L'hécatombe continue sur nos routes. Chaque semaine qui
passe, le bilan ne fait que s'alourdir. Cinq morts se sont ajoutés,
cette semaine, à la liste des accidents fatals, et selon
les dernières indications disponibles à la Trafic
Branch de la police, le nombre de 140 victimes est pratiquement
atteint. De plus, ce total excède déjà le
bilan comptable pour l'année dernière, ceci alors
que le mois de décembre n'a même pas commencé.
Où est-ce que le bât blesse? Comment se fait-il que
cinq morts soient à déplorer sur nos routes, en
pleine campagne nationale pour la sécurité routière?
Pour l'assistant surintendant de Police (ASP), Ben Buntipilly,
c'est toute la mentalité de l'usager de la route qui est
à revoir. "Celui qui prend le volant ou s'apprête
à effectuer n'importe quel trajet doit se mettre dans les
meilleures dispositions mentales pour le faire. Quelqu'un qui
est stressé, pressé et en retard, par exemple, cause,
dans beaucoup de cas, des accidents", a-t-il déclaré
à Week-End.
La série noire aura débuté par le décès
d'un habitant de Pointe-aux-Sables, Lacknath Bundhoo, 49 ans,
vendredi dernier. Ce dernier a été percuté
par un camion à La Tour Koënig. Malgré le fait
qu'il a été transporté d'urgence à
l'hôpital Dr Jeetoo, il a été constaté
sur place qu'il avait déjà rendu l'âme. L'autopsie
effectuée par le Dr Maxwell Monvoisin, Police Medical
Officer (PMO) a attribué son décès des
suites de shock following chest injuries. Lundi, un garçon
de 11 ans, Vashish Goorayah, rendait l'âme après
avoir été percuté par un autre camion, alors
qu'il faisait du vélo dans sa rue, à l'avenue des
Pétrelles, Médine-Camp de Masque. L'autopsie effectuée
par le Dr Satish Boolell, Chief Police Medical Officer
(CPMO) a attribué le décès de l'écolier
à une fracture du crâne accompagnée de dégâts
au cerveau. Le lendemain matin, un autre cycliste, Bala Krishna
Veerapen, 43 ans, de Petite-Rivière, a péri sur
le coup après avoir été percuté par
un van à Bambous. L'autopsie pratiquée par le Dr
Boolell a attribué le décès à de multiples
blessures.
Quelques heures après l'accident survenu à Bambous,
un double drame se joue à Verdun. Un couple de septuagénaires-
Jean Arnaud et Florence Sylvie Nina, tous deux âgés
74 ans- qui était en voiture, est entré en collision
avec un autobus individuel. Florence Sylvie Nina est décédée
sur le coup, tandis que son époux se trouve toujours dans
un état précaire. L'autopsie effectuée par
le Dr Boolell a établi la cause du décès
de Florence Sylvie Nina à une fracture and dislocation
of cervical spine. Selon les recoupements effectués
par Week-End, il ressort, de source policière,
que Jean Arnaud Nina aurait été pris d'un malaise
alors qu'il était au volant. Aux petites heures du matin,
jeudi, deux habitabts de la rue Meldrum, Beau-Bassin, Kursley
et Christopher Celine, 25 et 29 ans respectivement, ont été
retrouvés sur l'asphalte à Chebel Branch Road. Le
dernier nommé est décédé sur le coup.
La police enquête toujours sur ce cas.
Que se passe-t-il donc actuellement sur nos routes, et ce, en
pleine campagne sur la prévention routière, conjointement
menée par le ministère des Infrastructures Publiques
et de la police? Pour l'ASP, Ben Buntipilly, le problème
ne se situe pas au niveau de la répression. Le mal, selon
lui, serait dans l'attitude des automobilistes et des usagers
de la route en général. "Depuis quelques
temps, nous avons intensifié nos opérations, quelques-unes
de grande envergure à travers le pays, notamment en ce
qu'il s'agit de la conduite en état d'ivresse, du speeding
et d'autres infractions au code de la route. Nous avons verbalisé
des centaines et des centaines de contrevenants. Et je dois aussi
dire que nous avons verbalisé des contrevenants durant
toute l'année. Le problème se situe au niveau de
la responsabilité individuelle", a-t-il déclaré
en substance.
En ce qu'il s'agit du nombre effarant de morts recensé
sur nos routes, cette année, l'ASP Ben Buntipilly est d'avis
que chaque cas a une particularité qui mérite d'être
analysée en profondeur. "Nous savons pertinemment
que le problème des accidents de la route n'a rien à
voir avec la répression. Il s'agit plutôt d'une question
de mentalité à changer. Et à ce niveau, c'est
chaque usager de la route qui devrait se discipliner".
L'ASP Buntipilly va encore plus loin en insistant sur le fait
que toute personne qui s'apprête à effectuer n'importe
quel type de trajet, qu'il soit piéton, automobiliste,
passager d'autobus ou cycliste, devrait se conditionner mentalement
avant de sortir et se mettre en état de concentration maximale.
"Les données sur la route changent à chaque
seconde. Si, par exemple, un automobiliste sort de chez lui pour
aller travailler le matin et qu'il est en retard, il est normal
qu'il conduise de façon agressive. Il ne cèdera
à aucune priorité, il brûlera des feux rouges,
il s'énervera dans les embouteillages et ne cèdera
jamais la priorité, même si ce geste peut sauver
une vie. Il ne ralentira jamais, même s'il pleut ou passe
à travers un endroit où il y a du brouillard. Le
piéton qui sort de chez lui préoccupé peut,
quant à lui, être victime d'un accident et traverser
devant un autobus sans s'en rendre compte. Je réitère
mes appels à la prudence et incite tout les usagers de
la route à sortir de chez eux en avance, après une
profonde méditation et une bonne planification de leur
trajet", a souligné l'ASP Buntipilly.
Hier soir
Deux jeunes ligotés par des voleurs dans un bungalow
Deux jeunes gens, qui faisaient du baby-sitting dans un bungalow,
situé du côté de la plage à Trou-aux-Biches,
ont été attaqués et ligotés par deux
voleurs dans la soirée d'hier. Les informations recueillies
par Week-End, sur place, indiquent que les deux victimes
ont eu plus de peur que de mal lors de ce cambriolage exécuté
par deux jeunes gens opérant à visage découvert.
Faute d'argent qu'ils recherchaient, les bandits sont repartis
en emportant un lecteur DVD et des équipements d'amplificateur
placés dans un sac utilisé pour ramasser les effets
du bébé qui dormait à l'étage. Cependant,
à hier soir, les victimes de ces voleurs peu audacieux
n'avaient pas encore fini de procéder à un inventaire
complet de ce qui a été volé uniquement au
rez-de-chaussée du bungalow.
Les deux voleurs ont attendu que la jeune fille soit seule à
l'intérieur du Living du bungalow pour y pénétrer.
En effet, il était vers les 21 h 45 quand le compagnon
de la jeune fille était engagé à ramasser
les chaises qui se trouvaient sur la terrasse. "Tout à
coup, je me suis retrouvée en face de deux étrangers
avec des armes tranchantes à la main. Ils sont venus de
la plage. Ils cherchaient de l'argent. Donne cash! Nu bizin cash!",
raconte la jeune fille.
"Je leur ai fait comprendre qu'il n'y avait pas d'argent
dans le bungalow. Ils m'ont dit: Pa paniké! Nou pa pu fer
ou narien. Nu bizin cash!", devait poursuivre la jeune
victime. Par la suite, elle fut maitrisée et ligotée
par les deux cambrioleurs, qui étaient passés par
la plage pour avoir accès au bungalow. Ces derniers lui
ont également demandé s'il n'y avait pas de l'alcool.
Elle leur aura répondu par la négative. Ils n'eurent
pas le temps d'aller examiner le bar. Pratiquement au même
moment, le jeune homme qui se trouvait à l'extérieur
entra dans la maison. Il ne put esquisser le moindre geste. Se
rendant effectivement compte qu'il n'y avait de grosse somme d'argent
à emporter, les deux voleurs devaient prendre tout ce qui
leur tombait sous la main avant de prendre la fuite.
La police de Trou-aux-Biches, mandée sur les lieux, a ouvert
une enquête sur cet énième cas survenu dans
la région de Trou-aux-Biches. Selon les victimes, leurs
agresseurs ne seraient pas du coin.
Véhicules et deux roues
Il avoue le vol de 12 motos dans le Nord
Une opération policière menée avec une précision
d'orfèvre aura permis à la police, en fin de semaine,
de mettre hors d'état de nuire un gang de voleurs de motos,
qui opère dans différentes régions de l'île,
notamment le Nord, dans la capitale et à l'Est. Un des
suspects arrêtés, Juan Donovan Dastrelle Gontran,
19 ans, a, à lui seul, avoué avoir volé...
12 motos dans la région nord de l'île. Trois autres
suspects, soupçonnés de faire partie de ce gang,
ont aussi été appréhendés.
C'est jeudi que le suspect Gontran a été appréhendé
à Roches-Bois, des suites d'une opération menée
par les éléments de la Northern Divisional Supporting
Unit (NDSU). Ce dernier était activement recherché
relativement à un cas de vol de moto du côté
de Rivière-du-Rempart. Lors de son interrogatoire, il a
admis avoir commis 12 vols de motos dans la région nord
de l'île. Il devait, dans un premier temps, passer aux aveux
relativement au vol de ladite moto pour laquelle il était
recherché, du côté de Rivière-du-Rempart,
puis vider son sac avec force détails relativement à
d'autres cas. La liste qui suit est celle des motos volés,
ainsi que les lieux des vols. (i) Magnum 100 (Rivière du
Rempart), (ii) Peugeot 50 (Terre-Rouge) (iii) Mondial (Jumbo Riche-Terre),
(iv) Honda 100 (Tote Lepep Grand-Baie), (v) à (vii) Honda
100 La Cuvette, Winners de Triolet), (viii) MBK(Winners de Triolet),
(ix) Yamaha DT 125 (Winners de Triolet), (x) Honda CG 125 (près
du poste de police de Piton), (xi) DT 125 (Jardin Botanique de
Pamplemousses) et (xii) CG 125 (près du magasin de téléphones
cellulaires de Pamplemousses).
Lors de ses aveux, il a impliqué deux autres suspects,
à savoir Dinesh Kumar Neermaul, 31 ans, et Ismael Shezaad,
24 ans. Ces derniers ont également été arrêtés,
ainsi que Beesley Jerry Pierre, 28 ans. Le suspect Jean-Pierre
a, pour sa part, déclaré aux limiers du Nord qu'il
n'avait commis aucun vol de moto dans cette région, mais
que son territoire de chasse était la région de
Port-Louis. Il a laissé entendre aux enquêteurs qu'il
avait commis plusieurs cas du genre en compagnie d'Ismael Shezaad.
Beesley Jean Pierre a été handed over à
la CID de Port-Louis Sud, pour être interrogé. D'autres
développements sont attendus concernant ce gang de voleurs.
D'autre part, le commissaire de Police, Dhun Iswur Rampersad,
a exprimé son inquiétude en début de semaine
en ce qu'il s'agit des vols de voitures. Lors d'une longue discussion
avec ses collaborateurs, le CP a dénoncé le "laxisme"
de la Criminal Investigation Division (CID) à ce sujet
et a estimé que les éléments de ces unités
ne sont pas assez présents sur le terrain afin d'empêcher
ce type de vols.
Du côté des limiers de la CID, on n'approuve pas:
"Si les Mauriciens en général ne font pas
attention à leurs effets et biens personnels et font preuve
d'un manque de vigilance en laissant des objets de valeur dans
leurs voitures, ou leurs véhicules sans protection, ce
n'est pas de notre faute".
Il est également à noter qu'à l'Assemblée
nationale récemment, le Premier ministre a fait état
de 199 vols de voitures depuis novembre 2006, dont 101 ont été
retrouvées.
Des suites de la saisie de ses articles
Un colporteur, ex-toxico, réclame la possibilité
d'exercer son métier
Noor Mamade Peerbaccus est un homme déçu et amer.
Celui qui ne cache pas qu'il est fiché comme récidiviste
à la police (Registered Habitual Criminal) et ancien toxicomane
qui a pu surnager de l'enfer de la drogue grâce à
un traitement intensif à la méthadone, demande la
possibilité d'exercer tranquillement son métier
de colporteur. Il se dit victime d'une "gran linzistis"
et ce depuis que toute sa marchandise a été saisie
par la police aux abords du marché de Port-Louis dans le
courant de la semaine. Tout en reconnaissant qu'il a insulté
les policiers qui ont procédé à cette saisie,
il souligne toutefois que c'est injuste que les magasins qui opèrent
aux abords de la rue Farquhar, peuvent, quant à eux, exposer
leurs articles à même le trottoir sans être
le moindrement du monde inquiétés...
"Mo péna okenn lintensyon pu vinn critik lotorite
lapolis. Tou seki mo pe dimander, seki lapolis rann mwa enn partie
mo bann lartik ki zot finn saisi, afin ki mo kapav kontiyn gayn
mo lavi". C'est le cri du cur lancé par
ce quadragénaire, qui se dit fier d'avoir pu se sortir
de l'enfer de la drogue et qui revendique uniquement le droit
de pouvoir gagner sa vie librement, sans pour autant avoir à
braquer et à voler. Dans le courant de la semaine, et ce
alors qu'il se trouvait aux abords du marché, en train
de vendre sa marchandise, notamment des épilateurs, des
tondeuses à cheveux et autres articles du genre, il s'est
fait verbaliser par deux policiers affectés au marché
central et qui ont saisi ses articles. Il affirme, toutefois,
que ces derniers n'ont pas agi avec violence ou force à
son encontre.
"Zot pa finn fer brite ar mwa. Mo dakor ki lapolis bizin
met lord. Seki mo pa kompran, se ki fer zot finn saisi mo bann
l'articles ek pran moi en contravention, alor ki bann magasins
qui dan mem simin, zot expose zot bann larticle lor simin ek zot
pa gayn narien?", s'insurge-t-il. Rappelant son passé
de récidiviste et de toxicomane, Noor Mamade Peerbaccus
insiste sur le fait que son métier lui permettait de gagner
sa vie honnêtement et ce jusqu'à ce que ses articles
soient saisis par la police. "Aster mo nepli ena narien.
Zot finn saisi tou. Kuma mo pu gayn mo lavi?", demande-t-il.
Après avoir été pris en contravention, il
dit s'être emporté et avoir passé quelques
mots injurieux à l'égard des policiers. "Zot
finn book moi pu disturbance. Mo dakor ki mo finn fer sa. Selman
mo ti an koler dan sa moment là parski mo nepli ena narien
ek ki mo considerer ki mo victim enn l'injustice", concède-t-il.
Tout en acceptant aussi le fait que sa marchandise a été
saisie aux fins d'enquête et également en marge d'un
procès qui devrait lui être intenté, il estime
que quelques pièces seulement auraient pu être gardées
au lieu de la totalité de son stock.
Le principal concerné demande à rencontrer le commissaire
de Police, Dhun Iswur Rampersad, de même que les édiles
municipaux, afin de leur faire part de l'injustice qui, selon
lui, règne aux abords du marché de Port-Louis. Il
déclare avoir l'intention de manifester publiquement à
partir de mercredi si une solution durable n'est pas trouvée
à son problème. "Mo ni anvi retombe dan
la drogue, ou al cokin pu gayn enn lavi. Mo esperer ki bann lotorite
pu kompran sa". A bon entendeur...
Projet immobilier sur le site du Waqf Board à la Place
d'armes
Des promoteurs servent une mise en demeure aux propriétaires
L'emplacement stratégique du bâtiment connu comme
celui du Waqf Board mais appartenant en fait à lsmalic
Cultural Association à la Place d'Armes est au centre d'une
controverse qui a débouché sur une mise en demeure.
Elle a été servie par les promoteurs, Business Partners
and Four Equals, qui s'estiment lésés par le fait
que leur offre, déjà retenue, n'ait pas encore aboutie
sous le prétexte que l'actuel détenteur du bail,
Edinburgh Court, représenté par L. K. Patel est
en négociation avec la Banque des Mascareignes et l'avocat-parlementaire
Nando Bodha pour une transaction d'un montant plus élevé.
Ces derniers offriraient Rs 150 millions contre Rs 130 millions
pour les promoteurs initiaux. Le bâtiment très ancien
qui se trouve sur ce site a été condamné
par la municipalité de Port-Louis étant donné
sa dangerosité. Les promoteurs, en association avec des
hommes d'affaires sud-africains, veulent y aménager un
complexe commercial de 23 étages avec bureaux, magasins
et même résidence à certains étages
étant donné la vue imprenable que ce site offre
en hauteur sur la rade de Port-Louis.
Dans la mise en demeure servie, le 13 novembre, à l'Islamic
Cultural Association (ICA), représentée par Hassen
Heerah, à Edinburgh Court Ltd, représenté
par L. K. Patel et par l'avoué Iqbal Dauhoo, également
un des directeurs de Laxmanbhai, au président du Board
of Investment, à la Banque des Mascareignes et à
Nando Bodha et, rédigée par les soins de l'avoué
Raouf Jaddoo, toutes les étapes de cette transaction sont
rélatées pour finir avec une invitation à
donner suite à la décision prise le 5 novembre dernier
de vendre cet emplacement à Four Equals pour la somme de
Rs130 millions bien que le prix initialement agréé
était de Rs 120 millions comme en témoigne la lettre
datée du 7 novembre adressée à Edinburgh
Court.
Selon les promoteurs, représentés par Raj Ramrachia,
M. Hassen Heera de la Islamic Cultural Association, avec qui les
discussions avaient démarré en mai dernier, s'est
montré très coopératif tout au long des négociations.
C'est à M. Patel, le détenteur du bail sur ce terrain,
qu'il est reproché de ne pas honorer la décision
de vente.
Les promoteurs rappellent que c'est la somme de Rs 100 millions
qui avait d'abord été retenue et, que suite aux
représentations formulées par Iqbal Dauhoo, elle
a été augmentée à Rs 115 millions,
puis à Rs 120 millions. Selon ce qui avait été
agréé, une somme de Rs 50 millions irait à
l'ICA et Rs 70 millions à Edinburg Court Ltd. Cette offre
avait été confirmée dans une correspondance
de l'avoué de M. Patel le 13 octobre. Une proposition de
payer la somme de Rs 12 millions non-remboursable aux vendeurs
à titre d'accord spécial a été rejeté
par les acquéreurs potentiels
Dans le buffer zone de l'Appravasi Ghat
Un premier macadam s'est présenté dans la mesure
où la municipalité de Port-Louis a fait savoir que
tout projet sur ce site se trouvant dans le "buffer zone"
de l'Aapravasi Ghat devrait obtenir l'aval de cet organisme de
même que celui du ministère des Infrastructures Publiques.
Pendant ce temps, les promoteurs discutaient aussi avec le Board
of Investment et deux des responsables de l'Aaparavasi Ghat, Adinarain
Huchana et Raju Mohit.
Les discussions arrivant au stade de conclusion, les partenaires
sud-africains, Jaco Odendaal et Chris Beech firent le déplacement,
du 1er au 4 novembre, à Maurice, pour la signature du contrat
de vente. Or, le 3 novembre, Iqbal Dauhoo informa les promoteurs
que "Mr Patel was negotiating with the Bank of Mascareignes
as welle as with Mr Nando Bodha, MLA, both of whom have made better
offers
".
Lors de nouvelles discussions toutefois dans le bureau de M. Patel,
le 5 novembre, ce dernier devait finalement accepter la vente
de l'emplacement pour Rs 130 millions, soient Rs 80 millions pour
sa compagnie et Rs 50 millions pour l'ICA. Il fut même agréée
qu'une ébauche de contrat de vente soit échangée
entre vendeurs et acquéreurs dans une lettre en date du
7 novembre envoyée par l'avoué des promoteurs, Raouf
Jaddoo. Pas de réponse depuis, d'où la décision
de servir une mise en demeure aux diverses parties engagées
dans ces discussions
Week-End a essayé, en vain, hier, d'obtenir le point
de vue de Nando Bodha sur toute cette affaire.