o p i n i o n WEEK-END --- dimanche 9 novembre 2008



  Faits et effets - La corruption... des esprits
  Point de vue - Avec le président Barack Obama, rêvons !
  Pris sur le vif - Summertime


Faits et effets...

La corruption... des esprits
Josie Lebrasse


Le verdict est tombé : Ashock Jugnauth a été cassé comme député, le conseil privé maintenant une décision dans ce sens de la Cour Suprême. L'ancien ministre de la Santé a été trouvé coupable de corruption électorale parce que les recrues dans son secteur sont venues pour un tiers de sa propre circonscription et que le conseil des ministres avait annoncé l'extension d'un cimetière musulman à Quartier Militaire. Nous avions, dans l'édition du Week-End du 30 mars 2007, consacré un dossier complet aux bribes électoraux, photos à l'appui, de 76 à 82 avec ses 20 000 travailleurs recrutés pour, entre autres, arracher de l'herbe sur les bords des rivières, et les partielles de 89, 95 et 99. Pour la partielle de 2003, c'était peut-être moins visible puisqu'elle était programmée depuis le début du mandat électif et que les travaux d'infrastructure qui s'y sont déroulés étaient seulement un peu plus visibles qu'ailleurs.

A bien regarder ce qui s'est passé à Quartier Militaire/Moka en 2005, c'est moins la fraude électorale qui a influencé le résultat des élections que la corruption des esprits. On n'était pas à une partielle où un candidat se mesurait à un autre, mais à une législative où il fallait élire trois candidats. Et les vainqueurs étaient Ashock Jugnauth, de l'alliance MSM/MMM, de même que Suren Dayal et Purmessur Ramloll, tous deux de l'alliance sociale. S'il y a eu corruption en vue d'obtenir des votes, elle aurait dû bénéficier aussi aux deux autres candidats de l'alliance MSM/MMM, Deven Nagalingum et V. Goburdhun. Or, Deven Nagalingum est arrivé en 4e position ; Raj Ringadoo, le 3e candidat de l'alliance sociale, le pétitionnaire qui a obtenu qu'Ashock Jugnauth perde son siège de député, en 5e position, suivi du néophyte Goburdhun.

Plus que les postes pourvus et la promesse d'un cimetière, ce sont la corruption des mentalités et la campagne infecte du "noubannisme" à l'extrême si chère au PTr et à ses alliés, mais, souvent à double tranchant, qui ont joué contre Raj Ringadoo et d'autres dans cette même circonscription du No 8. C'est ça la vraie et profonde leçon de cette élection. Quoi qu'il en soit, une page est tournée sur certains excès qui entachent nos mœurs électorales et il faut maintenant venir avec les lois et les règlements qui améliorent la démocratie. Et voir aussi ce que fait la MBC. C'est également de la corruption que de prendre l'argent des contribuables, de tous les contribuables sans distinction pour, sans cesse, les matraquer avec une propagande digne de certaines dictatures folkloriques, mais indigne d'un pays se réclamant de la démocratie. Dans le sillage de la décision des Law Lords, on a beaucoup entendu parler de la " moralisation " de la vie publique à Maurice. C'est une excellente idée, mais lorsque cela vient de certains qui se sont distingués dans des soirées de triste mémoire sur la côte ouest, on ne peut qu'être amusé. Par tant d'hypocrisie.

C'est toute cette horreur dans laquelle nous nous complaisons depuis des lustres qui nous amène à évoquer l'événement de la semaine : l'élection de Barack Obama à la présidence des États Unis. Quel contraste ! A la comparaison, nous faisons presque figure de pays d'arrière-garde. Les Américains ont démontré qu'ils sont vraiment un grand peuple. Une population de plus en plus métissée, comme l'est le Président élu. Un peuple qui est, en plus, attaché au progrès. Il n'y avait qu'à voir l'attitude des artistes qui, de Madonna à George Clooney en passant par Oprah Winfrey et Leonardo di Caprio, ont massivement soutenu le candidat démocrate. Les Américains voulaient d'une autre politique, d'une nouvelle manière de la faire. Ils ont rejeté les dynasties à la verticale Bush ou à l'horizontale Clinton.

Ils ont choisi quelqu'un qui n'est le fils de personne, si ce n'est celui d'un Kenyan, qui l'a abandonné alors qu'il était encore gamin, et d'une Américaine comme une autre qui l'a emmené en Indonésie et à Hawaii. S'il y a bien eu quelques allusions malsaines à ses origines et quelques amalgames douteux, cela n'a pas été plus loin. Parce que, là-bas, les campagnes sont transparentes. Les réunions se tiennent à la télévision, devant des millions de personnes. Et c'est ce qui nous a permis d'entendre, en direct, cette réponse spontanée et juste de John Mc Cain " no ma'm, he is an American citizen and a decent person " donnée à une réunion publique à la question d'une de ses républicaines conservatrices et probablement racistes qui lui a demandé si Barack Obama " is not an Arab ".

Ca, c'est de la démocratie et de la pratique d'une certaine morale en politique. C'est pas comme ici où, à certains congrès, des agents, que l'on excite dans des petites réunions ciblées, se laissent aller à leurs plus bas instincts et qu'ils vont même jusqu'à crier " banne blancs-là ", pendant que leur chef dénonce un adversaire. Barack Obama a été élu Président parce que les Américains de toutes les couleurs l'ont soutenu. Il n'y avait qu'à voir la composition de ces 200 000 personnes venues l'écouter le jour de la proclamation des résultats. Même pas descendant d'esclave, Barack Obama s'est comporté comme un vrai Américain qui, bien que conscient des problèmes de ses concitoyens, a choisi de leur tenir un discours de responsabilité sans jamais faire appel à de la basse émotion pour gagner des votes.

Cet événement est arrivé 40 ans après l'abolition de l'abominable ségrégation raciale aux États Unis. Et nous, nous avons fêté 40 ans d'indépendance pour un chemin à reculons avec toutes sortes de chefs de tribu auto-proclamées qui revendiquent chacun son "boute". C'est triste et ce n'est pas trop tard pour un sursaut, pour que certains n'évoquent pas les "réalités" pour se promouvoir et qu'ils ne disent pas que les Indiens de Southall et les Algériens de France ne peuvent aspirer au poste suprême. Il y a, paraît-il, des élections qui viennent. Qu'elles soient partielles ou générales, ce sera un test pour ceux qui ont fanfaronné tant sur le jugement du Privy Council que sur l'élection de Barack Obama. Mais, on peut d'ores et déjà douter lorsqu'on lit sous la plume d'un Premier ministre à un Président nouvellement élu, dans une lettre de félicitations, qu'il y avait eu une opposition "at home" à sa participation à la convention démocrate. On reste résolument dans la petitesse et les réflexes de chef de parti, même si on s'adresse au Président nouvellement élu de la première puissance du monde. Comment ne pas désespérer…



Point de vue

Avec le président Barack Obama, rêvons !
Henri Marimootoo


L'ex-sénateur démocrate, Barack Obama (47 ans), élu Président des Etats-Unis, mardi dernier, avec 52% des suffrages, a toujours soutenu, qu'à ses yeux, "il n'y avait pas d'Américains blancs, noirs, de riches et de pauvres, mais des Américains tout simplement". Mais, en raison, évidemment, du passé terriblement lourd de ségrégation raciale aux U.S.A, on célèbre avant tout ces jours-ci, aux States, le triomphe d'un enfant né des luttes pour les droits civiques des minorités initiées par Martin Luther King. Dans ce registre, le plus sympa de tous les ambassadeurs américains que notre pays ait pu accueillir, son excellence M. Ceasar Cabreras, y est allé aussi de son petit couplet non dépourvu de subtile propagande. "Nous sommes un dans la diversité. C'est historique. Nous voyons le fils d'un immigrant africain, qui a grandi à Hawaï et qui a fait tout le chemin jusqu'à la présidence américaine. Cela ne peut arriver qu'en Amérique. C'est un exemple à suivre, pour le progrès, pour le reste du monde. Cela prouve que le rêve américain est toujours vivant", a affirmé M. Cabreras, mardi dernier.

C'est le Botswana, l'exemple à suivre !

Un peu de rationalisme dans tout cela ne peut offenser personne. Rappelons-le à son excellence l'ambassadeur - avec toute la courtoisie d'usage - que la majorité des ex-États confédérés de son pays (dont le Tennessee, la Géorgie, le Mississipi, l'Alabama, le Kentucky, la Louisiane (malgré la gestion catastrophique de l'après-ouragan Katrina par le gouvernement Bush), le Texas, la Caroline du Sud et l'Arkansas), tous des foyers de la résistance contre l'émancipation des Afro-Américains, a encore voté massivement contre le fils de l'immigré africain, mardi dernier. Signalons aussi qu'en matière d'exemple à suivre, longtemps bien avant les U.S.A, c'est le Botswana, un pays d'Afrique parmi les plus démocratiques, qui, depuis plus de cinq ans déjà, l'offre au monde entier avec comme président un certain Ian Seretse Kama, un métis issu d'une rencontre sur les bancs de l'université d'Oxford entre un ancien Premier ministre noir, Sir Seretse Kama, et une étudiante anglaise blanche !

Les quatre raisons de la victoire

A Maurice, immanquablement, ceux qui font de l'ethnicité leur fond de commerce, sont dans une extase indescriptible. Parmi ceux-ci, certains se sont même donnés la peine de relever le nombre de fois que des champions de souche africaine sont portés au pinacle en l'espace d'une semaine. Ainsi, pour eux, Barack Obama a été la cerise sur le gâteau, mais il y a aussi eu la consécration de l'Afro-Britannique, Lewis Hamilton,

"premier Noir" à remporter la Formule Un et, également, le tennisman Afro -Français, Tsongas, au Master's Series de Paris ! Loin de nous de le nier : le succès de Barack Obama est un symbole pour les Américains. Mais, au -delà de ce symbole, n'y a-t-il pas de multiples enseignements encore plus profonds à tirer ? D'abord, peut-on être objectivement certain que si, au lieu de John Mc Cain, le Parti Républicain américain avait aligné l'illustre général à la retraite, Colin Powell, le tout premier Afro-Américain à avoir servi comme Secrétaire d'État, et que c'était Hillary Clinton qui défendait les couleurs démocrates, Colin Powell aurait été élu ? Et, au fait, en faisant attention à son discours, Barack Obama voulait-il uniquement démontrer qu'un Noir pouvait se faire élire président des États-Unis ou voulait-il - et il y est parvenu - fédérer tous les laissés-pour-comptes de l'administration calamiteuse des Républicains et, aussi, certainement, tous les rêveurs d'une autre Amérique possiblement plus humaine avec sa formule gagnante "Yes, we can !" indépendamment de leurs origines ethniques ?

Dans le contexte social et économique américain actuel, il y a quatre raisons qui, fondamentalement, expliquent la victoire, largement prévue, du brillant candidat démocrate : (i) le Parti Démocrate et son candidat ont réussi à convaincre l'opinion américaine qu'à défaut d'un plan précis, ils avaient, du moins, l'équipe progressiste, nécessaire pour redresser l'économie de leur pays, mise à mal par les banquiers-joueurs de casino de Wall Street. (ii) aux Etats-Unis, tout comme à Maurice, les événements l'ont maintes fois prouvés ; qu'importe la couleur de la peau ou la caste du dirigeant en chef, aucun gouvernement n'est reconduit aux affaires quand la poche du citoyen lambda est vidée par le désastre économique. (iii) en sus d'avoir rassemblé les minorités noire, hispanique (y compris les Cubains anti-castristes de Floride), Asian-american, constamment vouées au second rôle, le charismatique Obama a su attirer aux urnes une armée déterminante de jeunes trop précocement et politiquement blasés et (iv) et, c'est peu dire, le peuple américain en avait assez de W, un président qui leur faisait honte à chaque fois qu'il ouvrait la bouche. A tous ces facteurs insurmontables pour M. Mc Cain - en dépit de ses efforts de se démarquer de la présidence de Bush - il faut aussi ajouter la constance des électeurs américains de toujours s'assurer à ce qu'aucun camp politique ne s'incruste au pouvoir au-delà de deux mandats de 4 années chacun.

Barack Obama a promis "le changement" à ses compatriotes et moins de guerres inutiles. C'est là un engagement interne envers son peuple. Mais là où le reste du monde l'attend, c'est sur sa politique étrangère. Selon Nicole Bacharan, politologue, historienne, auteur de nombreux ouvrages respectés sur l'Amérique, "dans l'Histoire américaine, c'est George. W. Bush qui représente l'exception, voire l'aberration. Obama compare, lui, volontiers sa propre approche de la politique étrangère à celle de George Bush (père) et affirme qu'il n'a rien à critiquer dans la manière dont papa Bush avait géré la première guerre du Golfe ou la chute du Mur de Berlin. Ce conservatisme assumé - autant que l'adhésion d'Obama au principe de la libre entreprise - risque fort de décevoir certains de ses chauds partisans à travers le monde". La diversité de sa famille biologique qui couvre trois continents, dit-on, rend Obama prudent. Il affirme son respect des cultures et des religions. Ce qui ne l'empêche pas de faire preuve d'idéalisme et d'en appeler avec lyrisme aux valeurs universelles en la mission particulière de l'Amérique. Pourvu qu'il ne répète pas que Dieu est à ses côtés !

Pour nous, Mauriciens tiers-mondistes, tout en saluant avant tout la consécration d'un homme aux vues assez progressistes, le vrai changement qu'on attend de Barack Obama ne sera concret que lorsqu'il parviendra à amener les Etats-Unis à abandonner sa prétention d'être le gendarme du monde et à se conformer aux voeux de l'Organisation des Nations Unies, là où toutes les nations discutent de l'avenir de l'humanité. C'est cette fausse prétention de gendarme international autoproclamé qui, en 1965, autorisa les Etats-Unis à comploter avec la Grande-Bretagne pour démembrer notre petite république de l'archipel des Chagos, nous privant ainsi d'immenses ressources marines sous prétexte de l'utiliser pour garantir la paix dans l'océan Indien. De qui les U.S.A avaient-ils obtenu ce mandat ? Barack Obama comprendra-t-il nos propres sensibilités souverainistes sur l'archipel ou ne sera-t-il, à ce niveau, qu'un président américain comme les autres ? Can Obama do it ? S'il n'y parvient pas, que nous importera alors qu'il soit blanc, peau-rouge ou noir. Mais, rêvons!




Pris sur le vif

Summertime
Jean-Claude Antoine


-Alloooo, beti this is mawsi calling… ki to manière ?

-Enn mari surprise sa, mawsi. Longtemps pas tann ou... Ki manière ou mem ? L'hiver fini rentré dans l'Angleterre ?

-Pas seulement l'hiver ki fine rentré beti. Enan surtout economic crisis. Tous les jours valeur mo pound sterling pe tombé même, mo dire toi. La vie pé vine extra difficile.

- Aio mawsi, partout pareil avec sa banne zafer crise financiere la. Mais mo bien content ou finn sonné.

- Sorry mo pé dérange toi, beti, mais to bizin rann moi en grand, grand service même.

- Pénan oken problème, mawsi. Ou koné mo napa kapav réfuse ou nanrien. Ki bizin faire ?

- To bizin alle geutte to mamou ki cousin avec ministre la..

-… Mamou X… ?

-… Li mem. Mo ti pou call li mo meme, mais seki mo énan pou dire pas capav causé lor telephone. Avec sa banne telephone moderne you never know. Mo tan dire zot pé filmé tifi ek garçon pé faire mal elevé et zot pé avoy partout. Respect né pli énan dans Maurice, do ?! I think ki tout causé pas bon pou causé, zot capav tape your conversation… so, rane moi enne service alle guette Mamou X.

- Ki commission bizin dire li, mawsi ?

- Dire li ki ki mo dire alle dire so cousin ministre si zot pas met lordre dans sa zafer summertime la, li pas pou gagne enne sou pou lotte élection.

- Aio mawsi, ki fine arrivé ? Ou pas fini gagne permis terrain qui ou ti dimandé la ? Enan enn problem lor la ?

- Non mo piti, ca fine fini correct. They sent the papers et mo fine fini send the money back. Sa tout correct. D'ailleurs mo bizin avoy to enn ti gift just to say thank you for your help, toi ek to bonhomme. Ena mo soeur so belle fille pé déçanne Maurice around Christmas, I'll send something avec li.

- Aio Mawsi, ou pénan oken cadeau pou avoyé, mo dire ou la, hein ! Si famille pas aide famille ki nou aidé, étrangers ? Mo bonhomme pas fine faire narien extra, li finn juste mette ou file lor la table ki bizin.

- Si li pas ti faire ça, beti, mo file ti pou gagne di fil zaraignée avant zot ouvert li. No, I know that I have to send you something. Pas prend tracas toi… to pou gagne ene bon surprise.

- Aio… ki mo pou zire ou… ou pé embarasse moi. Redire moi ki mo bizin dire Mamou dire son cousin ? Mo napa fine bien comprend.

- Dire li : si zot pas mette l'ordre dans sa zafer summertime la, enn sou zot pas pou gagné are moi pou next election.

- Mais ki finn arrivé Mawsi ? Ki manière ou concerné par sa zafer summertime la. Ou, ou dans Londres, non ?

- Yes, you're right on that point. Mais mo mama li resté Maurice, non ?

- Mais ki so problème, Mawsi ? Li pas travay, li pénan louvrage pou faire. Li éna so lakaz ek sa tifi couvent la ki reste kot li faire tout sol ouvrage. Ki son probleme avec summertime ?

- Li dire ki zot summertime la pé faire li vin abriti. Li fine call moi in the middle of the night l'autre soir li pé ploré, gros, gros larme couma enn zenfant, mo dire toi … To lé cœur kapav pas faire mal kan to tane to vié mama ploré couma enne zenfant !!!

- Mais ki problem la été Mawsi ?

- Mais tv serials mo mama guette, Dear. With your stupid summertime la, li dire moi tou fine vire enba la haut. So banne favourites tv serials qui li guette lor Zee Tv channel pé commence pli tard. Li gagne sommeil, li pas capav suivré. Li né pli konné ki pé arrivé dans ban film la. Li fine abriti, li nepli comprend narien. Samem li finn call me and li ploré enn gros ploré…

-… ah, bon… aster mo comprend… Zee Tv sorti l'Afrique du sud sa. Avec summertime li passe avec une heure de temps décalage.

-Samem. Alors alle guette to Mamou et répéte li bien mo message : si so cousin ministre et zot gouvernement pas mette enn l'ordre dans sa case summertime la pou ki mo bonfemme mama arrete abriti et continué guette so tv serials, non seulement enn sou mo pa pou donné pour next election…

-… ki ou pou faire encore, mawsi ?

- Mo pou faire tou mo famille vote against them !!! Zotte pou koné are moi !!! Faire vieux dimoune vine abriti samem zot politique to put our people first ??!!





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