DE GUANTANAMO À DIEGO !
Pendant la campagne des dernières présidentielles
américaines, le candidat démocrate, le sénateur
de l'Illinois, Barack Obama, avait promis qu'une des premières
mesures qu'il serait amené à prendre, une fois installé
à la Maison Blanche, ce serait la fermeture de la prison
de Guantanamo, située sur le territoire cubain.
Cette partie de terre cubaine avait été louée
aux Etats-Unis pour la construction d'une base militaire. Plus
tard la base avait été évacuée, jusqu'au
moment où l'administration Bush décida, dans sa
croisade contre le terrorisme, d'en faire une prison, appelée
à y recueillir tous les "terroristes"
venus de toute part, enlevés comme tels, à partir
d'un networking planétaire placé sous l'égide
des agents de la Central Intelligence Agency, la CIA, qui avaient
pour mission de mener des actions proches de l'Inquisition. La
plupart de ces prisonniers soumis aux pires sévices venaient
du vivier musulman, enlevés du Pakistan, de l'Afghanistan,
du Yemen et même du Canada et des Etats-Unis.
L'Etat-voyou américain avait décidé que ces
Musulmans faisaient partie de "l'axe du mal", formule,
ô combien convenable, pour satisfaire les aspirations des
néo-conservateurs américains et de leur président
conservateur-en-chef, George W. Bush, dont la pensée se
résumait dans cette phrase devenue, tristement célèbre
:"Si vous n'êtes pas avec nous, c'est que vous êtes
contre nous
" Il fallait, donc, se plier à
la volonté unilatérale du "premier gendarme
du monde".
De Guantanamo à Diego, le parallèle est vite fait.
Dans la mesure où cette partie de notre territoire a trouvé
son analogie par le fait que des "terroristes"
présumés ont séjourné à Diego
avant d'être acheminés vers l'île de Cuba,
en avion. Des rapports, à cet effet, existent et peuvent
être répertoriés à partir des archives
de la CIA. Les avions transportant ces présumés
"terroristes" ont survolé la Grande-Bretagne,
l'Ecosse, la Pologne et la Tchécoslovaquie, avant qu'ils
n'atterrissent à Guantanamo. Si nous faisons ce parallèle
entre Guantanamo et Diego, c'est justement parce que cette parcelle
de notre territoire, Diego, a été louée aux
Américains après son excision de la future République
de Maurice. Avec la création du British Indian Ocean Territory.
Nous, les Mauriciens sommes, farouchement, jaloux de la défense
de notre patrimoine indiaocéanique, avec Diego comme tête-de-pont
de l'ensemble de l'univers marin et terrestre qui constitue notre
République. Souvenons-nous de cette fameuse déclaration
de feue Indira Gandhi qui voyait en Maurice "a great little
country
"
Nous sommes heureux d'apprendre, cette semaine, par le biais du
très vénérable quotidien américain,
le Washington Post, celui-là même qui était
à l'origine du scandale du Watergate, que le président
élu, consacrera sa première décision à
la fermeture de la prison de Guantanamo. Guantanamo est une verrue
sur l'imagerie cubaine. Si le président-élu des
Etats-Unis faisait montre d'une intervention chirurgicale politique
de premier ordre, rien ne dit qu'il n'aura pas sauvé l'âme
américaine et l'expurger de la notion d'Etat-voyou
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é d i t o r i a l
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WEEK-END --- dimanche 16 novembre 2008
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