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Rêve cauchemardesque
Huit mois sous un pont à Melbourne pour Jimmy
Pourtant, en avril de l'année dernière, quand il
avait pris l'avion à destination de Melbourne en vue d'entreprendre
des études en Graphic Design au Cambridge International
School, Jimmy ne s'était nullement douté qu'il allait
vivre un cauchemar sans pareil sous un pont dans les parages du
Rod Laver Arena à Melbourne. Le quotidien The Age
affirme que le cas de ce jeune étudiant mauricien est loin
d'être une exception. Citant un des responsables de la branche
de l'Armée du Salut de cette région d'Australie,
le journaliste fait état d'"Increasing numbers
of international students who are homeless, living in unsuitable
accommodation or simply struggling to feed themselves".
Certes, l'avidité des agents recruteurs peu scrupuleux
à faire de l'argent facile est un des facteurs-clé
dans le drame que vivent des étudiants mauriciens en Australie.
Mais la naïveté des parents à croire que les
enfants peuvent subsister avec les revenus générés
par les 20 heures de travail autorisées par semaine vient
s'ajouter à une dose d'amour-propre du jeune, qui ne veut
pas mentir davantage à ses proches à Maurice. Le
tout débouche sur un cocktail explosif pour des jeunes
désemparés, dont la préoccupation initiale
était d'obtenir le PR (Permanent Residency) en Australie.
Quelle est la mésaventure de Jimmy ? Quand il avait été
recueilli par des membres de l'Armée du Salut le mois dernier,
l'étudiant mauricien n'avait que pour seul bien, son passeport
avec son visa d'étudiant l'autorisant à travailler
pour une durée maximale de 20 heures par semaine. Au cours
de ces huit derniers mois, il a vécu dans des conditions
des plus précaires. Pourtant, il n'a rien dit à
ses parents à Maurice.
"Carrying the pride of his Indian family on his shoulders,
Jimmy does not want them to know how he became penniless in a
foreign city - why he was sleeping under a pedestrian bridge near
the Rod Laver Arena, how he survived on charity van food, and
why his loved ones couldn't contact him after he sold his mobile
phone to Cash Converters for $10, " raconte The Age.
Pourtant, ses parents ont encouru les frais des études
en Graphic Design dans un collège privé au
nom ronflant à Melbourne au coût de 10 000 dollars
(Rs 200 000) pour une année. "Jimmy's family trusted
the agent and paid her generously to get Jimmy enrolled. The agent
painted a rosy picture of Melbourne where jobs were aplenty and
accommodation was affordable. It was not the first time the agent
and her company took money from Mauritian families by providing
a wildly unrealistic picture of life in Melbourne for international
students. The Mauritian Government is currently prosecuting GRS
for operating without a licence", ajoute le journaliste
en racontant le calvaire du jeune Mauricien.
Initialement, Jimmy avait été accueilli dans une
"Homestay Accommodation" dans la région
de Newport jusqu'au début de cette année. Tout en
poursuivant ses études, il devait prendre de l'emploi à
temps partiel en tant qu'aide de cuisine, de Telemarketer
ou encore de représentant commercial en vue de payer les
loyers de 130 dollars par semaine (Rs 2 600).
"Sometimes Jimmy was paid, sometimes he wasn't. He fell
behind with the rent and, within 10 months, was asked to move
out. With no family to turn to and nowhere to go, finding a place
to sleep became a priority. " Et c'était le début
de sa descente aux enfers.
Au tout début, il prenait sommeil la nuit dans des McDonald
ou dans des trains jusqu'au jour où il fut agressé
par des voyous. Il trouva refuge sous le pont avoisinant le Rod
Laver Arena. "I was the worthless son. I was on the streets
and trying to ignore it. Couldn't. My school work was becoming
degraded. I couldn't concentrate and I didn't know where to go
after school finished. Only the streets. I can't tell that to
my parents, because they trusted that I can do it, "
devait-il soutenir avec des larmes aux yeux.
Cette vie à la belle étoile tout en s'accrochant
à ses études allait basculer une nuit quand ses
lunettes allaient être endommagées par un gang d'ivrogne.
"I was scared at first. I was hanging around the streets
in the city and meeting with so many types of people, sometimes
drunk and violent. So many times, I used to catch the train at
night to feel safe. Once I ended up in Lilydale. There were no
more trains going back to the city and that's where I got bashed
by five drunk guys and my glasses were finished. I can't see without
them, " devait-il poursuivre.
Sans ses lunettes, Jimmy ne pouvait plus suivre les cours. "For
the next seven months, everything was a blur. At college he couldn't
see the computer screen, the projector screen or even read books.
He couldn't afford the $50 fee the college charged to mark late
assignments. He wore the same clothes every day and had nowhere
to shave. He couldn't concentrate on studies. "
Jimmy fut contraint de vendre l'un des derniers objets utiles
à sa survie en vue de se nourrir. Il allait vendre son
téléphone cellulaire pour la somme de 10 dollars
australiens à des "Cash Converters". Sans
son téléphone, il était coupé de tout.
Les employeurs désireux de lui donner du travail ne pouvaient
plus se mettre en contact avec lui et ses parents à Maurice
étaient coupés de leur fils unique.
Le véritable drame : ses parents étaient sous l'impression
que Jimmy les évitait parce qu'il menait la belle vie.
"My father thought I was enjoying myself. Like I was getting
money and partying all the time, when that was not the case. I
would tell my parents that the situation was not going smoothly,
but I never told them I had no accommodation. The truth would
have shattered their hopes", déclare-t-il.
Le comble n'allait pas tarder à survenir. En raison de
ses absences répétées aux cours, son admission
au collège fut annulée. "Hope faded fast.
The fear of being deported without completing the course mounted.
How would he explain to his parents what he was doing back in
Mauritius ? All the loans. All the hopes. All the shame",
ne cessait de s'interroger Jimmy sous ce pont où passe
régulièrement le Wattle Park Tram de Melbourne.
Mais depuis, un nouveau jour s'est levé pour Jimmy, qui
a été recueilli par la Salvation Army. Il a de quoi
se nourrir quotidiennement, il a trouvé un "Emergency
Shelter", un téléphone cellulaire et une
nouvelle paire de lunettes afin de pouvoir reprendre ses études
dans le meilleur des cas avec la conclusion des consultations
initiées auprès du Department of Immigration and
Citizenship.
Heureusement que pour Jimmy, il y a eu l'Armée du Salut,
l'Australian Federation of International Students dans la région
de Melbourne où vit une importante communauté de
Mauriciens. Mais le drame qu'a vécu ce jeune étudiant
mauricien doit être un rappel que l'Australie, même
avec certaines facilités pour des études et le travail,
n'est nullement ce paradis tant vanté par certains agents
recruteurs, qui ont pignon sur rue à Maurice
Escroquerie alléguée - Australie : un magot de
Rs 7 M pour un agent
Des limiers de la Criminal Investigation Division (CID) de Curepipe
tentent actuellement d'élucider un important cas d'escroquerie
alléguée avec pour toile de fond des demandes de
visa d'étudiant pour l'Australie. Le montant des commissions
réclamées pour ces démarches s'élève
à quelque Rs 7 millions, avec pas moins de 36 passeports
mauriciens saisis lors d'une descente policière chez le
suspect principal, Irfan Siddiqui, habitant Bois-Chéri.
Celui-ci est également accusé de bigamie suite à
une déposition consignée par une habitante de la
localité.
Le suspect, qui a été interpellé au cours
de la semaine écoulée, faisait du démarchage
pour envoyer des Mauriciens étudier en Australie avec promesse
d'emploi. Selon les premiers témoignages versés
dans le dossier à charge, les tarifs réclamés
variaient entre Rs 150 000 et Rs 300 000 pour un visa d'étudiants
en Australie. Outre les 36 passeports soumis par ses "clients",
la police a également saisi toute une série de formulaires
de demandes de visa à être déposés
auprès de la Haute Commission australienne à Port-Louis,
des rapports d'examens médicaux émis par une clinique
de la capitale pour accompagner ces demandes de visa.
En guise de défense face à ces accusations, Irfan
Siddiqui a fait comprendre à l'inspecteur Seeboruth et
au sergent Bharosa de la CID de Curepipe qu'il est prêt
à rembourser les clients qui ne sont pas satisfaits de
ses services. L'enquête policière suit son cours.
Produits pétroliers
La PKOTAPP enquête sur les cargaisons débarquées
en octobre
Estimant que le vice-Premier ministre et ministre des Finances,
Rama Sithanen ait pu induire le public en erreur en affirmant
qu'une seule cargaison de produits pétroliers a été
débarquée durant le mois d'octobre, la Platform
Kont Ogmentasyon ek tax abisif lo produits pétroliers (PKOTAPP)
mène actuellement une enquête pour déterminer
si un premier cargo aurait pu arriver à Maurice au début
d'octobre à part celui du 26 octobre. Cette information
est considérée par ce mouvement comme vitale suite
à la décision du gouvernement de réunir le
comité de l'Automatic Pricing Mechanism (APM) et d'appliquer
une baisse de 15% sur l'essence et 20% sur le diesel. Cela, en
ligne avec la baisse du prix du pétrole sur le marché
mondial.
Le porte-parole de la PKOTAPP, Jayen Chellum, qui est également
dirigeant de l'Association des consommateurs de l'île Maurice
(ACIM), a ainsi recherché des clarifications dans ce sens
au niveau du port. Une première correspondance avait été
adressée au directeur général de la Mauritius
Port Authority (MPA), le 8 novembre dernier, en vue de connaître
le nombre de navires qui ont débarqué des produits
pétroliers pendant le mois d'octobre. Ce dernier, visiblement
pas satisfait de la réponse de la MPA, a récidivé
cette semaine en cherchant la confirmation concernant l'arrivée
d'une première cargaison le 3 octobre.
Dans la deuxième correspondance adressée au responsable
de la MPA, Jayen Chellum fait remarquer que "if such information
is either hidden or made difficult of access, then there seems
to be other motives than serving the public interest".
Il indique ainsi dans sa lettre les dates relatives à l'arrivée
du "tanker" Pratibha Koyna en octobre: "Please
allow me to share with you the very information you refused to
give me as a member of the public. These are: there were two shipments
of petroleum products to Mauritius in the month of October 08.
These were brought by the same ship, namely, Pratibha Koyna. The
1st shipment arrived on 3rd Oct and left on 7th Oct. The 2nd arrived
on 26th and left 30th Oct."
Cette information n'a, à ce jour, pas été
confirmée par la MPA. Mais le porte-parole de la PKOTAPP
ne semble pas vouloir baisser les bras, estimant que Rama Sithanen
a induit le public en erreur. Ce dernier avait, lors d'un point
de presse qui avait suivi la décision du gouvernement de
réunir d'urgence le comité de l'APM, soutenu que
le gouvernement a accepté de revoir le prix des carburants
avant janvier 2009 dans le souci de s'aligner sur les prix du
marché international pour "soulager les problèmes
des consommateurs et des opérateurs économiques".
La baisse de prix des carburants est ainsi intervenue, avait-il
précisé, à la suite de l'arrivée d'un
"tanker" la veille, alors que le prix moyen évalué
se situait autour de 82 US Dollars. Décision avait été
également prise pour que le comité de l'APM se réunisse
désormais tous les mois pour revoir le prix des carburants.
Le plafond maximal applicable sera ainsi de 7,5% - au lieu de
20% - qu'il s'agisse d'une augmentation ou d'une baisse de prix.
Les taxes qui dérangent!
C'est justement pour cette raison que la PKOTAPP veut déterminer
si l'information communiquée par le VPM reflète
les faits. La pertinence de l'information concernant l'arrivée
d'une ou deux cargaisons de produits pétroliers réside
dans le prix sur lequel la State Trading Corporation (STC) devrait
s'aligner, et ce, en fonction de la baisse continue du pétrole
sur le marché international.
Jayen Chellum souligne, par ailleurs, que le gouvernement n'a
toujours pas considéré les requêtes de la
PKOTAPP concernant les taxes appliquées sur l'essence et
le diesel sous forme de contributions versées dans les
caisses de la Road Development Authority (RDA) et dans les fonds
connus comme le Bus Companies Recovery Account (BCRA) et le Maurice
île durable Fund (MID); sans compter les 15% de Taxe
à valeur ajoutée appliquée sur chaque litre
d'essence et de diesel.
Ces taxes se situent autour de Rs 7 que le gouvernement prélève
sur chaque litre de diesel et d'essence vendu à la pompe.
Elles servent à subventionner le prix du diesel pour les
compagnies d'autobus et à alimenter les caisses de la RDA
et du MID Fund. En sus de sa requête au gouvernement de
dévoiler les conditions du contrat signé avec la
raffinerie de Mangalore, une des revendications de la PKOTAPP
est la suppression de ces taxes sur les carburants, estimant que
le gouvernement impose une double taxation aux consommateurs,
notamment pour ce qui est de la Road Tax. Cette taxe routière
se décline sous la forme "déclaration"
ou la vignette que les propriétaires de véhicules
versent chaque année à la National Transport Authority
(NTA). Elle a d'autant plus été majorée jusqu'à
60% (pour les grosses cylindrées) en juillet dernier, vue
qu'elle faisait partie des mesures budgétaires de Rama
Sithanen. Une partie des recettes engrangées par la NTA,
soit Rs 250 millions, servira également de "grant"
puisés du MID Fund pour financer un programme de modernisation
du transport public.
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