent selon un code de conduite adopté par la profession et malheureusement quelques uns qui travaillent différemment. C'est pour adopter les règles et les codes de conduite au sein de la profession et veiller à leur respect que La Public Relations Institute of Southern Africa a été crée. Faire respecter l'éthique et appliquer les règles de bonne gouvernance est un combat de longue haleine essentiel. Surtout dans un monde où la bonne image, la réputation sont fondamentales." Quelle est la frontière entre communication et propagande ? "La propagande consiste à vanter, à attribuer des qualités qu'il ne possède pas à une entreprise ou un produit tandis que la bonne communication est basée sur des faits exacts, vérifiables." Est-ce que tous les responsables de communication respectent la bonne définition ou utilisent la propagande si les employeurs le leur demande?"Certains employeurs peuvent confondre entre les deux mais le vrai professionnel doit savoir tracer des lignes claires et surtout respecter le code de conduite qui gouverne la profession. C'est ce qui explique l'importance d'organismes professionnels comme la PRISA en Afrique du Sud et de la toute jeune Public Relations Communications Profesionnal Association of Mauritius, dont je suis heureux d'assister à la naissance officielle. Mon organisation soutient cette démarche. Chaque pays a besoin de ce genre d'associations pour veiller au bon fonctionnement de la profession non seulement pour la faire mieux respecter par les autres mais également par les membres de la profession en interne. Les pays qui sont en train de se construire comme Maurice et l'Afrique du Sud ont besoin d'associations de professionnels qui ont un rôle déterminant à jouer dans les processus décisionnel et la planification stratégique. Nos associations ont, par ailleurs, un rôle fondamental à jouer dans les projets ayant trait à la responsabilité sociale de l'entreprise." Victor Sibeko œuvre depuis longtemps dans ce domaine en Afrique du Sud. " C'est un volet des relations publiques qui est en train d'avoir une importance grandissante. Les professionnels doivent de plus en plus amener leurs employeurs à adopter une approche globale plus inclusive et à tenir en compte lors de la prise de décisions du concept de développement durable et de la participation au nation building. Comme vous le voyez nous sommes très loin de la réclame dont vous me parliez tout à l'heure."


Artisanat et espèces végétales

Le savoir-faire qui embellit le vacoas

L'artisanat de la côte sud trouve ses racines dans la tradition. A le Bouchon, on natte depuis l'époque de la fabrication des sacs de charbon de terre en vacoas. Chaque génération a transmis une nouvelle créativité à la vannerie jusqu'à l'amener à l'industrie culturelle. Les Félicité, artisans de la région, ne se sont pas contentés de préserver un acquis culturel, mais l'enrichissent en adaptant l'héritage légué par leurs grands-parents à la demande de la société moderne. Visite chez ces artisans dont la main révèle la matière précieuse : le vacoas, espèce endémique de Maurice.

L'artisanat à le Bouchon est bien vivant et riche. Judex Félicité, 54 ans nous dit que sa propre mère travaillait le vacoas. A l'époque, c'était essentiellement pour fabriquer les "tente bazar" qu'on portait sur la tête. Il a vécu dès l'enfance dans l'odeur du vacoas et des paniers tressés. Aujourd'hui, Judex et sa petite famille ont pris soin de planter le vacoas autour de leur maison. Ils ont à portée de main les végétaux, matériaux naturels pour révéler leur savoir-faire. Les produits de l'artisanat sont l'une des caractéristiques de la vie dans cette région côtière. Les Félicité ont un atelier dans leur arrière-cour et une boutique à Mahébourg. On y trouve de petits objets utilitaires ou décoratifs, employés dans la vie quotidienne ou destinés au marché touristique.

Un métier 100% manuel

Le vacoas est un matériau précieux dans la fabrication des paniers, vans, boîtes, porte-épices. Ces articles sont fait à la main par des femmes, pour la plupart. Ce sont elles aussi qui s'appliquent à imaginer des modèles. Les hommes plantent le vacoas ou se chargent de trouver ses feuilles au bord des rivières. Judex Félicité coupe environ 500 feuilles de vacoas pour le travail de la journée. Les feuilles sont récoltées vertes, fendues et raclées puis mises à tremper dans un "goni" pour les assouplir. Elles sont séchées (pendant trois jours) et suspendues en bottes. Avant de les natter, les femmes frottent les lanières pour les rendre plus souples. Inlassablement les doigts tressent brin par brin selon la technique choisie (un par un ou deux par deux). On peut natter 2 dimensions de feuilles de vacoas (gro vacoas et ti vacoas) pour obtenir des effets esthétiques. Pour fabriquer un panier, il faut natter le vacaos, ensuite découper le travail obtenu d'après patron et coudre les différentes parties à la main. Vases en vacoas et bambou, nappes brodées à la main et ornées de motifs de fibre de coco, nattes pour les pique-niques et les prières naissent de l'imagination de Fiona, la compagne de Judex. La fabrication d'un article peut durer 30 minutes à une journée, selon les dimensions. Fiona laisse un court instant son travail pour nous dire : "Vacoas pe revine à la mode... dimoune préfère tente vacoas pou tire rasyon parski li solide ek li ene produit naturel... bane touristes aprécier sa qualité produit morisyen.. " De fait, un panier peut avoir une durée de vie de dix ans. Le vacoas, "Pye larzan" continue à se révéler sous les petites mains des artisans et fait vivre quelque 15 familles à le Bouchon.


Le vacoas du sud sauvage

Le vacoas (Pandanus) est une plante de la famille des Pandanacées. Il existait 22 espèces à Maurice. Huit sont éteintes. Il reste 50% de la population des Pandanus. Ces espèces végétales endémiques de Maurice poussent dans les régions côtières, les îlots, les endroits humides et peuvent atteindre jusqu'à quatre mètres de hauteur. Ces plantes sont souvent utilisées pour embellir le paysage. Les feuilles de vacoas (Pandanus utilitis), longues d'environ deux mètres aux bords épineux, sont utilisées pour la vannerie et constituent un matériau essentiel pour la confection de nombreux objets couramment utilisés: paniers, nattes, chapeaux et autres couffins. Elles peuvent aussi être associées à d'autres fibres, feuilles de coco, vétiver pour obtenir des effets de texture et de couleur pour orner les nappes. La culture du Pandanus utilitis est très localisée. Les artisans les plantent dans leur cour afin d'avoir sous la main la matière de leur créations.

Si la population restante des Pandanus est en danger critique, il existe un programme de restauration de la Mauritius Wildlife Foundation sur l'île Ronde et l'île aux Aigrettes.


Santé

Manger léger cet été

L'été, c'est le meilleur moment pour revoir son alimentation et la possibilité de manger léger du fait du climat. Profitez de cette période pour modifier vos habitudes alimentaires en pensant à votre santé. La saison, le choix des aliments et votre humeur sont autant de facteurs positifs pour vous aider à y arriver! Cuisiner léger c'est simple lorsque l'on connaît les astuces et recettes pour réduire les matières grasses… tout en préservant les saveurs de vos plats!

Souvent en été, le rythme des repas s'en trouve souvent modifié. L'appétit diminue, et on en profite pour sauter un repas car beaucoup aimeraient maigrir. Ce qu'il faut retenir, c'est que lorsque l'on saute un repas, que l'on soit en été ou en hiver, on a tendance à manger davantage au repas suivant. Alors, si vous sautez un repas, faites-le en connaissance de cause pour ne pas vous "rattraper". De même, nos repas sont souvent simplifiés en cette saison. Par exemple, nombreux sommes nous à se contenter d'une bonne salade composée. La plupart des femmes pensent d'ailleurs que la salade composée est l'atout minceur par excellence. Mais attention, toutes ne sont pas forcément bénéfiques pour votre silhouette. Les crudités à répétition ne sont pas bénéfiques seules. Il faut ajouter d'autres familles d'aliments comme les pâtes, du poisson, du poulet ou de la dinde, etc. Pensez à préparer des vinaigrettes ou sauces allégées. Les plus simples sont les meilleures : huile d'olive avec jus de citron et vinaigre. Limitez également le sel qui favorise la rétention d'eau et aiguise l'appétit. Limitez les aliments qui en contiennent (charcuteries, fromages, poissons fumés, eaux gazeuses, conserves, biscuits apéritifs, plats préparés…). Remplacez-le plutôt par des condiments (citron, vinaigre, herbes, épices, cornichons…).

Grillades

Viandes ou poissons cuits au barbecue font partie des plaisirs de l'été. Même sans faim on adore! Certes, des composés cancérigènes comme les benzopyrènes sont produits lors de la cuisson au barbecue. Mais ils le sont en petite quantité. Ce qu'il faut faire : évitez le contact direct entre l'aliment et les flammes. Ne mangez pas les parties noircies des aliments. Par ailleurs, ce qui rend les grillades irrésistibles, ce sont les bonnes odeurs et les saveurs qui se dégagent à la première bouchée. N'oubliez donc pas les herbes, les épices et les marinades! Mais évitez les merguez, chipolatas et tranches de poitrine de porc qui contiennent bien trop de gras!

Feu vert sur les fruits

En été, l'appétit baisse et la soif est intense. Profitez-en pour manger beaucoup de fruits. Au petit-déjeuner, en collation et en dessert, ils rafraîchissent et vous ferez ainsi le plein de vitamines. Aubergine, courgette, tomate, melon, pastèque, abricot et autres fruits rouges regorgent de vitamines, minéraux et fibres, indispensables à la santé et à la forme. Peu caloriques, ils permettent de se régaler et, grâce à leur richesse en fibres et en eau, possèdent un fort pouvoir rassasiant. Et en cas de dessert au choix, privilégiez toujours ceux aux fruits. Certes, c'est une période privilégiée pour les glaces. Mais pour la ligne, soyez avisé et préférez les sorbets. Si toutes les glaces apportent du sucre, certaines peuvent être très caloriques, comme les coupes composées, du type banana split ou pêche melba. Les crèmes glacées sont également bien plus caloriques qu'un sorbet.

De l'eau et toujours de l'eau

Pour affronter le soleil de l'été, l'eau est idéale et sa consommation permet de conjuguer santé et hygiène, confort et plaisir. Essentielle à la santé, l'eau demeure notre meilleure alliée. Ajoutez quelques glaçons au verre tout juste avant de boire, pour rafraîchir l'eau quelque peu, car les boissons à la température ambiante ne sont habituellement pas très appréciées. Il ne faut cependant pas consommer une eau très froide, ou pire encore, glacée, sous peine de souffrir de crampes abdominales. Pensez à vous hydrater régulièrement avec de l'eau plate ou gazeuse, aromatisée ou non, mais toujours sans sucre. Boire souvent et suffisamment prévient de la déshydratation et coupe la faim. Beaucoup profitent généralement en cette période d'une collation dans l'après-midi pour se restaurer un peu et pour se réhydrater, tandis que le dîner, souvent pris assez tard, permet de profiter d'une longue soirée en famille ou entre amis. Sachez qu'entre les calories des boissons et celles des amuse-gueules, ce moment convivial constitue une véritable bombe à retardement pour la ligne. Privilégiez les boissons non alcoolisées et les légumes à croquer, ou optez pour un apéro dînatoire avec des toasts, des cakes salés, des bâtons de surimi, des petites crevettes… En respectant ces quelques repères vous passerez un été en beauté, et profiterez de la période estivale sans prendre un gramme…


Dix commandements à respecter

1-Respecter l'équilibre alimentaire.

2-Conserver 3 repas par jour à heures fixes.

3- Fuir les aliments à "calories vides".

4- Mollo sur l'apéro.

5- Surveiller l'assaisonnement.

6- Consommer des fruits et légumes de saison.

7- Bannir le grignotage.

8-Limiter le sel.

9- La jouer fin au resto.

10- S'hydrater léger.


Mincir avec les aliments de l'été

Melon, pêche, fraise, tomate, haricot, poivron, laitue, poisson frais… : il existe une multitude d'aliments délicieux, sains et peu caloriques à optimiser la consommation durant l'été. Une belle aubaine également pour surveiller sa ligne tout en se faisant plaisir. Amusez-vous à associez les couleurs et les saveurs pour profiter de tous les bienfaits de la saison. Avec ce régime arc-en-ciel, bonne mine, ventre plat et silhouette filiforme garantis!

Orange pour bronzer

Les aliments orangés doivent leur coloration à une concentration plus ou moins importante en bêta carotène. Plus la couleur est intense, plus ils en contiennent. Une aubaine en cette saison, car ce nutriment est un grand protecteur de l'organisme, notamment de la peau et des muqueuses qu'il préserve des effets néfastes du soleil. En accumulant ces pigments, la peau prend naturellement une jolie teinte, reste jeune et souple.

Dans mon assiette : Poivron, pêche, abricot, melon, carotte, tomate, aubergine…

La bonne dose : A 2 repas sur 3 au moins, 100 à 200 g environ, cru ou cuit.

Le truc en plus : Les propriétés anti-oxydantes des caroténoïdes sont renforcées par celle de la vitamine C, que la plupart de ces végétaux contiennent aussi en quantités intéressantes.

Rouge, pour drainer

La couleur rouge révèle la présence de flavonoïdes. Non seulement ce sont de puissants anti-oxydants, mais en plus ces substances fluidifient le sang, stimulent la contraction veineuse et renforcent les parois vasculaires : donc des alliés de choc pour lutter contre la rétention d'eau, les jambes lourdes et gonflées et, par ricochet, la cellulite et la peau d'orange. Ces mêmes molécules sont d'ailleurs utilisées en phytothérapie contre l'insuffisance veineuse.

Dans mon assiette : Fraise, cassis, mûres, myrtilles, framboises, raisin, prune, betterave…

La bonne dose : A 1 repas sur 3 au moins, 100 à 200 g, cuit ou cru.

Le truc en plus : Ces aliments contiennent aussi de la vitamine P, qui améliore la perméabilité capillaire, et du potassium qui lutte contre la rétention d'eau.

Vert, pour détoxifier

Les aliments de couleur verte, essentiellement des légumes, contiennent du soufre, un minéral aux propriétés detoxifiantes, mais aussi de l'eau et des fibres. Véritables produits nettoyants, ils chassent de l'organisme les toxines (déchets dus au stress, au tabac, à l'alcool, aux excès et déséquilibres alimentaires…) qui l'encombrent. Cet été, ça fera du bien de faire un peu de ménage!

Dans mon assiette : Brocolis, chou, épinards, courgette, haricot vert, laitue, oignon, poireau, petit pois, ciboulette, persil…

La bonne dose : Au déjeuner et au dîner, 200 g ou plus, cuit.

Ces aliments riches en fibres et en eau possèdent en plus un fort pouvoir rassasiant. En consommer à chaque repas, c'est l'assurance de ne pas trop manger !

Blanc, pour rassasier

Symbole de pureté, la couleur blanche caractérise les produits riches en protéines mais pauvres en matières grasses. Les protéines sont essentielles à l'organisme car elles lui permettent d'entretenir sa masse musculaire, au détriment de sa masse grasse. Elles possèdent aussi un très fort pouvoir rassasiant qui en fait des alliées de choc pour les personnes soucieuses de perdre quelques kilos.

Dans mon assiette : Viandes blanches (dinde, poulet, certains morceaux de porc et veau), poissons, crustacés et fruits de mer, laitages…

La bonne dose : 3 produits laitiers par jour, 150 à 200 g de viande ou poisson à chaque repas. Les produits laitiers renferment en plus du calcium, un minéral qui possèderait lui aussi une action bénéfique sur la perte de poids.

Jaune, pour carburer

La couleur jaune représente le plus souvent les aliments les plus énergétiques. Ce sont les matières grasses, qui apportent des lipides, et les produits céréaliers, qui apportent des glucides complexes. Certes caloriques, ces nutriments sont indispensables à l'organisme car lui fournissent le carburant nécessaire pour fonctionner.

Dans mon assiette : Huiles végétales, beurre, margarine, céréales, pommes de terre, pâtes, riz, pain…

La bonne dose : 10 g de matières grasses ajoutées par jour (1 c. à soupe d'huile ou 1 petite plaquette de beurre). 40 à 60 g de pain ou céréales au petit-déjeuner + 100 g de féculents cuits au déjeuner.

Le truc en plus : Les produits céréaliers apportent aussi des protéines et des vitamines B, les matières grasses de la vitamine E et des acides gras : des nutriments qui assurent la vitalité de la peau, des cheveux et des ongles.


Masso-kinésithérapie au Centre Loïs Lagesse

Le toucher : un autre regard sur la vie

Leur déficience visuelle, ils ne la vivent pas mal. Bibi Yasmeen Aulyman, Steve Bontent et Rishi Bulooram prouvent que même s'ils souffrent d'un affaiblissement de la vue, cela n'empêche pas de vivre normalement et d'exercer un métier. Rencontre avec ces personnes, malvoyantes de naissance, qui pratiquent la kinésithérapie grâce à leur sens du toucher très développé.

Le parcours de ces malvoyants de naissance force l'admiration. Au Centre Loïs Lagesse, Beau-Bassin, ils se déplacent seuls sans leur canne. Ces derniers ont une capacité étonnante à maîtriser rapidement l'espace qui les entoure. Adelaïde Raymonde, prof de massage, est épatée par l'effort, la rapidité et la gentillesse de ses élèves.

Après avoir appris la vannerie, l'artisanat, la bijouterie, le rotin, l'empaquetage et l'emballage, la fabrication de fleurs artificielles, le chant et la danse, une vingtaine de malvoyants reçoivent depuis 2002 une autre formation : le massage.

Une des caractéristiques de la formation en masso-kinésithérapie est une très bonne connaissance de l'anatomie humaine et de sa biomécanique. Les malvoyants abordent, d'abord, l'anatomie en examinant les différentes parties d'un corps à travers un squelette. Une fois la révision de l'anatomie terminée, plusieurs d'entre eux s'installent dans la classe de braille pour se perfectionner en cette écriture en relief à l'usage des aveugles.

La formation initiale des masseurs-kinésithérapeutes au Centre Loïs Lagesse se déroule actuellement sur 1 an. Les études sont dispensées sur le mode de l'alternance, à raison de 2 à 3 fois par semaine. Les élèves sont, soit en pratique auprès de patients ou en cours théorique.

"Nous devons d'abord considérer la prescription médicale d'un patient. Dans le cadre de cette prescription, on choisit les techniques les mieux adaptées à la condition du patient", explique Bibi Yasmeen Aulyman, âgée de 50 ans.

Massage par palpations et pressions pratiquées sur le corps huilé, pour détendre, décontracter, dénouer les muscles, améliorer la circulation sanguine, réduire la tension nerveuse, améliorer le sommeil ou encore réduire le stress. Le massage n'a pas de secret pour Bibi Yasmeen Aulyman, Steve Bontent et Rishi Bulooram, qui sont parmi les élèves du Centre Loïs Lagesse, ayant reçu une formation en massage thérapeutique de feu Jean Félix et d'Adelaïde Raymonde. "Bien que je sois malvoyante, je possède d'autres sens très développés", affirme la très bavarde Bibi Yasmeen Aulyman. Quand il n'est pas aux cours, Rishi Bulooram, 47 ans, maraîcher, est à la foire de Plaisance ou parfois exécute un massage chez un de ses clients. Idem pour Steve Bontent, 22 ans, qui s'est fait connaître dans son quartier. Dans cette école spécialisée, fondée en 1946, par Loïs Lagesse leur zèle leur fait oublier l'obscurité et le temps qui passe. Le massage se déroule au centre ainsi qu'à domicile pour une durée au choix. En septembre 2003, quelques-uns d'entre eux s'étaient même rendus aux Jeux des îles où ils ont pratiqué le massage sur plusieurs athlètes régionaux. Bien qu'ils affirment n'avoir pas été payés pour leur service, ils ne se plaignent pas.


L'harmonie après 60 ans

Leur petite part de bonheur

La beauté, l'apanage de la jeunesse? Pas particulièrement. Car, même passé le cap des quatre-vingt ans, la coquetterie n'a rien de futile. Pour certaines, elle est même vitale. Rencontre avec deux charmantes dames qui ne lésinent pas sur le maquillage et les accessoires pour se faire belles.

L'image de la mamie qui tricote sur son fauteuil est à mettre aux oubliettes. Beaucoup de femmes ayant atteint un âge mûr continuent d'assumer leur féminité en prenant soin de leur apparence physique. À l'instar de Rosemay Jorgensen ou Paulette Lefébure, deux Beaubassinoises âgées de 83 ans et 85 ans respectivement.

Tandis que les techniques rajeunissantes ne peuvent pas faire de miracles pour conserver une jolie peau et des formes harmonieuses passé le cap des soixante ans, Paulette, elle, a su conserver une peau ferme à peine ridée, un teint frais et une belle coupe de cheveux. "Je prends du plaisir à m'occuper de moi, teindre mes cheveux, mettre des bigoudis, me maquiller. C'est important. Se faire belle et bien se présenter, c'est aussi une forme de politesse envers les gens qu'on accueille chez soi", dit l'ancienne prof de catéchèse en soulignant ses lèvres avec minutie. Paulette Lefébure parle et enseigne l'Italien à de nombreux jeunes. "J'adore les jeunes. Ils sont comme mes enfants. Avoir de l'amour pour les autres, ça se reflète sur le visage. Il faut aimer les gens. Quand on déteste les gens, on devient affreux", dit-elle.

Le droit à la beauté, c'est aussi le droit au bonheur. La coquetterie est un des moyens parmi d'autres utilisés par les femmes pour décrocher leur petite part de bonheur. Rosemay Jorgensen aime être coquette, porter de beaux chapeaux assortis avec sa tenue. La vie n'a pas été un long fleuve tranquille pour cette veuve sans enfants. "Avant de me marier, à l'âge de 49 ans, je devais m'occuper de ma mère qui souffrait de la maladie d'Alzheimer et de ma soeur. Puis, de mon mari paralysé et alité pendant 10 ans", nous confie l'octogénaire. Pourtant, en dépit de sa santé précaire, elle essaie de se faire plaisir en prenant grand soin de son apparence. Ainsi, à part ses plus grandes passions, dont la cuisine, préparation de dessert, confiture, pudding de pain, achards, tricotage, broderie, et la couture, elle se fait coquette. "J'aime être chic. Beaucoup de femmes ayant atteint un certain âge se négligent et ne sont pas élégantes. C'est important de ne pas se laisser aller ", dit l'ancienne couturière. Même réflexion pour Paulette : "Le ménage ne doit pas empêcher une femme de s'occuper d'elle. "


Reggae Dancehall Festival 09

Entre Jimmy Cliff et d'autres pointures, le choix est large

Maintenant que le rideau est tombé sur le Reggae Dancehall Festival, les Otentik Street Brothers songent déjà à la prochaine édition. Les têtes d'affiche en lice pour le rendez-vous, programmé pour février 2009, sont Buju Banton, Tiken Jah Fakoly, John Toolman, Jimmy Cliff… "Nous avons l'embarras du choix", concède Bruno Raya des OSB. Le groupe qui veut mettre la barre encore plus haute veut aussi tâter le pouls de son public. "Nous aurions souhaité faire notre choix à partir de l'avis de notre public. C'est lui qui devrait décider qui il veut voir sur scène." Et en attendant le prochain festival, le groupe prépare la sortie du DVD, Festival Reggae Donn Sa, prévue pour fin novembre.

Autre sortie attendue est celle du prochain album des OSB, Révolisyon. L'on y retrouvera, Rock for People, titre que le groupe partage avec le chanteur français, Pierpoljak. Profitant du passage de ce dernier chez nous, les OSB l'ont invité à mettre sa voix sur ce titre. Cet album a aussi vu la participation de Daddy Mory et d'autres artistes de la région.


Nouvel album: Missié Mo Mari, Cassava

Le deuxième album de Cassava est arrivé. Missié mo mari, fait suite à Mo pas pou resté, sorti l'année dernière, propulsant le groupe au sommet. D'ailleurs, c'est le succès rencontré grâce au titre éponyme de leur premier album qui a poussé le quatuor: Alain Marie-Jeanne et ses fils, Aldo et Rudlay et Luana Panain, à tenter une nouvelle aventure. Selon Alain Marie-Jeanne près de 4 000 albums (Mo pas pou resté) ont été vendus. Missié Mo mari comprend une reprise: Zenfan pou léroi d'Alain Maccabé. "C'est une chanson qui a marqué Luana. Cet album était une occasion pour elle de la reprendre", explique Alain Marie-Jeanne. Hormis, cette reprise, l'album - qui s'inscrit dans la même lignée que le précédent - renferme 7 titres écrits par Alain Marie-Jeanne. Notamment, Didi, La santé, Voler féraille, Lasans, Mo vré séga et Cassava. Missié Mo mari porte le label, GL Records.

Cassava sera en concert le 6 décembre prochain, au Grand-Bleu à Albion.


Chanson

Quand System R et Lin se rencontrent en studio, cela donne L'espri malsain. Extrait de l'album Mo Paradise: le tout dernier de System R, ce morceau est, actuellement, avec le titre éponyme, un des plus populaires du groupe.

L'espri malsain

Réfrain

Arret agace mwa,

Mé arété fer sa,

To pé met l'espri malsain

Nou préfer décalé pou nou fer nou simé,

Arret agace mwa,

Mé arété fer sa,

To pé met l'espri malsain

Arété are to bane négativité

Couplé 1

Kan ti coz are toi, bé wi to ti dir nou " right ",

Mo constaté derrière nou lé do,

San hésité to coz nou cozé,

Ki sa mentalité, zordi to fine adopté

Dir mwa ki simé to fine choisiré,

Man to la vi ki pou ale laké

To l'entouraz ti coz avek mwa

Zot ti dir mwa ki twa to danzéré,

Mone essayé fer twa confiance,

Mé twa zordi to pé contigné eh eh eh

Refrain

Mé arété fer sa,

To pé met l'espri malsain

Nou préfer décalé pou nou fer nou simé,

Arret agace mwa,

Mé arété fer sa,

To pé met l'espri malsain

Arété are to bane négativité

Couplé 2

Dir mwa comié temps sa pou alé mem,

Tou lé zour moi mo la tet fatigué,

Kan mo mazine sa mové " life "

Toi mannah to pé améné,

Maniere ki to pé fer sa,

Tou dimoun ene zour zot pou rézet twa,

Dimé la li pou tro tard,

C'est rémor ki pou envahir twa.

Refrain

Arret agace mwa,

Mé arété fer sa,

To pé met l'espri malsain


Chanson du patrimoine

ABAIM fer kado Banane...

La nouvelle saison musicale de l'atelier musical du groupe ABAIM est consacrée aux "santé lontan". A l'honneur, jeunes et tenants de la tradition pour la promotion des chansons du patrimoine dans toutes ses dimensions créatives. Le single gratuit Banane, lancé au centre de Barkly mercredi et présenté comme une première à Maurice, marque une étape importante dans le travail du groupe. Il s'agit d'un chant épicé enregistré live avec une cinquantaine d'enfants qui trouve une place auprès de toutes les générations. A télécharger gratuitement sur le net.

Il suffit de quelques mesures pour que le public reconnaisse le morceau et fasse valoir son assentiment par des battements de main, des coups d'oeil complices et des sourires qui annoncent déjà une reprise en coeur du refrain Ba ba banane/Ba ba banane et du couplet : "Lay ditin persi pomdamur/Nu fer enn bon rugay/ Met enn bon boutey lor latab/ Nu fer banane." Voix à la saveur piquante des jeunes chanteuses et le bon vouloir de chacun, l'alchimie se fait. Le public présent au lancement a reconnu une maturité certaine de l'expérience musicale du groupe ABAIM. Le titre Banane est soutenu par un enregistrement en plein air par l'ingénieur du son Philippe Domagnée et contient juste ce qu'il faut d'accents joyeux pour célébrer les fêtes de fin d'année. Le projet du single, Marousia Bouvery du groupe ABAIM en parle avec passion : il porte les échos du chemin mené : "Enn zur dan enn pei ti ena enn grup ki ti kontan fer lamisik...ti fine fer 6 albums parmi 16 ti morso nu lanfans ek Ti marmit." Au bout de cette chronique presque naïve sans autre faux prétexte que de collecter, transmettre "tou santé ki fine créé lor later Moris avant...", l'émotion est au rendez-vous. L'atelier de musique d'ABAIM s'est fixé comme objectif de mettre la tradition orale à portée du plus grand nombre. Une incroyable énergie a été déployée avec l'aide de différents sponsors pour disséminer les chansons du patrimoine à Maurice et hors de nos frontières. Ce qui reste à faire, nous dit Alain Muneean, membre fondateur du groupe, c'est de structurer le travail jusqu'au lancement du double albums sur le patrimoine prévu pour mars 2009. Le single Banane... n'étant qu'une étape de ce grand projet. Il s'agit, à présent, de promouvoir les chansons du patrimoine en développant le travail sur l'écriture, l'illustration, le travail de mise en page, la traduction pour un public non créolophone. Il y a aussi une réflexion sur les moyens de rendre le travail sur le patrimoine musical accessible à un prix abordable. ABAIM veut poursuivre durablement un travail de collecte pour léguer un héritage aux générations à venir. En tout cas, le message délivré est clair : "... zot tou ki pe permet sa gran realizasyon kiltirel la kontinye sarye lao lao memwar kolektif nou pei e nou lavi toutlong nou lexistans..." A signaler le travail d'illustration des 12 pochettes du single par Laval Ng et l'apport de Toolbox sur le plan créatif.

Comment faire pour télécharger le single Banane...? Il suffit d'aller sur le site du groupe: www.abaim.info. Entrez sur la page d'accueil pour télécharger le single, voir la vidéo de la chanson ou "download" les 12 pochettes signées Laval NG. Bonne visite !


Disparition de Myriam Makeba

La "Mama Afrika" laisse un grand vide

C'était une voix unique capable sur plusieurs répertoires, jazz, blues, gospel, musiques traditionnelles, d'être au plus haut point de sa créativité. Myriam Makeba a rejoint dans la postérité des noms comme Bob Marley. La chanteuse sud-africaine, âgée de 76 ans, a trouvé la mort dans la nuit de dimanche 9 à lundi 10 novembre 2008 en Italie.

En Afrique les morts ne sont pas morts. Ils sont dans le vent qui souffle, l'eau qui bruisse. Chantre de la lutte contre la ségrégation raciale en Afrique du sud, la chanteuse Myriam Makéba appelée " Mama Afrika " parce qu'elle était sur tous les fronts, invitée par des politiciens ou diverses organisations. Elle a bouclé la boucle en terminant sa carrière sur une chanson qui l'a révélee, son succès mondial " Pata pata " en 1956.

Née à Johannesburg le 4 mars 1932, naturalisée guinéenne dans les années 1960, Myriam Makeba a intégré dès l'âge de 20 ans le groupe " Manhattan Brothers " en tant que choriste.

En 1959, elle est contrainte à l'exil à cause de son apparition dans le film anti-apartheid " Come Back Africa ". Elle passera 31 ans en exil combattant contre le racisme.

Myriam Makéba, la " Mama Afrika ", n'a eu de cesse de jouer son rôle de la Mère de l'Afrique en rappelant à la jeunesse à travers ses chansons, l'histoire de cette Afrique qui se meurt par endroit à cause des guerres fratricides, des égoïsmes humains et des intolérances. En 1966, elle a obtenu un " Grammy Award " pour son disque " An evening with Harry Belafonte and Myriam Makeba " et est devenue la première Sud-Africaine à obtenir cette récompense.

En 1987, elle a renouée avec le succès grâce à sa collaboration avec Paul Simon dans l'album " Graceland ". Peu après, elle a publié son autobiographie " Makeba: My Story ".

Elle a été décorée par la France au titre de commandeur des Arts et Lettres en 1985 et a obtenu la nationalité française en 1990. Cette même année, Nelson Mandela l'a persuadé de rentrer en Afrique du Sud.

Ses chansons, au-delà l'aspect du divertissement restent des textes engagés, orientés vers la lutte contre le racisme sous toutes ces formes et dans le monde entier. C'est cette vision du monde qu'elle avait transporté à Libreville pour léguer aux jeunes pour qu'ils apprennent à se connaître, à partager et à vivre en harmonie avec les autres.


Festival kreol 2008

Fête "grandiose" annoncée

Le Festival international kreol, événement entièrement dévolu à la culture créole sera cette année "plus grandiose que jamais avec beaucoup de nouveautés", a annoncé le vice-Premier ministre et ministre du Tourisme, Xavier-Luc Duval, qui a présenté, jeudi matin, au Domaine Les Pailles, le programme détaillé du Festival International Kreol 2008 qui se tiendra du 6 au 13 décembre. Le ministre a longuement mis l'accent sur la reconnaissance et la valorisation de la culture créole à travers ce festival qui a pour thème Liberté-égalité-fierté: "La lutte pour la liberté que symbolise l'île Maurice, l'égalité pour la loi sur l'égalité des chances et la fierté pour notre culture".

Au total, six événements seront proposés sur une période d'une semaine. L'ouverture du festival se fera par la conférence traditionnelle et le concert de clôture aura lieu à les Salines, Port-Louis. Le grand concert de clôture devrait réunir quelques grands noms de la musique créole internationale, régionale et locale. Parmi lesquels, Lord Kossity, Lynssha et Zouk Machine. Une soixantaine de journalistes du monde entier couvriront l'événement.

L'île Maurice figure désormais sur la carte des Festivals du monde créole. 18 millions de Créoles forment aujourd'hui une diaspora qui se distingue par sa langue, sa musique, sa littérature, sa gastronomie, ses rythmes et ses couleurs. Chaque année, depuis 2006, le mois de décembre est une occasion pour célébrer la langue et la culture créoles dans la région de l'océan Indien et à travers d'autres pays et communautés ayant le Créole en partage.


Le calendrier des manifestations se présente comme suit

6 décembre à 10h30 - Conférence à la Cyber cité, Ébène

7 décembre à partir de 10h - Celebre Fam kreol à Mon Choisy

8 décembre à 19h-Sware Metis à la Citadelle

10 décembre à 19h - Sware Tipik au Village Le Morne

11 décembre à 19h -Sware Poezi au Moulin du Domaine les Pailles

13 décembre de 18h jusqu'à l'aube - Grand Konser à Les Salines, Port-Louis


Le 28 novembre au Lakepoint

Debojit Saha en concert pour le VIH/Sida

Debojit Saha, le lauréat de Sa Re Ga Ma Pa Challenge 2005 donnera un unique concert le vendredi 28 novembre à 22h au Lakepoint à Curepipe. Il s'est déjà produit chez nous l'année dernière à Pailles et au stade Auguste Vollaire, Flacq. L'invité de Vertrish Production sera accompagné de six danseurs professionnels et le spectacle sera d'une durée d'une heure et demi et le chanteur présentera un répertoire composé des chansons romantiques, des succès d'antan et les morceaux populaires du moment. La soirée se poursuivra avec un spécial hollywood mark. 25% des recettes seront versées à une institution qui se chargera d'acheter des médicaments pour les personnes affectées par le VIH/Sida. Cela dans le cadre des activités marquant la Journée mondiale du Sida qui sera observée le 1er décembre.

Debojit Saha, ingénieur de formation est le vainqueur de Sa Re Ga Ma Pa Challenge 2005. Il était le protégé du maestro Ismaël Darbar et de son groupe Yalgaar Ho Gharana. Le 24 février 2006, il a été proclamé vainqueur après avoir obtenu une majorité de votes venant des Etats du nord-est de l'Inde. Il a aussi prêté sa voix au film 88 Antop Hill.

Les billets sont en vente au Lakepoint dans les magasins Winners et à la bijouterie Vendôme à Rs 400 et Rs 600 (VIP). Les détenteurs des billets VIP auront des facilités de parking.


Photokina Cologne 2008

A l'ère de la photo intelligente

Tenu à Cologne en Allemagne fin septembre dernier, Photokina 2008, plus grand salon international biennal de la photographie et du traitement de l'image aura confirmé l'immense bond en avant technologique dans le domaine de la photographie en si peu de temps. Plus que jamais, l'intelligence artificielle est au service de la photographie.

Par le biais de systèmes automatiques hautement sophistiqués, les appareils numériques de la toute dernière génération sont d'une remarquable simplicité d'utilisation. En dépit de sa très haute technicité, le produit est d'une utilisation la plus conviviale. Ses multiples possibilités sont, de moins en moins, un frein pour son utilisation judicieuse pour le plus grand nombre d'utilisateurs.

Les procédés de reconnaissance intelligente du visage ne permettait qu'à découvrir la face d'un personnage. Si l'identité a été spécifiée lors de la prise de vue, une commande intelligente est capable automatiquement de déposer les prises de vue successives de la personne concernée dans un dossier donné en lui attribuer son nom.

Les procédés de reconnaissance intelligente du visage derniers cris permettent, désormais, non seulement de détecter un grand nombre de personnes dans une image, mais aussi de différencier et d'en interprêter les mimiques. Intelligent, l'appareil numérique est, maintenant, capable de déterminer si quelqu'un sourit ou est en bonne mine et peut en profiter pour déclencher, automatiquement, une prise de vue.

L'impression numérique se fait, par ailleurs, de plus en plus performante, notamment, plus rapide. En matière de communication numérique d'images, des photos peuvent dorénavant être directement rangées dans des albums Internet via un module WiFi. La technologie WiFi permet aussi à un appareil photo d'être connecté à une base de données capable d'indiquer, par exemple, le nom d'un bâtiment, sa date de construction et son importance historique.

Pour les spécialistes, deux nouveaux appareils DSLR professionnels dont les capteurs d'images fournissent une folle résolution de près de 40 millions de points d'image. Le nombre de photos pouvant être prises par seconde dépasse désormais la limite des 10. En vue de l'amélioration ou de la retouche ultérieure de photos prises, il existe un logiciel professionnel de traitement d'images aux multiples potentiels.

Photokina Cologne 2008 confirme, ainsi, la saisissante révolution qui est en cours dans le domaine de la photographie en un peu plus d'une décennie d'existence de la photo numérique. Si bien que l'on estime que d'ici à cinq ans, le numérique aura entièrement conquis le marché planétaire de la photographie, celui de pays les plus pauvres compris.

Le rythme de développement de la photographie numérique est tel que l'on estime à seulement 18 mois le temps de remplacement d'un modèle d'appareil par un nouveau. Et comme c'est le cas à l'avènement de toute révolution, celle de la photo numérique n'en finit pas de compter ses victimes. Au nombre de celles-là, la bonne vieille chambre noire dorénavant désuète avec tout son attirail de même que la pellicule - en voie de disparition.

L'avènement du numérique appliqué à la photographie aura, notamment, été largement bénéfique au photojournalisme en assurant, entre autres, une vitesse d'exécution sans égale. Dans l'instant qui suit, la photo prise à l'autre bout du monde est transféré à la salle de montage. Mais des puristes nostalgiques râlent que le noble art des origines en soit venu à n'être, au mieux, qu'une simple technique, au pire, un banal jeu d'enfants.

Bref, que le numérique soit venu enlever son âme à l'art photographique. Au plaisir éprouvé à quêter, sans jamais se lasser, le bon angle, la luminosité optimale, le bon cadrage… Mais on n'arrête pas le progrès! L'on a, d'ailleurs, souvenir d'avoir déjà entendu pareilles récriminations. Quand la photo couleur a succédé à la photo en noir et blanc. Ou, plus loin encore dans l'Histoire, quand d'aucuns prétendaient que la photographie allait sonner le glas de la peinture…


Cuisine traditionnelle

A la faveur de l'authenticité

"Il y a des aliments, des plats ou des gâteaux qui ramènent, le temps d'une évocation, des souvenirs. " L'auteure de ces lignes, Malika Kallichurn, traduit parfaitement, ici, une belle émotion : gustative disons-le. De ces plats, qu'elle évoque le temps d'un ouvrage - Manzé Longtemps -, Malika Kallichurn, revalorise des recettes qui requièrent parfois un long temps de préparation. A l'instar des différents massala où le grinder est délaissé à la faveur de la roche cari. Mais au final, c'est en bouche que l'on savoure les résultats de l'effort ! Autre recette retrouvée, la rougaille de mangue. Profitons-en, puisque ce fruit est de saison. La mangue, versatile, offre plusieurs possibilités et celle qui se décline dans Manzé Longtemps : servie avec une étouffée de brèdes et du riz blanc, elle caractérise tant la cuisine locale.

Quant au oundé, autrefois, explique l'auteure, il figurait au petit-déjeuner ou au goûter. Ce gâteau qui n'est plus fait maison, serait davantage appprécié s'il était préparé de manière traditionnelle. Alors, si vous disposez d'un moulin en pierre, sortez-le pour broyer le riz grillé…


Rougail mangue

Ingrédients : 4 mangues vertes, 125 g de poisson salé, 3 gousses d'ail (purée), 2 oignons hachés, 3 piments verts et 4 cuil. à bouche d'huile.

Méthode : Mettez le poisson salé à tremper dans de l'eau chaude. Râpez les mangues épluchées et pressez pour enlever l'eau. Égouttez et coupez le poisson salé en morceaux. Faites-les frire dans l'huile chaude, ajoutez l'ail, le piment et l'oignon. Après quelques minutes, ajoutez les mangues. Laissez cuire pendant 7 minutes.


Massala

Bombaye - Ingrédients : 500 g d'anis, 250g de dhania (coriandre en grains), 100 g de piments secs, 125 g de curcuma sec (safran), 100 g de poivre noir en grains, 50 g de fenugrec (ndlr : methi), 50 g de clous de girofle, 25 g de cardamome, 50 g de cannelle, 25 g de moutarde noire en grains, 50 g de dhana et 5 tiges de feuilles de cari.

Telegu - Ingrédients : 500 g de dhania, 125 de cumin (petits anis), 125g de curcuma vert (safran), 60 g de dhal petits pois), 1 cuil. à bouche de urad dhal, 100g de poivre noir en grains, 25 g de coco (râpé et séché) et 5 tiges de feuilles de cari (séchées).

Hindou - Ingrédients : 25 g de dhania (coriandre en grains), 5 g de cumin, 10 g de moutarde en grains, 5 g de graines de pivot (kas kas), 10 g de poivre noir en grains, 5 g de fenugrec, 10 g de curcuma sec, 4 gousses d'ail, 5 piments secs et 1 tige de feuilles de cari

Méthode : Faites griller la coriandre, le cumin, le poivre et la moutarde. Ecrasez tous les ingrédients sur la roche à cari, tout en mouillant avec un peu d'eau.

Massala Tamoul - Ingrédients : 500 g de dhania, 125 g de cumin, 125 g de piments secs, 60 g de poivre en grainss, 125 g de curcuma sec, 50 g d'anis, 25 g de fenugrec et 50 g de moutarde en grains

Méthode : Broyez finement tous les ingrédients sauf le fenugrec et la moutarde. Conservez. Le fenugrec et la moutarde s'ajoutent séparément pendant la cuisson du curry.


Oundé

Ingrédients : 200 g de riz grillé, 150 g de sucre, 400 ml de lait, 2 cuil. à bouche de mantègue (beurre clarifié), 3 gousses de cardamome et de la noix de coco râpée.

Méthode : Broyez finement le riz grillé. Mélangez le sucre, le lait, le mantègue, la cardamome. Portez ce mélange à ébullition, baissez le feu. Ajoutez graduellement le riz moulu, mélangez continuellement, puis retirez du feu. Laissez refroidir. Faites des boulettes et saupoudrez-les de coco râpé.


Bon à savoir

Le fenugrec ou le methi: La graine et la feuille du fenugrec sont des ingrédients très utilisés dans de la cuisine indienne. On les appelle communément, methi. La graine doit être grillée ou ramollie dans l'eau avant son utilisation : en poudre dans le massala. Les feuilles, quant à elles, s'emploient comme des pousses d'épinard.

Le fenugrec est une épice très riche qui contient du phosphore, du fer, du soufre, de l'acide nicotinique, des alcaloïdes, saponines (à l'origine de ses propriétés stimulantes de l'appétit), flavonoïdes, glucides, vitamines A, B1, C, magnésium, calcium, lécithine, protéines (30%) et des saponines stéroïdes. Voilà autant de bonnes raisons pour utiliser à bon escient cette épice qui relève fort bien les currys et autres plats…

Amateurs de cuisine: Vous êtes passionnés de cuisine ? Partagez vos recettes avec nous. Contactez- nous au téléphone : 2078200 ou 2078286 ou par e-mail : cuisinesunlights@lemauricien. com

Boîtes à questions: Vous souhaiteriez connaître des astuces pour améliorer vos recettes préférées ? Vous avez des questions sur la pâtisserie ? Faites-nous parvenir toutes vos questions au téléphone : 2078200 ou 2078286 ou par e-mail : cuisinesunlights@lemauricien. com. Week-End Sunlights vous répondra avec le concours du chef Feizal Chaumoo de Bake Master QSC


Cinéma

Fermeture des salles de cinéma fin janvier en raison du piratage

Rajeshwur Callicharan, le propriétaire du cinéma Novelty, Curepipe, envisage la fermeture de sa salle de cinéma à la fin de janvier. D'autres salles comme l'ABC de Rose-Hill, Olympia, Cannon, Kings, Popular, Klassic et BDC, envisagent de mettre la clé sous le paillasson dans un proche avenir.

La fermeture des salles est inévitable en raison des grosses pertes encourues par les propriétaires des salles et les distributeurs des films car les autorités n'arrivent pas à enrayer le problème de piratage, déclare Rajeshwur Callicharan. Les films sont piratés le jour même de leurs sorties en salle et dans les deux jours suivants, le marché est inondé par 20 000 à 30 000 copies piratées. Ce qui représente un manque à gagner pour le gouvernement car les distributeurs s'acquittent de plusieurs frais dont les frais de douane, de censure et de taxes sur la valeur ajoutée. Ceux qui s'adonnent au piratage des films n'ont pas à verser un sou dans les caisses de l'Etat, déclare M. Callicharan. Concernant Golmaal Returns, comédie qui a fait un tabac en Inde, M. Callicharan déclare que le film a été déprogrammé à la dernière minute du fait que le film était déjà disponible dans les bacs deux jours avant sa sortie dans les salles.


Cinéma - A l'affiche

Dostana

Comédie romantique de Tarun Mansukhani avec: Abhisekh Bachchan, Priyanka Chopra, John Abraham, Bobby Deol

Karan Johar, le producteur s'est déjà signalé en signant deux gros succès du cinéma indien, Kuch Kuch Hota Hai et Kabhi Kushi Kabhie Gham. Avec Dostana, il semble n'avoir rien perdu de son humour, de son sens du dialogue et surtout de la précision de sa mise en scène. Servi par des acteurs inspirés et rythmé par des chansons sublimes et des effets visuels, Dostana va certainement redorer le blason de Karan Johar, très affecté auparavant par l'échec de Kabhi Alvida Naa Kehna. L'histoire d'une bande de bacheliers convoitant la même fille n'est pas nouvelle mais la prestation d'Abhisekh Bachchan, de John Abraham et de Priyanka Chopra rend le film attachant. Priyanka Chopra après un rôle tout en épaisseur dans Fashion change de registre dans cette comédie romantique. Le sexe, l'homosexualité, le mariage, le célibat sont autant de thèmes décortiqués par le réalisateur.

C'est l'histoire de Sameer (Abhisekh) et de Kumal (John Abraham) deux frangins qui coulent des jours heureux à Miami en Floride. Sameer, est infirmier au Saint Steve Hospital et prend la vie du bon côté. Kumal est photographe de mode et aussi un grand séducteur. Les deux vont bientôt se retrouver sur le pavé car leurs permis de résidence n'a pas été renouvelé et ils risquent tous deux la déportation. Comme ils partagent le même appartement et veulent y rester pendant encore quelque temps, ils dressent un plan afin que la propriétaire ne les mette pas à la porte. Ils parviennent à convaincre la propriétaire qu'ils sont homosexuels. Sameer et Kumal jouent le jeu et la propriétaire est convaincue de leur homosexualité. Arrive bientôt Neha (Priyanka Chopra) la nièce du propriétaire qui travaille dans une revue de mode. Belle, intelligente et sérieuse, Neha rêve de pouvoir épouser l'homme de sa vie. Sameer et Kumal sont tout de suite, attirés par la beauté de cette belle créature. Abhimanyu (Bobby Deol) le patron de Neha veut aussi déclarer sa flamme. Sameer et Kumal se disputent pour être l'élu du coeur de Neha…


Cinéma

EMI

Drame social de Saurabh Ramesh Kabra avec:

Sanjay Dutt, Urmila Matondkar

La crise financière n'affecte pas seulement le monde des affaires mais également les foyers. Les gens vivent au dessus de leurs moyens et s'écroulent sous les dettes. Ils sont souvent victimes des arnaqueurs. EMI (Easy Monthly Instalments) est un témoignage édifiant sur les gens endettés jusqu'au cou surtout dans les quartiers pauvres de l'Inde où la survie est un exploit quotidien. Le réalisateur livre une oeuvre prenant sur un mal social. Ce qui pèche ici, c'est la construction maladroite du scénario ou encore les vieilles ficelles dramatiques archi-vues à l'écran. Sanjay Dutt l'enfant terrible du cinéma indien, encore en liberté provisoire et frisant la cinquantaine livre une performance honorable. Sunil Shetty, le producteur après EMI se concentre maintenant sur le tournage de Loot et de Mumbai Chakachak. Cet acteur, spécialiste des films d'action, faute de grands rôles préfère se mettre derrière la caméra pour faire sentir sa présence à Bollywood.

Sattar (Sanjay Dutt) s'est forgé une solide réputation dans le recouvrement de dettes. Sa compagnie Good Luck Recovery Agency traque les mauvais payeurs par des moyens civilisés et aussi par la force. Ce qui fait que la compagnie est très sollicitée par les banques, les multinationales et les vendeurs des téléphones portables. Sattar rencontre des gens qui vivent au-dessous de leurs moyens et aussi des pauvres qui arrivent difficilement à s'acquitter de leurs dettes. Sattar leur donne du temps et des facilités. Il devra également aider trois couples au bord de la dépression par manque d'argent. A propos de Sanjay Dutt, Saurabh Ramesh Matra déclare: Dutt is magic before the camera. He is a honest actor. The way he goes about playing a character and giving his takes is very professional. He has surpassed my expectations"


Jodhaa Akbar consacré meilleur film au Brésil

Jodhaa Akbar, saga historique d'Ashutosh Gowarikar a été consacré meilleur film étranger au 32e festival de films de Sao Paulo au Brésil. Cela, une semaine après son triomphe au Golden Minbar Festival à Kazan en Russie où il a remporté la palme de meilleur film et Hrithik Roshan, celui de meilleur acteur, Ce film basé sur l'idylle entre un prince musulman et une princesse hindoue a provoqué des polémiques à sa sortie.


Cinéma

Un jour peut-être

Comédie romantique de Adam Brooks avec:

Ryan Renolds, Rachel Weisz, Abigail Breslin, Elizabeth Banks

Révélé par l'action dans Mise à prix, Ryan Reynolds s'essaie, cette fois, à la comédie romantique et s'entoure de trois jolies femmes pour marquer le coup.

Publicitaire pour une célèbre marque de céréale, Will est harcelé de questions par sa fille de 10 ans Maya, qui a du mal à comprendre la décision de ses parents de divorcer. Cédant aux inlassables questions, Will décide alors de lui raconter l'histoire de sa rencontre avec sa mère, en changeant les noms des protagonistes, afin que Maya puisse aborder l'histoire de manière objective. Tout commence alors en 1992 tandis que Will, alors idéaliste, est muté au Parti démocrate de New York afin d'aider à la campagne présidentielle de Bill Clinton.

Une période durant laquelle Will va devoir choisir entre trois histoires d'amour diférentes: Emily, son actuelle compagne connue à l'université, conservatrice et amoureuse, Summer, une ancienne amie de celle-ci, romancière et journaliste, et April, une jeune stagiaire new-age, originale et rêveuse. Maya va alors réaliser que la vie n'est pas si simple tout en cherchant à deviner l'identité de sa mère, et poussera son père à affronter ses sentiments.

L'action du film se déroule à New York entre 1992 et 2008, ce qui implique que la ville évolue parallèlement aux personnages. C'était un vrai défi de raconter comment la ville a changé au cours de cette période. Quand Will Hayes arrive à New York, il vient de Madison, dans le Wisconsin. C'est un jeune homme plein d'idéaux et d'enthousiasme. A l'époque, beaucoup de jeunes gens débarquaient comme lui pour vivre dans cette grande métropole. Aujourd'hui, il n'en ont plus les moyens, explique Adam Brooks.



m a g a z i n e WEEK-END --- dimanche 16 novembre 2008